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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 15:19

"La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin, et dont il ne se sert jamais pour lui."

Honoré de Balzac (Illusions perdues)

Déjà avec l'arrivée de l'élection municipale de 2026, les appétits des insectes politiques sous la pierre de la médiatisation locale, commençaient de s'agiter. Mais avec l'épée de Damoclès inéligibilité du maire RN sans étiquette Louis Aliot, alors l'agitation augmente, surtout dans son camp : le syndrome Jean-Claude Duce "Si tu veux un conseil, oublie que t'as aucune chance. On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher."
Mais pourquoi Perpignan, n'a pas accédé au slogan du candidat Aliot : "En grand"? Peut-être qu'il  s'est logé dans les pantoufles du précédent maire Jean-Marc Pujol pour faire oublier le bruit des bottes! Ainsi, la ville a continué à la même vitesse qu'avant, c'est-à-dire en reculant !

Où, le localisme que prêchait Marine le Pen en 2019 (veille de l'élection de son ex, Louis) était-il passait : « Le localisme que nous défendons est la seule option qui soit réellement écologique, en inversant le coût de la distance : le produit qui vient de près doit être moins cher que le produit qui vient de loin, c'est du BON SENS ! »

Lorsqu'on importe la résolution de ses besoins, on se retrouve nécessairement à vivre comme des assistés. D'un point de vue alimentaire et en partie énergétique, pour peu que le tout soit bien organisé, on peut tendre une certaine autonomie.

Mais en rechaussant les Charentaises de Pujol, Louis Aliot reprenait le modèle de "l'économie de la rente" d'Henri Solens des 1993. La rente ceux qui la touchent, sont une minorité. Et leur profit exclusif, détruit l'énergie et la possibilité de la vivacité économique pour la plupart des habitants : c'est une cuisson à l’étouffée, qui a des effets jusqu'aux comportements sociologiques et mentaux des individus...

**Essai sur l'économie absurde des Pyrénées-Orientales : à la recherche de Godot**  

Imaginez un lieu où tout semble suspendu, non pas dans un éternel mouvement, mais dans une immobilité étrange, un temps où l’on attend toujours quelque chose qui ne vient pas. Tel est le tableau économique des Pyrénées-Orientales peint par Henri Solans dans son essai de 1993. Une théorie de la rente, oui, mais surtout une parabole de l’absurde, où chaque tentative de relance s’enlise, où chaque promesse d’avenir se transforme en attente vaine.  

**Un territoire en attente**  
Perpignan, au sud de nulle part, comme Beckett aurait pu le dire, est un théâtre d’attentes. On y attend la modernité, comme on attend un train qui n’a jamais quitté la gare d’origine. La rente y est reine : rente foncière, rente administrative, rente touristique. Mais cette rente n’est pas une richesse, c’est une stagnation déguisée, un piège doucereux où l’effort et l’innovation se noient dans l’immobilisme.  

Dans ce système, rien ne redémarre vraiment. On parle de projets, on dresse des plans, on invente des concepts, mais tout revient à cette même structure figée, comme un arbre qui, malgré les saisons, ne perd ni ne gagne de feuilles. On est en présence d’un paradoxe : un lieu abandonné par la modernité nationale, mais pourtant exemplaire dans la mondialisation, car ici, tout s'achète, tout se vend, sans jamais produire.  

**La lenteur comme spectacle**  
Dans cet espace, les élites locales, qu’on pourrait comparer aux personnages de Vladimir et Estragon, s’activent sans avancer, prennent et reprennent les mêmes décisions, refont les mêmes erreurs. Elles parlent de réformes comme de carottes suspendues à un fil qu’elles ne cherchent jamais vraiment à atteindre. Les flux financiers et humains passent, mais rien ne s'ancre. Le territoire reste dans un état d’inversion permanente, une sorte de rétropédalage économique où chaque pas vers l’avant est compensé par deux pas en arrière.  

Et pourtant, ce ralentissement absurde nous donne une vision : ici, on voit l’économie non pas comme une science dynamique, mais comme une mécanique usée, grinçante, où les rouages tournent au ralenti jusqu’à s’arrêter. Ce qui ailleurs se produit dans la vitesse et la fureur, ici, se dévoile dans la lenteur.  

**Une sociologie de l’attente**  
Sociologiquement, les Pyrénées-Orientales offrent un autre paradoxe : un individualisme tenace cohabite avec une floraison de communautés. Tandis que l’économie pousse chacun à survivre seul, à bricoler sa propre subsistance, les liens de groupe se renforcent, comme pour pallier la défaillance des structures plus larges. Ici, les solidarités locales et les réseaux informels sont les véritables acteurs de la survie.  

Mais ces communautés elles-mêmes ne sont pas exemptes de l’absurde. Elles s’organisent autour d’une économie de débrouillardise, de petits arrangements, de négoces étranges. La modernité est là, mais sous une forme détournée, comme un miroir brisé qui ne reflète qu’une image fragmentée du progrès.  

**Un modèle d’échec universel**  
Henri Solans décrivait cet espace comme un laboratoire. Mais c’est un laboratoire de l’échec. Un modèle où la politique dit tout mais ne fait rien, où les décisions publiques servent à masquer l’impuissance, où chaque solution devient une nouvelle source de problèmes.  

C’est ici que l’absurde économique rejoint l’absurde philosophique. Perpignan et ses alentours vivent dans une contradiction permanente : ils incarnent à la fois l’impossibilité de bouger et la nécessité de changer. Et tout comme dans *En attendant Godot*, on se demande si la solution viendra jamais, ou si elle n’est qu’une illusion qui nous permet de rester en place.  

** L’absurde comme vérité économique**  
Henri Solans nous montre, dans cette théorie de la rente, plus qu’une analyse économique. Il nous offre une métaphore de notre incapacité à sortir de nos propres impasses. Dans les Pyrénées-Orientales, tout est là : le spécifique et l’universel, l’espoir et l’attente, le mouvement et l’immobilité.  

Et nous, spectateurs de cette pièce tragique, ne pouvons que regarder, impuissants, en murmurant, comme Estragon :  
> "Allons-y."  
Mais personne ne bouge.

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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 23:59

"Mais que boiront nous de par le désert, nous aurons bien soif!"

Roger Payrot  in Gargantua

Jean 6:30-58
"Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu?…"

Psaume 78:24,25
"Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel.…"

**De la crise des petits fours et des subventions : un festin budgétaire en récession**  
*À la manière de François Rabelais*  

 

Lecteurs et bons vivants,  
Prêtez-moi vos oreilles et vos cœurs endurcis, car il me faut conter une lamentable histoire, celle des petits fours et des grands fonds, des subventions en peau de chagrin et des mirlitons que l’on joue dans les banquets culturels désormais réduits à des miettes.
 

Il advint, mes bons amis, que dans la grande France des provinces et des offices régionaux, où naguère les buffets croulaient sous le poids des éclairs au café et des financiers (les gâteaux, pas les banquiers !), le vent des finances publiques fit siffler sa bise glaciale.

Le gouvernement, empereur des coupes sombres, arma son sabre budgétaire et décréta : **"Les collectivités territoriales, messieurs-dames, devront se serrer la ceinture jusqu’au dernier cran !"**  

### **Des petits fours aux grandes coupes : un festin bien maigre**  
Dans ce grand chambardement des lois de finance, les élus locaux, tels Gargantua voyant sa grange vidée de ses victuailles, pleurèrent les baisses de subventions, notamment pour la culture. Et voici que l’on entendit dans les palais régionaux ces mots :  

> *"Nous allons rationaliser nos participations,"* déclara une présidente régionale, le cœur aussi lourd qu’un tonneau vide. *"Certains projets devront attendre, d’autres seront abandonnés. Quant aux petits fours de nos réunions, que l’on y substitue des olives et des bouts de pain sec !"*  

Ainsi donc, les buffets furent décimés comme jadis les grandes tablées gauloises après l’assaut d’un légionnaire romain. Mais plus grave encore, mes amis : ce n’était pas que le pain et le vin qu’on rognait, mais bien les soutiens à la culture, ce nectar de l’esprit, ce festin des âmes affamées.  

### **La culture en péril : un banquet sans convives ?**  
Dans les salles de théâtre, les opéras et les festivals, le son des violons se fit plus discret, faute de cordes neuves. Les directeurs de centres dramatiques nationaux et de scènes locales, ces maîtres d’hôtel des arts vivants, s’écrièrent d’une même voix :  

> *"Comment faire festoyer nos publics, alors que l’inflation dévore nos marges, que les factures flambent plus que nos chandeliers, et que les subventions stagnent comme un potage froid ? Sans refinancement public, nous sommes perdus !"*  

Là-dessus, l’Occitanie, région sage et tempérée, se voulut plus mesurée. On y maintint les subventions, certes sans les accroître, mais sans les amputer non plus. La présidente Carole Delga promit des négociations avec les financeurs et des pauses sur les projets ambitieux, préférant les compromis au grand sacrifice.  

### **Une question d'équilibre : subventions ou survivance ?**  
Mais d’autres provinces, moins hospitalières, taillèrent à la hache dans les budgets culturels. Et la question se posa, grave et lancinante : la fête vaut-elle les frais ? La République, qui autrefois nourrissait ses citoyens d’idées et d’arts, peut-elle aujourd’hui les laisser festoyer en paix, ou bien l’heure est-elle venue de choisir entre les petits fours et les grandes causes ?  

En vérité, l’équilibre est aussi précaire qu’un flûtiste jouant au sommet d’un tonneau.

À force de couper dans les vivres, nous risquons un banquet sans rires, une table sans convives. Et pourtant, la culture reste ce pain spirituel, cette chair immatérielle qui, sans qu’on s’en aperçoive toujours, nourrit les nations.  

Alors, mes amis, que choisira-t-on : la farce des petits fours, ou la tragédie de la disette culturelle ? À chacun sa réponse, mais souvenez-vous : **"Il n’est banquet plus triste que celui où manquent la culture et l’esprit."** 

Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
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Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 15:38

Certains disent : "La violence ne résout rien".
Chuck Norris leur répond : "C'est que t'as pas tapé assez fort".

Un jour Chuck Norris a eu un zéro en latin, depuis c'est une langue morte.

 

Annonce officielle de l’Institut "Chuck Norris" pour le Réarmement Viril du Mâle Blanc

    Avis à la population masculine qui se sent mollassonne, effilochée ou en voie de déclin virilitaire avancé !

Sous les auspices éclairés de l’auguste Institut Chuck Norris, le seul établissement certifié capable de transformer une crevette en grizzli et un poète en haltère humain, il est temps pour vous, mâles en détresse existentielle, de réintégrer la glorieuse fraternité des barbes dures et des mentons carrés.

Là où jadis la jeunesse et la vieillesse se querellaient pour le privilège de la sagesse et de la force, nous proclamons aujourd’hui : unissez-vous sous la bannière d’une virilité triomphante, sans distinction d’âge, de taille de biceps ou de pilosité faciale !

Nos cours, dispensés par des experts internationaux (dont la plupart sont des sosies non officiels de Chuck Norris), comprennent :

    Le lancer de regards fulminants pour faire taire un conseil municipal en trois secondes chrono.
    La danse du karaté argumentatif, où convaincre et terrasser se font d’un même geste.
    L’atelier de sagesse crânienne, réservé aux chauves, pour exploiter l’éclat réfléchissant de leur tête comme arme psychologique.
    Et bien sûr, le retour au slip en cuir, accessoire indispensable à tout homme désirant imposer son autorité virile au bureau comme au camping.

Attention ! À l’institut Chuck Norris, on ne "simule" pas la virilité. On la "forge". Ici, les larmes sont pour les crocodiles, les excuses pour les guitares mal accordées, et la douceur ? Exclusivement pour les ours en peluche.

Messieurs, reprenez le contrôle ! Ne laissez pas le monde vous reléguer au rang de parleur de salon ou de buveur de tisane. Venez cultiver votre "virtu" dans un environnement où la sueur est glorieuse, la violence, optionnelle mais respectée, et la sagesse, durement gagnée entre deux flexions.
Pour tous renseignements ou inscription, rendez-vous directement au comptoir de l’Institut Chuck Norris, situé entre l’entrée du bar à rhum et le dojo des philosophes combattants.

    "Le monde appartient à ceux qui savent grogner en faisant des pompes." — Proverbe de l’Institut Chuck Norris.

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 12:14

"J'ai toujours pensé que Diogène avait subi, dans sa jeunesse, quelque déconvenue amoureuse : on ne s'engage pas dans la voie du ricanement sans le concours d'une maladie vénérienne ou d'une boniche intraitable. "

 Syllogismes de l'amertume
Emil Cioran

 

Adjoint à la culture ! Un titre ronflant, un galon qu'on épingle comme un papillon moribond sur le tableau des vanités municipales. Un poste où, sous le vernis des beaux discours, s’agitent les petits hommes avides de trancher dans le vif du patrimoine, d’enfouir sous leurs phrases creuses les rêves des bâtisseurs et des poètes. Là, l’adjoint parade, convaincu que son souffle est celui du vent qui gonfle les voiles du théâtre et des musées, quand il n’est que l’éternuement bureaucratique d’un fonctionnaire en mal d'âme.

Et puis il y a l’adjoint à la Ulture, celui qui a fait disparaître le « C », ce pauvre hère à qui l’on a arraché la consonne qui fait tout tenir, comme on retire une pierre d’une arche fragile.

Lui, il n’a plus d’ambition ni même d’illusion : il règne sur un désert où les idées ne germent plus, où l’art se momifie dans des statistiques de remplissage et des programmes convenus. C’est le fossoyeur des grands élans, l’ami des chiffres ronds et des sièges pleins, pour qui l’utopie artistique est un luxe superflu, une coquetterie à balayer d’un haussement d’épaules.

Adjoint à la culture, il prétend être l’architecte d’un édifice, mais souvent, il n’en est que le concierge malveillant.

Il ouvre la porte à quelques-uns, la referme sur beaucoup d’autres, et fait claquer ses clés comme autant de sentences. Mais il reste un mot dans son monde, une lueur dans la langue : ce « C » qui, malgré tout, convoque les cimes, le cri, la création.

Adjoint à la ulture, ah ! celui-là ! Il ne reste plus rien à espérer de lui.

La disparition de la lettre n’est pas un hasard, mais une abdication : la culture sans son « C » devient une mécanique sans âme, une chaîne de production où l’on ne sait plus pourquoi on crée, seulement comment on vend. Là, l’artiste devient un employé, le spectateur un consommateur, et l’adjoint, un comptable sans gloire, riant sous cape d’avoir effacé ce qu’il ne comprenait pas.

Cruelle ironie que cette chute d’une simple lettre.

Une trahison minuscule, presque imperceptible, mais qui signe l’échec total. Car sans ce « C », tout s’écroule. Il ne reste qu’un adjoint à la gestion, à la médiocrité, à l’ennui bureaucratique d’une ville qui n’a même plus les moyens d’en rêver. C’est là que réside le génie malsain de cet effacement : faire croire qu’il ne s’agit que d’un détail, alors qu’en vérité, il anéantit tout.

Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 21:14


"On ne frappe pas un homme à terre." 

Ce proverbe est la transcription d'un principe d'honneur. Il signifie que l'on ne doit pas s'attaquer à quelqu'un sans défense.

Chronique d’un règlement de comptes au conseil municipal de Perpignan : quand l’art devient politique

Lors du dernier conseil municipal de Perpignan, le théâtre est une nouvelle fois devenu le prétexte d’un règlement de comptes public. Comme la dernière fois avec le conseiller d'opposition Bruno Nougayréde L'article ici, c’est l’adjoint à la culture qui, avant même d’entamer les votes sur les dossiers culturels, a choisi d’exhumer le passé pour tancer l’ancien directeur du Théâtre de l’Archipel, Borja Sitja (sauf qu'il n'était pas là pour se défendre). L’attaque, aussi gratuite que déplacée, s’inscrivait dans une diatribe où il qualifiait la période Sitja de « années noires », tout en critiquant l’ancien maire Jean-Paul Alduy pour avoir « sur-vendu » le profil de ce dernier.

Alors que Borja Sitja occupe désormais un poste à Chalon-en-Champagne où il a été reconduit dans ses fonctions, cette charge paraît non seulement hors de propos, mais aussi totalement anachronique. Elle éclaire un climat tendu dans lequel les politiques culturelles de la ville servent parfois davantage à régler des comptes qu’à ouvrir de nouvelles perspectives.

Un théâtre dans la tourmente?

Le Théâtre de l’Archipel, inauguré en 2011 sous l’impulsion de Jean-Paul Alduy, est une scène nationale employant 46 personnes. Avec le départ de Borja Sitja en 2022, plusieurs salariés ont quitté l’établissement, révélant les cicatrices d’un management contesté. En réponse à ces départs et à la désorganisation interne, Jackie Surjus-Collet, directrice par intérim puis officiellement nommée, a fait appel à une manageuse de transition, Stéphanie Le Roux. Celle-ci a mené des réformes structurelles pour rétablir un climat de travail sain, notamment par des formations à la communication non violente et une refonte des processus internes.

Si l’équipe actuelle semble avoir relevé les défis organisationnels, les polémiques politiques autour de la gestion de l’Archipel persistent. Le Syndeac, dans un communiqué en 2022, dénonçait déjà une attaque contre les labels nationaux et le modèle de la décentralisation culturelle, pointant une collusion entre la majorité municipale RN et l’abstention des représentants de la Région Occitanie à savoir madame Agnès Langevine, puis l'honneur de  la région aura été vengé par démission d'un autre représentant de la région, le président de la commission culture Serge Regourd article ici.

Une charge hors sujet

Dans ce contexte, l’intervention de l’adjoint à la culture, loin d’apaiser les tensions, en ravive les braises. Félicitant Jackie Surjus-Collet pour ses succès récents – notamment une fréquentation qu’il dit désormais « permanente » –, il omet de rappeler les défis structurels auxquels elle a dû faire face à son arrivée, en partie hérités de la période de transition. Si l’adjoint met en avant un supposé redressement éclatant, il passe sous silence les contraintes financières du partenariat public-privé qui sous-tend l’exploitation du théâtre, pourtant souvent critiqué pour son coût élevé.

Surtout, en qualifiant les années Sitja de « noires », il jette un discrédit non justifié sur un ancien directeur dont la programmation avait pourtant suscité des éloges autant que des critiques. Borja Sitja avait été écarté dans des conditions vivement dénoncées par des syndicats et des professionnels de la culture comme politiquement motivées, et non sur la base d’une évaluation artistique rigoureuse.

Le théâtre, outil politique ?

Cette charge publique soulève une question récurrente : le Théâtre de l’Archipel est-il un outil culturel ou un levier politique ? Depuis son arrivée à la mairie en 2020, l’équipe municipale de Louis Aliot semble avoir placé cette institution sous un contrôle étroit, allant jusqu’à influencer le renouvellement de sa direction. Les critiques formulées par le Syndeac à l’époque évoquaient une attaque directe contre la liberté artistique et l’indépendance des scènes nationales.

En ce sens, les propos de l’adjoint à la culture lors du conseil municipal paraissent symptomatiques d’une instrumentalisation politique. En ramenant sur la table les griefs envers Borja Sitja, l’élu ne débat pas des priorités culturelles de la ville, mais cherche à réécrire l’histoire pour mieux valider les choix de l’actuelle majorité.

Et après ?

Le Théâtre de l’Archipel, joyau architectural de Perpignan, symbolise un paradoxe. Alors qu’il devrait être un phare de la culture dans la région, il est régulièrement éclipsé par les luttes politiques qui l’entourent. La nouvelle direction, menée par Jackie Surjus-Collet, semble avoir redressé la barre, mais les tensions politiques laissent planer une ombre sur son indépendance à long terme.

Pour que l’Archipel retrouve pleinement sa vocation artistique et sociale, il serait temps que les élus dépassent les querelles personnelles et conçoivent une vision culturelle ambitieuse, où l’art et la politique dialoguent sans se confondre. Car si le théâtre est un miroir de la société, il ne devrait pas être celui des luttes d’ego.

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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 09:19


"Apprêtez vous à entrer dans une nouvelle Dimension, qui ne se conçoit pas seulement en terme d’Espace, mais où les portes entrebâillées du Temps peuvent se refermer sur vous à tout jamais… La Quatrième Dimension !
Au delà des classiques notions d’Espaces, où l’homme projette ses pas, il est une dimension où peuvent se glisser par les innombrables portes du temps, ses désirs les plus fous. Une Zone où l’imagination vagabonde entre la science et la superstition, le réel et le fantastique, la crudité des faits et la matérialisation des fantasmes. Pénétrez avec nous dans cette zone entre chien et loup, par le biais… de La Quatrième Dimension !
Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination. Un voyage au bout des ténèbres où il n’y a qu’une destination : La Quatrième Dimension !
Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension inconnue de l’Homme. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Une Dimension sans espace, ni temps, mais infinie. C’est un voyage dans une contrée dont la seule frontières est notre imagination. Un voyage dans les ténèbres. Un voyage au bout de la peur, aux tréfonds de nous-même. Un voyage dans la Quatrième Dimension !
Au delà des classiques Dimensions où l’Homme projette ses pas, il en est une par où s’échappe ses désirs les plus fous. Un champ d’hypothèses entre le réel et le fantastique. Pénétrez dans cette zone où vagabonde l’imagination, via… La Quatrième Dimension !
Un voyage ! Le voyage vers l’inconnu, dans des contrées jamais explorées. Un voyage dans des lieux où l’imagination est dépassée. Notre destination : La Quatrième Dimension !
Au delà des Dimensions classiques où l’Homme projette ses pas, il en est une où s’échappe ses pensées les plus folles. C’est une Dimension aussi vaste que l’Espace, aussi démesurée que le Temps. Un reflet changeant entre l’ombre et la lumière. Un champ d’hypothèses entre la science et la superstition. Un terrain glissant entre l’abîme de nos frayeurs et la cime de nos connaissances. Sublimant l’imagination, faisant éclater l’irrationnel, nous l’appelleront simplement : La Quatrième Dimension !
Vous allez pénétrer dans une autre Dimension, élargir votre cadre de vie habituel et déboucher dans une zone où la réalité peut à tout instant basculer dans le Fantastique. Attention ! Vous entrez dans la Quatrième Dimension ! "entrée vers la quatrième dimension

Pour Charlotte

Cette histoire n'a pas encore eu lieu, ou elle aura lieu dans un univers parallèle noué par la théorie de la miséricorde (pour se pendre) ...Il y a très longtemps , dans une très lointaine galaxie: so lointaine!

Dans la ville de "Perpignan la rayonnante" , après inéligibilité du maire RN Louis Aliot, le maire temporaire, "André Bonet", ancien adjoint à la culture, organise un concours de sosie à son image. En secret, il veut recruter les plus ressemblants, tant sa popularité est basse, pour éviter les tentatives d'agressions à son égard et disperser l'agressivité de ses adversaires.

### **L'ombre des sosies : un conte de réalisme magique à Perpignan la Rayonnante**  

Dans Perpignan, la ville où la tramontane semble souffler des secrets aussi épais que le ciel d’été, un étrange murmure s’éleva après la chute politique de Louis Aliot. Inéligible, l’ancien maire avait laissé sa chaise vacante, et c’est **André Bonet**, l’ex-adjoint à la culture, qui s’y installa. Mais Perpignan, farouche et bouillonnante, ne pardonne pas si facilement. La popularité de Bonet vacillait, et son bureau à l’Hôtel de Ville semblait aussi inconfortable qu’un fauteuil d’acier chauffé au soleil.  

André Bonet, homme de lettres et d’inspiration mystique, n’était pas du genre à se résigner. Après tout, n’avait-il pas passé sa vie à transfigurer la réalité à travers ses écrits et ses projets ? Pourtant, cette fois, sa solution allait dépasser tout ce que Perpignan avait jamais imaginé.  

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### **Le concours des miroirs**  

Un matin d’automne, les habitants de Perpignan découvrirent des affiches énigmatiques placardées sur les murs décrépis de la vieille ville et les panneaux d’affichage des quartiers périphériques :  

**"Concours de Sosies – À la recherche du visage parfait d’André Bonet. Venez comme vous êtes, ressortez légendaire."**  

Le concours, disait-on, était organisé dans le cadre des célébrations pour honorer les 40 ans du **Centre Méditerranéen de Littérature**. Mais à mesure que les jours passaient, les murmures enflaient : pourquoi un concours de sosies ? Et pourquoi une prime si généreuse pour les gagnants, dans une ville où les caisses municipales étaient aussi trouées qu’une écumoire ?  

Seuls les proches collaborateurs de Bonet connaissaient la vérité. L’homme, entouré d’une tempête d’opposants et d’un ciel chargé de menaces, avait décidé de jouer un tour à ses ennemis. **Il voulait dissoudre son image dans une multitude de visages, éparpillant l’agressivité de ses adversaires comme des graines dans le vent.**  

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### **Un bal étrange**  

Le jour du concours, la place de la République était envahie par des hommes – et quelques femmes – affublés de lunettes rondes, d’un sourire mesuré et de costumes d’un beige terne qui semblait avoir été arraché directement à la garde-robe d’André Bonet. Certains ressemblaient à l’homme comme deux gouttes d’eau ; d’autres semblaient être sortis d’un mauvais rêve où Bonet se serait croisé avec un marchand de journaux des années 1950.  

Les participants furent évalués non seulement sur leur ressemblance physique, mais aussi sur leur capacité à incarner l’essence de Bonet : son amour pour la littérature, sa passion pour Sainte Rita, et cette étrange manière qu’il avait de faire du quotidien une quête presque sacrée.  

Lorsque Bonet lui-même arriva pour présider le jury, le malaise était palpable. Était-ce vraiment lui, ou l’un des sosies infiltrés parmi la foule ? Personne ne pouvait en être sûr. C’était comme si la réalité elle-même s’était fendue, et que l’esprit de Bonet flottait entre les corps.  

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### **Les fantômes du maire**  

Les semaines suivantes furent encore plus étranges. Les gagnants du concours – une dizaine de sosies parfaits – commencèrent à apparaître un peu partout dans Perpignan. On voyait un Bonet prendre un café au Castillet, un autre discuter avec des notables sur les allées Maillol, tandis qu’un troisième inaugurait une exposition au musée Hyacinthe Rigaud.  

La confusion s’installa rapidement. Les opposants politiques de Bonet, déstabilisés par cette prolifération d’identités, semblaient frapper dans le vide. À chaque attaque, un Bonet apparaissait ailleurs, imperturbable et souriant, rendant coup pour coup par une citation de Victor Hugo ou une référence biblique.  

Mais dans l’ombre, André Bonet lui-même s’était presque effacé. Il vivait reclus, entouré de ses livres et d’une poignée de conseillers, savourant la liberté que lui offraient ces doublures.  

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### **Une ville en miroir**  

Perpignan, « la Rayonnante », était désormais hantée par une légion d’André Bonet. Certains habitants en vinrent à douter de l’existence réelle de leur maire. **Était-il encore un homme, ou seulement une idée, une collection de reflets projetés sur les murs blanchis à la chaux de la ville ?**  

Dans les ruelles sinueuses du centre historique, on racontait que Bonet avait conclu un pacte avec un vieux libraire ésotérique, un certain maître Serrat, qui possédait un étrange miroir dans son arrière-boutique. Ce miroir, disait-on, pouvait démultiplier l’âme de celui qui s’y regardait, mais à un prix : à chaque double créé, l’original perdait un peu de lui-même.  

Les plus superstitieux murmuraient que Bonet n’était plus qu’une ombre, un spectre errant dans le dédale de la bibliothèque du **Centre Méditerranéen de Littérature**, relisant sans fin ses propres livres à la recherche de fragments oubliés de sa personnalité.  

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### **Une fin ouverte**  

Un soir d’hiver, un groupe de citoyens furieux investit l’Hôtel de Ville pour demander des comptes. Mais dans la salle du conseil municipal, ils ne trouvèrent qu’un cercle de miroirs, chacun reflétant une image d’André Bonet.  

Dans le silence oppressant, une phrase semblait flotter dans l’air, comme murmurée par une voix sans corps :  

**« Il n’y a pas d’homme derrière le masque, seulement un rêve. »**  

Et à Perpignan, sous les reflets des mille visages d’André Bonet, la légende du maire-sosie se confondit pour toujours avec la réalité.

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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 16:10

 

Programme
Le professeur Marc Bloch, un engagement pour la liberté, jusqu’à la mort.
Suzette Bloch, ancienne journaliste à l’AFP

Marc Bloch, historien universitaire, témoin et résistant.
Nicolas Marty, professeur des universités en Histoire contemporaine

Décloisonner le passé.  Marc Bloch et  les renouvellements de l’histoire rurale
Marc Conesa, professeur des universités en Histoire moderne  

Les caractères originaux de la médiévistique française, Marc Bloch et la tâche aveugle dans l’historiographie française.
Claude Denjean, professeure des universités en histoire médiévale

Il est des noms qui résonnent, non comme des échos du passé, mais comme des appels à la vigilance et à l’action dans le présent. Celui de Marc Bloch est de ces noms-là, non parce qu’il incarne une figure héroïque figée dans les récits, mais parce qu’il illustre une tension permanente entre l’intellect et le devoir, entre le savoir et l’engagement. C’est cette tension qui était au cœur du colloque organisé ce 5 novembre 2024 à l’Université de Perpignan Via Domitia, en partenariat avec le Mémorial de Rivesaltes, la Ligue des droits de l’homme, et le site *L’Archipel contre-attaque*.  Et la loyauté de Monsieur Jérôme Quaretti (alias Q)

À l’occasion des 80 ans de son assassinat par la Gestapo et du centenaire de la publication de *Les Rois thaumaturges*, cet événement, initié par sa petite-fille Suzette Bloch clic ici et le professeur Nicolas Marty, n’était pas un simple exercice de mémoire académique. Il était, selon les mots mêmes de Suzette Bloch, « un acte fort », une réaffirmation de ces valeurs que son grand-père a portées jusqu’à l’ultime sacrifice : justice, liberté, vérité.  

**L’Histoire comme science vivante**  

Marc Bloch n’a cessé de le rappeler dans ses écrits : l’histoire n’est pas l’archivage passif des faits ou la célébration des grandes figures. Elle est un outil pour comprendre les hommes dans leur totalité, dans leurs œuvres, leurs structures sociales, leurs croyances, et même leurs silences. Ainsi, il a révolutionné la discipline en convoquant géographie, économie, anthropologie, ou encore linguistique pour analyser les dynamiques du passé. La fondation, avec Lucien Febvre, des *Annales d’Histoire économique et sociale* témoigne de cette ambition, qui irrigue encore aujourd’hui la recherche historique.  

Mais l’homme d’étude fut aussi un homme d’action. Soldat de deux guerres, patriote lucide, résistant jusqu’à son dernier souffle, Marc Bloch savait que comprendre le monde ne saurait dispenser de chercher à le transformer. Mobilisé en 1939, exclu de l’Université par les lois antisémites de Vichy en 1940, il rejoignit la Résistance en 1943, rédigeant les *Cahiers politiques de la France combattante* pour préparer les réformes d’un avenir libre. Arrêté en mars 1944, il fut torturé, puis exécuté en juin, sans jamais trahir un seul de ses compagnons.  

**Un hommage dans un contexte chargé de symboles**  

Organiser cet hommage à Perpignan, une ville aujourd’hui gouvernée par l’extrême droite, n’a rien d’un hasard. Comme l’a souligné Suzette Bloch, cet acte dépasse le symbolique : il oppose la mémoire d’un homme qui a combattu les totalitarismes à l’ombre rampante des idéologies qui menacent de nouveau nos démocraties.  

Dans une salle comble, plus de 150 participants ont assisté aux interventions des chercheurs, des enseignants, et des citoyens engagés. Les discussions ont exploré l’œuvre de Marc Bloch, ses innovations méthodologiques, et son legs intellectuel et moral, tout en le resituant dans une actualité brûlante où les héritages du fascisme et du nazisme tentent de s’immiscer dans le discours public.  

**Une mémoire pour l’avenir**  

Cet hommage n’était pas une simple célébration, mais une invitation à agir. À travers la figure de Marc Bloch, il s’agissait de rappeler que l’histoire, si elle est un récit du passé, n’est jamais coupée des défis du présent. Dans un monde où les certitudes vacillent, les valeurs qu’il a incarnées – et pour lesquelles il a donné sa vie – demeurent une boussole.  

Que tous les partenaires de cet événement, du Mémorial de Rivesaltes à l’Université de Perpignan, soient remerciés pour leur contribution. Que la voix de Marc Bloch continue de résonner, non comme un écho lointain, mais comme une lumière éclairant les luttes du présent.

Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
Perpignan / Université Via Domitia vidéos :** Marc Bloch dans *Apologie pour l’Histoire* : un hommage à une mémoire vivante** par Robert Dainar
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16 novembre 2024 6 16 /11 /novembre /2024 13:51

"La politique est une activité tragique, c'est à dire insoluble."

Paul Veyne
 

"La fin de la politique est la fin suprême"

Aristote
 

"ceux dont le destin est de finir pendu,ne se noie pas!"

Proverbe russe

 

En France, on ne rattrape que ceux qui ne courent pas... En faire des martyrs, ce sont les légitimés au-delà de leur seuil de Peters . Les juges contre les électeurs. Le dit "état de droit" contre la démocratie. C'est les rendre aussi populaires, que Jésus sur la croix ! Depuis le fond de notre caverne de Platon, nous ne percevons plus l'information que comme un flux informe, des acouphènes. Peu-être que pour comprendre qu'au-delà du narratif, nous sommes en train de vivre la queue de la comète de la démocratie, parce que le signifié des "fascistes" a été interverti en l'état des étiquettes !

J'ai toujours cru au théâtre pour dire la vérité, jamais à la simagrée qui en est son illustration brutale et fausse ... Donc, j'ai produit cette scène pour plus de compréhension. Et puis le théâtre est né en Grèce, comme deuxième pilier de la démocratie, avec l'assemblée... 

**Titre : *Le Verdict***  


**Acte I : Une table, deux visions**  
*La scène se déroule dans une salle discrète d’un hôtel particulier de Perpignan, quelques jours après l’annonce des réquisitions du parquet contre Marine Le Pen et Louis Aliot. Un dîner à huis clos s’organise entre deux figures centrales de la politique locale et nationale : Louis Aliot, maire de Perpignan, et Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National. Une table élégamment dressée, éclairée par des chandeliers, est au centre de la scène. Le bruissement de la ville se fait entendre au loin, entrecoupé de clameurs, échos d’une France en effervescence.*

**Marine Le Pen**  
*(se servant un verre de vin, presque théâtrale)*  
Et voilà, Louis, le couperet est levé. Cinq ans d’inéligibilité… Trois ans de prison avec sursis. Trois ! Et toi, mon cher, six mois fermes. Ai-je bien entendu ?  

**Louis Aliot**  
*(calme, piquant, taquin)*  
Oui, Marine, six mois. Une éternité, n’est-ce pas, dans notre métier. Mais ne dramatisons pas : ce n’est qu’un parquet qui s’exprime. Les juges sont une autre musique.  

**Marine Le Pen**  
*(sèche, posant son verre brutalement)*  
Une autre musique ? Je doute qu’ils jouent une mélodie différente. Tu sais comme moi que le décor est déjà monté. Ce procès n’a jamais été qu’un prétexte. On m’évince, on nous brise, tout simplement.  

**Louis Aliot**  
*(avec un sourire en coin)*  
Et pourtant, nous sommes là, à souper dans cette ville qui me doit son avenir. N’est-ce pas une ironie délicieuse ? Le maire condamné d’une cité que j’ai sauvée de l’abandon.  

**Marine Le Pen**  
*(sarcastique)*  
Sauvée, dis-tu ? Une ville où les murs chuchotent et où chaque pierre semble attendre ta chute. Ne te méprends pas, Louis : Perpignan n’est qu’un miroir de notre déclin. Si je tombe, tu tombes aussi.  

**Louis Aliot**  
*(acide, mais mesuré)*  
Ah, Marine… Ton sens inné du drame ! Dois-je te rappeler que les maires, eux, ne s’effacent pas si aisément ? Et puis, il reste toujours l’appel. La bataille n’est pas finie.  

**Marine Le Pen**  
*(mordante)*  
Et après ? Admettons que tu survives à cette tempête judiciaire. Que te restera-t-il ? Un fauteuil à Perpignan ? Pendant que je serai privée de l’arène nationale, que je verrai mon nom, notre nom, traîné dans la boue ?  

**Louis Aliot**  
*(piquant, en s’adossant dans sa chaise)*  
Peut-être que je n’aurai plus que ce fauteuil, oui. Mais au moins, il sera mien. Peut-on en dire autant de toi ? Ce parti que tu portes, Marine, il te dévore tout autant qu’il t’exalte.  

**Marine Le Pen**  
*(le défiant, presque théâtrale)*  
Alors que proposes-tu, Louis ? Que je me retire sur la pointe des pieds ? Que je laisse les hyènes festoyer ?  

**Louis Aliot**  
*(baissant le ton, presque paternel)*  
Je te propose de penser au mouvement, Marine. Pas seulement à toi. Regarde autour de nous. Les murs s’effritent, et toi, tu tiens la charpente seule. Peut-être est-il temps de lâcher un peu.  

**Marine Le Pen**  
*(silence, un éclat dans les yeux)*  
Et laisser qui, Louis ? Bardella ? Les ambitieux, les ingrats ?  

**Louis Aliot**  
*(doucement)*  
L’histoire n’a pas besoin de toi éternellement, Marine. Mais elle a besoin d’un parti vivant, d’une base forte. Moi, je reconstruirai ici, toi… prends le temps.  

**Marine Le Pen**  
*(se levant, presque furieuse)*  
Du temps ? Du temps ! Pendant qu’ils m’enterrent vivante ? Non, Louis. Ils croient me chasser, mais je reviendrai. En politique, l’absence n’est pas un luxe.  

**Louis Aliot**  
*(murmurant, en levant son verre)*  
Alors, Marine, que ce souper soit un festin de résistance. Mais souviens-toi : même les forteresses s’effondrent parfois de l’intérieur.  

**Acte II : Le silence des murs**  
*(La scène s’éteint doucement. Une lumière vacillante éclaire les deux convives, figés dans un jeu d’ombres. À l’extérieur, les clameurs montent. L’arène politique, prête à changer de maître, bruisse dans l’attente. Perpignan, Paris, et toute la France semblent retenir leur souffle, dans ce moment suspendu.)*

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 21:08


"Nous devons soutenir tout ce que notre ennemi combat et combattre tout ce qu'il soutient. "

 

"Il est très puissant en apparence mais n'a rien de redoutable en réalité, c'est un tigre en papier.

Vu de l'extérieur, c'est un tigre, mais il est fait en papier et ne peut résister ni au vent ni à la pluie."


Mao Tsé-Toung

Le cadavre politique de Louis Aliot n'est pas encore prononcé d'inéligibilité que les témoins de Jean-Claude Duce se voient déjà qualifiés à la place du Calife. "Écoute Bernard, j'crois que toi et moi, on a un peu le même problème. C'est-à-dire qu'on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c'est : oublie que t'as aucune chance, vas-y fonce !"

Il y a les opposants qui prient pour que le ciel écoute le réquisitoire du procureur:Puis, le procureur déroule ses peines : pour Louis Aliot, il demande trois ans d’inéligibilité et six mois de prison ferme. Rien que ça ! http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/11/si-lla-possible-inegibilite-de-louis-aliot-suite-au-proces-de-fraude-aux-insitants-du-fn-m-etait-comptee-par-sasha-guittry.html

Mais il ya aussi les "Brutus" du dedans qui comme dans la chanson de Bashung "Madame rêve" pour "osez Joséphine" que leur "petite entreprise ne connaisse pas la crise" , mais "Gabi, ho Gabi: tu devrais pas me laisser la nuit!"

"Qu'est-ce que la trahison sinon une loyauté à l'envers, et par là d'autant plus intéressante ?Que ferait la police sans les indics ? Quelle politique extérieure digne de ce nom pourrait être conduite sans les espions ? Et sans Judas, pas de trahison donc pas de résurrection. A lui, simple mortel, échoit le rôle de décider de la mort de Dieu."

Bref tant qu'on est pas sûr, affichons notre soutien !

Mais disait le boiteux qui avait un extraordinaire Talleyrand (aux truffes de Périgord) : "un gouvernement qu'on soutient est un gouvernement qui tombe !"

 

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 16:09

"En fait, je n'ai qu'une prétention, c'est de ne pas plaire à tout le monde. Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui. "

Sacha Guitry

Ah, mes amis, imaginez la scène ! Dans le cœur battant du Palais de Justice, la salle d’audience est plongée dans une atmosphère si lourde qu’elle ferait rougir un roman d’Agatha Christie. Là, depuis des semaines, l’on juge un beau monde : vingt-cinq membres éminents du Rassemblement National, pas moins ! Et parmi eux, nul autre que Marine Le Pen en personne, ainsi que son complice et compère, Louis Aliot. Tout ce beau monde est accusé d’avoir orchestré, selon les termes sévères de l'accusation, une véritable machinerie de détournement de fonds européens. Ah, chers amis, 6,8 millions d’euros – une bagatelle, tout de même !

Et voici que nous sommes en ce fameux mercredi 13 novembre.

Après des semaines de suspens, de rebondissements et de preuves brandies comme les épées d’un opéra-comique, le parquet s’avance pour prononcer ses réquisitions. C’est un peu comme au théâtre, n’est-ce pas ? Quand on voit le rideau se lever et qu’on devine déjà le sort des personnages, on est suspendu au souffle du procureur, qui d’ailleurs en profite. Il attaque d’une voix ferme : ce fameux « système », comme il l’appelle, aurait, figurez-vous, été conçu pour le seul bénéfice de la famille Le Pen. L’occasion, bien sûr, d’octroyer quelques petites récompenses aux amis et aux parents, rémunérés sur le dos des institutions européennes, sans, semble-t-il, trop se tracasser de justifier leurs rôles. La famille, ça se soutient !

Puis, le procureur déroule ses peines : pour Louis Aliot, il demande trois ans d’inéligibilité et six mois de prison ferme. Rien que ça !

Quant à Marine Le Pen, le détonateur est enclenché : cinq ans d’inéligibilité, trois ans de prison avec sursis et, comble de l’outrage, 300 000 euros d’amende. À ce tarif-là, on se dit que c’est presque du spectacle : chaque sentence qui tombe fait frémir l’audience.

Mais l’accusation n’en a pas fini : la procureure, Louise Neyton, est inarrêtable. Elle dévoile les preuves – *mails*, *iMessages*, tout y passe – montrant bien que, d’après elle, le centre de ce réseau, eh bien c’est Marine, Marine elle-même. « Tout passait par elle », martèle-t-elle. La salle est figée, et d’aucuns se demandent si ce n’est pas là le coup de grâce.

Évidemment, Marine Le Pen ne reste pas sans réagir, oh non !

Elle se déclare victime, persécutée, figurez-vous. La voilà même qui déclare, sans un battement de cils, que ce procès n’a d’autre but que de la priver de l’élection présidentielle. Dramatique, n’est-ce pas ? Mais le parquet, imperturbable, poursuit son numéro de haute précision : chaque prévenu, chaque rôle est épluché. Julien Odoul, autrefois assistant parlementaire, est décrit comme un « christique » – rien de moins ! – mais pour le parquet, le cas est limpide : c’est un beau paravent de montage financier, et la procureure, d’un sourire narquois, laisse entendre qu’il n’en est pas à son dernier mensonge.

Le grand dénouement approche, et la salle, suspendue à chaque mot du procureur, écoute enfin la requête finale : l’inéligibilité de Marine Le Pen, sa sortie forcée du jeu politique. Le public frémit. Si le tribunal suit le parquet, c’est tout un pan de l’arène politique qui s’effondrera.

Le rideau ne tombera qu’au printemps, lorsque le jugement sera rendu, mais d’ici là, la salle bruisse déjà des commentaires, et les prévenus repartent avec, dans les yeux, la trace indélébile de ce procès qui pourrait bien changer le paysage. Ah, chers amis, la justice, parfois, a des allures de théâtre – et nous n’en sommes, n’est-ce pas, que les spectateurs !

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