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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

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16 novembre 2024 6 16 /11 /novembre /2024 13:51

"La politique est une activité tragique, c'est à dire insoluble."

Paul Veyne
 

"La fin de la politique est la fin suprême"

Aristote
 

"ceux dont le destin est de finir pendu,ne se noie pas!"

Proverbe russe

 

En France, on ne rattrape que ceux qui ne courent pas... En faire des martyrs, ce sont les légitimés au-delà de leur seuil de Peters . Les juges contre les électeurs. Le dit "état de droit" contre la démocratie. C'est les rendre aussi populaires, que Jésus sur la croix ! Depuis le fond de notre caverne de Platon, nous ne percevons plus l'information que comme un flux informe, des acouphènes. Peu-être que pour comprendre qu'au-delà du narratif, nous sommes en train de vivre la queue de la comète de la démocratie, parce que le signifié des "fascistes" a été interverti en l'état des étiquettes !

J'ai toujours cru au théâtre pour dire la vérité, jamais à la simagrée qui en est son illustration brutale et fausse ... Donc, j'ai produit cette scène pour plus de compréhension. Et puis le théâtre est né en Grèce, comme deuxième pilier de la démocratie, avec l'assemblée... 

**Titre : *Le Verdict***  


**Acte I : Une table, deux visions**  
*La scène se déroule dans une salle discrète d’un hôtel particulier de Perpignan, quelques jours après l’annonce des réquisitions du parquet contre Marine Le Pen et Louis Aliot. Un dîner à huis clos s’organise entre deux figures centrales de la politique locale et nationale : Louis Aliot, maire de Perpignan, et Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National. Une table élégamment dressée, éclairée par des chandeliers, est au centre de la scène. Le bruissement de la ville se fait entendre au loin, entrecoupé de clameurs, échos d’une France en effervescence.*

**Marine Le Pen**  
*(se servant un verre de vin, presque théâtrale)*  
Et voilà, Louis, le couperet est levé. Cinq ans d’inéligibilité… Trois ans de prison avec sursis. Trois ! Et toi, mon cher, six mois fermes. Ai-je bien entendu ?  

**Louis Aliot**  
*(calme, piquant, taquin)*  
Oui, Marine, six mois. Une éternité, n’est-ce pas, dans notre métier. Mais ne dramatisons pas : ce n’est qu’un parquet qui s’exprime. Les juges sont une autre musique.  

**Marine Le Pen**  
*(sèche, posant son verre brutalement)*  
Une autre musique ? Je doute qu’ils jouent une mélodie différente. Tu sais comme moi que le décor est déjà monté. Ce procès n’a jamais été qu’un prétexte. On m’évince, on nous brise, tout simplement.  

**Louis Aliot**  
*(avec un sourire en coin)*  
Et pourtant, nous sommes là, à souper dans cette ville qui me doit son avenir. N’est-ce pas une ironie délicieuse ? Le maire condamné d’une cité que j’ai sauvée de l’abandon.  

**Marine Le Pen**  
*(sarcastique)*  
Sauvée, dis-tu ? Une ville où les murs chuchotent et où chaque pierre semble attendre ta chute. Ne te méprends pas, Louis : Perpignan n’est qu’un miroir de notre déclin. Si je tombe, tu tombes aussi.  

**Louis Aliot**  
*(acide, mais mesuré)*  
Ah, Marine… Ton sens inné du drame ! Dois-je te rappeler que les maires, eux, ne s’effacent pas si aisément ? Et puis, il reste toujours l’appel. La bataille n’est pas finie.  

**Marine Le Pen**  
*(mordante)*  
Et après ? Admettons que tu survives à cette tempête judiciaire. Que te restera-t-il ? Un fauteuil à Perpignan ? Pendant que je serai privée de l’arène nationale, que je verrai mon nom, notre nom, traîné dans la boue ?  

**Louis Aliot**  
*(piquant, en s’adossant dans sa chaise)*  
Peut-être que je n’aurai plus que ce fauteuil, oui. Mais au moins, il sera mien. Peut-on en dire autant de toi ? Ce parti que tu portes, Marine, il te dévore tout autant qu’il t’exalte.  

**Marine Le Pen**  
*(le défiant, presque théâtrale)*  
Alors que proposes-tu, Louis ? Que je me retire sur la pointe des pieds ? Que je laisse les hyènes festoyer ?  

**Louis Aliot**  
*(baissant le ton, presque paternel)*  
Je te propose de penser au mouvement, Marine. Pas seulement à toi. Regarde autour de nous. Les murs s’effritent, et toi, tu tiens la charpente seule. Peut-être est-il temps de lâcher un peu.  

**Marine Le Pen**  
*(silence, un éclat dans les yeux)*  
Et laisser qui, Louis ? Bardella ? Les ambitieux, les ingrats ?  

**Louis Aliot**  
*(doucement)*  
L’histoire n’a pas besoin de toi éternellement, Marine. Mais elle a besoin d’un parti vivant, d’une base forte. Moi, je reconstruirai ici, toi… prends le temps.  

**Marine Le Pen**  
*(se levant, presque furieuse)*  
Du temps ? Du temps ! Pendant qu’ils m’enterrent vivante ? Non, Louis. Ils croient me chasser, mais je reviendrai. En politique, l’absence n’est pas un luxe.  

**Louis Aliot**  
*(murmurant, en levant son verre)*  
Alors, Marine, que ce souper soit un festin de résistance. Mais souviens-toi : même les forteresses s’effondrent parfois de l’intérieur.  

**Acte II : Le silence des murs**  
*(La scène s’éteint doucement. Une lumière vacillante éclaire les deux convives, figés dans un jeu d’ombres. À l’extérieur, les clameurs montent. L’arène politique, prête à changer de maître, bruisse dans l’attente. Perpignan, Paris, et toute la France semblent retenir leur souffle, dans ce moment suspendu.)*

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