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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 12:51

"Soit nous guérissons aujourd'hui en tant qu'équipe, soit nous mourons tous en tant qu'individus."

L'enfer du dimanche film Oliver Stone

Pour gagner au TOP 14, il faut se sortir les doigts du Brennus !

À Perpignan, il y a deux religions : le rugby et la mauvaise foi. La première se joue à Aimé-Giral, la seconde dans les cafés de la place de la Loge. Mais voilà que Louis Aliot, maire RN et fin stratège, a décidé de fusionner les deux pour créer l’arme ultime : l’unité politique par l’USAP. Oui, mesdames et messieurs, le ballon ovale va faire ce que ni Macron, ni Mélenchon, ni même un apéro au muscat n’ont réussi : rassembler les Catalans, les socialistes, les droitiers, les centristes mous et les abstentionnistes chroniqueurs. Comment ? Avec l’inauguration du Centre d’Entraînement de l’USAP, un temple de 1 600 m² dédié à la sueur, au crunch et à la gloire du sang et or. Mais dans cette mêlée politique, le ballon est un piège, et la photo, un guet-apens.  

 Un vestiaire plus grand que l’ego de Zemmour  

Ce projet, c’est du sérieux. Pour 4,3 millions d’euros (2,36 millions de la mairie, le reste saupoudré par l’État, la Métropole et le Département), Perpignan s’offre un bijou architectural. Un vestiaire si vaste qu’on pourrait y entasser toute la classe politique française pour une mêlée générale. Une salle de musculation de 600 m², où même les avants les plus massifs soulèvent leur désespoir existentiel. Des bureaux pour les entraîneurs, une salle vidéo pour disséquer les mêlées comme un discours de Bardella, et un espace culinaire – parce qu’un Brennus ne se gagne pas avec des sandwichs triangle.  

Et puis, il y a l’espace de récupération. En Catalogne, la sieste post-entraînement, c’est sacré. Avec des salles de soins, un ostéo, un kiné, ce centre permet à un troisième ligne blessé de rêver à un drop salvateur contre Toulon.  

 Une photo, un ballon, une révolte silencieuse  

L’inauguration, mes amis, c’est du grand théâtre. Louis Aliot, sourire rayonant, brandit un ballon de rugby estampillé *Perpignan la rayonnante* avec le logo de la ville. À ses côtés, Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, tient le ballon et, dans un geste de résistance subtile, le retourne pour cacher ce maudit logo *rayonnant*. Un acte de révolte muette contre l’effacement de *Perpignan la Catalane*, ce slogan cher aux catalanistes, déjà critiqué dans la presse (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023). Loriane Josende, sénatrice et patronne locale des Républicains, elle, reste les mains vides, sans ballon, comme une joueuse laissée sur le banc. Piégée par son devoir de représentation, elle pose pour la photo, sourire crispé, consciente que sa présence est un compromis, pas une capitulation.  

Ce n’est pas une poignée de main à la gare de Montoire, non, soyons clairs. Ce n’est pas non plus le plat de lentilles d’Ésaü cédé pour un droit d’aînesse. C’est pire : c’est une photo. Une photo où Malherbe et Josende, contraintes par leurs mandats, jouent les figurantes dans un scénario écrit par Aliot. Le compte X de l’USAP (@usap_officiel) immortalise l’instant : « ✨ Inauguration du 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗣𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲. Un lieu pour nos joueurs, au service de l’avenir du club ❤️💛 Merci à la Ville, la Préfecture, la Région » (25 août 2025). Sur X, un internaute ironise : « Hermeline cache le logo, Loriane boude sans ballon. Quelle mêlée ! #PerpignanLaCatalane » (@CatalanEnColere, 25 août 2025).  

Le rugby, ce grand unificateur… ou pas  

L’USAP, c’est Perpignan, c’est la Catalogne, c’est le territoire qui vibre quand un pilier de 120 kilos s’écrase sur un adversaire avec la grâce d’un tracteur dans une vigne. Aliot l’a compris : le rugby donne l’illusion de transcender les clivages. Mais cette photo, c’est un traquenard. Malherbe, souvent accusée de tiédeur sur la catalanité (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023), marque un point avec son geste de résistance. Josende, sans ballon, incarne la rébellion passive, comme un trois-quarts qui refuse de rentrer dans la mêlée. Ensemble, elles sauvent l’honneur, mais à quel prix ?  

Et si on poussait l’idée ? Une liste *USAP Rassemblement* pour les municipales ! Un programme simple : plaquage, solidarité, apéro à la troisième mi-temps. Mais avec Malherbe qui retourne les ballons et Josende qui refuse d’y toucher, la mêlée s’annonce chaotique.  

Le RN, les LR, et l’USAP : une mêlée sous tension  

Le RN d’Aliot, avec son discours musclé, pourrait passer pour une équipe de rugby : des avants solides, des discours plaqués au sol, une défense agressive. Les LR de Josende jouent la finesse, mais restent en touche, sans ballon. Malherbe, elle, navigue entre pragmatisme et résistance symbolique, évitant les « fantasmes d’indépendantisme » tout en caressant l’idée d’une Catalogne fière (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023).  

Ce centre d’entraînement, c’est une belle passe, un investissement dans le sport, la jeunesse, l’identité. Mais cette photo, c’est une mêlée ouverte où chacun joue son jeu. Aliot marque des points, Malherbe cache le logo, Josende esquive. Et l’USAP ? Elle fait vibrer les cœurs, même ceux qui refusent le ballon. Rêvons un peu : une liste *USAP Rassemblement*, avec Aliot en pilier, Malherbe en demi de mêlée, et Josende à l’ouverture, mais sans ballon. Un programme en trois points : plaquer fort, aimer tendre, boire frais. À Perpignan, ça pourrait marcher… si tout le monde accepte de jouer le même match.  

en direct du Café de la Poste, un rancio sec à la mainet quelques anchois marinés,  attendant le prochain drop de l’USAP.*  

 

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 17:38

 

1. Catalan: "El catalanòfon és l’ànima del vent que fa cantar els silencis afònics."  
 Français: "Le catalanophone est l’âme du vent qui fait chanter les silences afones."

2. Catalan: "Quan el catalanòfon sona, fins el més mut balla la sardana amb cor."  
   Français: "Quand le catalanophone résonne, même le plus muet danse la sardana avec cœur."

3. Catalan: "Amb un sol alè al catalanòfon, la veu dels avantpassats torna a viure."  
   Français: "D’un seul souffle dans le catalanophone, la voix des ancêtres revient à la vie."

4. Catalan: "El catalanòfon no toca notes, sinó l’esperit de la terra catalana."  
  Français: "Le catalanophone ne joue pas de notes, mais l’esprit de la terre catalane."

5. Catalan: "Qui domina el catalanòfon, té el poder de fer plorar les pedres de Montserrat."  
 Français: "Celui qui maîtrise le catalanophone a le pouvoir de faire pleurer les pierres de Montserrat."

 

Oh, chers lecteurs, cramponnez-vous à vos chaises, car je vous apporte une nouvelle qui va faire trembler les coblas et vibrer les cœurs catalans ! Après des siècles d’oubli, l’instrument mythique, le **catalanophone**, fait son grand retour dans nos chers orchestres de sardanes. Oui, oui, vous avez bien lu : le catalanophone, cet artefact mélodique qui, selon les anciens grimoires musicaux catalans, était capable de faire chanter même les plus afones de nos compatriotes. Et non, ce n’est pas une plaisanterie, même si, comme toujours, je vais vous le raconter avec cette ironie subtile qui fait que mes détracteurs m’aiment en secret.

D’après le livre imaginaire *Chroniques Musicales de la Catalogne Mythique* (publié, soi-disant, en 1743 par l’érudit barcelonais Pere Senseveus), le catalanophone était un instrument à vent, une sorte de flabiol magique doté d’une embouchure qui, au lieu de produire des notes, “réveillait la voix latente des Catalans ayant perdu le don de la parole claire”.

L’auteur, avec une prose si alambiquée qu’on dirait écrite par un notaire insomniaque, raconte comment les paysans de l’Empordà, après avoir récolté du raisin sous un soleil de plomb, jouaient du catalanophone et, miracle !, les plus enroués et afones se mettaient à entonner des chants polyphoniques avec une clarté qui aurait fait pleurer Pau Casals.

Mais qu’est-ce donc, ce catalanophone ?

Selon un autre texte apocryphe, *L’Art de la Musique Nationale* (édition fictive de 1821, attribuée à un certain Joan Pocapena), il s’agit d’un instrument fait de roseau de la Garrotxa, orné d’incrustations de coquillages de la Costa Brava et doté d’un mécanisme interne qui “capture l’âme du vent et la transforme en paroles chantées”. Ne vous imaginez pas un appareil sophistiqué, hein ? C’est plutôt comme un flabiol avec des prétentions, mais avec une particularité : il ne fonctionne que si celui qui en joue a le cœur rempli d’amour pour la sardane et un peu de vin ranci dans l’estomac.

Alors, pourquoi ressusciter cet instrument au XXIe siècle ?

Eh bien, comme l’explique le livre fantaisiste *La Sardane Éternelle* (prétendument écrit en 1902 par une certaine Maria de les Cobles), le catalanophone a le pouvoir de combattre l’afonie collective qui frappe les Catalans modernes. “En ces temps de silence, quand la voix du peuple s’éteint par fatigue ou désintérêt, le catalanophone est le seul à pouvoir nous rendre le chant”, assure l’autrice avec une passion qui sent la calçotada et le feu de cheminée. Et soyons honnêtes : entre le brouhaha des réseaux sociaux et la mondialisation qui veut nous faire chanter en anglais, un peu de catalanophone ne nous ferait pas de mal.

La réintroduction, cependant, ne se fera pas sans polémique.

Les puristes de la sardane, ceux qui pensent que tout changement est une trahison, ont déjà élevé la voix (ironiquement, sans avoir besoin du catalanophone). Selon eux, ajouter un instrument “magique” aux coblas, c’est comme mettre du ketchup dans une escudella. Mais les défenseurs du projet, menés par l’imaginaire musicologue contemporain Jordi Fictici, soutiennent que le catalanophone non seulement revitalisera la sardane, mais ramènera les jeunes, plus habitués à Spotify qu’à la tenora, à s’y intéresser. “C’est l’instrument du futur !”, proclame Fictici dans son livre inexistant *Musique pour un Nouveau Millénaire* (2020). “Si vous savez jouer du catalanophone, vous pouvez faire chanter même un influenceur !”

Et à quoi ressemble le son du catalanophone ? D’après les textes apocryphes, il produit une sorte de bourdonnement chaud, comme une étreinte sonore, qui se mêle à la mélodie de la sardane et “réveille la catalanité latente”. Les plus afones, en l’entendant, se mettent à murmurer des vers de Verdaguer ou, dans les cas extrêmes, à réciter intégralement les paroles de *“La Santa Espina”* sans jamais les avoir répétées. C’est, en somme, un instrument qui ne joue pas seulement de la musique, mais touche l’âme.

Cela dit, la réintroduction ne sera pas une promenade de santé. D’abord, il faudra trouver un maître artisan capable de fabriquer un catalanophone authentique (et non une copie bon marché made in China). Ensuite, il faudra former les musiciens des coblas pour qu’ils ne s’affolent pas quand l’instrument les fera chanter malgré eux. Et enfin, il faudra convaincre les Catalans que ce n’est pas une blague, même si, connaissant notre peuple, quelqu’un dira sûrement que ce catalanophone est une invention pour vendre plus de barretinas.

En conclusion, chers lecteurs, l’avenir de la sardane est en jeu. Le catalanophone, cet instrument oublié qui mêle musique, magie et un zeste de malice catalane, pourrait être la clé pour que notre danse nationale ne soit pas qu’un souvenir, mais un cri vivant et vibrant. Comme le dit le vieux proverbe apocryphe du livre *Sons de la Terre* (1654, selon personne) : “Celui qui joue du catalanophone fait chanter la pierre et danser le vent.” Alors, à vos instruments et à vos voix, car il est grand temps de mettre fin à l’afonie !

Avec modestie, comme toujours, En Soler.

La gran tornada del catalanòfon: una revolució sardanista amb gust de pols i llibres vells

Per En Soler, amb modèstia a part

Si em permeteu l’atreviment, avui us parlaré d’un fet que sacsejarà els fonaments de la nostra estimada cultura catalana, tan arrelada com una alzina centenària i tan tossuda com una mula del Pirineu. Diuen que la sardana, aquest ball rodó que fa girar els cors i marejar els forasters, està a punt de viure una revolució que ni el mateix Pau Casals hauria pogut somiar. Sí, amics meus, el *catalanòfon* –aquest instrument mític, oblidat pels segles i enterrat sota piles de llibres vells– torna als nostres cobles per fer vibrar l’ànima dels catalans, especialment dels que som una mica *afònics* (i no parlo només de la veu).

El catalanòfon: què dimonis és això?

Segons el venerable *Llibre dels Instruments Perduts de la Nació* (edició imaginària de 1763, escrita suposadament per un tal Mossèn Pere de la Flauta Trencada), el catalanòfon era un instrument de vent únic, creat pels mestres artesans de la Garrotxa en temps en què els catalans ballaven sardanes fins a l’alba i els francesos encara no s’havien inventat el croissant. Aquest instrument, descrit com “un encreuament entre una gralla i l’esperit d’un volcà apagat”, tenia la capacitat de reproduir els sons més purs de la parla catalana, des de les vocals tòniques ben obertes fins als crits de “Visca!” en plena festa major.

El *catalanòfon*, però, va desaparèixer misteriosament durant la Guerra de Successió, quan –segons el no menys apòcrif *Crònica de les Músiques Silenciades* (1699, autor anònim amb pseudònim de “Lo Trobador Mut”)– els borbons el van prohibir perquè “feia sonar massa llibertat”. Diuen que els últims catalanòfons van ser amagats en coves del Montseny, però el temps i les rates se’n van fer un festí.

Per què tornar-hi ara?

Doncs perquè, com bé saben els que ballen sardanes amb mitjons i vambes, la nostra cultura és un etern recomençar. Els estudiosos moderns (o sigui, jo mateix, després de tres cafès i una estona remenant llibres imaginaris) han descobert que el catalanòfon no només era un instrument, sinó una mena de *teràpia sonora* per als catalans afònics. Ja ho deia l’insigne *Tractat de les Veus Perdudes* (1832, per Fra Miquel del Silenci Profund): “Quan un català perd la veu, sigui per crits al Camp Nou o per cantar ‘Els Segadors’ sota la pluja, el catalanòfon li torna l’esperit de la llengua.”

I és que, en aquests temps moderns, som molts els que patim d’*afonia cultural*. Parlem, sí, però de vegades ens falta el timbres, la força, el “punch” d’un bon “Força Barça!” o d’un “Què volen aquesta gent?” El catalanòfon, amb el seu so que recorda una barreja de tenora, flabiol i un avi fent la migdiada, és l’antídot perfecte. Cada bufada a l’instrument –diu el *Manual del Sardanista Desafinat* (1901, per Joanet del Clarinet Tort)– allibera un torrent de catalanitat que fa tremolar els bigotis dels més escèptics.

 La reintroducció: un projecte amb cara i ulls (i orelles)

La iniciativa per recuperar el catalanòfon ha sorgit d’una colla de sardanistes de Vic, liderats per un visionari anomenat Pere del Foment (sí, parent llunyà del Foment de la Sardana, però amb més barba). Aquest grup, amb el suport d’un manuscrit imaginari trobat en un mercat de vell de la Bisbal (*Els Secrets del Catalanòfon*, 1888), ha reconstruït l’instrument amb fusta de roure del Montseny, cordes de crin de cavall empordanès i una mica de màgia de la Fira de les Bruixes de Sant Feliu.

El resultat? Un instrument que, quan el bufes, sona com si algú recités *L’Atlàntida* de Verdaguer mentre toca una cobla a tot drap. Els primers assajos a la plaça Major de Vic han estat un èxit: els vells ploraven d’emoció, els joves feien vídeos per a TikTok, i fins i tot un turista alemany va intentar ballar una sardana (amb resultats... diguem-ne artístics).

Els afònics, els grans beneficiats

Però el veritable miracle del catalanòfon és el seu efecte sobre els *afònics*. Segons el *Llibre Gros de les Cures Folklòriques* (1794, per una tal Sor Eulàlia de la Veu Cascada), els catalans que perden la veu –ja sigui per refredats, crits a les manis o excessos de calçotades– poden recuperar el seu “parlar català” només amb sentir el so del catalanòfon. És com si l’instrument els recordés qui són, d’on venen i per què sempre arribem tard a tot.

Així doncs, prepareu-vos, catalans i catalanes! El catalanòfon torna per quedar-se. Ja ho veig: cobles amb tres tenores, dos flabiols, un timbal i un parell de catalanòfons ben afinats. I si algú us diu que això és una bogeria, citeu el gran *Llibre de les Bogeries Necessàries* (1923, per en Tomàs de la Sardana Eterna): “Si no és una mica boig, no és prou català.”

Visca la sardana, visca el catalanòfon i, sobretot, visca la modèstia!

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 14:52

"La proximité de parenté s'établit par le nombre de générations; chaque génération s'appelle un degré."

Code civil Article 735 

"La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d’accumulation de forces, de PUISSANCE : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin. Ce que j’affirme, c’est que cette volonté de puissance FAIT DÉFAUT à toutes les valeurs supérieures de l’humanité – c’est que, sous les noms les plus saints, règnent sans partage des valeurs de décadence, des valeurs NIHILISTES"
Friedrich Nietzsche
“L’Antéchrist” (1895), 6, trad. J.-C. Hémery, Gallimard, 1974

 

Oh, la belle blague que nous sert l’IFOP, cet augure moderne des humeurs populaires, relayé par *L’Indépendant* ! Selon leur dernier sondage, 79 % des « Catalans français » – c’est-à-dire les habitants des Pyrénées-Orientales, dont à peine 20 % se prennent pour des cousins de Carles Puigdemont – seraient prêts à vendre leur âme pour une France plus fédérale. Une France où l’on pourrait enfin coller des claques aux élus locaux sans avoir à réserver un billet pour Paris. Parce que, franchement, entre l’incompétence des technocrates de la capitale et celle des roitelets du coin, autant opter pour des cibles qu’on peut attraper par le col au marché de Perpignan, non ?

Mais ne nous leurrons pas : appeler « Catalans » tous les habitants des Pyrénées-Orientales, c’est comme dire que chaque Marseillais passe ses journées à jouer à la pétanque avec une pastis à la main. Sur les 480 000 âmes du département, seuls 20 % vibrent pour l’estelada et la sardane. Les autres ? Des Français lambda, qui veulent juste qu’on arrête de leur sucrer des impôts pour des ronds-points inutiles ou des déchetteries aux horaires absurdes. Mais l’IFOP, dans sa grande mansuétude, ou le journal des toulousains ici on décrété que tout le monde là-bas(enfin ici, enfin aqui) était « catalan ». Ça claque mieux dans les gros titres, faut croire.D'autant que le journal d'ici est détenu par le groupe "la Dépêche" à Toulouse . Faut-il pour être "indépendant" commencer par sa presse ?

Alors, pourquoi cet engouement pour une France fédérale, où chaque région pourrait bidouiller ses lois comme on ajuste une sauce dans un plat de bols de picoulats ?

Selon l’IFOP, 71 % des Français, toutes régions confondues, rêvent d’un pays où les lois s’adapteraient aux réalités locales (*Le Figaro*, 25/08/2025). Dans les Pyrénées-Orientales, ce chiffre bondit à 79 %, parce qu’apparemment, l’idée de voir Perpignan décider de ses taux de TVA ou de la couleur des poubelles, ça fait frétiller. Mais le vrai fond du problème, c’est celui-ci : à incompétence égale, pourquoi s’épuiser à pester contre des énarques à 600 km quand on peut enguirlander un élu local qu’on croisera en achetant des abricots au marché ?

Sauf que, soyons lucides, mes bons amis : qu’ils soient à Paris ou à Perpignan, les élus, on ne les contrôle pas vraiment. Le vote ?

Une simagrée, une cacahuète qu’on nous jette pour faire croire que le peuple est le suzerain ultime. Pendant ce temps, les vraies décisions, celles qui pèsent, se prennent dans les bureaux feutrés de Bruxelles, par une Commission européenne qui n’a jamais vu l’ombre d’un bulletin de vote. Vous pensiez que votre maire, votre député ou même votre président avait les mains libres ? Que nenni ! Les directives tombent de l’UE comme des amendes sur un pare-brise : normes agricoles, règles commerciales, quotas de CO2… tout est décidé par des technocrates non élus, pendant que nos chers représentants locaux ou nationaux jouent les figurants dans une pièce écrite ailleurs.

Alors, cette soif de fédéralisme, c’est peut-être juste un cri du cœur : « Donnez-nous des élus qu’on peut engueuler en face ! » ou en farce...

Parce que, soyons honnêtes, si le maire détourne le budget des écoles, on peut toujours lui mettre une tape à la sortie de la mairie. Si le conseiller régional magouille pour son cousin promoteur, hop, on le coince à l’apéro. Mais aller expliquer ses quatre vérités à un bureaucrate bruxellois ? Bonne chance pour trouver son adresse entre deux réunions à Strasbourg. À Paris, c’est déjà mission impossible avec les CRS qui bloquent l’accès à Matignon. Alors, oui, les habitants des Pyrénées-Orientales, catalans d’un jour ou Français de toujours, préfèrent des incompétents de proximité, qu’on peut au moins secouer par le colback.

Mais attention, le fédéralisme, c’est une belle illusion. Donner plus de pouvoir aux régions, c’est risquer de transformer chaque département en mini-royaume, avec son lot de barons locaux qui feront pire que Paris.

Imaginez le président du conseil régional d’Occitanie taxant l’entrée de Collioure pour financer son yacht. Et tout ça, sous l’œil goguenard de Bruxelles, qui continuera à tirer les ficelles pendant qu’on s’écharpe pour savoir si la cargolade doit être au patrimoine de l’UNESCO. Comme le disait Jean-Edern Hallier dans *La Cause du Peuple*, « le pouvoir, c’est l’art de faire gober des couleuvres, mais c’est encore mieux quand on peut les recracher au nez de celui qui les a servies ». Sauf qu’ici, les cuisiniers sont à Bruxelles, et nous, on n’a que les miettes du vote pour se consoler.

 

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 17:37

"Être un pilote médiocre n'a jamais été mon ambition. Ce n'est pas mon style. Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau. Le plaisir vit là où le sens s'est éteint."

Brad Pitt dans film F1


“Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l’instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.”
Alain Prost
 

À l’approche de la grande course aux canards organisée par Aushopping le 13 septembre 2025 sur la rivière Basse à Perpignan, nous avons eu la chance d’interviewer quatre compétiteurs hors du commun. Ces canards en plastique, numérotés et adoptés pour l’occasion, ont l’âme de pilotes de Formule 1 tout juste sortis du Grand Prix de Monaco. Ils sont prêts à en découdre dans les courants tumultueux de la Basse, avec un seul objectif : franchir la ligne d’arrivée en tête pour remporter la Fiat 600 ou les bons d’achat. Voici leurs confidences, pleines de panache et de détermination !

 

1. Canard "Max le Fulgurant" – Le stratège audacieux 
Inspiration : Max Verstappen, triple champion du monde F1

Journaliste : Max, comment vous préparez-vous pour cette course sur la Basse ?
Max le Fulgurant : Coin ! Écoute, mec, la Basse, c’est pas Monaco, mais c’est tout aussi technique. Les courants près du pont du Palmarium, c’est comme le virage du Loews : faut être précis, sinon t’es dans le décor… ou plutôt, dans les roseaux ! J’ai passé des heures à analyser les remous avec mon équipe. On a optimisé mon aérodynamisme – j’ai un vernis spécial pour glisser sur l’eau. Les autres canards ? Ils peuvent essayer de suivre, mais je vais leur mettre un tour dans la vue !  

Journaliste : Vous visez la victoire, alors ?
Max : La victoire ? Coin-coin ! C’est la Fiat 600 ou rien. J’ai déjà prévu où je vais la garer. Et pour l’aspect caritatif, je suis content de contribuer à Maison Soleil, mais soyons clairs : je suis là pour écraser la concurrence. Les courants vont chanter mon nom !

 

2. Canard "Lando le Charmeur" – L’outsider charismatique
Inspiration : Lando Norris, vainqueur du GP de Monaco 2025

Journaliste : Lando, vous venez de remporter Monaco en rivière. La Basse, c’est un nouveau défi ?
Lando le Charmeur : Coin, mate ! Monaco, c’était intense, mais la Basse, c’est un autre level. Les courants sont imprévisibles, genre une safety car qui sort sans prévenir. J’ai bossé ma flottabilité pour rester stable, même si un tourbillon me secoue. Mon équipe m’a équipé d’un petit aileron en plastique recyclé – écolo et stylé, tu vois ? Je veux faire vibrer les spectateurs de Perpignan, leur donner du spectacle.  

Journaliste : Des rivaux à surveiller ?  
Lando : Max est rapide, mais il prend trop de risques. Et puis y’a Charles, le local, il va jouer la carte du public. Mais moi, je mise sur la régularité et un bon départ. Si je passe le pont Magenta en tête, c’est plié. Coin-coin, baby !

 

3. Canard "Charles le Catalan" – Le héros local  
Inspiration : Charles Leclerc, chouchou de Monaco

Journaliste : Charles, courir sur la Basse, c’est comme jouer à domicile, non ?
Charles le Catalan : Coin-coin absolu ! La Basse, c’est mon territoire, mon Monaco à moi. J’ai grandi dans les eaux catalanes, je connais chaque remous, chaque vaguelette. Les supporters de Perpignan vont me porter, je le sens. J’ai fait des tests dans un bassin privé pour simuler les courants, et j’ai une coque ultra-légère pour maximiser ma vitesse.  

Journaliste : Les commerçants du centre-ville râlent un peu contre l’événement. Un mot pour eux ?  
Charles : Je comprends leur frustration, mais cette course, c’est pour faire briller Perpignan ! Coin ! On va ramener du monde, de l’énergie. Et puis, les bénéfices vont à Maison Soleil, c’est pour les jeunes, pour la culture. Moi, je veux juste offrir une victoire à ma ville. Allez, Perpignan !

 

4. Canard "Checo le Tacticien" – Le vétéran rusé
Inspiration : Sergio Pérez, l’expérimenté de Red Bull*

Journaliste : Checo, vous êtes le plus expérimenté du lot. Quelle est votre stratégie ?
Checo le Tacticien : Coin, tranquilo, amigo. La Basse, c’est pas seulement une question de vitesse, c’est de la gestion. À Monaco, j’ai appris à lire les trajectoires, à éviter les accrochages. Ici, je vais me faufiler entre les canards moins aguerris. J’ai une coque renforcée pour encaisser les chocs – y’en a toujours qui jouent les kamikazes dans le peloton. Mon objectif, c’est de rester dans le top 3 jusqu’au dernier virage, puis BAM ! je sprinte pour la Fiat.  

Journaliste : Vous pensez à l’aspect écologique de la course ?
Checo : Bien sûr, coin ! L’entonnoir gonflable à la fin, c’est une bonne idée. Pas un canard ne doit rester dans la Basse. Moi, je veux gagner propre, pour Perpignan et pour la planète. Mais ne vous y trompez pas : je suis là pour la victoire, pas pour faire de la figuration !

 

Rapport d'ambiance 
Ces quatre canards ne manquent pas de caractère et d’ambition ! Max le Fulgurant mise sur sa vitesse pure, Lando le Charmeur sur son charisme et sa régularité, Charles le Catalan sur son avantage local, et Checo le Tacticien sur son expérience. Le 13 septembre 2025, la rivière Basse vibrera au rythme de leurs coin-coin endiablés. Qui franchira la ligne d’arrivée en tête ? Réponse lors de cette Duck Race explosive organisée par Aushopping ! #Auchan #Perpignan #DuckRace

La Basse va prendre sa "race" !

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 13:10

"Lorsque les bagnoles exécrables sont remplacées par des armées d’individus grimpés sur rollers, par des intermittents sur des échasses, par des cracheurs de feu et autres adeptes des « circulations douces », il est loisible de constater que l’on n’assiste pas au retour de l’ancienne humanité sur des territoires reconquis, mais au déferlement sans frein de l’espèce post-humaine sur des territoires sans cesse plus invivables ; et pour qu’elle ne sache pas qu’elle est ‘espèce post-humaine, on lui fait croire qu’elle revient sur des territoires dont elle aurait été dépossédée, et qu’elle les reconquiert ou se les réapproprie ; mais elle ne saurait reconquérir ou se réapproprier quoi que ce soit puisqu’elle ne possédait rien […]."

Festivus Festivus
Philippe Muray

Bienvenue dans les Pyrénées-Orientales, où le soleil méditerranéen grille les espoirs comme il dore les peaux, où Perpignan, capitale administrative du Roussillon, se fait le miroir fêlé d’un monde en pleine « perpignanisation ». Ici, dans ce laboratoire a-culturel, l’Homo festivus de Philippe Muray parade en tongs, entre deux hausses de prix de l’essence et des discours électoraux aussi vides qu’un rosé tiède en fin d’été. La « perpignanisation du monde », c’est l’histoire d’une dérive où la substance s’évapore, où l’identité catalane s’effiloche sous les néons de la fête obligatoire, et où les partis politiques, tous bords confondus, transforment les électeurs en parts de marché pour mieux s’accrocher à leurs privilèges. Suivez-moi dans ce voyage au cœur d’un département qui, loin d’être une exception, préfigure l’effondrement intellectuel et culturel de notre époque.

 Perpignan, épicentre du glissement intellectuel

Perpignan, avec ses 120 000 âmes tassées dans la plaine du Roussillon, n’est pas seulement une ville : c’est un symptôme. Depuis 2020, sous la baguette du Rassemblement National, la mairie de Louis Aliot a continué de transformer la cité en une vitrine de ce que Muray aurait appelé le triomphe de l’*Empire du Bien (de son point de vue) : une gestion où le spectacle l’emporte sur le sens, où les conférences idéologiques aux relents de croisade (comme celles dénoncées par Mediapart en mai 2024, qui lui-même est une autre version de "l'empire du bien") remplacent le débat public, et où le « Printemps de la liberté d’expression » 2025, organisé à la sauvette par Éric Naulleau, n’est qu’une coquille vide, un « festibus festibus » qui mime la réflexion sans jamais l’incarner. Ces événements, drapés dans l’étendard de la liberté, ne sont que des feux d’artifice pour détourner l’attention des vrais maux : un chômage endémique (autour de 10-12 %, bien au-dessus de la moyenne nationale), des quartiers parmi les plus pauvres de France, et une pression foncière qui fait grimper les loyers, (même s'ils restent plus bas qu'ailleurs) tandis que les salaires stagnent.[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)

Le glissement intellectuel est partout. Là où l’on pourrait attendre une célébration de l’héritage catalan –(voir la foirade de l'anniversaire discret des mille ans de la ville https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/perpignan-en-gland-un-anniversaire-de-mille-ans-qui-fait-pschitt-sans-s-evanter-de-bulles.par-nicolas-caudeville.html) cette langue, cette histoire, cette fierté d’un peuple à la croisée de la France et de l’Espagne – on assiste à son instrumentalisation. Le RN, maître des lieux, brandit la sardane et les castells comme des trophées électoraux, mais les vide de leur substance pour mieux les aligner sur un narratif franchisé. Pendant ce temps, les partis d’opposition, de la gauche au centre, se contentent de promesses recyclées ou de critiques stériles, incapables de proposer une alternative qui ne soit pas un autre avatar du « festibus ». L’abstention, qui frôle les 33 % aux législatives 2024 dans le département, hurle cette vérité : les habitants, écrasés par la hausse des prix de la nourriture (+50 % pour certains, selon des témoignages sur X en 2025), de l’essence et de l’électricité, ne croient plus en ces saltimbanques politiques qui les courtisent comme des consommateurs à la foire.

Les Pyrénées-Orientales, miroir d’un monde a-culturel

Si Perpignan est le cœur battant de cette « perpignanisation », le département tout entier en est la chair. Les Pyrénées-Orientales, avec leurs 491 000 habitants en 2023, attirent toujours, séduites par le soleil et la mer. Mais cette attractivité est un mirage décroissant (voir la dernière saison d'été:https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/mais-esperiez-quoi-la-saison-touristique-2025-dans-les-pyrenees-orientales-s-effondre-face-a-l-espagne-et-son-attractivite-imbattable-par-robert-trigana.html. La croissance démographique (+0,6 % par an depuis 2014) repose sur un solde migratoire positif, souvent de retraités aisés venant gonfler les rangs des seniors (27 % de la population a plus de 65 ans, contre 21 % au niveau national) :si les jeunes s'en vont, ils ne feront pas d'enfant ici, s'ils en font!

 Pendant ce temps, les jeunes, eux, s’asphyxient dans des villages ruraux où l’essence à prix d’or rend chaque trajet vers Perpignan une odyssée financière. Les communes littorales comme Saint-Cyprien ou Canet-en-Roussillon, « attractives » selon l’Insee, se transforment en résidences pour seniors, avec 41 % de plus de 65 ans à Saint-Cyprien, tandis que les moins de 20 ans se font rares (13 %). C’est l’image d’un département qui vieillit, se fige, et perd sa vitalité sous le poids d’une économie saisonnière, touristique et agricole, où la précarité est la règle.[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)[](https://madeinperpignan.com/perpignan-pyrnenees-orientales-ville-moyenne-chiffre-demographie-precarite/)

L’économie des Pyrénées-Orientales, structurée autour de l’agriculture, du tourisme et d’une industrie en déclin, est un parfait reflet de cette a-culturalité. Le port de Port-Vendres, vanté pour ses 200 000 tonnes de fruits et légumes transitant vers l’Europe, reste une exception dans un tissu économique fragile, où les emplois saisonniers dominent et où la « culture de la rente » décrite par Henri Solans privilégie l’exploitation rapide des ressources au détriment d’une vision à long terme. Les habitants, eux, affrontent des factures d’électricité qui s’envolent (témoignages sur X en août 2025 parlent d’une « insoutenabilité » face à des salaires stagnants) et un coût de la nourriture qui transforme le marché hebdomadaire en luxe. Les partis politiques, qu’ils soient RN, Ensemble ou Nouveau Front Populaire, se contentent de surfer sur ces frustrations, promettant des baisses de taxes ou des aides sociales sans jamais s’attaquer aux racines du problèmes. Leur seule ambition : capter les suffrages, comme on vendrait des billets pour un spectacle de fin d’année.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/%25C3%2589conomie_des_Pyr%25C3%25A9n%25C3%25A9es-Orientales)[](https://books.openedition.org/pulm/3711?lang=fr)

 Le festibus festibus, ou la fête comme anesthésie

C’est ici que l’esprit de Philippe Muray prend tout son sens. Dans les Pyrénées-Orientales, le « festibus festibus » n’est pas seulement une métaphore : il est une réalité tangible. Les festivals, les animations touristiques, les discours affamés des campagnes électorales – tout cela sert à masquer l’effondrement.

Prenez les tensions communautaires, comme ces menaces racistes rapportées en juillet 2024 contre une commerçante perpignanaise, sommée de quitter la ville https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/07/perpignan-lettre-a-brigitte-a-l-usage-de-ceux-qui-revent-de-guerre-civile-par-nicolas-caudeville-featuring-maurice.html. Au lieu d’un débat sérieux sur la mixité culturelle, on préfère organiser des événements « fédérateurs », des fêtes de quartier ou des célébrations catalanes vidées de leur sens, où l’on danse pour oublier que le département est le deuxième plus pauvre de France métropolitaine. Quant à l'opposition Langevinesque, "messi dominici" de l'impératrice d'Occitanie, elle fait salon de l'anti-racisme avec son festival "Nostra Mar" façon gauche "Terra nova", autant dire la droite honteuse https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2022/06/mairie-de-perpignan/sos-racisme-si-la-mediterranee-etait-un-cadavre-ils-en-seraient-les-vers-par-nicolas-caudeville.html . Le RN, avec ses 57,39 % aux législatives 2024, excelle dans cet art du détournement : il promet la « priorité nationale » pour flatter les colères, mais ne propose rien pour contrer l’inflation ou la précarité énergétique.[](https://madeinperpignan.com/perpignan-pyrnenees-orientales-ville-moyenne-chiffre-demographie-precarite/)

Ce glissement intellectuel, c’est aussi l’incapacité des partis à penser le département comme un tout cohérent. Les zones rurales, comme le Conflent ou le Vallespir, asphyxiées par le coût de l’essence et les restrictions écologiques (interdiction des véhicules anciens), sont laissées à l’abandon, tandis que les villes littorales deviennent des ghettos dorés pour retraités. L’Université de Perpignan, avec ses travaux sur l’écopoétique ou les études méditerranéennes, pourrait être un phare intellectuel, mais elle reste déconnectée des priorités municipales, engluée dans une bulle académique que personne n’entend. Tout cela participe d’une a-culturalité galopante : la richesse catalane, méditerranéenne, rurale, est sacrifiée sur l’autel d’une modernité qui n’a que la fête et la polémique à offrir.[](https://www.lindependant.fr/2021/11/07/demographie-la-revanche-du-rural-dans-les-pyrenees-orientales-9914062.php)

 Vers une perpignanisation du monde

Perpignan et ses Pyrénées-Orientales ne sont pas une anomalie : elles sont un avant-goût. La « perpignanisation du monde », c’est ce moment où les sociétés, partout, se laissent engloutir par l’Homo festivus, où les difficultés économiques (nourriture, énergie, mobilité) sont reléguées au second plan derrière des spectacles électoraux et des identités instrumentalisées. C’est un monde où les partis politiques, transformés en camelots, vendent des rêves de grandeur ou de justice sociale sans jamais les concrétiser, où les citoyens, épuisés, se réfugient dans l’abstention ou le vote protestataire. C’est un monde où la culture, qu’elle soit catalane ou autre, devient un décor pour selfies, un prétexte pour des festivals qui ne disent plus rien, un « festibus festibus » généralisé.

Dans ce miroir fêlé qu’est Perpignan, on voit se dessiner les contours d’une modernité a-culturelle, où l’intellect s’efface devant la facilité, où la fête obligatoire remplace la réflexion, et où les privilèges des puissants tiennent lieu de projet collectif. Les Pyrénées-Orientales, avec leur soleil trompeur et leurs colères rentrées, ne sont pas une exception : elles sont un avertissement. Comme le dirait Muray, nous sommes tous des locataires sur notre propre territoire, et la facture arrive, toujours plus salée.

 

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20 août 2025 3 20 /08 /août /2025 16:16


Dans le cadre chaleureux et authentique du *Mercat de la Terra* à Elne, organisé sous l’égide du mouvement Slow Food, nous avons eu le plaisir de retrouver Karine Quintana, figure rayonnante de la Ferme des Trabucayres, située à Las Illas, près de Maureillas-las-Illas, dans les Pyrénées-Orientales. Cette rencontre, empreinte de souvenirs et de saveurs, a fait resurgir une émotion digne d’une madeleine de Proust, ravivant des images d’une visite passée au cœur de cette exploitation familiale nichée au pied des Albères.

Une Famille, une Tradition, une Passion
La Ferme des Trabucayres, portée par la famille Quintana et Martinez, incarne depuis plus de cinquante ans une agriculture raisonnée, respectueuse de la terre et des animaux. Sur leurs 1 000 hectares de sous-bois et de prairies, vaches, chèvres, brebis, cochons, daims, cerfs, mouflons et sangliers évoluent en semi-liberté, élevés sous la mère dans un environnement préservé. Cette harmonie avec la nature se reflète dans chaque produit qu’ils proposent, sous la marque *Carn de Bosc*, créée pour valoriser les races locales et garantir le bien-être animal.

Karine Quintana, avec son sourire communicatif, nous a accueillis au *Mercat de la Terra* comme on reçoit des amis de longue date. Ses produits, exposés avec soin, témoignent d’un savoir-faire artisanal et d’un engagement sans faille pour une alimentation saine et savoureuse. Depuis l’ouverture de leur atelier de transformation à la ferme, la famille a fait le choix audacieux de produire des charcuteries et viandes sans nitrites, conservateurs, colorants, OGM ni antibiotiques. Une démarche qui, selon Karine, répond à une conviction profonde : « Proposer des produits qui respectent à la fois le consommateur et l’animal, c’est notre façon de contribuer à un monde meilleur. »

Une Madeleine Catalane au Cœur du Vallespir

Rencontrer Karine au marché, c’est comme replonger dans l’atmosphère unique de Las Illas, où nous avions découvert, il y a quelques années, leur élevage de chèvres catalanes, une race locale emblématique. Ce souvenir, intact, s’est ravivé en goûtant leurs produits : saucissons secs, pâtés, ou encore viandes maturées, tous porteurs d’une authenticité rare. Chaque bouchée raconte l’histoire d’un terroir, d’une famille, et d’un mode de vie où la patience et le respect priment.
Au *Mercat de la Terra*, Karine et sa sœur Nadine, également présente, partagent leur passion avec une générosité contagieuse. Les visiteurs s’arrêtent, échangent, goûtent, et repartent avec bien plus qu’un panier de produits : ils emportent un morceau de cette philosophie Slow Food, qui prône une nourriture « bonne, propre et juste ». Karine nous confie : « Participer à ce marché, c’est l’occasion de rencontrer des gens qui partagent nos valeurs, qui prennent le temps d’écouter l’histoire derrière chaque produit. »

Des Produits d’Exception, un Engagement Durable

La Ferme des Trabucayres ne se contente pas de produire ; elle invite à la découverte. Outre leur catalogue en ligne (accessible sur commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier), la famille est présente sur les marchés locaux, comme celui de Céret chaque samedi matin, ou encore lors des foires aux gras de Prades, Thuir et Céret, ainsi que la foire des éleveurs Aspres Albères au Racou. Leurs produits sont également disponibles à la boutique *Oh Délices Paysans* à Perpignan, un lieu dédié aux producteurs locaux.

Ce qui frappe, c’est la cohérence de leur démarche. En éliminant les additifs chimiques et en privilégiant des méthodes traditionnelles, la famille Quintana et Martinez redonne ses lettres de noblesse à la charcuterie et à la viande fermière. « On travaille sur une version sans nitrites pour nos merguez aussi, c’est en cours ! », nous glisse Karine avec un clin d’œil, prouvant que l’innovation est au service de la tradition.
### Un Lieu de Partage et de Repos
Au-delà des produits, la Ferme des Trabucayres propose également des gîtes, nichés dans un cadre naturel et reposant. Ces logements indépendants, équipés de tout le confort moderne (barbecue, cheminée, connexion internet, lave-linge, lave-vaisselle), offrent une immersion totale dans la vie à la ferme. Une invitation à ralentir, à savourer le calme des Pyrénées-Orientales, et à découvrir de près le travail passionné de cette famille.
 

Une Rencontre qui Reste en Mémoire

Revoir Karine et Nadine au *Mercat de la Terra* d’Elne, c’était comme retrouver un vieux carnet de voyage, rempli de saveurs et d’émotions. Leur engagement pour une agriculture respectueuse, leur amour du métier et leur générosité font de la Ferme des Trabucayres bien plus qu’une exploitation : un lieu de vie, de partage, et de plaisirs simples. Comme une madeleine catalane, leurs produits éveillent les sens et rappellent que derrière chaque bouchée, il y a une histoire, un terroir, et des visages.
Pour découvrir leurs produits ou réserver un séjour, rendez-vous sur leur catalogue en ligne (commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier) ou contactez-les directement au 06 45 59 97 99. Et si vous passez par Las Illas, laissez-vous tenter par une visite : la famille Quintana et Martinez vous accueillera avec le même plaisir qu’ils mettent dans leurs créations.
*Sources : Informations tirées du site Bienvenue à la Ferme et des échanges avec Karine Quintana lors du Mercat de la Terra à Elne.*[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878)[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme.../663878...)[](https://bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878...)

Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 16:42

"C'est un plan, pour construire un pédalo en forme de canard Ça sert a quoi? A la meme chose qu'un pédalo"https://zonesons.com/repliques-cultes-de-films-d-espionnage/phrases-cultes-de-oss-117-rio-ne-repond-plus/c-est-un-plan-pour-construire-un-pedalo-en-forme-de-canard-ca-sert-a-quoi-a-la-meme-chose-qu-un-pedalo

"Ça ne prenait pas beaucoup plus de temps. Ce qui est difficile c’est la partie pédalo c’est pas la partie canard. La partie canard c’est un bec, un colvert et puis n’en parlons plus."

OSS 117 "Le Caire nid d'espions" et "Rio ne répond plus"

Perpignan rayonne depuis l'hypermarché, basse et et les canards comme tête de gondole ; on peut presque l'appeler "la Venisetta del sur (et muet : qu'est que tu veux me dire Bernardo ?) : alors Canard jaune versus septembre noir ?On vous rahonte heu l'bouzin !

Les canards en plastique d’Auchan à Perpignan  feront-ils vibrer la ville?

Le 13 septembre 2025, le centre commercial Auchan de Perpignan prévoit de lâcher 10 000 canards en plastique dans les eaux de la Basse, au pied du Castillet, pour une course géante censée « faire rayonner Perpignan ». Une initiative qui, selon les organisateurs, vise à attirer les chalands en ville à une période charnière (espèce de petit gond)– fin du festival *Visa pour l’image* et rentrée scolaire.

Mais pour les commerçants du centre-ville, cette opération sent la poudre, ou plutôt le plastique bon marché. Comme le dirait Michel Audiard, : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on... les  » Alors, ces canards sont-ils de simples jouets flottants ou des symboles vibrants d’une époque consumériste ? Et à qui s’adresse vraiment cette mascarade aquatique ? Plongeons dans cette affaire avec un zeste d’humour, pour donner du goût  la basse (au shaker pas à la petite écuyère, surtout pas à la paille)

Une opération 'spéciale) qui fait des vagues 

Auchan, géant de la grande distribution (en baisse de régime, depuis la mort de Franco), promet une animation ludique : des canards jaunes numérotés, un tirage au sort avec une Fiat 600 et des bons d’achat à la clé.

Objectif affiché : redynamiser Perpignan face à l’attraction des galeries marchandes du sud de la Catalogne. Pourtant, cette initiative a mis le feu aux poudres chez les commerçants du cœur de ville, qui y voient une « OPA » du centre commercial périphérique sur leur territoire. Laurent Triloff, président de l’association « Perpignan et moi », dénonce une absence totale de concertation, tandis que Nadia Kharbouch, commerçante et élue à la CCI, fustige une « animation ultra bas de gamme » qui risque de saturer les parkings un samedi crucial pour le commerce local.[](https://madeinperpignan.com/face-aux-10-000-canards-en-plastique-dauchan-les-commercants-de-perpignan-ne-veulent-pas-etre-les-dindons-de-la-farce/)

Pour pimenter le tout, les préoccupations environnementales s’invitent au débat. Nicolas Fabre, d’Alternatiba66, s’insurge contre le « très mauvais message » envoyé par ces 10 000 canards en plastique, pointant le risque de pollution par les microplastiques, même avec un « entonnoir gonflable » censé tout récupérer. Une pétition similaire dans la Loire en 2019, ayant récolté 16 000 signatures, rappelle que ce type d’événement n’est pas une première et suscite des remous. Comme le dirait Audiard : « La bêtise, c’est l’absence de travail. » Ici, le travail semble avoir été remplacé par une idée tape-à-l’œil, au détriment de la réflexion écologique et commerciale.[](https://madeinperpignan.com/face-aux-10-000-canards-en-plastique-dauchan-les-commercants-de-perpignan-ne-veulent-pas-etre-les-dindons-de-la-farce/)[](

Le style ironique  d'archange d'Michel : un miroir pour Perpignan

Michel Audiard, dialoguiste légendaire, avait le don de transformer des situations triviales en réflexions cinglantes sur la société. Ses répliques, souvent tirées de films comme *Les Tontons flingueurs* ou *Un singe en hiver*, mêlent gouaille populaire, cynisme et vérité crue. L’article de *Made in Perpignan*, avec son titre « Face aux 10 000 canards en plastique d’Auchan, les commerçants de Perpignan ne veulent pas être les dindons de la farce »,en emprunte le chemin ironique. Cela suggère que les commerçants et leur association qui a fait la grande muette durant près de 6 ans refusent d’être les dupes d’une opération marketing déguisée en bienfait pour la ville.

 On l’imagine Michel écrire : « Quand on met 10 000 canards en plastique dans une rivière, c’est pas pour faire rayonner la ville, c’est pour faire couler les petits commerces. » Son style, empreint d’argot et de métaphores percutantes, excelle à démasquer l’hypocrisie. Nadia qui s'adresse "au coeur des hommes" qualifie l’événement d’« hypocrisie totale », une simple collecte de données personnelles sous couvert de charité pour l’association Maison Soleil. Audiard aurait pu lui prêter cette réplique : « La charité, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. »[(https://top15.fr/michel-audiard-les-15-meilleures-citations-a-retenir/)

Des canards vibrants ? Une hypothèse audacieuse!

Mais que se passerait-il si ces canards n’étaient pas de simples jouets flottants, mais des objets *vibrants* – au sens littéral ou figuré ? L’idée, bien que farfelue, change la donne. Des canards vibrants évoquent immédiatement une connotation ludique, voire coquine, popularisée par des objets de plaisir bien connus. Si tel était le cas, l’événement d’Auchan prendrait une tournure radicalement différente : loin d’une animation familiale, il s’adresserait à un public adulte, avec un sous-texte provocateur. On imagine alors une foule différente, moins attirée par une Fiat 600 que par une expérience décalée, presque subversive. Comme dit l'populo qui cause souvent gras « Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte. » Ici, les canards vibrants pourraient symboliser une société qui, sous des airs innocents, cache des intentions moins avouables.[](https://www.dicocitations.com/auteur/224/Michel_Audiard.php)

Cependant, rien dans les sources, comme le confirme Manon, n’indique que les canards d’Auchan soient autre chose que des jouets classiques. L’hypothèse des canards vibrants reste donc une pirouette ironique, un clin d’œil : parce quee pour survivre à Perpi, faut transformer le banal en absurde. Plus sérieusement, ces canards incarnent une vibrance symbolique : celle d’une société de consommation qui agite des gadgets pour capter l’attention, au risque de froisser les acteurs locaux et de polluer l’environnement. Comme le souligne un post sur X : « Une metric fuckton de plastic garbage va finir dans une décharge. » Traduit en Audiard  : « Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole. »

À qui s’adresse cet événement ?

Officiellement, Auchan vise à « faire rayonner Perpignan » en attirant des clients en centre-ville. Mais les commerçants y voient une manœuvre pour détourner la clientèle vers le centre commercial périphérique. Le choix du 13 septembre, un samedi clé pour le commerce local, renforce cette suspicion. Nadia Kharbouch déplore une « saturation de parking » et une animation « bas de gamme », tandis que Laurent Triloff ( un proche de Bruno) y voit une tentative d’Auchan de s’approprier le dynamisme du centre-ville.[](

En filigrane, l’événement semble s’adresser à une clientèle prête à payer pour participer à une course ludique, en échange de lots et d’une illusion de solidarité. Mais, comme le souligne Nadia, il s’agit surtout de collecter des données personnelles – une pratique courante dans les opérations marketing modernes. Audiard aurait pu commenter : « Les riches, s’ils étaient communistes, ils feraient du troc. » Ici, Auchan troque l’image d’un événement caritatif contre des e-mails et numéros de téléphone.

Une ironie  pour une société en question sans réponse

Cette polémique locale illustre parfaitement le style d’Audiard : une situation en apparence anodine révèle des tensions profondes – entre commerce local et grande distribution, entre écologie et consumérisme, entre sincérité et hypocrisie. Les commerçants de Perpignan, en refusant d’être « les dindons de la farce » bien que tardivement, adoptent une posture à  un dialoguiste. Leur résistance  (comme celle d'un grille pain) évoque une réplique culte : « Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »[

En inclusion, les canards d’Auchan, vibrants ou non, sont un symbole de notre époque : un mélange de bonne volonté maladroite, de marketing agressif et d’aveuglement écologique. À travers le prisme ironique d’Audiard, cette course apparaît comme une comédie douce-amère, où chacun joue son rôle dans une farce collective. Comme il l’écrivait : « C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. » À Perpignan, les commerçants ont choisi de ne pas se laisser flotter au fil de l’eau.

*Sources : Made in Perpignan, citations de Michel Audiard, posts sur réseaux sociaux.*

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16 août 2025 6 16 /08 /août /2025 11:55

"La méchanceté, pour se faire encore pire, prend le masque de la bonté."

Publius Syrus
 

“Il y a toujours une certaine méchanceté à rire de quelqu'un et la méchanceté est bien le signe le plus évident d'impuissance que je connaisse.”

 Robert Escarpit / Lettre ouverte au diable

« La méchanceté est une vieille compagne, un miroir où l’âme se contemple dans ses grimaces les plus sincères. Elle n’est pas une erreur de la nature, mais son aveu le plus cru. »

Si l’on devait écrire un *Dictionnaire amoureux de la méchanceté* dans l’ombre de Cioran, il faudrait plonger dans l’abîme de l’humain avec une ironie désabusée, un regard qui dissèque sans pitié, mais avec une étrange tendresse pour cette imperfection qui nous définit. La méchanceté, ce n’est pas seulement le mal infligé, c’est une pulsion, une esthétique, une vérité nue que l’on refuse d’habiller de morale. Ce dictionnaire ne serait pas un catalogue de cruautés, mais une méditation sur ce qui, en nous, se complaît à blesser, à ricaner, à détruire – et parfois à créer par la destruction. À la manière de Cioran, chaque entrée serait un aphorisme, une flèche trempée dans le fiel de la lucidité, mêlant fiction et réalité, car la méchanceté ne distingue pas entre les deux : elle est universelle, intemporelle, et délicieusement insupportable.

A comme Avidité

La méchanceté commence souvent par un appétit insatiable, une voracité qui ne tolère pas le partage. Dans la fiction, Iago, l’ombre d’*Othello*, incarne cette avidité de l’âme : non pas pour l’or, mais pour le chaos. Il n’a pas de motif clair, sinon le plaisir de voir l’autre s’effondrer. Sa méchanceté est pure, presque artistique. Dans la réalité, regardez les empires financiers, les magnats qui accumulent non pour posséder, mais pour priver. En 2008, la crise des subprimes a vu des banquiers jouer avec le destin de millions, non par nécessité, mais par une sorte de jubilation devant l’effondrement. La méchanceté de l’avidité ne cherche pas à gagner, mais à faire perdre.

« L’avide ne veut pas tout avoir ; il veut que les autres n’aient rien. »

C comme Cruauté

La cruauté est la méchanceté qui se donne en spectacle. Dans *Le Comte de Monte-Cristo*, Edmond Dantès, sous son masque de justicier, distille une cruauté froide, calculée, délicieusement perverse. Il ne se venge pas pour rétablir l’équilibre, mais pour savourer la lente agonie de ses ennemis. Dans la réalité, les réseaux sociaux modernes sont un théâtre de cruauté : des foules anonymes lapident en ligne, non par justice, mais par plaisir de voir l’autre plier sous les insultes. La cruauté n’a pas besoin de sang ; un commentaire acéré suffit.

« La cruauté est un art : elle demande du style, de la patience, et une absence totale de remords. »

 

M comme Moquerie

La moquerie est la méchanceté qui rit, la plus légère, mais la plus insidieuse. Dans *Les Liaisons dangereuses*, la Marquise de Merteuil excelle à humilier par un sourire, un mot, une insinuation. Sa méchanceté est une danse, élégante et mortelle. Dans la réalité, pensons aux satires politiques du XVIIIe siècle, comme celles de Voltaire, ou aux mèmes d’aujourd’hui, où une image peut ridiculiser un homme d’État en une seconde. La moquerie est une lame fine : elle coupe sans qu’on voie le sang.

« La moquerie est la vengeance des faibles, et le passe-temps des forts. »

 

T comme Trahison

La méchanceté atteint son apogée dans la trahison, car elle brise le lien sacré de la confiance. Dans *Game of Thrones*, Littlefinger trahit sans cesse, non pour un gain tangible, mais parce que la chute de l’autre est sa seule religion. Dans l’histoire, Judas est l’archétype, mais pensons aussi à des figures comme Alcibiade, changeant de camp dans la guerre du Péloponnèse, semant la ruine par pur opportunisme. La trahison est une méchanceté intime, un poignard planté dans le dos par une main amie.

« Trahir, c’est écrire son nom dans la mémoire de l’autre, en lettres de cendre. »

 

Z comme Zèle
La méchanceté la plus terrifiante est celle qui se pare de vertu. Dans *Les Sorcières de Salem* d’Arthur Miller, les accusateurs poursuivent avec un zèle fanatique, convaincus de leur droiture, alors qu’ils massacrent des innocents. Dans la réalité, les purges staliniennes ou les chasses aux sorcières modernes (cancel culture) montrent ce zèle destructeur : la méchanceté s’habille de justice pour mieux frapper. Le zélote ne doute jamais, et c’est là son venin.

« Le zèle est la méchanceté qui croit en Dieu, ou en une idée qui s’en approche. »

 

Ce *Dictionnaire amoureux* ne célébrerait pas la méchanceté, mais l’observerait avec la fascination désabusée de Cioran, qui voyait dans l’homme un animal aussi risible que tragique. Chaque entrée serait un éclat de miroir, reflétant une facette de notre noirceur, dans la fiction comme dans la réalité. Car, comme l’aurait murmuré Cioran, *« la méchanceté est notre seule constance, notre seul chef-d’œuvre. »*

 

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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 17:18

Bande annonce Mercat de la Terra à Elne nocturne 27 - 28 Juillet 2025(21:00 - 23:55)

https://www.youtube.com/watch?v=eDFfK8ClYJo

Jean Lhéritier était en direct de La table de Thomas pour l'Archipel contre attaque! Il nous a parlé du Mercat de la terra à Elne en nocturne:
date_range
27 - 28 Juillet 2025
(21:00 - 23:55)

Elne 66200
France
MERCAT DE LA TERRA NOCTURNE, plus que "cincs centimes" sur la partie Maraîchéres, des interviews et des articles

Rencontre au Mercat de la Terra à Elne : André Trives, maraîcher et adjoint, s’exprime sur la loi Duplomb**
Le 27 juillet 2025, le marché nocturne du *Mercat de la Terra*, organisé par Claire Moquié sous l’égide de Slow Food, a réuni à Elne (Pyrénées-Orientales) producteurs, citoyens et élus autour des valeurs d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. Parmi les figures présentes, André Trives, maraîcher bio et adjoint au maire d’Elne, a partagé ses réflexions sur la controversée loi Duplomb, la réintroduction de certains pesticides comme l’acétamipride, et la mobilisation citoyenne qui en a découlé. L’événement a également été marqué par des échanges avec Pere Manzanares, adjoint à la culture catalane, et Nicolas Garcia, maire d’Elne, dans une ambiance conviviale mais teintée d’inquiétudes.

Une loi qui fait débat
Adoptée le 8 juillet 2025, la loi Duplomb, portée par le sénateur Laurent Duplomb, vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Elle autorise, sous conditions, la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018 en raison de sa toxicité pour les abeilles et son impact environnemental. Ce texte, soutenu par la FNSEA et certains producteurs de betteraves et de noisettes, est dénoncé par les défenseurs de l’environnement, les apiculteurs et une partie du monde agricole, dont André Trives.
« En tant que maraîcher bio, je vois les effets concrets de ces choix politiques sur le terrain », confie André Trives. « Réintroduire des pesticides comme l’acétamipride, c’est un retour en arrière. On a travaillé dur pour développer des pratiques respectueuses, et là, on risque de fragiliser la biodiversité et la santé des sols. » Il souligne l’importance des alternatives, comme la lutte intégrée ou le biocontrôle, mises en avant par l’Anses, qui montrent qu’il est possible de produire sans ces substances toxiques.[](https://reporterre.net/Loi-Duplomb-le...)
 

Une pétition record et un buzz médiatique
La mobilisation contre la loi Duplomb a pris une ampleur inédite avec une pétition citoyenne, lancée le 10 juillet 2025 par Éléonore Pattery, une étudiante de 23 ans. Cette pétition, qualifiant la loi d’« aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire », a dépassé les 1,9 million de signatures au 27 juillet, un record sur la plateforme de l’Assemblée nationale. « Ce mouvement citoyen, c’est un signal fort », note André Trives. « Les gens veulent une agriculture qui nourrit sans empoisonner. »[](https://reporterre.net/Loi-Duplomb-le...)
L’événement a aussi été marqué par un buzz autour d’une déclaration attribuée à une députée du 13e arrondissement de Paris, surnommée « l’abeille » pour son engagement environnemental. Cette dernière aurait affirmé, selon certains, « n’en avoir rien à faire de la productivité des paysans », une phrase choc qui a enflammé les réseaux sociaux. André Trives tempère : « Ces propos, s’ils sont vrais, sont maladroits. On ne peut pas opposer la santé publique et la survie des agriculteurs. Il faut accompagner les paysans vers des modèles durables, pas les stigmatiser. »

Une soirée sous le signe de la culture et de l’engagement
Le *Mercat de la Terra*, organisé par Claire Moquié, a offert un cadre idéal pour ces discussions. Ce marché, ancré dans la philosophie Slow Food, promeut les produits locaux, bio et éthiques. « C’est un lieu où l’on célèbre le travail des producteurs qui respectent la terre », explique Claire Moquié. « Mais c’est aussi un espace pour réfléchir aux politiques agricoles et à leurs impacts. »
Parmi les personnalités croisées, Pere Manzanares, adjoint à la culture catalane, a insisté sur l’importance de préserver les traditions agricoles tout en innovant : « La culture catalane, c’est aussi notre lien à la terre. On ne peut pas sacrifier ça pour des solutions court-termistes. » Nicolas Garcia, maire d’Elne, présent ce soir-là, a renchéri : « À Elne, on soutient les maraîchers comme André, qui montrent qu’une autre agriculture est possible. La loi Duplomb, c’est un mauvais signal, mais la mobilisation citoyenne nous donne de l’espoir. »
Vers un débat national ?
La pétition contre la loi Duplomb, ayant dépassé le seuil des 500 000 signatures, ouvre la voie à un débat à l’Assemblée nationale, potentiellement à la rentrée parlementaire en septembre. André Trives, comme beaucoup, espère que ce débat permettra de revoir la loi : « On ne peut pas ignorer 1,9 million de signatures. C’est la voix des citoyens, des consommateurs, des parents qui veulent un avenir sain pour leurs enfants. »[](https://www.lemonde.fr/.../loi-duplom...)


*Bonjour les catalans, bonjour Elne ! Une virée savoureuse avec M. Serre Dorian au Mercat de la Terra Slow Food Pays Catalan
Mes chers amis, aujourd’hui, je vous emmène sous le ciel étoilé d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales, où le nocturne du Mercat de la Terra Slow Food sent bon la convivialité et les produits du terroir ! Et là, au milieu des étals colorés, j’ai rencontré un sacré personnage : M. Serre Dorian, cultivateur de légumes et de racines, un homme qui a plus d’histoires dans son panier que de carottes dans son champ ! Alors, attachez vos tabliers, on part à la découverte de ce héros du local, avec le sourire et quelques anecdotes croustillantes !

 

Des légumes qui racontent des histoires
Quand je me suis arrêté devant l’étal de M. Serre Dorian, j’ai tout de suite été happé par l’éclat de ses légumes : des betteraves rondes comme des soleils, des radis noirs qui semblent murmurer des secrets d’antan, et des panais si parfaits qu’on dirait qu’ils posent pour une peinture ! Mais ce qui m’a marqué, c’est l’histoire qu’il m’a racontée sur ses carottes anciennes. Figurez-vous qu’un jour, une vieille dame du marché, habituée de son étal, lui a juré que ses carottes violettes lui rappelaient celles de son enfance, dans les années 50. “C’est pas des carottes, m’sieur Dorian, c’est un voyage dans le temps !” qu’elle lui a dit. Depuis, il cultive ces variétés oubliées avec une fierté qui fait chaud au cœur, pour raviver les souvenirs et les papilles des gens d’Elne.

Un pilier de l’économie locale, avec le sourire en prime
M. Serre Dorian, c’est pas seulement un cultivateur, c’est un moteur pour la région ! À Elne, tout le monde le connaît, et pour cause : il est de tous les marchés, avec son rire qui résonne et sa casquette vissée sur la tête. Une anecdote ? Lors du dernier nocturne, un client, un peu pressé, lui demande : “Dites, vos courgettes, elles sont bio ?” M. Serre Dorian, avec son bagout légendaire, répond : “Bio ? Elles sont mieux que ça, elles sont amoureuses de la terre d’Elne !” Tout le monde a éclaté de rire, et le client est reparti avec deux paniers pleins. Soutenir M. Serre Dorian, c’est encourager cette bonne humeur qui fait vivre nos campagnes, c’est dire oui à une économie locale où chaque achat tisse un lien entre les gens.
 

Un respect de la terre qui sent le bon sens
Ce qui frappe chez ce gaillard, c’est son amour pour la nature. Pas de grands discours, mais des gestes qui parlent. Il m’a raconté qu’un été, quand la sécheresse menaçait ses champs, il a passé des nuits à creuser des rigoles à la main pour économiser l’eau et sauver ses cultures. “La terre, elle donne si on l’écoute”, qu’il m’a dit, les yeux brillants. Au Mercat de la Terra, où le mouvement Slow Food célèbre le respect du produit et de l’environnement, M. Serre Dorian est dans son élément. Ses pratiques, tournées vers une agriculture durable, font écho à cette philosophie : pas de chimie à outrance, mais un dialogue avec la nature pour offrir des légumes sains et savoureux.

Des moments de partage qui font le sel du marché
Et puis, il y a ces instants magiques où M. Serre Dorian transforme son étal en véritable scène de théâtre. Lors du nocturne, une famille s’est arrêtée, intriguée par ses navets boule d’or. “Comment on cuisine ça ?” demande la maman. Ni une ni deux, il se lance dans une recette improvisée : “Vous les faites rôtir avec un filet de miel du Roussillon, un peu de thym, et vous m’en direz des nouvelles !” Les enfants, ravis, ont promis de revenir avec leur verdict. C’est ça, le savoir-faire de proximité : des conseils donnés avec le cœur, des produits qui rapprochent les gens. À Elne, M. Serre Dorian, c’est plus qu’un producteur, c’est un voisin, un ami, un passeur de goût.

Un détour à ne pas manquer
Alors, mes amis, si vous passez par Elne, courez au Mercat de la Terra Slow Food, et arrêtez-vous chez M. Serre Dorian. Vous y trouverez des légumes qui ont une âme, cultivés avec passion, et un homme qui vous accueillera comme si vous faisiez partie de la famille. Une dernière anecdote pour la route ? Il paraît qu’un chef étoilé de Perpignan a fait le déplacement juste pour ses poireaux, qu’il trouve “inégalables”. Rien que ça ! Soutenir M. Serre Dorian, c’est dire oui à une France qui cultive avec amour, qui partage avec générosité, et qui vit avec panache.
À bientôt, mes chers amis, pour une nouvelle balade au cœur de notre beau pays. Et n’oubliez pas : vive la France, vive le terroir, et vive les légumes de M. Serre Dorian !
 


La Saga Agricole : Les Nouveaux Héros Catalans du Bio*
*Christian Soler, le pionnier de la biodynamie dans les vergers catalans*

Dans le cadre enchanteur des Pyrénées-Orientales, entre Laroque-des-Albères et Saint-Génis-des-Fontaines, Christian Soler et sa famille façonnent une agriculture respectueuse de la nature. Arboriculteur passionné, il nous ouvre les portes de son exploitation familiale, l’EARL La Mésange Bleue, un véritable hymne à la biodiversité et à la production biologique.
*Un verger né d’un rêve familial*  
En 1984, Christian et sa femme, alors ouvriers agricoles, posent la première pierre de leur aventure en acquérant une parcelle pour créer leur verger. Année après année, leur projet grandit : leur fils et leur belle-fille rejoignent l’exploitation, qui s’étend aujourd’hui sur 35 hectares. Pêches, nectarines, abricots et figues y prospèrent, certifiés Agriculture Biologique depuis 1999 et Demeter (biodynamie) depuis 2012. Leur credo ? Une production en harmonie avec l’environnement, mêlant permaculture, agroforesterie et préservation de la biodiversité.

*La biodiversité au cœur des vergers*  
Chez les Soler, la biodiversité est la clé d’une production saine. Christian mise sur des techniques innovantes pour accueillir les insectes auxiliaires, évitant ainsi les produits de synthèse. Des bandes fleuries d’achillée mille-feuille, d’alysson maritime, de trèfle blanc, de bleuet et de soucis attirent pollinisateurs et prédateurs naturels des ravageurs. Des pièges “pull-push” capturent les mouches Suzuki, tandis que des herbes aromatiques comme la citronnelle de Madagascar et le basilic repoussent les insectes nuisibles tout en étant valorisées. Des haies, certaines spontanées, d’autres plantées, structurent les parcelles et enrichissent l’écosystème. Avec une quarantaine de variétés de pêchers et nectariniers, la diversité variétale renforce la résilience face aux maladies, élargit l’offre commerciale et étend la saison de récolte de mai à septembre.

*Un sol vivant, une terre préservée*  

Christian veille à la santé de ses sols en limitant le travail mécanique. L’herbe est conservée entre les rangs jusqu’à la récolte pour protéger le sol de l’évaporation, accueillir des insectes bénéfiques et enrichir la terre en matière organique après broyage. Un broyat végétal non composté, préparé avec une solution biodynamique, est ajouté chaque année pour nourrir les vergers. Ce soin apporté au sol préserve les micro-organismes et les vers de terre, essentiels à sa fertilité.

*Des vergers piétons pour un travail artisanal*  
Pour optimiser la production, la taille, l’éclaircissage et la récolte sont réalisés à la main. Les arbres, taillés bas pour être accessibles, forment des “vergers piétons” facilitant le travail dans des conditions ergonomiques. Ce savoir-faire artisanal garantit des fruits de qualité, cultivés avec soin et respect.

*La pêche, un atout catalan face à la sécheresse*  
Dans les Pyrénées-Orientales, la tramontane, ce vent sec du Nord-Ouest, souffle un jour sur trois, limitant l’humidité et donc l’apparition de maladies fongiques. Résultat : les arboriculteurs catalans, comme Christian, utilisent bien moins de traitements (5 à 6 par an) qu’en vallée du Rhône (44 traitements). La sécheresse, souvent perçue comme un défi, devient un atout pour une culture de pêches plus saine, adaptée au terroir catalan.

*Les figues, un défi relevé avec audace*  

Les figuiers, cultivés sur 6 hectares, produisent la variété Bourjassote Noire (Violette de Sollies) de mi-août à fin novembre. Malgré les difficultés – feuilles urticantes et sensibilité aux mouches –, la famille Soler expérimente des associations de plantes aromatiques pour limiter les ravageurs sans recourir à des traitements chimiques. Cette approche illustre leur engagement à innover pour une production durable.
*Des héros du bio pour un avenir durable*  

Christian Soler et sa famille incarnent une nouvelle génération d’agriculteurs catalans, alliant tradition, innovation et respect de la nature. Leur exploitation, où biodiversité et biodynamie s’entrelacent, est un modèle d’agriculture résiliente et responsable, prouvant que produire autrement est non seulement possible, mais aussi porteur d’avenir.
 

Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
Mercat de Terra / Elne: parole de maraîchers, André Trives, Dorian Serre, Christian Soler ! featuring Jean Lhéritier, interview par Nicolas Caudeville
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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 10:45

« On lui enseigna un grand docteur sophiste nommé maître Thubal Holoferne, qui lui
apprit son alphabet si bien qu’il le disait par cœur à l’envers, et cela lui prit cinq ans et
trois mois. »

(« Comment Gargantua fut éduqué par un sophiste en lettres latines »

« Raison ? dit Janotus, nous ne l’utilisons pas ici ! Traitres, misérables, vous êtes des
vauriens. La terre ne porte pas de gens plus méchants que vous. »

(« Comment le sophiste emporta son drap… »,

François Rabelais

Dans cette fiction palpitante, un monde alternatif se dessine : une France de 2025 où les réseaux sociaux sont devenus le champ de bataille ultime entre liberté et contrôle. Chaque post, chaque mème, chaque vidéo est scruté par une intelligence artificielle d’État, le "Filtre Républicain", chargé de préserver l’ordre public. Les citoyens, connectés en permanence via des implants numériques, consomment un flux incessant de contenus, mais l’humour, jugé subversif, est sous haute surveillance. Dans un studio télévisé transformé en arène high-tech, Greg Tabibian, youtubeur lconnu pour ses vidéos satiriques décapantes, fait face à Emmanuel Macron, président réélu, incarnation d’une autorité technologique obsédée par la stabilité. Le sujet du jour : une loi visant à interdire les contenus humoristiques jugés "déstabilisants" sur les plateformes comme X et YouTube. Les caméras bourdonnent, les algorithmes analysent chaque mot en temps réel, et le public, derrière ses écrans, fait grimper les hashtags #TabibianVsMacron et #RireOuCensurer.

Voici une version  de la scène du scriptorium du *Nom de la Rose*, avec Greg Tabibian à la place de Guillaume de Baskerville et Emmanuel Macron à la place de Jorge, intégrant des exemples contemporains sur la liberté d'expression et les réseaux sociaux :

Dans l’enceinte feutrée d’un studio télévisé transformé en arène de débat, Greg Tabibian, youtubeur connu pour ses vidéos satiriques et ses analyses mordantes de l’actualité, fait face à Emmanuel Macron, président de la République, incarnation de l’autorité et du contrôle institutionnel. Le sujet brûlant : un projet de loi visant à réguler les contenus humoristiques sur les réseaux sociaux, accusés de semer le trouble dans l’opinion publique. Une foule de micros et de caméras enregistre chaque mot, tandis que les réseaux sociaux s’enflamment déjà en ligne.

**Greg Tabibian**, avec un sourire malicieux : Mais qu’y a-t-il de si inquiétant dans le rire, M. le Président ? Une vidéo qui moque un ministre, un mème sur une réforme, une parodie de discours… en quoi cela menace-t-il l’ordre public ?

**Emmanuel Macron**, le regard grave, ajustant ses lunettes : Le rire, M. Tabibian, tue la peur. Et sans la peur, il n’est pas de foi. Pas la foi religieuse, non, mais la foi en l’ordre, en la stabilité, en la République. Sans la peur du chaos – celui des fake news, des émeutes numériques, des campagnes de désinformation – il n’y a plus besoin d’un État fort. Vous, avec vos vidéos, vous banalisez la moquerie, vous érodez le respect dû aux institutions.

**Greg Tabibian**, croisant les bras, provocateur : Vous n’éliminerez pas le rire en bloquant une chaîne YouTube ou en suspendant un compte X ! Les gens riaient bien avant TikTok, et ils riront encore après. Regardez les mèmes sur la réforme des retraites en 2023 : les Français ont ri, ont partagé des images de vous en monarque, et pourtant, la réforme est passée. Le rire n’a rien détruit.

**Emmanuel Macron**, se penchant en avant, la voix posée mais ferme : Non, certes, le rire ne disparaîtra pas. Il restera le divertissement des foules, l’échappatoire des simples sur leurs écrans. Mais qu’adviendra-t-il si, à cause de vos vidéos, de vos posts sur X, l’homme cultivé – l’intellectuel, le journaliste, le décideur – déclarait tolérable que l’on rie de tout ? Si l’on se met à rire des lois, des vaccins, des élections ? Pouvons-nous rire de la République elle-même, de ses symboles, de ses valeurs ? Le monde retomberait dans le chaos, un chaos où chaque vérité est noyée sous un flot de sarcasmes.

**Greg Tabibian**, haussant les épaules : Vous parlez de chaos, mais c’est vous qui le craignez, pas le public. Prenez l’exemple de l’affaire Quatennens en 2022 : les réseaux sociaux ont débattu, critiqué, moqué, parfois avec excès, mais c’est aussi là que la vérité a émergé, que les citoyens ont exigé des comptes. Ou encore l’humour sur les Gilets jaunes : les mèmes, les parodies, ça n’a pas détruit la société, ça a permis d’exprimer une colère, de libérer une parole. Le rire, c’est la soupape de la liberté d’expression.

**Emmanuel Macron**, fronçant les sourcils : La liberté d’expression, oui, mais à quel prix ? Quand un influenceur comme vous, suivi par des centaines de milliers de personnes, tourne en dérision une politique de santé publique, comme les campagnes de vaccination anti-Covid, vous semez le doute. Quand un mème sur X ridiculise une institution judiciaire, vous fragilisez la confiance collective. Souvenez-vous des théories complotistes relayées sous couvert d’humour pendant la pandémie : elles ont coûté des vies. Votre rire, M. Tabibian, n’est pas innocent. Il est une arme.

**Greg Tabibian**, avec un éclat de rire : Une arme ? Peut-être. Mais une arme qui désarme les puissants, pas les faibles. Si je fais une vidéo sur les algorithmes de censure de YouTube ou sur les lois européennes qui veulent réguler le Net, je ne fais qu’éveiller les consciences. Les gens rient, mais ils réfléchissent aussi. Vous voulez contrôler le rire parce qu’il vous échappe. Vous préféreriez un monde où chaque post est validé par une commission, où chaque blague passe par un filtre d’État.

**Emmanuel Macron**, avec un sourire froid : Vous caricaturez, comme toujours. Mais si ce filtre, comme vous dites, protège la société d’une guerre civile numérique ? Si limiter certains rires empêche les discours de haine, les lynchages en ligne, les manipulations de masse ? Le rire n’est pas neutre, M. Tabibian. Il façonne les esprits. Et si tout devient risible, alors rien ne sera plus sacré – ni la vérité, ni la démocratie, ni la cohésion nationale.

**Greg Tabibian**, sérieux pour la première fois : Le sacré, c’est la liberté de penser, de parler, de rire. Si vous commencez à dire ce qu’on peut moquer ou non, vous ne régulerez pas seulement les réseaux sociaux, vous régulerez les esprits. Et ça, M. le Président, c’est le vrai chaos.

Un silence s’installe. Les caméras zooment sur leurs visages. Sur X, les hashtags #TabibianVsMacron et #RireOuCensurer explosent, tandis que des mèmes commencent déjà à inonder les fils d’actualité.

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Il ya  des problématiques modernes comme la régulation des réseaux sociaux, les tensions autour de la liberté d’expression, et les controverses spécifiques à la France contemporaine (réforme des retraites, Gilets jaunes, vaccination). Elle reflète le choc entre l’humour contestataire de figures comme Greg Tabibian et l’approche institutionnelle d’un dirigeant comme Macron, tout en conservant la profondeur philosophique de l’échange original du "nom de la rose" d'Umberto Eco.

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