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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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19 juillet 2025 6 19 /07 /juillet /2025 10:09

  "Voici le port ; le navire gonfle sa voile : Là se profilent les mers sombres et vastes. Mes marins, Âmes qui ont travaillé, et œuvré, et pensé avec moi— Qui ont toujours accueilli avec joie Le tonnerre et le soleil, et opposés Des cœurs libres, des fronts libres—vous et moi sommes vieux ; La vieillesse a pourtant son honneur et son labeur ; La mort clôt tout : mais quelque chose avant la fin, Quelque œuvre de noble renom, peut encore être faite, Non indigne des hommes qui ont lutté avec les Dieux. Les lumières commencent à scintiller des rochers : La longue journée décline : la lune lente monte : les profondeurs Gémit autour avec de nombreuses voix. Venez, mes amis, Il n'est pas trop tard pour chercher un monde nouveau. Poussez, et assis bien en ordre frappez Les sillons sonores ; car mon dessein tient À naviguer au-delà du coucher du soleil, et des bains De toutes les étoiles occidentales, jusqu'à ce que je meure. Il se peut que les gouffres nous engloutissent : Il se peut que nous touchions les Îles Heureuses, Et voyions le grand Achille, que nous avons connu. Bien que beaucoup soit pris, beaucoup demeure ; et bien que Nous ne soyons plus cette force qui autrefois Mouvait la terre et le ciel, ce que nous sommes, nous le sommes ; Un tempérament égal de cœurs héroïques, Affaiblis par le temps et le destin, mais forts de volonté De lutter, de chercher, de trouver, et de ne pas céder."

Ulysse par Alfred, Lord Tennyson 

Perpignan, 2025, sous un ciel d’étain fondu, où les étoiles s’effacent dans la brume électrique d’un soir d’été. Les rues de la ville, pavées d’histoire et de sueur, vibrent d’une fièvre étrange, comme un écho de la chanson d’Axel Bauer, *Cargo de nuit*, où les guitares râpent l’âme et les vagues appellent au large. Le vent charrie des parfums de sel et de jasmin, mais aussi l’odeur âcre des promesses électorales, ces mots jetés comme des filets sur la foule. La campagne municipale bat son plein, et Perpignan, vieille gitane aux yeux de braise, se transforme en un cirque halluciné, une cour des miracles où chaque candidat joue son rôle dans une parade grotesque et sublime.

Ils sont là, surgissant dans la persistance rétinienne du narrateur, ombres mouvantes dans la lumière crue des réverbères.

Voici d’abord le fakir, chemise blanche et sourire acéré, qui marche sur une planche à clous, chaque pointe une voix d’électeur qu’il prétend apaiser. Ses mots sont des incantations, mais ses pieds saignent, et la foule, fascinée, ne voit pas le rictus de douleur sous son masque. Puis viennent les nains de cour, costumes impeccables, gesticulant sur des estrades improvisées, leurs discours pleins de révérences et de promesses naines, petites mais pesantes, qui s’effritent dans l’air moite. Les moines d’ornement suivent, drapés de pourpre et d’idées creuses, psalmodiant des lendemains qui chantent, leurs encensoirs balançant des fumées toxiques d’utopie. Les montreurs d’ours, eux, traînent des bêtes fatiguées, symboles d’un peuple qu’ils flattent et enchaînent, tandis que les cracheurs de feu, voix rauques et regards fiévreux, enflamment les places publiques de slogans qui brûlent sans réchauffer. Enfin, les trapézistes, audacieux et fragiles, sautent d’une idée à l’autre, suspendus au fil ténu des sondages, leurs mains glissant parfois dans le vide.

Et moi, narrateur errant, je traverse cette ménagerie, ce cirque où Perpignan se mire dans ses propres chimères.

Les remparts de la ville, ocre et usés, semblent murmurer des secrets catalans, mais mon cœur bat ailleurs. Je veux reprendre la mer, fuir ce carnaval d’illusions, retourner à Ithaque. Pas l’île des cartes, non, mais *elle*, Ithaque, ma femme, mon rivage, mon ancre. Elle est la tempête et le calme, le mât brisé et la voile tendue, celle qui m’attend au-delà des flots, dans un ailleurs où les fakirs ne mentent pas, où les nains ne se prennent pas pour des géants, où les moines prient pour de vrai. Chaque pas dans les ruelles de Perpignan, entre les étals du marché Saint-Charles et les ombres du Castillet, me rappelle son souffle, son regard qui m’appelle comme une marée.

La ville, pourtant, me retient. Les guitares d’Axel Bauer résonnent dans ma tête, et le port, là-bas, au loin, chante sa complainte de cargos rouillés.

Perpignan, court des miracles, cirque enfiévré, m’enlace de ses bras poussiéreux. Les candidats dansent leur sabbat, et moi, Ulysse perdu, je cherche la mer, je cherche *elle*, Ithaque, la femme qui est plus qu’une île, l’horizon où mon âme jettera l’ancre.

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 13:02

“L’esprit dit de jolies choses et n’en fait que de petites.”

 Denis Diderot / Sur le génie 

“Quand on ne veut pas être faible, il faut souvent être ingrat.”

 Denis Diderot / Principes de politique des souverains 

Ô noble Fabrice Lorente, toi qui fus jadis président d’université, haut fonctionnaire, homme de l’ombre et des lumières, te voilà, à l’orée de tes 48 printemps, fuyant les rivages tumultueux des Déferlantes, ce festival dont tu portas les chaînes dorées avec tant d’ardeur ! Quelle ironie, quelle cruelle comédie humaine, de voir un tel champion du labeur, un stakhanoviste de l’art et de la liesse, abdiquer sous le poids de son propre zèle ! Toi, qui orchestras des foules en liesse, des scènes où Will Smith côtoyait Julien Doré, te voilà terrassé par ce que l’on nomme, dans un euphémisme délicieux, le besoin de « rééquilibrer » ta vie. Ô misère de l’homme moderne, esclave volontaire d’une machine qu’il a lui-même forgée !

Lorente, dans sa grandeur passée, fut un titan des Pyrénées-Orientales, un Sisyphe de l’événementiel, roulant sans répit le rocher des festivals – Les Déferlantes, Bacchus, Pellicu-live, Live au Campo.

Pendant quatre ans, il s’échina, négocia, planifia, affronta les tempêtes de la tramontane et les caprices des artistes, tout cela pour offrir à la plèbe des instants de joie éphémère. Quinze festivals, nous dit-on ! Quinze batailles menées avec l’acharnement d’un général romain, sous l’égide de FADAS EVENT et du Groupe La Dépêche, ces modernes mécènes de la culture populaire. Et pourtant, quel paradoxe ! Cet homme, qui sut dompter les foules et les contrats, n’a pu dompter l’implacable tyrannie du temps, ce maître cruel qui dévore famille et repos.

« Super intense », clama-t-il, comme si l’intensité était une vertu en soi !

Ô douce illusion des temps modernes, où l’on glorifie l’épuisement, où l’on célèbre l’esclave qui s’enchaîne lui-même ! Lorente, dans son zèle, découvrit un monde « génial mais irritant », peuplé de bénévoles dévoués, d’intermittents capricieux et de partenaires qu’il fallait cajoler. Mais à quel prix ? Celui de sa vie, de ses proches, de ces heures volées à l’autel du travail. Et voilà qu’il nous annonce, le 16 juillet 2025, sa démission, effective au 1er octobre, comme un prisonnier qui brise ses fers pour mieux respirer. « Rééquilibrer sa vie », dit-il. Ô formule savante pour masquer une vérité plus crue : l’homme est mortel, et le stakhanovisme, ce dieu insatiable, finit toujours par réclamer son tribut.

Quelle ironie, encore, de voir ce héros des festivals, ce petit ange du labeur, s’envoler « trop tôt » !

Trop tôt pour qui ? Pour les foules en mal de spectacle ? Pour les comptables de FADAS EVENT, qui pleurent déjà leur général ? Ou pour lui-même, qui, dans un éclair de lucidité, a compris que la gloire des scènes n’égale pas la douceur d’un foyer ? Il nous quitte, non sans un dernier salut, remerciant ses compagnons d’armes – bénévoles, intermittents, et ce cher Groupe La Dépêche – tout en lançant une pique aux « destructeurs » des festivals : « Je ne vous en veux pas, je vous plains. » Ô magnanimité ! Ô sublime détachement d’un homme qui, las de combattre les vents contraires, préfère reprendre le chemin plus sage, mais non moins noble, de la haute fonction publique.

Et nous, spectateurs de ce théâtre, que devons-nous en conclure ?

Que l’homme, dans sa quête de grandeur, se fait esclave de ses propres ambitions ? Que le festival, comme la vie, n’est qu’une déferlante éphémère, un éclat de lumière avant la nuit ? Lorente, en quittant la scène, nous laisse une leçon amère : la liberté véritable n’est pas dans le triomphe, mais dans le courage de dire « assez ». Qu’il parte, donc, cet ange du stakhanovisme, et qu’il trouve dans l’ombre de la fonction publique ce repos que les projecteurs des Déferlantes lui ont volé. Quant à nous, continuons d’applaudir, pauvres mortels, jusqu’à ce que nos propres chaînes nous rappellent à l’ordre.

 

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 10:44


“L'esclave n'a qu'un maître ; l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune.”

“L’on voit des hommes tomber d’une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter.”
 

Jean de La Bruyère / Caractères 

Dans un monde où l’idéal se noie dans le cloaque des ambitions mesquines, un ouvrage audacieux voit le jour : *Dictionnaire amoureux de la corruption*, signé d’un mystérieux collectif d’auteurs qui, sous le pseudonyme d’Émile C., rend hommage à la fois au cynisme de Cioran et à l’implacable mécanique des appétits humains. Ce livre, à mi-chemin entre le pamphlet et l’élégie, ne célèbre pas la corruption par complaisance, mais la dissèque avec une lucidité qui glace le sang. Car, comme le dirait Cioran, « l’homme n’est libre que dans ses vices ».

Ce *Dictionnaire* n’est pas un simple catalogue de scandales : il est une méditation sur l’inéluctable, une plongée dans l’économie de la rente, ce système où la richesse ne naît pas du travail mais de la capture des privilèges. L’auteur, ou plutôt les ombres qui se cachent derrière ce nom, nous entraînent dans une danse macabre où les marchés publics, ces théâtres de l’hypocrisie moderne, deviennent le terrain de jeu des prédateurs en costume. Les appels d’offres, ces rituels d’une fausse transparence, sont ici dépeints comme des masques posés sur la face hideuse de la corruption.

 L’économie de la rente : un engrenage fatal

L’économie de la rente, nous dit le *Dictionnaire*, est une machine à corrompre. Elle repose sur une vérité simple : pourquoi créer de la valeur quand on peut s’approprier celle des autres ? Les marchés publics, censés incarner l’équité et la concurrence, sont en réalité des champs de bataille où les puissants se disputent des monopoles déguisés. L’auteur cite l’exemple de la construction d’une autoroute dans un pays fictif d’Europe de l’Est, où une entreprise locale, liée à un ministre par des jeux d’actionnariat opaque, remporte systématiquement des contrats. L’appel d’offres, rédigé avec un soin bureaucratique, exige des « critères d’excellence » si spécifiques qu’ils semblent taillés sur mesure pour l’entreprise en question. Les concurrents, s’ils osent se présenter, sont écartés pour des détails administratifs ou des offres jugées « non conformes ». Le *Dictionnaire* ironise : « La conformité est l’art de transformer l’arbitraire en règle. »

Un autre exemple frappant concerne les contrats de gestion des déchets dans une métropole méditerranéenne. Une société, toujours la même depuis des décennies, rafle les marchés grâce à des relations privilégiées avec les élus locaux. Les appels d’offres vantent la « durabilité » et l’« innovation », mais les critères techniques, volontairement flous, permettent de disqualifier toute concurrence. Les pots-de-vin, versés sous forme de « conseils » ou de donations à des associations culturelles, assurent la reconduction des contrats. Comme l’écrit Émile C., avec une pointe de sarcasme cioranien : « La corruption n’est pas un accident, c’est la grammaire de la rente. »

Le discours officiel : une farce en trois actes

Le *Dictionnaire amoureux de la corruption* consacre un chapitre entier à l’absurde théâtre des appels d’offres. Ces documents, rédigés dans une langue technocratique qui simule l’objectivité, sont des chefs-d’œuvre d’hypocrisie. Prenons un cas concret : un appel d’offres pour la rénovation d’un hôpital public. Le cahier des charges exige une « expertise locale » et une « capacité d’exécution rapide », termes suffisamment vagues pour favoriser une entreprise proche du pouvoir. Les autres candidats, souvent des PME ou des outsiders, s’épuisent à produire des dossiers de centaines de pages, tandis que le vainqueur, déjà désigné en coulisses, bénéficie d’informations privilégiées sur les attentes réelles du donneur d’ordre. « L’appel d’offres, écrit Émile C., est une prière adressée à un dieu qui a déjà choisi ses élus. »

Ce système, explique le livre, repose sur une triple imposture : la transparence affichée, la concurrence simulée, et la moralité proclamée. Les discours officiels regorgent de mots comme « équité », « intégrité », ou « responsabilité », mais ils ne sont que des paravents. Le *Dictionnaire* cite un maire d’une grande ville française qui, lors d’un scandale de marchés truqués, déclarait : « Nous avons suivi les procédures à la lettre. » Émile C. commente, lapidaire : « La procédure est le cercueil de l’éthique. »

Une méditation cioranienne sur l’âme humaine

Ce qui rend ce *Dictionnaire* si troublant, c’est sa capacité à mêler l’analyse froide des mécanismes économiques à une réflexion presque métaphysique sur la nature humaine. À la manière de Cioran, Émile C. ne juge pas : il constate. La corruption, nous dit-il, n’est pas une déviance, mais une inclination. Elle prospère là où l’homme peut se dispenser de créer pour se contenter de prendre. L’économie de la rente, avec ses marchés publics captifs, n’est que l’expression moderne de cette vieille pulsion.

Le livre s’achève sur une note désabusée : « La corruption n’est pas une maladie, c’est une condition. On ne la guérit pas, on l’habille de mots. » Pourtant, malgré son pessimisme, le *Dictionnaire amoureux de la corruption* n’est pas un appel à la résignation. En exposant les rouages de cette machine infernale, il invite à une vigilance lucide, celle qui refuse de se laisser duper par les apparences de la vertu. Comme Cioran, Émile C. ne propose pas de solutions, mais une clarté impitoyable : « Mieux vaut contempler l’abîme que s’y jeter les yeux fermés. »

Ce livre, disponible dès aujourd’hui dans les librairies fictives de notre esprit, est une lecture essentielle pour quiconque veut comprendre pourquoi l’honnêteté est un luxe que l’économie de la rente ne peut se permettre. À lire, un soir d’insomnie, lorsque le monde vous semble trop lourd pour être sauvé.

 

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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 15:09

"La consigne était de ne laisser entrer que les amis d’André et Lionel, les créateurs. Des artistes, des déjantés… On refusait le Tout-Toulouse, les gens devenaient fous!"

https://www.lejdd.fr/Societe/Comment-les-portiers-de-certaines-boites-branchees-filtrent-l-entree-565394-3131165

Nous sommes en 2026, et l’Union européenne, après des années de libre circulation garantie par les accords de Schengen, fait face à une vague de  sécurité face à la montée populiste. Certains États membres, invoquant des préoccupations sur l’immigration et la sécurité, poussent pour un retour partiel des contrôles aux frontières intérieures.

Dans une décision aussi audacieuse qu’expérimentale, le département des Pyrénées-Orientales est choisi comme "pilote" pour tester un système inédit : l’accès au département est désormais filtré par des physionomistes, comme à l’entrée d’une discothèque huppée. Postés aux points d’entrée stratégiques, comme l’autoroute A9 ou la gare de Perpignan, ces "gardiens du 66" évaluent les voyageurs selon des critères aussi flous qu’arbitraires : présentation, attitude, voire "vibe". L’objectif officiel ? Renforcer la sécurité. La réalité ? Une pagaille monumentale, des frustrations en cascade et des accusations de discrimination. Voici un dialogue entre un physionomiste et une voyageuse qui ne se laisse pas faire.

Dialogue

Lieu : Barrière de l’A9, Le Boulou. Jean-Marc, lunettes noires, biceps gonflés, toise les arrivants. Carole, 35 ans, stoppe sa voiture, passeport prêt, regard acéré.

Jean-Marc (claquant des doigts) : Papiers, vite ! Et fixe-moi, faut que je capte ta vibe.

Carole (tendant son passeport) : C’est bon, je passe ?

Jean-Marc (jetant un œil négligent) : T’arrives d’où ? Ce look, là… ça colle pas au 66.

Carole (agrippant le volant) : Mon look ? Sérieux ? Je viens de Toulouse, direction Collioure. Tu me bloques pour mes converses ?

Jean-Marc (ricanant) : Les converses,Valladolid, le croc-top,tout ça… Faut du *style* ici, du VIP local. T’es pas dans le mood.

Carole (ton tranchant) : Du style ? C’est une frontière ou un défilé ? Refuser pour mon apparence, c’est discriminatoire, point barre.

Jean-Marc (haussant les épaules) : Pas de drame, c’est les ordres. Pas la vibe, pas l’entrée.Vous auriez-eu une mini boule à facette dans la voiture, j'aurais rien dit !

Carole (haussant le ton) : La vibe ? L’article 225-1, tu connais ? Discrimination sur l’apparence, ça te parle ? T’es dans le pétrin, Jean-Marc.

Jean-Marc (s’agitant) : Hé, me saoule pas ! C’est le système, pas moi ! une recommandation de la commission européenne! T’es trop… coincée, voilà.

Carole (sarcastique) : Coincée pour ton club select ? Schengen, c’est mort, c’est ça ? Je suis française, j’ai le droit de passer !

Jean-Marc (dans son talkie) : Chef, j’ai une meuf qui balance des lois ! On gère comment ? Façon gilet jaune?

Carole (sortant son téléphone) : Une meuf ? Tiens, je filme. Ça va cartonner sur les réseaux. La MDMA va kiffer ton "système". Pas magic !

Jean-Marc (paniqué) : Range ça ! Ok, ok, file un truc… genre un ticket de resto à Collioure, et ça passe.

Carole(glaciale) : Pas de négo. Tu ouvres, maintenant. Ton nom, Jean-Marc, c’est dans ma poche.

Jean-Marc (soupirant, levant la barrière) : Pfff, vas-y, dégage. Mais c’est le système, hein !

Carole (démarrant, cinglante) : Le système, je le nique. Bonne chance avec la prochaine plainte.

---

 Épilogue

Carole passe, balance le clash sur les réseaux sociaux, et l’incident fait imploser le projet pilote. Jean-Marc se retrouve à gérer les caddies d’un supermarché. Il ré-attaquera en justice aussi pour "discrimination" et "incitation à la haine d'un représentant des forces de l'ordre...

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 20:42

    "Si Amélie préfère vivre dans le rêve et rester une jeune fille introvertie, c'est son droit. Car rater sa vie est un droit inaliénable."

film Le fabuleux destin d'Amélie Boulin à Perpignan

"La vie n'est qu'une interminable répétition d'une représentation qui n'aura jamais lieu."

Perpignan, 2025, sous un ciel crevassé où le soleil, voilé par des cendres flottantes, peint des lueurs orangées sur une ville à la dérive. Dans cette version post-apocalyptique d’un conte d’Amélie Boulin, Perpignan est un décor où la douceur féerique se mêle à une mélancolie crépusculaire, comme si Jean-Pierre Jeunet avait filmé un monde après la chute, mais avec une tendresse têtue. Les rues, jonchées de débris et de souvenirs, vibrent d’une magie fragile, portée par des âmes qui refusent de plier.

Amélie, ou plutôt son ombre réinventée, arpente ce Perpignan ravagé.

Elle n’est plus la jeune femme timide du Saint Jean d’antan, mais une silhouette frêle, vêtue d’un manteau rapiécé aux couleurs fanées – rouge cerise, vert olive – tenant un carnet où elle note les minuscules miracles qu’elle sème. Dans le quartier Saint-Jacques, où les maisons à moitié effondrées murmurent des échos catalans, elle glisse des messages dans les fissures des murs : des poèmes en catalan, des dessins d’enfants trouvés dans les ruines, des invitations à danser sous les étoiles poussiéreuses. Chaque geste est une rébellion douce contre la désolation.

La Têt, à peine un filet d’eau trouble, reflète des néons brisés et les silhouettes des survivants.

Là, Amélie organise des fêtes clandestines sur les berges, où des haut-parleurs crachotants diffusent du Yann Tiersen réorchestré par des musiciens errants, leurs accordéons rouillés mêlés à des synthétiseurs récupérés. Les gens dansent, maladroits, sur des sardanes réinventées, leurs pas lourds sur un sol craquelé, mais leurs sourires, éclairés par des lampes à huile, ont la chaleur d’un monde d’avant. Elle distribue des galets peints de couleurs vives, ramassés dans la rivière, comme des talismans pour conjurer la fin.

Le Castillet, à moitié écroulé, est son QG.

Là, elle collectionne des objets oubliés : une photo jaunie d’une fête à la Loge, un ticket de concert des Déferlantes 2024, une poupée catalane aux yeux manquants. Avec un vieux projecteur, elle diffuse des images sur les murs, des souvenirs de Perpignan ensoleillée, de marchés bruyants, de rires d’enfants. Les survivants, emmitouflés dans des couvertures trouées, regardent, hypnotisés, et pleurent des larmes qu’ils croyaient taries. Amélie, discrète, ajuste la lentille, son visage éclairé par un sourire triste mais têtu.

Les événements culturels persistent, comme des braises dans la cendre.

À l’Archipel, désormais un théâtre à ciel ouvert, des artistes masqués jouent des pièces improvisées, mélangeant Molière et récits de survivants. Amélie y laisse des paniers de fruits mutants – pommes tordues, oranges luminescentes – pour nourrir les spectateurs. À El Mediator, transformé en refuge, des DJs post-apo remixent des vinyles rayés de jazz et d’électro, et elle y accroche des guirlandes de bouchons et de verre brisé qui scintillent comme des étoiles. Les enfants, orphelins aux yeux trop grands, participent à des ateliers où ils peignent des fresques sur les ruines, guidés par les murmures d’Amélie : « Faites du beau, même ici. »

Mais la ville est hantée. Des drones rouillés, vestiges d’une surveillance oubliée, survolent parfois les rues, et les habitants se cachent.

Amélie, elle, leur fait un pied de nez : elle attache des rubans colorés à leurs hélices, transformant leurs ombres menaçantes en jeux de lumière. Dans le marché nocturne, où l’on troque des conserves contre des histoires, elle écoute, invisible, et glisse des mots gentils dans les poches des plus désespérés : « Tu es assez bien pour cette ville. Continue. »

Perpignan, dans ce chaos, est un poème brisé mais vivant.

Chaque coin de rue, chaque regard échangé, chaque note de musique jouée sur un piano désaccordé est une étincelle qu’Amélie attise. Elle ne sauve pas le monde, mais elle sauve des instants. Et dans cette ville où le vent charrie des cendres, elle marche, son carnet contre son cœur, semant des miettes de merveilleux, comme si l’apocalypse n’était qu’une toile sur laquelle peindre encore.

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 16:48

 - "L'amité l'amour la joie: Putain, vous me faites chier!"

Groland

God save Groland, the beautyfull land !

 

Au cœur du Groland, pays des saucisses molles et des bières tièdes, le Présigland Wladimir Machkrov, autoproclamé "Guide Suprême du Groland Immortel", régnait en despote. Élu en 2017 avec des promesses de "barbecues illimités" et de "moutarde pour tous", son mandat avait viré à la farce autoritaire, digne d’un sketch raté de Groland TV.

L’électricité : un luxe pour les élites
Le prix de l’électricité avait flambé après que Machkrov eut privatisé EDF (Électricité de Folie), cédée à son cousin, Gérard "L’Ampoule" Machkrov. Un kilowattheure coûtait plus cher qu’un tonneau de bière frelatée. Les Grolandais pédalaient sur des vélos-dynamos pour éclairer leurs guirlandes, tandis que Machkrov, depuis son palais kitsch de Moulinsart-sur-Marne, proclamait : "Le courant, c’est pour les losers ! Adoptez la bougie, c’est vintage !" Une taxe sur les allumettes acheva d’enrager la population.

La délinquance : un chaos sauce grolandaise
La délinquance explosait, menée par les "Bandes de P’tits Lu", des voyous rackettant biscuits et sodas avariés. La police grolandaise, équipée de lance-patates et de sifflets cassés, était débordée. Machkrov imposa la "Loi du Saucisson Sec" : tout délinquant devait avaler un saucisson entier sans eau. Résultat ? Les prisons débordaient, et les charcuteries étaient à sec. Les Grolandais, furax, lançaient des knackis sur le palais en chantant : *Oh Groland, pays du gras, donne-nous du jus et des rues sans fracas !*

Un régime autoritaire absurde
Sous Machkrov, le Groland était une dictature burlesque. La liberté d’expression se limitait à hurler "Vive Machkrov !" ou "La bière, c’est la vie !". Groland TV diffusait en boucle des reportages loufoques, comme cette fois où Machkrov prétendait avoir "repoussé un orage avec un sèche-cheveux". Les opposants, comme les "Buveurs Libres", étaient envoyés en camps pour apprendre à applaudir en rythme. Les manifestations étaient bannies, sauf pour réclamer la "Bière à 1€", une arnaque pour calmer les foules.

Le soutien de l’armée grolandaise
Mais la révolte grondait. L’armée grolandaise, composée de bidasses barbus et de tanks ornés de stickers de saucisses, tourna le dos à Machkrov. Lors d’un discours où il vantait son "Plan Bougie Éternelle", le général Bébert "La Moustache" Dupont pirata Groland TV : "Grolandais, l’armée est avec vous ! Marre de payer l’électricité au prix d’un banquet ! À bas Machkrov, vive la bière gratos !" Les soldats distribuèrent des fûts de bière aux manifestants et sabotèrent les brouilleurs électriques du palais, rallumant les guirlandes des villages.

La chute de Machkrov
Portés par l’armée, les Grolandais se soulevèrent lors de la "Grande Fête de la Frite". Une bataille épique éclata, avec jets de frites molles, de mayonnaise rance et de cornichons volés. Machkrov tenta de fuir en trottinette électrique, mais, sans courant, il s’écrasa dans une flaque de bière. Capturé, il fut condamné à lire l’intégrale de ses discours devant un troupeau de chèvres, animaux sacrés du Groland, qui le huèrent à coups de "bêêê".

Ainsi s’acheva le règne de Wladimir Machkrov. Le Groland retrouva un semblant de normalité, avec des coupures d’électricité moins fréquentes et une délinquance recentrée sur le vol de cornichons. Mais dans les bistrots, on murmurait : "Machkrov reviendra… peut-être en chroniqueur sur Groland TV."

 

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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 14:21

"Selon moi, la cuisine est une métaphore de la culture. Manger, c'est tuer et ingurgiter un être qui a été vivant - animal ou plante. Si nous dévorions l'animal mort ou la laitue arrachée tels quels, d'aucuns diraient que nous sommes sauvages. Maintenant, si nous faisons mariner la bête en vue de l'accommoder plus tard avec des herbes de Provence et un verre de vin vieux, alors nous avons mis en œuvre une délicate opération culturelle, fondée à parts égales sur la brutalité et sur la mort."

 

Scène : Une cuisine rustique des Pyrénées-Orientales, éclairée par des chandelles vacillantes. Une table croule sous les saucisses catalanes, le couscouil (*Molopospermum peloponnesiacum*), et un œuf incongru. Le marxiste stalinien, camarade Ivan, brandit une faucille culinaire, tandis que l’aristotélicien progressiste, Aristide, agite une louche avec une grâce non binaire. Le Desman des Pyrénées (Rat-trompette, *Galemys pyrenaicus*) observe depuis un coin, l’air paranoïaque.

Modérateur (un œuf parlant) : 
« Mesdames, messieurs, et entités non identifiées, bienvenue dans ce débat philosophique sur la Saucisse du Desman au Couscouil ! Camarade Ivan, marxiste stalinien, affronte Aristide, aristotélicien éclairé par les théories du genre. Que le chaos commence !

Première question : quelle est la finalité ontologique de cette recette ? »

 

Camarade Ivan (marxiste stalinien) :  
« Camarades, cette saucisse est l’incarnation du travail prolétarien ! Forgée par les mains calleuses des bouchers catalans, elle symbolise la lutte des classes contre l’oppression bourgeoise des Pyrénées-Orientales ! Le couscouil, cette plante des cimes, est une ressource collectivisée, arrachée aux griffes des capitalistes qui voudraient privatiser les alpages ! La recette doit être standardisée par le Parti : quatre saucisses, 200 grammes de couscouil, pas un grain de plus, pas un grain de moins, ou c’est la trahison ! Quant à l’œuf… » *il plisse les yeux, méfiant* « …c’est un symbole bourgeois, un luxe décadent ! Pourquoi un œuf ? Pour détourner le prolétariat de sa mission ! Je propose de l’écraser au nom de la révolution ! »

Aristide (aristotélicien progressiste) :
« Mon cher Ivan, votre dogmatisme est aussi rigide qu’une saucisse mal cuite ! Selon Aristote, toute chose tend vers sa finalité, son *telos*. La saucisse du Desman, dans sa forme charnue, exprime l’actualisation de son potentiel : être savoureuse, un point c’est tout ! Mais, en tant qu’ouvert aux théories du genre, je vois dans le couscouil une fluidité ontologique. Cette plante, ni tout à fait herbe ni tout à fait arbuste, défie les catégories binaires des Apiacées traditionnelles ! Elle est queer, camarade ! Et l’œuf ? Un symbole d’indétermination, ni liquide ni solide, un devenir perpétuel ! Pourquoi l’écraser quand on peut l’embrasser dans sa pluralité ? Cette recette est une célébration de la diversité, pas une dictature culinaire ! »

Œuf modérateur :bondissant sur la table « Oh, oh, oh ! Personne n’écrase l’œuf ! Passons à la question suivante : le couscouil, plante subalpine des Pyrénées, est-il un outil d’oppression ou de libération ? »

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Camarade Ivan :
« Le couscouil est un moyen de production ! Dans les Pyrénées-Orientales, les paysans l’ont cultivé sous le joug des propriétaires terriens, ces parasites qui contrôlent les alpages ! Cette plante, arrachée aux pentes escarpées, doit être redistribuée au prolétariat pour nourrir les masses ! Mais attention ! Les bourgeois pourraient l’utiliser pour des plats décadents, comme des salades bio pour hipsters ! Le Parti doit contrôler sa récolte, sa préparation, et même sa cuisson ! Cinq minutes dans l’eau bouillante, pas plus, ou c’est du sabotage ! Le Desman des Pyrénées, ce Rat-trompette, est un camarade : il vit dans les rivières libres, loin des usines capitalistes. Mais il faut le surveiller : il pourrait devenir un individualiste s’il commence à renifler trop de cous10:29:52 AM 7/13/2025 saucisses ! »

Aristide :
« Ivan, votre obsession pour le contrôle est aussi étouffante qu’une poêle sans huile d’olive ! Le couscouil n’est ni un outil d’oppression ni de libération : il est une entité en soi, un *actus purus* aristotélicien, existant pour sa propre finalité ! Cette plante des cimes, entre montagnard et subalpin, transcende vos catégories rigides de classe. Elle n’appartient ni au prolétariat ni à la bourgeoisie, mais à un écosystème fluide, intersectionnel, où humains, plantes et Desmans coexistent dans une harmonie non binaire ! Les théories du genre nous apprennent que le couscouil peut être cuisiné par tous, sans distinction de rôle social ou d’identité. Et le Desman ? Ce petit mammifère aquatique, ni rat ni taupe, défie lui aussi vos taxonomies oppressives ! Laissez le couscouil être, Ivan, et cessez de vouloir collectiviser ses grains ! »

Œuf modérateur :roulant sur lui-même « Fascinant ! Mais attention, le couscouil complote peut-être dans l’ombre ! Question suivante : la saucisse du Desman est-elle un symbole phallique patriarcal ou une expression de puissance universelle ? »

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Camarade Ivan :
« Phallique ? Bah non-sens bourgeois ! La saucisse est la matérialisation du travail collectif, un produit du labeur des masses, pas un totem de l’ego masculin ! Elle est cylindrique, certes, mais c’est une forme pratique, optimisée pour la cuisson, pas un symbole d’oppression ! Les capitalistes veulent nous faire croire que tout est patriarcal pour détourner l’attention de l’exploitation économique ! La saucisse est universelle, camarade, car elle nourrit le peuple ! Quant au vin blanc du Roussillon, il doit être rationné pour éviter l’ivresse contre-révolutionnaire. Et l’œuf… » *il pointe un doigt accusateur* « …c’est un œuf capitaliste, un œuf qui roule pour le profit ! »

Aristide :
« Oh, Ivan, votre vision est aussi binaire qu’un couteau de boucher ! Aristote nous enseigne que la forme de la saucisse est contingente, mais sa matière – viande, épices, travail – est son essence. Les théories du genre nous invitent à dépasser l’interprétation phallique : la saucisse peut être une expression de puissance créatrice, accessible à tous, sans distinction de genre ou de classe ! Elle est un symbole de communauté, de partage autour d’une table, où le vin blanc coule librement pour célébrer la pluralité des saveurs ! Et l’œuf ? Il est l’archétype du potentiel non genré, une sphère parfaite, ni mâle ni femelle, ni prolétaire ni bourgeois, mais un pur possible ! Embrassez sa fluidité, Ivan ! »

Œuf modérateur :tremblant d’excitation « Et maintenant, pour quelque chose de complètement différent… verdict final ! La recette est-elle révolutionnaire ou pluraliste ? »

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Camarade Ivan :  
« Révolutionnaire ! Cette recette doit être nationalisée, standardisée, et distribuée aux masses pour briser les chaînes de la gastronomie bourgeoise ! Le Desman des Pyrénées approuve, car il nage dans les rivières libres ! Mort à l’œuf capitaliste ! »

Aristide :
« Pluraliste ! Cette recette est une célébration de la diversité ontologique, où saucisses, couscouil et œuf dansent une sardane queer, libérée des oppressions binaires et des dogmes staliniens ! Le Desman des Pyrénées, avec sa trompe fluide, est notre muse ! »

Œuf modérateur :éclatant de rire« Personne n’attend la saucisse du Desman des Pyrénées ! Allez, mangez, débattez, et méfiez-vous du couscouil… il pourrait être en train de philosopher dans votre assiette ! » 

*Le débat s’achève dans un chaos absurde, avec le Desman jouant de la trompette et l’œuf roulant hors de la scène.*

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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 11:27

“Il y a plus inconnu encore que le soldat inconnu : sa femme !”

De Anonyme / Banderole féministe - Août 1970 

Le monde politique local est resté patriarcal, on doit toujours chercher l'homme derrière la femme. Après le coup de poignoir d'Alexandra Puignau soutenant Bruno Nougayréde, il reste une solution pour Annabelle Brunet pour fuir cet "masculinité toxique": rejoindre un réseau de femmes entreprenante autour d'un café!

En surfant sur le fil facebook, on a trouvé cette pub, qu'on a certes un peu détourné, non plutôt adapté

Mesdames candidates aux élections à Perpignan ou dans les Pyrénées-Orientales, vous sentez-vous parfois isolées ou dépassées par les défis de votre campagne ? Pas de panique ! Un réseau local révolutionnaire peut transformer votre parcours et booster vos chances de succès. Voici pourquoi ce service est un atout incontournable pour optimiser votre campagne électorale, même si vous vous sentez parfois maladroite ou peu expérimentée.

 Sortez de l’isolement et gagnez en visibilité
Lancer une campagne électorale, c’est souvent se retrouver seule face à une montagne de tâches : définir un message clair, cibler les bons électeurs, gérer sa communication… Cela peut être intimidant. En rejoignant ce réseau dynamique, vous brisez l’isolement. Les rencontres en présentiel, comme les « cafés des affaires » hebdomadaires, sont l’occasion de tisser des liens avec d’autres femmes ambitieuses, d’échanger des idées et de renforcer votre confiance. Ces moments de partage vous permettent aussi de gagner en visibilité auprès d’un public local déjà engagé.

 Un plan d’action sur mesure pour réussir
Avec ce réseau, rien n’est laissé au hasard. Lors des sessions, vous co-construisez un plan d’action personnalisé pour votre campagne. De la définition de votre cible électorale à l’élaboration de votre message politique, en passant par des stratégies de marketing adaptées et une présence optimisée sur le terrain ou les réseaux sociaux, tout est pensé pour maximiser votre impact. Vous bénéficiez même de mentorats personnalisés pour affiner vos prises de parole et votre stratégie. Ce soutien concret fait toute la différence !

Des résultats concrets, comme en témoignent les membres
Les retours parlent d’eux-mêmes. Rose-Marie, une participante régulière, confie : *« À chaque fois que je viens au café des affaires, je repars avec un contact clé pour avancer. »* Une autre membre, Mélanie, a réussi à transformer sa carrière grâce aux opportunités offertes par le réseau, passant d’un poste de fonctionnaire à une activité à temps plein. Ces succès montrent que ce service peut non seulement vous apporter des soutiens pour votre campagne, mais aussi vous connecter avec des électeurs et des partenaires influents.

 Un réseau inclusif et motivant
Cerise sur le gâteau ? Ce réseau est ouvert à toutes les femmes, sans exception. Peu importe votre expérience ou vos maladresses, vous y trouverez votre place. L’objectif est clair : faire bouger les lignes et vous accompagner vers la victoire électorale, tout en construisant une communauté solidaire.

 Rejoignez-nous dès maintenant !
Vous voulez en savoir plus ? Participez à la prochaine réunion d’information gratuite, en live, ce **jeudi à 9h** à Perpignan. Ce sera l’occasion de découvrir comment ce réseau peut transformer votre campagne et de rencontrer des femmes prêtes à vous soutenir. Ne laissez pas le doute ou l’isolement freiner vos ambitions. Inscrivez-vous dès maintenant et venez écrire la prochaine page de votre succès électoral !

**Rendez-vous jeudi pour faire décoller votre campagne !** 😍

*Pour plus d’informations, contactez-nous

 

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 13:52

"Quand je vois ce que l'on accepte aujourd'hui à la télévision, j'ai plutôt l'impression d'avoir été un esthète."

"Une bonne idée est une idée qui plaît au public que l'on s'est fixé pour cible."

Cité par Le Monde, in L'animateur Guy Lux est mort, le 13 juin 2003 

 

Mesdames et messieurs, bienvenue au grand hippodrome politique de Perpignan pour ce Quinté+ endiablé des municipales de 2026 ! Votre Guy Lux est au micro, prêt à commenter cette course où les jockeys galopent à bride abattue ! Aujourd’hui, Alexandre Puignau, maire de Les Cluses et voix d’Horizons (le parti d’Édouard Philippe), secoue la piste en déclarant : *« Bruno Nougayrède est le leader de l’opposition à Perpignan ! »* Attachez vos ceintures, on décrypte ce pari et ses implications, notamment pour Annabelle Brunet, dans un peloton où *Perpignan Autrement* fait une entrée fracassante !

 Le favori : Bruno Nougayrède
Bruno Nougayrède, pur-sang du centre-droit, prend la corde dans l’opposition. Avec cinq ans de duels face à Louis Aliot (RN), son association 100 % Perpignan (3 000 citoyens sondés) et un constat choc – 42 % des Perpignanais ne sont pas fiers de leur ville –, il est dopé par le soutien de Puignau. Horizons mise sur lui pour fédérer un large attelage centre-droit. Mais attention, la commission d’investiture d’Horizons doit encore valider ce choix. C’est un pari osé pour un sprint final !

Annabelle Brunet : une pouliche sous pression
Annabelle Brunet, conseillère départementale du Vernet et centriste au galop assuré, voit son élan freiné par la déclaration de Puignau. Horizons semble reléguer cette pouliche au second plan, derrière Nougayrède. Pour Brunet, c’est un virage serré : soit elle rejoint l’équipe du favori pour un ticket placé, soit elle court en solo, misant sur son ancrage local. Sans un allié de poids, elle risque de se perdre dans le peloton.

Louis Aliot : un champion en difficulté
Louis Aliot, pur-sang RN aux rênes depuis 2020, vacille sous une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires (18 mois de prison, dont 6 ferme sous bracelet, inéligibilité en sursis). Nougayrède capitalise, fustigeant un « jour sombre » et pointant propreté, sécurité et attractivité en berne. Mais Aliot, avec sa base fidèle, peut encore courir en 2026 si son appel traîne. Duel en vue !

Le peloton : outsiders et surprises
Le peloton s’éclaircit mais reste disputé. Christophe Euzet, ex-macroniste, est disqualifié pour irrégularités dans ses comptes de campagne. David Bret, héritier de l’écurie Franco, fait figure d’arlésienne, tout en bruit et sans galop. À gauche, Agnès Langevine (Place publique) trotte à part, tandis que *Perpignan Autrement*, collectif citoyen, fait une entrée remarquée. Lors de leur réunion du 3 juillet, ils ont frappé fort sur la santé : 15 000 Perpignanais sans médecin traitant, 2 000 malades chroniques, précarité galopante. Leur pari ? Créer des centres municipaux de santé dans les quartiers, avec 15 médecins recrutés, en lien avec EHPAD, écoles et clubs sportifs. Une ambition concrète qui pourrait séduire. Enfin, la coalition LFI (Francis Idrac), Verts (Nicolas Berjoan) et amoniste (Salima Baaziz) forme un attelage audacieux, prêt à jouer les trouble-fêtes.

 Le pronostic de Guy Lux
Mesdames et messieurs, quel Quinté+ haletant ! Nougayrède, porté par Horizons, mène l’opposition, mais Brunet doit choisir : coalition ou baroud en solo ? Avec Euzet hors course, Bret invisible, *Perpignan Autrement* qui galope sur la santé et la gauche unie en embuscade, la piste catalane promet du suspense ! À vos paris pour 2026, et que le meilleur gagne !

 

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 20:57

 L'art de la prudence
Baltasar Gracian

"NE SE PLAINDRE JAMAIS
Les plaintes ruinent toujours le crédit; elles excitent plutôt la passion à nous offenser que la compassion à nous consoler. "

C'est aussi ça "Perpignan en grand", le grand public le demandait et voilà que la ville obtient, après un minigolf, le label "ville prudente", ça ne fera pas baisser le prix de l'électricité, mais ça a de quoi faire bisquer la ville communiste de Cabestany !

Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures et ajustez vos rétroviseurs, car ce vendredi 11 juillet à 9h tapantes, Frédéric Guillaumon, l’incomparable adjoint au maire, a fait une entrée digne d’un champion de slalom automobile pour poser, triomphalement, le panneau du label *Ville Prudente 4 cœurs* ! Oui, mes amis, Perpignan, cette étoile scintillante d’Occitanie, s’est vue couronnée en novembre 2024 par les virtuoses de l’association *Prévention Routière*, décrochant ainsi une place de choix parmi les cités où l’on conduit avec la prudence d’un écureuil traversant l’autoroute. 🏅

Mais, me direz-vous, qu’est-ce donc que ce label *Ville Prudente* ?

Eh bien, imaginez une ville qui, avant de plonger tête baissée dans le grand bain de la circulation, se mouille la nuque pour éviter l’hydrocution routière ! Depuis 2017, l’association *Prévention Routière*, avec la bienveillance d’un agent de circulation distribuant des sourires au lieu d’amendes, décerne ce label aux communes qui se retroussent les manches pour dompter l’insécurité routière.

Aménagements malins, passages piétons bichonnés, campagnes de prévention qui vous rappellent qu’un volant n’est pas un jouet : voilà le secret de ces villes exemplaires.

Perpignan, tel un funambule sur un zebra crossing, excelle dans cet art délicat, prouvant qu’on peut rouler prudemment tout en gardant une allure de dandy au volant. Alors, levons nos klaxons bien haut pour saluer cette prouesse, et roulons, mes amis, avec la sagesse d’un Pierre Dac qui, lui, aurait sans doute ajouté : « Prudence sur la route, mais panache dans l’attitude ! » 🚗😉

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