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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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2 novembre 2024 6 02 /11 /novembre /2024 11:37

"Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu’il lui faut oublier. "

 "Traiter son prochain de con n’est pas un outrage mais un diagnostic. "

Frédéric Dard

 

Ah mes petits loupiots, mes p’tits râleurs de Perpignan ! Faudrait peut-être qu’on se décolle un peu les paupières, qu’on regarde la chose bien en face, la gueule dans le rétro, les mains sur le guidon ! Parce que c'est pas beau, ce qu'est devenue notre belle Catalane ! Perpignan, autrefois, ça pétait le feu ! Le logos, le bon vieux verbe qui claquait comme une mandale, un truc qui te remuait les tripes et te soulevait les foules ! Aujourd'hui ? Pff… il a perdu tout son jus, le logos. C’est plus qu’une pauvre pétarade de mots creux, une coquille vide !

Autrefois, ce machin-là, ça t'envoyait du lourd, ça balançait de la conviction qui te faisait grimper les murs, moi j'te dis ! Mais maintenant, où est-ce qu’il est, ce logos musclé ? Hein ? Où est passée cette patate, ce souffle qui te rendait inébranlable ? Fini, terminé, c’est que dalle ! Maintenant, on a un logos qui cause, oui, mais qui cause pour causer, qui fait du bruit pour se donner un genre, mais dans le fond, y’a plus rien. C’est du vent, un murmure asthmatique, comme une vieille chaudière qui s'étouffe.

Parce que voyez-vous, mes costauds, pour qu’un verbe, ça pète vraiment, faut du jus dedans, faut un vrai souffle, un pneuma comme ils disent les intellos.

Sans ça, ça reste une vieille loque sans souffle, un pantin de bois, un géant en carton-pâte qui s’effondre au premier courant d’air. Et pourtant, on continue à nous pondre des discours creux, des phrases à la gomme, des beaux mots bien léchés qui ont la consistance d’une biscotte mouillée !

Mais alors, pourquoi on a laissé tomber ce foutu logos ?

Hein ? Pourquoi on s’accroche aux mots polis et lisses comme des culottes de soie au lieu de foutre des coups de poing sur la table ? Parce que, les copains, on a la trouille, voilà ! On flippe de la vérité toute nue, celle qui te secoue, qui t’envoie valser les convenances. Alors on l’a ligoté, on l’a emmailloté dans des rubans, on l’a domestiqué, et au final, on lui a pompé toute sa sève, sa castagne ! Ce logos-là, il vaut plus un clou, c’est un souffle de flan, un verbe qui se casse la tronche dès qu’il se prend une bise de travers.

Écoutez-moi bien : le monde bouge, mes gaillards, il se plie ou se redresse au gré de la force des mots qui le traversent !

On peut pas rester là comme des moules accrochées à leur rocher, en train de se farcir des discours sans âme. Non ! Ce qu’il nous faut, c’est un logos qui arrache, un verbe gonflé à bloc, rempli de ce souffle vivant qui jaillit du plus profond des tripes ! Faut qu’ça chauffe, qu’ça brûle, qu’ça emporte tout sur son passage, modes, peurs, faux-semblants !

Allez, faut qu’on le retrouve, ce logos habité, ce verbe bourré de vitamine et de hargne, un truc qui envoie des étincelles !

Il faut que chaque mot cogne comme un uppercut, que chaque phrase frappe en plein cœur, comme la foudre ! On va pas se contenter de causer dans le vide ; on va faire revivre le verbe, lui redonner cette grandeur qui a fait gronder les foules et tombé les empires !

Alors, mes petits apôtres du logo, c’est maintenant ou jamais : on laisse tomber ce logos asthmatique et on remet un coup de fouet au verbe vigoureux !

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