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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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26 septembre 2024 4 26 /09 /septembre /2024 21:53

La Disparition est un roman en lipogramme de Georges Perec publié en 1969, qui sur près de trois cents pages, ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée dans la langue française. Qu'arrive-t-il lorsque qu'en guise de nouveau roman, ce sont des individus constitutifs de ce qu'a été la société catalane qui disparaissent?  

« Un drame personnel s’emboîte dans un drame collectif et aboutit à la mort de tous les protagonistes ou presque. »

On reste encore avec Georges Perec "Je me souviens" publié en 1978 aux éditions Hachette. Un recueil de bribes de souvenirs rassemblés entre janvier 1973 et juin 1977, l'auteur précisant qu'ils sont échelonnés pour la plupart « entre [sa] 10e et [sa] 25e année, c'est-à-dire entre 1946 et 1961 ». Quelques-uns ont été publiés dans le no 26 des Cahiers du chemin en janvier 1976.

« des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'État, des alpinistes et des monstres sacrés. "

L'ouvrage de ses vies appartient au genre du fragment: Bernard Revel journaliste , Bernard Rieu journaliste et Jean Roig photographe à "l'indépendant"  évoque Jean Louis Coste,René Grando, Joël Mettay comme on remettrait les pièces d'un puzzle d'un moment historique et culturel de la ville en place...

Face à la platitude d'une époque, où les nains se rêvent épaules de géants, voir animateur du hall du roi des montagnes, la disparition du libraire successeur du résistant Torcatis, qui fut le continuateur du flambeau de la littérature ici et l'instigateur avec Marcel Oms de la cinémathèque Jean Vigo ...

Jean-Louis Coste, avec l'écrivain vigneron Henri Lhéritier pour les 70 de la librairie Torcatis

l'autre a initié le retour dans les esprits avec Jacques Quéralt et XAVIER FEBRÉS de ce qu'ont été les camps sur les plages après la chute de la République espagnole (Camps du Mépris. Des chemins de l’exil à ceux de la résistance https://www.trabucaire.com/boutique/histoire/camps-du-mepris-des-chemins-de-lexil-a-ceux-de-la-resistance-1939-1945/ (1939-1945), puis témoin du retour président de la généralitat de Catalogne, le sieur Tarradellas, par l'entremise de la CCI de Perpignan, ou encore qu'il fut le premier rédacteur en chef de TV3, première tv en catalan!

Et le dernier (par ordre de disparition) fut un journaliste, écrivain, éditeur qui (entre autre fait d'arme) à dénoncé le scandale des archives  juives du camp de Rivesaltes retrouvées à la "farde" (où au "foumaras", comme vous préférez!?) https://www.lemonde.fr/archives/article/1997/05/11/l-employe-ayant-decouvert-les-archives-du-camp-de-rivesaltes-s-explique_3761040_1819218.html


Perpignan la fin d'une époque :Bernard Revel, Bernard Rieu,Jean Roig à propos de Jean Louis Coste,René Grando, Joël Mettay.  Ils ont vécu dans les Pyrénées-Orientales, journalistes ou libraire. Mais au-delà de leur fiche de poste, ils se sont impliqués... et ont fait partie de l'histoire et la culture de ce département!

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24 septembre 2024 2 24 /09 /septembre /2024 08:22

“L'écureuil a beau être petit, il n'est pas l'esclave de l'éléphant.” Proverbe

 

Les Pyrénées-Orientales, ce département à la croisée des cultures catalanes et françaises, est connu pour sa beauté naturelle, ses montagnes imposantes et ses villages pittoresques. Cependant, une information étonnante commence à se propager parmi les habitants : 99 % d’entre eux seraient humains, mais le 1 % restant ? Ils ne seraient autres que des écureuils… déguisés. Une révélation aussi surprenante que mystérieuse qui mérite qu’on s’y penche sérieusement.
Le mystère du 1 % : Comment tout a commencé ?

Cette théorie, qui semble tout droit sortie d’un film de science-fiction ou d’un conte absurde, a pris racine au sein de la communauté locale. Certains témoignages affirment que des écureuils se cacheraient parmi les humains, adoptant des comportements et des habits "très semblables" aux nôtres. Mais d’où vient cette idée farfelue ?

L’histoire semble avoir commencé avec une série d’observations dans les forêts proches du Canigou. Des randonneurs affirment avoir vu des écureuils au comportement… étrange. "Ils me regardaient droit dans les yeux, comme s’ils essayaient de comprendre mes pensées", raconte un habitant de Vernet-les-Bains, encore troublé par cette rencontre. "Ils ne fuyaient pas comme des animaux sauvages, ils semblaient réfléchir."
 

Des écureuils dans les villages ? Les témoignages intrigants

Rapidement, les rumeurs se sont étendues des montagnes aux villages. Des habitants de Prades, Céret et même Perpignan ont commencé à rapporter des histoires d’"humains" au comportement inhabituel. "Je croisais ce voisin tous les matins, il portait toujours un grand chapeau et parlait peu", raconte Madeleine, une commerçante de Thuir. "Puis, un jour, il a laissé tomber une noisette en plein milieu d’une conversation. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai commencé à me poser des questions."

D’autres témoignages rapportent des comportements plus subtils. "Certains habitants semblent s’intéresser anormalement aux arbres et aux réserves alimentaires. J’ai même surpris une personne grimper en quelques secondes jusqu’à la cime d’un pin", témoigne Julien, un guide de montagne. Ces détails, bien que troublants, alimentent la conviction croissante que les écureuils déguisés ne sont peut-être pas une simple blague locale.

La science à la rescousse : Mythe ou réalité ?

Face à ces allégations, il est naturel de se tourner vers la science pour démêler le vrai du faux. La biologiste Anne-Lise Durand, spécialiste de la faune pyrénéenne, a été interpellée par cette rumeur. "À première vue, cela semble absurde, mais nous devons toujours étudier les faits", explique-t-elle. "Les écureuils sont des animaux intelligents, capables de s’adapter à divers environnements. Cependant, il est hautement improbable qu’ils puissent imiter le comportement humain au point de se déguiser et de tromper la population."

Anne-Lise poursuit en expliquant que, bien que certains animaux puissent développer des comportements mimétiques pour se protéger des prédateurs ou survivre dans des conditions extrêmes, l’idée d’un écureuil se déguisant en humain relève de la fiction. "C’est probablement une forme de projection culturelle, où les gens interprètent des comportements d’animaux à travers un prisme anthropomorphique."

Psychologie collective : Pourquoi y croyons nous ?

Pour comprendre cette étrange croyance, il faut également plonger dans la psychologie collective. Selon le sociologue Paul Marquet, les habitants des Pyrénées-Orientales, comme beaucoup de communautés proches de la nature, ont une relation particulière avec leur environnement. "L’idée d’une cohabitation avec des êtres différents, peut-être plus malins que nous, répond à un besoin presque mythologique", explique-t-il. "Dans des régions comme celle-ci, où la nature domine encore largement, il n’est pas rare de voir émerger des légendes et des croyances qui mêlent réalité et imaginaire."

Cette idée d’écureuils déguisés pourrait également être une forme de folklore moderne. "Dans un monde de plus en plus technologique et rationalisé, nous avons tendance à réenchanter notre quotidien avec des récits fantastiques. Cela nous permet de maintenir une forme de lien mystique avec notre environnement", ajoute le sociologue.

Et si c’était vrai ? Une société parallèle dans nos forêts!

Mais pour les plus crédules ou les amateurs de théories complotistes, l’idée que les écureuils aient développé une société parallèle en symbiose avec les humains est un récit fascinant. "Et si ces écureuils avaient évolué plus rapidement que nous le pensons ?" se demande un passionné de cryptozoologie. "Peut-être qu’ils ont appris à se fondre dans la masse pour survivre, en observant nos comportements et en nous imitant."

Certains évoquent même la possibilité d’une intelligence animale plus avancée que ce que la science admet. Et si les écureuils des Pyrénées-Orientales avaient développé, en secret, un réseau social souterrain, vivant parmi nous pour mieux comprendre notre espèce ? Une hypothèse qui fait sourire, mais qui, pour certains, relève du possible.

Conclusion : Fiction collective ou réalité alternative ?

Finalement, que faut-il penser de cette idée d’écureuils déguisés en humains ? Si les scientifiques et les experts s’accordent à dire qu’il s’agit là d’une projection anthropomorphique ou d’une forme moderne de légende, la fascination persiste. Peut-être est-ce une manière pour les habitants des Pyrénées-Orientales de rappeler qu’ils vivent dans une région où l’homme et la nature sont étroitement liés, où les forêts regorgent de mystères et où, parfois, les frontières entre le monde humain et animal semblent s’effacer.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez un voisin au comportement étrange, méfiez-vous. Peut-être cache-t-il une queue touffue sous son manteau.

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22 septembre 2024 7 22 /09 /septembre /2024 17:15

"Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu. "

 Le vieil homme et la mer
Ernest Hemingway


"Mais le seul poète que j'y rencontrai jamais fut Blaise Cendrars, avec son visage écrasé de boxeur et sa manche vide retenue par une épingle, roulant une cigarette avec la main qui lui restait. C'était un bon compagnon, tant qu'il ne buvait pas trop et, à cette époque, il était plus intéressant de l'entendre débiter des mensonges que d'écouter les histoires vraies racontées par d'autres."

 Paris est une fête
Ernest Hemingway

 

Le bonheur se cultive en terrasse, comme la vigne à Banyuls. Il est lumière des sens en éveil ("Sous le soleil jaguar" d'Italo Calvino) . Sur cette terrasse, j'ai convoqué 2 artisans de "la bonne vie", comme des marqueurs de notre civilisation...

En direct pour l'archipel contre attaque info de la terrasse d' Alain Pottier http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2019/01/alain-pottier-pujolr-etait-en-direct-pour-l-archipel-contre-attaque-pour-parler-de-2-livres-aux-trabucaire-editions-les-vins-du-rous et Joachim Tesson http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-pendant-visa-pour-l-image-a-tester-a-cote-du-couvent-des-minimes-le-restaurant-le-sud-interview-jo-109692382.html pour parler de la dernière cuvée de Rancio sec de feu le domaine de la Tourasse et cigare Cubain...et aussi une recette de lapin au Rancio

Toujours Alain Pottier rue du théâtre "au cochon hardi" était en direct pour l'archipel contre attaque, la fin de sa carrière de vigneron suite à l'incendie des raisins qui ne verront plus la mer, oint de départ afin de lancer son activité "Poétisez vous !", une autre communication est possible...

Perpignan: poétisez-vous sur une terrasse, en buvant du Rancio-sec, fumant des cubains,en dégustant du lapin ! interviews Alain Pottier , Joachim Tesson par Nicolas Caudeville
Perpignan: poétisez-vous sur une terrasse, en buvant du Rancio-sec, fumant des cubains,en dégustant du lapin ! interviews Alain Pottier , Joachim Tesson par Nicolas Caudeville
Perpignan: poétisez-vous sur une terrasse, en buvant du Rancio-sec, fumant des cubains,en dégustant du lapin ! interviews Alain Pottier , Joachim Tesson par Nicolas Caudeville

 

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21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 13:26

"Principe. Ce projet du gouvernement chinois vise à mettre en place un système national de réputation des citoyens et des entreprises, inspiré du score de crédit des États-Unis (en), en y ajoutant un système de récompenses et de pénalités pour ceux respectant ou ne respectant pas les règles édictées."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_cr%C3%A9dit_social

 

Les règles non écrites sont à la merci des humeurs du prince. Ainsi,à Athènes, la démocratie a pu naître à partir du moment où les lois étaient formellement écrites.

Pour internet, ce qui a sa création était libre, devient un paradoxe d'un "contrôle d'état privé" entre la tentation du monopole par la globalisation, et les négociations avec les états pour le contrôle de citoyens encore trop persuadés d'idées démocratiques.

Les réseaux sociaux ont évolué au prorata de leurs algorithmes et, de ce que leur encodage faisait commande... "Ouvert" pour générer un attrait général, il évolue comme un entonnoir, en ne formulant la restriction que sous la forme culpabilisante de "vous avez enfreint les règles de la communauté" : "Règles de la communauté" non définies, pas plus d'ailleurs que le terme de "communauté" !

Parce que nous avons cliqué, sur "j'accepte", après une mise en scène du "consentement éclairé" par une lampe à basse intensité luminique, nous sommes rentrés dans la boite du chat de Schrödinger .
Ainsi, notre "liberté" et notre "libre-arbitre", sont à la fois morts et vivants. Et de chat Schröndinger https://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger , nous nous transformons petit à petit en chien de Pavlov https://fr.wikipedia.org/wiki/Conditionnement_classique, bavant déjà à l'idée d'une hypothétique récompense (#allezvoter) . Notre statut du couple que nous formons avec la liberté, est devenu comme pour Facebook : "c'est compliqué !"

Alors pas besoins d'attendre "les chars russes" ou "les tenues verts de gris (parce que Victor Hugo Bosse, ha le misérable) à croix gommées" suivant d'où en a fait pousser votre "allez Gorille de la caverne" https://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne: vous, qui pénétrez ici, perdez toutes espérances !

Si j'avais du écrire un livre à ce sujet, la quatrième de couv aurait ressemblé à cela !

Quatrième de couverture de "La liberté actuelle est une clim réversible"

"Dans un monde où les idéaux aussi peu nombreux volatils qu'une température contrôlée à distance,La liberté actuelle est une clim réversible explore la manière dont la liberté, notion pourtant sacralisée, s'est transformée en un simple outil de confort, modulable selon les circonstances et les intérêts. L’auteur décortique avec une lucidité implacable les dérives d’une société qui prône l’émancipation, tout en enfermant l’individu dans des contraintes invisibles mais bien réelles.

À travers un essai incisif et audacieux, il révèle comment cette "liberté" n’est plus un absolu, mais une commodité, que l’on active ou désactive selon les humeurs politiques, économiques, et technologiques.

L’ère du numérique et du consumérisme globalisé a transformé l’idéal de liberté en une climatisation réversible : agréable quand tout va bien, étouffante lorsque les circonstances l’exigent.

La liberté actuelle est une clim réversible est un appel à la réflexion et à la vigilance, un questionnement urgent sur ce que signifie être véritablement libre à une époque où les choix individuels sont de plus en plus dirigés par des algorithmes, des injonctions sociales et des intérêts invisibles.

À propos de l'auteur

Par l'auteur de Le même en temps, n'existe pas au mieux, au pire, il est une injonction, cet écrivain-philosophe, connu pour son style mordant et ses réflexions acérées, continue d’explorer les paradoxes de notre époque moderne avec une ironie cinglante et une vision désenchantée. L'auteur s’est fait un nom en déconstruisant les grandes illusions contemporaines à travers des essais qui mélangent une critique acerbe de la société de consommation, des analyses politiques déconcertantes, et un humour noir qui laisse souvent le lecteur pensif.

À mi-chemin entre pamphlet et réflexion philosophique, ses écrits font la prospective et la perspective des promesses d’un monde où, le"en même temps" et la liberté apparente dissimulent des contradictions insoutenables. Admiré pour son franc-parler et sa capacité à déstabiliser les certitudes, est un penseur à contre-courant, dont les ouvrages résonnent dans une époque en quête de sens."

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19 septembre 2024 4 19 /09 /septembre /2024 15:20


“La richesse attire les amis, la pauvreté, elle, les sélectionne.”
Tim Ringuette
 

Le site de "l'Archipel contre attaque" s'intéresse, depuis 15 ans, à ce qui un facteur permanent du pays nord-catalan: la pauvreté induite par l'économie de la rente et le ruissellement approximatif de l'économie et des compensations des collectivités territoriales providences.

Un des piliers, voir un des murs porteurs est l'association issue du CNR https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/programme-du-conseil-national-de-la-resistance Le secours Populaire

La solidarité avec Fédération des Pyrénées-Orientales "Tout ce qui est humain est nôtre" https://www.secourspopulaire.fr/66/

Sandrine DA Silva était en direct pour l'archipel contre attaque, présidente du "secours populaire Pyrénées-Orientales" pour présenter les multiples actions de l'association qui va au-delà du don de colis alimentaires, de vêtements, d'aides à la vie en général pour les personnes en difficulté! https://www.secourspopulaire.fr/18e-barometre-de-la-pauvrete-et-de-la-precarite-ipsos-secours-populaire-francais-edition-2024/

Ils sont toujours en recherche de bénévoles !

8 rue léon paul fargue, Perpignan, France
04 26 48 79 92
contact@spf66.org

Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
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15 septembre 2024 7 15 /09 /septembre /2024 16:07

"Aujourd'hui, la notion même de classe moyenne ne veut sociologiquement plus rien dire puisqu'il est extrêmement difficile de lui donner une définition "scientifique", elle sert encore d'illusion pour un peuple qui a honte de son état ou de déguisement pour certains membres des classes supérieures qui refusent de s'assumer comme tel.""
Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin - Recherche le peuple désespérément, 2009, page 13

 

Depuis la chute du mur de Berlin, la classe moyenne, autrefois colonne vertébrale des sociétés occidentales, a entamé une lente et douloureuse métamorphose, comparable à celle d’un être qui, sans s'en rendre compte, se retrouve transformé en une créature étrangère. Ce processus, invisible au début, a pris racine dans les années 1990, dans un monde en mutation rapide, où le capitalisme triomphant redessinait les frontières économiques et sociales.

Le Temps de l'Espoir : Le Mur tombe, et le Monde change

Dans les premiers jours qui suivirent la chute du mur de Berlin, la classe moyenne semblait invincible. Les travailleurs, petits entrepreneurs, enseignants et fonctionnaires bénéficiaient d'une stabilité qui leur promettait des lendemains prospères. Ce moment charnière de la fin de la guerre froide fut perçu comme l’aube d’une nouvelle ère de liberté et de prospérité globale.

Le modèle économique de l'Occident, basé sur la consommation de masse et la mobilité sociale, offrait des perspectives : acheter une maison, envoyer ses enfants à l’université, épargner pour une retraite confortable. Pour beaucoup, c’était la promesse d’une vie meilleure, d’un confort durable, bâtie sur les efforts d’une génération qui croyait fermement au mérite.

Mais au cœur de cet espoir régnait déjà une illusion. Les frontières ouvertes, la globalisation économique rapide, et la révolution numérique, symboles de cette nouvelle ère, allaient transformer profondément et sournoisement la structure même de la classe moyenne.

Le Temps de la Dérive : La Mondialisation et la Fragilisation

Les années 1990, en apparence prospères, masquaient un lent glissement tectonique. Les entreprises commençaient à externaliser leur production vers des pays où la main-d'œuvre coûtait moins cher. L’industrie, autrefois source de fierté et de sécurité pour des millions de familles de classe moyenne, disparaissait peu à peu, entraînant avec elle des milliers d’emplois.

Les travailleurs qualifiés, qui occupaient autrefois des postes valorisés, se retrouvèrent confrontés à une nouvelle réalité : des emplois précaires, des salaires stagnants, et des perspectives de carrière de plus en plus floues. Le fossé entre les élites économiques et ceux qui luttent pour maintenir leur niveau de vie se creusa.

Les délocalisations n’étaient que le début d'une métamorphose plus profonde. La classe moyenne, jadis protégée par les États-nations, devint la proie d'un capitalisme mondial sans visage. Les nouvelles technologies, d’abord perçues comme une bénédiction, automatisèrent de nombreux emplois. Ce qui était autrefois considéré comme un emploi stable se transforma en une série de contrats temporaires, souvent mal payés et sans avantages sociaux. Des millions de personnes, autrefois fermement installées dans les classes moyennes, se retrouvèrent prises au piège de cette nouvelle précarité.

Le Temps de l'Éclatement : La Crise de 2008 et ses Séquelles

La crise financière de 2008 fut le point culminant de cette métamorphose. Alors que les banques et les grandes entreprises, responsables de la catastrophe, étaient sauvées par les gouvernements, la classe moyenne, elle, s’écroulait. Des millions de personnes perdirent leurs maisons, leurs emplois, leurs épargnes. Les rêves construits pendant des décennies volèrent en éclats.

La crise révéla ce qui était en gestation depuis des années : la classe moyenne ne jouait plus un rôle central dans la société. Elle était devenue une masse de plus en plus fragmentée, divisée entre ceux qui parvenaient encore à s'accrocher à leur statut et ceux qui glissaient irrémédiablement vers la pauvreté. Le rêve de la mobilité sociale s'effaçait, remplacé par l’angoisse d’un déclassement inévitable.

Le Temps de la Résignation : L' être des Inégalités

À l’aube des années 2020, la métamorphose de la classe moyenne est achevée. Ce qui fut autrefois un groupe homogène, moteur du progrès et de la stabilité, est désormais une entité éclatée, fatiguée, et souvent résignée à son sort. Les inégalités se sont creusées à un point où l’idée même d’une "classe moyenne" semble devenue obsolète.

Les sociologues parlent d’une « polarisation » de la société. Aux extrémités, les très riches, globalisés, profitant des fruits de la mondialisation et des avancées technologiques, et les travailleurs précaires, ballottés d’un emploi à l’autre, tentant de survivre dans une économie de plus en plus volatile. La classe moyenne, elle, s’est effritée, absorbée par ces deux pôles opposés. Les révoltes populaires, les mouvements de contestation, comme les Gilets Jaunes en France, en sont des manifestations tangibles : une masse qui se sent trahie, ignorée, mais qui peine à retrouver sa place dans un monde qu’elle ne comprend plus.

Le Temps de la Mutation sociologique : Vers une Nouvelle Classe ?

Ce déclin n’est pas simplement économique. Il est aussi culturel. Les valeurs qui définissaient autrefois la classe moyenne – le travail acharné, l'épargne, la sécurité sociale – ont été remplacées par une culture de l'incertitude, où l’instabilité est devenue la norme. L’idée même de progrès semble avoir été abandonnée, remplacée par une quête de survie quotidienne.

L’éducation, autre pilier de la mobilité sociale, ne joue plus son rôle d’ascenseur. Les diplômes ne garantissent plus un emploi stable, et de plus en plus de jeunes issus de la classe moyenne doivent accepter des postes précaires ou sous-payés, bien en dessous de leurs qualifications. Les rêves d’une vie meilleure se sont rétrécis à l’horizon immédiat, lointains souvenirs des promesses de l’après-guerre.

Les sociologues commencent à parler d'une nouvelle classe : la "précariat", un groupe instable, sans sécurité d’emploi, sans avenir économique clair, et vivant dans une anxiété permanente. Ce groupe, qui s’étend bien au-delà de la simple "classe ouvrière", englobe désormais une partie massive de la classe moyenne déclassée. Ils forment le noyau dur des nouveaux conflits sociaux, exprimant une rage et une frustration face à un système qui semble les avoir oubliés.

 Une Métamorphose lumpenprolétarienne inéluctable ?

La classe moyenne, autrefois perçue comme le cœur battant des démocraties modernes, a subi une transformation profonde, une métamorphose lente mais irréversible depuis la chute du mur de Berlin. Ce groupe, qui portait les espoirs d’un progrès continu et d’une prospérité partagée, s’est retrouvé au centre d’une tempête globale qu’il n’avait pas anticipée. Désormais éclatée, fragmentée, elle lutte pour sa survie dans un monde où les règles ont changé, et où la sécurité et la stabilité semblent plus que jamais hors de portée.

Le rêve de la classe moyenne, tel qu’il existait à la fin du XXe siècle, appartient désormais au passé. Ce qui émerge à sa place est encore incertain, mais une chose est sûre : la société ne sera plus jamais la même.

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12 septembre 2024 4 12 /09 /septembre /2024 11:14

“Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière.”
Abbé Pierre

"Ce qui compte dans l'âme, c'est ce que tu en fais de ton vivant, abruti !
Je ne cherche pas à être un saint.
Je ne suis pas contre, mais un saint, c'est dur.
La vie d'un saint est chiante.
Je préfère être ce que je suis.
Un innocent.
Quelqu'un à qui les choses arrivent, qui laisse les choses lui arriver sans aucune préméditation.
Quelqu'un qui traverse la beauté des choses et qui est traversé par la beauté des choses.
Je suis quelqu'un qui se fie à la vie, aux autres, je ne suis pas quelqu'un qui se méfie.
C'est là, en général où tu te fais ratatiner la gueule mais ça ne fait rien.
L'innocent, il est comme le chien errant, il sent les gens, il s'approche toujours, et s'il prend un coup de pied, c'est pas grave, il se barre, il va voir plus loin. "

Innocent
Gérard Depardieu

L'Abbé Pierre : Ombres et Lumières
Un film d’Ettore Scola (réinterprétation imaginaire) avec Gérard Depardieu

Synthèse :
Dans un style cru, acerbe et sans concession, "L'Abbé Pierre : Ombres et Lumières" réinvente l’image publique d’un homme adoré de tous, mais déchiré de l’intérieur. Gérard Depardieu incarne l'abbé Pierre, à la fois héros des pauvres et personnage controversé. Loin de la biographie traditionnelle, le film plonge dans une fresque humaine où la misère matérielle côtoie la déchéance morale, à la manière d’un sordide tableau du sous-prolétariat, rappelant la brutalité de Affreux, ventes et méchants.

Décor :
Le film se déroule dans un Paris des années 1950-60, mais en retrait des grands monuments et des nobles causes, il s’enfonce dans les bas-fonds, les ruelles sales où la pauvreté règne en maître. Les bidonvilles, les campements d’Emmaüs, sont filmés avec la même rugosité que les quartiers romains du film de Scola. C’est une humanité déchue, des âmes perdues qui gravitent autour de l’abbé, symbolisant la saleté du monde réel, mais aussi celle cachée derrière la soutane.

Intrigue :
Le film s'ouvre sur l'appel mythique de l'abbé Pierre en 1954. Dans la boue des rues, il crie à la télévision pour aider les sans-abri. L’instant est solennel. Mais au fur et à mesure que le film avance, des fissures apparaissent dans l’image du héros national. Les scènes de charité et de discours flamboyants sont entrecoupées de flashbacks troublants de son séjour aux États-Unis, où des accusations d’inconduites sexuelles émergent dans l’ombre.

On assiste à une série de confrontations avec ses supérieurs, de lettres remplies de fureur où l’abbé, incarné avec violence par Depardieu, menace et nie en bloc les accusations portées contre lui. Son visage, marqué par la fatigue, le poids de la culpabilité, mais aussi une colère sourde, exprime cette tension constante entre l'abbé des pauvres et l'homme prisonnier de ses pulsions. Le film ne cache rien : sa chute dans les scandales, ses séjours en psychiatrie en Suisse, et surtout la complicité silencieuse de l’Église qui le couvre à chaque dérapage.

Personnages secondaires :

    Suther Marshall, l'étudiant américain d les incarne de l'abbé, est montré dans une lutte perdue d'avance face à l'autorité de ce dernier. Dans un style presque comique et grotesque, sur le le verven de naviguer dans le chaos par l'abbé, ses remontrances balacides d'un revers de main.

    Jacques Maritain, le théologien influent, tente d’endiguer le scandale tout en conservant les apparences. Les échanges entre lui et l’abbé sont teintés de mépris et d’hypocrisie, soulignant la faillite morale des élites catholiques.

    Monier de prospérité, le “socius” chargé de surveiller l’abbé, devient une figure tragique, dépassé par le rôle de chaperon d’un homme aussi imprévisible qu’ingérable. Son impuissance à contenir les débordements de l'abbé devient une parabole de la complaisance générale autour de cette figure presque intouchable.

Style visuel et atmosphère :
Comme Affreux, ventes et méchants, le film baigne dans une atmosphère délabrée, où la dégradation matérielle des décors reflète la corruption morale des personnages. La caméra de Scola – ici imaginée dans ce biopic – se fait complice de la misère ; elle s’attarde sur les visages des démunis, crasseux, affamés, mais jamais glorifiés. L’abbé Pierre, à la fois sauveur et bourreau, est montré en pleine lumière, mais toujours entouré d'ombres. Les scènes de foules hystériques, cherchant à toucher sa robe, contrastent violemment avec des moments où il s’isole, fuyant la lumière, tourmenté par ses désirs et ses pulsions.

Thèmes:

    Décadence morale : Comme dans Affreux, sales et méchants, la vérité n’est pas seulement physique, elle surtout est morale. Derrière la façade du prêtre bienveillant se cache un monde de noirceur que les règles n’ont plus de sens, et les pulsions prennent le pas sur la foi.

    Hypocrisie institutionnelle : L’Église est dépeinte comme une institution complice et hypocrite, prête à tout pour protéger son héros, même au prix de vérités innommables. L’abbé Pierre est montré comme un pantin de l’establishment catholique, tantôt vénéré, tantôt couvert.

    Humanité déchue : L’abbé Pierre, tel un patriarche grotesque, voit son empire moral se désagréger sous ses yeux. Il incarne la faillite d’une figure humaine, prisonnière de ses faiblesses, où chaque acte de charité semble contaminé par un mal intérieur.

Interprétation de Gérard Depardieu :

Depardieu s’empare du rôle avec une intensité brute. Il est l’abbé Pierre, aussi rugueux que les quartiers miséreux où il officie. Avec son visage buriné, ses explosions de colère, il habite un personnage à la fois grandiose et pathétique. Sa présence physique imposante souligne le poids des scandales qui l’écrasent, ses crises de rage sont des catharsis où le personnage semble sur le point d’imploser.

Conclusion :
Dans "L'Abbé Pierre : Ombres et Lumières", Gérard Depardieu, sous la direction imaginaire d’Ettore Scola, offre une performance mémorable dans ce biopic iconoclaste et corrosif. Loin du portrait lisse d’un saint, le film dévoile un homme complexe, pétri de contradictions, tiraillé entre ses engagements et ses failles, et dont la lumière ne fait que mieux révéler les ombres. Un film à la fois dur et humain, qui met à nu la nature humaine dans toute sa fragilité et sa violence.

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31 août 2024 6 31 /08 /août /2024 16:24

Le festival Visa pour l'image est depuis 1989, le festival phare de la ville de Perpignan et sa visibilité a évolué ! On ne se baigne jamais 2 fois dans le même Visa disait Héraclite (en fin, la citation est pas loin de la citation originale) . Il y a le Visa pour l'Image ,purement, du temps de l'argentique et de l'information papier, celui de la rupture numérique et enfin celui du temps des deep fakes...Notre perception de l'image évolue avec les moments technologiques. De même que la mise en scène sociale est différente suivant les maires qui on présidés au contexte autour du festival ,de Paul Alduy à Louis Aliot. On ne dure pas en étant radical:il faut faire des compromis! Et Jean François Leroy a signé pour 3 ans de plus, après la quatrième année de Louis Aliot, maire RN sans étiquette, pour celui qui avait juré de "résister de l'intérieur".

C'est important puisque la mairie de Perpignan reste le principal bailleur de fonds du festival. Donc le discours du maire Louis Aliot le matin de l'ouverture du festival et la réponse du directeur à la suite serait  (uniquement dans un des multivers) une mise en scène pour garder l'image du bon partage des eaux ! (bref, il n'y a pas de rupture quantique)

"louis_aliot
Mon discours ce matin pour la 36eme année du Festival Visa pour l’Image ! #perpignantourisme Le maire RN a déclaré ce samedi 31 août 2024, lors de l’inauguration du festival Visa pour l’Image, refuser de remettre le prix de la Ville au photographe gazaoui Loay Ayyoub pour sa série de photos sur Gaza. Louis Aliot reprochant à ce journaliste de « qualifier sur ses réseaux sociaux, le Hamas de « Résistance palestinienne ». 

Donc le refus de remettre le prix de la ville à un photographe gazaoui, qui revendique un travail de "résistance" est une cascade bien travaillé, mais sans risque, même s'il l'a faite lui-même . Chacun s'adresse à ses ouailles .

Jean-François Leroy montre qu'il fait le job, puisqu’il nous dit : "qu'il y aura aussi des projections sur le Venezuela,  le Soudan ..." Même s'il y a plus de visibilité dans les expos, puisque tous le monde n’accède pas aux projections: les émeutes de Perpignan de 2005 ne furent traitées que dans une projection...

Les 2 protagonistes communiquent de leur part de vérité sur les réseaux, en invisibilisant les autres partenaires #beaumatchdecatch : la différence sémiotique, entre le signifiant et le signifié, ou si vous préférez entre ce qu'on nous donne à voir, et hors champ...

Ni les uns, ni les autres n'ont d’intérêt de se fâcher, le maire ne peut pas perdre ce qui donne le plus de visibilité à la ville, alors qu'il n'a pas les moyens de la créativité du nouveau, qui aurait la même aura que Visa. Et Jean-François Leroy ne gagnerait pas dans une autre ville les gains et la visibilité d'un festival à l'image de Perpignan, voix de muséification...

Tant qu'on peut boire du champagne, manger des huîtres et du foi gras à l'espace partenaire avant chaque projection: la moraline est sauve...

 

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27 août 2024 2 27 /08 /août /2024 18:46

“La philosophie est une lutte contre la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence.”

De Ludwig Wittgenstein / Tractatus logico-philosophicus

À l'observation de la situation politique tant nationale http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/08/guide-marketing-savoir-se-placer-sur-le-marche-de-la-politique-par-coach-dainar.html que locale http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/08/perpignan-se-defile-combien-de-dali-et-de-gala-peuvent-danser-a-la-pointe-d-une-aiguille-nicolas-caudeville.html, nous nous sommes dit qu'elle était la conjonction et la conséquence des comportements humains décrits dans 2 ouvrages qui ont presque 10 ans : entre "Alain Deneault, auteur de La médiocratie" "et "Roland  Gori, auteur de La fabrique des imposteurs" #causesetconséquences

Cette conversation imaginaire entre Alain Deneault et Roland Gori reflète leurs préoccupations communes sur les dangers de la médiocratie et de l’imposture dans notre société moderne...

Dialogue Platonicien entre Alain Deneault et Roland Gori

Scène : Une agora moderne, au cœur d’une université désertée par l’esprit critique. Alain Deneault, auteur de "La Médiocratie" https://shs.cairn.info/revue-humanisme-2016-2-page-118?lang=fr, et Roland Gori, auteur de "La Fabrique des Imposteurs", se rencontrent pour discuter de l'état actuel de la société et des systèmes de pouvoir. L'ombre d'une bibliothèque imposante les surplombe, témoin muet de leur dialogue.

Alain Deneault : Cher Roland, nous vivons une époque où les médiocres ont pris le pouvoir. Pas par un coup d’État, ni par une révolution violente, mais par une lente et inexorable prise de contrôle des institutions. Nous sommes témoins d’une « révolution anesthésiante » où l’originalité et la critique ont été étouffées par une norme médiocre.

Roland Gori : Tu as raison, Alain. Et je dirais même plus, cette médiocrité n'est pas seulement un problème d'incompétence ou de manque d'originalité, c'est une imposture. Dans notre société, l'imposteur prospère, car il maîtrise l'art de paraître plutôt que celui d'être. Il valorise la forme au détriment du fond, se complaît dans l'apparence et se nourrit de l'illusion.

Deneault : Exactement, et cette illusion a permis à des individus sans vision ni véritable compétence de s’ériger en figures d’autorité. Le pire, c’est que ces médiocres ne se contentent pas de stagner, ils façonnent des systèmes entiers autour de leur propre médiocrité. Le compromis devient une norme impérieuse, une valeur en soi. C’est l’apothéose de la moyenne.

Gori : Cette culture de la moyenne a un allié de taille : le conformisme. L’imposture, telle que je la décris, est la sœur siamoise du conformisme. Ensemble, ils créent un milieu où tout est standardisé, où l’individu doit se mouler aux attentes stériles de la société, préférant l’audience au mérite et le pragmatisme à la vérité.

Deneault : N’est-ce pas là le plus grand danger pour notre société ? Un monde où la pensée critique est sacrifiée sur l’autel de l’efficacité apparente. Nous vivons dans une démocratie de caméléons, comme tu le dis si bien. Chacun se fond dans le paysage, adopte les couleurs du moment, mais aucun n’ose se démarquer par la pensée.

Gori : Cette absence de pensée est justement le terreau fertile de l'imposture. Nos institutions, qu’elles soient politiques, académiques ou culturelles, valorisent le succès visible et superficiel. On ne demande plus aux individus de créer ou de penser, mais de suivre des procédures, de respecter des normes qui, en réalité, sont vides de sens.

Deneault : Et ce vide de sens engendre une société où l'individu est interchangeable. L’ordre médiocre que j’évoque ne se contente pas de promouvoir les plus moyens, il uniformise les esprits, transforme les institutions en machines de production de la conformité.

Gori : Nous sommes donc face à une culture qui fabrique des imposteurs de manière systématique. Chaque individu, pour réussir, doit se plier à ces faux-semblants, à cette illusion de compétence, à cette hypocrisie institutionnalisée. L'imposture n'est pas une dérive, mais une conséquence logique de notre organisation sociale.

Deneault : Et que faire alors ? Comment renverser cette tendance à l'anesthésie, ce règne de la médiocrité et de l'imposture ?

Gori : La solution ne viendra pas d’une énième réforme ou d’un changement de façade. Elle viendra d’un réveil des consciences, d’une résistance collective et individuelle. Nous devons encourager une pensée libre, critique, audacieuse. Une pensée qui refuse la facilité du conformisme et l’attrait des faux-semblants.

Deneault : C’est là tout l’enjeu. Pour briser ce cercle vicieux, il faut réhabiliter la véritable valeur du savoir, de l’esprit critique et de l’innovation. Il faut que l’éducation, la politique, et même l’économie cessent de célébrer la médiocrité et commencent à valoriser la diversité des idées et la profondeur de la pensée.

Gori : En somme, il faut que chacun ose se confronter à la vérité, même quand elle dérange, et ne plus se laisser bercer par les illusions confortables de l’imposture. Ce n’est qu’en cultivant l’ambition de la culture et l’audace de la liberté partagée que nous pourrons espérer construire un avenir qui dépasse la médiocrité et l’imposture.

Deneault : Nous devons être les artisans de ce réveil. Ensemble, par la pensée et l’action, nous pouvons créer une société qui ne soit pas un simulacre, mais un espace de véritable épanouissement humain.

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27 août 2024 2 27 /08 /août /2024 14:10

Dans son livre « Le siècle de Louis XIV » paru en 1751, le philosophe Voltaire écrit

« La Catalogne est un des pays les plus fertiles de la terre, et des plus heureusement situés. Autant arrosé de belles rivières, de ruisseaux et de fontaines, que la vieille et la nouvelle Castille en sont dénuées, elle produit tout ce qui est nécessaire aux besoins de l’homme, et tout ce qui peut flatter ses désirs en arbres, en blés, en fruits, en légumes de toute espèce ».

 

Jean Philippe Lapeyre était en direct pour l'archipel contre attaque info pour promouvoir son livre Les sentiers du royaume Majorque dans la collection Balades sur les chemins de l'histoire. Mais aussi à Garriguéla le dernier aérodrome de la République Espagnole....

 

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