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1.Être semi-divin, esprit raisonnable.
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2.Langage en tant qu'instrument de la raison.
Ma vie s'éteint, la vue se brouille, il ne reste plus que le souvenir. Je me souviens d'un temps ou régnait le chaos, un temps de rêves brisés, de terres dévastées... Mais par-dessus tout, je me souviens de la Marianne catalane. La femme que nous appelions Jennie. Pour comprendre qui était cette femme, il faut revenir à une autre époque. Quand le monde tournait au "carburant bars" et que fleurissaient dans les déserts de grandes cités et des logos pleins de saints et de rayons ... Disparues, maintenant, balayées... Pour des raisons aujourd'hui oubliées, des puissantes tribus entrèrent en guerre allumant un brasier qui les dévora toutes. Sans une bonne communication, elles n'étaient rien. Leur empire était de paille. Le grondement des machines hoqueta et s'éteignit. Les chefs parlèrent et parlèrent. Et parlèrent encore. Mais rien ne pouvait endiguer le désastre. Leur monde s'écroula... Les villes explosèrent provoquant une tornade de pillages. Sur les routes de l'information régnait le cauchemar de la ligne blanche. Seuls les flibustiers les plus mobiles, les pillards les plus impitoyables de l'archipel survivaient... Les bandes prirent le contrôle des cabinets municipaux, prêtes à se faire la guerre pour un sourire d’élu. Dans ce maelström de pourriture, le commun des mortels était brisé, écrasé.
https://www.youtube.com/watch?v=uOba7p1tmDY&t=265s
Des femmes comme Jennie, Jennie l'autodidacte. Dans le rugissement d'un virus, elle avait tout perdu... (enfin son emploi et c'est déjà pas mal)
Et elle devint une femme vidée, consumée, ravagée, une femme hantée par les démons de son passé, une femme qui errait sans but par les terres désolées de l'art. Ce fut ici #66, dans ce milieu maudit, qu'elle réapprit à vivre...
Son retour correspondait à la guerre des logos http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2020/12/question-d-actualite-peut-on-pratiquer-la-logomachie-avec-une-metalepse-par-nicolas-caudeville.html qui s'était déclenchée à Perpignan. Le nouveau maire avait voulu marquer de son empreinte son élection par un changement sémiotique, comme pour mettre fin à l'imagerie installée par la dynastie Alduy . Mais il savait que fallait tout changer pour que rien ne change...https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/cinephilo-35-le-guepard-de-visconti-il-faut-que-tout-change-pour-que-rien-ne-change
Aussi reprit-il l'antique blason de la ville : avec son ST Jean-Baptiste, sans la croix, son agneau silencieux, une aura lumineuse, du sang et de l'or...
La ville anesthésiée se réveilla enfin. Le logo fut dénoncé, vilipendé, stipendié, avant d'être libéré par le détournement de Jennie.
Foint de Jean-Baptiste. À sa place une Marianne catalane, en guise de Saint, elle avait dessiné un glissement sémantique qui allait par 2 ! La biquette quant à elle gambadait sur le côté. Et en lieu et place d'un bâton, elle tenait une boutanche ("parce que boire un canon, c'est soutenir un vigneron ! "). Le rayonnement "aurastique" quant à lui était remplacé par un bonnet phénicien (délenga Cathago est...) aux couleurs catalanes. Et comme en slogan, elle en connaissait un rayon, pour elle : Perpignan par son logo était libérée. Vous me direz, encore un vieux pieu pour un vampire ? La suite nous le dira... toujours est-il que ce fut prétexte à la rencontrer. Elle nous a tellement plu que nous avons voulu la présenter. Vous la verrez donc prochainement en Facebook live au Clap Ciné de Canet, sur votre grand ou petit écran, mais en grand forma chez nous, car comme disait la pub avant (mais ça, c'était avant) : elle a tout d'une grande !
En attendant, voyons ce que sa bande énonce
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