Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 13:42

 

"Avoir dans sa poche un Laguiole ou l'œuvre d'un coutelier d'art fait-il de son détenteur un criminel en puissance ?

POLÉMIQUE - Face aux nombreuses attaques à l'arme blanche, les autorités ont décidé d'agir avec davantage de fermeté, au risque de criminaliser le port des canifs traditionnels.

L'arme fait-elle le meurtrier ? La question, jamais vraiment résolue, a toujours passionné les juristes. Mais si l'on en croit aujourd'hui certains représentants de l'État, avoir dans sa poche un Laguiole, un Nontron ou l'œuvre d'un coutelier d'art fait désormais de son détenteur un criminel en puissance. Ni plus ni moins. Comment en est-on arrivé là ?

La loi française interdit clairement le port de tout couteau, assimilé à une arme blanche de catégorie D, au même titre que les haches, les machettes, les poignards de combat, les matraques télescopiques, les bombes lacrymogènes ou les poings américains..."

"article Le Figaro

 

 

 

Crédit photo Nicolas Caudeville

Comme en France, l'autorité ne rattrape que ceux qui ne courent pas: elle se faire souvent autoritaire...

 

Le camarade Steve Golliot-Villers dessinateur illustrations ici, ancien tatoueur et néanmoins citoyen réagit à cette nouvelle en rendant compte d'une de ses pérégrinations et des échanges collatéraux auxquelles, elles ont donné lieu : ceci aurait pu être qualifié de tribune.

 

Crédit photo Steeve Saint E

"Je discutais tout à l'heure avec un excellent ami armurier qui m'a appris qu'une nouvelle législation était sournoisement passée au printemps concernant le port de couteau dans l'espace public.
Désormais il est interdit, sous peine de passage devant un tribunal et d'une probable lourde amende, d'avoir sur soi la moindre lame.

J'ai bien écrit "la moindre lame", peu importe sa longueur, le critère de la largeur de la paume étant de facto obsolète. La loi en vrai

On ne parle pas d'un glaive, d'un sabre, d'une épée ou d'un braquemart, non, on parle du banal Opinel ou du traditionnel Laguiole et même des multitools type Leatherman.
Pour je-ne-sais-quelle raison un législateur désœuvré a décidé de s'attaquer à un non-problème pour le résoudre par un texte inutile.

Puisque comme d'habitude ceux qui vont cueillir les prunes seront les braves citoyens lambda, ceux qui espèrent le saucisson accidentel et qui s'équipent en conséquence.

Par contre les imbéciles violents de tous ordres continueront de larder dans la joie et la bonne humeur sans se soucier de l'ire de la maréchaussée.
Cela fait près de 40 ans que je porte toujours sur moi ce genre d'objet.
Mon tout premier Opinel, vieux et noirci, me fut offert par un voisin agriculteur quand j'avais 11 ans, au cul d'un tracteur Someca orange, après avoir durement travaillé sous un opiniâtre soleil morbihannais à ramasser les douilles de munition de fusil de chasse dont son terrain était littéralement recouvert, suite à un ball-trap dominical. Le breton est joueur.


Depuis je n'ai cessé d'avoir sur moi un truc tranchant, Opinel, Laguiole (lame damassée, un des derniers cadeaux de mon père), redoutable couteau pliant corse (auquel je dois quelques points de suture), prenant même l'avion avec en des temps où les pirates de l'air ne se mêlaient pas de réaménagement urbain.

Plus récemment j'ai succombé aux joies du multitool, toujours utile quand on a des machines à régler, des fuets à découper et des bidules à visser/dévisser. Mon ami susmentionné, motard de sa condition, ne s'en sépare jamais, le bloc de fonte étant parfois farceur.
Et voilà que quelque ahuri urbain écharpé voudrait me priver du légendaire deuxième attribut de la virilité (non toxique) ?
 

Au-delà de cette considération personnelle, a-t-on pensé à toute la filière française du couteau, de l'artisan à l'usine et passant par les revendeurs, à ces savoir-faire parfois ancestraux qui font de certaines lames françaises un exemple de qualité mondialement réputé ?

Il ne nous restera que l'excuse du "motif légitime", qui exonère le porteur de couteau de poursuites légales à condition qu'il puisse prouver la nécessité immédiate de porter sur lui un de ces terrrrribles outils.
C'est donc à ce titre qu'il est désormais conseillé de porter sur soi, partout et en tous lieux, une boîte de pâté, ladite boîte expliquant qu'en cas de rencontre fortuite avec une baguette on ait besoin d'être en possession d'un objet coupant.

Sic transit gloria mundi...

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2024 2 22 /10 /octobre /2024 23:53

“La vie consiste à jongler sur une corde raide.”

De René Dubos / Les Dieux de l'écologie

Voilà notre Sébastien Le Guen, fildefériste de son état et dessinateur fou, qui se met en branle pour trois jours de folie dans les entrailles de Perpignan ! Ce joyeux drille va s'installer au cœur de trois quartiers, tel un troubadour des temps modernes, pour tisser des liens avec le bon peuple.

D’abord, il fera son numéro sur la place de Belgique, là où les âmes errent entre deux trains dans le quartier de la Gare. Puis, il se pointera devant la Mairie de Quartier Nord, au Moyen-Vernet, comme un chevalier de l’art. Et pour finir en beauté, il s’invitera sur la place Rigaud vendredi , en plein centre-ville, pour une fête en technicolor.

Ce bonhomme va s’entraîner sous vos yeux ébahis, échangeant avec les riverains et les flâneurs. Comme un alchimiste, il fera de cette matière vivante un joyeux capharnaüm ludique et spontané. Et le quatrième jour, attention, ça va envoyer du lourd ! Il nous concoctera un spectacle éblouissant où se mêleront fil-de-fer, mots et textes glanés dans ces instants partagés. Un véritable film de ces quelques jours d’émotions tissées ensemble !

Il bâtit en direct, comme un magicien du lien, renouant le fil entre artiste, espace et public. C’est joyeux, c’est simple, c’est essentiel !

À partir de 8 ans - Entrée libre sans réservation
Ne manquez pas l'occasion de croiser Sébastien à Perpignan et de plonger dans cette aventure flamboyante !

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2024 7 20 /10 /octobre /2024 17:06

 

Pour aborder l'information du local au global, il faut s'extraire de la guerre des gaz (ou gases) psychologiques qui, nous font ne percevoir pas, pour ce qu'elle est, mais sa représentation par une série de filtres. Extraire l'information de sa gangue, pour en absorber son signifiant le plus nutritif. C'est résoudre l'équation de la superposition de ces 2 phrases:"Le roman, c'est enchaîner les lignes de codes pour générer une structure narrative..."" L'ours doit s'extraire de sa propre allégorie de la caverne, comme le dormeur doit s'éveiller"

Analyse du texte sous l’angle sémiotique et symbolique tout en restant percutants et intrigants pour le lecteur.

Pour aborder l’enchaînement des deux phrases que vous avez soumises à la manière d’Umberto Eco, il faut d'abord reconnaître leur tension entre signifiant et signifié, entre construction narrative et épanouissement symbolique. Les phrases que nous analysons forment une sorte de dialogue secret entre deux niveaux sémiotiques distincts, entre la logique structurante du langage et la profondeur mythologique de l'allégorie.

La première phrase, « Le roman, c'est enchaîner les lignes de codes pour générer une structure narrative... », introduit un cadre sémiotique fondamentalement structuraliste, presque computationnel.

Elle met en avant le roman comme une mécanique, un algorithme où les mots, assimilés à des codes, se succèdent selon un ordre déterminé pour produire une structure. Ici, le signifiant est mis en relief : les mots eux-mêmes, leur enchaînement, sont perçus comme des unités de sens qui construisent, par accumulation, une trame narrative. Le langage est vu non pas comme un outil transparent mais comme une matière, des lignes de code qui forment une architecture.

Cependant, cette première phrase suggère déjà une tension : le mot « structure » indique que quelque chose de plus grand émerge de ces lignes de code, une signification globale, un récit, une totalité narrative. Ainsi, le signifié n'est pas encore pleinement révélé dans cette première proposition, il se prépare.

Et c’est là que survient la seconde phrase : « L’ours doit s’extraire de sa propre allégorie de la caverne, comme le dormeur doit s’éveiller... ».

Ce passage fait éclater la structure narrative froide et mécanique pour plonger dans un champ plus herméneutique, symbolique. Il fait appel à deux grandes figures de la philosophie et du mythe : l’ours et le dormeur. Le premier renvoie à l’idée platonicienne de la caverne, un espace d'illusion, de projections trompeuses, où l’être est prisonnier d’ombres, et où l’évasion symbolise une quête de vérité, un éveil intellectuel et ontologique. Le second, le dormeur, évoque l’idée gnostique d’un réveil spirituel. L’ours, métaphore d’un être somnolant dans son ignorance, et le dormeur, analogue à une conscience assoupie, doivent tous deux éveiller leur regard, non plus seulement sur la structure mais sur la profondeur du sens qui se cache derrière cette structure.

L’enchaînement des deux phrases crée ainsi une dialectique entre le signifiant (les lignes de codes, la structure narrative) et le signifié (la quête d’éveil, l’extraction de la caverne, la révélation ultime du sens). Le roman, en tant que structure narrative, est à la fois un labyrinthe de signes – des lignes de code – mais aussi, dans son essence profonde, une invitation à l’éveil, à l'extraction des illusions, à la recherche d'une vérité cachée derrière la surface textuelle.

La phrase sur l’ours et le dormeur introduit un élément presque métaphysique dans cette mécanique narrative. Ce n’est plus seulement la structure qu’il faut comprendre, mais le sens caché, la profondeur symbolique, la vérité que le texte – ou la caverne – masque derrière son jeu de signes.

Ainsi, cet enchaînement de phrases ne se contente pas d’opposer structure et symbolisme, il les met en relation dynamique : la structure narrative, même si elle peut sembler froide et technique, est toujours orientée vers un éveil, vers une révélation. Le roman, en tant qu’art de l’enchaînement des codes, est une sorte de caverne sémiotique qui dissimule, pour mieux révéler, des vérités enfouies. Le lecteur, tel l'ours ou le dormeur, doit s’extraire de la surface visible du texte (le signifiant) pour accéder à sa profondeur (le signifié).

Cette progression rappelle l’insistance d’Umberto Eco sur la coopération interprétative entre auteur et lecteur. Le texte n’est pas un objet clos ; c’est un dispositif, une machine génératrice de sens, où chaque lecteur, tel l’ours ou le dormeur, doit s’éveiller à la richesse interprétative qui réside sous la structure apparente du roman.

L'Ours et Guillaume de Baskerville : Dialogue Sémiotique

La scène se déroule dans la bibliothèque labyrinthique de l'abbaye, où Guillaume de Baskerville, accompagné de l'Ours, un étrange personnage métaphorique, discutent des mystères du texte et de l'énigme de la signification. L’atmosphère est chargée de livres anciens, de poussière et de lumière tamisée. Le silence est lourd, interrompu seulement par le froissement des pages tournées.

Guillaume de Baskerville (en posant un vieux manuscrit sur la table) :
"Le roman, c'est enchaîner les lignes de codes pour générer une structure narrative..." Voilà ce qu'on nous dit. Mais, ami Ours, qu'en penses-tu ? Crois-tu qu'un simple enchaînement de codes puisse capturer toute la profondeur du récit ?

L’Ours (réfléchissant profondément, sa voix grondante résonnant dans la pièce) :
"Les codes... oui, ces lignes structurées, ces signes, ils construisent la surface, l'apparence. Mais ce ne sont que des ombres sur les murs d’une caverne, Guillaume. Le roman, comme cette caverne, n’est qu’un jeu d’illusions. Pour découvrir le véritable sens, il faut s'extraire de cette mécanique froide."

Guillaume (souriant) :
"Ah, tu parles comme Platon, mon cher Ours. L’allégorie de la caverne… Mais dis-moi, que veux-tu dire par s'extraire ?"

L’Ours (se levant et marchant lentement entre les rayons de la bibliothèque) :
"Je parle de plus que des mots enchaînés, Guillaume. Ce que je veux dire, c’est que l’ours – ou le lecteur, si tu préfères – doit s'extraire de sa propre allégorie. Le texte n'est qu'une surface, une série de lignes de code, oui, mais derrière cette structure rigide se cache un monde plus vaste. Il faut éveiller son esprit, comme le dormeur se réveille d’un long songe. Le signifiant est un piège si on ne voit pas le signifié qui l'habite."

Guillaume (fasciné, penché en avant) :
"Alors, ce que tu dis, c’est que le roman est une caverne sémiotique ? Une prison de signes qui dissimule la vérité derrière la surface apparente ?"

L’Ours (hochant la tête) :
"Exactement. Le lecteur pense qu'il comprend en suivant les lignes, mais il ne fait que voir des ombres. Ce n'est qu'en s’éveillant, en sortant de cette caverne de signes, qu'il accède à la lumière du sens profond. Le roman, Guillaume, est une architecture... mais son essence véritable, c’est la quête. La quête de la vérité, du signifié caché."

Guillaume (en jouant avec les bords du manuscrit, pensif) :
"Mais alors, si la structure du roman n’est qu’un labyrinthe, une caverne où l'on peut se perdre... comment être sûr de trouver cette vérité ? L’éveil dont tu parles, comment le provoquer ?"

L’Ours (avec un regard intense) :
"Comme pour le dormeur, il ne s’agit pas seulement de lire. Il faut interpréter. La vérité n’est pas offerte ; elle est cachée, Guillaume. Et comme tu le sais, même dans la bibliothèque la plus vaste, certains livres sont plus difficiles d’accès. Mais chaque lecteur a ce pouvoir, celui d'éveiller en lui une interprétation nouvelle. Le roman, ce n’est pas un objet clos. C’est un dispositif, un moteur qui génère des significations sans fin. C’est pourquoi il ne faut jamais se contenter des lignes de codes, des signes à la surface."

Guillaume (réfléchissant, mais un sourire se dessine sur ses lèvres) :
"Ah, ami Ours, tu parles comme Umberto Eco lui-même. Tu dis que nous devons être à la fois dans le texte et au-delà du texte, comme les moines cherchant la vérité dans les livres interdits. Mais je te pose une question : comment être sûr que cette quête de vérité ne soit pas elle-même une illusion, une autre caverne, une autre ombre projetée ?"

L’Ours (souriant pour la première fois, un sourire presque imperceptible) :
"Ah, Guillaume, c’est là tout le mystère du roman et de la vie. Peut-être que toute caverne dissimule une autre. Mais tant que l’on cherche, tant que l’on s'éveille, nous restons en mouvement, en quête. Et peut-être est-ce là l’essence même du roman : non pas trouver la vérité, mais perpétuer l'éveil."

Guillaume (soupirant, mais d’un soupir de contentement) :
"Alors, cher Ours, continuons cette quête ensemble. Car même dans ce labyrinthe de signes, l'éveil est notre seul guide."

Ils se lèvent tous les deux, laissant le manuscrit ouvert sur la table, et continuent leur exploration de la bibliothèque, prêts à affronter les mystères et les illusions des signes, ensemble dans cette quête éternelle de sens.

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 11:06

“Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu’il se propose de régler avec votre argent.”
G. Gordon Liddy Le renard et le bouc

 
"J'aurais renié mon nom pour un bout de pain. À certains moments, j'aurais vendu ma peau pour un bol de soupe. La faim il faut en parler: ça a son importance dans une psychologie. J'ai eu tout le temps d'apprendre. Quand on a interminablement faim, que la faim exaspérante s'accroche à vous, ça vous conduit à tout accepter de tout le monde. Qu'on ne vienne pas me dire que la faim incite à la révolte: ce n'est pas vrai. Ça vous ramollit, au contraire. On a le sourire obséquieux pendu à la bouche. Toute l'existence se centre d'un coup sur un repas complet. Ça tourne à l'obsession. "
Requiem des innocents Louis Calaferte

On a fait semblant de découvrir la dette de la France en 2024budget ! Pourtant nous avons fait barrage "au chaos",et élu 2 fois le Mozart de la finance, qui a fait en 7 ans un réquiem pour le pays...À QUAND LE GRAND RETOURNEMENT Parachute dorée où est donc ta poignée?

Roman-photo : La dette française, héritage de la loi Pompidou-Giscard

Scène 1 : Café perpignanais, dialogue entre deux étudiants en droit du Campus Mailly, Hugo et Camille

Hugo, un homme en costume-cravate, feuillète l'Indépendant tandis que Camille, assise en face de lui, est plongée dans des notes manuscrites. Le café place Rigaud est animé, d'autres étudiants discutent autour d'eux.

Hugo (soufflant, pensif) :
— On ne s’en sortira jamais. La dette de la France est un gouffre qui ne cesse de s’élargir... et tout ça, c’est en partie à cause de cette maudite loi de 1973.

Camille (relevant la tête) :
— La loi Pompidou-Giscard ? Celle qui a interdit à l’État d’emprunter directement à la Banque de France ? Tu crois vraiment qu’elle est responsable de tout ça ?

Hugo (ironique) :
— Il ne s’agit pas de croire, c’est un fait. On a coupé les ailes de l’État en le forçant à s’endetter auprès des banques privées. C’est là que le piège s’est refermé.

Scène 2 : Flashback, janvier 1973, intérieur feutré d’une salle de réunion à l’Assemblée nationale

Un groupe de députés discute autour d’une table. Au centre, un jeune Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances, expose sa vision de la loi. Pompidou est assis en retrait, observant les débats.

Valéry Giscard d'Estaing (debout, confiant) :
— Messieurs, nous ne pouvons plus permettre à l’État de puiser sans limite dans les coffres de la Banque de France. Ce n’est pas sain pour l’économie. Nous devons moderniser notre approche, comme le fait l’Amérique. C’est une question de discipline budgétaire.

Député 1 (perplexe) :
— Et en coupant cet accès direct, vous croyez vraiment que les déficits disparaîtront ?

Pompidou (calme, posant son cigare) :
— Nous n’avons plus besoin de reconstruire comme après-guerre. L’État doit apprendre à gérer ses finances comme une entreprise, en empruntant de manière responsable, et non en imprimant de la monnaie. C'est une mesure d'avenir.

Scène 3 : Retour au café, Hugo et Camille débattent

Camille sirote son café, l’air songeuse.

Camille :
— C’était dans l’air du temps, tu sais. Après la reconstruction, on voulait en finir avec les déficits. C’était une décision "moderne", comme on le disait alors, inspirée par le modèle américain.

Hugo (sourcils froncés) :
— Moderne ? Oui, mais à quel prix ? En se coupant de la Banque de France, l’État s’est livré pieds et poings liés aux banques privées. Depuis, les intérêts de la dette explosent et les banques en profitent grassement. Cette loi, c’était une erreur monumentale !

Camille (calme) :
— Je suis d’accord que les conséquences sont lourdes aujourd’hui. Mais dire que c’était un complot pour enrichir les banques... C’est exagéré. Dans les années 70, personne n’imaginait que les déficits publics deviendraient si ingérables. La crise pétrolière de 1974 a tout bouleversé.

Hugo (sardonique) :
— Peut-être pas un complot... Mais les banques s’en sont quand même bien sorties, non ? Elles prêtent à l’État à des taux d’intérêts colossaux, tout en accumulant les bénéfices. Un sacré coup de pouce pour elles, tu ne trouves pas ?

Scène 4 : Flashback, années 90, dans les couloirs d’une banque privée

Deux banquiers discutent discrètement. Ils portent des costumes impeccables et affichent des sourires satisfaits.

Banquier 1 (confidentiel) :
— Depuis la privatisation des banques, c’est nous qui prêtons à l’État. Cette loi de 1973… une bénédiction, non ?

Banquier 2 (hoche la tête) :
— Absolument. L’État doit passer par nous pour financer ses déficits. À long terme, c’est une rente assurée. Et avec les déficits qui explosent... (rire) on n’a pas fini d’encaisser.

Scène 5 : Retour au café, Hugo et Camille concluent leur échange

Hugo croise les bras, pensif, tandis que Camille termine son café.

Hugo (résigné) :
— Quoi qu’on en dise, cette loi a mis en place un système où l’État est devenu dépendant des marchés financiers. Et ça, c’est bien plus qu’une simple erreur de jugement.

Camille (réfléchie) :
— C’est vrai. Mais on ne peut pas dire qu’elle a été pensée pour favoriser les banques dès le départ. Il n’y avait pas encore cette vision ultralibérale. Cela dit, aujourd’hui, les banques profitent d’un système qu’elles n’ont même pas eu à créer. Le vrai problème, c’est que personne n’a vu venir les conséquences.

Hugo (soulevant son verre) :
— Et maintenant, nous sommes pris au piège. La dette est devenue un monstre incontrôlable. La loi de 1973… un mal pour des générations.

Camille (regardant dehors) :
— Peut-être est-il temps de la réviser. Mais cela suppose de remettre en question tout un pan de notre système économique.

Ils se regardent un moment en silence, chacun plongé dans ses réflexions.

Hugo (d’un ton grave) :
— Oui… mais est-ce que quelqu’un aura le courage de le faire ?

La scène se termine sur cette question, ouverte, tandis que la caméra se déplace vers la fenêtre du café, montrant les rues agitées de Perpignan. Une image qui illustre l'agitation et l'incertitude de l'avenir économique.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2024 2 15 /10 /octobre /2024 10:24

   " Si la puissance d'une armée se mesure au chahut qu'elle mène, certes la retentissante milice des Francs apparait dans toute sa force quand sonne l'heure du rata. Le bruit se répercute à travers plaines et vallons, très loin pour se confondre avec l'écho d'un autre charivari, qui provient des marmites infidèles. L'ennemi aussi, à la même heure, s'applique à ingurgiter une exécrable soupe aux choux. La bataille d'hier était moins assourdissante. et surtout moins nauséabonde."

Le Chevalier inexistant (1959) de Italo Calvino

Traité Politique du "Goldorakisme"
Préambule

Dans un monde où l'errance politique semble être la norme, où les dirigeants vacillent entre l'inaction et les promesses creuses, il est impératif de définir un nouveau paradigme, une nouvelle éthique politique : le "Goldorakisme". Ce concept émerge de la figure d'Actarus d'Eufort, prince et pilote du robot légendaire Goldorak, qui incarne la volonté de puissance selon Machiavel et les idéaux du "Chevalier inexistant" d’Italo Calvino. Ainsi, ce traité vise à établir les fondements d'une pensée politique capable de transcender les crises contemporaines, en se basant sur les valeurs et les symboles de cette nouvelle ère.


Chapitre I : Actarus d'Eufort et la Volonté de Puissance Volontaire

1.1 La Figure du Prince

Actarus, prince d’Eufort, se distingue comme une figure emblématiques d’un pouvoir renouvelé. Machiavel, dans "Le Prince" Aut Caesar, aut Nihil , posait les bases d'une gouvernance efficace fondée sur la force et la ruse. Actarus incarne cette dualité : il est à la fois le souverain juste et le guerrier intrépide, naviguant entre compassion et détermination, tel un leader capable de guider son peuple face à l'adversité. Sa quête pour protéger la Terre des forces obscures est une manifestation de sa volonté de puissance, une volonté non pas pour la domination, mais pour la justice et la liberté.

1.2 La Quête du Chevalier

Parallèlement, Italo Calvino, à travers son "Chevalier inexistant" lire, nous offre une réflexion sur l'identité et l'action. Le chevalier, bien qu'immatériel, est l’incarnation de la quête du sens et de l'engagement. Actarus, par son essence, devient ainsi un chevalier contemporain, armé non seulement de la technologie de Goldorak, mais aussi de l'idéal d’un monde meilleur. Il nous rappelle que la véritable puissance réside dans la capacité à agir selon des principes élevés, et non dans la seule possession d'un pouvoir matériel.

Chapitre II : L'Essence du Goldorakisme

2.1 La Substantifique Moelle Jusqu'à l'os

Le "Goldorakisme" ne se limite pas à l'adoration d'un robot ou d'un héros fictif. Sa substantifique moelle réside dans les valeurs d'engagement, de solidarité et de résilience qu'il incarne. Goldorak, symbole de force et de défense, représente une réponse active à l'injustice et à l'oppression. Ainsi, le "Goldorakisme" se définit comme une philosophie politique qui prône l'action collective, la défense des opprimés et l'aspiration à une existence harmonieuse.

2.2 Goldorak comme Interface

Le robot Goldorak devient l’interface parfaite du "Goldorakisme" : il est à la fois protecteur et défenseur, capable de combattre l’injustifiable avec puissance et détermination. Toutefois, il est crucial de reconnaître que l’essence du "Goldorakisme" peut exister indépendamment de Goldorak lui-même, tout comme le gaullisme peut exister sans le Général de Gaulle. La force du "Goldorakisme" réside dans son potentiel à inspirer l'action et à incarner des valeurs universelles d'héroïsme et d'intégrité.

Chapitre III : Goldorakisme comme Levier Politique

3.1 Un Levier de l'Univers

Le "Goldorakisme" devient un levier, une force capable de soulever les fondements d'un univers politique assoupi. À l’instar d’Archimède, qui affirmait qu’avec un point d’appui, il pouvait soulever le monde, le "Goldorakisme" nous enseigne que chaque individu, en s’unissant autour de valeurs communes, peut déclencher un changement significatif. L’héroïsme d’Actarus devient alors un modèle pour une génération en quête de repères.

3.2 Un Poing d'Appui dans l'Action Collective

Le "Goldorakisme" propose un modèle d’action collective où l’individu, lorsqu’il est connecté à une communauté de valeurs, devient un acteur de changement. Chaque acte de courage, chaque geste de solidarité, est une pierre ajoutée à l'édifice d'une société meilleure. L'engagement envers l'autre, la défense des valeurs humanistes et l'aspiration à la paix deviennent les piliers de cette nouvelle ère politique.
Conclusion : Vers une Politique d'Avenir

En conclusion, le "Goldorakisme" émerge comme une réponse à l'errance politique actuelle, incarnée par la figure d'Actarus d'Eufort, prince guerrier au service de l'humanité. En définissant sa substantifique moelle, en articulant ses valeurs fondamentales, nous découvrons une voie pour redéfinir l'engagement politique. Le "Goldorakisme" est à la fois une aspiration et une action, un levier et un poing d’appui, permettant de soulever l’univers vers un futur empreint de justice, de solidarité et de courage. Que cette pensée devienne la boussole pour ceux qui, dans les tempêtes du monde contemporain, cherchent un sens et une direction.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2024 1 14 /10 /octobre /2024 11:56


"Ceux qui ne lisent pas de livres n'ont qu'une seule vie, les pauvres : la leur!"

 "Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l'examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire."

Umberto Eco

Par paresse, j'ai toujours aimé à penser, qu'il était inutile d'écrire, ce qui avait déjà été écrit avant , mais mieux. Le temps ne fait rien à l'affaire, quand c'est bien écrit, c'est bien écrit. C'est pourquoi quand certains relisent Proust, moi, je relis Flaubert...Aymat Catafau, ex professeur en histoire médiévale de l'université de Perpignan, s'est recyclé en libraire de livres anciens

Sous les voûtes silencieuses d'une librairie oubliée, là où les rayonnages poussiéreux semblaient sommeiller depuis des lustres, Aymat Catafau, ancien maître des savoirs académiques, faisait son apparition comme un homme habité par un désir étrange. C'était au cœur de Perpignan, dans cette ville baignée de soleil et de vent, que l'historien à la retraite, devenu veilleur des livres anciens, avait trouvé un nouveau refuge, une sorte de sanctuaire pour sa quête inlassable de savoirs révolus.

Les lourdes portes de bois s’ouvraient chaque matin sur une antichambre mystérieuse où des livres, par milliers, s’empilaient comme des reliques oubliées. Il n’y avait plus là l’ordre strict d’un bureau universitaire ; non, c’était un capharnaüm sacré, où chaque volume semblait bruire de secrets anciens. Et comment ne pas imaginer que ces reliures, craquelées par le temps, cachaient des trésors bien plus précieux que la simple matière des pages ?

Aymat, bien connu dans les cercles savants de Perpignan et au-delà, avait autrefois arpenté les villages du Roussillon, scrutant dans leurs pierres l’empreinte des siècles.

Ses travaux, auréolés de prestige, avaient fait de lui un érudit respecté. Pourtant, l’heure de la retraite venue, il avait senti peser sur ses épaules le vide des jours trop longs, le silence des livres encore à lire, encore à comprendre. Que faire ? Comment garder ce rythme effréné, cette soif de découvertes qui l’avait poussé à se lever aux premières lueurs de l’aube, pour que, dans le calme des heures matinales, il pût encore écrire, réfléchir, chercher ?

L’occasion se présenta, tel un signe du destin.

Une librairie, abandonnée par un marchand distrait, tendait ses bras dans une ruelle de la vieille ville. Les étagères y étaient déjà disposées, les livres entassés là comme des mendiants attendant un maître. Aymat comprit aussitôt. Pourquoi ne pas leur offrir une nouvelle vie ? Pourquoi ne pas ouvrir cette boutique et partager, à la fois, sa passion et ses trésors ?

Et c’est ainsi que la petite librairie, modeste mais envoûtante, ouvrit ses portes à qui voulait entrer.

L’après-midi, Aymat s’installait là, derrière son comptoir de chêne, avec cette nonchalance studieuse propre à ceux qui n’ont plus rien à prouver. Non pas pour l’argent – car la pension qu’il percevait lui offrait une existence sans contrainte – mais pour l’amour du savoir, de l’échange, des rencontres.

Et dans ces rayonnages, parmi les volumes reliés de cuir et de velours, il y avait ce livre, singulier, abîmé par les flammes du temps : une Bible protestante, imprimée en 1634 à Genève, rescapée des tourments de l’Histoire.

Aymat la contemplait souvent, songeur. Ce volume avait vu tant de choses, traversé les siècles, les guerres, les révoltes ; il était une cicatrice vivante du passé. Quelle étrange destinée l’avait conduit ici, dans cette boutique isolée de Perpignan ?

Lorsque l’heure venait d’ouvrir les portes, à 13h30, il déposait quelques cartons de livres sur le trottoir, comme on offre au monde les fruits d’une quête secrète.

Il accueillait les passants avec un sourire paisible, invitant chacun à entrer dans cet univers suspendu. Là, le temps semblait s’écouler différemment. On ne voyait pas les heures passer en discutant avec lui, tant son érudition se mêlait à une curiosité bienveillante.

Ainsi, chaque journée était une cérémonie discrète, où le passé et le présent se confondaient, où Aymat Catafau, ancien instituteur, professeur agrégé, historien renommé, offrait à ses visiteurs un peu de ce temps qu’il savait si bien suspendre, entre les pages jaunies d’un livre oublié.

Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 18:56

 

Le gitan Jérôme Espinas, nous a quitté hier : crise cardiaque. Peut-être qu'il a trop mis de cœur à gratter sa guitare pour jouer des "rumbas catalanes". Jérôme, c'était une figure du vieux Perpignan. La première fois que je l'ai croisé, j'avais 14 ans : il jouait dans le tunnel à l'entrée du palais des rois de Majorque. D'ailleurs à sa manière, il a toujours été un roi,avec des manières de prince : toujours tiré à quatre épingles, avec des bagues aux doigts. Il jouait le soir sur les terrasses quand le temps le permettait. Il avait été, un des grands guitaristes du groupe Tékaméli https://distrishow.fr/produit/tekameli/. Mais plus le temps passé plus, il se sentait vieux et fatigué. Ce midi, chez Maurizio, puis au "cochon hardi", on m'a dit qu'il s'en était allé... Adieu l'ami, que vaya con dios y descansa !

l gitano Jérôme Espinas ens va deixar ahir: atac de cor. Potser va posar massa cor a gratar la seva guitarra per tocar les "rumbes catalanes". Jérôme era una figura del vell Perpinyà. La primera vegada que el vaig veure, jo tenia 14 anys: tocava al túnel a l'entrada del palau dels reis de Mallorca. De fet, a la seva manera, sempre havia estat un rei amb maneres de príncep: sempre ben vestit, amb anells als dits. Tocava a les terrasses a la nit, quan el temps ho permetia. Havia estat un dels grans guitarristes del grup Tékaméli. Però com més passava el temps, més se sentia vell i cansat. Aquest migdia, al Maurizio, i després al "cochon hardi", em van dir que s'havia anat... Adéu amic, que vaya con dios y descansa!

 

Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Perpignan: le Gitan Jérôme Espinas, guitariste de Tékaméli, a rejoint "le grand duendé" pour l'éternité ! par Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 09:57

Depuis des décennies, les sociétés humaines traversent des crises d'envergure : effondrement écologique, montées des inégalités, instabilité politique. Face à ces défis, l’histoire a souvent tourné ses yeux vers une figure attendue avec espoir : l’homme providentiel.

Cet être charismatique, sorte de super-héros politique, censé apparaître dans les moments critiques pour remettre de l’ordre, guérir les maux de la société, et mener le peuple vers un avenir radieux. Mais et si nous avions cherché au mauvais endroit ? Et si, au lieu d’un être humain, l’homme providentiel tant attendu n'était autre qu'un Doberman ?

Cela peut sembler radical, mais cette proposition mérite toute notre attention. Derrière la façade canine de cet animal, se cache sans doute la solution à nos problèmes politiques actuels. Essayons de démontrer pourquoi un Doberman est, sans conteste, la figure providentielle dont nous avons besoin.

1. Le Charisme Naturel du Doberman

Il ne faut pas minimiser l'importance du charisme dans la vie politique. Un Doberman, avec son allure imposante, son regard perçant, et son port altier, est incontestablement doté d’un charisme naturel supérieur à la plupart des hommes politiques actuels. Il suffit de comparer l’énergie transmise par un Doberman entrant dans une pièce à celle d’un énième politicien technocrate pour comprendre l’écart abyssal.

En outre, contrairement à un humain, un Doberman ne parle pas pour ne rien dire. Pas de promesses électorales floues, pas de discours creux. Un aboiement ferme et puissant suffit à inspirer respect, crainte, voire admiration. Ce charisme canin, direct et sans artifice, est exactement ce dont le peuple a besoin pour se sentir guidé et protégé.

2. L’Instinct de Leadership

Le Doberman, race réputée pour son intelligence et sa loyauté, possède un sens inné du leadership. Il n'a pas besoin de faire des calculs stratégiques ou de manipuler les foules pour asseoir son autorité. Son instinct de protection est naturel et bienveillant. Si nous voulons un dirigeant capable de veiller à la sécurité et à la prospérité de la société, il est indéniable qu’un Doberman est bien plus fiable qu’un politicien ordinaire, souvent perverti par les jeux de pouvoir et les intérêts particuliers.

Imaginez un gouvernement où le Premier ministre, un Doberman au regard alerte, trône fièrement derrière son bureau. Aucun politicien véreux n’oserait s’approcher pour corrompre un chien aussi vigilant. De même, face à une crise économique, le Doberman ne panique pas. Il reste droit, attentif, prêt à bondir pour défendre les intérêts du peuple. Cela semble beaucoup plus rassurant que les tergiversations bureaucratiques habituelles.

3. L’Absence de Corruption

Nous savons tous que la politique est gangrénée par la corruption. Mais un Doberman ne se laisse pas acheter. Il est incorruptible. Ni le pouvoir, ni l’argent ne peuvent infléchir sa détermination à protéger ceux qui sont sous sa garde. Avez-vous déjà vu un Doberman accepter un pot-de-vin sous la forme d’une friandise ? Impossible. Et même si vous lui offriez un steak de luxe, il garderait toujours un œil suspicieux sur vos intentions.

Dans un contexte où les scandales politiques éclatent les uns après les autres, confier la destinée de la nation à un Doberman garantirait une moralité exemplaire au sommet de l'État. Pas de comptes offshore, pas d’entente secrète avec des lobbies. Avec un Doberman au pouvoir, nous pourrions enfin rêver d’une gouvernance honnête.

4. La Gestion Rigoureuse du Territoire

Si l'on parle de gouverner un territoire, qui mieux qu'un Doberman pourrait le faire ? Les Dobermans sont connus pour leur capacité à garder des zones entières en sécurité, à surveiller les frontières et à repousser les intrus. Imaginez la scène : un Doberman installé à la tête du ministère de l’Intérieur. Avec un flair infaillible et un instinct protecteur, il ferait preuve d’une efficacité redoutable pour gérer les crises migratoires, sécuriser les frontières et maintenir l’ordre public.

Et ne parlons même pas des manifestations. Un Doberman au pouvoir calmerait les foules d’un simple regard, évitant ainsi les débordements, sans même avoir besoin d’armer la police. La paix publique régnerait, non pas sous l’effet de la coercition, mais par l’aura incontestable d’un Doberman providentiel.

5. Un Programme Économique Révolutionnaire

S’il est vrai que les économistes humains n’ont cessé de débattre entre keynésianisme, libéralisme ou protectionnisme, le Doberman providentiel apporterait une nouvelle approche radicale : la politique de l’os. Le principe est simple : tout citoyen a droit à un os. Une mesure simple et directe qui répond à la faim de justice sociale que ressentent tant de peuples à travers le monde.

Les Dobermans, ayant un rapport fondamentalement sain avec la possession matérielle (os enterrés ou savourés), sauraient parfaitement réguler les excès de l’économie spéculative. En effet, un Doberman au pouvoir mettrait fin à l’avidité humaine : pourquoi thésauriser des richesses inutiles quand un bon os vous suffit pour vivre heureux ? Avec un Doberman, l'économie serait stable, sans inflation ni dette excessive. Un os pour chacun, et la paix pour tous.

6. Un Leader Empathique, Mais Ferme

Contrairement à l’image de bête féroce que l’on pourrait avoir, le Doberman est en réalité un animal empathique, très attaché à sa communauté. Ce qui en fait le candidat idéal pour diriger un pays en crise de confiance. Il sait se montrer doux avec les plus vulnérables, tout en restant implacable face aux dangers. La politique sociale sous l'égide du Doberman serait donc à la fois humaniste et juste.

Inutile de préciser que les débats parlementaires s'en trouveraient nettement simplifiés. Fini les querelles interminables : un Doberman résoudrait chaque conflit d’un coup de patte (ou d’une simple course en rond si besoin). Cette fermeté dans la simplicité est exactement ce que réclament les citoyens fatigués par la complexité bureaucratique.

 L'Avenir est Canin

Il est temps d’accepter cette réalité qui s’impose à nous : l’homme providentiel n’est pas un homme. C’est un Doberman. Dans un monde en proie à l’incertitude, la méfiance et la corruption, seul un être incorruptible, charismatique et profondément loyal peut nous guider vers des jours meilleurs. Ce Doberman providentiel, avec son flair infaillible et sa mâchoire solide, est prêt à nous sortir de l’ornière.

Alors, peuple du monde, ne cherchez plus l’homme providentiel parmi les hommes. Il est là, à vos pieds, prêt à bondir pour défendre vos droits. Sa loyauté est inébranlable, sa vision, claire, et sa gouvernance, sans faille. Oui, l’avenir appartient aux Dobermans.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2024 2 01 /10 /octobre /2024 11:33

“Tu veux savoir la différence entre un maître et un apprenti ? Le maître a échoué plus de fois que le débutant n’a essayé. ”

Yoda

Chez nous ils sont venus attaquer l’année dernière, aux figues par là. Ca nous a fait une distraction ! ”

De Kaamelott

Perpignan, petite ville méditerranéenne lovée dans les contreforts des Pyrénées, pourrait paraître anodine aux yeux du passant inattentif. Pourtant, si l'on observe attentivement son architecture urbaine, ses habitants et sa structure sociale, il devient évident que cette ville est bien plus qu'un simple lieu de passage. En réalité, Perpignan est une modélisation subtile et complexe du Tartare grec : un purgatoire déguisé, une zone de confinement des anti-héros, un camp d'entraînement pour des êtres destinés à affronter des conflits bien au-delà de notre compréhension immédiate.

1.Le Tartare et l'Absence de Sens

Dans la mythologie grecque, le Tartare est un lieu de punition ultime, une prison abyssale où les êtres y sont enfermés pour l’éternité, souvent dans une boucle absurde de souffrance. Cependant, le Tartare n’est pas un lieu vide de sens ; c’est plutôt un espace où se réfractent les forces du chaos, un lieu d’où les plus grandes forces héroïques pourraient, en théorie, émerger, même si la plupart y restent piégées.

Perpignan, à première vue, semble être une ville tranquille, presque figée dans le temps. Pourtant, sous cette façade se cache une autre réalité : un purgatoire urbain, un espace où les individus significatifs, c’est-à-dire ceux qui ont un potentiel héroïque, sont enfermés dans un cycle absurde, inapte à s’accomplir. Leur quotidien est un miroir de l'anti-héroïsme, une farce tragique qui semble se dérouler sous le poids de l'inanité.

La ville elle-même devient une sorte de labyrinthe, où la quête de sens est délibérément détournée, provoquant chez ses habitants un sentiment constant d’errance existentielle. Le chaos de la vie moderne, les absurdités bureaucratiques, la déchéance économique, tout cela s’accumule comme des sables mouvants. C’est ici que réside l’essence du "camp d’entraînement" : Perpignan enseigne la résistance à l’absurde, l’endurance dans un monde où la logique semble s’être dissoute.

2.Les Anti-Héros de Perpignan

Les habitants de cette ville ne sont pas des héros au sens classique, mais des anti-héros, pris dans des trajectoires banales, confrontés à l'absurde. Ils ne sont pas destinés à des triomphes grandioses mais à des échecs répétitifs. Ils échouent à comprendre pourquoi leurs actions, souvent aussi banales qu’elles puissent paraître, semblent constamment dépourvues de sens.

Cependant, cette lutte permanente contre l'absurdité, ce combat contre l'inertie sociale, cette sensation de toujours échouer, forge en eux des qualités invisibles à l'œil non averti. En étant contraints de naviguer dans ce quotidien dénué de direction, les habitants de Perpignan apprennent quelque chose que peu d'autres villes peuvent enseigner : la résilience face au néant. C'est une forme d'entraînement extrême, une plongée dans l'absurde où la simple persistance devient un acte héroïque.

3.La Projection des Héros : D'autres zones de Conflits Signifiants

Perpignan, malgré sa petite taille, est en réalité un centre névralgique d'entraînement pour des héros destinés à des conflits d'une autre échelle. La ville, par son atmosphère oppressante et son côté aliénant, agit comme un sas : un lieu où les futurs héros doivent d'abord faire face à l’absurdité la plus profonde avant de pouvoir être projetés vers des zones de conflit où le sens est rétabli.

Ces "zones de conflit signifiants" peuvent être interprétées à plusieurs niveaux : sur Terre, elles pourraient être des lieux où des bouleversements géopolitiques majeurs se jouent, où les équilibres de la civilisation sont en jeu. Mais au-delà, il pourrait aussi s'agir de conflits métaphysiques, de luttes dans des dimensions autres que celles que nous connaissons, des espaces-temps où les lois de la réalité telles que nous les comprenons sont suspendues.

Le paradoxe de Perpignan est qu'elle forme ces héros en les poussant à survivre dans un environnement où tout semble dépourvu de sens. Elle façonne des êtres qui savent évoluer dans le chaos, capables d’endurer la vacuité pour affronter, ailleurs, des enjeux qui transcendent l'humain. La clé de cet entraînement est la capacité à ne jamais perdre pied, même lorsque l’univers conspire à rendre chaque effort futile.

4.Le Côté Farce : L’Absurde comme Force Motrice

Le côté absurde de Perpignan, ses situations kafkaïennes, ses politiques locales déconnectées et sa bureaucratie paralysante, devient la métaphore de la farce cosmique. Les habitants, malgré eux, sont les personnages principaux d'une comédie noire, où leurs actions semblent se dérouler dans un espace où les règles habituelles ne s'appliquent plus. Mais, contrairement aux victimes du Tartare antique, les Perpignanais ne sont pas simplement condamnés à souffrir éternellement.

L'humour, même noir, devient une forme de résistance. Dans ce purgatoire moderne, la capacité à rire de l'absurde, à reconnaître la farce pour ce qu'elle est, devient une force. Le camp d’entraînement de Perpignan ne consiste pas simplement à endurer, mais à transformer cette farce en quelque chose de productif, à puiser dans cette absurdité une énergie nouvelle pour, lorsqu'ils seront projetés dans d’autres zones de conflit, redonner un sens au chaos environnant.

5.Perpignan : Ville de Transition, Ville de Transformation

Ainsi, Perpignan se révèle être bien plus qu'une simple ville méditerranéenne. C'est un espace liminal, une zone de transition entre des mondes différents, un lieu où l'absurde est le maître d’entraînement des futurs héros. En étant confrontés à la vacuité, les habitants significatifs de la ville se préparent, sans même le savoir, à être projetés dans des zones de conflit où leur endurance, leur résilience et leur compréhension de l'absurde deviendront des armes essentielles.

Dans l'univers plus vaste de la fiction scientifique, Perpignan est une "zone tampon", un terrain d'entraînement pour des êtres qui doivent affronter des forces bien plus grandes qu'eux. Les forces qui contrôlent cette ville savent que ce n’est qu’en confrontant les héros à l’absurdité de l’existence qu’ils pourront développer les qualités nécessaires pour triompher là où d’autres échouent.

Perpignan n'est donc pas une ville à proprement parler, mais une fabrique à héros, ou plutôt à anti-héros, destinés à être libérés de ce purgatoire dès lors qu’ils auront appris la leçon ultime : dans un monde où tout semble absurde, il n'y a de salut que dans l'action persistante, même face au vide.

Conclusion intestimable

Perpignan, modélisation moderne du Tartare, n'est pas seulement un lieu où l’absurde règne en maître. C’est un espace où la confrontation avec l’inanité devient la clé d’une transformation profonde. Les habitants, piégés dans cette farce cosmique, apprennent non pas à s'évader de la condition humaine, mais à la transcender par leur capacité à accepter l'absurde tout en continuant à avancer. Ils deviendront, après leur libération, les héros d’un autre monde, celui où le sens, enfin, aura été retrouvé.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2024 7 29 /09 /septembre /2024 17:26

La venue dernière à Perpignan de Michel Onfray pour le "Printemps de la liberté d'expression"  http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/05/michel-onfray-sur-cnews-je-ne-savais-pas-que-louis-aliot-etait-maire-de-perpignan.htmla laissé dans l'esprit du maire une idée : tant que le pacte germano-soviétique fonctionnait, des membres du Parti communiste français, et leur journal, figure de proue "l'humanité" ont, potentiellement collaboré...#yapasquelespétainistes . Il y a peu sur le plateau de TF1 de l'émission "en toute franchise" (ils n'ont pas été déçus du voyage.) à propos d'une enquête sur le président du RN le sieur Bardella, qui aurait pipoté une parti de son parcours professionnel, il s'agaça du fait que le journal "Libération" menait des enquêtes à charge, et qu'il était même un "journal de police politique", c'est même juste après qu'il a fait référence au moment collaboratif ("malheureusement, précisa-t-il) du journal fondé par Jean Jaurés.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/le-maire-deperpignan-louis-aliot-qualifie-le-journal-liberation-de-journal-de-police-politique-sur-le-plateau-de-tf1.html

Ça commence à bien-faire, ce dit-il, des années à se dédiaboliser, mais à chaque fois, on peut ré-invoquer l'armée des castors (sans Pollux) pour générer des barrages ! Et les morts des communistes d'abord, c'est trop injuste: eux, on leur demande pas s'ils ont pas la mémoire courte ?

Alors comme un barrage qui cède face à la puissance des eaux de sentiments et ressentiments, trop contenues, il imagine Perpignan à la tête d'une croisade anti-communiste ! Mais des 2 côtés de la barricade de la dénonciation des origines honteuses, on semble oublier que ce qui a fait ces 2 totalitarismes a disparu, et que les 2 dénonciations sont à la poursuite de leurs persistances rétiniennes ...Il y a toujours un danger, mais il a pris d'autres formes !

C'est pourquoi la mise en scène qui a eu lieu au dernier Conseil municipal, avait un goût de suranné, un tantiné  à rebours. Et si Rabelais l'avait narré, cela aurait donné ça !

"Or çà, mes bons amis et frères en réjouissance, prêtez donc l'oreille à une bien curieuse affaire qui s’est déroulée en la très noble et fort ancienne cité de Perpignan, en l’an de grâce deux mille vingt-quatre, le vingt-sixième jour du mois de septembre. En ce jour, le sieur Louis Aliot, preux chevalier et maire d’icelle ville, s’en vint au grand conseil municipal, non point pour jouter, mais pour entamer une étrange croisade à rebours, non contre les infidèles, mais contre les fantômes rouges du communisme !

L’affaire prit racine lors qu’un certain Pierre Parra, qui ne fut ni en reste ni en silence, d’un ton grave et sévère, requit du maire la débaptisation d’une artère de la cité, naguère nommée avenue de l’Abbé-Pierre. http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/louis-aliot-sur-lci-si-la-fondation-abbe-pierre-change-de-nom-nous-debaptiserons-l-avenue-a-perpignan.html

Las ! ce bon abbé, connu jadis pour ses œuvres charitables, se trouva fort compromis par d'obscures et infâmes révélations d’agressions charnelles, si bien que sa fondation en vint même à effacer son nom des pierres où il s’était gravé. Voilà donc Parra tout vent debout, réclamant que la ville suive de même.

Mais à cette affaire ne se tint point là, car une certaine dame Chantal Gombert, vaillante au nom des centristes qu’elle dit représenter, s'enhardit à demander, sans autre procès, qu’un lieu emblématique de la ville fut affublé du nom de l’ancien roi-président Valéry Giscard d’Estaing, en l’honneur des cent ans de ses mérites, ou peu s’en fallut.

Point n’en fallut plus pour que le vaillant Aliot, grand railleur et d’humeur badine, lui répliquât avec moult gausserie : « Bientôt, dame Gavalda m'implorera qu'on nomme une rue Jacques Chirac ! » Ah ! mais ce n’était qu’une égaie pour allécher le festin plus grand qui allait suivre, car le maire, loin de se contenter de badiner, prit soudain un ton bien plus grave et solennel, comme s’il eût bu d’une coupe de vin muscat, distillé aux vapeurs de sérieux.

« Vous avez raison, messieurs et dames, dit-il, il est des gens qu’il ne faut point oublier. Mais c’est aux oubliés du communisme que je veux rendre hommage. Trop longtemps avons-nous ouï dire mille fables, histoires et balivernes sur ce rouge fantôme ; il est temps de réparer cette injure. En cela, nous érigerons une stèle pour les victimes du communisme, car à ceux-là, justice est due ! »

Et ainsi fut-il dit, et ainsi sera-t-il fait, qu’une stèle d’airain ou de marbre, bien polie et brillante, vienne se dresser en la noble Perpignan, non pas pour chanter les louanges des empereurs ou des saints, mais pour honorer ceux que le communisme aurait cruellement happés dans les rets de l’oubli.

Dieu sait ce que l'avenir réserve à cette croisade rétrograde, menée d'un bras fort par ce maire chevaleresque, qui semble vouloir défier l’Histoire tout comme jadis les preux croisés partaient à l'assaut des murailles de Jérusalem."

Partager cet article
Repost0