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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 12:55

“C'est ouvrir une digue que de commencer un procès.”
Proverbe arabe
 

Jaume Roure était en direct Au Cochon Hardi pour parler de son procès en cours avec Louis Aliot sur le Perpignan la Catalane, féliciter Jaume Pol de son poste de conseiller départemental, dénoncer l'impossibilité de se marier en catalan, alors qu'il avait créer cette possibilité lorsque Jean-Paul Alduy était maire.

Dossier : Jaume Roure
Date : 27 mars 2025
Lieu : Perpignan, France
Contexte : Retransmission supposée depuis "Au Cochon Hardi"
Classification : Sujet d’intérêt régional – Catalanisme nord-catalan
Origines et débuts

Jaume Roure, individu de nationalité française, est né à une date non précisée dans les archives accessibles. Originaire de Perpignan, il se distingue dès les années 1980 comme militant du catalanisme dans les Pyrénées-Orientales, région historiquement liée à la Catalogne. Il rejoint Unitat Catalana, parti politique local fondé en 1986 pour promouvoir l’identité catalane au nord des Pyrénées. Rapidement, il s’impose comme un cadre influent, participant à l’élaboration de la ligne idéologique du mouvement : défense de la langue catalane, reconnaissance culturelle et coopération transfrontalière avec la Catalogne espagnole.
En 1989, Roure prend la tête de la liste Unitat Catalana lors des élections municipales à Perpignan. Résultat : 3,7 % des voix, soit environ 1 200 suffrages, score insuffisant pour obtenir un siège au conseil municipal. Cette première tentative électorale, bien que limitée, établit sa visibilité dans le paysage politique local.
 

Ascension sous Alduy
En 1993, une opportunité se présente. Des élections municipales anticipées sont organisées à Perpignan suite à des irrégularités dans le scrutin précédent. Jean-Paul Alduy, ancien sénateur et figure centriste, forme la liste Perpignan-Oxygène, coalition hétéroclite visant à contrer la droite traditionnelle. Roure intègre cette alliance, apportant le soutien d’Unitat Catalana. Alduy remporte la mairie avec 53 % des voix au second tour. En récompense, Roure est nommé adjoint aux affaires catalanes, poste créé spécifiquement pour lui. Il conserve cette fonction de 1993 à 2014, sous les trois mandatures consécutives d’Alduy.
Durant cette période, Roure déploie une série d’initiatives. En 1993, il propose et fait adopter l’appellation officielle Perpignan la Catalane – Perpinyà la Catalana, enregistrée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) comme marque déposée de la ville. Objectif : ancrer Perpignan dans son héritage catalan et en faire un symbole transfrontalier. Il supervise également l’installation progressive de panneaux bilingues français-catalan dans les rues et bâtiments publics. Des partenariats sont établis avec des institutions culturelles et éducatives de Catalogne sud, notamment à Barcelone et Gérone. Une mesure notable est l’introduction, dès 1994, de la possibilité de célébrer des mariages en langue catalane à la mairie, pratique formalisée par arrêté municipal et maintenue jusqu’en 2020.
Activités extra-municipales
Parallèlement, Roure reste actif au sein d’Unitat Catalana. Il participe à des congrès du parti, organise des manifestations pour la reconnaissance du catalan dans l’espace public et s’exprime régulièrement dans la presse locale, notamment L’Indépendant. En 2001, lors des municipales, il soutient la réélection d’Alduy, consolidant son rôle d’allié stratégique. En 2008, il contribue à la campagne victorieuse d’Alduy face à une opposition fragmentée. Son influence, bien que discrète, est jugée significative dans les cercles catalanistes.
 

Conflit avec Louis Aliot et procès
En 2014, Alduy perd la mairie face à Louis Aliot, candidat du Front National (devenu Rassemblement National). Roure quitte alors ses fonctions municipales. Sous Aliot, élu en 2020 après une première tentative infructueuse, la politique municipale change de cap. L’appellation Perpignan la Catalane est abandonnée au profit de Perpignan la Rayonnante, marque déposée en 2021. En 2022, un incident administratif survient : la mairie omet de renouveler le dépôt de Perpignan la Catalane à l’INPI, laissant la marque libre après son expiration le 15 août 2022. Roure, alerté, dépose la marque le 25 août 2022, dix jours après la fin de validité, puis cède son usage à une association qu’il fonde en avril 2023, nommée Perpignan la Catalane – Perpinyà la Catalana.
La municipalité réagit en juin 2023 en assignant Roure et son association devant le tribunal judiciaire de Marseille, seule juridiction compétente en France pour les litiges de propriété industrielle. L’accusation portée par Aliot : "dépôt frauduleux" et "atteinte à l’image de la ville". La mairie soutient que la marque appartient historiquement à la commune, malgré l’absence de renouvellement, et réclame son annulation ainsi que 15 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral et économique. Elle exige également que l’association cesse d’utiliser le nom, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Roure, lors d’une conférence de presse le 5 septembre 2023, dénonce une "manœuvre absurde" et argue que le dépôt respecte les règles légales, la mairie ayant eu six mois pour contester auprès de l’INPI sans agir. Une première audience est fixée au 17 octobre 2023, mais le dossier est renvoyé pour médiation, qui échoue fin 2024. Une nouvelle audience est programmée pour janvier 2025 à Marseille. L’association lance une cagnotte pour couvrir les frais judiciaires, estimés élevés en raison de la complexité du litige.
 

Autres éléments
Roure a salué l’élection de Jaume Pol, membre d’Unitat Catalana, au poste de conseiller départemental des Pyrénées-Orientales, survenue lors des dernières élections départementales. Il a qualifié cette nomination de "victoire pour le catalanisme". Par ailleurs, il critique l’interdiction des mariages en catalan, mesure supprimée par Aliot en 2020. Cette pratique, instaurée sous Alduy, est désormais considérée comme incompatible avec les "valeurs républicaines" par la mairie actuelle. Roure y voit une tentative d’effacer l’héritage catalan de Perpignan.
Profil actuel
 

Âge : non précisé, estimé entre 60 et 70 ans. Statut : retraité des fonctions municipales, actif dans le militantisme associatif. Réseau : liens étroits avec Unitat Catalana et des acteurs culturels catalans. Position : opposant déclaré à la politique d’Aliot, défenseur intransigeant de l’identité catalane.
Observations : Sujet sous surveillance pour ses activités revendicatives. Le procès en cours pourrait amplifier sa visibilité et polariser davantage le débat local sur la catalanité. Risque de mobilisation accrue de ses soutiens en cas de condamnation.
Fin du rapport.
 

Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
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25 mars 2025 2 25 /03 /mars /2025 13:23

“La bêtise insiste toujours.”

 Albert Camus / La Peste

« Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde », écrivait Camus en 1944.

C'est un temps à prendre le parapluie du deuxième, voir du troisième degré...Et puis zut, du 12 , et plutôt du rouge!

C'est une période curieuse que la nôtre, où un antisémite n'y reconnaîtrait pas ses petits. Cette impression étrange que nous serions coincée dans un sketch du "Monty Pithon Flying Circus " , depuis que nous glissons depuis des décennies, sur la peau de banane sémantique amplifiée par l’hystérisation collective de l'individualisme... Un mot en vaut bien un autre. Moi-même, je me sens "girafe", c'est temps si! À moins que ce soit "girofle" enfin ya un truc qui tourne : ma qué, se gira!

L'ADFO nous prit d'insérer cette tribune dans nos colonnes, lassée qu'elle est, de l'utilisation du mot "fasciste" comme insulte en dilution de sa qualité historique et politique : si les fascistes sont partout, ils sont donc nulle part ! Et donc, lorsque les vrais sont ou seront de retour, nous ne saurons (de Mordor) pas les reconnaître, puisqu'ils ne seront pas forcément habillés en Hugo Boss, comme le diable babille en Pravda!

"L’Association de Défense du Fascisme Originel : Une Lutte pour la Pureté Idéologique (et le Droit à l’Indignation Sélective)

"Le fascisme mérite mieux que vos insultes de comptoir !"

Que n’a-t-on pas galvaudé le mot "fascisme" ! À force d’être collé sur tout ce qui dépasse, des politiques sanitaires aux limitations de vitesse, le pauvre Mussolini lui-même ne s’y retrouverait plus. Il était donc temps qu’une voix s’élève contre ce grand n’importe quoi terminologique. C’est chose faite avec l’illustre *Association de Défense du Fascisme Originel* (ADFO), section "Gabriele d’Annunzio" – une référence, on l’admettra, d’un goût exquis.  

Son combat ? Restaurer la noblesse du fascisme, ou du moins lui éviter l’humiliation d’être accolé à tout et n’importe quoi, y compris à des individus qui n’ont même pas eu l’élégance de faire marcher une milice en chemise noire ou de bombarder une ville récalcitrante. 

L’association s’engage donc à poursuivre « systématiquement » (ah, le doux frisson de l’ordre et de la méthode !) toute personne qui qualifierait de "fasciste" quelqu’un qui n’a, après examen minutieux, « rien à y voir ».  

Une entreprise courageuse, car la confusion règne. Aujourd’hui, un bureaucrate un peu trop zélé devient fasciste, un professeur trop sévère, fasciste, une mère qui oblige son enfant à finir ses légumes, fasciste ! Même le fascisme, en tant que tel, n’est plus reconnu à sa juste valeur : on en fait une sorte d’épouvantail fourre-tout, un vocable creux pour indignations de comptoir.  

Mais il y a plus grave : l’injustice profonde de ces accusations erratiques. 

Que ressent-on, en effet, quand on est qualifié de fasciste sans l’avoir mérité ? C’est un déshonneur, un affront moral insupportable. À quoi bon avoir une pensée politique réactionnaire si l’on se fait traiter de fasciste à tort ? À quoi bon cultiver une certaine rigidité doctrinale si c’est pour être confondu avec un vulgaire conservateur autoritaire ? C’est cette tragédie existentielle que l’ADFO entend réparer, en rendant au fascisme son sérieux et à l’injure son exactitude.  

On attend déjà avec impatience les premiers procès. Imagine-t-on la scène ? 

Un honnête technocrate, qui n’a jamais défilé torse nu sur la place Saint-Marc en clamant un poème belliqueux, qui n’a jamais rêvé d’annexer quoi que ce soit, sommé de prouver qu’il ne mérite pas cette étiquette infâmante ? Dans l’idéal, il faudra créer un Comité de Certification du Fascisme Véritable (CCFV), chargé de statuer : ce banquier aux dents longues est-il un fasciste, ou simplement un requin du libéralisme ? Ce politicien musclé dans ses déclarations mais mollasson dans ses actes mérite-t-il le qualificatif, ou bien seulement celui de populiste inoffensif ?  

Ah, le temps où les mots avaient un sens ! Où l’on pouvait être fasciste avec une fierté presque enfantine, sans risquer d’être confondu avec un sous-produit médiocre de l’autoritarisme contemporain. L’ADFO, dans sa croisade pour la précision historique, nous rappelle que le fascisme, loin d’être un simple slogan d’opposition, est une question politique sérieuse. **Qu’on se le tienne pour dit : l’approximation terminologique est un fléau bien plus grave que le fascisme lui-même.**"

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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 19:46

Dans la trame feutrée et pourtant fébrile de l’histoire, certaines institutions naissent avec la promesse d’un pont tendu entre passé et avenir. La Casa de la Generalitat de Catalogne à Perpignan fut de celles-là, érigée en 2003 comme un phare destiné à guider l’identité catalane à travers les écueils du temps. Or, voici que ce bastion culturel, cette vigie d’une mémoire partagée, se trouve aujourd’hui secoué par des vents contraires.

L’affaire a éclaté avec la déclaration de Christopher Daniel Person, nommé directeur en octobre dernier. Lors d’une comparution devant le Parlement de Catalogne, il a déclaré ne pas user du terme « Catalogne Nord », lui préférant les désignations administratives françaises : « Pyrénées-Orientales » pour le département, « Occitanie » pour la région. Dans le même souffle, il a affirmé que la langue catalane, en ces terres, s’était « perdue » et ne se parlait plus. À ces mots, les fondations de la Casa ont tremblé. Car au-delà d’un simple choix terminologique, ces affirmations résonnent comme une réécriture de l’histoire, un lissage des aspérités identitaires au nom d’une neutralité que d’aucuns jugeront feinte.

Les anciens directeurs de l’institution n’ont pas tardé à réagir. Enric Pujol i Casademont, Jordi Fernández-Cuadrench, Joan Gaubí, Josep Puigbert i Punset et Alfons Quera i Carré ont signé une lettre où s’exprime leur indignation. 

Pour eux, les déclarations de Person ne sont pas une maladresse, mais bien une remise en cause de la raison d’être de la Casa : promouvoir la langue et la culture catalanes, maintenir les liens entre nord et sud, donner corps à cette Catalogne qui, bien que morcelée par l’histoire, refuse de s’effacer.

Il est une cicatrice qui court à travers l’âme catalane : celle laissée par le Traité des Pyrénées de 1659, par lequel la monarchie espagnole céda à la Couronne française le Roussillon, le Conflent, le Vallespir et une partie de la Cerdagne, sans même consulter les institutions catalanes. Depuis lors, la frontière administrative n’a jamais su défaire les fils ténus qui relient les Catalans des deux côtés. À travers les siècles, les échanges culturels, économiques et sociaux se sont maintenus, défiant les cartes et les gouvernements. 

Puis, en 1986, la Catalogne du Nord et celle du Sud se sont retrouvées sous l’égide de l’Union européenne, et c’est dans cet élan qu’est née la Casa de la Generalitat à Perpignan.

Dès son inauguration, sous la houlette de Maryse Olivé, première directrice, la Casa s’est imposée comme un point d’ancrage. En vingt ans, elle a su tisser des alliances, construire des passerelles entre institutions, entreprises et citoyens des deux côtés de la frontière. Dans cette dynamique, la reconnaissance de la singularité catalane en terres septentrionales n’a jamais été un simple artifice idéologique, mais un socle sur lequel bâtir. C’est pourquoi les propos de l’actuel directeur suscitent plus qu’un débat : ils provoquent une onde de choc qui ébranle les fondements mêmes de l’institution.

Derrière la rhétorique de la « neutralité institutionnelle », dénoncent les signataires de la lettre, se dissimule une ignorance, voire un mépris, pour l’histoire et l’identité des Nord-Catalans. 

En quelques mois, affirment-ils, Christopher Daniel Person a démontré qu’il ne possédait ni la connaissance du pays, ni le sens de la diplomatie requis pour sa fonction. Dès lors, ils en appellent au président de la Generalitat, Salvador Illa, pour qu’il prenne les mesures nécessaires à la sauvegarde de la Casa et de ses missions. Il ne s’agit pas seulement de nommer un nouveau directeur, mais de préserver la crédibilité acquise au fil des décennies, cette légitimité patiemment construite et aujourd’hui mise en péril.

Loin d’être une querelle administrative, cette affaire révèle un enjeu fondamental : la mémoire d’un peuple, la persistance de son identité au-delà des fractures du temps. Si la Casa de la Generalitat fut conçue comme un rempart contre l’oubli, la controverse actuelle pose une question cruciale : que reste-t-il de cette mission lorsque ceux qui en ont la charge en nient l’essence même ?

 

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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 19:33

" - Tu brilles aussi fort qu’un miroir de bordel, même un aveugle te verrais à 10 lieux d’ici.
- J’aime bien que les gens me regardent moi.
- Ils ne partagent pas toujours ton plaisir."

Mon nom est personne, Jack Beauregard et Personne

Au moment où Joan Planes comptait ressortir le livre de son père Llorenç qui fut l'éponyme du concept: "le petit livre de la Catalogne Nord", la Géné (lorsqu'on l'épelait avec tendresse) a nommé un sorte de DJ de plage, en guise de directeur

L'homme qui tua le nom "Catalogne Nord

Perpignan, une ville où le vent joue les espions entre les ruelles, transportant des histoires de complots avortés et d'identités en suspens. Dans ce décor, un homme venait d’être parachuté à la tête de la Casa de la Generalitat, ce bureau censé entretenir la flamme catalane de l’autre côté de la frontière. Son nom ? Christopher Daniel Person. Un homme sans visage, ou plutôt, un visage trop lisse pour qu’on s’y attarde/https://www.lasemaineduroussillon.com/societe/un-nou-director-nomenat-a-la-casa-de-la-generalitat-a-perpinya-2-4381/

Une Casa sans cause ?

La Casa de la Generalitat à Perpignan, ce n’était pas juste une antenne culturelle. C’était un symbole, un mirador avancé de Barcelone en territoire français, une passerelle diplomatique, un vestige de la grandeur d’une Catalogne qui s’était rêvée indépendante. Depuis sa création en 2003, les directeurs qui s’y succédaient étaient des hommes de conviction, convaincus que cette enclave était une base arrière stratégique.

Parmi eux, **Josep Puigbert (2014-2023)**, un indépendantiste bon teint qui voyait en la Casa un laboratoire de catalanisme. Son successeur, **Alfons Quera (2023-2024)**, était du même moule, quoique plus prudent. Tous partageaient une obsession : faire vivre la culture catalane dans les Pyrénées-Orientales et entretenir le feu sacré de la "Catalogne Nord".

Mais les temps avaient changé.

Depuis la tentative avortée d’indépendance de 2017, Barcelone avait perdu son mordant. Les nouveaux maîtres de la Generalitat n’avaient plus d’appétit pour les grands projets nationalistes. Le poste de directeur de la Casa n’était plus une mission stratégique. C’était devenu une sinécure. Alors, on avait choisi Christopher Daniel Person.

Un homme du sérail socialiste

Né en 1992 à Cervera, formé en sociolinguistique et en marketing, il n’était ni un militant chevronné ni un fervent catalaniste. Son atout ? Avoir le bon carnet d’adresses. Il était passé par le PSC, le Parti des Socialistes de Catalogne, ce qui en disait long sur la nature de sa nomination. On n’attendait pas de lui qu’il secoue l’institution, juste qu’il assure une présence, qu’il gère quelques dossiers sans faire trop de vagues.

Le crime parfait

Seulement voilà, au lieu de faire profil bas, il commit l’irréparable. Il tua un nom. **"Catalogne Nord".** Froidement, méthodiquement, il enterra l’expression sous un flot de justifications administratives. "Nous devons employer le nom officiel, 'Pyrénées-Orientales'", déclara-t-il, comme un bureaucrate raturant une note inutile sur un rapport. Ce fut un séisme. À Perpignan, les nationalistes avaient toujours défendu cette appellation, vestige d’un espoir inachevé, d’une terre rattachée à la France mais où battait encore un cœur catalan.

Les réactions ne tardèrent pas. 

**Jordi Borràs**, Agustí Colomines (**Junts**), Nicolas Garcia (**maire d’Elne**) et bien d’autres dénoncèrent un crime contre l’identité catalane. **Unitat Catalana** exigea sa tête. On le traita d’"ignorant", de "médiocre", de "subordonné servile".

Mais Person ne s’arrêta pas là. Il porta un second coup. Il osa dire que "personne ne parle catalan dans la région". Une phrase assassine, jetée négligemment, qui anéantissait des décennies d’efforts pour préserver la langue. Les flammes de la révolte s’allumèrent aussitôt.

Le mauvais ouvrier se plaint de son outil

Dans un roman noir, c’est toujours au moment où tout semble sous contrôle que les choses dérapent. Person croyait pouvoir imposer son post-modernisme, mais il n’avait pas anticipé que l’identité catalane, même en sommeil, restait un volcan. Son poste, jadis prestigieux, n’avait plus le poids stratégique d’antan, mais il suffisait d’un faux pas pour que le feu reprenne.

L’homme qui tua "Catalogne Nord" devint l’homme de trop.

Les médias s’en emparèrent. Les critiques pleuvaient de toutes parts. Mais à Barcelone, ses protecteurs gardaient le silence. Le pouvoir socialiste qui l’avait placé là n’avait rien à gagner à un scandale. Il n’était qu’un pion sur l’échiquier, un exécutant interchangeable.

Alors, que lui restait-il ? Tenir bon. Feindre l’indifférence. Attendre que la tempête passe. Mais Perpignan n’oublie pas ceux qui trahissent ses légendes. Person a peut-être cru qu’il pouvait enterrer un nom. Il découvrira bientôt qu’ici, les fantômes de l’histoire ne meurent jamais vraiment.

 

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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 12:48

"LIZ : Et vous pensez que je vais vous croire?
RED : Mais bien sûr que non! Je suis un criminel. Les criminels sont des menteurs notoires. Tout ce qui me concerne n'est que mensonge. Mais si quelqu'un peut me donner un seconde chance, c'est vous."

RED : C'était amusant, non. On remet ça? je vous assure, on devrait recommencer. En fait Zamanin' était que le premier.
COOPER : Le premier quoi?
RED : Nom, sur la liste.

(épisode 1)

(épisode 1) The Blacklist

L'élection qui se profile semble dénuée d'intérêt si elle dans la continuité de la précédente, si l'on s'en tient au documentaire sur le sujet,"Gare à Perpignan, fragment d'une fatigue démocratique"https://www.cinemutins.com/gare-a-perpignan-. Alors l'archipel contre-attaque se plaît à imaginer des candidats flamboyants un robot coaché par une IA, une actrice iranienne, pour montrer que la médiocrité n'est pas le destin de ville qui fut la capitale d'un royaume !https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2019/11/perpignan-le-roi-pecheur-a-qui-les-candidats-ne-posent-pas-les-bonnes-question-pour-avoir-axe-au-graal-par-nicolas-caudeville.html

Et si Raymond "Red" Reddington, maître de l’intrigue et génie du verbe dans The Blacklist, se lançait dans la course à la mairie de Perpignan en 2026 ? Plongeons dans cette fiction où Red déploie son éloquence légendaire, ses dialogues ciselés et son art de transformer chaque situation en une scène mémorable.https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Reddington
Red poserait ses valises à Perpignan par un matin frisquet de janvier 2026, sortant d’une berline noire rutilante garée devant l’Hôtel de Ville. Son Fedora incliné, il observerait la ville avec un regard perçant. "Dembe, regarde-moi ça", dirait-il en désignant le Castillet d’un geste théâtral. "Une ville avec du caractère, de la poussière et juste assez de désespoir pour qu’on y fasse quelque chose d’extraordinaire. Qu’en penses-tu ?" Dembe, fidèle ombre, hocherait la tête en silence, et Red ajouterait avec un sourire : "Exactement. C’est une toile vierge, et je suis Rembrandt avec un revolver."

Il annoncerait sa candidature dans un discours improvisé sur la place de la République, micro en main, face à une foule de Perpignanais intrigués. "Mesdames et messieurs, je suis Raymond Reddington, et je suis ici pour vous offrir quelque chose que vos politiciens habituels ne comprennent pas : une vision", commencerait-il, sa voix résonnant comme une promesse. "Perpignan ne sera pas juste une étape sur la route de Barcelone. Ce sera un carrefour, un empire discret. Pourquoi se contenter de survivre quand on peut prospérer ? Comme je le dis souvent : ‘Dans un monde de moutons, soyez le loup.’ Alors, qui est avec moi ?" Les applaudissements hésitants se transformeraient en ovation, et Red murmurerait à Dembe : "Ils ne savent pas encore à quel point ils ont besoin de moi."


Sa campagne serait une symphonie de charme et de mystère. 

Lors d’une rencontre au marché Saint-Charles, entouré de cageots d’oranges et de vendeurs curieux, il serrerait des mains et glisserait des billets pour des cafés. Une vieille dame lui demanderait : "Mais vous venez d’où, Monsieur Reddington ?" Il s’arrêterait, la fixerait avec un sourire désarmant et répondrait : "D’un endroit où les règles sont des suggestions, Madame. Et je suis ici pour vous libérer des vôtres. ‘La liberté n’est pas un cadeau, c’est une négociation.’ Prenez un fruit, c’est pour moi." Elle rougirait, et Red s’éloignerait, lançant à un marchand : "Gardez la monnaie, mon ami. La générosité est une monnaie qui rapporte toujours."

Les adversaires politiques, déconcertés, tenteraient de le contrer. 

Lors d’un débat télévisé sur France 3 Occitanie, le maire sortant, un homme bedonnant et sûr de lui, l’attaquerait : "Monsieur Reddington, vous n’avez aucun passé politique ! Pourquoi vous faire confiance ?" Red, impeccable dans son costume gris anthracite, ajusterait sa cravate et répliquerait : "Un passé politique ? J’ai un passé, point. Et il m’a appris une chose : ‘Les hommes qui suivent les règles finissent par être mangés par ceux qui les écrivent.’ Vous avez géré cette ville comme un comptable, Monsieur. Moi, je vais en faire une légende." Puis, se penchant vers lui avec un sourire glacial, il ajouterait à mi-voix : "Dites-moi, cette petite histoire avec le permis de construire à Saint-Estève… on en parle maintenant ou je garde ça pour le dessert ?" Le maire bafouillerait, et Red conclurait, face caméra : "Voyez-vous, mes amis, je ne joue pas pour gagner. Je joue pour que tout le monde se souvienne de la partie."
Le préfet, alarmé par ce candidat hors norme, appellerait le FBI. Elizabeth Keen débarquerait à Perpignan, déterminée à percer ses intentions. 

Elle le coincerait dans un café près de la cathédrale Saint-Jean, sous les gargouilles silencieuses. "Red, qu’est-ce que tu fabriques ? La mairie ? Vraiment ?" demanderait-elle, les bras croisés. Il poserait son espresso, la regarderait avec une tendresse narquoise et répondrait : "Lizzie, la politique est juste un autre terrain de jeu. Les joueurs changent, les enjeux restent. ‘Le pouvoir n’est pas dans le titre, il est dans l’influence.’ Et puis, avoue-le, tu adores l’idée de me voir en cravate officielle." Elle secouerait la tête, exaspérée : "Tu ne peux pas transformer une ville en ton échiquier personnel !" Red rirait doucement : "Oh, ma chère, c’est déjà un échiquier. Je suis juste le seul à savoir où sont les reines. Passe me voir à la mairie, je te ferai visiter."
Si Red gagnait, le 15 mars 2026 serait un tournant.

Lors de son discours d’investiture devant le Palais des Rois de Majorque, il déclarerait : "Perpignan, vous m’avez choisi, et je ne vous décevrai pas. ‘Les promesses sont des chaînes pour les faibles, des tremplins pour les audacieux.’ Aujourd’hui, nous commençons à bâtir une ville qui ne s’excuse pas d’exister." En coulisses, il transformerait les caves de Byrrh en salons clandestins pour ses "négociations". Recevant un émissaire douteux, il lancerait, un cigare à la main : "Vous voulez faire affaire ? Parfait. Mais souvenez-vous : ‘La loyauté est une rue à double sens, et je tiens la carte.’ Asseyez-vous, prenons un verre." Les chiffres du chômage chuteraient, les marchés regorgeraient de marchandises mystérieuses, et Red, interrogé sur ces miracles, hausserait les épaules : "Les détails sont ennuyeux, Madame la Journaliste. ‘Le diable est dans les résultats, pas dans les explications.’"
Mais Liz resterait sur ses traces. 

Lors d’une confrontation tendue près du canal de la Basse, elle le défierait : "Tu crois que tu peux tout manipuler, Red. Et si ça s’effondre ?" Il la fixerait, soudain sérieux, et répondrait : "Lizzie, tout s’effondre un jour. ‘La question n’est pas de tomber, mais de choisir où atterrir.’ Je construis quelque chose ici, pour eux, pour toi, peut-être même pour moi. Laisse-moi finir cette danse." Elle partirait, troublée, et Red murmurerait dans le vent : "Elle comprendra. Elle comprend toujours."
 

Et s’il perdait ? 

Le soir des résultats, dans une villa à Collioure, il siroterait un verre de vin face à la mer et dirait à Dembe : "Une élection n’est qu’un round, pas la fin du combat. ‘Les meilleurs coups se jouent après le gong.’ On reste dans le jeu." Quelques semaines plus tard, une liste de noms circulerait – politiciens, notables, secrets inclus – et Red, déjà parti, laisserait un mot : "Perpignan, ce n’est pas un adieu. ‘Je ne dis jamais au revoir, je dis à bientôt.’"
Avec Red à Perpignan, 2026 serait un tourbillon de dialogues mordants, de manœuvres audacieuses et de cette aura qui fait de lui une légende. 

"La vie est une histoire, mes amis", dirait-il en quittant la scène, "et je suis le narrateur que vous n’oublierez pas." Alors, maire ou pas, Red laisserait une empreinte indélébile sur la ville – et sur nous. Voteriez-vous pour cet homme qui affirme : "Je ne promets pas le paradis, mais je rends l’enfer sacrément intéressant" ?

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21 mars 2025 5 21 /03 /mars /2025 22:24

"L'expression : Désormais, on nomme « cheval de Troie » toute manœuvre d'infiltration ou de sape pour détruire un adversaire. Dans le langage informatique, un « cheval de Troie » est un programme espion greffé à un autre et destiné à faciliter une prise de contrôle malveillante d'un ordinateur."

Lors d’une audition ce jeudi dernier au Parlement de Catalogne, le Directeur général de la Maison de la Generalitat à Perpignan, Christopher Person, a déclaré qu’il n’était pas possible d’utiliser le terme « Catalogne Nord »

« Cette délégation, située en dehors de la Communauté autonome de Catalogne, a été créée dans un espace territorial faisant partie du cadre culturel, historique et national catalan. Les habitants de la Catalogne du Nord, d’où qu’ils viennent, n’ont jamais eu de problème avec l’adjectif catalan. Les entreprises, les clubs sportifs et la population elle-même se définissent comme catalans. »

La récente controverse entourant la Casa de la Generalitat à Perpignan a mis en lumière des tensions concernant l'identité et la terminologie utilisées pour désigner la région communément appelée "Catalogne Nord". Le directeur de cette institution, Christopher Daniel Person, a suscité des réactions en refusant d'employer cette appellation, invoquant une "neutralité institutionnelle" et le respect des dénominations officielles françaises.

Lors de sa comparution devant la Commission des Affaires Institutionnelles du Parlement de Catalogne, Person a expliqué que, selon lui, l'utilisation du terme "Catalogne Nord" n'était pas appropriée dans un contexte officiel, car il n'est pas reconnu par l'État français. Il a précisé que la dénomination officielle du territoire est "Pyrénées-Orientales" et que, par respect pour l'État français, il convient d'utiliser cette terminologie. Il a également mentionné que le terme "Roussillon" n'est pas une dénomination officielle en France.

Cette position a provoqué des réactions vives de la part de plusieurs formations politiques catalanes. Le parti Unitat Catalana, historiquement impliqué dans la promotion de la culture catalane dans la région, a demandé la rectification des déclarations de Person ainsi que son remplacement. Le député de Junts, Agustí Colomines, a exprimé son soutien à cette demande, critiquant le fait que Person "ne sait pas où il vit" s'il refuse d'utiliser le terme "Catalogne Nord". De son côté, la CUP a également réagi en déclarant que "le directeur général de la Generalitat à Perpignan nie le pays et méprise ceux qu'il représente", estimant qu'il ne peut pas continuer à représenter les intérêts des Catalans. citeturn0search3

La Casa de la Generalitat à Perpignan a été inaugurée en septembre 2003 par le président Jordi Pujol. Ses principales fonctions sont de créer et renforcer les liens institutionnels, économiques, linguistiques, culturels et touristiques entre la Catalogne et les Pyrénées-Orientales. Depuis sa création, plusieurs directeurs se sont succédé à sa tête, Christopher Daniel Person ayant été nommé en 2024. citeturn0search6

Né à Cervera en 1992, Person est titulaire d'un master en sociolinguistique de l'Université Sorbonne de Paris et d'une licence en langues étrangères appliquées de l'Université Jean-Moulin Lyon III. Avant sa nomination, il a travaillé comme responsable marketing de contenu et spécialiste en SEO dans diverses entreprises. Entre août 2021 et septembre 2023, il a été directeur des opérations chez ERTL-Yang à Paris, Madrid et Lisbonne. citeturn0search1

La controverse actuelle met en évidence les sensibilités autour de l'identité catalane dans la région des Pyrénées-Orientales. L'utilisation du terme "Catalogne Nord" est perçue par beaucoup comme une reconnaissance de l'héritage culturel et historique catalan de la région. Le refus de cette appellation par un représentant officiel de la Generalitat suscite des interrogations sur la politique linguistique et culturelle menée dans cette zone.

Il reste à voir comment cette situation évoluera et quelles mesures seront prises pour répondre aux préoccupations exprimées par les différentes parties prenantes.

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18 mars 2025 2 18 /03 /mars /2025 22:20

“Retenez bien ceci : Livre = connaissance = pouvoir = énergie = matière = masse. Une bonne bibliothèque n'est donc qu'un trou noir cultivé.”

Terry Pratchett

 “Le doute, terrible trou noir de l'esprit, là où l'univers perd confiance en lui-même.”

 Louis Gauthier / Souvenir de San Chiquita


 

Philip K. Dick cligna des yeux, contemplant les lumières tremblotantes de Perpignan à travers la vitre du café où il s'était réfugié. Devant lui, un vieux journal local traînait sur la table, relatant les derniers relevés du télescope spatial James Webb. Son esprit, déjà habitué aux caprices de la réalité, vacilla un instant devant l’ampleur de la découverte.

— Howard, tu ne vas pas croire ce que je viens de lire. Il semblerait que tout l’Univers tourne dans une seule et même direction. Une anomalie, un paradoxe… ou peut-être la preuve que nous sommes enfermés depuis toujours dans un trou noir. Et pire encore… ce trou noir, c’est Perpignan.

Lovecraft, assis en face de lui, reposa lentement sa tasse de café noir. Les ruelles sombres de Perpignan s’étendaient derrière lui, baignées d’une lueur irréelle. Il leva un sourcil sceptique.

— Un trou noir, dis-tu ? murmura-t-il d’une voix lente. Une prison d’ombre où l’espace et le temps se courbent sous une force incommensurable ? Et cette ville en serait le cœur ? Voilà qui n’a rien de rassurant, Philip.

— Ni de rassurant, ni de surprenant, ajouta Dick en haussant les épaules. La réalité s’effondre à chaque instant, Howard. Peut-être avons-nous toujours vécu dans un monde d’illusions, piégés dans une matrice cosmique plus vaste encore que nous ne pouvons l’imaginer. Et si Perpignan était le centre, le noyau d’un Univers dévoré par un gouffre d’ombre ? Un lieu où le temps ne s’écoule pas normalement, où les mêmes âmes errent, prisonnières d’un cycle immuable ?

Un silence pesant tomba dans le café, seulement troublé par le grésillement d’un néon fatigué. Lovecraft se massa les tempes, comme s’il tentait de refouler un savoir interdit qui s’insinuait insidieusement dans son esprit.

— Cette théorie me rappelle des murmures entendus dans mes cauchemars, déclara-t-il après un long moment. Des échos d’un espace au-delà de notre entendement, où des entités sans nom rôdent dans l’ombre des trous noirs, guettant les imprudents qui oseraient percer leur secret. Peut-être ces galaxies tournant dans une même direction sont-elles le signe d’une volonté plus ancienne que le temps lui-même. Une force inconnue qui nous enferme et nous maintient sous son joug, tout comme cette ville semble parfois prise dans une torpeur étrange, un cycle infini dont personne ne peut sortir.

Dick éclata de rire, un rire nerveux et saccadé.

— Howard, mon vieux, tu parles comme si nous étions les pantins d’une horreur cosmique. Peut-être n’est-ce pas si loin de la vérité. Et si Perpignan était la singularité ultime, le point d’effondrement de notre Univers, un vortex où toutes les réalités viennent mourir ? Et si les trous noirs que nous observons n’étaient que les portes d’entrée vers d’autres univers, des mondes parallèles où des versions altérées de nous-mêmes existent, piégées dans d’autres illusions ?

Lovecraft se redressa lentement, ses yeux brillant d’une lueur malsaine.

— Si tel est le cas, Philip, nous devrions nous méfier. Car ce que nous voyons au travers de ces abîmes insondables pourrait aussi nous voir en retour. Et si Perpignan est le centre, alors nous sommes condamnés à errer éternellement dans son ombre.

Et dans un frisson commun, les deux hommes comprirent que certaines vérités ne devaient jamais être dévoilées.

 

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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 20:51

"Tchad - ÉVITEZ TOUT VOYAGE NON ESSENTIEL Évitez tout voyage non essentiel au Tchad, y compris dans la capitale N'Djamena, en raison de la menace terroriste, de risques de crimes violents et de troubles civils." 6 mars 2025

https://voyage.gc.ca/destinations/tchad

 

"Armand Lesignac : Hubert, n'êtes-vous pas le meilleur ?
OSS 117 : Je vous répondrais « Oui », ce serait de la prétention ; je vous répondrais « Non », ce serait de la bêtise."

    Dans l'ascenseur.

    Jean Dujardin, Wladimir Yordanoff, OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire (2021), écrit par Jean-François Halin et Nicolas Bedos

Maire de Perpignan ne semblent qu'être qu'une couverture pour Louis Aliot, il est en fait le fameux Kaizer Sosë du renseignement OAS 117. Après l'Amérique, l'Afrique...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/03/louis-aliot-en-visite-en-floride-perpignan-sarasota-30-ans-de-jumelage-celebres-au-usa-by-bob-robert.html

Louis Aliot au Tchad : Opération baskets et élégance catalane
Louis Aliot, alias le Catalan Volant, maire de Perpignan et acolyte de choc de Marine Le Pen, a posé ses valises – et ses baskets Adidas – au Tchad, du 14 au 16 mars 2025, pour une mission diplomatique pas comme les autres. Objectif ? Accompagner la patronne du Rassemblement National chez Mahamat Idriss Déby Itno, grand manitou local, dans son QG d’Amdjarass, un coin tellement paumé qu’il faut un chameau et une boussole pour le trouver. Marine, toujours aussi blonde et déterminée, veut faire oublier les déboires de Macron en Afrique. 

Louis, lui, a décidé de marquer le coup… avec ses semelles en caoutchouc.

Mais là, attention, drame intergalactique : le Catalan s’est pointé en baskets. Oui, des Adidas, blanches comme un sourire Colgate, devant un chef d’État africain. "Un manque de respect flagrant, un mépris inacceptable", hurlent les puristes du protocole, ceux qui pensent qu’un costume trois-pièces est la seule arme digne d’un diplomate. "Ailleurs qu’en Afrique, ça ne passerait pas", ajoutent-ils, oubliant que, chez OSS 117, on a vu pire : des tongs à Buckingham, et ça n’a choqué que les corgis. En diplomatie, les baskets n’ont pas leur place, paraît-il. Moi, je dis : ça dépend si elles sont assorties au turban.
 

Faut dire que Louis, il a du style à sa façon.

À Sarasota, il jouait les séducteurs en costard catalan, faisant rayonner Perpignan jusqu’en Floride. Au Tchad, il tente le coup du "décontracté chic", genre "je suis là pour causer sécurité et business, pas pour défiler chez Dior". Avec Marine et Renaud Labaye – un nom qui sonne comme un méchant de James Bond ou OSS 117 –, ils ont bricolé une visite express : poignée de mains viriles, discussions sur le terrorisme et les puits de pétrole, et peut-être un selfie avec un dromadaire pour Instagram. 

Objectif officieux ? Montrer que le RN peut jouer les cow-boys là où la France officielle a rendu son cheval.
Marine, elle, connaît la chanson : en 2017, elle avait déjà tapé la discute avec le père Déby, un type qui savait tenir un pays comme on tient une kalach. Huit ans plus tard, rebelote avec le fiston, mais cette fois, Louis est de la partie, baskets aux pieds et sourire en coin. Le plan ? Séduire les Tchadiens, leur vendre une France "qui ne s’excuse pas", et snober l’Élysée au passage. Une diplomatie parallèle, façon OSS 117 : un peu brouillon, mais avec du panache.
 

Alors, scandale ou génie ?

Les baskets d’Aliot, c’est peut-être le vrai coup de maître. Pendant que les coincés du Quai d’Orsay s’étranglent dans leurs cravates, lui impose son style, entre élégance catalane et provocation assumée. Et si les codes diplomatiques en prenaient un coup, hein ? Après tout, comme dirait OSS : "C’est pas la tenue qui fait l’agent, c’est l’agent qui fait la tenue." Allez, Louis, prochaine étape : le smoking en tongs à l’ONU. #Tchad #France

Où alors, il était venu proposer une esplanade "Pierre Sergent" en la capitale N'Djamena!

 

 

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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 17:17

*Incroyable... mais vrai ! https://www.developperautrement.com/eau-de-pluie-solide-une-revolution-pour-lagriculture-durable-dans-les-zones-arides/

Mesdames, Messieurs, bonsoir ! Aujourd’hui, laissez-moi vous conter une histoire qui semble tout droit sortie d’un roman de science-fiction... et pourtant, elle est bel et bien réelle ! Imaginez un monde où l’eau de pluie ne se perdrait plus dans les sols arides, où les agriculteurs pourraient stocker cette précieuse ressource sous une forme... solide ! Eh bien, cette invention extraordinaire existe, et elle pourrait révolutionner l’agriculture dans les régions les plus sèches de notre planète... et notamment chez nous, en France, dans les Pyrénées-Orientales, durement frappées par la sécheresse !

Une prouesse technologique venue du Mexique, un espoir pour le Roussillon !

C’est un ingénieur visionnaire, un certain Sergio Jesús Rico Velasco, chercheur à l’Institut Polytechnique National du Mexique, qui a mis au point cette incroyable trouvaille ! Son secret ? Un polymère magique, ou presque, appelé *acrylate de potassium*... Imaginez une poudre capable d’absorber l’eau de pluie et de la transformer en un gel étonnant, retenant jusqu’à 210 fois son poids en eau ! Non, vous ne rêvez pas ! Ce gel, une fois dans le sol, libère progressivement l’eau, permettant aux plantes de s’hydrater sur une période pouvant aller jusqu’à 41 jours...

Dans les Pyrénées-Orientales, où la sécheresse atteint des niveaux critiques, cette innovation pourrait faire toute la différence ! Prenons l’exemple des viticulteurs de la plaine du Roussillon, qui voient chaque été leurs vignes souffrir du manque d’eau, menaçant la qualité et la quantité de leur production. Ou encore les maraîchers de la vallée de la Têt, contraints de jongler avec des restrictions d’irrigation toujours plus sévères. Grâce à cette invention, ces agriculteurs pourraient stocker efficacement l’eau de pluie durant l’hiver et la restituer lentement à leurs cultures en période de sécheresse, assurant ainsi leur survie économique et la pérennité de leur exploitation.

Des avantages qui défient toute logique !

Grâce à cette merveille technologique, les résultats sont tout bonnement stupéfiants ! On parle d’une réduction de la consommation d’eau en agriculture allant jusqu’à 92 % ! Oui, vous avez bien entendu, 92 % ! Ce n’est pas seulement une avancée, c’est une révolution !

Mais ce n’est pas tout ! En limitant l’usage des systèmes d’irrigation coûteux et peu fiables, ce procédé permet également aux agriculteurs de faire des économies substantielles tout en leur offrant une plus grande autonomie. Imaginez un arboriculteur de Céret, dont les pêchers souffrent chaque année du stress hydrique : avec cette technologie, il pourrait garantir une humidité optimale du sol, réduisant ainsi la perte de fruits et maximisant son rendement ! Moins d’eau gaspillée, c’est aussi une planète qui respire mieux ! Et pour notre cher département des Pyrénées-Orientales, c’est peut-être l’une des solutions les plus prometteuses pour faire face à la crise de l’eau !

Un avenir plus vert à portée de main !

Alors, Mesdames et Messieurs, vous l’aurez compris, cette invention venue du Mexique pourrait bien changer la donne pour des millions d’agriculteurs à travers le monde... mais aussi pour les viticulteurs et maraîchers de notre belle région ! Une réponse innovante aux défis climatiques, une lueur d’espoir pour les terres asséchées du Roussillon... Une fois encore, nous sommes forcés de nous exclamer : *Incroyable... mais vrai !*

 

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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 14:00

L’Archipel contre-attaque : la quadrature du cercle culinaire catalan dans un burger mondialisé
Amis gargantuesques, amateurs de ripaille et de bonne chère, accrochez vos tabliers et ouvrez grand vos gueules ! Aujourd’hui, nous allons trousser une gastronomie catalane qui, tel un dragon de l’Empordà, rugit d’identité tout en s’enfilant dans le costume rond et universel du burger, ce prodige américain qui fait ployer les tables du monde entier. Oui, mes gaillards, nous allons faire danser la sardane à la mondialisation et prouver que l’on peut réussir la quadrature du cercle : marier le terroir catalan à la furia globalisée. À vos marmites, voici les recettes du « burger au poulpe » et du « burger aux tripes à la catalane », car tout passe, foi de Rabelais, avec un bon pain rond !
 

Le Burger au poulpe : la bête des mers domptée par le bun
Imaginez, mes loustics, un poulpe, ce monstre tentaculaire des abysses catalans, qui, au lieu de finir en vulgaire ragoût, vient s’encanailler entre deux miches dorées. Voici comment apprivoiser la bête :
Pour 4 gaillards bien ventrus :

    1 poulpe frais (1 kg environ), ou surgelé si les flots sont loin de vos chaumières.
    4 pains à burger (buns), moelleux comme les fesses d’une nymphe.
    2 tomates mûres, rouges comme le sang d’un toro.
    1 oignon doux des terres de Figueres.
    2 gousses d’ail, car le Catalan sans ail, c’est comme un troubadour sans luth.
    Huile d’olive, généreuse comme une matrone de Gérone.
    Paprika fumé (pimentón), une pincée pour réveiller les papilles.
    Sel, poivre, et un filet de vin blanc sec (du Priorat, si vous êtes un seigneur).
    Une poignée de roquette, pour faire semblant d’être vertueux.

La grande tambouille :

    Dompte le poulpe : Si la bête est fraîche, foutez-lui une trempe pour l’attendrir (ou congelez-la une nuit, ça marche aussi). Plongez-la dans une marmite d’eau bouillante salée, 40 minutes pour un kilo, jusqu’à ce qu’elle soit tendre comme une promise. Égouttez, laissez refroidir, puis taillez les tentacules en rondelles épaisses. Gardez la tête pour un autre festin.


    La sauce qui tue : Faites rissoler l’oignon haché et l’ail écrasé dans un bon glouglou d’huile d’olive. Ajoutez les tomates râpées (à la catalane, pas de quartiers bourgeois !), une cuillère de paprika fumé, un filet de vin blanc, sel et poivre. Laissez mijoter jusqu’à ce que ça épaississe en une sauce rougeoyante.
    Grillez la bête : Faites dorer les rondelles de poulpe à la poêle ou au grill, un peu d’huile, un peu de sel, jusqu’à ce qu’elles croustillent légèrement.
    Le montage épique : Toastez vos buns au four ou sur le grill. Tartinez le cul du pain avec la sauce tomate, posez une poignée de roquette, empilez les tentacules grillés, et refermez avec le chapeau du bun. Un filet d’huile d’olive par-dessus, et voilà !

Dévorez ça avec un verre de cava bien frais, et que les puristes hurlent : le poulpe catalan a conquis le burger, et il en redemande !
 

Le Burger aux tripes à la catalane : l’abat qui fait trembler les cimes
Passons maintenant aux tripes, mes gaillards, ces entrailles glorieuses qui sentent le terroir et la sueur des aïeux. À la catalane, on les mitonne avec du vin et des épices, mais aujourd’hui, elles s’enfilent dans un bun pour faire plier les yankees sous le poids de notre histoire.
Pour 4 gueules affamées :

    1 kg de tripes de veau (ou bœuf), bien nettoyées (achetez-les précuites si vous n’êtes pas un héros).
    4 buns, robustes pour tenir le choc.
    1 gros oignon, haché comme une comptine.
    2 gousses d’ail, toujours lui.
    1 poivron rouge, rôti et pelé si possible (sinon cru, ça ira).
    200 g de tomates concassées (en boîte ou fraîches, râpées à la rude).
    1 verre de vin blanc sec, ou de ratafia pour les audacieux.
    1 morceau de botifarra negra (boudin noir catalan), ou du chorizo si vous pleurez son absence.
    Pimentón doux et une pincée de piment fort, pour le caractère.
    Huile d’olive, sel, poivre.
    Quelques feuilles de persil, pour la parade.

La recette qui sent bon le courage :

    Prépare les tripes : Si elles sont crues, lavez-les à grande eau, frottez-les au sel et au vinaigre, puis faites-les bouillir 1h30 avec une feuille de laurier. Coupez-les en lanières une fois cuites et tendres. Si précuites, passez direct à l’action.
    Le ragoût des titans : Dans une cocotte, faites suer l’oignon et l’ail dans l’huile d’olive. Ajoutez le poivron en lanières, les tomates concassées, le pimentón, le vin blanc, sel et poivre. Laissez glouglouter 10 minutes. Jetez-y les tripes et le boudin noir émietté, puis mijotez 30 minutes à feu doux jusqu’à ce que ça embaume la masure.
    Le dressage de la bête : Grillez vos buns pour leur donner du croquant. Empilez une louche de tripes fumantes sur le pain du bas, saupoudrez de persil haché, et coiffez avec le bun du haut. Si vous êtes un ogre, ajoutez une tranche de fromage fondu (du Montserrat, pourquoi pas ?).

Servez avec une bière artisanale catalane ou un vin rouge costaud du Montsant. Les tripes à la catalane en burger, c’est un uppercut au palais, une gifle aux bien-pensants, et un triomphe pour l’archipel !
 

Conclusion rabelaisienne
Et voilà, mes ribauds, comment la Catalogne, cette terre de vent et de soleil, peut s’encanailler dans la mondialisation sans perdre une miette de son âme. Le burger au poulpe et le burger aux tripes à la catalane, c’est l’alliance du local et du global, du rustique et du moderne, du « pa amb tomàquet » et du pain rond yankee. Alors, à vos fourneaux, et que vos ventres chantent la victoire de l’archipel contre-attaquante ! Pantagruel lui-même en salive d’envie. Bon appétit, et vive la goinfrerie catalano-universelle !

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