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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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12 décembre 2024 4 12 /12 /décembre /2024 12:56

« C’est un acteur déplorable qui gueule, et qui soulève, avec des " han! " de porteur d’eau, le vers qu’il faut laisser s’envoler. »

Cyrano de Bergerac , Edmond Rostand

**"Perpignan autrement" : la fabuleuse épopée du retour des listes UMPS**  

Ah, l’éternel printemps de la politique perpignanaise ! Alors que 2026 s’approche à grands pas, voilà qu’un parfum bien connu emplit l’air de la ville. Non, ce n’est pas celui des fleurs des platanes ou des marchés colorés du centre-ville. C’est celui, subtilement enivrant, de l’union sacrée des contraires : la liste "UMPS", ressuscitée telle une tradition locale.  

Sous le doux nom de *"Perpignan autrement"*, on assiste à un spectacle désormais classique : la promesse d’un changement radical… par les mêmes qui changent peu. Certes, la rose n’est plus ce qu’elle était, mais, comme disent les poètes, *"L’important, ce n’est pas la rose, mais son parfum."*  

 **Un mariage de raison, pour le bien commun (ou presque)**  

D’un côté, les ex-roses qui ont tourné libérales pour séduire les diplômés urbains et les think tanks bienpensants. De l’autre, les centristes qui se découvrent soudain une passion pour la solidarité et la culture accessible à tous. Et au milieu, les habitants de Perpignan, qui s’interrogent : ce "rassemblement inédit" ne ressemble-t-il pas étrangement à une vieille recette réchauffée ?  

Ah, mais quelle ambition ! Nous, habitant.e.s, citoyen.ne.s, militant.e.s syndicaux, et autres enthousiastes de la *cause commune*, avons lu l’appel vibrant : *"Perpignan a droit à son printemps !"* Le problème, c’est qu’après tant d’hivers, les bourgeons politiques ont un peu de mal à convaincre.  

 **Quand Terra Nova souffle encore sur la tramontane**  

Derrière cette opération de "rassemblement", un vent venu de loin, celui des brillantes analyses de Terra Nova, le think tank préféré des réformistes en cravate. Ces stratèges, on s’en souvient, avaient en 2011 préconisé de délaisser les ouvriers – cette classe en "déclin" – pour se tourner vers les "outsiders" : diplômés, jeunes urbains, et minorités progressistes.  

Les ouvriers ? Trop vieux jeu, trop classe sociale. Les nouveaux électeurs de gauche ? Des *values voters*, unis par des idéaux culturels plutôt que par des revendications matérielles. Ce qui tombe bien : ça coûte moins cher en programmes et en luttes.  

Alors, à Perpignan, on reprend la formule : un soupçon de justice sociale, une pincée d’écologie, une louche de tolérance, le tout saupoudré de catalanité… et voilà une recette prête à conquérir les urnes.  

 **Un nouveau souffle asthmatique  ? Ou le même vieux vent ?**  

Et pourtant, la promesse de "Perpignan autrement" peine à masquer l’évidence : cette union n’est pas vraiment inédite. C’est le bon vieux front anti-Aliot, repeint en vert pastel et en rose délavé. Mais pourquoi changer une équipe qui… n’a pas vraiment gagné depuis des années ?  

Dans cette pièce aux airs de déjà-vu, les spectateurs pourraient bien rester sur leur faim. Les Perpignanais, eux, attendent autre chose qu’un *remix* des années passées. Peut-être même qu’ils se demandent si l’important, ce n’est pas seulement le parfum, mais la substance.  

Alors, à 2026, Perpignan ! Que le meilleur gagne. Et que les promesses – enfin – se réalisent.

**Tirade de la liste UMPS, à la manière de Cyrano de Bergerac :**  

**Que dites-vous ? Rallier votre "Perpignan Autrement" ?**  
Porter l’étendard rose fané d’un passé qui s’efface,  
Ou celui, au centre, à la couleur de l’impasse ?  
Reprendre, en chœur, vos refrains convenus,  
Unir nos voix pour un énième "tout est perdu" ?  

**Non, merci !**  

Aller quêter l’espoir dans vos appels timides,  
Vous qui, hier, applaudissiez des choix intrépides  
Quand la rose se fit libérale, et que le peuple trahi  
Chercha refuge ailleurs, seul, sans parti ?  

**Non, merci !**  

Louer vos grands principes, vos nobles intentions,  
Tout en sachant bien que vos douces professions  
Cachent des calculs, des alliances tacites,  
Des "compromis nécessaires" qui sonnent hypocrites ?  

**Non, merci !**  

Vous suivre pour repeindre des façades déjà ternies,  
Rassembler en façade, mais diviser en petits,  
Faire d’Aliot votre seul ennemi commun  
Quand les vrais maux sont ailleurs, anciens et importuns ?  

**Non, merci !**  

Moi, j’aurais préféré, face à ce désarroi,  
Voir des actes, des projets, des luttes, une vraie foi,  
Pas un parfum fané, ni un ersatz d’avenir,  
Mais un printemps sincère qui ferait enfin fleurir !  

**Oui, merci !**  

Merci de m’inviter, mais je refuse ! Allez seuls !  
Faites vos listes, vos alliances, vos duels,  
Moi, j’irai marcher, sans promesse ni détour,  
À chercher l’horizon d’un renouveau plus pur.  

**Rester fidèle à mes valeurs, sans compromis ni peur,  
Et si je tombe, au moins ce sera sans rancœur.** 

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10 décembre 2024 2 10 /12 /décembre /2024 17:15

"La USAP canta l'Estaca, és magnífic El País, la terra la cultura, la llengua fan una nació. Ens hem de trobar els uns i els altres, ens hem de conèixer. Unitat: estiguem units, no podem ser d'acord amb tot, però ho hem de ser amb el més important."

Monserrat Biosca

Hier, s'est éteinte Montserrat Biosca à l’âge de soixante-dix-neuf ans, comme l’a annoncé Radio Arrels. Née à Barcelone en 1945, sous l’ombre oppressante du franquisme, elle fut une figure majeure de la défense de la langue et de l’identité catalanes, particulièrement en Catalogne Nord, où elle passa la majeure partie de sa vie.  L'Archipel contre attaque est triste, nous avions eu la chance de la rencontrer, ainsi que son époux, ces rencontres nous ont enrichi. Notre tristesse et nos condoléances, vont à ses fils (particulièrement à mon ami Joan)  et leur enfants...

**Une destinée ancrée dans l’engagement**  

En 1969, Montserrat Biosca traverse les Pyrénées pour rejoindre Prada et participer à la première édition de l’Université Catalane d’Été. C’est là qu’elle rencontre Llorenç Planes, un jeune Vallespirien. Trois ans plus tard, leur union scelle non seulement un mariage, mais aussi le début d’un projet commun : redonner un nom et une conscience à la terre septentrionale de la Catalogne.  

Avec Llorenç, elle refuse l’appellation réductrice de "Rosselló", qui néglige le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir. Ensemble, ils forgent une identité : **"Catalogne Nord"**. Un nom, peut-être grammaticalement incorrect, mais porteur d’une ambition claire : rappeler que ces terres appartiennent au cœur battant de la culture catalane. En 1974, ils publient *Le Petit Livre de Catalogne Nord*, un manifeste identitaire qui prend racine avec une force insoupçonnée.  

 **Un pilier de la culture catalane en terre nordique**  

En 1981, après une parenthèse parisienne, le couple revient en Catalogne Nord, à Théza, où ils s’installent pour contribuer à l’épanouissement local. Lui, ingénieur agronome ; elle, comptable. Mais c’est dans l’âme militante de Montserrat que se joue l’essentiel.  

À la tête d’**Òmnium Cultural Catalogne Nord**, petite sœur d’une des institutions catalanes les plus influentes, elle œuvre inlassablement. Elle impulse la **Nit Literària de Sant Jordi**, développe des cours de catalan dans les communes, tisse des liens entre culture et économie, donnant à la langue et à l’identité catalanes une place d’honneur au cœur d’une région souvent marginalisée.  

 **Une vie marquée par la résilience et la transmission**  

Lorsque Llorenç Planes s’éteint en décembre 2016, Montserrat Biosca reste fidèle à son combat. Elle affronte les dernières années de sa vie avec une force discrète, résistant à la maladie tout en continuant à incarner l’espoir d’une Catalogne Nord forte de sa culture et de ses traditions.  

 **L’héritage de Montserrat Biosca : un pont entre deux rives du destin catalan**  

Montserrat Biosca ne fut pas seulement une militante, mais une femme-pont, reliant Barcelone et Perpignan, le franquisme révolu et l’avenir catalan. Elle laisse derrière elle une Catalogne Nord consciente d’elle-même, fière de ses racines et prête à poursuivre l’œuvre qu’elle a entamée.  

Son nom entre aujourd’hui dans le panthéon des bâtisseurs de l’identité catalane. Comme elle l’a si bien incarné, "Catalogne Nord" n’est pas qu’un territoire, mais une idée, un appel à ne jamais oublier d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va. 

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9 décembre 2024 1 09 /12 /décembre /2024 07:12

“Faire une élection, c'est raconter une histoire de telle façon que l'enfant qui sommeille en tout électeur croie que le candidat est le seul héros crédible de cette histoire.”

De Jacques Séguéla / L'Evénement du jeudi - 11 Octobre 1990

 

Or sus, mes amis, prêtez oreille à cette farce digne d’être mise en prose et chantée sur les places publiques ! Perpignan, cette bonne ville du midi, toute hérissée de cloîtres, tavernes et palais, se trouve embastillée sous la férule du redouté sire Louis Aliot, qui, à force de promesses sifflantes et d’airs populaciers, s’est assis en maître sur la grande écharpe tricolore. Mais voilà qu’un champion nouveau se lève, Maître Christophe Euzet, homme de lettres et de lois, qui se veut le délivreur de cette cité lasse et languissante.

---

 **Du règne d’Aliot, ou la fatigue des citoyens**  

Louis Aliot, ce prévôt au verbe prompt, avait jadis promis à tout un chacun monts et merveilles : la sécurité pour les braves, l’ordre pour les dévoyés, et des rues propres comme des nappes à noces. Las ! Il advint que ses promesses ne furent que poussière et mirage. Les tavernes se vidèrent, les marchés décrurent, et le peuple, au lieu de chanter sous le soleil catalan, gémissait de lassitude.  

Maître Euzet, observant ce triste tableau, s’écria : « Par le vin de Bacchus et les entrailles de Gargantua, Perpignan vaut mieux que ces fadaises populistes ! Il est temps de rendre vie et chaleur à cette bonne ville ! »

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 **Du champion Euzet et de ses origines**  

Ce maître Christophe, né sous le ciel perpignanais, mais devenu célèbre en terres héraultaises, n’est point novice en l’art des batailles politiques. Il fut député macroniste et érudit en droit, ce qui, en ces contrées de la Gascogne et du Roussillon, est à peu près aussi rare qu’un œuf de griffon. Or, las de ses voyages et des intrigues parisiennes, il décide de revenir au bercail, tel Ulysse retrouvant Ithaque, pour relever le défi et braver le terrible Aliot.  

**"Perpignan il est temps" : ou comment rassembler les frères ennemis**  

Maître Euzet, homme de grand esprit et de forte poigne, crée une association qu’il nomme « Perpignan il est temps ! » – un cri de ralliement qui, à lui seul, pourrait faire lever une armée de citoyens endormis. Mais l’astuce de cet homme subtil n’est point d’entrer seul en lice. Que nenni ! Il se fait rassembleur, unificateur, cherchant à unir sous une même bannière écologistes, centristes, socialistes et même quelques désabusés des promesses creuses d’Aliot.  

Et tel Gargantua réunissant autour de lui compagnons de table et boute-en-train, il prêche la concorde, assurant que « l’union fait la force, et la division la déroute. »

--**Du programme et des grandes promesses**  

Or, pour plaire à la foule, Maître Euzet se fait non seulement homme de verbe, mais aussi d’action. Il promet une économie relocalisée, des foires florissantes, des rues aussi animées qu’un banquet de noces, et une démocratie participative où chacun pourrait faire entendre sa voix, même entre deux gorgées de vin.  

Mais attention, point de moulinets ou de promesses creuses. « Foin de vaines paroles ! » dit-il. « Ce que je propose, je le ferai, et je le ferai bien. » Et de clamer que la bonne gouvernance repose sur la justice sociale et la transparence, deux vertus rares dans les contrées administrées par son adversaire.

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 **Du duel à venir et de la grande espérance**  

Ainsi, la bataille pour la mairie s’annonce comme un duel digne des plus grands récits chevaleresques. D’un côté, sire Aliot, cuirassé de sa rhétorique populacière, entouré de ses séides et promettant des réformes qui n’en finissent jamais d’être repoussées. De l’autre, Maître Euzet, armé de son savoir et de son pragmatisme, prêt à défier l’adversaire sur le terrain des idées et des actes.  

La foule, encore incertaine, murmure : « Parviendra-t-il à renverser ce despote et à réconcilier nos quartiers divisés ? » Et lui de répondre : « Mes amis, l’avenir ne se bâtit point avec des peurs, mais avec de l’audace et de l’espoir. »

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 **Épilogue : une ville à réveiller**  

Or donc, mes amis, tandis que les tambours de la campagne résonnent dans les rues de Perpignan, les esprits s’échauffent et les paris vont bon train. Aliot tiendra-t-il son bastion, ou bien Euzet, tel un nouvel Hercule, viendra-t-il nettoyer les écuries de la mairie ?  

L’histoire ne le dit pas encore, mais si le bon peuple de Perpignan se lève et fait cause commune, qui sait ? Peut-être verrons-nous Maître Euzet porter l’écharpe tricolore, et notre bonne ville renaître, tel un phénix survolant le Canigou.  

À boire et à rire, mes chers amis, et que vive Perpignan libre et prospère !

"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
"La Merveilleuse Querelle pour la Mairie de Perpignan, ou Comment Maître Euzet Prétend Délivrer la Cité du Sha National! interview par Nicolas Caudeville
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8 décembre 2024 7 08 /12 /décembre /2024 17:53
"La bataille de Perpignan" : un film de Noël pas comme les autres https://www.cinemutins.com/gare-a-perpignan-

Bienvenue à Perpignan, la capitale ensoleillée des intrigues politiques, où cette année, le Père Noël a décidé de laisser ses rennes au vestiaire pour un tour de campagne électorale. Imaginez une comédie dramatique sur fond de fatigue démocratique, un "Love Actually" revisité où les déclarations d’amour laissent place aux alliances improbables et aux promesses électorales. Voilà le ton de "La bataille de Perpignan : Fragments d'une fatigue démocratique", réalisé par Bertrand Schmit.


Synopsis : "Jingle bells, mais pas pour tout le monde"  https://www.cinemutins.com/gare-a-perpignan-https://www.cinemutins.com/gare-a-perpignan-

Dans ce joyeux désordre municipal, deux héroïnes se partagent la scène :

  • Caroline Forgues, la novice citoyenne, s’engage corps et âme dans une campagne qu’elle découvre aussi passionnante qu’épuisante. Épaulée par une liste aussi bigarrée que son pull de Noël (LFI, PCF, NPA...), elle jongle entre rédiger ses discours dans sa cuisine et calmer les tensions internes dignes d’un repas de famille raté.
  • Clotilde Ripoull, la candidate centriste vétérane, fait son retour pour une troisième tentative. Toujours aussi déterminée qu’un elfe monté sur ressorts, elle enchaîne les appels pour sceller des alliances improbables. Même le fantôme du Macronisme local fait une apparition, sans succès.

Mais derrière ces péripéties se cache un adversaire redoutable : Louis Aliot, le candidat RN, qui déroule sa stratégie avec l’assurance d’un Père Noël distribuant ses cadeaux sans concurrence. Et spoiler alert : c’est bien lui qui décroche l’écharpe tricolore à la fin.


Une campagne vue comme un téléfilm de Noël https://www.cinemutins.com/gare-a-perpignan-

Le film s’ouvre sur un décor typique de fin de conte : une fête victorieuse. Mais ici, les guirlandes sont remplacées par les sourires de l’équipe d’Aliot et les slogans triomphants. Le réalisateur nous invite ensuite à remonter le fil de cette campagne, où chaque candidat incarne une facette de la vie politique locale : les espoirs, les désillusions, et surtout, une ambiance de "fatigue démocratique" qui résonne plus comme une ballade mélancolique que comme un chant festif.


Les coulisses du pouvoir (et des désillusions)

Bertrand Schmit nous offre un regard aussi proche qu’un gros plan sous le gui.

  • On voit Caroline, entre deux cafés brûlants, tenter d’unifier sa liste hétérogène. Chaque réunion ressemble à une scène de dîner de Noël où personne n’est d’accord sur la sauce pour la dinde.
  • Clotilde, quant à elle, négocie sans relâche, mais finit par donner l’impression d’un sapin un peu dégarni à force de chercher la guirlande parfaite.
  • Enfin, Louis Aliot, qui, tel un Père Noël impassible, compte les cadeaux électoraux qui s’accumulent dans sa hotte.

"Love Actually" version politique ? Presque.

Ce qui différencie "La bataille de Perpignan" des classiques téléfilms de Noël, c’est l’absence d’un miracle réconciliateur. Ici, pas de baiser sous la neige, mais une leçon bien amère : la politique locale, avec ses promesses de proximité et ses idéaux, finit souvent noyée sous les éléments de langage et les stratégies froides. C’est Noël sans magie, mais avec un réalisme brut qui fait réfléchir.


Une fable moderne (et un peu grinçante)

Le film s’interroge subtilement : comment en sommes-nous arrivés là ?

  • Pourquoi la démocratie locale semble-t-elle aussi usée qu’un vieux pull de Noël ?
  • Comment Louis Aliot a-t-il su capter cette exaspération générale pour s’imposer comme le "sauveur" ?

Ce sont des questions lourdes de sens, mais portées avec une légèreté visuelle et narrative qui rappellent les meilleurs moments des comédies amères.


Pourquoi voir ce film ?

Pour les amateurs de politique, c’est une leçon en trompe-l’œil sur les mécaniques du pouvoir. Pour les fans de Noël, c’est une occasion de troquer le chocolat chaud contre un verre de vin, en riant (jaune) devant ces personnages plus vrais que nature.

"La bataille de Perpignan" n’est pas seulement un documentaire, c’est une tragédie festive qui nous rappelle que, même à Noël, tout le monde ne reçoit pas les mêmes cadeaux.

 

 

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4 décembre 2024 3 04 /12 /décembre /2024 01:11

"Regardez ce type à côté de vous ! Regardez-le dans les yeux ! Vous verrez un type qui foncera avec vous. Vous verrez un type qui se sacrifiera pour l'équipe parce qu'il sait que le moment venu, vous en ferez autant pour lui... C'est ça une équipe messieurs. Soit nous guérissons, maintenant, en équipe... Soit nous mourrons, en individus. C'est ça le football, les gars. Rien de plus. Eh bien, qu'allez-vous faire ?"

L'enfer du dimanche Oliver Stone

**Indignez-vous ! Quand les "Catalans qui gagnent" dansent sur l’aiguille de la République en chute**  

En feuilletant le supplément de *L’Indépendant* consacré aux "Catalans qui gagnent", une étrange sensation m’a envahi. Comme un écho lointain de la question byzantine : *"Combien d’anges peuvent danser sur la pointe d’une aiguille ?"*. Une interrogation à la fois vaine et fascinante, posée alors que l’Empire de Constantinople s’effondrait autour de ses penseurs. Cette célébration des gagnants, dans une France plongée dans la confusion politique et institutionnelle, résonne de manière tragiquement décalée. La Cinquième République, ébranlée par la dissolution de l’Assemblée et l’incapacité d’unir ses forces vives, semble glisser doucement vers une forme de "démocratie spectacle", où le récit du succès individuel masque la faillite collective.  

### Les "gagnants" face à la débâcle

L’éloge des "Catalans qui gagnent" est un bel exercice, une respiration dans une actualité lourde. Ces entrepreneurs audacieux, ces héros locaux, ces jeunes courageux, nous rappellent que dans les marges de la République, une vitalité persiste. Pourtant, en le lisant, je ne pouvais m’empêcher de penser au contraste criant avec l’état de nos institutions. Comme si, au milieu d’un naufrage, nous choisissions de raconter les exploits des meilleurs rameurs, oubliant que le navire lui-même est en train de sombrer.  

Le président, en déplacement à l’étranger, semble se désintéresser de l’implosion de l’Assemblée qu’il avait lui-même dissoute. Un gouvernement fragilisé s’accroche à un 49.3 contesté pour faire passer un budget, tandis que l’opposition, hétéroclite et désorganisée, rêve d’une censure qui ne déboucherait que sur davantage de chaos. La République vacille, et pendant ce temps, nous comptons les anges sur la pointe de l’aiguille.  

### Une démocratie en mise en abîme

Cette célébration des gagnants devient alors une mise en abîme saisissante. Elle reflète une République où le collectif s’efface derrière des récits individuels. Les "Catalans qui gagnent" sont les anges lumineux de cette nouvelle époque, dansant au sommet d’une démocratie réduite à une coquille vide. Ces récits inspirants, ces succès mérités ne sont-ils pas aussi une distraction ? Un moyen d’éviter la question plus pressante : *que reste-t-il de notre contrat social ?*  

Le paradoxe est cruel. Tandis que l’on glorifie des individus qui triomphent par leur courage, leur créativité ou leur abnégation, la structure même qui devrait permettre à tous de prospérer – l’État républicain – s’effondre lentement sous le poids de ses contradictions.  

### L’aiguille vacille  

La question "Combien d’anges peuvent danser sur la pointe d’une aiguille ?" illustre l’absurdité d’une réflexion détachée du réel, alors que tout autour, l’urgence gronde. Aujourd’hui, cette aiguille pourrait symboliser la République elle-même, fragile, précaire, prête à céder sous le poids des attentes et des déceptions.  

Les gagnants dansent, mais l’aiguille vacille. Pendant ce temps, les "perdants" – les invisibles, les précaires, les résignés – regardent, impuissants. Ils ne sont ni dans les pages des journaux, ni dans les hautes sphères de pouvoir. Ils survivent à peine, invisibles dans ce grand ballet où seuls les anges triomphent.  

### Une danse en marge de l’essentiel  

La célébration des "Catalans qui gagnent" est-elle vaine ? Non, car ces récits inspirent, ils donnent à rêver. Mais elle devient problématique lorsqu’elle détourne le regard des structures brisées, lorsqu’elle remplace l’indispensable réforme par une flatterie superficielle de l’excellence individuelle.  

Au lieu de se demander "qui gagne ?", ne devrions-nous pas nous interroger sur le sens même de cette victoire dans un pays qui s’effrite ? Que vaut le succès d’un individu lorsque le collectif s’écroule ? La pointe de l’aiguille ne peut soutenir infiniment les anges, pas plus qu’une démocratie ne peut subsister sans un effort commun pour la préserver.  

### Indignez-vous, une fois encore  

Il est temps de cesser de compter les anges et de regarder l’aiguille elle-même. La République n’a pas besoin de gagnants isolés, mais de citoyens solidaires. Elle n’a pas besoin de danses brillantes, mais de bases solides. Comme le disait Stéphane Hessel, l’indignation est une étincelle. Indignons-nous de cette danse inutile, de ce spectacle qui masque l’essentiel. Puis, transformons cette indignation en action.  

Car si la Cinquième République est à genoux, c’est à nous, citoyens, de la relever. Ensemble. Quittons la pointe de l’aiguille et redescendons sur la terre ferme, là où se joue l’avenir.

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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 21:44

"Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils."

Rudyard Kipling,

### **Test : Êtes-vous un Catalan qui gagne ?**

Vous lisez ces lignes et une question vous brûle les lèvres : êtes-vous digne de figurer dans le glorieux supplément des « Catalans qui gagnent » de *L’Indépendant* ? Ou faites-vous plutôt partie de l’ombre silencieuse de ceux qui, eh bien… restent ? Répondez à ces questions avec honnêteté (ou non, après tout, qui le saura ?) et découvrez où vous vous situez sur l’échelle catalane de la gloire.

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#### **Question 1 : Votre dernier grand accomplissement ?**  
A. Vous avez sauvé quelqu’un de la noyade tout en récitant Confucius.  
B. Vous avez lancé une entreprise innovante malgré trois confinements et une crise énergétique.  
C. Vous avez conduit vos enfants à l’école à l’heure cinq jours d’affilée (et avec un sourire).  
D. Vous avez survécu à un repas de famille sur fond de débat sur l’indépendantisme catalan.

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#### **Question 2 : Comment décririez-vous votre entourage ?**  
A. Ils parlent de moi comme d’un héros local. J’ai même eu droit à une statue en papier mâché dans une fête de village.  
B. Ils m’envient un peu mais ne le disent pas.  
C. Ils m’aiment bien, mais uniquement quand je ramène des pastissets.  
D. Ils ont oublié mon prénom.

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#### **Question 3 : Que faites-vous le dimanche matin ?**  
A. Trail en montagne suivi d’un article dans *L’Indépendant*.  
B. Réunion Zoom avec des investisseurs pour votre start-up.  
C. Marché local pour acheter des légumes du coin (et râler sur les prix).  
D. Grasse matinée après une semaine où votre réveil a sonné à 6h30 tous les jours.

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#### **Question 4 : Quelle est votre relation avec les Pyrénées-Orientales ?**  
A. J’incarne la grandeur de cette terre. Mon existence suffit à en promouvoir l’excellence.  
B. J’essaie de valoriser la région dans mes projets professionnels ou associatifs.  
C. J’aime les paysages, surtout depuis ma voiture en route vers une sortie IKEA.  
D. Je rêve parfois de m’enfuir… mais il faut bien payer le loyer.

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#### **Question 5 : Quelle citation pourrait résumer votre vie ?**  
A. « Être remarquable, c’est mon quotidien. »  
B. « La réussite vient à ceux qui osent ! »  
C. « Je fais de mon mieux avec ce que j’ai. »  
D. « Au moins, j’ai Netflix. »

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### **Résultats : Découvrez si vous êtes un Catalan qui gagne !**

**Majorité de A** :  
***Champion intergalactique des Pyrénées-Orientales***  

Bravo, vous êtes l’incarnation parfaite du « Catalan qui gagne ». Vous êtes le genre de personne que *L’Indépendant* adorerait mettre en première page. Héros, entrepreneur, athlète : vous faites rêver. Mais attention à ne pas prendre la grosse tête, même si ça semble déjà trop tard.

**Majorité de B** :  
***Catalan en passe de gagner***  

Vous êtes sur le chemin de la gloire. Encore un petit effort, et vous figurerez peut-être dans l’édition spéciale de l’année prochaine. Persévérez, et qui sait ? Un sauvetage en mer ou un prix d’innovation, et c’est dans la poche.

**Majorité de C** :  
***Catalan de l’ombre***  

Vous êtes l’épine dorsale silencieuse des Pyrénées-Orientales. On ne parlera jamais de vous dans un supplément, mais sans vous, la région s’effondrerait. Pas de strass ni de paillettes, mais au moins, vous avez des pastissets. Et ça, c’est déjà beaucoup.

**Majorité de D** :  
***Perdant sublime***  

Vous êtes un looser magnifique, une figure tragique de la vie ordinaire. Vos efforts ne seront jamais reconnus, mais ils ont un charme discret. Si un jour *L’Indépendant* sort un supplément sur les « Catalans qui s’accrochent », vous en serez probablement la vedette.

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Et voilà, maintenant vous savez où vous vous situez. Quoi qu’il en soit, rassurez-vous : gagnant ou non, vous avez un mérite inestimable… celui d’avoir pris le temps de faire ce test.

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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 20:59

"Dans les gares, il y a les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien! "

E. Macron https://fr.wikipedia.org/wiki/

“Les perdants ont toujours fêté leur victoire avant de gagner.”
Najib Ben Seffaj
 

### **Les Catalans qui gagnent : et les autres, alors ?**

Ah, les « Catalans qui gagnent » ! Que serions-nous sans ces étoiles locales, ces éclatantes figures de la réussite qui viennent illuminer les pages de *L’Indépendant* ? Chaque année, c’est la même ritournelle : un défilé de héros modestes, mais pas trop, auxquels on dédie un supplément entier pour mieux se féliciter de vivre sur cette terre bénie des Pyrénées-Orientales, où l’air de la montagne semble insuffler à quelques élus le souffle de la victoire. Oui, bravo à eux. Vraiment. On applaudit. Mais une petite question nous taraude : que fait-on de tous les autres ?

#### **Le culte des gagnants, ou l’art de s’auto-congratuler**http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/12/les-tests-de-l-archipel-contre-attaque-etes-vous-un-catalan-qui-gagne-lindependant.html

Car soyons honnêtes : il y a quelque chose de savoureusement narcissique dans cette célébration annuelle des réussites locales. Regardez-nous, semble clamer *L’Indépendant*, regardez comme nous savons dénicher ces perles rares, ces « belles personnes » qui font la fierté du « 66 ». Le ton déborde d’enthousiasme, un peu comme si chaque portrait était une victoire personnelle pour le journal lui-même. « Nous, acteurs du territoire, nous racontons les récits de ceux qui font la richesse des Pyrénées-Orientales ! » Quelle noble mission. Quelle humilité. Confucius n’aurait pas dit mieux.

Et à force de tambouriner cette hymne à la réussite, on en oublie que la majorité des habitants du coin ne figurera jamais dans ce palmarès doré. Ils ne sont pas médecins héroïques, ni entrepreneurs visionnaires, ni même lycéens courageux capables de se jeter à l’eau pour sauver une vie. Non, eux, ils triment en silence, invisibles, sans espoir de figurer dans un supplément. Mais qu’ils se rassurent : leur anonymat contribue à faire briller un peu plus ceux qui ont « la gagne ».

#### **Les strass de l’humilité**

L’édito prend pourtant soin de nous rappeler que tout cela se fait « sans strass ni paillettes ». Ah, quelle admirable modestie dans cette mise en lumière de l’authenticité ! Pas besoin de tapis rouges façon Césars, non, juste un bon vieux tapis de compliments bien épais. Ici, la simplicité devient un outil marketing, une vitrine où chaque gagnant est vendu comme une pépite brute, miraculeusement déterrée de cette terre de rigueur et d’authenticité qu’est le « 66 ». L’Indépendant s’érige en gardien de ces « vraies valeurs », avec une subtilité digne d’un spot publicitaire pour le terroir local.

Mais derrière cette façade d’humilité, on devine un message plus incisif : si vous ne figurez pas dans ce catalogue de champions, c’est sans doute que vous n’avez pas assez travaillé. Pas assez transpiré. Vous auriez pu gagner, si seulement vous aviez mis un peu plus de « jus de crâne ». Alors, tant pis pour vous.

#### **Le club fermé des gagnants**

Car soyons clairs : être un « Catalan qui gagne », ça se mérite. Il ne suffit pas de mener une vie honnête, de payer ses impôts ou d’élever des enfants dans un contexte difficile. Non, il faut exceller, briller, accomplir quelque chose de « remarquable ». Et pour ceux qui n’y parviennent pas, il reste le hors champ. La masse informe des « gens qui ne sont rien », pour reprendre l’expression présidentielle. On ne va tout de même pas gâcher un supplément entier pour célébrer des vies ordinaires, non ?

Et pourtant, que seraient les gagnants sans les perdants ? Sans ceux qui, par leur modestie et leur anonymat, leur offrent un contraste flatteur ? Il faut bien des spectateurs pour applaudir. Le supplément pourrait leur consacrer une petite page, peut-être. Mais cela ferait tache dans cette belle vitrine de réussites.

#### **Et si on célébrait les perdants ?**

Au fond, peut-être faudrait-il un supplément parallèle : *Les Catalans qui restent*. Pas de photos en première page, pas de récits vibrants. Juste des portraits honnêtes de ceux qui galèrent, qui survivent, qui maintiennent la machine en marche sans jamais recevoir la moindre médaille. Mais, soyons réalistes : cela se vendrait-il aussi bien ? Pas sûr. Alors, continuons à célébrer nos gagnants. Et laissons les autres dans l’ombre, où, visiblement, ils sont à leur place.

Estem orgullosos dels nostres catalans que guanyen. Mais pour les autres, un grand silence.

Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
Perpignan: l'indépendant et le département célébrent , "les catalan qui gagnent" ou s'auto-célébrent au palais des rois de Majorque? par Robert Dainar
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3 décembre 2024 2 03 /12 /décembre /2024 13:30

 

   " Quand te reverrais-je ? Pays merveilleux ! Où ceux qui s’aiment, vivent à deux !"
    Les bronzés font du ski, Jean-Claude.

 

**Sous les pierres de Perpignan : murmures, ambitions et malentendus**  

"Et si j'étais né en 17 à Perpinya
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été Perpignan?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent"

Dans l’ombre des ruelles étroites de Perpignan, où l’air semble chargé d’histoire et de poussière, le marigot politique s’agite, bruisse et soupire. Sous la discrétion apparente des façades en pierre, une effervescence discrète et insatiable anime les ambitions et les cristallisations de carrières. Ici, dans ce théâtre feutré mais implacable, tout se joue dans le clair-obscur des alliances et des calculs.  

**"On se rencontre, on se parle, on veut des soutiens."**

Les paroles glissent d’une oreille à l’autre, teintées d’une intensité presque lyrique, parfois grotesque. Chacun cultive son espoir de percer, même si c’est sur un malentendu. La formule politique culte de Jean-Claude Dusse dans *"Les Bronzés font du ski"* résonne étrangement bien dans ce paysage :  
> *"Écoute Bernard… oublie qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! Sur un malentendu, ça peut marcher…"*  

Car à Perpignan, la politique s’écrit souvent façon *"gros rouge qui tache"*, une version démocratique et locale de la *cuvée du patron*.

On y retrouve les saveurs du "Mexicain", un millésime mythique d’une époque révolue, où, dans l’allégresse générale, on oubliait parfois que le vin rendait aveugle. C’était le temps des grandes heures, des promesses flamboyantes, et des "histoires".  

Aujourd’hui, les ambitions se mêlent d’une même ferveur, mais sous des apparences plus raffinées.

Perpignan conspire, et derrière les portes closes, les ambitions municipales se négocient comme des bouteilles de grand cru aux étiquettes falsifiées. À chaque coin de table, une voix murmure : *"Peut-être moi… peut-être toi… avec un peu de chance."*  

L’ambiance oscille ainsi entre la grandiloquence et la dérision, le calcul et l’espoir.

Dans ce bal des vanités locales, les acteurs avancent masqués, nourris par des illusions lyriques et l’envie secrète d’arracher leur place dans ce décor immuable. La politique, ici, est une lente fermentation d’ambitions, parfois âpre, parfois douce, mais toujours imprévisible.  

Et qui sait, sur un malentendu, ça pourrait marcher.

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2 décembre 2024 1 02 /12 /décembre /2024 10:59

 **"Mairie de Perpignan à tout prix"**  
**Un scénario électoral explosif à la sauce comédie romantico-politique**

" Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence"

**Synopsis**  
Dans cette satire électorale haute en couleurs, **Antoine Labadie**, jeune journaliste idéaliste fraîchement arrivé à Perpignan, se retrouve malgré lui plongé dans l’effervescence de la campagne municipale de 2026. Antoine est chargé par son rédacteur en chef d’écrire un portrait fouillé de **Marie Català**, une candidate inattendue et charismatique qui bouleverse les codes traditionnels de la politique locale. Entre quiproquos, manigances politiques, et un je-ne-sais-quoi de magnétique chez Marie, Antoine découvre une course à la mairie où tous les coups sont permis... mais où l’amour et l’intégrité pourraient bien faire toute la différence.  

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 **Les personnages principaux**  

- **Marie Català** (la candidate) :  
Une avocate brillante, issue d'une vieille famille catalane, qui se lance en politique après avoir constaté l'état alarmant de sa ville natale. Marie combine charme, aplomb, et une capacité surnaturelle à désamorcer les crises avec son sourire et sa répartie.  
> Son slogan : *"Perpignan mérite mieux... et moi aussi !"*  

- **Antoine Labadie** (le journaliste) :  
Un idéaliste un peu maladroit, envoyé en mission pour dénicher des scandales. Mais face à l’authenticité de Marie, il est pris d’un sérieux dilemme professionnel (et sentimental).  

- **Jean-Philippe Bourdet** (le maire sortant) :  
Politicien roublard et rival direct de Marie, il dirige la mairie d’une main de fer depuis plusieurs mandats. Son mot d’ordre : garder le pouvoir, coûte que coûte.  

- **Lola** (la conseillère en communication de Marie) :  
Une experte en storytelling politique, elle transforme chaque maladresse de Marie en atout auprès des électeurs.  

- **Jojo “le Corbeau”** (un mystérieux lanceur d’alerte) :  
Ce personnage énigmatique, connu pour ses révélations explosives sur les coulisses politiques de Perpignan, complique encore la campagne.  

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**Les moments forts du film**  

1. **L’annonce choc de Marie** :  
Lors d’un dîner de famille rocambolesque où elle subit la pression de sa mère pour "trouver un mari", Marie annonce qu’elle se présente à la mairie. Silence de plomb. Puis… éclat de rires incrédules.  

2. **La campagne improvisée** :  
Marie, novice en politique, est confrontée aux absurdités des débats publics, des marchés locaux, et des selfies avec des supporters excentriques (notamment une fan club local de sardanes).  

3. **Les pièges du maire sortant** :  
Jean-Philippe Bourdet monte une campagne de calomnies, accusant Marie de tout, depuis la fermeture d’un bar historique jusqu’à un mystérieux trafic de rousquilles.  

4. **Le quiproquo amoureux** :  
Antoine, en quête de scoop, infiltre l’équipe de Marie, mais finit par tomber sous son charme. Leur romance naissante est mise à rude épreuve quand Marie découvre qu’il est journaliste.  

5. **Le grand débat** :  
Point culminant du film, le débat télévisé entre Marie et Bourdet vire au chaos comique lorsqu’un micro caché révèle les véritables opinions du maire sortant sur ses électeurs ("ils adorent les promesses, jamais les réalisations !").  

6. **La révélation finale** :  
Jojo "le Corbeau" se dévoile et prouve que Bourdet a détourné des fonds publics pour financer une statue grotesque à son effigie. Antoine aide Marie à rendre cette information publique, marquant un tournant décisif dans l’élection.  

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**Pourquoi ce film serait un succès ?**  

1. **Humour local** : Les péripéties électorales sont ponctuées de clins d’œil à la culture catalane : courses de boles de picolat, disputes en catalan/français, et des caricatures hilarantes des figures locales.  

2. **Satire universelle** : "Mairie de Perpignan à tout prix" transcende son cadre local pour explorer les travers de la politique moderne : manipulation médiatique, quête d’authenticité, et cynisme des élites.  

3. **Un duo irrésistible** : La dynamique entre Marie, déterminée mais humaine, et Antoine, tiraillé entre devoir et passion, ravive la magie des comédies romantiques classiques.  

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**Le mot de la fin**  

*Dans le tumulte de la vie politique, trouver l’amour et défendre ses valeurs semblent être les plus grands défis. Avec son mélange de rires, de scandales et d’humanité, "Mairie de Perpignan à tout prix" nous rappelle qu’en politique, comme en amour, tout est possible… surtout l’imprévu.*

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1 décembre 2024 7 01 /12 /décembre /2024 20:49

   " De la baleine à la sardine et du poisson rouge à l'anchois dans le fond de l'eau chacun dîne d'un plus petit que soi..."
    Francis Blanche

 

 De la Ré-industrialisation en Pyrénées-Orientales : Doit-on bastir une manufacture pour le crabe bleu ?

 

En ce royaume des Pyrénées-Orientales, fertile en eaux et en âmes hardies, surgit le débat enflé comme outrecuidance : faut-il qu’on défraye et bastisse une grande fabrique pour emboîter en conserve ce fameux crabe bleu, l’outrecuidant envahisseur des étangs ? Car ce crustacé, venu d’Amériques et fort de ses pinces tranchantes, ravage nos filets, festoie de nos anguilles, et détruit le gagne-pain des pêcheurs honnêtes. Or, dit-on, qu’on pourrait convertir le fléau en bénédiction. Voyons donc la chose, en manière de Gargantua, pesons bien ce pour et ce contre.  

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Chapitre Premier : Des ravages du Crabe bleu, cette peste des eaux

Ce crabe, que l’on nomme *Callinectes sapidus* en latin des savants, a pris ses quartiers en nos lagunes dès l’an 2017. Là, il s’emploie comme un soudard, glouton et destructeur. En l’an 2022, point moins que quatorze tonnes furent pêchées de l’étang de Canet, tant cette bête pullule et se répand telle peste. D’anguilles, de poissons, et des modestes mollusques, il fait son festin, ne laissant rien que ruines et désolation.  

Pour endiguer ce mal, on fit largesse de 400 000 écus aux pêcheurs, priés de tirer du fond ces animaux comme s’ils puisaient l’or d’un Eldorado aquatique. Mais que nenni, car ils n’en reçurent pas le sol d’une obole. La sécheresse, cependant, aidant Dame Nature, a fait chuter les prises en l’an 2023. Hélas, l’équilibre reste précaire, car ces créatures se reproduisent fort aisément, et leurs larves dansent encore en nos eaux salées.  

 Chapitre Second : Peut-on tirer profit de cet ennemi ?

Un mets prisé pour tables opulentes  

Ce crabe bleu n’est pas vil à la dent. En d’autres contrées, il fait les délices des tables princières et des cuisines bourgeoises. Sa chair fine, ferme et délicate, se trouve dans soupes, ragoûts, et autres festins. De Venise à l’Orient lointain, il s’achète cher et s’exporte loin.  

Que gagne-t-on à le conserver ?  

Si l’on bâtit ici une fabrique à conserver le crabe, ce serait grand profit :  

1. **De l’ouvrage pour nos gens** : Pêcheurs, ouvriers, transporteurs, tous trouveraient pain sur la planche.  
2. **Richesse du pays** : Les boîtes de crabe bleu, estampillées « Produit Catalan », deviendraient autant de pièces sonnantes et trébuchantes entrant au coffre.  
3. **Fierté locale** : Après la rousquille sucrée et la saucisse bien grasse, voilà que le crabe bleu rejoindrait le panthéon gastronomique de notre contrée !  

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Chapitre Troisième : Mais est-ce sage entreprise ?  

Le péril des stocks changeants  

Hélas, on ne sait si ce crabe pullulera comme aujourd’hui ou se fera rare comme orichalque. La sécheresse et autres caprices célestes rendent instables ces populations. Si les crabes manquent, que fera la fabrique ?  

Les écus qu’il faudra débourser  

Une telle bâtisse ne se fait pas pour des noisettes. Il faudra ateliers, chaudières, et tout l’attirail pour cuire, nettoyer, et mettre en boîte ce crustacé. Les normes du roi exigent encore que tout soit propre comme une cathédrale, ce qui coûte moult deniers.  

Le défi de vendre  

Enfin, pour que cette industrie prospère, il faut des clients, et non des moindres. Il faudra convaincre marchands étrangers et citadins raffinés que ce crabe vaut leur bourse, et cela demande art et talent.  

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Chapitre Quatrième : Inspirations d’ici et d’ailleurs  

Voyez la lagune de Venise, où ces mêmes crabes causèrent moult troubles. Là-bas, de fins esprits entreprirent de les cuisiner, et voilà que ces crustacés enrichissent désormais les marchands vénitiens. En notre région même, les huîtres de Thau et les vins muscats ont prouvé qu’avec bonne stratégie, on fait fortune de peu.  

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Chapitre Cinquième : L’arithmétique des avantages et des risques  

 Avantages  
- Travail et richesse pour le pays.  
- Valorisation d’une calamité en ressource.  
- Une renommée culinaire à bâtir.  

Inconvénients  
- Stocks incertains, dépendant du caprice des cieux.  
- Coûts élevés au départ.  
- Un marché à construire de toutes pièces.  

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Concluons, ô bons amis !

Est-il sage d’investir en cette usine de crabe bleu ? Peut-être, mais pas sans précautions. Que les savants mesurent les stocks, que les financiers comptent leurs écus, et que les marchands testent le marché. Si tout est bien pesé, alors seulement, que l’on se lance. Ainsi, ce fléau pourrait devenir bénédiction, et nos étangs de Canet, au lieu de ruine, redeviendraient source de prospérité. 

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