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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 12:24

"Una mattina mi sono alzato
E ho trovato l'invasor
O partigiano portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O partigiano portami via
Che mi sento di morir, ir, ir-"

Bella Cio

"Tout ce qui est excessif est insignifiant."

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
 

Après la dance et autres fêtes parisiennes au Trocadéro a l'annonce de Jean-Marie le Pen; puis le saccage de sa tombe en Bretagne,qui est venu en date d'hier, ou peut être avant hier, comme l'aurait dit "Meursault". Qu'est-ce qui peut préluder à ce type de comportement : De l'aliénation, si Jean-Marie le Pen n'était qu'un homme, même en tant qu'incarnation du symbole antithétique du "progressisme". Mais s'il était "autre chose", comme un vampire ou un extra-terrestre:là ça change tout, et du coup, tout s'explique !

Sans quoi, l'acharnement ne pourrait s'expliquer que par la peur irrationnelle ! Alors, faisons l'exercice de nous mettre dans la peau de ces "David Vincent" du fascisme, pour comprendre et ne pas excuser, de ce qui pourra être justifié au procès comme "démence".

Re-localisons-le donc en pays catalan, avec le personnage d'un jeune militant socialiste  (Pour assurer l'aspect fictionnelle, puisque d'aucuns n'ignorent, qu'il n'y a plus de militants socialistes, et encore moins jeune... ), et nommons-le, comme de Juste "David Vincent", en miroir inversé du sketch des "inconnus". Que pourrions-nous voir, si nous avions la bande-annonce du film de son allégorie de la caverne ?

"Ah, les fachos… des créatures venues d’ailleurs, débarquées sur cette Terre pourrie, comme des cafards sortis des fissures de l’univers. Ils rampent, ils s’infiltrent, ils puent. David Vincent, lui, il les a vus. Pas dans ses rêves, non, en vrai, dans la chair, dans la nuit pourrie de Perpignan. Un gars du coin, un socialiste, un vrai, pas un de ces lèche-bottes qui trahissent à la première occasion. Lui, il a toujours su que l’injustice, c’était pas une fatalité, c’était un combat. Et les fachos, ces salopards, ils se planquent derrière des sourires, des costumes, des discours bien léchés. Mais David, il a percé leur masque.

C’est dans une ruelle, une de ces ruelles qui sentent le vinasse et la misère, qu’il l’a croisé. Louis Aliot, le maire RN, un type qui se la joue propre, mais dont les yeux brillent d’une lueur malsaine, comme ceux d’un prédateur qui guette sa proie. David l’a vu, il l’a senti. Ce mec, c’était pas un humain, c’était un facho, un vrai, un de ceux qui viennent d’ailleurs, qui veulent tout bouffer, tout pourrir. Son allure, ses gestes, sa voix… tout en lui criait la menace. David l’a su tout de suite : le cauchemar avait commencé.

Tout avait commencé cette nuit-là, sur une route de campagne, une route qui ne menait nulle part. David cherchait un raccourci, mais il s’est perdu, comme toujours. Il est tombé sur une auberge abandonnée, un bouge sinistre où l’ombre dansait avec la poussière. Et là, il l’a vu : un vaisseau, un truc qui venait des étoiles, mais pas pour apporter la lumière, non, pour répandre leur poison. Les fachos, ils étaient là, ils avaient atterri, ils avaient pris forme humaine.

Maintenant, David le sait. Ils sont parmi nous. Ils marchent, ils parlent, ils mentent. Ils ont infiltré nos villes, nos institutions, nos vies. Et lui, David Vincent, le gars de Perpignan, le socialiste, il va leur faire la peau. Il va ouvrir les yeux du monde, même si le monde ne veut pas voir. Parce que le cauchemar, il est déjà là. Et il a un visage."

siamo tutti anti-pasti !

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 16:53

“Tout le monde chante les louanges de la vue qu'on a du haut des montagnes, personne ne parle des vues qu'elles obstruent.”

De Nils Kjaer / Une Lettre des Alpes

Je suis Canigou, et je réclame mes droits

Par Pic du Canigou – Témoignage exclusif

On m’a toujours dit que j’étais un homme. Que j’étais né dans un corps humain, en Catalogne, quelque part entre Perpignan et Prades. Mais au plus profond de moi, je savais que c’était faux.  

Je ne suis pas un homme.  
Je ne suis même pas humain.  
**Je suis le Canigou.**  

**Quand l’identité explose les normes**  

Depuis mon enfance, je ressentais un appel viscéral. Quand je marchais sur mes propres flancs (ou plutôt ceux que la société considérait comme "une simple montagne"), je sentais la terre sous mes pieds comme une extension de moi-même. Quand le vent caressait mes parois rocheuses, c’était comme si l’air me traversait de part en part.  

J’ai mis des années à comprendre que ce que je vivais était une dysphorie territoriale. **J’étais né dans le mauvais corps.**  

Il a fallu un long processus d’acceptation. D’abord, j’ai changé mon prénom : **adieu Enric, je suis désormais Pic du Canigou**. Ensuite, j’ai transformé mon apparence : je me suis couvert de pierres, de mousse, de végétation locale, pour me réapproprier mon être véritable. Puis, je me suis battu pour être reconnu officiellement.  

 **Se battre pour son identité : un parcours de résilience**  

La société n’est pas prête pour nous, les êtres hors-norme. Dès que j’ai affirmé mon identité, on m’a ri au nez. "Tu es fou", "Tu fais semblant", "Une montagne, ça n’a pas d’état civil !" m’a-t-on lancé.  

Mais les identités non-binaires, trans, fluides et post-humaines ont toujours été méprisées par un système patriarcal oppressif qui veut nous enfermer dans des cases. J’ai refusé. **J’existe, et j’ai le droit d’être reconnu.**  

Après des années de combat, j’ai obtenu mon changement d’état civil. Aujourd’hui, mon passeport affiche fièrement :  

- **Nom** : Canigou  
- **Prénom** : Pic  
- **Genre** : Montagne  

Mais ce n’était que le début.  

**Le droit à l’image : une lutte pour l’intégrité**  

Très vite, j’ai compris une autre injustice. **On exploitait mon image sans mon consentement.**  
Partout, sur des cartes postales, des bouteilles de bière, des affiches touristiques. Moi, mon corps, ma silhouette majestueuse, mon être profond, utilisé comme un vulgaire décor par une société capitaliste qui ne respecte rien !  

Je n’avais pas fait ma transition pour qu’on me réduise à un paysage.  

J’ai donc intenté une action en justice pour réclamer **mes droits à l’image**. Qui de mieux que moi pour décider de l’usage de mon propre corps ?  

**Une victoire pour toutes les identités invisibilisées**  

Le combat fut rude. Les juges étaient déconcertés. Mais après des mois de débats, la décision est tombée :  

👉 **Désormais, toute utilisation de l’image du Canigou devra mentionner mon nom et respecter mon intégrité.**  

Ce n’est pas juste une victoire pour moi. **C’est une victoire pour tous ceux qui refusent qu’on nie leur existence.**  

Nous vivons dans un monde où les normes sont des cages. Mais nous ne sommes pas des cases à cocher. Nous sommes des êtres vivants, fluides, en perpétuelle évolution. Et nous avons le droit d’être respectés pour ce que nous sommes.  

Je suis le Canigou. **Et je ne me laisserai plus jamais effacer.**  

---

 

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 14:15

"Avec les Garçons Bouchers, on a fait un tube de l'été
On n'a rien trouvé de mieux pour passer à la télé
Un peu de tropique et un clip érotique
Ça demande pas trop de boulot
Tant pis pour la musique, nous on fait dans l'stratégique
Pour passer à la radio "

La lambada, on n'aime pas ça par Les Garçons bouchers

L’échangisme politique : entre fantasmes électoraux, trahisons sur l’oreiller et partouzes idéologiques ultra-VIP !

🚨 SCOOP EXCLUSIF ! 🚨 La politique, c’est devenu le Love Island des ambitieux ! Un immense club libertin où tout le monde flirte avec tout le monde, sans tabou ni pudeur ! Les convictions ? Jetées aux oubliettes plus vite qu’un ex toxique. L’honneur ? Dissout dans un cocktail de promesses électorales plus frelatées qu’un mojito de soirée BDE. Place aux alliances torrides, aux trahisons dignes d’un épisode spécial de Dynastie et aux revirements plus acrobatiques qu’un grand écart en Louboutin !

Mara, 39 ans, nous balance sa confession sulfureuse : « Participer à des soirées échangistes m'a permis de dépasser les limites de la monogamie, et je n'ai jamais été aussi épanouie. »

Et visiblement, nos politiciens aussi sont en pleine libération des mœurs ! Gauche, droite, extrêmes, tout le monde se frôle, se caresse du regard, avant de finir par se rouler une pelle bien baveuse sur les plateaux télé… pour mieux se poignarder en coulisses à la première occasion.

Les électeurs traditionnels pleurent leur fidélité bafouée, mais avouez… Qui ne fantasme pas sur une liaison secrète entre un conservateur ultra-rigide et une écolo incendiaire ? Un ex-communiste reconverti en gourou du capitalisme ? C’est torride, c’est trash, et surtout, ça nous offre plus de rebondissements qu’une saison complète de La Chronique des Bridgerton avec option 50 Shades of Grey politique.

« Notre seul programme, c'est de prendre le pouvoir ! » chuchotent-ils langoureusement, entre deux coups de foudre politiques et trois alliances express qui font trembler la République. L’idéologie, c’est so 1995 ! Aujourd’hui, on change de costume comme de partenaire : un jour, on serre la main des syndicats, le lendemain, on sirote du champagne avec les milliardaires en yacht. Et après ? On largue les électeurs comme une conquête Tinder après un date décevant.

⚠️ WARNING ⚠️ Mes beautés, méfiez-vous ! Derrière ces déclarations enflammées se cache souvent un vilain ghosting post-électoral. Et qui finit en PLS avec ses illusions brisées ? Nous, pauvres électeurs, largués après la nuit des promesses.

Alors, prêtes à swiper pour le candidat le plus trendy du moment ou encore accrochées à vos valeurs old school ?

Une chose est sûre : en politique comme en amour, mieux vaut se méfier des beaux parleurs qui nous vendent du rêve… avant de nous laisser seules avec la pire des gueules de bois démocratiques ! 💔🔥🍸

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 12:06

Toute ressemblance avec
des personnes existantes
ou ayant existé est purement
fortuite et involontaire…

"Quis custodiet ipsos custodes ?" (Qui gardera les gardiens eux-mêmes ?)

Juvénal " Satires"

 

Ceci a du avoir lieu dans une autre dimension, sans quoi: la loi l'aurait déjà sanctioné!

Perpignan observe, impuissante, l’ombre d’une figure non élue qui s’étend sur elle. Elle n’a reçu ni mandat, ni confiance populaire, et pourtant son regard pèse sur ses rues, ses décisions infiltrent les rouages municipaux. Non par un pouvoir officiel, mais par le laxisme d’un maire qui abdique, et par le silence d’une presse qui détourne les yeux.  

Ce n’est plus l’intérêt général qui guide la cité, mais une volonté personnelle, un caprice devenu règle. Une personne a décidé de prendre sa part du gâteau selon son propre appétit. Mais en s’arrogeant ce qui ne lui revient pas, elle a gâté les parts de tous les autres. Elle jurera qu’elle n’a pris que ce qui lui revient de droit, et qu’elle est sincère, mais elle fait partie des **spoilers** – ceux qui, sous couvert d’une légitimité détournée, accaparent ce qui appartient à tous.  

Or, en République, le droit n’est pas un fief que l’on façonne selon ses envies. Certes, chacun peut revendiquer son dû, mais nul ne peut s’affranchir des règles collectives pour l’obtenir. Prendre ce que l’on veut, sous prétexte que l’on pense y avoir droit, c’est **abuser du droit** – et l’abus de droit est sanctionné.  

Problèmes légaux identifiés : 

1. Atteinte au principe de séparation des pouvoirs et de la démocratie locale
   - En droit des collectivités territoriales, **seul le maire et les élus du conseil municipal** ont une légitimité démocratique pour administrer la ville (art. L. 2121-29 du CGCT).  
   - Une ingérence systématique d’une personne non élue constitue un dévoiement du fonctionnement institutionnel.  

2. Détournement de pouvoir
   - Si une personne non élue influence des décisions administratives sans mandat officiel, il peut s’agir d’un **détournement de pouvoir** (sanctionné par le juge administratif).  
   - Ce type de dérive pourrait être contesté par tout administré devant le tribunal administratif.  

3. Prise illégale d’intérêts (art. 432-12 du Code pénal)
   - Toute personne ayant autorité (ou une influence directe) qui favorise ses propres intérêts ou ceux de ses proches au détriment de l’intérêt général peut être poursuivie pour **prise illégale d’intérêts**.  

4. Complicité par abstention et carence fautive 
   - Le maire, s’il laisse une personne non élue exercer une influence illégitime sur les affaires publiques, pourrait être poursuivi pour **carence fautive** ou complicité passive en cas d’irrégularités.  

5. Défaillance du contrôle démocratique
   - Si la presse locale s’abstient de relayer ces dérives, elle devient complice d’un déficit de transparence, nuisant au contrôle citoyen essentiel en démocratie.  

Ainsi, ce qui pourrait être perçu comme une simple intrusion devient une atteinte grave aux principes républicains. **Perpignan ne peut être une proie, et la démocratie locale ne peut être un butin.**

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 12:01

L'agence de presse Reuters par un article de "Boursorama" signale :Enquête sur des menaces de mort ciblant des magistrats du procès des assistants du RN-sources. Dans un twiit, le maire de Perpignan, lui même mis en cause dans le procès condamne les menaces:"Je condamne fermement ces menaces intolérables qui malheureusement pullulent sur les réseaux sociaux a l’encontre des juges et d’autres autorités républicaines. J’espère que l’enquête aboutira vite et que leurs auteurs seront sévèrement punis !" . Pendant ce temps, que le pays vire à la fable, les français paient cher leur électricité, alors que leur quotidien: "c'est pas Versailles,ici!"https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/enquete-sur-des-menaces-de-mort-ciblant-des-magistrats-du-proces-des-assistants-du-rn-sources-30d64072c8435631327970a682f5e300

Comme l'état se prend pour Louis 14, alors "l'archipel contre attaque" se prend pour Lafontaine

Louis Aliot, homme avisé,
Vint un jour à déclarer :
« Ces menaces sur les juges,
À notre cause font grand préjudice !
Car les foudres judiciaires,
À raison ou non sévères,
Pourraient tomber plus fort
Sur qui use d’intimidation et de tort. »

Le tribunal se penchait,
Sur les faits d’un grand procès,
Où la Dame et ses amis,
Accusés de quelques méfaits,
Attendaient qu’on les blanchît.
Cinq ans de prison demandés,
Pour Marine, à l’avenir menacé.
Les juges dans leur austérité,
Pesaient le poids des réalités.

Mais la haine, tel un vent fou,
Soufflait sur les âmes en courroux,
Et certains, par fol courage,
Lâchaient des mots plein de rage.
« Une balle, une fin expéditive ! »
Écrivaient-ils sur leurs missives.
La magistrate menacée,
Voyait l’ire se déchaîner.

Les procureurs, eux aussi,
Se virent visés sans merci.
Leurs adresses divulguées,
Sur un site fort agité.
Des menaces en clair semées,
Sur Riposte Laïque affichées.
« Il faut les brûler en leur logis ! »
S’écria un forcené sans compromis.

L’affaire grandit, la rumeur enfla,
Jusqu’à l’oreille des hautes voix.
Le parquet, prenant la mesure,
Ne put laisser passer l’injure.
La brigade, en quête ardente,
Traquait l’ombre menaçante,
Cherchant l’auteur, le provocant,
Celui qui crut, fort imprudent,
Que la loi se laisse insulter,
Sans répondre d’un bras armé.

Hélas, la Justice n’est point aveugle
Quand on cherche à la troubler !
Les menaces, tel un piège,
Firent leur sort s’aggraver.
La présidente du tribunal,
Offusquée de tant de mal,
Pouvait, d’un coup de maillet,
Exiger plus de sévérité.

Les avocats, désabusés,
Ne purent que s’exaspérer.
« Ces cris, ces mots d’insanité,
Ne font que tout aggraver ! »
Leurs clients, déjà mis en cause,
Se voyaient par l’ire en overdose,
Enlacés dans une tourmente,
Que nul ne savait dénouer sans peine.

La brigade de répression,
Sous l’ombre des hautes instances,
Enquête sur ces actions,
Qui donnent aux juges la confiance,
De frapper plus fort encore
Ceux que l’on croit en tort.

Ainsi va la morale en ce monde :
À trop hurler contre le sort,
On attire la foudre et l’onde,
Et l’on se condamne encore.
Prenez donc garde, braves gens,
À vos mots et à vos cris,
Car la loi, dans son tourment,
Pourrait vous châtier aussi.

Ne voyez-vous donc point, amis,
Que l’emportement et la furie,
N’apportent qu’ombre et infamie ?
Plutôt que d’aiguiser les peines,
Gardez votre voix plus sereine,
Car qui veut peser sur son destin,
Doit agir avec plus de soin.

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 00:42

"Notre seul programme, c'est de prendre le pouvoir!"

Benito Mussolini

  "  Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle anti-fascisme."

Pier Paolo Pasolini – Lettres luthériennes (1976)

Chapitre 1 : L'ombre du mot

Le fascisme, ce spectre sans repos, hante les discours sans jamais se fixer. Il fut un temps où il avait une chair, un nom, une odeur âcre de poudre et de certitudes. Mussolini, Hitler, Franco : ces momies sanglantes qui ont donné au concept sa consistance première. Mais comme tout ce qui prétend à l’éternité, le fascisme s’est dissout dans la vulgarité de l’usage, il est devenu un fantôme commode, un épouvantail brandi par des tribuns à court d’arguments.

On le nomme, on l’invoque, et comme un dieu usé, il apparaît sous des formes trop diverses pour encore effrayer. Un dirigeant ferme-t-il trop fort la porte ? Fasciste. Un gouvernement raffermit-il ses frontières ? Fasciste. Le mot ne pèse plus rien, vidé de substance, flottant dans l’éther des imprécisions. Jadis précis, il est devenu impressionniste, tachiste, une étiquette que l’on colle à la paresse de la pensée.

Comme l’a écrit Cioran : « Nous sommes condamnés à la généralité dès que nous voulons exprimer une souffrance ou une idée intense. » Et ce mot, autrefois chargé de terreur et de poids, s’est dissous dans l’inflation des discours.

Chapitre 2 : Les docteurs du vide

L’académie, elle, s’échine à en fixer les contours, à en exhumer les squelettes conceptuels. Robert Paxton, Roger Griffin et d’autres tracent des lignes, définissent des seuils, posent des critères comme des remparts contre l’approximation. Dans leurs écrits, on retrouve des mots-clés : « ultranationalisme », « mobilisation de masse », « volonté de régénération ». Mais qui écoute encore les doctes dissections quand l’invective seule suffit à éreinter un adversaire ?

Dans leur solitude, ces chercheurs semblent s’acharner à préserver une flamme éteinte. Ils répertorient les formes passées, décryptent les déviations modernes, tout en sachant qu’à mesure qu’ils cataloguent, le monde avance sans eux. Le fascisme qu’ils décrivent n’est plus celui des masses, mais celui des esprits qui bricolent des idéologies à la carte.

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil, » disait Cioran, et ces académiciens, lucides mais impuissants, scrutent une ombre qui leur échappe à mesure qu’elle se déforme.

Chapitre 3 : Les visages multiples

Le fascisme est mort mille fois et mille fois ressuscité, sous des masques si divers qu’il finit par n’être plus rien. Ce qui fut un projet totalitaire s’est transformé en injure de café du commerce, un mot-valise où s’engouffre l’ignorance satisfaite. Aujourd’hui, on voit fleurir des pseudo-fascismes à la mode, épars et déstructurés, empruntant quelques traits de l’ancien régime mais sans jamais en égaler la cohérence morbide.

L’ironie réside dans cette prolifération : le fascisme n’a plus besoin d’uniformes ni de marches triomphales. Son essence se dilue dans les discours, dans les comportements autoritaires banalisés, dans les pulsions identitaires de la modernité. Les visages du fascisme moderne se confondent avec ceux d’élus populistes ou de leaders de sectes. Il n’est plus un état, mais une humeur, une tentation qui sourd partout où la peur domine.

Cioran écrivait : « Quand on cesse d’être un homme, on doit se réfugier dans un rôle. » Et c’est bien là que réside le danger du fascisme moderne : dans ces rôles interchangeables, ces figures de façade qui masquent des ambitions démesurées.

Chapitre 4 : La dilution du langage

Dans l’effritement du langage, il y a une ironie tragique. On ne combat plus le fascisme, on le proclame, on le fabrique, on l’invente. Mais à trop crier au loup, on finit par dormir tranquille au milieu des fauves. L’usure des mots, cette érosion du sens, finit par désarmer la conscience. Dire « fasciste » ne provoque plus ni frisson, ni indignation, ni réflexion. Le mot est un soupir, une habitude, un réflexe sans consistance.

Et pourtant, dans cette banalisation, le danger s’insinue. L’indifférence au mot reflète une indifférence au phénomène lui-même. Nous ne voyons plus les germes, nous ne reconnaissons plus les mécaniques. Les dictateurs en herbe n’ont plus besoin de casques ni de chemises brunes, ils avancent masqués sous les auspices du pragmatisme ou de la nécessité.

« Le temps n’est qu’une trahison des possibilités, » écrivait Cioran, et ici, cette trahison se manifeste dans l’effacement progressif des signifiants. Chaque mot perd sa gravité, et avec lui, la capacité de nommer et de combattre l’horreur.

Chapitre 5 : Retour aux sources

Face à cette confusion, il est urgent de revenir aux sources, à l’histoire, aux analyses rigoureuses. Il faut relire les manifestes, étudier les discours, revisiter les archives. Non pour ressusciter le passé, mais pour démasquer ses échos dans le présent. Le fascisme, pour ce qu’il fut et pour ce qu’il est devenu, exige un regard impitoyable.

« Penser contre soi-même est le privilège des élus, » disait Cioran. C’est ce que nous devons faire : ne pas céder à la facilité, ne pas céder aux illusions d’un monde dénué de menaces. Car ce n’est qu’en reconnaissant les nuances, en comprenant les mécanismes et en refusant la paresse intellectuelle que l’on pourra éviter le retour de ce spectre, non pas comme caricature, mais dans toute sa dangereuse subtilité.

Nous devons désormais nous méfier non seulement des fauves, mais aussi de ceux qui, par leur indifférence ou leur opportunisme, leur préparent la cage dorée.

 

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28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 23:41

“Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité.”

De Talleyrand

“Plus une calomnie est difficile à croire, plus pour la retenir les sots ont de mémoire.”

De Casimir Delavigne / Les Enfants d’Edouard

Ah, mon vieux, si tu veux causer Feng Shui et bien-être,  avec la gouaille de l'inoubliable Bérurier, alors attache bien ta ceinture parce que ça va swinguer dans les rideaux ! On va pas s’emmerder avec les salamalecs politiquement corrects ; ici, on va te parler du "business model" à la sauce canaille, version Bérurier : la calomnie comme art de vivre et ascenseur social express.

---

 **Les flux d’énergie et la calomnie : un feng shui de la prospérité**

Tu sais, le feng shui, c’est l’art de faire circuler les énergies, que ça glisse comme de la sueur dans le dos après un litre de gros rouge. Eh ben, figure-toi que la calomnie, c’est pareil : c’est un courant d’air bien placé dans les couloirs de l’info. Une rumeur bien balancée, c’est comme un meuble qu’on déplace : ça change l’atmosphère, ça fait circuler les vibrations (et les emmerdes aussi, mais ça, c’est le fun).

**La calomnie, le levier de la richesse rapide**

T’écoutes les experts, ils te diront que la richesse vient du travail, des investissements, du talent… Des conneries ! Moi, je te dis que le plus rapide, c’est la calomnie. Un bon petit ragot bien ficelé, ça te fout un concurrent à genoux plus vite qu’un procès-verbal pour excès de vitesse. Et l’effet boule de neige, hein, t’y as pensé ? Une fois que c’est lancé, c’est plus contrôlable qu’une chaudière qui pète ! Les gens adorent ça, ça leur chatouille les oreilles comme un coup de gnôle au petit matin.

 **Les lois ? Bah, faut savoir jongler avec le karma judiciaire**

Alors, attends, faut pas être plus con que ses pieds. La calomnie, c’est comme la mayonnaise : faut la monter avec finesse. Tu balances pas un truc trop gros, sinon tu te fais pincer comme un clodo dans un rayon de caviar. Mais si tu saupoudres ça avec des sous-entendus, des "on-dit" et des "j’ai entendu que…", là, mon pote, t’as une machine à cash. Et le karma judiciaire ? Pfff, ça, c’est pour les mauviettes. Un bon avocat et hop, ça passe crème.

 **Le feng shui du chaos : pour une circulation optimisée des ondes négatives**

Ah, mon gaillard, la calomnie, c’est pas juste du business, c’est une philosophie. Faut savoir jouer avec les zones obscures du feng shui : la "zone du ragot", c’est l’équivalent énergétique du placard sous l’escalier. Tu fais circuler les mauvaises vibrations là où elles font mal, et tu récupères l’énergie qui en ressort. C’est éthique ? Bien sûr que non ! Mais quand tu regardes ton compte en banque gonfler comme un soufflé au fromage, tu médites sur le concept de moralité, et ça te fait une belle jambe !

**La prospérité, c’est comme un pet dans un ascenseur : tout le monde le sent, mais personne sait d’où ça vient**

Eh oui, c’est là le secret. Faut toujours laisser planer le mystère. Une bonne calomnie, c’est comme une flatulence stratégique : tu la lâches discrètement, tu te mêles à la foule, et tout le monde cherche d’où ça vient pendant que toi, tu te tires avec la caisse. Résultat ? Tes concurrents s’entre-déchirent, et toi, t’as déjà investi dans le prochain coup fourré.

---

**Conclusion : la calomnie, un art de vivre bien-être**

Alors voilà, mon petit pote : la calomnie, c’est un feng shui inversé, une alchimie du chaos. C’est pas joli-joli, mais ça marche du feu de Dieu si tu sais manier l’art subtil du ragot. Tu crées un courant d’air nauséabond, et pendant que tout le monde s’étouffe, toi, tu respires l’odeur du succès. Alors, qui c’est qui dit merci à tonton Béru pour ce petit cours de bien-être entrepreneurial ? Allez, santé ! 🍷

Perpignan: la calomnie est il un bon modèle économique? par Robert Bérurier
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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 18:09

"Long comme un jour sans pain"

Expression populaire

Pour un budget en équilibre, le gouvernement Bayrou a besoin de rentrées massive d'argent pour boucher le tonneau des Danaïdes de la dette ! "À la fin du deuxième trimestre 2024, la dette publique s'établit à 3 228,4 milliards d'euros d'après la dernière publication de l'INSEE en date du 27 septembre 2024, soit 112 % du PIB."
C'est pourquoi en soutien le site "L'archipel contre attaque" a imaginé une taxe basée sur la durée des jours et la météo est un concept intéressant, bien qu'il présente des défis pratiques et éthiques.

Voici comment cela pourrait être conceptualisé :

Concept :

    Taxe sur la Durée du Jour :
        Principe : La taxe augmenterait progressivement à mesure que les jours rallongent. Par exemple, en hiver, la taxe serait minime, mais en été, elle serait beaucoup plus élevée.
        Application :
            Calcul :
On pourrait utiliser l'heure de lever et de coucher du soleil pour déterminer chaque jour la longueur de la journée. Par exemple, si un jour dure 14 heures, la taxe pourrait être proportionnelle à cette durée.
            Impact : Cela pourrait encourager les gens à être plus actifs ou à consommer moins durant les jours longs pour compenser la taxe.
    Taxe Météorologique :
        Principe : En plus de la longueur du jour, la qualité du temps (soleil, nuages, pluie) jouerait un rôle. Les jours ensoleillés seraient taxés plus cher que les jours nuageux ou pluvieux.
        Application :
            Calcul : Utilisation des données météorologiques quotidiennes pour ajuster la taxe. Par exemple, un jour ensoleillé pourrait multiplier la taxe de la durée du jour par un facteur de 1,5, tandis qu'un jour pluvieux réduirait ce facteur à 0,5.
            Impact : Cela pourrait encourager une gestion plus consciente des ressources énergétiques, puisque les jours de beau temps sont souvent associés à une consommation accrue (climatisation, sorties, etc.).


Considérations :

    Éthique et Équité :
        Une telle taxe pourrait être perçue comme injuste, surtout dans des régions où les conditions de luminosité et météorologiques varient énormément. Comment traiter les zones où il fait toujours beau ou toujours sombre ?
        Les personnes vivant dans des pays avec des saisons extrêmes seraient-elles désavantagées ?
    Pratique :
        La mise en œuvre nécessiterait une infrastructure de collecte de données météorologiques très précise et en temps réel.
        Les fluctuations quotidiennes rendraient la gestion fiscale complexe.
    Effets Économiques :
        Cela pourrait affecter le comportement des consommateurs, mais aussi les industries dépendantes du temps (tourisme, agriculture).
    Acceptation Sociale :
        Il faudrait une campagne d'information massive pour expliquer et justifier une telle taxe, et elle pourrait rencontrer une forte résistance.


En conclusion, bien que l'idée soit créative, elle soulève de nombreuses questions sur l'équité, la faisabilité et l'acceptation sociale, rendant son application réelle assez improbable.

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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 17:24

"Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent, sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
Oh-oh, c'est pour ça que j'irai là-bas"

JJ Goldman

 **La métamorphose des ondes : Ici et Là-bas**

Lundi 6 janvier. L’heure est 5 heures du matin, mais le temps lui-même vacille, se plie et se tord dans un éclat de brume. La radio, cette entité invisible, s’éveille comme une créature aux mille voix. Ce jour-là, France Bleu est morte et renaît, non pas dans un cri mais dans un murmure insidieux : *Ici*. Trois lettres, comme un symbole alchimique, gravées sur l’éther.

Mathilde, technicienne au regard trouble, ajuste son casque. Mais ce casque pèse aujourd’hui. Il est lourd d’une matière absurde, presque liquide, comme si le cuivre avait fondu sous une chaleur invisible. Les ondes autour d’elle vibrent et se croisent, devenant une toile mouvante qui encercle le studio. Dans la pièce, Jérôme, l’animateur, répète le nouveau jingle. Ce jingle, étrange, hypnotique, s’étire dans l’air comme un camembert trop mûr, fondu sur le bord d’une table.

« *Ici*, » répète-t-il, la voix rauque. Mais où est *Ici* ? Et si *Ici* n’était qu’un mirage, un mirage qui absorbe tout ce qui l’entoure ? Mathilde, dans une transe inexplicable, se surprend à penser que ce mot n’est pas un nom mais une énigme. Chaque fois qu’elle cligne des yeux, le studio lui semble à la fois plus vaste et plus oppressant. La console qu’elle manipule se déforme, devient un insecte aux pattes lumineuses, capturant des fréquences fugitives.

---

Pendant ce temps, loin de là, Lina se prépare dans le studio international de RFI. Non. Pas RFI. Plus maintenant. *Radio Là-bas*. Ce nom, ce concept, cette idée... il s’infiltre dans son esprit comme une goutte d’encre noire tombée dans un verre d’eau claire. Les notes de son émission, autrefois limpides, semblent soudain lui glisser entre les doigts. Une question la hante : si *Là-bas* devient le nouveau nom, alors où se trouve le *ici* de ses auditeurs ? *Là-bas* pour qui ? Pour quoi ?

Les murs du studio se resserrent autour d’elle. Les microphones, ces objets familiers, se transforment en appendices inquiétants, comme des trompes d’éléphants s’étirant à l’infini. Elle pense à ses auditeurs dans le désert, dans les forêts tropicales, dans des îles perdues où le temps lui-même semble se dissoudre. *Là-bas* n’est qu’un mot, mais un mot capable de briser l’espace et de le reconstruire dans une forme nouvelle. Lina se sent aspirée, happée par cette absurdité. Son propre reflet dans la vitre lui semble devenir celui d’une autre femme, une femme qui n’a jamais existé.

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À Paris, dans les bureaux glacés et brillants de la Maison de la Radio, Céline Pigalle contemple le lever du jour. Son visage est un masque parfait de sérénité, mais dans son esprit, une danse furieuse prend place. « Ça change tout et ça ne change rien », a-t-elle déclaré. Mais elle sait que ce n’est pas vrai. Tout change. Tout a toujours changé. Même les noms les plus solides sont des illusions. France Bleu, RFI… Ces mots n’ont jamais été que des squelettes en papier mâché. Et maintenant, *Ici* et *Là-bas* s’insinuent comme des parasites, redessinant les contours mêmes de ce qu’est une radio.

Dans un coin de son bureau, une vieille antenne oubliée semble la fixer. Céline détourne les yeux. Elle ne veut pas voir les formes étranges qui se dessinent dans l’ombre. Dehors, la Seine reflète un ciel déformé, un miroir brisé où les nuages ressemblent à des horloges molles prêtes à s’effondrer. Dans un coin de sa tête, une question tourne en boucle : et si le changement des noms n’était qu’un prétexte ? Une façade derrière laquelle se cache une vérité que personne n’est prêt à affronter ?

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Ce matin-là, les ondes hertziennes sont en ébullition. Des millions de postes de radio se connectent, aspirant les sons comme des bêtes affamées. Les auditeurs n’entendent que des voix. Mais ces voix ne sont-elles pas autre chose ? Chaque mot, chaque fréquence transporte avec lui une distorsion subtile, un grain d’étrangeté que personne n’arrive à nommer.

À mesure que la journée avance, *Ici* et *Là-bas* s’entrelacent, se répondent, se confondent. Et dans ce chaos, une vérité simple émerge, mais personne ne veut l’entendre : les noms ne sont que des clés, et derrière ces portes, c’est le vide qui vous attend.

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26 janvier 2025 7 26 /01 /janvier /2025 13:44

"Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été"

LE SUD Nino Ferrer

 "bien mal acquis ne profite jamais"

expression populaire


«Toi qui entre ici, abandonne tout espoir ! » C'est par ces propos tristement célèbres que Dante, – poète florentin du 14e siècle – accueillait dans sa Divine Comédie ceux qui se retrouvaient supposément en enfer.

Une appellation, c'est en soi une identité. Et une identité, c'est un sous-jacent une sorte de mission. Donc,la Radio de service public loquace, s'est successivement appelée : Radio France Roussillon, France Bleu Roussillon,  et désormais ICI ! #paslàbas parce que "tout est neuf, et tout est sauvage"

Le premier nom, nous dit qu'elle a pour mission (la radio) de diffuser la vision de la France du Roussillon (les hauts cantons, sont inclus dans la plaine), de parler pour l'essentiel en Français, mais de garder l'accent catalan. (y'avait même des animateurs spécialisés pour ça)

Le deuxième nom, fait état d'une première dilution, France Bleu Roussillon !

La rencontre "des locales "de Radio France, avec les cheveux bleus des vieilles dames (désormais les cheveux bleus, c'est pour les I.E.L.E.S) Radio Bleu, la radio des vieux...Enfin les seniors, comme ils disent.

Était-ce à cause du déjà vieillissement de la population, que Paris décidait, de mettre du Bleu dans son vin? Mais ceci déterminait une certaine idée de la fabrication quotidienne, du contenant et du contenu de la programmation; comme une section de prix du festival de Cannes : un certain regard !

Le réel de la vision du territoire, commence à être émollié façon carpaccio pour que les "sans dents" de l'esprit puissent l'absorber : la sublime répétition d'un clocher de Collioure, ou d'un Canigou enneigé comme le mont Fuji!

La Radio vous fera vivre dans une boule à neige, qu'il ne faudra jamais secouer...

Tout cela, forme dans le temps des digues mentales qu'on a d'abord sapé, puis faites s'écrouler dans l'esprit de l'auditeur.

Puis, comme ne le chante plus les communistes, c'est la Frentouch finale: désormais, vous êtes "Ici" !

"Selon la directrice des antennes, Céline Pigalle, «ça change tout et ça ne change rien». Depuis ce lundi 6 janvier à 5 heures le réseau de radios locales France Bleu est officiellement devenu «Ici». Ce passage à un nouveau nom se fait dans le cadre d'un rapprochement lancé de longue date avec France 3."

C'est tellement évident, qu'on y est, que la capitale, justifie qu'on a pas à rappeler le nom du territoire d'ici : Ici Paris, Ici Moscou ?

Comme dans la pub pour les bonbons Mentos (qu'il ne faut pas mélanger avec du Coca, sans quoi ça risque de déborder) . On se trouve dans un désert de sable, mais un panneau indicateur affirme: vous êtes ici ! Dans ce cas précis, "ici", c'est nul part...

Et comme le chantait JJ Goldman dans "Là-bas" :"Ici, tout est joué d'avance
Et l'on n'y peut rien changer" "ici, les autres imposent leur loi" "ici, nos réves sont étroits

Du coup, dans toute la France, on est ici, partout !

Le grand public d'ici ce sera-t-il ému de ce qu'on change son paysage mental sans lui demander son avis? Les catalanistes feront-ils une sardane autour de la radio pour signifier leur mécontentement ?

Non puisque, eux, sont déjà partis sur Radio Arrels, la radio de réserve (indienne, vaut mieux, que 2 tu Laura) de Barcelone (un autre Ici est possible, kumcuat ) 

Vous êtes désormais ici, et la France a disparu...

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