Perpignan – Sarasota : 30 ans de jumelage, une amitié transatlantique sous le soleil
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Trente ans, c’est l’âge où l’on commence à comprendre que les boîtes de nuit sont bruyantes et que le cholestérol n’est pas une légende urbaine. C’est aussi le bel âge du jumelage entre Perpignan et Sarasota, cette ville de Floride où l’on bronze intelligemment entre deux tempêtes tropicales. Un anniversaire qui méritait bien un voyage officiel, et c’est donc armé de son plus beau passeport diplomatique que Louis Aliot, maire de Perpignan, a pris la direction des États-Unis pour célébrer cette union transatlantique.
Un mariage d’amour… ou de raison ?
Tout a commencé en 1995, sous l’impulsion de Dominique Schemla, alors adjoint au maire de Perpignan (Jean-Paul Alduy). Une époque où l’on croyait encore que le téléphone à clapet était le sommet de la technologie et que les jumelages pouvaient changer le monde. Depuis, Perpignan et Sarasota n’ont cessé d’échanger, comme un couple de vieux amis qui s’écrivent des cartes postales en se promettant de se revoir plus souvent.
D’un côté, Sarasota, ses plages de sable fin, son climat où l’on peut cuire un œuf sur le capot d’une voiture et son héritage artistique marqué par le cirque Ringling Brothers. De l’autre, Perpignan, son Histoire catalane, ses rugbymen hirsutes et son vin qui rend le soleil encore plus éclatant. Bref, deux villes aux caractères bien trempés qui ont su tisser des liens au fil des années.
Un voyage diplomatique sous les cocotiers
Louis Aliot et sa délégation perpignanaise ont donc traversé l’Atlantique pour porter haut les couleurs du jumelage. Au programme : des visites culturelles (parce que tant qu’à aller en Floride, autant éviter Disney World), des rencontres économiques (car il faut bien rentabiliser le billet d’avion) et une réception officielle à l’Hôtel de Ville de Sarasota. Autant dire que l’on est loin du simple week-end entre copains où l’on se contente d’échanger des magnets de frigo.
Le maire de Perpignan a tenu à rappeler l’importance de ce type d’événement en ces temps troublés : « Un événement important dans cette période sensible où nous devons montrer notre attachement au dialogue et à la défense de la liberté. » Certes. Mais entre nous, une visite officielle sous le soleil de Floride est tout de même une façon assez sympathique de défendre la paix dans le monde.
Un avenir radieux… et bien jumelé
Cette célébration des 30 ans de jumelage n’est pas une fin en soi. Louis Aliot voit dans cette relation transatlantique un levier pour renforcer l’attractivité de Perpignan à l’international, un peu comme une agence matrimoniale qui chercherait à multiplier les conquêtes. Après Palma de Majorque et Tanger, Perpignan semble bien décidée à séduire d’autres villes du globe.
En attendant, Sarasota et Perpignan poursuivent leur belle histoire, prouvant que même à des milliers de kilomètres, l’amitié peut survivre aux ouragans, aux tempêtes politiques et aux accents improbables des anglophones essayant de prononcer « Banyuls-sur-Mer ». Un exemple à méditer, surtout pour ceux qui peinent déjà à entretenir des relations de voisinage avec le type du troisième étage.
Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, les Perpignanais iront se dorer la pilule à Sarasota pendant que les Floridiens viendront apprendre l’art du rugissement d’ovalie à Aimé Giral. En attendant, à défaut de pouvoir abolir les distances, on peut toujours lever un verre de Rivesaltes à la santé de cette amitié transatlantique.
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