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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 12:40

"Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée."

"Le Science-fictionnaire" Philip K. Dick

Visa pour l’Image 2025 : Le chant du signe du photoreportage ou un reliquat folklorique sous les sunlights de Perpignan ?

Nous ne partageons plus que des lieux communs, parce que nous pensons qu'on y prend aucun risque...

Perpignan, août 2025. La 37e édition du festival international du photojournalisme *Visa pour l’Image* s’ouvre dans un décor de carte postale catalane, entre le cloître médiéval du Campo Santo et les murs patinés du Couvent des Minimes. Du 30 août au 14 septembre, la ville accueille 26 expositions, deux invitées, et six soirées de projection où s’étalent les convulsions du monde : guerres, crises climatiques, migrations, révoltes. Des images saisissantes, signées par des noms comme Saher Alghorra (Visa d’or humanitaire 2025 pour son travail sur Gaza) ou Alfredo Bosco (Visa d’or Rémi Ochlik pour la crise du captagon en Irak). Pourtant, sous les flashes et les discours laudateurs, une question gratte comme une écharde : le photoreporter, cet artisan du réel, est-il encore un héraut de la liberté ou un vestige pittoresque, un rempailleur de chaises toléré dans un monde saturé d’images ? Et que dire de ce festival, où les politiques locaux et nationaux viennent parader lors des soirées d’inauguration, levant leurs verres à une prétendue liberté de la presse, tandis que Perpignan savoure son tourisme tardif ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 Le photoreporter, héros ou dinosaure ?
Jadis, le photoreporter était un aventurier de l’ombre, armé de son Leica argentique, risquant sa peau pour ramener des clichés qui secouaient les consciences. Robert Capa sur les plages de Normandie, Don McCullin dans les ruines de Beyrouth : ils incarnaient une vérité brute, gravée sur pellicule. Mais l’ère numérique a tout bouleversé. L’appareil photo, hier outil d’élite, est aujourd’hui dans chaque poche, vomissant des milliards de selfies et de stories Instagram. Les banques d’images comme Getty ou Shutterstock inondent le marché de visuels standardisés, tandis que l’intelligence artificielle génère des photos si réalistes qu’elles trompent même les experts. Jean-François Leroy, directeur de *Visa pour l’Image*, martèle que son festival montre « des images faites par des humains, pas par l’IA ». Mais dans un monde où l’IA peut simuler une guerre en Ukraine ou une famine au Sahel en trois clics, le photoreporter n’est-il pas réduit à un rôle de figurant, un artisan d’un temps révolu, comme le forgeron face à l’usine ?

La crise du magazine papier n’arrange rien. *Life*, *Paris Match*, *National Geographic* : les temples du grand reportage s’effritent, asphyxiés par la baisse des ventes et la concurrence des réseaux sociaux. En 2023, le tirage moyen des magazines français a chuté de 20 % en dix ans, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Les rédactions, à court de budget, envoient moins de reporters sur le terrain, préférant piocher dans les flux d’images amateurs ou les algorithmes. Le photoreporter, lui, doit mendier des bourses – comme les 150 000 euros distribués à *Visa* – pour financer ses projets. Et quand il revient, ses images, aussi puissantes soient-elles, se noient dans le tsunami visuel des smartphones. Un cliché de Gaza signé Saher Alghorra peut-il rivaliser avec un TikTok de chaton ou une pub ciblée par IA ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

 Les soirées d’inauguration : champagne et hypocrisie

Et puis il y a les soirées d’ouverture, ces grand-messes où les « grands fauves » de la politique locale et nationale – maires, préfets, élus d’Occitanie et même quelques ministres en quête de visibilité – se pressent pour trinquer à la liberté de la presse. Le 30 août 2025, l’inauguration au Campo Santo promet d’être un ballet d’autocongratulation, sous les projecteurs d’un écran géant de 24 mètres de large. On y parlera de l’importance du journalisme, de la vérité, du courage des photoreporters. Mais derrière les flûtes de champagne, quel goût a vraiment cette liberté ? En 2024, Reporters sans frontières classait la France 24e sur 180 pour la liberté de la presse, plombée par les pressions économiques et les violences contre les journalistes lors des manifestations. À Perpignan, on préfère fermer les yeux, célébrer l’image sans interroger le système qui l’étouffe. Les politiques, si prompts à louer *Visa pour l’Image*, sont les mêmes qui votent des budgets faméliques pour la culture ou laissent les rédactions se vider. La liberté de la presse ? Une belle formule pour un apéritif mondain.[](https://www.artistikrezo.com/agenda/visa-pour-limage-2025-lessence-du-photojournalisme-a-decouvrir-a-partir-du-30-aout-a-perpignan.html)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

Une anecdote révélatrice : en 2014, un photoreporter anonyme, exclu du festival pour avoir critiqué son « élitisme », racontait dans un blog avoir vu un député local s’extasier devant une photo de guerre… avant de demander si elle était « retouchée sur Photoshop ». Cette année-là, le festival avait déjà frôlé la polémique lorsque des sponsors privés, dont une marque de matériel photo, avaient tenté d’influer sur la sélection des exposants. Jean-François Leroy avait dû monter au créneau pour défendre l’indépendance du festival. Mais en 2025, avec des partenaires comme la Fnac ou Canon, la question reste : *Visa* est-il un bastion de la vérité ou une vitrine bien huilée pour les industriels de l’image ?[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

Tourisme et silence complice
Perpignan, ville de 120 000 habitants, s’anime chaque septembre grâce à *Visa pour l’Image*. Les 240 000 visiteurs attendus en 2025 rempliront les hôtels, les restaurants et les ruelles du centre historique. L’office de tourisme ne s’y trompe pas : le festival est une manne, un argument pour vendre la « rayonnante » Catalogne française. Mais à quel prix ? Critiquer l’utilité publique de *Visa*, c’est risquer de froisser les élus locaux, qui brandissent l’événement comme un totem de prestige. En 2022, un conseiller municipal d’opposition avait osé suggérer de réduire le budget du festival pour financer des écoles. La réponse ? Un tollé, et des accusations de « mépris pour la culture ». Depuis, silence radio. Questionner *Visa*, c’est toucher à l’économie touristique, à l’image d’une ville qui se rêve en capitale culturelle. Alors on se tait, et les images, si dérangeantes soient-elles, deviennent un décor inoffensif, une attraction comme une autre.[](https://www.perpignantourisme.com/agenda/37%25E1%25B5%2589-edition-festival-visa-pour-limage/)

Un sursaut d’espoir ?
Pourtant, *Visa pour l’Image* résiste. Les expositions, gratuites et ouvertes de 10h à 20h, continuent d’attirer un public fidèle, des scolaires aux passionnés. Les rencontres avec les photoreporters, comme celles prévues du 15 au 26 septembre pour 20 000 élèves, rappellent que l’image peut encore éduquer, bousculer. Des travaux comme celui de Cynthia Boll sur la migration de la capitale indonésienne ou de Jean-Louis Courtinat sur 40 ans de photographie sociale prouvent que le photoreportage sait encore raconter le monde avec une profondeur que l’IA ne peut égaler. Mais pour combien de temps ? Dans un univers où la vérité se dilue dans les algorithmes et où les politiques jouent les mécènes d’un soir, le photoreporter risque de devenir un totem folklorique, applaudi mais ignoré.[](https://www.mairie-perpignan.fr/lettre-information/articles/visa-pour-limage-37eme-festival-international-du-photojournalisme)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 À Perpignan, *Visa pour l’Image* 2025 sera une fête de l’image, mais aussi un miroir des contradictions de notre époque. Entre courage des reporters et récupération politique, entre vérité crue et tourisme opportuniste, le festival oscille. Le photoreporter, lui, reste un artisan du réel, mais un artisan fragilisé, cerné par l’IA, la crise des médias et l’indifférence des masses. Alors, levons nos verres à la liberté de la presse, mais gardons un œil ouvert : dans ce monde saturé d’images, la vérité est un luxe qui se paie cher.

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 21:18

"Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire,
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir."

"Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre."

"Est-ce que ce monde est sérieux ?"

"J’en ai poursuivi des fantômes"

"Ce soir, la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles."

 

Paroles de la chanson "La Corrida" par Francis Cabrel

On apprend dans l'indépendant, le journal à capital Toulousain à destination des Catalans, dans un entretien réalisé par la "Léah Salamé" d'ici au nom à consonance d'un samouraï enterré à Amélie les bains : Nomura Kosaburo ! Donc, dans une interview de la la tripette réunie LFI / Verts / Génération (#MyléneFarmer) les mêmes dont j'attends l'interview sûrement pour 2032 que :""Quand Louis Aliot décide d’armer les policiers, nous faisons le choix de l’éducation", assurent Insoumis et Écologistes à la veille de la rentrée scolaire" : par la voix de Francis Daspe (LFI) ; Christian Bousquet (Génération. s), Mickaël Idrac, (LFI), Monique Hernandez (LFI) et Jean-Pierre Dalfau (écologistes). Michel Clementz" parce que, quand même (he oui, mine de rien !) "Insoumis, Écologistes et Génération.s, ont structuré leur liste "Perpignan Changez d’air" pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. À la veille de la rentrée scolaire, ils révèlent leurs propositions pour l’éducation." #vasteprogramme

Des gens censés se mettre en scène dans des partis "rebelles", ne recherchent que des interviews dans la presse "mainstream" pour qui l'interview politique n'a le niveau que d'un QCM, ce qui comporte moins de risque qu'une personne ayant un certains niveau universitaire. Des 2 côtés du micro, "on fait comme-ci", réduisant la représentation des enjeux politiques pour les élections municipales (très pâles) de Perpignan 2026 pour mars prochain, à une petite dînette, avec des couverts en bambou.

Un jeu infantile qui consiste à dire qu'Aliot est méchant parce qu'il arme la police (celle-là même "qui tue" selon la LFI) et paraphrasant Victor Hugo "ouvrir des écoles pour fermer des prisons !". Mais chez cette jeune "garde rouge" politique, lorsqu'il parle éducation", ne pensent-ils pas plutôt à des camps de "rééducation": comme dans leur dernière université d'été. Il semble que la presse locale à laquelle ils acceptent de répondre, en plus de la vitrine officielle, ne leur offre pas la contradiction (qu'ils ne supporteraient pas) anciennement parti anti-calotin, il pourrait dire désormais "Les nouveaux calotins, c'est nous": tant ils ne déversent pas tant un discours politique qu'une messe pour le temps présent ! 

Le maire RN , désormais avec soucis de l'étiquette (parce que tout a un prix) , les remercie pour l'esprit de division qui va permettre de le faire ré-élire. Staline aurait sûrement commenté "la gauche combien de divisions, même dans l'oignon (parce qu'il fait la farce) !"

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 13:19

“L'homme génétique nouveau pourra parler aux mouches.”
Ben / Libération - A quoi pensez-vous ?

Avec pas mal de rencontre, Claude Viallat, Jean-Luc et Titi Parant, Gao Xinjian, Marcel Alocco, Tremlett, Gilbert Lascault, Cueco, Serge Pey, Takesada Matsutani, Albert Merz, Claude Massé....etc etc

 

À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, un homme orchestre une symphonie de papier, d’encre et de liberté : **Richard Meier**, éditeur, imprimeur, plasticien, écrivain, et surtout inventeur. À la tête de **Voix Éditions**, il sculpte des livres d’artistes qui ne se contentent pas d’être lus, mais vécus, palpés, dépliés, contemplés. Ce Lorrain d’origine, ancré dans le sud, a fait de son atelier un laboratoire où le livre devient une scène, un espace de confrontation entre le texte et l’image, un objet-expérience qui bouscule les conventions. « Tous ces livres, je les ai imprimés et reliés moi-même. Je les compose comme un chef d’orchestre devant une partition. Ils doivent correspondre à l’artiste, mais ils me ressemblent un peu aussi », confie Meier, avec cette malice qui trahit l’audace d’un créateur insatiable.( regardez pour plus de confort en mode ordinnateur)

Un parcours au fil des avant-gardes

Richard Meier n’est pas un novice. Son parcours est jalonné de rencontres décisives avec des figures des avant-gardes. Il a côtoyé le mouvement **Supports/Surfaces**, collaboré avec l’Allemand Aloys Ohlmann du Gruppe Sieben, et croisé des esprits libres comme Altagor, Di Rosa, Ben, Vodaine ou encore Henri Chopin, pionnier de la poésie sonore. Ces échanges ont forgé son regard et sa pratique, où l’expérimentation est reine. Plasticien avant tout, Meier a fait du livre un terrain de jeu, un espace où la typographie devient un « paysage graphique », où le papier se plie, se déplie, se perfore, se disloque pour mieux révéler l’âme des mots et des images.

Voix Éditions : une aventure de 46 ans

Depuis plus de 46 ans, Voix Éditions, niché au **Lieu Dit Mas Despres** à Elne, produit des objets rares : plus de **600 ouvrages**, des carnets intimes aux collaborations avec des artistes locaux, nationaux et internationaux. Meier y explore des formats audacieux : le **leporello**, ce livre en accordéon qui se déploie comme une fresque, ou les **Firebox**, ces boîtes d’allumettes métamorphosées en supports artistiques. Parmi les œuvres phares, citons la **Collection Canigó**, où 23 artistes réinterprètent le patrimoine des Pyrénées-Orientales, ou encore le leporello monumental de **Sylvie Selig**, reproduction à l’échelle de son tableau *River of no return*, long de 140 mètres, réduit à 21 mètres de pur vertige graphique. Sans oublier les *Grands Pliés* et *Livres lèvres*, signés par des pointures comme Michel Butor, Serge Pey ou Claude Viallat.

Meier ne se contente pas d’éditer, il invente. Il a mis au point l’**alugraphie**, un procédé d’impression unique, et traite la typographie comme une partition visuelle et sonore. « Je privilégie les avant-gardistes, ceux qui remuent le cocotier », aime-t-il dire, un sourire en coin. Ses livres sont des « théâtres topographiques », où le texte et l’image se rencontrent dans une simultanéité qui évoque à la fois la liberté futuriste de Marinetti (*Les Mots en liberté*) et les jeux spatiaux de Perec (*Espèces d’espaces*). Chaque ouvrage est un work in progress, une mise en scène qui brise les cadres pour s’adresser à l’intelligence et à l’émotion du lecteur.

 Une vie d’expositions

Le travail de Meier s’expose autant qu’il se lit. En **2025**, la médiathèque de Perpignan accueille « *La voix qui regarde* » (jusqu’au 8 mai), une rétrospective de 46 ans de création, où l’on peut admirer le leporello de Selig ou les Firebox. En **2023**, l’Enseigne des Oudins à Paris mettait à l’honneur ses recherches sur la typographie et la géographie du livre. En **2018**, l’hôtel Pams explorait ses leporellos dans « *De Job aux Firebox* », et dès **2006**, Perpignan consacrait une première exposition aux éditions Voix. Chaque événement révèle un peu plus l’ampleur de son œuvre, où le livre devient une aventure sensorielle.

 Un artisan de la démesure

Meier ne fait pas dans la demi-mesure. Ses créations jouent avec les formats – boules, broadsheets XXL, pliages inattendus – et les techniques, des perforations aux déstructurations. Son *Journal peint* (2021), illustré en couleurs au format 17 cm, côtoie des projets récents comme ceux avec Fabio Purino, Lydie Planas, ou la performance filmée de Serge Pey et Claire Sulpice, « *La barque de Pierre* », prévue pour avril 2025. Chaque livre est une provocation douce, un défi à la lecture linéaire, une invitation à voir et entendre autrement.

L’âme d’un inventeur

« Mes livres sont des mises en scènes et mises en pages », explique Meier, qui voit dans chaque ouvrage une partition à interpréter. Il se revendique artisan, mais aussi alchimiste, transformant le plomb du papier en or poétique. Ses créations, à la croisée du texte et de l’image, sont des objets vivants, des espaces où l’on entre comme dans un théâtre. À Elne, Richard Meier continue de « remuer le cocotier », faisant de Voix Éditions un laboratoire unique, où l’héritage des avant-gardes rencontre l’audace d’un futur sans limites.


**Site** : [www.voixeditions.com](http://www.voixeditions.com)

*J Met Baran, , chroniqueur des âmes libres et des arts qui dansent hors des sentiers battus.*

Richard Meier, l’alchimiste du livre d’art à Elne !Par  Met Baran, alias En Jaumette  interview par N Caudeville featuring Alain Pottier
Richard Meier, l’alchimiste du livre d’art à Elne !Par  Met Baran, alias En Jaumette  interview par N Caudeville featuring Alain Pottier
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Richard Meier, l’alchimiste du livre d’art à Elne !Par  Met Baran, alias En Jaumette  interview par N Caudeville featuring Alain Pottier
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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 21:25

"On avait 2 sacs bourrés d’herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d’acide en buvards, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de remontants, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants, en plus une bouteille de tequila, une bouteille de rhum, une caisse de bière, un demi litre d’éther pur, et deux douzaines de Poppers. Non qu’on ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand On démarre un plan drogue, la tendance, c’est de repousser toute limite."

Las Vegas parano

“Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.”

Hunter S. Thompson / Las Vegas parano https://www.youtube.com/watch?v=xIOBufMYWCI


#perpignan #parano : encore une #victoire de canard sur #Auchan pour l'offensive de la Basse. Le #canard Domestique n'est pas un laqué

!:26 août 2025 – Perpignan, où les canards de plastique mutent en pixels et où la pollution change de visage !

Pourtant il y avait accord avec la mairie et la direction de la communication: dans un éclair de délire cosmique, comme un trip sous acide en plein désert de Mojave, le centre commercial Aushopping Porte d’Espagne a dynamité sa *Duck Race*. Fini les canards en plastique glissant comme des junkies camés dans les eaux boueuses de la Basse, au pied du Castillet. Non, mes amis, ici, on passe au niveau supérieur : une course virtuelle, projetée sur un écran géant dressé sur le parking de l’hypermarché, tel un totem criard dans un Las Vegas catalan en toc. Annoncé ce mardi 26 août dans un communiqué qui pue l’encre fraîche et la sueur d’une décision prise sous pression. *Crédit 

Mais attendez, dans ce cirque, il y a un hic, un revers de médaille qui claque comme un riff de Gainsbourg dans *Bonnie and Clyde* : « D’toute façon, on pouvait pas s’en sortir… » Les canards en plastique ?

Remplacés par des pixels voraces, des serveurs qui ronflent comme des bêtes assoiffées, bouffant des mégawatts et des litres d’eau pour refroidir leurs circuits en surchauffe. La pollution numérique, mes amis, c’est le nouveau démon qui ricane dans l’ombre. Exit les palmipèdes flottants, bonjour les data centers qui crachent du CO2 comme un moteur de Mustang tunée. On esquive la Basse, mais on noie la planète sous un autre genre de crasse. Comme chantait Serge : « On était foutus d’avance… »

Un champ de bataille commercial sous néons 

La polémique, elle, était plus épaisse qu’un nuage de gaz lacrymo dans une manif. Les commerçants du centre-ville, menés par la tornade Nadia Kharbouch, élue à la Chambre de Commerce et d’Industrie, hurlaient comme des coyotes sous mescaline. « Évidemment, je suis contente ! » a-t-elle balancé, avec l’élan d’une joueuse de poker qui rafle le pactole. « Le centre-ville, c’est pour les âmes qui veulent du vrai, des boutiques, des restos, pas pour des canards en plastique ou des écrans géants qui pompent l’énergie comme des vampires ! » Les écolos, eux, montraient les dents face aux milliers de palmipèdes synthétiques prêts à transformer la Basse en décharge flottante. Et maintenant ? Ils froncent les sourcils devant cette orgie de pixels qui grille l’électricité comme un barbecue en plein été.

Auchan, coincé comme un touriste paumé dans un casino en faillite, a plié sous la pression.

La *Duck Race* devient un mirage numérique, retransmise en direct sur un écran géant, avec zone « chill », goodies jetés comme des pilules dans une rave party, et même le match Toulouse/USAP pour calmer les nerfs des aficionados du ballon ovale. Le communiqué d’Auchan, lisse comme une pub pour shampoing, parle d’un « événement fédérateur » pour « faire rayonner le territoire ». Rayonner ? Plutôt une tentative désespérée de retenir la clientèle qui file vers l’Espagne comme des lemmings en quête de promos. « On veut rassembler habitants, commerçants, visiteurs », jure la direction, mais on sent le sol trembler sous leurs pas.

Un jackpot caritatif dans un monde en surchauffe  

Et pourtant, il y a un cœur qui bat dans ce chaos. Les bénéfices de la *Duck Race* iront à *Maison Soleil*, une asso perpignanaise qui pousse la culture et les musiques actuelles comme on allume une mèche dans la nuit. Pour 5 €, adoptez un canard virtuel – pas de pollution plastique, mais un ticket pour le grand cirque numérique. Et le gros lot ? Une Fiat 600 qui brille comme un rêve de yuppie sous le soleil catalan. Mais dans le fond, comme Bonnie et Clyde, « d’toute façon, on pouvait pas s’en sortir… » La pollution change de camp : hier le plastique, aujourd’hui les data centers qui sucent l’énergie et l’eau comme des sangsues high-tech.

Le 13 septembre, direction le parking d’Aushopping Porte d’Espagne, lunettes de soleil vissées sur le nez, mauvaise foi en bandoulière. La *Duck Race* virtuelle est là, un spectacle aussi absurde qu’un road trip avec un coffre plein de rêves tordus. Perpignan nage dans le délire, et c’est étrangement magnifique.

 

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 20:18

"J’aime l’odeur du napalm le matin. Tu sais, une fois on a bombardé une colline, pendant douze heures. Quand tout a été terminé j’y suis allé. On n’en a trouvé aucun, pas le moindre morceau de leur corps puant. L’odeur, tu sais, cette odeur d’essence, sur toute la colline. Ça sentait… la victoire."

Citation du Colonel Kilgore dans le film Apocalypse Now de Francis Ford Coppola.

Ça sent les élections prochaines, comme l'odeur de napalm au petit déjeuner!

Dans l’attente des Tartares : Perpignan, l’Occitanie et le kit de survie qui n’arrive jamais

Dans le grand silence des plaines, ou plutôt des contreforts pyrénéens, Perpignan veille. Comme dans *Le Désert des Tartares* de Dino Buzzati, la ville, jadis sentinelle militaire de la frontière, scrute l’horizon, attendant un ennemi qui ne vient pas – ou peut-être un kit de survie promis par l’État, censé atterrir dans nos boîtes aux lettres en octobre. On l’attend encore. Comme on attend Godot, ou les Russes, ou quelque improbable invasion qui donnerait un sens à toute cette agitation.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a décidé de ne pas attendre les bras croisés. Dans un élan digne des préparatifs fiévreux du fort Bastiani, elle annonce une enveloppe de 200 millions d’euros pour doter l’Occitanie d’une armure rutilante, prête à briller sous le soleil de la souveraineté européenne.

« L’Occitanie sera un acteur clé du réarmement ! », proclame-t-elle, le regard fixé sur un futur où les usines de défense ronronnent et où chaque citoyen, du berger des Cévennes à l’employé de bureau toulousain, se sentira l’âme d’un soldat. Un Fonds de 100 millions d’euros, voté lors de l’Assemblée plénière du 13 juin 2025, viendra soutenir cette croisade industrielle. Les Tartares, s’ils arrivent, trouveront à qui parler.https://www.laregion.fr/Carole-Delga-L-Occitanie-sera-un-acteur-cle-du-rearmement-et-de-la-souverainete

Pendant ce temps, à Perpignan, la signature d’une convention entre la ville et le ministère des Armées, le 26 août 2025, scelle un pacte solennel.

Louis Aliot, maire de la cité catalane, et le lieutenant-colonel Fabrice Chapuy, délégué militaire départemental, ont paraphé ce document avec la gravité de ceux qui savent que l’Histoire les observe. Objectifs ? Promouvoir l’esprit de défense, soutenir les familles des militaires, renforcer les « forces morales » – une expression qui fleure bon les romans de Buzzati, où l’attente devient une discipline spirituelle. On parle aussi d’environnement, de mémoire, de valeurs républicaines, et d’un vague comité de pilotage qui, comme une sentinelle au bord du désert, veillera à ce que tout cela ne s’effrite pas dans l’oubli.https://www.mairie-perpignan.fr/actualites/convention-de-partenariat-ville-de-perpignan-ministere-des-armees

Mais dans les rues de Perpignan, l’attente demeure. Les habitants, comme le lieutenant Drogo dans son fort, guettent le signe d’un danger ou d’une délivrance. Le kit de survie ? Repoussé à octobre, peut-être. Les Tartares ? Toujours pas là. Alors, on s’organise, on signe des conventions, on mobilise des millions, on forge des partenariats. On se prépare à tout, sauf à l’idée que, peut-être, il n’y aura rien à affronter – hormis l’interminable attente elle-même.

Et si, comme dans le roman de Buzzati, le véritable ennemi était le temps ? Perpignan et l’Occitanie, dans leur fièvre martiale, semblent prêtes à tout, sauf à répondre à cette question. En attendant, les boîtes aux lettres restent vides, et les regards se perdent dans le désert.

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 12:51

"Soit nous guérissons aujourd'hui en tant qu'équipe, soit nous mourons tous en tant qu'individus."

L'enfer du dimanche film Oliver Stone

Pour gagner au TOP 14, il faut se sortir les doigts du Brennus !

À Perpignan, il y a deux religions : le rugby et la mauvaise foi. La première se joue à Aimé-Giral, la seconde dans les cafés de la place de la Loge. Mais voilà que Louis Aliot, maire RN et fin stratège, a décidé de fusionner les deux pour créer l’arme ultime : l’unité politique par l’USAP. Oui, mesdames et messieurs, le ballon ovale va faire ce que ni Macron, ni Mélenchon, ni même un apéro au muscat n’ont réussi : rassembler les Catalans, les socialistes, les droitiers, les centristes mous et les abstentionnistes chroniqueurs. Comment ? Avec l’inauguration du Centre d’Entraînement de l’USAP, un temple de 1 600 m² dédié à la sueur, au crunch et à la gloire du sang et or. Mais dans cette mêlée politique, le ballon est un piège, et la photo, un guet-apens.  

 Un vestiaire plus grand que l’ego de Zemmour  

Ce projet, c’est du sérieux. Pour 4,3 millions d’euros (2,36 millions de la mairie, le reste saupoudré par l’État, la Métropole et le Département), Perpignan s’offre un bijou architectural. Un vestiaire si vaste qu’on pourrait y entasser toute la classe politique française pour une mêlée générale. Une salle de musculation de 600 m², où même les avants les plus massifs soulèvent leur désespoir existentiel. Des bureaux pour les entraîneurs, une salle vidéo pour disséquer les mêlées comme un discours de Bardella, et un espace culinaire – parce qu’un Brennus ne se gagne pas avec des sandwichs triangle.  

Et puis, il y a l’espace de récupération. En Catalogne, la sieste post-entraînement, c’est sacré. Avec des salles de soins, un ostéo, un kiné, ce centre permet à un troisième ligne blessé de rêver à un drop salvateur contre Toulon.  

 Une photo, un ballon, une révolte silencieuse  

L’inauguration, mes amis, c’est du grand théâtre. Louis Aliot, sourire rayonant, brandit un ballon de rugby estampillé *Perpignan la rayonnante* avec le logo de la ville. À ses côtés, Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental, tient le ballon et, dans un geste de résistance subtile, le retourne pour cacher ce maudit logo *rayonnant*. Un acte de révolte muette contre l’effacement de *Perpignan la Catalane*, ce slogan cher aux catalanistes, déjà critiqué dans la presse (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023). Loriane Josende, sénatrice et patronne locale des Républicains, elle, reste les mains vides, sans ballon, comme une joueuse laissée sur le banc. Piégée par son devoir de représentation, elle pose pour la photo, sourire crispé, consciente que sa présence est un compromis, pas une capitulation.  

Ce n’est pas une poignée de main à la gare de Montoire, non, soyons clairs. Ce n’est pas non plus le plat de lentilles d’Ésaü cédé pour un droit d’aînesse. C’est pire : c’est une photo. Une photo où Malherbe et Josende, contraintes par leurs mandats, jouent les figurantes dans un scénario écrit par Aliot. Le compte X de l’USAP (@usap_officiel) immortalise l’instant : « ✨ Inauguration du 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗣𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲. Un lieu pour nos joueurs, au service de l’avenir du club ❤️💛 Merci à la Ville, la Préfecture, la Région » (25 août 2025). Sur X, un internaute ironise : « Hermeline cache le logo, Loriane boude sans ballon. Quelle mêlée ! #PerpignanLaCatalane » (@CatalanEnColere, 25 août 2025).  

Le rugby, ce grand unificateur… ou pas  

L’USAP, c’est Perpignan, c’est la Catalogne, c’est le territoire qui vibre quand un pilier de 120 kilos s’écrase sur un adversaire avec la grâce d’un tracteur dans une vigne. Aliot l’a compris : le rugby donne l’illusion de transcender les clivages. Mais cette photo, c’est un traquenard. Malherbe, souvent accusée de tiédeur sur la catalanité (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023), marque un point avec son geste de résistance. Josende, sans ballon, incarne la rébellion passive, comme un trois-quarts qui refuse de rentrer dans la mêlée. Ensemble, elles sauvent l’honneur, mais à quel prix ?  

Et si on poussait l’idée ? Une liste *USAP Rassemblement* pour les municipales ! Un programme simple : plaquage, solidarité, apéro à la troisième mi-temps. Mais avec Malherbe qui retourne les ballons et Josende qui refuse d’y toucher, la mêlée s’annonce chaotique.  

Le RN, les LR, et l’USAP : une mêlée sous tension  

Le RN d’Aliot, avec son discours musclé, pourrait passer pour une équipe de rugby : des avants solides, des discours plaqués au sol, une défense agressive. Les LR de Josende jouent la finesse, mais restent en touche, sans ballon. Malherbe, elle, navigue entre pragmatisme et résistance symbolique, évitant les « fantasmes d’indépendantisme » tout en caressant l’idée d’une Catalogne fière (*Made in Perpignan*, 5 septembre 2023).  

Ce centre d’entraînement, c’est une belle passe, un investissement dans le sport, la jeunesse, l’identité. Mais cette photo, c’est une mêlée ouverte où chacun joue son jeu. Aliot marque des points, Malherbe cache le logo, Josende esquive. Et l’USAP ? Elle fait vibrer les cœurs, même ceux qui refusent le ballon. Rêvons un peu : une liste *USAP Rassemblement*, avec Aliot en pilier, Malherbe en demi de mêlée, et Josende à l’ouverture, mais sans ballon. Un programme en trois points : plaquer fort, aimer tendre, boire frais. À Perpignan, ça pourrait marcher… si tout le monde accepte de jouer le même match.  

en direct du Café de la Poste, un rancio sec à la mainet quelques anchois marinés,  attendant le prochain drop de l’USAP.*  

 

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 17:37

"Être un pilote médiocre n'a jamais été mon ambition. Ce n'est pas mon style. Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau. Le plaisir vit là où le sens s'est éteint."

Brad Pitt dans film F1


“Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l’instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.”
Alain Prost
 

À l’approche de la grande course aux canards organisée par Aushopping le 13 septembre 2025 sur la rivière Basse à Perpignan, nous avons eu la chance d’interviewer quatre compétiteurs hors du commun. Ces canards en plastique, numérotés et adoptés pour l’occasion, ont l’âme de pilotes de Formule 1 tout juste sortis du Grand Prix de Monaco. Ils sont prêts à en découdre dans les courants tumultueux de la Basse, avec un seul objectif : franchir la ligne d’arrivée en tête pour remporter la Fiat 600 ou les bons d’achat. Voici leurs confidences, pleines de panache et de détermination !

 

1. Canard "Max le Fulgurant" – Le stratège audacieux 
Inspiration : Max Verstappen, triple champion du monde F1

Journaliste : Max, comment vous préparez-vous pour cette course sur la Basse ?
Max le Fulgurant : Coin ! Écoute, mec, la Basse, c’est pas Monaco, mais c’est tout aussi technique. Les courants près du pont du Palmarium, c’est comme le virage du Loews : faut être précis, sinon t’es dans le décor… ou plutôt, dans les roseaux ! J’ai passé des heures à analyser les remous avec mon équipe. On a optimisé mon aérodynamisme – j’ai un vernis spécial pour glisser sur l’eau. Les autres canards ? Ils peuvent essayer de suivre, mais je vais leur mettre un tour dans la vue !  

Journaliste : Vous visez la victoire, alors ?
Max : La victoire ? Coin-coin ! C’est la Fiat 600 ou rien. J’ai déjà prévu où je vais la garer. Et pour l’aspect caritatif, je suis content de contribuer à Maison Soleil, mais soyons clairs : je suis là pour écraser la concurrence. Les courants vont chanter mon nom !

 

2. Canard "Lando le Charmeur" – L’outsider charismatique
Inspiration : Lando Norris, vainqueur du GP de Monaco 2025

Journaliste : Lando, vous venez de remporter Monaco en rivière. La Basse, c’est un nouveau défi ?
Lando le Charmeur : Coin, mate ! Monaco, c’était intense, mais la Basse, c’est un autre level. Les courants sont imprévisibles, genre une safety car qui sort sans prévenir. J’ai bossé ma flottabilité pour rester stable, même si un tourbillon me secoue. Mon équipe m’a équipé d’un petit aileron en plastique recyclé – écolo et stylé, tu vois ? Je veux faire vibrer les spectateurs de Perpignan, leur donner du spectacle.  

Journaliste : Des rivaux à surveiller ?  
Lando : Max est rapide, mais il prend trop de risques. Et puis y’a Charles, le local, il va jouer la carte du public. Mais moi, je mise sur la régularité et un bon départ. Si je passe le pont Magenta en tête, c’est plié. Coin-coin, baby !

 

3. Canard "Charles le Catalan" – Le héros local  
Inspiration : Charles Leclerc, chouchou de Monaco

Journaliste : Charles, courir sur la Basse, c’est comme jouer à domicile, non ?
Charles le Catalan : Coin-coin absolu ! La Basse, c’est mon territoire, mon Monaco à moi. J’ai grandi dans les eaux catalanes, je connais chaque remous, chaque vaguelette. Les supporters de Perpignan vont me porter, je le sens. J’ai fait des tests dans un bassin privé pour simuler les courants, et j’ai une coque ultra-légère pour maximiser ma vitesse.  

Journaliste : Les commerçants du centre-ville râlent un peu contre l’événement. Un mot pour eux ?  
Charles : Je comprends leur frustration, mais cette course, c’est pour faire briller Perpignan ! Coin ! On va ramener du monde, de l’énergie. Et puis, les bénéfices vont à Maison Soleil, c’est pour les jeunes, pour la culture. Moi, je veux juste offrir une victoire à ma ville. Allez, Perpignan !

 

4. Canard "Checo le Tacticien" – Le vétéran rusé
Inspiration : Sergio Pérez, l’expérimenté de Red Bull*

Journaliste : Checo, vous êtes le plus expérimenté du lot. Quelle est votre stratégie ?
Checo le Tacticien : Coin, tranquilo, amigo. La Basse, c’est pas seulement une question de vitesse, c’est de la gestion. À Monaco, j’ai appris à lire les trajectoires, à éviter les accrochages. Ici, je vais me faufiler entre les canards moins aguerris. J’ai une coque renforcée pour encaisser les chocs – y’en a toujours qui jouent les kamikazes dans le peloton. Mon objectif, c’est de rester dans le top 3 jusqu’au dernier virage, puis BAM ! je sprinte pour la Fiat.  

Journaliste : Vous pensez à l’aspect écologique de la course ?
Checo : Bien sûr, coin ! L’entonnoir gonflable à la fin, c’est une bonne idée. Pas un canard ne doit rester dans la Basse. Moi, je veux gagner propre, pour Perpignan et pour la planète. Mais ne vous y trompez pas : je suis là pour la victoire, pas pour faire de la figuration !

 

Rapport d'ambiance 
Ces quatre canards ne manquent pas de caractère et d’ambition ! Max le Fulgurant mise sur sa vitesse pure, Lando le Charmeur sur son charisme et sa régularité, Charles le Catalan sur son avantage local, et Checo le Tacticien sur son expérience. Le 13 septembre 2025, la rivière Basse vibrera au rythme de leurs coin-coin endiablés. Qui franchira la ligne d’arrivée en tête ? Réponse lors de cette Duck Race explosive organisée par Aushopping ! #Auchan #Perpignan #DuckRace

La Basse va prendre sa "race" !

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 13:10

"Lorsque les bagnoles exécrables sont remplacées par des armées d’individus grimpés sur rollers, par des intermittents sur des échasses, par des cracheurs de feu et autres adeptes des « circulations douces », il est loisible de constater que l’on n’assiste pas au retour de l’ancienne humanité sur des territoires reconquis, mais au déferlement sans frein de l’espèce post-humaine sur des territoires sans cesse plus invivables ; et pour qu’elle ne sache pas qu’elle est ‘espèce post-humaine, on lui fait croire qu’elle revient sur des territoires dont elle aurait été dépossédée, et qu’elle les reconquiert ou se les réapproprie ; mais elle ne saurait reconquérir ou se réapproprier quoi que ce soit puisqu’elle ne possédait rien […]."

Festivus Festivus
Philippe Muray

Bienvenue dans les Pyrénées-Orientales, où le soleil méditerranéen grille les espoirs comme il dore les peaux, où Perpignan, capitale administrative du Roussillon, se fait le miroir fêlé d’un monde en pleine « perpignanisation ». Ici, dans ce laboratoire a-culturel, l’Homo festivus de Philippe Muray parade en tongs, entre deux hausses de prix de l’essence et des discours électoraux aussi vides qu’un rosé tiède en fin d’été. La « perpignanisation du monde », c’est l’histoire d’une dérive où la substance s’évapore, où l’identité catalane s’effiloche sous les néons de la fête obligatoire, et où les partis politiques, tous bords confondus, transforment les électeurs en parts de marché pour mieux s’accrocher à leurs privilèges. Suivez-moi dans ce voyage au cœur d’un département qui, loin d’être une exception, préfigure l’effondrement intellectuel et culturel de notre époque.

 Perpignan, épicentre du glissement intellectuel

Perpignan, avec ses 120 000 âmes tassées dans la plaine du Roussillon, n’est pas seulement une ville : c’est un symptôme. Depuis 2020, sous la baguette du Rassemblement National, la mairie de Louis Aliot a continué de transformer la cité en une vitrine de ce que Muray aurait appelé le triomphe de l’*Empire du Bien (de son point de vue) : une gestion où le spectacle l’emporte sur le sens, où les conférences idéologiques aux relents de croisade (comme celles dénoncées par Mediapart en mai 2024, qui lui-même est une autre version de "l'empire du bien") remplacent le débat public, et où le « Printemps de la liberté d’expression » 2025, organisé à la sauvette par Éric Naulleau, n’est qu’une coquille vide, un « festibus festibus » qui mime la réflexion sans jamais l’incarner. Ces événements, drapés dans l’étendard de la liberté, ne sont que des feux d’artifice pour détourner l’attention des vrais maux : un chômage endémique (autour de 10-12 %, bien au-dessus de la moyenne nationale), des quartiers parmi les plus pauvres de France, et une pression foncière qui fait grimper les loyers, (même s'ils restent plus bas qu'ailleurs) tandis que les salaires stagnent.[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)

Le glissement intellectuel est partout. Là où l’on pourrait attendre une célébration de l’héritage catalan –(voir la foirade de l'anniversaire discret des mille ans de la ville https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/perpignan-en-gland-un-anniversaire-de-mille-ans-qui-fait-pschitt-sans-s-evanter-de-bulles.par-nicolas-caudeville.html) cette langue, cette histoire, cette fierté d’un peuple à la croisée de la France et de l’Espagne – on assiste à son instrumentalisation. Le RN, maître des lieux, brandit la sardane et les castells comme des trophées électoraux, mais les vide de leur substance pour mieux les aligner sur un narratif franchisé. Pendant ce temps, les partis d’opposition, de la gauche au centre, se contentent de promesses recyclées ou de critiques stériles, incapables de proposer une alternative qui ne soit pas un autre avatar du « festibus ». L’abstention, qui frôle les 33 % aux législatives 2024 dans le département, hurle cette vérité : les habitants, écrasés par la hausse des prix de la nourriture (+50 % pour certains, selon des témoignages sur X en 2025), de l’essence et de l’électricité, ne croient plus en ces saltimbanques politiques qui les courtisent comme des consommateurs à la foire.

Les Pyrénées-Orientales, miroir d’un monde a-culturel

Si Perpignan est le cœur battant de cette « perpignanisation », le département tout entier en est la chair. Les Pyrénées-Orientales, avec leurs 491 000 habitants en 2023, attirent toujours, séduites par le soleil et la mer. Mais cette attractivité est un mirage décroissant (voir la dernière saison d'été:https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/mais-esperiez-quoi-la-saison-touristique-2025-dans-les-pyrenees-orientales-s-effondre-face-a-l-espagne-et-son-attractivite-imbattable-par-robert-trigana.html. La croissance démographique (+0,6 % par an depuis 2014) repose sur un solde migratoire positif, souvent de retraités aisés venant gonfler les rangs des seniors (27 % de la population a plus de 65 ans, contre 21 % au niveau national) :si les jeunes s'en vont, ils ne feront pas d'enfant ici, s'ils en font!

 Pendant ce temps, les jeunes, eux, s’asphyxient dans des villages ruraux où l’essence à prix d’or rend chaque trajet vers Perpignan une odyssée financière. Les communes littorales comme Saint-Cyprien ou Canet-en-Roussillon, « attractives » selon l’Insee, se transforment en résidences pour seniors, avec 41 % de plus de 65 ans à Saint-Cyprien, tandis que les moins de 20 ans se font rares (13 %). C’est l’image d’un département qui vieillit, se fige, et perd sa vitalité sous le poids d’une économie saisonnière, touristique et agricole, où la précarité est la règle.[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)[](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7657257)[](https://madeinperpignan.com/perpignan-pyrnenees-orientales-ville-moyenne-chiffre-demographie-precarite/)

L’économie des Pyrénées-Orientales, structurée autour de l’agriculture, du tourisme et d’une industrie en déclin, est un parfait reflet de cette a-culturalité. Le port de Port-Vendres, vanté pour ses 200 000 tonnes de fruits et légumes transitant vers l’Europe, reste une exception dans un tissu économique fragile, où les emplois saisonniers dominent et où la « culture de la rente » décrite par Henri Solans privilégie l’exploitation rapide des ressources au détriment d’une vision à long terme. Les habitants, eux, affrontent des factures d’électricité qui s’envolent (témoignages sur X en août 2025 parlent d’une « insoutenabilité » face à des salaires stagnants) et un coût de la nourriture qui transforme le marché hebdomadaire en luxe. Les partis politiques, qu’ils soient RN, Ensemble ou Nouveau Front Populaire, se contentent de surfer sur ces frustrations, promettant des baisses de taxes ou des aides sociales sans jamais s’attaquer aux racines du problèmes. Leur seule ambition : capter les suffrages, comme on vendrait des billets pour un spectacle de fin d’année.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/%25C3%2589conomie_des_Pyr%25C3%25A9n%25C3%25A9es-Orientales)[](https://books.openedition.org/pulm/3711?lang=fr)

 Le festibus festibus, ou la fête comme anesthésie

C’est ici que l’esprit de Philippe Muray prend tout son sens. Dans les Pyrénées-Orientales, le « festibus festibus » n’est pas seulement une métaphore : il est une réalité tangible. Les festivals, les animations touristiques, les discours affamés des campagnes électorales – tout cela sert à masquer l’effondrement.

Prenez les tensions communautaires, comme ces menaces racistes rapportées en juillet 2024 contre une commerçante perpignanaise, sommée de quitter la ville https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/07/perpignan-lettre-a-brigitte-a-l-usage-de-ceux-qui-revent-de-guerre-civile-par-nicolas-caudeville-featuring-maurice.html. Au lieu d’un débat sérieux sur la mixité culturelle, on préfère organiser des événements « fédérateurs », des fêtes de quartier ou des célébrations catalanes vidées de leur sens, où l’on danse pour oublier que le département est le deuxième plus pauvre de France métropolitaine. Quant à l'opposition Langevinesque, "messi dominici" de l'impératrice d'Occitanie, elle fait salon de l'anti-racisme avec son festival "Nostra Mar" façon gauche "Terra nova", autant dire la droite honteuse https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2022/06/mairie-de-perpignan/sos-racisme-si-la-mediterranee-etait-un-cadavre-ils-en-seraient-les-vers-par-nicolas-caudeville.html . Le RN, avec ses 57,39 % aux législatives 2024, excelle dans cet art du détournement : il promet la « priorité nationale » pour flatter les colères, mais ne propose rien pour contrer l’inflation ou la précarité énergétique.[](https://madeinperpignan.com/perpignan-pyrnenees-orientales-ville-moyenne-chiffre-demographie-precarite/)

Ce glissement intellectuel, c’est aussi l’incapacité des partis à penser le département comme un tout cohérent. Les zones rurales, comme le Conflent ou le Vallespir, asphyxiées par le coût de l’essence et les restrictions écologiques (interdiction des véhicules anciens), sont laissées à l’abandon, tandis que les villes littorales deviennent des ghettos dorés pour retraités. L’Université de Perpignan, avec ses travaux sur l’écopoétique ou les études méditerranéennes, pourrait être un phare intellectuel, mais elle reste déconnectée des priorités municipales, engluée dans une bulle académique que personne n’entend. Tout cela participe d’une a-culturalité galopante : la richesse catalane, méditerranéenne, rurale, est sacrifiée sur l’autel d’une modernité qui n’a que la fête et la polémique à offrir.[](https://www.lindependant.fr/2021/11/07/demographie-la-revanche-du-rural-dans-les-pyrenees-orientales-9914062.php)

 Vers une perpignanisation du monde

Perpignan et ses Pyrénées-Orientales ne sont pas une anomalie : elles sont un avant-goût. La « perpignanisation du monde », c’est ce moment où les sociétés, partout, se laissent engloutir par l’Homo festivus, où les difficultés économiques (nourriture, énergie, mobilité) sont reléguées au second plan derrière des spectacles électoraux et des identités instrumentalisées. C’est un monde où les partis politiques, transformés en camelots, vendent des rêves de grandeur ou de justice sociale sans jamais les concrétiser, où les citoyens, épuisés, se réfugient dans l’abstention ou le vote protestataire. C’est un monde où la culture, qu’elle soit catalane ou autre, devient un décor pour selfies, un prétexte pour des festivals qui ne disent plus rien, un « festibus festibus » généralisé.

Dans ce miroir fêlé qu’est Perpignan, on voit se dessiner les contours d’une modernité a-culturelle, où l’intellect s’efface devant la facilité, où la fête obligatoire remplace la réflexion, et où les privilèges des puissants tiennent lieu de projet collectif. Les Pyrénées-Orientales, avec leur soleil trompeur et leurs colères rentrées, ne sont pas une exception : elles sont un avertissement. Comme le dirait Muray, nous sommes tous des locataires sur notre propre territoire, et la facture arrive, toujours plus salée.

 

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20 août 2025 3 20 /08 /août /2025 16:16


Dans le cadre chaleureux et authentique du *Mercat de la Terra* à Elne, organisé sous l’égide du mouvement Slow Food, nous avons eu le plaisir de retrouver Karine Quintana, figure rayonnante de la Ferme des Trabucayres, située à Las Illas, près de Maureillas-las-Illas, dans les Pyrénées-Orientales. Cette rencontre, empreinte de souvenirs et de saveurs, a fait resurgir une émotion digne d’une madeleine de Proust, ravivant des images d’une visite passée au cœur de cette exploitation familiale nichée au pied des Albères.

Une Famille, une Tradition, une Passion
La Ferme des Trabucayres, portée par la famille Quintana et Martinez, incarne depuis plus de cinquante ans une agriculture raisonnée, respectueuse de la terre et des animaux. Sur leurs 1 000 hectares de sous-bois et de prairies, vaches, chèvres, brebis, cochons, daims, cerfs, mouflons et sangliers évoluent en semi-liberté, élevés sous la mère dans un environnement préservé. Cette harmonie avec la nature se reflète dans chaque produit qu’ils proposent, sous la marque *Carn de Bosc*, créée pour valoriser les races locales et garantir le bien-être animal.

Karine Quintana, avec son sourire communicatif, nous a accueillis au *Mercat de la Terra* comme on reçoit des amis de longue date. Ses produits, exposés avec soin, témoignent d’un savoir-faire artisanal et d’un engagement sans faille pour une alimentation saine et savoureuse. Depuis l’ouverture de leur atelier de transformation à la ferme, la famille a fait le choix audacieux de produire des charcuteries et viandes sans nitrites, conservateurs, colorants, OGM ni antibiotiques. Une démarche qui, selon Karine, répond à une conviction profonde : « Proposer des produits qui respectent à la fois le consommateur et l’animal, c’est notre façon de contribuer à un monde meilleur. »

Une Madeleine Catalane au Cœur du Vallespir

Rencontrer Karine au marché, c’est comme replonger dans l’atmosphère unique de Las Illas, où nous avions découvert, il y a quelques années, leur élevage de chèvres catalanes, une race locale emblématique. Ce souvenir, intact, s’est ravivé en goûtant leurs produits : saucissons secs, pâtés, ou encore viandes maturées, tous porteurs d’une authenticité rare. Chaque bouchée raconte l’histoire d’un terroir, d’une famille, et d’un mode de vie où la patience et le respect priment.
Au *Mercat de la Terra*, Karine et sa sœur Nadine, également présente, partagent leur passion avec une générosité contagieuse. Les visiteurs s’arrêtent, échangent, goûtent, et repartent avec bien plus qu’un panier de produits : ils emportent un morceau de cette philosophie Slow Food, qui prône une nourriture « bonne, propre et juste ». Karine nous confie : « Participer à ce marché, c’est l’occasion de rencontrer des gens qui partagent nos valeurs, qui prennent le temps d’écouter l’histoire derrière chaque produit. »

Des Produits d’Exception, un Engagement Durable

La Ferme des Trabucayres ne se contente pas de produire ; elle invite à la découverte. Outre leur catalogue en ligne (accessible sur commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier), la famille est présente sur les marchés locaux, comme celui de Céret chaque samedi matin, ou encore lors des foires aux gras de Prades, Thuir et Céret, ainsi que la foire des éleveurs Aspres Albères au Racou. Leurs produits sont également disponibles à la boutique *Oh Délices Paysans* à Perpignan, un lieu dédié aux producteurs locaux.

Ce qui frappe, c’est la cohérence de leur démarche. En éliminant les additifs chimiques et en privilégiant des méthodes traditionnelles, la famille Quintana et Martinez redonne ses lettres de noblesse à la charcuterie et à la viande fermière. « On travaille sur une version sans nitrites pour nos merguez aussi, c’est en cours ! », nous glisse Karine avec un clin d’œil, prouvant que l’innovation est au service de la tradition.
### Un Lieu de Partage et de Repos
Au-delà des produits, la Ferme des Trabucayres propose également des gîtes, nichés dans un cadre naturel et reposant. Ces logements indépendants, équipés de tout le confort moderne (barbecue, cheminée, connexion internet, lave-linge, lave-vaisselle), offrent une immersion totale dans la vie à la ferme. Une invitation à ralentir, à savourer le calme des Pyrénées-Orientales, et à découvrir de près le travail passionné de cette famille.
 

Une Rencontre qui Reste en Mémoire

Revoir Karine et Nadine au *Mercat de la Terra* d’Elne, c’était comme retrouver un vieux carnet de voyage, rempli de saveurs et d’émotions. Leur engagement pour une agriculture respectueuse, leur amour du métier et leur générosité font de la Ferme des Trabucayres bien plus qu’une exploitation : un lieu de vie, de partage, et de plaisirs simples. Comme une madeleine catalane, leurs produits éveillent les sens et rappellent que derrière chaque bouchée, il y a une histoire, un terroir, et des visages.
Pour découvrir leurs produits ou réserver un séjour, rendez-vous sur leur catalogue en ligne (commande.kuupanda.com/producteur/3918/particulier) ou contactez-les directement au 06 45 59 97 99. Et si vous passez par Las Illas, laissez-vous tenter par une visite : la famille Quintana et Martinez vous accueillera avec le même plaisir qu’ils mettent dans leurs créations.
*Sources : Informations tirées du site Bienvenue à la Ferme et des échanges avec Karine Quintana lors du Mercat de la Terra à Elne.*[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878)[](https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme.../663878...)[](https://bienvenue-a-la-ferme.com/.../ferme-des.../663878...)

Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
Le Plaisir Retrouvé à la Ferme des Trabucayres : Une Rencontre avec Karine Quintana au Mercat de la Terra! interview par Nicolas Caudeville
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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 16:42

"C'est un plan, pour construire un pédalo en forme de canard Ça sert a quoi? A la meme chose qu'un pédalo"https://zonesons.com/repliques-cultes-de-films-d-espionnage/phrases-cultes-de-oss-117-rio-ne-repond-plus/c-est-un-plan-pour-construire-un-pedalo-en-forme-de-canard-ca-sert-a-quoi-a-la-meme-chose-qu-un-pedalo

"Ça ne prenait pas beaucoup plus de temps. Ce qui est difficile c’est la partie pédalo c’est pas la partie canard. La partie canard c’est un bec, un colvert et puis n’en parlons plus."

OSS 117 "Le Caire nid d'espions" et "Rio ne répond plus"

Perpignan rayonne depuis l'hypermarché, basse et et les canards comme tête de gondole ; on peut presque l'appeler "la Venisetta del sur (et muet : qu'est que tu veux me dire Bernardo ?) : alors Canard jaune versus septembre noir ?On vous rahonte heu l'bouzin !

Les canards en plastique d’Auchan à Perpignan  feront-ils vibrer la ville?

Le 13 septembre 2025, le centre commercial Auchan de Perpignan prévoit de lâcher 10 000 canards en plastique dans les eaux de la Basse, au pied du Castillet, pour une course géante censée « faire rayonner Perpignan ». Une initiative qui, selon les organisateurs, vise à attirer les chalands en ville à une période charnière (espèce de petit gond)– fin du festival *Visa pour l’image* et rentrée scolaire.

Mais pour les commerçants du centre-ville, cette opération sent la poudre, ou plutôt le plastique bon marché. Comme le dirait Michel Audiard, : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on... les  » Alors, ces canards sont-ils de simples jouets flottants ou des symboles vibrants d’une époque consumériste ? Et à qui s’adresse vraiment cette mascarade aquatique ? Plongeons dans cette affaire avec un zeste d’humour, pour donner du goût  la basse (au shaker pas à la petite écuyère, surtout pas à la paille)

Une opération 'spéciale) qui fait des vagues 

Auchan, géant de la grande distribution (en baisse de régime, depuis la mort de Franco), promet une animation ludique : des canards jaunes numérotés, un tirage au sort avec une Fiat 600 et des bons d’achat à la clé.

Objectif affiché : redynamiser Perpignan face à l’attraction des galeries marchandes du sud de la Catalogne. Pourtant, cette initiative a mis le feu aux poudres chez les commerçants du cœur de ville, qui y voient une « OPA » du centre commercial périphérique sur leur territoire. Laurent Triloff, président de l’association « Perpignan et moi », dénonce une absence totale de concertation, tandis que Nadia Kharbouch, commerçante et élue à la CCI, fustige une « animation ultra bas de gamme » qui risque de saturer les parkings un samedi crucial pour le commerce local.[](https://madeinperpignan.com/face-aux-10-000-canards-en-plastique-dauchan-les-commercants-de-perpignan-ne-veulent-pas-etre-les-dindons-de-la-farce/)

Pour pimenter le tout, les préoccupations environnementales s’invitent au débat. Nicolas Fabre, d’Alternatiba66, s’insurge contre le « très mauvais message » envoyé par ces 10 000 canards en plastique, pointant le risque de pollution par les microplastiques, même avec un « entonnoir gonflable » censé tout récupérer. Une pétition similaire dans la Loire en 2019, ayant récolté 16 000 signatures, rappelle que ce type d’événement n’est pas une première et suscite des remous. Comme le dirait Audiard : « La bêtise, c’est l’absence de travail. » Ici, le travail semble avoir été remplacé par une idée tape-à-l’œil, au détriment de la réflexion écologique et commerciale.[](https://madeinperpignan.com/face-aux-10-000-canards-en-plastique-dauchan-les-commercants-de-perpignan-ne-veulent-pas-etre-les-dindons-de-la-farce/)[](

Le style ironique  d'archange d'Michel : un miroir pour Perpignan

Michel Audiard, dialoguiste légendaire, avait le don de transformer des situations triviales en réflexions cinglantes sur la société. Ses répliques, souvent tirées de films comme *Les Tontons flingueurs* ou *Un singe en hiver*, mêlent gouaille populaire, cynisme et vérité crue. L’article de *Made in Perpignan*, avec son titre « Face aux 10 000 canards en plastique d’Auchan, les commerçants de Perpignan ne veulent pas être les dindons de la farce »,en emprunte le chemin ironique. Cela suggère que les commerçants et leur association qui a fait la grande muette durant près de 6 ans refusent d’être les dupes d’une opération marketing déguisée en bienfait pour la ville.

 On l’imagine Michel écrire : « Quand on met 10 000 canards en plastique dans une rivière, c’est pas pour faire rayonner la ville, c’est pour faire couler les petits commerces. » Son style, empreint d’argot et de métaphores percutantes, excelle à démasquer l’hypocrisie. Nadia qui s'adresse "au coeur des hommes" qualifie l’événement d’« hypocrisie totale », une simple collecte de données personnelles sous couvert de charité pour l’association Maison Soleil. Audiard aurait pu lui prêter cette réplique : « La charité, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. »[(https://top15.fr/michel-audiard-les-15-meilleures-citations-a-retenir/)

Des canards vibrants ? Une hypothèse audacieuse!

Mais que se passerait-il si ces canards n’étaient pas de simples jouets flottants, mais des objets *vibrants* – au sens littéral ou figuré ? L’idée, bien que farfelue, change la donne. Des canards vibrants évoquent immédiatement une connotation ludique, voire coquine, popularisée par des objets de plaisir bien connus. Si tel était le cas, l’événement d’Auchan prendrait une tournure radicalement différente : loin d’une animation familiale, il s’adresserait à un public adulte, avec un sous-texte provocateur. On imagine alors une foule différente, moins attirée par une Fiat 600 que par une expérience décalée, presque subversive. Comme dit l'populo qui cause souvent gras « Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte. » Ici, les canards vibrants pourraient symboliser une société qui, sous des airs innocents, cache des intentions moins avouables.[](https://www.dicocitations.com/auteur/224/Michel_Audiard.php)

Cependant, rien dans les sources, comme le confirme Manon, n’indique que les canards d’Auchan soient autre chose que des jouets classiques. L’hypothèse des canards vibrants reste donc une pirouette ironique, un clin d’œil : parce quee pour survivre à Perpi, faut transformer le banal en absurde. Plus sérieusement, ces canards incarnent une vibrance symbolique : celle d’une société de consommation qui agite des gadgets pour capter l’attention, au risque de froisser les acteurs locaux et de polluer l’environnement. Comme le souligne un post sur X : « Une metric fuckton de plastic garbage va finir dans une décharge. » Traduit en Audiard  : « Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole. »

À qui s’adresse cet événement ?

Officiellement, Auchan vise à « faire rayonner Perpignan » en attirant des clients en centre-ville. Mais les commerçants y voient une manœuvre pour détourner la clientèle vers le centre commercial périphérique. Le choix du 13 septembre, un samedi clé pour le commerce local, renforce cette suspicion. Nadia Kharbouch déplore une « saturation de parking » et une animation « bas de gamme », tandis que Laurent Triloff ( un proche de Bruno) y voit une tentative d’Auchan de s’approprier le dynamisme du centre-ville.[](

En filigrane, l’événement semble s’adresser à une clientèle prête à payer pour participer à une course ludique, en échange de lots et d’une illusion de solidarité. Mais, comme le souligne Nadia, il s’agit surtout de collecter des données personnelles – une pratique courante dans les opérations marketing modernes. Audiard aurait pu commenter : « Les riches, s’ils étaient communistes, ils feraient du troc. » Ici, Auchan troque l’image d’un événement caritatif contre des e-mails et numéros de téléphone.

Une ironie  pour une société en question sans réponse

Cette polémique locale illustre parfaitement le style d’Audiard : une situation en apparence anodine révèle des tensions profondes – entre commerce local et grande distribution, entre écologie et consumérisme, entre sincérité et hypocrisie. Les commerçants de Perpignan, en refusant d’être « les dindons de la farce » bien que tardivement, adoptent une posture à  un dialoguiste. Leur résistance  (comme celle d'un grille pain) évoque une réplique culte : « Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »[

En inclusion, les canards d’Auchan, vibrants ou non, sont un symbole de notre époque : un mélange de bonne volonté maladroite, de marketing agressif et d’aveuglement écologique. À travers le prisme ironique d’Audiard, cette course apparaît comme une comédie douce-amère, où chacun joue son rôle dans une farce collective. Comme il l’écrivait : « C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. » À Perpignan, les commerçants ont choisi de ne pas se laisser flotter au fil de l’eau.

*Sources : Made in Perpignan, citations de Michel Audiard, posts sur réseaux sociaux.*

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