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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Les 2 se ressemblent, 2 universitaires Nicolas Lebourg Historien de l’extrême droite et Michael Idrac sociologue des camps de réfugiés. Le premier est sans université fixe (C'est Nicolas Berjoan qui a le poste qu'il convoitait à l'université de Perpignan) . Le second quant à lui est attaché à l'université de Liège .
Entre les 2, il y aurait du avoir convergence des luttes, mais voilà, c'est Agnés et Carole qui paye ses prestations par l'intermédiaire d'interventions comme par exemple dans le festival anti-raciste "nostra mar" où il a son rond de serviette, au mémorial de Rivesaltes pour des conférences sur le "grand remplacement" où il a les chiffres qui démontre qu'il n'existe pas. Ou par le financement sur un livre sur la droitisation de Perpignan dont le discours convient exactement à Agnès, qui y voit comme une confirmation à sa nécessité d'être maire à la place de Louis Aliot .
Ha si la LFI avait pu faire intervenir sur ses fonds propres, Nicolas, mais voilà: Dieu décide de nous...
Alors quand Nicolas, après l'affaire Quentin à Lyon, décrit dans un post que les extrêmes, il s'agit de faire un amalgame (over) , le sang de Michael ne fait qu'un tour ! Il accuse alors de ne parler que comme le disait Francis Blanche dans "les barbouzes" que comme "un sycophante glaireux" ou "un petit télégraphiste" de Carole Delga (#lavraipatronne qui a occis Tanie ) . Bref, ce n'est pas pour bientôt la convergence des buts, et l'oignon qui fait la farce pour le deuxième tour ...
Nicolas Berjoan : un universitaire engagé et figure écologiste à Perpignan pour les municipales 2026Né en 1978 à Perpignan (Perpinyà en catalan), Nicolas Berjoan est un enseignant-chercheur perpignanais de 48 ans, spécialiste de l'histoire contemporaine, des nationalismes sans État et des identités régionales en Occitanie et Catalogne du Nord. Diplômé de l'IEP d'Aix-en-Provence en sciences politiques, titulaire d'une maîtrise en philosophie (université de Provence) et docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), il est également professeur agrégé d'histoire. Il enseigne à l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) en tant que maître de conférences en histoire contemporaine, où il est responsable des échanges internationaux pour les disciplines histoire, histoire de l'art, archéologie, sociologie, géographie et aménagement du territoire.
Ses travaux de recherche portent sur les mouvements nationalitaires occitans et nord-catalans à l'époque contemporaine.
Il a publié plusieurs livres et articles, notamment sur les nationalismes sans État au XXIe siècle, l'idée latine du Félibrige ou encore les dynamiques identitaires en Méditerranée. Il a été membre du CRESEM (Centre de recherche sur les Sociétés et Environnements en Méditerranée) jusqu'en 2023 et a exercé comme chercheur postdoctoral à la Casa de Velázquez.
Engagé politiquement depuis de nombreuses années au sein des écologistes (anciennement EELV, aujourd'hui Les Écologistes), Nicolas Berjoan occupe des responsabilités importantes : il est responsable régional des Écologistes pour le Languedoc-Roussillon et membre du Bureau Exécutif Régional (BER), ainsi que du secrétariat du Groupe Local dans les Pyrénées-Orientales. Dès 2021, il portait les couleurs écologistes lors des élections régionales. En mars 2025, il exprimait publiquement son ambition de renforcer la présence écologiste dans les villes moyennes des Pyrénées-Orientales via des unions de la gauche pour les municipales de 2026.
Dans le cadre des élections municipales de mars 2026 à Perpignan, il occupe la 3e place sur la liste "Perpignan changez d'air !", menée par Mickaël Idrac (LFI) et soutenue par La France insoumise, Les Écologistes et Génération.s.
Cette position en fait la figure de proue écologiste de la liste, souvent qualifié de "premier écologiste" ou "responsable régional Les Écologistes". Il incarne l'ancrage local (habitant du quartier Palais des rois de Majorque) et l'expertise environnementale du projet.Le 14 février 2026, Nicolas Berjoan a présenté en conférence de presse les propositions écologiques phares de la liste, sous le slogan "Du vert partout" et autour de trois axes majeurs : Le verdissement massif de la ville et de sa périphérie (végétalisation, adaptation au changement climatique).
La transformation des mobilités (gratuité des transports, amélioration des conditions pour piétons et cyclistes, critique des "galères" actuelles à Perpignan).
La transition énergétique et l'adaptation urbaine au réchauffement.
Il a insisté sur l'urgence de rendre Perpignan plus respirable et vivable, en opposition à la politique du maire sortant Louis Aliot, qu'il accuse notamment de greenwashing.
Cette présentation s'est déroulée en présence de la députée écologiste Christine Arrighi, venue apporter son soutien.Actif dans la construction de l'union à gauche depuis 2025, il a cosigné plusieurs communiqués avec Mickaël Idrac pour annoncer le nom de la liste ("Perpignan changez d'air"), lancer des campagnes d'inscription sur les listes électorales ou dénoncer les faiblesses environnementales de la majorité actuelle. Il participe activement à la campagne, avec des prises de parole publiques et des réunions pour mobiliser autour d'une gauche combative, écologiste et populaire.Nicolas Berjoan représente ainsi un profil hybride : universitaire rigoureux, spécialiste des identités catalanes et occitanes, et militant écologiste de terrain, déterminé à faire de Perpignan une ville plus verte, plus juste et plus démocratique face à l'extrême droite. Son rôle central dans la liste "Perpignan changez d'air" en fait l'une des voix les plus écoutées sur les enjeux climatiques et sociaux dans cette campagne électorale.
Nicolas Berjoan était en direct pour l'archipel contre attaque info pour présenter le programme de la liste Mickael Idrac Perpignan changez D'AIR 2026 pour la plus que prochaine élection municipale en mars prochain Au Cochon Hardi ...
Nicolas Berjoan de Nou-s Perpignan était en direct pour l'archipel contre attaque pour la conférence de rentrée au casal Jaume 1 de Perpignan derrière lycée Arago demain soir à 18h30. Perpign...
Jean-Bernard Mathon, Philippe Poisse,Nicolas Berjoan étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour donner des nouvelles du patrimoine en danger :un patrimoine en danger à Perpignan et dan...
Au moment où pour les prochaines élections municipales de Perpignan, semble vouloir se mettre en marche (sauf le Rassemblement National ) , que reste-t-il de la gauche ? Chez les "insoumis" locau...
"Cependant, Alcide Jolivet avait fait comprendre à son confrère qu'il ne pouvait quitter Tomsk sans avoir pris quelque crayon de cette entrée triomphale des troupes tartares."
Michel Strogoff (1876) de Jules Verne
"Les bêtes de somme se comptaient par milliers. C'étaient des chameaux de petite taille, mais bien faits, poil long, épaisse crinière leur retombant sur le cou, animaux dociles et plus faciles à atteler que le dromadaire."
Michel Strogoff (1876) de Jules Verne
On a enfin toutes les listes des municipales déposées à Perpignan,enfin : comme de juste (Leblanc) , c'est la moutarde qui accouche d'une souris. Les élections sont devenues un marché comme un autre, puisque absence de corpus politique, mais aussi, avec absence d'étude de marché: d'où l'ambiance de "Je de la marchande" avec fausse balance Roberval à la clef et autres bananes en plastique...
C'est le grand mercato de "wish" et tout le monde peut finir sur n'importe quelle liste, pour peu que la personne le souhaite et qu'elle fasse de la drague lourde aux candidats.
Chaque candidat est un corbeau, tenant fromage en bouche, à qui des renards synthétiques font croire qu'ils sont les Phénix des hôtes de ses bois de Boulogne ! Ça tapine sur tous les trottoirs de Perpignan pour une place : dans la confusion des étiquettes, il y a même des guerres pour des morceaux de trottoir, devenus part de marché !
Parce que le "macrottage" et le racolage électoral, ça existe et ce n'est même pas un crime. C'est de l'épicerie et on trouve de tout chez tout le monde : mangez 5 tendances politiques et légumes par jour.
On a des vieux recyclés et des futurs nouveaux recyclés, mais à qui l'électeur ne fait pas le crédit de ses débuts parce que dans leurs regards, il y a déjà la fièvre des paroles de la chanson de Balavoine "le chanteur" #jmeprésentejemapellehenri.
Et nous, nous avons d'autres vies de carême à vivre s'en prêter attention à ce "mardi gras" qui tâche et qui ne fait grossir qu'eux : voir surcharge pondérale dans les médias et autres sondages.
Alors l'habitant, l'électeur de Perpignan, est en droit de dire comme Archimède au soldat romain qui venait l'exécuter : "ne dérange pas mes cercles !"
"La ruse est myope : elle ne voit pas plus loin que son nez. Voici pourquoi elle tombe souvent dans le piège qu'elle tend aux autres." "Quand on ne sait pas pourquoi on vit, on vit n'importe ...
Le Guide du Candidat Singulier : S'affranchir de la Foule Politique Chapitre I : Éveiller la Singularité Identité Politique Personnalisée Développez une identité politique qui vous est propre...
"Quand les autres disent toute sorte de mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, et réfléchis plutôt au fait que tu n'as pas été plus loyal dans l'accomplissement de tes devoirs.Quand d'autres te blâment, ne les blâme pas ; quand d'autres sont en colère contre toi, ne le sois pas contre eux. la joie ne vient que quand le désir et la passion s'en sont allés. "
Bushido - Le Code du Samouraï: L'Âme du Japon
Inazo Nitobe
En ce mois de février 2026, Perpignan se prépare à son rituel tous les six ans : choisir un daimyo pour six ans de plus (ou moins, si le karma est capricieux). Louis Aliot, maire RN sortant, brigue un second mandat avec la sérénité d’un chat qui sait que les souris se mangent entre elles. Face à lui, une gauche en kit IKEA mal assemblé :
Mickaël Idrac (« Perpignan, changez d’air ! » – LFI + écolos + Génération.s), Agnès Langevine et Annabelle Brunet (« Plus forts pour Perpignan » – Place Publique + PS national + centre-droit + ex-Macronistes + un ancien joueur de l’USAP pour faire couleur locale), Mathias Blanc (« Perpignan Autrement » – PS militants + PCF + PRG + écologistes dissidents), et Bruno Nougayrède pour la droite-centre qui espère encore exister. Ajoutez les venues touristiques de Bardella et Mélenchon, et vous avez un cirque où les clowns se disputent le même trapèze.
Si un vieux maître du Bushido, revenu d’entre les morts pour assister à ce spectacle, sortait son katana rouillé de dépit, voici ce qu’il noterait :
Gi – La rectitude, la justice
Le samouraï tranche sans trembler. Ici, on coupe les cheveux en quatre pour justifier les alliances les plus contre-nature. Le PS national largue ses militants locaux (qui soutenaient Mathias Blanc) pour investir Agnès Langevine, parce que « l’union large » avec du centre-droit et des ex-LREM, c’est tellement plus justice que d’écouter la base. Louis Aliot, lui, gère « pépère » : vitrine nickel, arrière-cour en bordel, et SOS Racisme qui vient gentiment rappeler les discriminations en 2026. Rectitude ? Plutôt une règle à calcul pour maximiser les voix sans se salir les mains. Yu – Le courage
Le vrai courage, c’est affronter le tigre, pas se cacher derrière des sigles. Mathias Blanc refuse le diktat national du PS et maintient sa liste : respect. Mickaël Idrac reste sur sa ligne radicale sans se renier : respectable. Agnès Langevine ose un ticket hybride gauche-centre pour « battre le RN » : courageux sur le papier, mais ça sent le compromis odorant. Louis Aliot assume son bilan malgré les casseroles judiciaires : au moins il ne change pas de kimono toutes les semaines. Le courage collectif de la gauche ? Zéro. Quatre listes, quatre ego, un seul perdant : la ville. Jin – La bienveillance, la compassion
Le samouraï protège les faibles. Perpignan en compte 34 % sous le seuil de pauvreté. Les listes de gauche promettent du social, de l’écologie, de la jeunesse… en théorie. En pratique, on se déchire pour savoir qui aura le droit de promettre le plus de subventions. Louis Aliot mise sur la sécurité visible et la propreté de façade : compassion sélective (pour ceux qui votent bien). Jin ? Une vertu qu’on invoque dans les meetings, mais qu’on oublie dès qu’il s’agit de lâcher un colistier pour un meilleur score. Rei – La politesse, le respect
Même l’ennemi mérite le salut avant le coup fatal. Ici, on s’insulte joyeusement : trahison pour les uns, compromission pour les autres, racisme d’État pour certains, wokisme pour d’autres. Les débats virent au règlement de comptes familiaux. Agnès Langevine se fait traiter de « coucou politique spécialiste de l’embrouille », Mathias Blanc de frondeur têtu, Idrac de puriste sectaire. Rei ? Le respect s’est fait hara-kiri dès le dépôt des listes. Makoto – La sincérité, la vérité
Dire ce qu’on pense, sans fard ni filtre Instagram. Louis Aliot a dédiabolisé son mandat : moins d’excès frontistes, plus de gestion municipale soft. Ses adversaires crient au masque. Agnès Langevine parle « efficacité » pour justifier son alliance large : sincère comme un politicien qui promet la lune. Mathias Blanc assume sa dissidence : makoto brut, presque touchant. Mais globalement, la campagne est un grand concours de storytelling où la vérité est la variable d’ajustement. Meiyo – L’honneur
L’honneur se perd en un claquement de doigts. Perpignan est le trophée RN : le perdre serait une gifle nationale, le garder une preuve que « ça marche ». À gauche, l’honneur est en soldes : le PS national sacrifie ses militants pour une union bancale ; Blanc refuse de plier mais risque de faire 5-8 % ; Idrac reste pur mais marginal. Le Bushido hurlerait : où est l’honneur quand on préfère quatre enterrements de première classe à une union boiteuse mais honorable ? Chugi – La loyauté
Loyauté au seigneur… ou au peuple ? Les colistiers se rangent, les partis imposent (PS pour Langevine), les militants locaux se rebellent (soutien à Blanc). La loyauté verticale (au QG national, au calcul électoral) écrase la loyauté horizontale (envers les Perpignanais qui galèrent). Le samouraï ronin préférerait se faire seppuku plutôt que de trahir ses principes pour un strapontin. Ici, on trahit pour un strapontin… et on appelle ça de la « realpolitik ».
Verdict du Bushido : Perpignan 2026 n’est pas une épopée chevaleresque.
C’est un vaudeville où les ronin de gauche se plantent leurs wakizashi dans le dos pendant que le daimyo RN sirote son thé en regardant le spectacle. Agnès Langevine joue la carte de l’union large mais sent le soufre ; Mathias Blanc incarne la loyauté locale mais court au suicide électoral ; Mickaël Idrac reste pur mais invisible ; Louis Aliot gagne par KO technique. La ville, elle, reste sur le banc, attendant que quelqu’un daigne enfin appliquer ne serait-ce qu’une seule de ces vertus sans rire jaune.
Le 15 mars, les Perpignanais choisiront probablement le diable qu’ils connaissent plutôt que quatre anges qui se crêpent le chignon. Le Bushido, écœuré, rengaine son sabre, marmonne un « bande d’amateurs » et repart vers Kyoto en secouant la tête.
(Article réécrit le 24 février 2026 – avec double dose d’ironie, parce que la réalité locale l’exige.)
sylvain Huet http://www.lexpress.fr/styles/minute-saveurs/sylvain-huet-sacre-sake-samurai-a-kyoto_1175089.html Sylvain Huet vient d'être nommé saké samouraï! Ceux suivent l'archipel contre atta...
Le chef Lijima Masashi au centre et Marie Jaume à droite http://www.hoteldugolfe-argeles.com/ Le grand hôtel du golfe à Argeles link est un bijou de l'hôtellerie catalane. Construction de 1971 ...
Bienvenue à Sainte Marie la Mer, au singulier s’il vous plait, nous ne sommes pas en Camargue. Dans ce « village à la plage » de 4900 âmes, vous ne trouverez pas Sara la noire, sainte patronne des gitans, mais Edmond Jorda guide suprême de l’association des maires des PO et chevalier de l’ordre national du mérite.
Sous ses traits juvéniles, Edmond, cadre de la fonction publique, est une véritable machine politique qui a gravi tous les échelons de l’AMF 66 en deux ans seulement avant d’en prendre le contrôle en 2020 après avoir été élu maire.
Directeur général des services de la commune sous l’égide de son prédécesseur Pierre Roig, il hérite du siège d’édile au terme d’un scrutin où il était à la tête de la seule liste candidate.
Bis repetita en 2026 ? C’était sans compter sur l’émergence d’un novice en politique, Dimitri Piacentini, bien décidé à se jeter dans la mêlée.
Deux adversaires sans étiquette, quoique que Dimitri portait la bannière du mouvement Agissons en tête du cortège des manifestants opposés au golf de la Raho. C’est peut-être d’ailleurs ici qu’il y a une première opposition idéologique entres les deux hommes car Edmond Jorda porte un projet d’extension portuaire déclaré d’utilité publique qui, par voie de conséquence, ouvre droit à l’expropriation, un mode opératoire dénoncé par Dimitri Piacentini ulcéré par l’expropriation pour du loisir élitiste. Le modus operandi n’est pas leur seul point de discorde puisque que Piacentini a annoncé sa ferme opposition à l’extension du port Sainte-Marinois qui, selon lui, aggravera l’érosion du trait de côte et grèvera durement les finances de la commune avec un budget plus que contestable ; toutefois, c’est aux administrés d’en décider, Dimitri promettant une consultation citoyenne en cas d’élection.
Ce trait de côte est, en outre, un point de clivage majeur pour ces deux concurrents, deux approches à la poursuite d’une même fin : limiter l’inexorable grignotage du littoral communal par l’appétit féroce des vagues méditerranéennes :
Edmond tente les barricades, comme avec cette récente casemate faîte de 200 mètres de sacs de sable, quand Dimitri veut déclarer la guerre aux épis de rochers, à l’extension du port et au baladoir, reliquats d’une époque où les aménageurs du littoral se prenaient pour Moïse.
Côté campagne, deux approches afin de conquérir le fief : Quand Jorda égraine ses colistiers sans dévoiler son programme, Piacentini manœuvre inversement ; Edmond inaugure une permanence électorale à la plage, Dimitri fait gruter un préfabriqué de campagne en plein village, juste avant d’annoncer un ambitieux projet de résidence senior…
La bataille fait donc rage et la récente enquête publique sur le plan local d’urbanisme intercommunal a été le théâtre d’un conflit d’artillerie fait de tracts alternants déclarations et dénégations : Des changements de zonage plus permissifs pour certains campings, pour le parking des Marendes ou encore le stade municipal font bondir Piacentini qui y voit de futures urbanisations que réfute vivement Jorda sous les yeux d’un public médusé.
Et ce fameux port nature qui se réinvite dans la campagne, le projet phare d’Edmond Jorda, promis sans construction mais pour lequel il a pourtant demandé à PMM un zonage autorisant la construction d’activités portuaires et maritimes.
Cela n’aura sûrement pas échappé à la première vice-présidente de la Région Agnès Langivine, candidate tête de liste à Perpignan, qui a voté contre le subventionnement du port en assemblée plénière du conseil régional. A moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre politicienne à l’instar du malfaiteur anonyme qui a fuité, au mois de mars dernier, le passage d’Edmond sous le bandeau au grand orient de France dans un certain blog proche de l’extrême droite.
Une chose est sûre, c’est qu’avec autant de fougue et de points clivant, beaucoup se réjouiraient de voir le mirmillon et l’hoplomaque, prétendants au trône Sainte-Marinois, s’affronter en débat public dans l’arène de l’Omega. Jorda a peut-être un avantage grâce à un laniste bien connu, ex-joueur de
l’USAP et champion de France, qui n’a sûrement pas été ré-sélectionné pour sa constance à participer aux conseils municipaux depuis 2020.
Qu’il y ait débat ou pas, peu importent les résultats du scrutin, les conseils municipaux des prochains mandats risquent d’être hauts en couleurs.
"Agir en primitif et prévoir en stratège." René Char "La stratégie consiste à continuer de tirer pour faire croire à l'ennemi qu'on a encore des munitions." Michel Chrestien C était une prom...
Dans le vent salé des docks numériques, un archipel émerge.
Pas celui des cartes postales touristiques, mais un archipel de mots tranchants, d’éclats d’énergie brute et de rage lucide. C’est L’Archipel contre-attaque !, ce blog qui refuse le silence poli de la place publique. Et aujourd’hui, l’artiste catalano-suédois Frédéric Iriarte lui rend un hommage musical : une chanson intitulée « Bye bye Suède raciste, bienvenue Catalogne ».
Un cri de fraternité, un adieu ironique à une Suède qu’il perçoit gangrenée par certains discours, et un bienvenue chaleureux à la Catalogne Nord, terre de résistance et de franc-parler.
C’est une déclaration d’allégeance à un projet journalistique et citoyen qui, depuis des années, secoue Perpignan et ses environs.Au cœur de cet archipel numérique : Nicolas Caudeville, plume acérée, regard ironique et indomptable. Depuis les émeutes de mai 2005, il chronique sans concession la dérive de la ville et de son agglomération – cet « archipel » qui sombre, selon lui, dans les abysses du clientélisme, du silence complice et des promesses trop courtes.
Le blog reste éveillé tard, quand la ville se démaquille.
Caudeville est aux manettes, plume accrochée à l’épaule, ironie en bandoulière. Il regarde le pouvoir en face, sans se laisser intimider. Il rit quand il devrait se taire, et mord quand il devrait se contenter de commenter.Ici, les nouvelles ne sont jamais tièdes. Elles sentent la rue, le café fort, les trop longues réunions du conseil municipal, les magouilles à peine voilées.
Le style est gonzo pur jus : débordant, penché, agité. On rejette la double langue officielle, on préfère les expériences brutes, sans filtre. Interviews en face-à-face, reportages de base, plongées dans la cultura popular et le malestar social – tout ce que la façade lisse des institutions cache derrière les affiches et les discours policés.Sur Overblog, les mots s’alignent comme des combattants. Sur Facebook, ils s’agglutinent en foule bruyante.
L’Archipel devient une constellation critique : commentaires enflammés, débats houleux, désaccords assumés. Ce n’est pas un continent sage et consensuel. C’est un archipel en insurrection permanente, qui déshabille certains médias et certains pouvoirs, tout en gardant la mémoire vive.Frédéric Iriarte l’a bien compris. Sa chanson n’est pas qu’un clin d’œil artistique.
Elle célèbre cette riposte quotidienne : l’Archipel qui contre-attaque, qui refuse de laisser la ville muette quand elle hurle intérieurement. Perpignan comme boussole, Pyrénées-Orientales à l’horizon catalan. Dans les fils numériques, les îles se relient, unies par une même envie de vérité crue.L’Archipel riposte !
Et Frédéric Iriarte, depuis sa Suède qu’il quitte symboliquement en chanson, apporte sa voix à ce chœur dissonant. Bye bye hypocrisie nordique.
Bienvenue Catalogne libre, têtue, vivante.Nicolas Caudeville et son équipe peuvent être fiers : leur archipel n’est plus seulement une chronique locale. Il est devenu une inspiration au-delà des frontières. Merci Frédéric, pour ce tube de résistance. Que le vent salé continue de porter ces mots jusqu’aux docks du monde entier.(Inspiré du texte hommage circulant et du blog L’Archipel contre-attaque ! – février 2026)
L'artiste plasticien Frédéric Iriarte est de Perpignan https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Iriarte .Il a fait ses études d'art aux regrettés beaux arts de Perpignan, fermés il y a...
"L’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets. "
L'Empire du bien
Philippe Muray
Voici un panégyrique de l’insignifiance, inspiré très librement (et avec une pointe d’ironie kundérienne assumée) de La Fête de l’insignifiance (2014), le dernier roman de Milan Kundera. Le texte suit la tonalité du livre : légère, provocante, anti-héroïque, presque dansante sur le vide. Éloge de l’insignifiance comme valeur cardinale de notre époqueÔ Insignifiance, muse discrète et souveraine de l’époque post-historique !
Toi qui as succédé aux grandes idoles épuisées — la Révolution, le Progrès, le Sens, l’Engagement, l’Authenticité —, toi qui règnes sans sceptre ni majuscule, tu es devenue la seule transcendance honnête qu’il nous reste.Kundera, dans son petit livre testamentaire, le dit sans emphase inutile :
« L’insignifiance, mon ami, c’est l’essence de l’existence. Elle est avec nous partout et toujours. »
Respirez-la. Elle n’exige ni sacrifice ni cri. Elle est déjà là, dans le défilé interminable des stories qui s’effacent en 24 heures, dans les conversations qui ne mènent nulle part, dans le nombril découvert qui ne signifie rien et qui, précisément pour cela, fascine.Dans un monde où tout a été sur-signifié (chaque geste politique, chaque like, chaque repas Instagrammé, chaque coming-out, chaque burnout), l’insignifiance est l’ultime acte de liberté.
Elle immunise contre le ridicule du sérieux.
Elle désamorce la concurrence mimétique. Elle rend caduques les grands récits et leurs petits procureurs. Elle est la forme contemporaine de la kundérienne légèreté de l’être — mais une légèreté qui n’a même plus besoin d’être insoutenable : elle est simplement devenue normale.Le médiocre : prêtre involontaire et héros involontaire de cette fêteLe médiocre n’est plus un accident malheureux de la société ; il en est devenu le collaborateur le plus efficace et le plus discret.Il ne revendique rien. Il ne performe pas la médiocrité (ce serait déjà une forme de snobisme). Il l’incarne sans y penser.
Il est le vrai démocrate ontologique :
il refuse de sur-jouer la différence, il refuse la surenchère du trauma, de la singularité, de la blessure sacrée. Il dit simplement : « Je suis comme tout le monde », et cette phrase, prononcée sans ironie ni fierté, est devenue subversive.
Dans La Fête de l’insignifiance, les personnages ne sont ni des ratés tragiques ni des génies incompris : ils sont agréablement, confortablement médiocres. D’Ardelo simule un cancer pour se donner de l’importance → échec comique
Caliban joue au Pakistanais analphabète pour exister autrement → théâtre raté
Charles ressasse des blagues stalino-absurdes → nostalgie vaine
Alain contemple des nombrils → érotisme minimaliste et vain
Tous ces petits échecs, ces petits mensonges, ces petits fantasmes inutiles célèbrent l’insignifiance.
Le médiocre prend sa part en refusant de se prendre au sérieux — et en ne laissant personne d’autre le faire à sa place.Comment optimiser sa mise en scène sociale de l’insignifiance ?
(art discret du médiocre contemporain – guide non exhaustif kundérien)
Cultiver l’anecdote inutile
Raconter longuement une histoire qui ne mène nulle part. Exemple parfait : les interminables anecdotes staliniennes de Charles. Bonus si l’auditoire rit poliment sans comprendre pourquoi. Maîtriser l’art du mensonge léger
Annoncer un cancer qu’on n’a pas, une passion qu’on n’a plus, un projet qu’on n’a jamais eu. Le mensonge grave est tragique ; le mensonge insignifiant est libérateur. Fétichiser le détail insignifiant
Le nombril découvert des jeunes femmes (Alain). Le rouge à lèvres mal étalé. La marque de chaussettes visible. Ces détails ne signifient rien → ils sont donc érotiques, drôles, sacrés. Refuser la compétition de la profondeur
Quand quelqu’un lance « et toi, quel est ton combat ? », répondre : « Je n’en ai pas. Je respire l’insignifiance ambiante. » Effet garanti : malaise puis soulagement chez l’interlocuteur.
Jouer la feinte identité ethnique ou sociale bas de gamme
Se faire passer pour un serveur pakistanais illettré quand on est français cultivé (Caliban). L’important n’est pas de tromper longtemps ; l’important est le plaisir du travestissement inutile. Organiser des fêtes sans enjeu
Réunir des amis pour ne rien célébrer. Parler de tout et de rien. Rire de la vacuité collective. Finir par une phrase de Ramon : « Respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur. »
En somme : L’insignifiance n’est pas un état subi ; c’est une fête consentie.
Le médiocre n’est pas un perdant ; il est le danseur le plus lucide sur la piste vide de l’époque.
Et optimiser sa mise en scène sociale, c’est simplement danser mal mais avec le sourire, sans attendre les applaudissements, sans attendre le sens.Car, comme le murmure Kundera une dernière fois :
l’insignifiance n’attend pas qu’on la sauve.
Elle nous a déjà tous sauvés — de nous-mêmes.
"A quoi rimerait un Hamlet privé du château d'Elseneur, d'Ophélie, de toutes les situations concrètes qu'il traverse, du texte de son rôle ? Qu'en resterait-il hormis je ne sais quelle essence...
" À l'encontre de ceux qui voient la modernité du roman dans une subjectivisation extrême, Broch (de même que l'autre grand Viennois Musil) conçoit le roman comme le forme suprême de la conna...
"Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en même temps évit...
« Les dieux vous entubent, vous trouvez un moyen de les entuber. Nous sommes à Baltimore messieurs, les dieux ne vous sauveront pas. »
The Wire (« Sur écoute »), série télévisée américaine créée par David Simon, extrait d’un dialogue de la saison 3.
"Je me moque d'avoir des personnages sympathiques.
Je veux faire des romans noirs épiques."
Elroy
La campagne est à mourir d’ennui, parce que la presse locale se met scène comme étant des professionnels du sérieux, alors qu'elle n'est que grave: un traitement de rubrique de chien écrasé sorti trop du chenil, sans la bienveillance de la SPA...Alors à l'Archipel contre attaque a décidé de changer de genre, prendre la pente par le polar, comme l'ours...
Perpignan, mi-février 2026.
La ville puait le soufre électoral, un mélange de sel catalan, de tempête Nils et de trahisons politiques qui vous collent à la peau comme une mauvaise sueur.
J'étais calé au comptoir d'un bistrot crasseux, un verre de rouge qui goûtait le vinaigre, à mater les ombres des candidats se déchirer sous les néons.Louis Aliot, le maire RN, trônait toujours comme un roi borgne sur son trône bancal. 43-44 % dans le dernier sondage Ifop – huit points de plus qu'en 2020, un bond qui sentait la poudre. Il avançait, blindé, mais la justice le talonnait comme un chien enragé. Le procès des assistants FN s'était refermé le 12 février : plaidoiries bouclées, verdict calé au 7 juillet. Le procureur avait craché ses réquisitions – 18 mois sursis, 3 ans d'inéligibilité. Aliot pouvait rafler la mise en mars et se faire virer comme un malpropre en juillet, le mandat encore chaud dans les mains. Il préparait son parachute, le rusé. Bardella débarquerait le 28 pour le cirer, un meeting de muscles face à Mélenchon qui viendrait soutenir Idrac le même jour. Duel de coqs sur le sable catalan, frontal et sanglant.
La gauche ? Un carnage de famille. Trois listes qui se bouffaient le nez au lieu de mordre Aliot.
Les pourparlers de la dernière chance entre Mickaël Idrac (16-17 %, adulé des jeunots à 53 % chez les 18-24 ans) et Mathias Blanc (11-15 %) avaient explosé le 12 février – accusations mutuelles, couteaux dans le dos, fin de partie. Idrac gardait sa machine LFI-Écolos-Génération.s, fort du soutien d'Ada Colau le 14, une voix venue de Barcelone comme un uppercut moral.
Blanc s'accrochait, malgré le PS national qui l'avait largué le 8 février pour filer l'investiture à Agnès Langevine (9-21 % selon les vents).
Elle, Place publique, ramassait les centristes comme des miettes : deux nouveaux ralliés officialisés cette semaine, un ticket qui sentait le compromis pourri. Total si unie : 36-52 %. Mais unie ?
Jamais. C'était une meute de loups qui se mordaient les queues pendant que le renard RN filait avec le poulailler.La tempête Nils avait balayé la ville : près de 500 arbres couchés comme des ivrognes après une baston. Aliot communiquait sur les assureurs, le Canard enchaîné sortait ses griffes sur le bilan – salaires gonflés, dépenses folles, délinquance qui galopait.
Les réseaux crachaient du fiel : "Aliot dégage" d'un côté, rires gras sur son plan B judiciaire de l'autre.
Perpignan était un ring où les coups bas pleuvaient. Aliot menait, mais avec une lame de guillotine au-dessus du cou. La gauche se suicidait en direct. Et les électeurs ? Ils regardaient, clope au bec, bière à la main, en attendant de savoir qui saignerait le plus le 22 mars.C'était la vie ici : crade, tranchante, sans pitié. Et personne ne gagnait vraiment.
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« Dilexit veritatem » : ces mots, épitaphes de Marc Bloch signifiant « J'ai chéri la vérité »,
La panthéonisation de Marc Bloch le 23 juin 2026 constitue un événement historique majeur pour la France.
Annoncée par Emmanuel Macron le 23 novembre 2024 lors des commémorations des 80 ans de la Libération de Strasbourg, cette entrée au Panthéon honore l’historien médiéviste, cofondateur de l’école des Annales, intellectuel engagé et résistant juif fusillé par la Gestapo le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans, près de Lyon.Initialement prévue le 16 juin – jour anniversaire de son exécution –, la cérémonie a été décalée d’une semaine en raison de la tenue du G7 à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin 2026.
Elle se tiendra donc le 23 juin, soit un peu plus de 82 ans après sa mort.Marc Bloch entre au Panthéon pour « son œuvre, son enseignement et son courage », selon les mots du président de la République, qui a salué sa « lucidité cinglante », son « audace des mots et des idées » doublée de « courage physique », et sa « volonté française jusqu’à son dernier souffle ».Une reconnaissance attendue, mais sous conditions fortes posées par la familleLa famille de Marc Bloch, représentée notamment par sa petite-fille Suzette Bloch et son arrière-petit-fils Matis Bloch (mandataires des ayants droit), a accueilli cette décision comme « un grand événement » et une reconnaissance officielle de l’État.
Cependant, elle a posé des conditions claires dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, publiée notamment par plusieurs médias :Marc Bloch doit entrer au Panthéon avec son épouse Simonne Bloch (née Vidal).
L’extrême droite, « dans toutes ses formes », doit être exclue de toute participation officielle à la cérémonie.
La famille insiste sur le caractère profondément antinationaliste de l’œuvre de Bloch, construite contre le « roman national » et la réduction de l’histoire française aux frontières nationales. Elle rappelle son engagement antifasciste précoce (il signa l’appel des intellectuels antifascistes en 1934) et met en garde contre toute tentative de récupération politique, comme celles déjà observées par le passé (notamment des citations décontextualisées par certains responsables d’extrême droite).
Suzette Bloch a tenu à souligner dans plusieurs interventions que « tous les étudiants en histoire l’ont lu » et que cette panthéonisation permettra de remettre en lumière un penseur dont la réflexion reste d’une brûlante actualité :
la critique de la désinformation, la défense de l’université libre, le refus des simplifications nationalistes, et l’appel à comprendre le présent par une connaissance honnête du passé.
Les éclairages de Suzette Bloch dans les entretiens à l’Archipel contre-attaque
Dans les échanges menés par Nicolas Caudeville pour le média L’Archipel contre-attaque (notamment lors d’un hommage organisé à l’Université de Perpignan Via Domitia en novembre 2024), Suzette Bloch a partagé des souvenirs familiaux et des réflexions personnelles sur son grand-père.Elle y décrit un homme passionné par la transmission du savoir, un pédagogue exigeant, un combattant des deux guerres mondiales (décoré pour son courage en 1914-1918), et un résistant de la première heure dans le mouvement Franc-Tireur. Elle évoque aussi l’Apologie pour l’histoire (écrit inachevé en 1944, publié posthumément), où Marc Bloch développe sa vision d’une histoire totale, comparative, attentive aux mentalités et aux structures profondes des sociétés – une méthode qui a révolutionné la discipline.
Suzette Bloch insiste sur la dimension humaine : un intellectuel qui n’a jamais séparé la réflexion de l’action, un juif laïc profondément attaché à la République, un patriote universaliste hostile à tout chauvinisme. Elle rappelle que l’exécution de Marc Bloch, après torture, fut un crime nazi visant à la fois l’homme, le juif et l’intellectuel libre.Ces entretiens, réalisés dans un cadre local et engagé à Perpignan, ont permis de présenter Marc Bloch non comme une statue du passé, mais comme une figure vivante dont les combats – contre la désinformation, pour la liberté académique, contre les replis identitaires – résonnent particulièrement aujourd’hui.
Un symbole pour l’université et la République
De nombreuses institutions (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EHESS, ENS, Centre Marc Bloch de Berlin) organisent depuis 2025 des cycles de conférences, journées d’étude et podcasts autour de sa vie, de ses combats et de son héritage. La panthéonisation du 23 juin 2026 s’inscrit dans ce mouvement plus large de redécouverte d’un penseur qui incarne à la fois l’excellence intellectuelle et l’engagement civique.En attendant la cérémonie, la famille et les historiens veillent à ce que cet hommage reste fidèle à l’esprit de Marc Bloch : lucide, intransigeant sur les valeurs républicaines et antifascistes, et résolument tourné vers la compréhension du monde plutôt que vers sa mythification.
"L'incompréhension du présent naît fatalement de l'ignorance du passé. " "Jusqu'au bout, notre guerre aura été une guerre de vieilles gens ou de forts en thèmes, engoncés dans les erreurs d...
Programme Le professeur Marc Bloch, un engagement pour la liberté, jusqu'à la mort. Suzette Bloch, ancienne journaliste à l'AFP Marc Bloch, historien universitaire, témoin et résistant. Nicola...
À seulement cinq semaines du premier tour des élections municipales (15 mars 2026), la gauche perpignanaise reste profondément divisée. Le Parti socialiste (PS) a officialisé dimanche 8 février 2026 un choix lourd de conséquences : le retrait de son investiture à Mathias Blanc, tête de liste de « Perpignan Autrement », au profit de la liste menée par Agnès Langevine (Place publique) et Annabelle Brunet.Le conseil national du PS a voté à l’unanimité cette décision, contredisant le soutien massif apporté par la fédération locale des Pyrénées-Orientales à Mathias Blanc (33 voix contre 6 en sa faveur fin janvier).
L’objectif affiché par les instances nationales est clair : favoriser une union la plus large possible à gauche pour tenter de faire barrage au maire sortant Louis Aliot (Rassemblement national), qui brigue un nouveau mandat dans cette ville conquise par le RN en 2020.
Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie et figure de Place publique, a salué cette clarification comme un acte de « responsabilité » et d’« efficacité » pour contrer le RN.
Sa liste « Plus forts pour Perpignan » se présente comme une union élargie de la gauche et du centre, avec Annabelle Brunet candidate à la présidence de la Perpignan Méditerranée Métropole.De son côté, Mathias Blanc, ancien conseiller départemental socialiste et avocat, n’a pas tardé à réagir avec fermeté. Dans un communiqué relayé notamment par L’Indépendant, il a dénoncé un « scénario écrit d’avance pour des intérêts nationaux au mépris de l’avenir de Perpignan ». Il a réaffirmé son intention de maintenir sa candidature : « Je ne lâcherai pas les militants qui m’ont désigné, je ne lâcherai pas Perpignan Autrement et je ne lâcherai pas le scrutin. »Preuve que sa campagne reste pleinement active, la liste « Perpignan Autrement » (qui regroupe des militants PS, PCF, PRG, Génération écologie, L’Après et l’association L’Alternative) continue d’organiser des réunions publiques dans les quartiers de la ville.
La page Facebook officielle « Mathias Blanc 2026 - Perpignan Autrement » annonce régulièrement ces rencontres, souvent suivies d’apéritifs conviviaux, pour aller à la rencontre des habitants.
Des événements récents ont eu lieu notamment dans le quartier Bas-Vernet (début février) et d’autres sont programmés dans les prochains jours, avec des échanges sur le logement, la démocratie locale, les services publics ou encore la réhabilitation de quartiers comme Saint-Jacques.Cette persistance de Mathias Blanc, malgré la perte de l’étiquette PS officielle, confirme la fracture à gauche. La gauche part désormais en ordre dispersé avec au moins deux listes principales concurrentes : celle soutenue par le PS national (Langevine-Brunet) et celle de « Perpignan Autrement » (Blanc).
Une division qui risque de compliquer la tâche face à un Louis Aliot en position de force dans les sondages locaux.
Reste à savoir si, d’ici le dépôt des listes fin février, des tractations de dernière minute permettront un rapprochement ou si cette guerre des clans se prolongera jusqu’au scrutin. Pour l’instant, Mathias Blanc semble déterminé à aller au bout de son engagement local, quitte à défier la ligne nationale de son parti.