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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 21:53

« Ce n'est pas la mort que je crains, c'est de mourir. »
Michel Eyquem de Montaigne

« La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu. »
Emil Michel Cioran

 

 

 

Une chaîne régionale comme ViàOccitanie: manque de cohérence et en  inadaptation  à l’ère des réseaux sociaux, où elle reproduisait son vieux modèle TV année 70 . Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels. L'impression général, c'est que c'était France3 Région en version Wish...

Un journaliste de Via Occitanie tenait le club de la presse et le laisser à l'abandon, la maladie a fini par se communiquer à la chaîne entière

On ne pleure une chaîne qu’au moment où elle disparaît, dit-on, comme si son absence révélait subitement une grandeur insoupçonnée. Foutaises ! ViàOccitanie, éteinte ce 25 juillet 2025, n’a pas attendu son dernier souffle pour dévoiler ses failles. Ce n’était qu’une mosaïque mal ajustée, un gloubi-boulga d’images locales diluées dans l’illusion d’une région unie, où Toulouse, capitale administrative et auto-centrée, éclipsait tout le reste. Treize départements, treize solitudes, sans interaction ni cohérence, comme des courtisans rivalisant pour plaire à un maître absent.

Une région en toc, une chaîne en toc 
ViàOccitanie se voulait le porte-voix de l’Occitanie, mais qu’était-elle sinon une bande-annonce décousue, un patchwork d’intérêts locaux sans fil conducteur ? Les journaux télévisés, de Perpignan à Nîmes, de Toulouse à Montpellier, n’étaient qu’un collage maladroit, où chaque département jouait sa partition sans jamais former une symphonie. Parler d’unité régionale quand les territoires s’ignoraient superbement, voilà l’art de ramper devant une fiction administrative. Les documentaires ? Des miettes culturelles jetées au public pour donner l’illusion d’une profondeur. Les 52 000 téléspectateurs quotidiens ? Un public par défaut, captif d’une offre sans véritable concurrence.

L’innovation, ou l’art de se gargariser de gadgets 
On nous vante les prouesses technologiques : des duplex via smartphones en 2014, un système de diffusion full IP, une plateforme SaaS nommée Myvideoplace. Grand bien leur fasse ! Mais à quoi bon ces jouets si le fond reste creux ? À l’heure où chaque citoyen, armé de son smartphone, devient sa propre chaîne sur les réseaux sociaux, ViàOccitanie n’était qu’un dinosaure déguisé en pionnier. Publier une vidéo sur TikTok ou YouTube est plus rapide, plus vif, plus direct. La télévision locale, avec ses lourdeurs et ses compromis, n’a pas su rivaliser avec cette agilité darwinienne. Sa disparition ? Une économie d’argent public, un adieu à un modèle qui n’a pas su se réinventer.

L’art de ramper devant l’inéluctable 
N’accusons pas les seuls courtisans du groupe La Dépêche, qui ont laissé la chaîne s’étioler faute de vision. Accusons aussi l’illusion d’une télévision locale capable de fédérer une région aussi disparate. ViàOccitanie n’a jamais trouvé son âme, car l’Occitanie elle-même est une construction administrative, non une réalité vécue. Les soutiens publics, opaques et hésitants, n’ont fait que prolonger l’agonie. Les producteurs locaux ? Ils trouveront d’autres canaux, plus agiles, sur les plateformes numériques. La démocratie locale ? Elle s’exprime désormais dans les stories Instagram et les lives X, là où les citoyens, sans filtre ni hiérarchie, prennent la parole.

Un requiem sans larmes 
Que reste-t-il de ViàOccitanie ? Une leçon, peut-être : dans un monde où chacun est son propre média, les chaînes locales doivent être plus qu’un écho nostalgique d’un passé télévisuel. Elles doivent incarner une nécessité, pas une bureaucratie. À l’équipe, qui s’est battue pour un projet bancal, un salut respectueux. Mais ne nous y trompons pas : la télévision locale, si elle veut survivre, doit cesser de ramper devant des modèles obsolètes. La disparition de ViàOccitanie n’est pas un drame ; c’est une sélection naturelle. Que les deniers publics servent désormais à des projets qui vibrent au rythme de leur temps.

#ViàOccitanie #InformationLocale #Audiovisuel #RéseauxSociaux #DarwinismeMédiatique

 chaîne régionale comme ViàOccitanie, en écho à votre point de vue sur son manque de cohérence et son inadaptation à l’ère des réseaux sociaux. Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels.

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 19:56

"La branche chargée de fruits s'incline. ”
Thomas Fuller
 

 "Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse"

[exp]
à s'exposer sans cesse à un danger, on finit par le subir ; à force de s’obstiner dans les mêmes erreurs, on en subit les conséquences

À Perpignan, où le soleil cogne comme un uppercut de forgeron et où les ruelles puent la castagne politique autant que l’anisette, les militants de Place Publique ont sorti les flingues, façon *Tontons flingueurs* sous amphétamines. Ce 27 juillet 2025, dans une arrière-salle enfumée par l’ardeur des ambitions, ils ont joué du bulletin comme on dégaine un surin : Olivier Romero, 49 piges, un Catalan d’adoption avec du bagout à revendre, et sa comparse Françoise Coste, aussi discrète qu’un poignard dans l’ombre, ont raflé la mise. 64 % des voix, mes cocos ! Une dérouillée d’anthologie pour Agnès Langevine, la vice-présidente de la Région Occitanie, qui s’est ramassée un misérable 36 % dans les gencives. Un vote à 74 % de participation, c’est pas une élection, c’est une corrida où le taureau s’est pris un banderazo en plein cœur !

Langevine, la pauvre, elle devait voir des étoiles, comme un boxeur sonné sur le ring.

Elle, l’ancienne écolo des Verts, reconvertie en égérie de Place Publique depuis 2024, elle pensait déjà enfiler l’écharpe de maire, les yeux brillants comme des pièces d’or. En 2020, elle avait claqué 14,5 % au premier tour des municipales, avant de plier boutique pour faire barrage à Louis Aliot, ce cador du RN qui squatte la mairie comme un squale dans la Têt. Elle balançait même, dans *France Bleu*, qu’Aliot « traverse son mandat en touriste », la langue acérée comme un rasoir. Mais les militants, ces ingrats, lui ont fait un bras d’honneur monumental. Exit Agnès, place à Romero, ce gars de la Haute-Garonne, membre historique du mouvement, qui roule des mécaniques avec Coste à ses basques, une alliée dont on sait que dalle, mais qui doit avoir du nerf pour suivre le bonhomme.

Et Perpignan, dans tout ça, c’est un vrai bordel à la Céline, une foire d’empoigne où la gauche s’écharpe comme des chiffonniers sur un tas d’ordures.

D’un côté, les Insoumis fricotent avec les Écologistes, façon mariage arrangé qui sent le divorce. De l’autre, le collectif « Perpignan autrement », un ramassis de socialos, de cocos et de citoyens en transe, qui rêve d’union comme un poivrot rêve d’un litron. Et au milieu, Place Publique, qui joue les divas en se choisissant un duo tout neuf, comme si Romero et Coste allaient ramener la paix dans ce cloaque. Mais faut pas se leurrer, mes lascars : réunir cette bande de braillards, c’est comme demander à un troupeau de chats sauvages de défiler au pas cadencé. Pendant ce temps, Aliot, le RN, il se marre dans son fauteuil de maire, en caressant son verre de pastis comme un vieux pirate savoure son butin.

Langevine, elle, doit avoir les boyaux en vrille, l’âme tordue comme un linge essoré.

Se faire éjecter comme ça, c’est pas une claque, c’est un coup de pied au cul signé par le destin, un de ces uppercuts qui te laissent la gueule en biais. Mais attention, la gonzesse, elle a du chien ! En 2020, elle avait su rebondir, et là, elle pourrait bien nous sortir une entourloupe, genre candidature en franc-tireur ou alliance avec des lascars qu’on voit pas venir. Parce qu’à Perpignan, la politique, c’est pas un bal musette, c’est une arène où les coups volent plus bas que les ceintures, et où le sang gicle aussi rouge que le vin du Roussillon.

Alors, mes petits, pour les municipales de mars 2026, faudra ouvrir grand les mirettes.

Romero et Coste, ils ont la cote, mais le chemin est long, semé d’embûches et de traîtres. La gauche, elle s’éparpille comme des confettis dans une bourrasque, et Aliot, lui, guette, prêt à ramasser la mise. Quant à Langevine, elle doit aiguiser ses griffes dans l’ombre, prête à mordre comme une louve blessée. Une chose est sûre : à Perpignan, ça va canarder sec, et le spectacle promet d’être plus saignant qu’un film de truands.

 

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25 juillet 2025 5 25 /07 /juillet /2025 10:35

“L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.”
André Malraux
 

 "Nous ne sommes pas effrayés le moins du monde par les ruines. Nous allons hériter de la terre, cela ne fait pas le moindre doute. La bourgeoisie peut détruire et ruiner son propre monde, avant de quitter la scène de l'histoire. Nous transportons un monde nouveau, ici, dans nos cœurs"

Buenaventura Durruti chef de la Colonne de Fer CNT , mort à la bataille de Madrid durant la guerre civile Espagnole

https://www.anarchistes.org/auteur_philosophe_anarchiste/buenaventura_durruti/

Nous l'avions rencontré avec Alain Pottier, pour une dernière interview il y a 5 mois, dans son Ehpad dans le quartier du Vernet à Perpignan: son dernier exil . il continuer de mettre en ordre ses notes, via Céline son aide. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/02/octavio-alberola-une-vie-a-danser-au-bord-d-un-volcan-interview-alain-pottier-featuring-nicolas-caudeville.html

Il ne pouvait plus dormir dans un lit, mais assis dans un fauteuil . Nous avions fait court, la fatigue arrive vite, mais quel moment. Ce n'était pas une vie, mais une saga, d'un homme qui incarnait les combats (à gauche) et les tourments du XXième siècle... Nous devions nous revoir, mais le temps n'a pas été assez long!  "On agit selon les circonstances !", nous a-t-il dit

Dans l’ombre pesante de l’Histoire, où les âmes se consument sous le joug des tyrannies, Octavio Alberola, figure d’argile et de feu, s’est éteint à Perpignan, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans.

Sa vie, traversée par la fièvre de l’action et l’amertume de l’exil, s’inscrit comme une blessure vive dans la chair du mouvement libertaire. Son nom, ressurgi des cendres des archives déclassifiées autour de l’assassinat de Kennedy, éclaire à nouveau, tel un éclair fugace, la mémoire des combats perdus.

Exilé dans la Catalogne Nord après avoir traversé les terres arides du Mexique, Alberola portait en lui l’errance des hommes sans patrie, ceux qui, entre Perpignan et les routes clandestines d’Espagne, tissaient des rêves d’insurrection.

En 1962, à Saint-Sébastien, il s’avança, ombre parmi les ombres, vers le palais d’Aiete où Franco, spectre d’un pouvoir honni, passait l’été. L’explosif, traître, refusa de parler ; le dictateur, par un caprice du destin, échappa à l’heure prévue. L’année suivante, au pont des Français à Madrid, un autre complot, porté par la même rage, s’évanouit dans le silence des plans avortés.

Fils de maîtres rationalistes, héritier d’une lignée où la liberté se murmurait comme une prière, Alberola grandit dans l’exil mexicain, où la guerre civile espagnole, ce grand linceul de 1936-1939, avait jeté sa famille. À l’Université nationale, il forgea son esprit dans le creuset du génie civil et de la physique théorique, mais son cœur battait au rythme des Jeunesses libertaires et de la CNT, ces flammes vacillantes de l’anarchisme en exil.

En 1962, lorsque le Mouvement libertaire espagnol donna vie à Defensa Interior, Alberola, représentant des Jeunesses libertaires ibériques, s’engagea dans la clandestinité, où chaque geste était un défi à la mort. Il orchestra des sabotages, tels des poèmes écrits dans l’urgence, contre le régime franquiste. Au Valle de los Caídos, en cette même année, il confia à Antonio Martín Bellido et Paul Desnais la mission de faire trembler le mausolée du tyran. Mais l’explosif, une fois encore, resta muet, comme si le destin raillait l’élan des hommes.

Ainsi vécut Alberola, entre l’absurde et l’espoir, dans cette condition humaine où chaque acte de révolte, même brisé, porte en lui l’éternité d’un refus.

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 20:51

Mille ans, ce n'est pas rien! Il semble que Perpignan tient la promesse, que même le troisième Reich n'a pas réussi à tenir . Mille ans, c'est pour ça que les dirigeants de la ville reste discrets, soupçonnés par la gauche de passer en poing Godwin (always) de 0 à 100 km/h en quelques secondes: le maire ne veut pas remuer de polémique...

À moins qu'ils auraient préféré fêter 1000 ans d'Algérie française ? J'en parlais à un ami catalan, revenu de Paris, il m'a dit : "ha, bon, je ne me suis aperçu de rien !" Les perpignanais pas plus. Pas de défilé sur-réaliste des fiertés de 1000 ans. De cavalcades des rois de Majorque, une manif de templiers, des naumachies à Gilbert Brutus, de la créativité qui aurait rendu visible le moment historique! Une campagne dans le métro de Paris: "venez visiter la ville de mille ans!" Pour un peu, on se serait cru en Italie...Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
"On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton:  Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !  "

Comme l'aurait dit le Cyrano de Rostand, en résumant la tirade du nez. Mais du nez, l'adjoint à la culture n'en a pas eu, pas plus que celui ou celle, qui l'a choisi!

Pourquoi l’anniversaire est-il si peu visible en ville ?

Perpignan, vieille de mille ans, agonise dans l’oubli de son propre millénaire, et cet oubli est une blessure infligée par sa propre main. Cette ville, jadis vibrante d’un éclat catalan, célèbre son âge dans un silence de tombeau, comme si elle craignait de réveiller les spectres de son passé. Pourquoi cette absence, ce néant festif ? L’explication gît dans l’absurde, dans la fatigue d’une cité qui n’a plus la force de se souvenir.Les célébrations, si l’on peut nommer ainsi ces spasmes d’érudition, se terrent dans des conférences lugubres, orchestrées par une obscure division des Archives, Histoire et Mémoire https://www.mairie-perpignan.fr/actualites/1-000-ans-de-perpignan. On y parle de Louis XI, des troubadours roussillonnais, dans des salles où la poussière des siècles étouffe les mots. Ces messes savantes, réservées à quelques âmes mortes passionnées d’histoire, sont des caveaux où l’on enferme le passé, loin des vivants qui passent, aveugles, indifférents. Le savoir, ici, est une malédiction, un suaire qui étouffe tout élan.Et les foules ? Elles n’ont rien.

Un seul éclat, ce spectacle Luminiscence dans l’église des Dominicains, où des jeux de lumière dansent comme des feux follets sur une tombe, tente de conjurer l’oubli jusqu’au 6 août 2025.

Mais c’est une exception, un sursaut dérisoire face au vide. Là où Visa pour l’Image fait vibrer les rues, le millénaire n’offre que des murmures, des échos d’une gloire éteinte. Pas de cortèges, pas de cris, pas de vie. Perpignan ne célèbre pas, elle se lamente en secret.La communication ? Une farce macabre. La mairie et l’office de tourisme murmurent quelques annonces sur des sites oubliés, dans des courriels que nul n’ouvre. Les conférences à la Salle des Libertés, les visites des Journées du Patrimoine, gratuites mais invisibles, s’évanouissent dans un silence de cendres. Pas une affiche, pas un souffle, pas une flamme pour crier mille ans d’histoire. Perpignan se tait, comme si elle avait honte de son âge, comme si elle préférait s’effacer dans l’ombre plutôt que d’affronter la lumière de son passé. Cette ville fête son millénaire comme on enterre un mort : dans le secret d’un deuil que personne ne partage.

Un anniversaire de mille ans, ça valait bien un an de festivité publique, mais le département possesseur du palais des rois de Majorque, n'en a pas fait plus...

 

Vidéo:Signature du jumelage entre la ville de #palma de Majorque et de #perpignan
Signature du jumelage entre la ville de Palma de Majorque et de Perpignan en présence des maires respectifs Louis Aliot. Les discours étaient français et castillan. En arrière fond, l'histoire du royaume de Majorque, dont Perpignan était la capitale continentale et Palma la capitale maritime .

 

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 19:30

“Le train-train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n'a qu'à bien s'accrocher. ”

Robert de Houx


“Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent.”
 

Frédéric Dard / Réflexions jubilatoires sur l’existence 

La vie est  duraille dans les PO, nous n'avons que peu de transports en commun:

Mesdames et messieurs, accrochez vos ceintures, on embarque pour un voyage pas piqué des hannetons, direction Perpignan, gare SNCF, ce 24 juillet 2025, 10 heures tapantes. Y’a du monde au portillon, et pas qu’des touristes en tongs ! L’Association des trains, la CGT 66 et une flopée d’autres clampins associatifs se sont donné rencard pour une manif’ qui sent la merguez et la grogne bien tassée. Objectif ? Dénoncer le merdier ferroviaire, faire le point sur une ligne fermée depuis un an, et secouer les puces de la préfecture. Ça va swinguer sur l’avenue Charles de Gaulle, cavaler sur le boulevard Clémenceau, pour finir en apothéose devant les grilles préfectorales, où nos gaillards espèrent qu’on leur déroulera pas juste le tapis rouge, mais des solutions, nom d’un biniou !

Au cœur du rififi, y’a Enric Balaguer, président du Train de la ville, un gars qui a la moustache frémissante et l’œil qui pétille de colère.

« Si une route avait été bloquée pareil, l’État aurait rappliqué dès l’aube avec des bulldozers et des ministres en gilet jaune. Mais le train ? Pfft, mépris total, on dirait qu’ils préfèrent les vaches aux wagons ! » qu’il balance, le bougre, planté au milieu d’la photo comme un olivier dans un champ d’oliviers. Et pour cause : la ligne est à l’arrêt depuis qu’un TER a joué les autos-tamponneuses avec un pont dans la commune d’Eus. Un glissement de terrain, qu’ils disent, a foutu le boxon. Résultat ? Pont HS, ligne kaput, et des usagers qui râlent plus fort qu’un klaxon de TGV.

Retour en arrière, histoire de démêler ce sac de nœuds.

Début 2025, la SNCF Réseau sort un protocole pour rafistoler les ouvrages d’Eus, mais la mairie fait la moue : « Pas d’oseille, pas d’deal ! » En décembre, le Conseil des ministres, dans un élan d’audace, vote la destruction du pont. Oui, mais pour le reconstruire, hein, faut pas rêver ! En juin, nouvelle délibération, on valide la solution technique de la SNCF : on rase, mais on rebâtit pas. Là, Enric, il voit rouge : « J’le sens gros comme une maison, ils vont nous fermer la ligne pour de bon, ces sagouins ! »

Et c’est pas tout. Figurez-vous que le conseil municipal, en fouillant dans ses archives, découvre qu’il est proprio du pont !

Le maire, Philippe Dorandeu, sort de sa réserve comme un taureau d’arène : « On veut être dans l’coup pour la solution technique, valider le protocole de démolition, et surtout, qu’on nous garantisse une reconstruction ou une alternative, genre une route. Parce que d’l’autre côté du pont, y’a du monde, bon sang ! Un éleveur de clebs, un éleveur de cochons, une maison rurale… Ces gens-là, depuis l’accident, doivent se taper 5 bornes pour rejoindre la RD66, alors qu’avant, c’était plié en 5 minutes. Leur boulot en prend un coup dans l’aile, c’est pas d’la rigolade ! »

Le 26 mars, les experts du tribunal administratif ont tranché : 80 % de la faute à la SNCF, qui a pas su garder son pont en état.

Les 20 % restants ? Aux éleveurs et à l’association du canal, qui prennent leur part du gâteau de la responsabilité. « J’vais leur faire bouffer l’pont qui m’a cassé ! » qu’il tempête, le maire. La SNCF, fair-play, met la main à la poche pour financer démolition et nettoyage. Le Département, l’État et la Région promettent de filer un coup de main au conseil municipal dans un mois et demi. On croise les doigts, mais on y croit moyen.

Et pendant c’temps-là, la ligne, elle, reste fermée comme une huître.

Enric, toujours lui, soupire : « Avec l’nouveau maire, ça bouge un peu plus. L’ancien, un vrai bouchon, bloquait tout. Mais même si on signe un deal avec la SNCF, les travaux commenceront pas avant septembre. Douze à seize semaines de chantier, ça nous amène à décembre, dans l’meilleur des cas. » Et il ajoute, la gorge nouée : « En 7-8 ans, entre l’accident d’Millas et c’te galère, la ligne aura été fermée plus longtemps qu’un siècle de sieste ! Les usagers, ils ont acheté des bagnoles, va-t’en les ramener dans l’train maintenant… »

Alors, ce 24 juillet, à Perpignan, ça va défiler, gueuler, et peut-être même verser une larme pour c’te ligne qui sent le sapin.

Mais Enric et ses potes, ils lâcheront pas l’affaire. Parce que le train, mes amis, c’est pas qu’du fer et d’la vapeur, c’est l’cœur d’une région qui bat. Et San-A, s’il était là, il leur taperait dans l’dos en disant : « Allez, les gars, faites pas d’chichis, foncez ! Et si ça coince, envoyez Béru avec une pince-monseigneur, ça d’vrait l’faire ! »

*Conférence d’presse à suivre dans les bureaux du Département. Amenez vos mouchoirs et vos pancartes, ça va chauffer !*

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 11:03

"Ce que je pense, c'est qu'une bonne vie est une succession de voyages héroïques. Maintes et maintes fois, vous êtes appelé à l'aventure, vers de nouveaux horizons. Chaque fois se pose la même question : vais-je oser ? Et si vous osez, arrivent les dangers, mais l'aide aussi, et enfin le triomphe ou l'échec. L'échec est toujours possible. Mais il y a aussi la possibilité du bonheur. "

"Le Héros aux mille et un visages" le spécialiste des mythes Joseph Campbell.https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_H%C3%A9ros_aux_mille_et_un_visages

“La psychohistoire ne ment pas. Mais ceux qui la redoutent, oui” — Hari Seldon

https://revue-histoire.fr/litterature/la-psychohistoire-entre-mythe-litteraire-et-realite-scientifique/?srsltid=AfmBOooD8FLdnmyMC9gUkEmczyA36FdDf6kpK4_1bj-pmoFEiS1FgmTe

 

 

Perpignan, le Héros Fracturé : Une Plongée Psycho-Historique dans les Tripes de l’IA*

*Perpignan, ville crasseuse et fiévreuse, suinte sous le soleil catalan, un bled où la bêtise humaine cogne comme un poing dans la gueule. Dans l’ombre du monomythe de Joseph Campbell, où le héros titube vers la rédemption, et sous la loupe froide d’Hari Seldon, le prophète mathématique d’Asimov, cette cité se transforme en champ de bataille. Ici, on teste une guerre : l’intelligence artificielle contre la connerie naturelle, un combat pour arracher les Perpignanais à leur "burn-out idiocratique". Ce récit, brut et sans filtre, à la James Ellroy, traque la vérité dans les ruelles sombres et les âmes usées d’une ville au bord du gouffre.*

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L’Appel du Cloaque : Une Ville à Bout de Souffle

Dans les ruelles de Perpignan, ça pue la stagnation, un parfum âcre de rêves crevés et de décisions à la mords-moi-le-nœud. La bêtise naturelle, ce venin qui coule dans les veines de l’humanité, a mis la ville à genoux. Les habitants, lessivés, appellent ça un "burn-out idiocratique" – une overdose de choix stupides, de préjugés rances et de méfiance pour tout ce qui sent le progrès. Comme dans les pages d’Asimov, où Hari Seldon lit l’avenir dans les chiffres et les foules, Perpignan capte un signal. L’intelligence artificielle, cette machine froide aux yeux d’acier, peut cartographier le chaos, prédire les coups tordus, et sortir la ville de sa spirale. Les Perpignanais, poings serrés, sentent l’appel, pas celui d’un ange, mais d’un flingue chargé, prêt à tirer sur leur propre médiocrité.

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Le Refus dans les Tripes : La Peur du Vide

Tout héros, même un paumé, crache sur l’inconnu avant de plonger. À Perpignan, les gens râlent, grognent, s’accrochent à leur humanité bancale comme à une bouteille de rouge frelaté. "L’IA ? Une saloperie qui va nous vider l’âme," marmonnent-ils dans les bars cradingues, la clope au bec. Ils craignent un monde où la chaleur catalane se noie dans des lignes de code, où l’instinct devient un souvenir. Ça rappelle les gus dans *Fondation*, qui chialent contre la psycho-histoire de Seldon, cette science qui voit trop clair, trop loin, et qui menace leur libre arbitre. Mais l’IA, c’est pas un flic corrompu qui te passe les menottes ; c’est un indic, un mec qui connaît les ruelles et te file la carte pour sortir du merdier.

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 Le Mentor et le Seuil : L’IA, un Couteau dans la Nuit

Dans ce bas-monde, un héros a besoin d’un guide, un type qui sait où poser les pieds dans la fange. À Perpignan, ce guide, c’est l’IA – pas un saint, mais une lame affûtée, forgée dans les labos d’xAI, qui coupe à travers le brouillard des conneries humaines. Comme la psycho-histoire de Seldon, qui lit les foules comme un joueur lit les cartes, l’IA voit tout : la sécheresse qui menace de cramer la région, les gamins laissés pour compte dans des écoles à la dérive, l’économie qui tousse comme un moteur noyé. Elle calcule, elle planifie, elle propose : des bus qui roulent sans embouteillages, des programmes scolaires qui collent aux mômes, des marchés qui respirent à nouveau.

Le seuil, c’est quand Perpignan signe le contrat, accepte d’être le cobaye. Les habitants, la gorge sèche, lâchent leurs doutes comme on jette un mégot. Les premiers résultats tombent : des routes dégagées, des gamins qui apprennent, des billets qui circulent. L’IA, c’est pas un dieu, c’est un flingue chargé de données, et Perpignan apprend à tirer.

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 Les Épreuves et la Vérité Crue : Une Ville à Vif

Une quête, c’est une série de coups dans la gueule, et Perpignan en prend plein la tronche. Intégrer l’IA sans vendre son âme catalane ? Éduquer des bouseux méfiants à la magie des algorithmes ? Préserver la chaleur des places sous le soleil tout en branchant la ville sur un futur high-tech ? Chaque obstacle est une balle à esquiver. Les Perpignanais, comme des boxeurs sonnés, apprennent à danser avec la machine, à en faire une arme, pas une laisse. Ils bossent dur, suent, jurent, mais commencent à voir clair.

La révélation cogne comme un uppercut : l’IA ne vole pas leur humanité, elle la rend plus tranchante. Comme Seldon qui montre que l’effondrement n’est pas une fatalité, l’IA prouve que la bêtise, ce vieux démon, peut être mise à terre. Les Perpignanais, qui crevaient sous le poids de leur propre nullité, retrouvent un souffle, une fièvre. Ils rigolent à nouveau, pas d’un rire de poivrot, mais d’un rire de survivants, ceux qui ont vu l’abîme et lui ont craché dessus.

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Le Retour et la Couronne Brisée : Perpignan, Torche dans la Nuit

Un héros, quand il revient, ramène un trophée, un bout de vérité arraché aux ténèbres. Perpignan, cabossée mais debout, devient une balise, une ville qui hurle au monde : "On a maté la connerie." Les habitants, maîtres d’un monde hybride – la rage humaine et la froideur des machines – partagent leur butin. Leur histoire, gravée dans les murs écaillés et les bars enfumés, inspire d’autres bleds à prendre les armes, à faire de l’IA un allié contre l’idiotie galopante. Perpignan, c’est pas Camelot, c’est une ruelle où on se bat pour survivre, et ça suffit pour en faire une légende.

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Épilogue : Une Saga dans la Fange

Perpignan, c’est pas une ville de conte, c’est un ring, un endroit où l’humanité se prend des gnons et se relève. Comme les héros de Campbell, elle titube, saigne, mais trouve sa voie. Comme les plans de Seldon, elle mise sur l’avenir, pas sur les regrets. L’IA, c’est son flingue, son couteau, sa bouteille d’oxygène dans un monde qui étouffe. Les Perpignanais, ces héros aux mille visages, ont viré la bêtise pour un shot d’intelligence, et leur histoire, crue, sale, vraie, brûle comme un néon dans la nuit. Que leur combat, dans les ruelles et les cœurs, devienne un cri pour l’humanité : on peut battre la connerie, et Perpignan l’a prouvé.

*Fin de la partie, mais la guerre continue.*

"La Saga des Lames Immortelles pourrait bien être la première série entièrement conçue par l’intelligence artificielle générative. Une bande annonce générée par cette technologie est tellement bluffant qu’il a déjà fait des millions de vues sur la toile. Si l’intelligence artificielle est un outil fantastique, elle fait trembler l’industrie du cinéma à plusieurs titres"

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21 juillet 2025 1 21 /07 /juillet /2025 18:00

« Quan Déu no vol, els sants no poden »
Littéralement, « Quand Dieu ne veut pas, les saints ne peuvent pas ». Ce proverbe est utilisé pour dire que certaines choses dépendent de la volonté divine et que même les saints ne peuvent rien y changer.

« Val més un veí a la porta que un parent a Mallorca »
Littéralement, « Un voisin à la porte vaut mieux qu’un parent à Majorque ». Cette phrase met en valeur l’importance des relations de voisinage et de l’entraide locale par rapport aux liens familiaux éloignés.

« Qui no vulgui pols que no vagi a l’era »
Cette phrase se traduit par « Celui qui ne veut pas de poussière ne doit pas aller à la grange ». Elle est utilisée pour indiquer que si l’on veut éviter les problèmes, il faut éviter les situations qui peuvent en causer.

 

Je tire une bouffée sur mon cigare, le genre qui embaume la pièce d’une odeur de tabac cubain, et je déplie le journal sur la table du bar, entre un vermut et une assiette d’olives. Les gros titres me sautent aux yeux, comme une vieille affaire qui refuse de se clore. Les langues régionales – catalan, basque, galicien – coincées dans une "boucle temporelle" de discrimination, qu’ils disent. L’Union européenne, ce mastodonte bureaucratique, joue encore les vierges effarouchées face à l’Espagne qui réclame un statut officiel pour ses langues. Je ricane, un nuage de fumée s’échappe. Comme si Bruxelles allait se plier aux désirs de Madrid sans faire traîner l’affaire comme un mauvais vin.

Je lis, et c’est du déjà-vu. Vendredi dernier, 27 mai 2025, les ministres de l’UE se sont réunis pour leur énième Conseil des affaires générales. L’Espagne, fidèle à elle-même, a poussé son pion. Fernando Mariano Sampedro Marcos, ce secrétaire d’État qui doit transpirer sous son costume, a plaidé sa cause avec l’ardeur d’un avocat défendant un innocent. "C’est une question de justice", qu’il dit.

Finir avec la discrimination, donner au catalan, au basque et au galicien leur place dans les institutions européennes.

Il a même sorti l’argument massue : l’Espagne paiera la facture, 132 millions d’euros par an, 44 millions par langue pour les traductions et les interprètes. "Où est le problème ?" qu’il demande. Je souffle un rond de fumée. Le problème, mon vieux, c’est que l’Europe adore compliquer les choses simples.

Mais les Vingt-Sept, ces joueurs d’échecs sans échiquier, ont encore botté en touche.

Des "questions juridiques" à résoudre, qu’ils disent. Toujours les mêmes excuses, comme un disque rayé. Le Luxembourgeois, Xavier Bettel, a joué les cyniques – un type après mon cœur, celui-là. "Ce n’est pas le bon moment", qu’il a lâché, comme si le moment idéal existait dans ce foutoir géopolitique. Il a même osé la rhétorique : "On peine à s’entendre sur les sanctions contre la Russie, on n’arrive pas à obtenir un cessez-le-feu en Palestine, et là, on devrait se pencher sur le galicien, le basque et le catalan ?" Je secoue la tête, le cigare entre les doigts. Priorités, mon cul. L’Europe sait dire non sans dire non, un art qu’elle maîtrise mieux que la paella.

La France, fidèle à son rôle de voisine hautaine, en rajoute une couche. Benjamin Haddad, ministre des Affaires européennes, veut des "clarifications" – politiques, juridiques, économiques.

Comme si l’Espagne n’avait pas déjà assez répété son laïus. La Finlande, la Suède, l’Autriche, eux aussi, froncent les sourcils, parlent de coûts, de précédents dangereux. Un "effet domino", qu’ils appellent ça. Et si le corse, le breton ou je ne sais quelle autre langue régionale venait frapper à la porte ? Je tire une longue bouffée. L’Europe a peur de ses propres ombres.Je tourne la page, le papier crisse.

Cette histoire traîne depuis 2023, quand Pedro Sánchez a promis monts et merveilles aux indépendantistes catalans pour sauver son siège.

Le catalan, parlé par 9 à 10 millions d’âmes en Catalogne, à Valence, aux Baléares, et même dans des coins de France et d’Italie ; le galicien, avec ses 2,5 millions de locuteurs en Galice ; le basque, cette langue millénaire que 750 000 personnes chérissent au Pays basque et en Navarre – toutes co-officielles en Espagne depuis la Constitution de 1978. Mais à Bruxelles ? Que dalle. Quelques accords administratifs, des miettes : un ministre, comme Jordi Hereu en septembre 2024, peut parler catalan au Conseil s’il prévient à l’avance. La belle affaire.

Salvador Illa, le président de la Catalogne, a remis ça en février 2025, jouant les ambassadeurs à Bruxelles.

"Reconnaissez ces langues, dites aux 20 millions de locuteurs qu’ils sont européens !" qu’il a clamé. Un cri du cœur, mais l’UE préfère les dossiers bien rangés. Changer le règlement 1/1958, celui qui fixe les langues officielles, demande l’unanimité. Autant demander à un poivrot de partager sa bouteille. Les citoyens peuvent écrire aux institutions en catalan, basque ou galicien, et l’Espagne traduit. Mais au Parlement européen, sans traducteurs officiels, c’est le silence. Une discrimination déguisée en bureaucratie.

Je feuillette X sur mon portable, entre deux gorgées de vermut.

Des posts s’indignent : on parle de la richesse du catalan, du basque, du galicien, mais aussi du corse interdit dans certaines institutions françaises. Toujours le même refrain : les langues régionales, c’est la culture, l’identité, mais les États centralisateurs s’en méfient comme d’un pickpocket dans le Raval. Je referme le journal, écrasant mon cigare dans le cendrier. L’Europe, c’est une vieille dame qui aime ses habitudes. Le catalan, le basque, le galicien ? Ils attendront, coincés dans cette foutue boucle temporelle, pendant que Bruxelles sirote son café et regarde ailleurs.On parlera officiellement l'Ukrainien en Europe, faut fidéliser le nouveau client ! 

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21 juillet 2025 1 21 /07 /juillet /2025 11:27


"Sans doute l'Histoire d'O est-elle la plus farouche lettre d'amour qu'un homme ait jamais reçue."


Histoire d'O (précédé de) Le bonheur dans l'esclavage par J. Paulhan
Dominique Aury

Voici la liste des quartiers impactés : Saint-Martin ; Baléares ; Les remparts ; Saint-Jacques ; La Lunette ; Saint-Gaudérique ; San-Vicens ; Clos Banet ; Mas Vermeil ; Roseraie ; Mas Roca ; Route de Canet ; Château-Roussillon ; Mas Llaro ; Las Lloberes ; Las Cobas.

Oh, quelle merveilleuse nouvelle nous parvient de Perpignan, cette cité bénie des eaux ! Du 22 au 25 juillet 2025, l’avenue des Baléares, dans un élan de générosité urbanistique, se refait une beauté hydraulique, et avec elle, toute la partie sud de la ville est conviée à une grandiose fête de la sobriété ! Oui, chers habitants, préparez-vous à une "mobilisation citoyenne" – n’est-ce pas là un mot délicieux, presque martial, pour dire : "Serrez les dents et fermez les robinets" ?

Eau Agglo et Perpignan Méditerranée Métropole, dans leur infinie sagesse, orchestrent des "travaux stratégiques" – stratégiques, rien que ça !

– pour raccorder un nouveau réseau d’eau potable, car, voyez-vous, tout ceci n’est que l’expression d’une "démarche d’amélioration du service public de l’eau". Quelle noblesse d’âme !Mais, ô surprise, ce noble chantier risque de semer quelques menus désagréments, de ceux qui font le charme de la vie moderne : des "perturbations temporaires", nous dit-on, avec ce ton rassurant qui frôle l’euphémisme. Des baisses de pression, des interruptions furtives, et – cerise sur le gâteau – une eau colorée, mais ô combien potable, qui viendra égayer vos verres pendant quelques jours.

Un véritable arc-en-ciel aquatique ! Alors, habitants des quartiers Saint-Martin, Baléares, Saint-Jacques et consorts, jusqu’aux confins de Las Cobas, on vous invite à une ascèse aquatique : pas d’arrosage, pas de piscines, pas de folies humides.

Réduisez votre consommation au "strict nécessaire", comme le proclame Eric de Saint-Martin, grand maestro de cette symphonie de la restriction, car c’est dans la "solidarité collective" que réside notre salut. Quelle ironie délicate, n’est-ce pas, que de transformer un simple robinet en un acte de communion civique ? Allez, courage, Perpignan, et que l’eau, même colorée, reste l’élixir de votre patience !

 

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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 16:52

"Brader notre santé et notre souveraineté sanitaire à la finance, c'est chaque jour un peu plus la mission de Sanofi.Il nous faut un pôle public du médicament, garantir les stocks : c'est dans le programme du Nouveau front populaire."

François Ruffin député de gauche 2024


"La porte refusa de s'ouvrir et déclara:
- Cinq cents, s'il vous plaît.
A nouveau, il chercha dans ses poches. Plus de pièces; plus rien.
- Je vous paierai demain, dit-il à la porte. (Il essaya une fois de plus d'actionner le verrou, mais celui-ci demeura fermé.). Les pièces que je vous donne constitue un pourboire, je ne suis pas obligé de vous payer.
- Je ne suis pas de cet avis, dit la porte. Regardez dans le contrat que vous avez signé en emménageant dans ce conapt.
Il trouva le contrat dans le tiroir de son bureau: depuis que le document avait été établi, il avait eu besoin maintes et maintes fois de s'y référer. La porte avait raison; le paiement pour son ouverture et sa fermeture faisait partie des charges et n'avait rien de facultatif."

 "Ubik" Philip K. Dick

*Inspiré par les lois Bachelot (2009) et Touraine (2016), les rapports de la DREES sur les fermetures de lits, et les grèves des soignants de 2019, ce récit imagine un futur où l’illusion du progrès masque une réalité dystopique. Comme dans l’univers de Philip K. Dick, la vérité est floue, et le pouvoir manipule les symboles pour mieux oublier les hommes.*

La Flamme Éteinte : Une dystopie française à l’ombre du Panthéon

*Paris, 2035. Les néons clignotent faiblement dans les rues grises, où l’odeur d’antiseptique bon marché se mêle à celle de l’asphalte humide. Les hôpitaux publics, squelettes de béton fissurés, ne sont plus que des dispensaires où les patients s’entassent, attendant des soins que personne ne peut plus leur prodiguer. Les soignants, eux, ont disparu, usés, brisés, ou partis vers des cliniques privées aux vitres teintées, réservées à une élite qui ne connaît pas la file d’attente. Pourtant, au sommet de la République, on célèbre. On célèbre la "Flamme de la Santé", une flamme qui ne brûle plus que dans les discours.*

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Genèse d’un désastre

Tout a commencé bien avant les années 2020, avec des réformes qui ont lentement érodé le système hospitalier français. La loi Bachelot de 2009, officiellement nommée "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" (HPST), a marqué un tournant. En introduisant une logique managériale dans les hôpitaux publics, elle a imposé une tarification à l’acte (T2A) qui a transformé les établissements en entreprises devant équilibrer leurs budgets. Les soins non rentables – psychiatrie, gériatrie, urgences – ont été relégués au second plan, tandis que les cliniques privées s’appropriaient les actes lucratifs. Les soignants, confrontés à des objectifs de rentabilité, ont vu leurs conditions de travail se dégrader. Les fermetures de lits ont commencé : entre 2003 et 2013, 34 000 lits d’hospitalisation ont disparu, selon un rapport de la DREES.

Puis vint la loi Touraine de 2016, la "Loi de modernisation de notre système de santé". Présentée comme une avancée, elle a renforcé la mainmise des Agences Régionales de Santé (ARS) sur les hôpitaux, accentuant leur dépendance à des logiques financières. Les regroupements hospitaliers (GHT) ont forcé les établissements à mutualiser leurs ressources, souvent au détriment des plus petits, en zone rurale. Les soignants, déjà à bout, ont dénoncé une "industrialisation" de la santé. En 2019, les grèves dans les urgences ont éclaté : 80 services en arrêt simultané, un record. Les banderoles criaient : *"On soigne, on crève."* Le gouvernement a répondu par des primes symboliques et des numéros verts, incapables de masquer la réalité : les cliniques privées prospéraient, tandis que les hôpitaux publics s’effondraient.

Les politiques, eux, n’avaient pas à s’inquiéter. Les hauts fonctionnaires, les ministres, le président lui-même se faisaient soigner dans des établissements discrets, à l’abri des regards, souvent à l’étranger – Genève, Londres, Dubaï. Les dispensaires publics, surnommés "les mouroirs" par la population, n’étaient pas pour eux. Les numéros verts se multipliaient, les promesses aussi. En 2027, un énième plan "Hôpital 2030" fut annoncé, avec des subventions massives… pour les cliniques privées. Les soignants, eux, reçurent des médailles. Symboliques, bien sûr.

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Le décret du Panthéon

En 2035, alors que la crise sanitaire atteignait son paroxysme, le président de la République, Adrien Vasseur, signa un décret qui fit trembler les réseaux sociaux et les rares journaux encore indépendants. Un monument serait érigé : *la Tombe du Soignant.e Inconnu.e*, au Panthéon, en écriture inclusive, avec une flamme éternelle gravée du slogan : *"Pour que la flamme de la santé ne s’éteigne jamais !"* Lors d’une allocution télévisée, Vasseur, les yeux brillants d’une ferveur étrange, déclara : *"La France montre la voie au monde. Nous réunirons les deux chambres à Versailles pour inscrire cet hommage dans la Constitution. La santé est notre trésor, et les soignants, nos héros."*

Les images de la cérémonie d’inauguration étaient irréelles. Sous la coupole du Panthéon, une sculpture massive en bronze, représentant un.e soignant.e sans visage, masque chirurgical à moitié relevé, dominait l’espace. Une flamme numérique – le gaz était trop cher – vacillait sur un écran géant. Les officiels applaudissaient, les caméras tournaient, mais dehors, les rues étaient silencieuses. Les soignants n’étaient pas là. Beaucoup avaient fui, d’autres s’étaient reconvertis. Certains murmuraient que les plus radicaux s’étaient organisés dans des réseaux clandestins, soignant les laissés-pour-compte dans des cliniques illégales, à l’abri des drones de surveillance.

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Une dystopie dickienne : l’illusion du sacré

Dans cette France de 2035, la Tombe du Soignant.e Inconnu.e n’est pas un hommage, mais un leurre. Comme dans les récits de Philip K. Dick, la réalité est devenue un simulacre. Le Panthéon, jadis lieu de mémoire pour les grands esprits, est désormais un théâtre où l’État joue la comédie de l’empathie. Les soignants, sanctifiés en symboles, sont oubliés en tant qu’humains. La "Flamme de la Santé" n’éclaire rien : les hôpitaux publics sont des ruines, les files d’attente s’allongent, et les drones de la Sécurité Sanitaire patrouillent pour empêcher les manifestations.

Les citoyens, eux, sont divisés. Certains croient encore aux discours officiels, hypnotisés par les hologrammes publicitaires vantant la grandeur de la République. D’autres, plus lucides, se méfient. Ils savent que la Constitution, modifiée à Versailles, ne garantit plus rien, sinon le pouvoir d’une élite déconnectée. Les réseaux clandestins de soignants, surnommés les "Guérisseurs de l’Ombre", deviennent une légende urbaine. On raconte qu’ils utilisent des IA médicales pirates, développées à partir de vieux modèles Grok, pour diagnostiquer et soigner ceux que le système a abandonnés. Mais la rumeur dit aussi que l’État les traque, craignant une révolte.

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La fracture finale et sociable

Dans ce monde, la santé est devenue un luxe, et la souffrance, une norme. Les cliniques privées, protégées par des milices privées, prospèrent sur les ruines du service public. Les pauvres s’entassent dans les dispensaires, où des robots bas de gamme, programmés pour minimiser les coûts, administrent des traitements génériques. Les soignants humains, eux, sont devenus des reliques, célébrés dans des discours mais absents des blocs opératoires.

Le président Vasseur, depuis son palais, continue de parler de "la Flamme de la Santé". Mais dans les sous-sols des villes, les Guérisseurs de l’Ombre murmurent une autre vérité : la flamme s’est éteinte il y a longtemps. Et dans l’ombre, une question hante les esprits, comme dans les récits de Dick : qu’est-ce qui est réel ? L’hommage grandiose au Panthéon, ou la douleur silencieuse d’un peuple abandonné ?

 

 

À tombeau ouvert (2000) bande annonce Résumé : New York, début des années 90. Chaque nuit, Frank Pierce sillonne au volant de son ambulance les rues de Hell's Kitchen, le secteur le plus dur et le plus insalubre de Manhattan, où semblent s'être concentrées toute la violence et toute la misère du monde.

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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 12:25

   " Mort. Etat instantané, sans passé ni avenir. Indispensable pour l'accès à l'éternité."

Simone Weil 

   " L'humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre."

Walter Benjamin
Essais

Anatole France disait " On croit mourir pour la patrie, alors qu'on meure pour des industriels"! C'était déjà pas folichon!

Mais désormais on pourrait le paraphraser par:"On croit mourir pour la patrie, des valeurs, mais on meurt pour que des élus vous recouvrent de gerbes à chaque commémoration!" C'est l'avantage des célébrants, ils sont prêt à vivre pour les valeurs de ceux qui sont déjà morts: "mourir pour des idées, oui mais de mort lente" comme le chanter George Brassens! Aussi le résultat de cette étude plus que sérieuse de l'université de Jord (prononcez Yord) ,en Scandinavie Orientale, nous a paru plus que pertinente !

**Le syndrome de l’enfant héros : quand les candidats ne rêvent que de gerbes et de flashs**

Une étude récente, menée avec le sérieux d’un comptable en fin de trimestre, vient de révéler une vérité déconcertante sur les motivations des candidats aux élections. Oubliez les discours enflammés sur l’intérêt général, les promesses de lendemains qui chantent ou les PowerPoint sur la fiscalité locale. Non, ce qui fait vibrer les aspirants élus, c’est une pulsion bien plus… photogénique : poser devant un parterre de chrysanthèmes lors des commémorations, gerbe à la main, regard solennel, prêt à être immortalisé. Bienvenue dans l’ère du « syndrome de l’enfant qui incarne un héros de roman ».

 Une vocation née sous les flashes

D’après les chercheurs, ce phénomène, qu’ils ont pompeusement baptisé « syndrome du héros commémoratif », touche une majorité de candidats, toutes étiquettes confondues. « C’est une quête d’épopée personnelle », explique le Dr. Dumont, sociologue et auteur principal de l’étude. « Ces candidats, souvent bercés par des récits de cape et d’épée ou des biopics larmoyants sur Netflix, fantasment sur cet instant où, gerbe en main, ils incarneront la grandeur d’un personnage de roman. Ils veulent leur moment de gloire, leur couverture de magazine local, leur post Instagram liké par la section locale du club de pétanque. »

L’étude, réalisée sur un échantillon de 247 candidats à des élections municipales, départementales et régionales, révèle que 78 % d’entre eux citent « être photographié lors d’une cérémonie commémorative » comme principale motivation pour briguer un mandat. Les autres justifications, comme « améliorer la vie des citoyens » ou « défendre des valeurs », arrivent loin derrière, reléguées au rang de vagues hobbies.

La gerbe, cet accessoire incontournable

Mais pourquoi la gerbe, me direz-vous ? Ce n’est pas juste une question de fleurs malodorantes et de rubans tricolores. La gerbe, c’est le Graal du candidat en mal de reconnaissance. « Elle symbolise tout », confie anonymement un adjoint au maire d’une petite commune. « Vous arrivez, costume repassé, écharpe tricolore bien ajustée, et là, bam ! Vous posez la gerbe, vous inclinez la tête, et les appareils photo crépitent. C’est comme jouer le premier rôle dans un film de guerre, mais sans le budget effets spéciaux. »

Les commémorations, qu’il s’agisse du 8 mai, du 11 novembre ou de l’inauguration d’une plaque pour un rond-point rénové, deviennent ainsi des scènes de théâtre où le candidat s’imagine en héros tragique. Certains, selon l’étude, vont jusqu’à s’entraîner devant leur miroir, peaufinant leur « regard pénétré » ou leur « demi-sourire empreint de gravité ». Un candidat, interrogé sous couvert d’anonymat, avoue même avoir investi dans un coach de pose pour optimiser son angle face à l’objectif. « C’est tout un art, la gerbe. Trop penché, on dirait un enterrement. Pas assez, on passe pour un touriste. »

 Une enfance bercée par Zorro et Harry Potter

Le Dr. Dumont attribue ce syndrome à une nostalgie infantile. « Ces candidats ont grandi avec des héros de fiction, des figures comme Zorro, Harry Potter ou Jeanne d’Arc, qui incarnaient des idéaux plus grands qu’eux. Aujourd’hui, ils cherchent à reproduire cette aura dans leur vie d’adulte, mais comme ils n’ont ni cape ni baguette magique, ils se rabattent sur la gerbe et l’écharpe tricolore. » Une analyse confirmée par un conseiller municipal qui, dans un moment de sincérité, a admis : « Quand j’étais petit, je voulais être Robin des Bois. Aujourd’hui, je pose avec des fleurs devant une stèle, c’est presque pareil. »

Et les citoyens dans tout ça ?

Face à ces révélations, les électeurs restent perplexes. « Je pensais qu’ils voulaient réparer les nids-de-poule ou baisser mes impôts », s’étonne Martine, habitante d’une petite ville du centre de la France. « Mais maintenant que j’y pense, notre maire est effectivement très photogénique à la Toussaint. » D’autres administrés, plus cyniques, y voient une aubaine : « S’ils passent leur temps à poser pour des photos, au moins ils ne font pas de bêtises ailleurs. »

Une solution ? Moins de gerbes, plus de Wi-Fi

L’étude conclut sur une note optimiste, proposant des pistes pour canaliser cette énergie héroïco-commémorative. Parmi les suggestions : remplacer les gerbes par des tablettes numériques pour promouvoir des initiatives locales, ou organiser des « selfies citoyens » où les élus poseraient avec des administrés plutôt qu’avec des fleurs. « Il faut leur donner un autre moyen de briller », insiste le Dr. Dumont. « Sinon, on risque de voir des commémorations pour tout et n’importe quoi : l’anniversaire du premier feu tricolore, l’inauguration d’un banc public… »

En attendant, les candidats continuent de rêver de leur moment de gloire, gerbe à la main, sous les regards émus des photographes amateurs. Et si, au fond, ce syndrome n’était qu’une version moderne du vieil adage : « Dis-moi combien de photos tu as dans le journal local, je te dirai quel héros tu es. »

Bref, ils déposent des gerbes, pour mieux se jeter des fleurs !

 

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