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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 15:43

Voici un test  pour déterminer quel type de personne vous êtes parmi ceux qui n’en ont rien à foutre du festival Les Déferlantes 2025 à Barcarès et qui ont clairement mieux à faire. Répondez aux questions avec sincérité (ou pas), notez vos points, et découvrez votre profil à la fin !

Test : Quel genre de personne qui s’en fout des Déferlantes êtes-vous ?
Instructions : Pour chaque question, choisissez la réponse qui vous correspond le mieux. Additionnez les points associés à chaque réponse. À la fin, consultez les résultats pour découvrir votre catégorie.

 

Question 1 : Quand on vous parle du festival Les Déferlantes (26-29 juin 2025, avec Camila Cabello, DJ Snake, Julien Doré, etc.), votre première pensée est…
a) "C’est quoi ce truc ? J’ai un apéro à organiser." (+2 points)
b) "Encore un festival avec des artistes que j’écoute en streaming gratos." (+4 points)
c) "J’ai déjà prévu de binge-watcher une série ce week-end-là." (+6 points)
d) "Je suis trop occupé à faire défiler mon fil X pour y penser." (+8 points)

Question 2 : Vous êtes à Barcarès, près des Jardins du Lydia, pendant le festival. Que faites-vous ?
a) Vous cherchez un coin tranquille pour bronzer sans entendre la basse au loin. (+2 points)
b) Vous râlez parce que le parking est blindé à cause des festivaliers. (+4 points)
c) Vous êtes à la plage, mais avec des écouteurs pour ignorer la musique. (+6 points)
d) Vous n’êtes même pas à Barcarès, vous avez fui en Andorre pour éviter la foule. (+8 points)

Question 3 : On vous offre une place gratos pour Les Déferlantes. Votre réaction ?
a) "Bof, je la donne à mon cousin qui aime ce genre de truc." (+2 points)
b) "Je vais peut-être y aller… si j’ai rien d’autre à faire." (+4 points)
c) "Merci, mais j’ai un rendez-vous urgent avec mon canapé." (+6 points)
d) "Une place ? Vends-la sur X, je finance mes vacances." (+8 points)

Question 4 : Quelle est votre excuse pour ne pas aller au festival ?
a) "J’ai un dîner de famille, c’est non négociable." (+2 points)
b) "Trop cher, et puis j’ai déjà vu DJ Snake sur YouTube." (+4 points)
c) "J’ai une deadline pour un projet ultra-urgent… ou pas." (+6 points)
d) "Franchement, les festivals, c’est surfait. Je reste chez moi." (+8 points)

Question 5 : Si on vous force à y aller, quel est votre plan ?
a) Vous restez près du stand de frites et vous évitez la foule. (+2 points)
b) Vous faites semblant de kiffer pour poster une story et partir tôt. (+4 points)
c) Vous trouvez un coin pour scroller X et ignorer les concerts. (+6 points)
d) Vous ne venez pas. Point final. Personne ne vous force. (+8 points)

Calculez votre score
Additionnez les points de toutes vos réponses (minimum 10, maximum 40).
Résultats : Quel type de personne qui s’en fout êtes-vous ?

10-15 points : L’Indifférent Poli
Vous n’avez rien contre Les Déferlantes, mais franchement, vous avez d’autres chats à fouetter. Un apéro, une sieste, un dîner chez mamie… tout passe avant un festival où il faut se battre pour un bout de pelouse. Vous êtes du genre à dire "peut-être l’an prochain" sans jamais y aller.
Conseil : Si on vous traîne là-bas, prenez une bière et restez près du food truck, c’est votre zone de confort.
 

16-25 points : Le Pragmatique Sceptique
Vous savez que Les Déferlantes, c’est un gros truc avec des stars comme J Balvin ou Bigflo & Oli, mais vous trouvez ça overrated. Pourquoi payer pour transpirer dans une foule quand vous pouvez écouter la même musique sur Spotify ? Vous avez toujours une excuse rationnelle pour zapper, et vous assumez.
Conseil : Si vous changez d’avis, prenez un pass 1 jour et partez avant la cohue.

26-35 points : L’Ermite Connecté
Les Déferlantes ? Connais pas, et vous n’avez pas envie de connaître. Vous êtes trop occupé à vivre votre meilleure vie sur votre canapé ou à scroller X pour voir ce que les autres en disent (et juger en silence). La foule, la musique trop forte, les toilettes de festival ? Très peu pour vous.
Conseil : Restez chez vous, mais matez les stories des festivaliers pour confirmer que vous n’avez rien raté.
 

36-40 points : Le Rebelle Absolu
Les Déferlantes, c’est carrément l’antithèse de votre vibe. Vous fuyez tout ce qui ressemble à un événement de masse, et vous avez déjà prévu de disparaître dans un endroit sans Wi-Fi pour éviter qu’on vous en parle. Vous êtes fier de votre désintérêt total et vous le revendiquez.
Conseil : Continuez à vivre votre vérité, mais si quelqu’un vous offre une place, vendez-la et financez votre prochaine escapade.

Alors, quel est votre score et votre catégorie ? Dites-moi, je veux savoir à quel point vous vous en foutez ! 😜

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 13:02

Ni fleurs, ni néant
En ce 27 juin 2025, le Conseil constitutionnel, dans son implacable majesté, a frappé Christophe Euzet d’inéligibilité pour une année entière. Un retard de cinq jours dans le dépôt d’un compte de campagne, une infime fissure dans la machinerie absurde de la bureaucratie électorale, a suffi à l’exiler du théâtre démocratique. Cinq jours ! Tel est le crime qui le bannit, lui qui, avec ses modestes 3100 euros – dont 1400 pour un comptable exigé par la loi et 1000 pour des affiches officielles – a osé prétendre à une « campagne » qui n’a de campagne que l’étiquette. Sept cents euros restants, pas un zéro de plus, pour nourrir un rêve politique. Et pourtant, le voici jugé, sans appel, sans voix, sans sursis, dans le silence d’une procédure qui méprise la parole et l’humanité.

Nul ne doit croire que Christophe Euzet a trempé dans des scandales opulents, qu’il a distribué des marchés publics à des proches ou sillonné le monde aux frais de l’État.

Non, son péché est d’une banalité désarmante : un dossier posté le 11 septembre 2024, au lieu du 6, examiné avec une lenteur olympienne par les instances, qui ont mis six mois à rendre leur verdict. Six mois pour statuer sur cinq jours de retard ! L’absurde, ce vieil acolyte, lui adresse un sourire narquois.
On évoque souvent une justice à deux vitesses. Christophe Euzet, modeste témoin de cette farce, en porte l’amère preuve. Imagine-t-on un puissant, un de ces intouchables qui valsent dans les couloirs du pouvoir, frappé d’une telle sanction pour si peu ? Non, bien sûr. À eux, les labyrinthes judiciaires où les responsabilités s’effacent comme des ombres ; à lui, un courriel laconique, une sentence froide, sans égard pour les échéances électorales ou l’élan d’une vie. À eux, les clameurs de soutien, les manifestations vibrantes ; à lui, le silence d’une boîte de réception.

À eux, des jugements annoncés avec pompe ; à lui, une décision tombant comme un couperet numérique, sans préavis, sans pitié.


Qu’est-ce donc que cette justice, sinon une loterie cruelle aux dés pipés ? S’il criait à l’injustice, s’il appelait à la révolte contre cette aberration, que dirait-on de lui ? Un agitateur, un ingrat, un homme incapable de plier devant l’ordre absurde des choses. Alors il se tait, ou presque. Il sera spectateur, un spectateur lucide, de la prochaine élection municipale à Perpignan. Exclu du jeu, il contemplera l’arène, où l’on parle davantage de « casting » que de destin pour une ville et ses habitants. Perpignan, cette ville qui mérite mieux qu’un théâtre de postures, un souffle véritable, une vision. Son livre, Il serait une fois Perpignan, jeté dans l’indifférence des presses littéraires, porte peut-être un murmure de cet espoir. Mais qui écoute, dans ce vacarme d’ambitions creuses ?
Il reviendra, après son année de pénitence, après ce purgatoire administratif.

Car l’absurde, aussi pesant soit-il, ne brise pas tout à fait. Il enseigne, il aiguise, il force à regarder le vide en face. Et dans ce vide, Christophe Euzet trouvera peut-être, sinon un sens, du moins une raison de continuer.

 

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26 juin 2025 4 26 /06 /juin /2025 19:15

    "La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter."

Louise Michel
Mémoires - 1886

    "Notre plus grande erreur fut de n'avoir pas planté le pieu au cœur du vampire : la finance."

Louise Michel 

Interview de Jérôme Quaretti , l’un des trois coordinateurs de « LA #commune EN ACTES - Nouvelles approches historiques de la Commune de Paris 1871 » , ouvrage historique collectif qui vient de paraître aux Presses Universitaires de Perpignan.
Riche de 15 communications d’historiennes et historiens universitaires , ce livre propose des thématiques renouvelées sur la Commune de Paris 1871 et le mouvement communaliste en province autour de questions qui sont d’une brûlante actualité : l’organisation du travail, l’enseignement, la place de la culture et celle des femmes au sein de nos sociétés d’hier et d’aujourd’hui. 🍒
En vente dans toutes les #librairies ( privilégiez celles de proximité ! )

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25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 13:40

  “Quiconque court après la grandeur voit la grandeur le fuir ; quiconque fuit la grandeur, voit la grandeur courir après lui.”
    

     Le Talmud / Pesakhim 

“La grandeur des chefs n'est pas dans leur personne, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de leur peuple.”

 José Marti

Tout d'abord, il faut savoir que j'adore le mini-golf, c'est la version "Monty python" d'un jeu absurde (anglais, comme la plupart), le golf, les économies en eau en plus et la légion d'honneur en moins. J'irai volontiers y jouer sous les frondaisons des platanes: parce que je sais que ce n'est pas la taille qui compte.

Mais l'érection de celui-ci en période près électorale (2 heures moins le quart, avant les municipales de 2026 ) n'est pas innocente ...Il faut refaire le parcours du candidat Louis Aliot, de la liste "Perpignan en grand" , à l'élu maire Louis Aliot, et l'homme en fin de mandat (le même) qui en réclame un deuxième, mais qui a déjà un bilan! Sans  acrimonie aucune, il s’agit de reprendre la promesse d'un "Puy du fou" à la catalane, puis d'un grand parc dédié au cinéma https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/09/publie-le-05-02-2013-a-12-56-mis-a-jour-a-12-57-l-ancienne-base-militaire-de-francazal-a-cugnaux-n-accueillera-pas-de-studios-de-cinema-le-porteur-du-projet-bruno-granja-dont-le-projet-a-ete-recale-le-4-decembre-dernier-a-decide-de-jeter-l-e.html, et enfin la sortie d'un mini-golf : je dis ça, je dis rien ! 

Il y a déjà de la poésie dans cette campagne!

communiqué de presque

Un minigolf en cœur de ville

"Dans la continuité de l'aire de jeux rénovée et de la récente création de
l’espace sportif Jonquères d’Oriola, c’est aujourd’hui un espace de
détente et de loisirs multigénérationnel qui voit le jour avec un minigolf
urbain de 18 trous.
Ce nouvel espace bénéficiant d’un éclairage d’ambiance, il est installé
dans un aménagement paysager conséquent, avec un éventail de plantes
méditerranéennes disposé tout au long d’un parcours qui se veut ludique,
original et aux difficultés variées.

Un espace dédié à la détente et au loisir

Un kiosque à l’architecture classique a été mis à disposition d’un
gestionnaire. Cet équipement, doté d’une terrasse extérieure et offrant la
possibilité de manger une crêpe, une gaufre, une glace et s'y désaltérer,
garantie un accueil optimal de la clientèle. Très appréciée des riverains, la
traversée piétonne assurant la liaison entre cours Marie-Louis de Lassus et le
boulevard Jean Bourrat est toujours en place. La rénovation du bassin
historique apportera un peu de fraîcheur avec sa remise en eau. Autour
de ce bassin quelques bancs et combrières végétalisées offrent aux
Perpignanais et visiteurs un espace agréable de détente.
Ce nouvel espace a été imaginé et réalisé en intégralité par la Municipalité
de Perpignan à travers sa Direction des Grands Projet Urbains."

Investissement : 650 000 €
Participations :
- Ville de Perpignan : 299 000€
- ETAT : 250 000€
- PMMCU : 101 000€

 

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23 juin 2025 1 23 /06 /juin /2025 15:39

Des chroniques vidéos sur l'actualité qui a eu lieu dans les PO, vu de Montpellier, puis de retour chez moi ,à voir et à revoir au frais (de qui ?) pour mieux penser notre territoire et faire ses choix avec "consentement éclairé" que l'on doit au citoyen...
 

Perpignan, à 10 mois des municipales à l'Ouest rien de nouveau ! Farce citoyenne....
À 10 mois des élections municipales, qui seront en mars 2026, la campagne n'est toujours pas lancée, tant il semble urgent d'attendre, en tout cas la fin des négociations des listes et des alliances, pour enfin demander le pro-drame .

Pyrénées orientales Retailleau et Panier Runacher 2 ministres en visite : pourquoi faire, à quoi bon
Mesdames et Messieurs, tenez-vous bien, car l'État, dans sa grande magnificence, nous gratifie d'une visite princière ce jeudi 5 juin dans les contrées sauvages des Pyrénées-Orientales ! Les illustres Bruno Retailleau, grand gardien de l'Intérieur, et Agnès Pannier-Runacher, éminente protectrice de la Transition écologique, daigneront fouler notre modeste sol.

La chute des radios Arrels et Ici Roussillon darwinisme médiatique ?
2 radios majeures et historiques des Pyrénées orientales sont en difficultés Désormais @ici Roussillon et @RadioArrels, transformation technologique,,modèle économique,ou absence d'adaptation ?Et si au lieu de faire du palliatif, elles avaient droit à mourir dans la dignité ? 


Toujours depuis ma chambre à Lapeyronie où on m'a offert une édition 2002 "Les Pyrénées orientales encyclopédie illustrée du Pays Catalan,qui du rapidement disparaitre des rayons suite à un scandale d'un article signé André Bonet sur le poéte collabo, rédacteur dans "Je suis partout" et fusillé, faute de la grâce du Général de Gaulle.Il n'en reste pas moins qu'il a fait disparaitre au passage d'excellents articles notamment celui intitulé "La bataille de l'eau" qui anticipe dès 2002 les problématiques et propose déjà des projets de remplacement.Henri Solens l'économiste nous fait le résumé de sa théorie de l'économie de la rente, toujours en cours dans notre département.À redécouvrir d'urgence ! #perpignan #sécheresse #provocation #semences #souverainetéalimentaire #shiatsu

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 13:34

"Quand on ne sait pas pourquoi on vit, on vit n’importe comment, au jour le jour ; on se réjouit de chaque journée passée, de chaque nuit venue noyer dans le sommeil l’ennuyeux problème de savoir pourquoi on a vécu cette journée et pourquoi vivra-t-on demain. "

 Oblomov
Ivan Gontcharov


À l’approche des élections municipales de 2026 à Perpignan, la scène politique locale s’anime d’une frénésie de positionnements, d’ambitions déclarées ou à peine voilées, et de critiques acerbes envers le maire sortant, Louis Aliot (Rassemblement National). Pourtant, à observer les gesticulations des candidats potentiels, on peine à discerner une vision cohérente pour l’avenir de la ville. Après près de six ans de mandat d’Aliot, les oppositions semblent davantage préoccupées par des postures stratégiques que par une analyse approfondie de la situation de Perpignan et de son devenir. Entre "gesticulations du sabre" et un "au doigtmouillisme" érigé en théorie politique, les électeurs risquent de se retrouver face à un débat aussi flou qu’un verre de whisky bu sous un ciel d’orage.
 

Louis Aliot : un bilan autoproclamé et un second mandat pour "achever le travail"
Seul à tirer un bilan clair – ou du moins à le revendiquer publiquement – Louis Aliot ne manque pas de défendre son action à la tête de Perpignan. Lors de réunions publiques en juin 2025, le maire RN a présenté un bilan de son mandat 2020-2026, mettant en avant une prétendue "réparation" des finances et de l’état général de la ville, qu’il jugeait dégradé à son arrivée. Selon lui, ce premier mandat a permis de poser les bases d’une transformation, mais un second est nécessaire pour "aller plus loin". Aliot, fort de son ancrage local et de sa capacité à rallier des électeurs au-delà du RN, comme en 2020, se projette déjà en conquérant d’un nouveau mandat, malgré une condamnation pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires, qui pourrait menacer son éligibilité en cas de confirmation en appel après mars 2026.
Mais qu’en est-il réellement de ce bilan ? Les chiffres avancés par certains observateurs locaux dressent un tableau moins flatteur : une augmentation des intérêts de la dette (+28 %), des dépenses de fonctionnement (+19 %), des charges de personnel (+14 %), des recettes fiscales (+20 %) et une chute de la capacité d’autofinancement (-47 %). Ces données, bien que partielles, suggèrent une gestion critiquée pour son "immobilisme" et une situation financière préoccupante, dénoncée par des opposants comme Bruno Nougayrède, qui pointe une "absence totale de réalisations d’envergure". Aliot, lui, continue de parier sur son image de maire de proximité et sur sa stratégie de communication, préférant les plateaux télévisés aux réponses concrètes sur la gestion de l’eau qui n'est pas de son fait, mais de celui, comme pour les ordures de la communauté urbaine (une fuite a privé le centre-ville d’eau en juin 2025) ou l’insécurité, qu’il promettait d’éradiquer, mais qui reste un point noir.
 

Les oppositions : beaucoup de bruit, peu de fond

Face à Aliot, les candidats potentiels multiplient les déclarations d’intention, mais leurs projets restent flous, voire inexistants. À droite, David Bret, adjoint au maire de Canet-en-Roussillon, se positionne timidement, affirmant "y réfléchir" sans proposer de vision claire pour Perpignan. Sa faible implantation locale (8 % aux législatives de 2022) et son alignement sur Eric Ciotti laissent planer le doute sur sa capacité à concurrencer Aliot, d’autant qu’un cadre socialiste ironise sur l’absence de "nuance" entre les deux. Bruno Nougayrède, élu d’opposition centre-droit, se montre plus offensif avec son association "100 % Perpignan", qui consulte les habitants pour bâtir un projet. Il critique l’"immobilisme" d’Aliot et promet un maire "d’action et de terrain", mais ses propositions restent pour l’heure au stade des généralités.Christophe Euzet ,lui, a au moins sorti un livre: "il serait une fois Perpignan" https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/06/il-serait-une-fois-perpignan-le-roman-d-une-utopie-qui-defie-le-buzz-par-frederic-belvedere-interview-par-nicolas-caudeville.html

À gauche, la division règne.

Agnès Langevine, ancienne candidate EELV-PS en 2020 (14,51 % des voix), annonce vouloir "sortir Perpignan de l’immobilisme" et créer des "espaces de débat" dès janvier 2024. Agnès Langevine a rejoint Place publique, le mouvement politique fondé par Raphaël Glucksmann. Selon des informations publiées le 26 octobre 2024, elle a confirmé son adhésion à ce mouvement, après avoir quitté Europe Écologie Les Verts (EELV) en 2022 suite à sa suspension pour avoir soutenu Carole Delga.Mais,  programme précis, là encore. Mathias Blanc, du PS, évoque une "stratégie gagnante" sans se déclarer officiellement, conscient qu’une candidature prématurée pourrait "flatter l’ego" plus que servir la victoire. Mickael Idrac, soutenu par LFI, prône une "rupture" mais rejette l’alliance "Perpignan Autrement", qui regroupe PS, PCF et centristes, la qualifiant de "tambouille politicienne". Cette gauche éclatée, incapable de s’unir autour d’un projet commun, illustre un manque de conviction collective, préférant les postures aux propositions concrètes.

"Au doigtmouillisme" et variables saisonnières : une absence de théorie politique
Ce qui frappe dans cette pré-campagne, c’est l’absence d’une véritable analyse de la ville et de ses besoins. Perpignan, avec ses 120 000 habitants, ses défis socio-économiques (chômage, précarité, insécurité) et son identité catalane, mériterait un débat de fond sur des enjeux comme la revitalisation du centre-ville, la gestion de l’eau, ou encore l’attractivité économique. Pourtant, les candidats se contentent de critiques stéréotypées ("immobilisme", "maire absent") ou de promesses vagues, comme si leurs stratégies relevaient d’un "au doigtmouillisme" électoral, adaptées aux "variables saisonnières" des sondages et des humeurs du moment. Aucun ne semble prêt à poser un diagnostic rigoureux sur les six ans de mandat d’Aliot, ni à articuler une vision précise de l’avenir.
Prenons l’exemple de l’insécurité : en 2021, un utilisateur d’X dénonçait déjà une aggravation sous Aliot, contredisant ses promesses de campagne. Pourtant, aucun adversaire n’a proposé de plan structuré pour y répondre, se contentant de pointer du doigt. De même, la fuite d’eau de juin 2025, liée à un contrat controversé avec Veolia, a suscité des critiques virulentes, mais sans qu’un candidat n’esquisse une alternative crédible pour la gestion des ressources. Cette absence de propositions concrètes laisse penser que les oppositions misent davantage sur l’usure d’Aliot, fragilisé par sa condamnation, que sur un projet capable de fédérer les Perpignanais.
 

Un whisky pour noyer l’absence de convictions ?
Dans ce théâtre politique, où les "gesticulations du sabre" tiennent lieu de débat, les électeurs pourraient être tentés de lever leur verre de whisky pour oublier la vacuité des discours. Aliot, malgré ses déboires judiciaires, conserve un avantage : il est le seul à revendiquer un bilan, même contesté, et à se projeter dans un second mandat avec une rhétorique claire. Ses adversaires, eux, semblent hésiter entre postures tactiques et déclarations d’intention, sans jamais s’engager sur un projet qui donnerait du sens à leur candidature. À 10 mois du scrutin, la bataille pour Perpignan ressemble à une danse sous la pluie : beaucoup de mouvements, mais peu de clarté. Les Perpignanais, eux, attendent autre chose qu’un énième verre d’"au doigtmouillisme" pour croire en l’avenir de leur ville.

Mais veulent-ils vraiment ce mandat pour la gestion d'une ville qui s'approche de l'abîme, ou simplement exister dans des médias locaux qui doivent remplir leur grille, comme on remplit un loto? 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 11:29

Alain Pottier Meta Soutien était en direct pour l'Archipel contre attaque pour reparler du livre qu'il a dirigé Trabucaire Editions Évènement de Trabucaire Editions
1 Rue de l'École, 66000 Perpignan, France
Public  · 
Vendredi 20 juin 2025 on présente le livre Boire du vin au Le Petit Monde Monde https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/04/restaurant-le-petit-monde-mourad-bahfir-pousse-le-bouchon-lyonnais-a-l-orient-jusqu-a-perpignan-interview-par-nicolas-caudeville.html avec la  Librairie Torcatis à 18 h. Convivialité, tradition, santé, pourquoi boit-on du vin ????

 

En exclusivité le récit de la soirée qui n'a pas encore eu lieu !

Boire du vin au Petit Monde : une célébration du vin et de l’âme humaine

Sous le ciel tiède de Perpignan, où le vent de la tramontane murmure des histoires de pierre et de mer, je me suis rendu, un peu par hasard, un peu par destin, à l’événement annoncé par Trabucaire Éditions. C’était vendredi, le 20 juin 2025, dans ce coin du monde où le temps semble ralentir pour laisser place à la vie. À 18 heures, la librairie Torcatis, nichée au cœur de la ville, ouvrait ses portes pour présenter Boire du vin ? Histoires de complicité entre l’homme et le vin. Un titre qui sonne comme une question, mais aussi comme une invitation. Et je n’ai jamais su résister à une invitation qui promet du vin et des idées.

Le lieu, Le Petit Monde, est de ces endroits où l’on sent l’âme des murs. Une petite salle, des tables en bois patiné, des odeurs de pain frais et de thym qui flottent dans l’air, et des gens qui sourient comme s’ils savaient quelque chose que vous ignorez encore.

La librairie Torcatis, avec ses étagères croulant sous les livres et son ambiance de refuge intellectuel, était l’écrin parfait pour cet événement. Les vignerons de la Côte Vermeille, des hommes et des femmes aux mains calleuses et aux yeux brillants, étaient là, non pas pour vendre, mais pour partager. Et c’est peut-être ça, le vin : un partage avant tout.

Le livre, au centre de la soirée, n’est pas un simple ouvrage sur le vin. Ce serait trop facile.

Non, il s’agit d’une méditation, d’une exploration. À travers des voix multiples – viticulteurs, historiens, poètes peut-être – il raconte ces 6000 ans d’histoire où l’homme et la vigne se sont apprivoisés. Pourquoi boit-on du vin ? La question flottait dans l’air, et les réponses fusaient, portées par le cliquetis des verres et les rires. On boit pour se souvenir, pour célébrer, pour se rapprocher des autres et, parfois, de soi-même. On boit parce que le vin n’est pas juste une boisson, mais un lien. Entre la terre et l’homme, entre le passé et l’avenir, entre le sacré et le profane.
Les vignerons de la Côte Vermeille, avec leurs mots simples mais lourds de vérité, parlaient de leur travail, de la vigne qui demande patience et respect, du soleil qui brûle et des nuits fraîches qui apaisent.

Ils parlaient du vin comme d’un ami, jamais tout à fait le même, toujours fidèle. La dégustation, point d’orgue de la soirée, n’était pas une simple formalité. Chaque verre racontait une histoire : un grenache noir aux arômes de garrigue, un muscat qui chantait l’été, un rancio qui portait en lui le poids des années. Chaque gorgée était une conversation, un échange entre le buveur et le vigneron, entre l’homme et la terre.
Ce que j’ai retenu, au-delà des saveurs et des mots, c’est l’idée que le vin ne se réduit pas. On peut le disséquer, parler de ses tanins, de son terroir, de ses cépages, mais ce serait comme expliquer un poème en comptant ses syllabes. Le vin, c’est une culture, une tradition, une spiritualité même. Il est dans les fêtes de village, dans les repas qui s’étirent jusqu’à minuit, dans les silences partagés entre amis. Il est dans les excès, parfois, mais aussi dans la mesure, dans cette quête d’équilibre que les vignerons catalans semblaient incarner avec tant de grâce.
 

Je suis reparti dans la nuit de Perpignan, un peu plus léger, un peu plus riche.

Le vin, ce soir-là, n’était pas qu’une boisson. C’était une porte ouverte sur le monde, sur les autres, sur l’histoire. Et je me suis promis de revenir, un jour, à ce Petit Monde, pour boire encore, pour écouter encore, pour comprendre encore un peu mieux ce mystère liquide qui, depuis 6000 ans, nous accompagne.
Jim Harrison, s’il avait été là, aurait sans doute grogné un compliment bourru, vidé son verre et repris la route. Moi, je me contente d’écrire ces lignes, un sourire au coin des lèvres, et l’envie d’un autre verre.

 

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20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 10:19

"Cette fois, son regard était au loin, elle m’offrait son profil à contempler, sa peau hâlée d’un grain si pur. La douceur aurait-elle un teint, ce serait le sien ; le mystère aurait-il une lueur, ce serait la sienne. J’en avais les joues moites, les mains froides. Le bonheur battait mes tempes. Dieu, qu’elle était belle, ma première image de l’Orient "


Samarcande
Amin Maalouf

 


Dans les vallées ensoleillées des Pyrénées-Orientales, où la langue catalane chante encore dans les ruelles de Perpignan et les villages perchés, une initiative inattendue ravive l’espoir de sa pérennité. Amin Maalouf, écrivain franco-libanais et secrétaire perpétuel de l’Académie française, a apporté un soutien retentissant au Collectif pour les littératures en langues régionales, qui a présenté ce lundi un recueil intitulé Florilangues. Ce corpus, riche de 32 textes issus des langues de France – du créole martiniquais au tahitien, du basque au corse – inclut la langue catalane, dont la présence dans ce projet pourrait marquer un tournant pour son avenir en France.

La langue catalane, parlée dans ce qu’on appelle la Catalogne Nord, n’est pas un simple vestige du passé.

Elle est une voix vivante, portée par des poètes, des chanteurs et des conteurs, qui continue de tisser l’identité d’une région à la croisée des cultures méditerranéennes. Pourtant, son enseignement et sa visibilité dans l’espace public français restent limités, souvent relégués à des initiatives locales ou associatives. Le soutien d’une figure comme Amin Maalouf, dont l’Académie française incarne la défense de la langue française, est un signal fort. Lui, dont les romans explorent les ponts entre les civilisations, voit dans les langues régionales, dont le catalan, des trésors culturels à partager avec tous. « Il est nécessaire que les élèves de France aient connaissance de ces richesses », écrit le collectif dans une lettre adressée au Premier ministre François Bayrou, béarnais de langue, et à la ministre de l’Éducation Elisabeth Borne, proposant d’intégrer ces littératures dans les programmes scolaires.


Florilangues, qui paraîtra en 2026 aux éditions L’Aucèu libre, spécialiste de l’occitan, met le catalan à l’honneur aux côtés d’autres langues.

Ce recueil, pensé pour les collèges et lycées, ne vise pas à enseigner la langue catalane en tant que telle, mais à faire découvrir ses œuvres littéraires, en version bilingue ou traduites en français. Parmi les textes, on pourrait imaginer des extraits de poètes catalans comme Jacint Verdaguer, dont les vers vibrent d’une universalité intemporelle, ou des chansons traditionnelles qui résonnent encore dans les fêtes populaires de Catalogne Nord. « Pourquoi seuls les élèves catalans devraient-ils découvrir leur littérature ? » s’interroge le collectif, porté par une vision universelle. Un lycéen breton, un collégien parisien ou une écolière antillaise pourraient, grâce à ce projet, s’émerveiller devant la musicalité du catalan et la profondeur de son imaginaire.
« Le soutien d’Amin Maalouf est révolutionnaire », a déclaré Michel Feltin-Palas, journaliste et membre du collectif, lors d’une visioconférence.

Cette reconnaissance, venant d’une institution souvent perçue comme gardienne exclusive du français, brise un tabou.

Elle affirme que le catalan, comme les autres langues régionales, n’est pas une menace pour l’unité nationale, mais une richesse à partager. Céline Piot, historienne et membre du collectif, insiste : « Notre démarche s’adresse à tous les élèves de France. Il ne s’agit pas de cloisonner, mais d’ouvrir. » Ainsi, un élève de Marseille pourrait découvrir la légende catalane de Sant Jordi, tout comme un habitant de Perpignan pourrait s’émouvoir devant une chronique en breton ou une poésie en tahitien.

Pour la langue catalane, ce projet est une lueur d’espoir. En France, où elle est parlée par environ 100 000 personnes, selon des estimations, elle souffre d’un manque de visibilité institutionnelle.

L’enseignement bilingue français-catalan existe dans certaines écoles, comme les escoles bressola, mais reste marginal. L’intégration de textes catalans dans un recueil national, soutenu par une figure comme Maalouf, pourrait encourager une reconnaissance plus large, non seulement dans l’éducation, mais aussi dans la sphère culturelle. Ce n’est pas seulement une question de préservation : il s’agit de faire vivre le catalan, de le faire entendre dans sa poésie, sa verve, son humour, au même titre que le français ou toute autre langue.
Comme l’écrivait Amin Maalouf dans ses œuvres, les cultures ne prospèrent pas dans l’isolement, mais dans l’échange. La langue catalane, avec sa douceur méditerranéenne et son héritage millénaire, trouve dans Florilangues une tribune pour dialoguer avec le reste de la France.

Ce recueil, en plaçant le catalan aux côtés du provençal de Mistral, du créole de Raphaël Confiant ou du picard d’Alexandre Desrousseaux, rappelle que la diversité linguistique est une symphonie, et non une cacophonie.

Pour les Catalans de France, et pour tous ceux qui chérissent cette langue, l’engagement de Maalouf est un appel à rêver plus grand : un avenir où le catalan, loin d’être confiné aux marges, brillera comme un joyau au cœur de la mosaïque française.

Vous pouvez aussi citer la pétition :https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/vraie-place-litteratures-langues-regionales-programmes/193595

"Monsieur le Ministre,

Le patrimoine littéraire français ne se limite pas aux productions écrites en langue française. Depuis des siècles, la création poétique, narrative, théâtrale, argumentative en langues dites « régionales » est abondante et éminemment digne d’intérêt. 

Or, comme ce fut longtemps le cas de la littérature féminine, tout cet archipel de créations écrites est aujourd’hui largement ignoré par les programmes scolaires de notre pays. Et donc par la majeure partie des Français. 

Afin de mettre un terme à cette injustice, nous demandons que ces programmes soient reconsidérés et intègrent officiellement l’enseignement d’œuvres créées par des autrices et auteurs qui, pour être ancrés dans leur culture « régionale », n’en ont pas moins une portée universelle.

La France ne s’émeut guère d’une contradiction profonde entre ses déclarations d’intention et son action réelle. Elle s’enorgueillit de posséder une littérature mondialement reconnue, récompensée cette année encore par un prix Nobel, attribué à une femme. Elle se bat sans relâche, sur la scène internationale, pour que la langue française et sa littérature soient respectées et diffusées. Elle prodigue à tous ses enfants un enseignement qui accorde une place ambitieuse et méritée à nos œuvres littéraires. 

Et pourtant, dans ce pays tellement attaché à la culture et aux droits de l’Homme, on peut constater avec effarement que la plupart de nos concitoyens ignorent qu’il existe des milliers d’œuvres littéraires écrites chez nous dans d’autres langues que le français. 

S’ils ne le savent point, c’est bien, hélas ! Parce que notre système éducatif ne leur a jamais enseigné cette réalité. Héritier d’une tradition de mépris remontant à l'Ancien Régime puis théorisée sous la Révolution par l’abbé Grégoire, ce système passe volontairement sous silence ces milliers d’œuvres ainsi que ceux qui les ont écrites et les écrivent aujourd’hui encore, malgré les difficultés qu’ils rencontrent.

Les langues « régionales » elles-mêmes, dont l’enseignement demeure soumis au régime de l’incertitude et de la précarité, malgré les rappels à l’ordre répétés des instances culturelles internationales, se voient dédaignées par les autorités de ce pays. 

Car le fait qu'au fil des ans, et non sans mal, quelques améliorations aient pu être apportées à leur statut grâce à quelques textes législatifs ou règlementaires n'empêche pas que trop souvent, faute de moyens et de bonne volonté de la part des décideurs de terrain, l'application concrète de ces textes soit fortement entravée. A fortiori, les littératures de ces autrices et auteurs – alsaciens, basques, bretons, catalans, corses, créoles, flamands, occitans, et de toute autre langue de France, y compris bien sûr des outre-mer – sont victimes d’une idéologie étriquée, exclusive et excluante. 

Quand on trouve dans les manuels une référence, par exemple à tel ou tel troubadour, cela reste marginal et parfois scientifiquement erroné. Il est grand temps que cette situation évolue.

Au fond, rien n’empêche – si ce n’est certaines volontés politiques influentes et figées – qu’un enseignement portant sur ces œuvres et ces autrices et auteurs soit dispensé aux élèves, au fil des divers cycles, du primaire jusqu’au baccalauréat. Il est parfaitement envisageable de les faire étudier, en traduction française ou, mieux encore, en version bilingue. Contes, poèmes, romans, pièces de théâtre… Peuvent être abordés sous forme d’extraits ou d’œuvres intégrales. Par exemple dans le cadre des progressions pédagogiques de la matière français ou, en lycée, dans celui de l’enseignement de spécialité « humanités, littérature et philosophie », on aborde déjà fréquemment des textes d’auteurs traduits de langues étrangères ou de l’Antiquité : il est parfaitement possible d’y intégrer les textes dont nous parlons, des œuvres de qualité qui pourraient dialoguer avec la littérature européenne écrite dans d'autres langues, dont le français. 

On pourrait aussi considérer que les enseignants de chaque région mettent prioritairement l’accent sur des œuvres issues de celle-ci mais, au-delà de ce principe, il serait bon que chaque élève soit sensibilisé à l’existence de cette foisonnante diversité littéraire de notre pays.

   Si Annie Ernaux est « notre » nouveau prix Nobel de littérature, Frédéric Mistral, en son temps, le fut aussi. Il écrivait en provençal, et de cela la quasi-totalité des Français n’a strictement aucune connaissance. Œuvrons pour mettre un terme à cette aberration. Agissons au bénéfice de tous, à commencer par notre jeunesse : l'ouverture des programmes sur notre diversité interne est un premier pas vers un nouvel humanisme ouvert à l’Autre."

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17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 10:16

 « Ne nous suicidons pas tout de suite, il y a encore quelqu'un à décevoir. »

Emil Cioran 


Dans un monde renversé, où le vrai n’est qu’un hoquet du faux, une maladresse vite corrigée par la grande machinerie du mensonge, il faut un courage grotesque, presque clownesque, pour oser sa lâcheté. Oh, quel panache dans cette couardise érigée en art ! Nous, les spectateurs émérites de la catastrophe, nous excellons à détourner les yeux, à polir notre apathie comme un bijou. Guy Debord, ce prophète d’un désastre trop évident, l’a dit : « Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. » Et nous, avec une ferveur de termites, nous construisons l’autel de ce faux, en y sacrifiant jusqu’à la dernière bribe de sens.
Le vrai ? Une intrusion maladroite, une gifle importune qui trouble un instant la belle harmonie des illusions.

Il surgit, mal rasé, maladroit, et nous le chassons comme on repousse un mendiant qui gâche le décor.

Car le faux, lui, a de l’allure : il parade en costumes taillés sur mesure par des dirigeants dont l’incompétence n’est surpassée que par leur génie à nous faire avaler leurs fables. Ces marionnettistes malhabiles, ces apprentis sorciers aux mains tremblantes, orchestrent la débâcle avec une assurance qui force l’admiration. Et nous, que faisons-nous ? Nous applaudissons, ou plutôt, nous baissons la tête, car applaudir demanderait encore un effort.
« Avoir le courage de sa lâcheté », quelle devise sublime pour une époque qui a fait de l’inaction une religion !

Nous ne voyons rien, non par cécité, mais par choix, par cette délicieuse paresse qui nous dispense d’agir. Agir ? Quelle vulgarité ! Mieux vaut se draper dans le silence, ce manteau d’élégance pour les âmes qui ont renoncé. Les valeurs s’inversent, la justice devient une mascarade, la liberté un slogan pour publicités de supermarché, et nous, fidèles à notre vocation de complices, nous laissons faire. L’« étrange défaite » n’a rien d’étrange : elle est le chef-d’œuvre de notre passivité, le triomphe de notre refus de déranger le chaos.
Cioran, s’il daignait encore respirer notre air vicié, rirait jusqu’à l’asphyxie. Il nous regarderait, nous, les équilibristes du néant, danser sur le fil au-dessus de l’abîme, convaincus que notre immobilité est une stratégie.

Quelle farce ! L’histoire, ce tribunal qui ne pardonne pas, ne se contentera pas de juger les imposteurs et leurs cortèges de mensonges ; elle pointera un doigt moqueur sur nous, les lâches, les artisans du silence, ceux qui ont cru que fermer les yeux était une forme de sagesse.

Sagesse ! Le mot même est une insulte dans ce monde où la vérité, ce misérable moment, est piétinée par la foule des adorateurs du faux.Et pourtant, quelle volupté dans cette lâcheté ! Quelle jouissance à se savoir complice, à murmurer dans l’ombre : « Ce n’est pas ma faute, je n’ai rien vu. » Rien vu ? Allons, nous voyons tout, mais nous avons appris à aimer l’obscurité. Le tribunal de l’histoire ? Une formalité. Nous y siégerons, non comme accusés, mais comme spectateurs, toujours spectateurs, avec ce sourire satisfait de ceux qui ont su, jusqu’au bout, ne rien faire.
 

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16 juin 2025 1 16 /06 /juin /2025 15:15

Problème de réseau d’eau à Perpignan : point sur la situation
La Mairie de Perpignan communique sur l’état actuel des perturbations affectant le réseau d’eau potable dans certains secteurs de la ville.
Secteurs toujours privés d’eau
À ce jour, les habitants des adresses suivantes restent sans approvisionnement en eau :  

    Rue du Ruisseau  
    Rue de l'Université  
    Rue Fontaine Neuve  
    Rue Côte des Carmes  
    Place Jean Moulin  
    Place des Esplanades

Les équipes de Véolia concentrent leurs efforts sur deux rues du Centre Ancien, à savoir la rue du Ruisseau et la rue de l'Université, afin d’identifier et de résoudre la cause des perturbations.
Distribution d’eau organisée
Pour répondre aux besoins des riverains, la Mairie de Perpignan maintient la distribution d’eau potable aux points suivants :  

    Palais des Congrès  
    Place Arago  
    Place Jean Moulin

Par ailleurs, la distribution au robinet reste disponible sur la Place Cassanyes et la Place de la Résistance.  
Des mesures spécifiques ont également été prises pour le Collège Jean Moulin, avec la livraison de palettes d’eau et l’installation d’une cuve de 12 m³ au sein de l’établissement.

Qualité de l’eau : aucune inquiétude à signaler
L’Agence Régionale de Santé a effectué des analyses confirmant qu’aucun problème de qualité de l’eau n’a été détecté. Dans les secteurs où l’approvisionnement a repris, l’eau peut apparaître trouble, mais elle est désormais propre à la consommation. Toutes les restrictions d’usage ont donc été levées.
Mobilisation en cours
Les services municipaux et Véolia restent pleinement mobilisés pour rétablir la situation dans les meilleurs délais. La Mairie de Perpignan tiendra les habitants informés de l’évolution de la situation.
Pour toute question, les riverains sont invités à se rapprocher des services municipaux.

Oui, une régie publique de l’eau est non seulement envisageable, mais elle est aussi souvent considérée comme utile pour répondre à des enjeux de transparence, de contrôle démocratique et de maîtrise des coûts. Voici une analyse concise de l’utilité d’une régie publique, accompagnée d’exemples concrets en France, où ce modèle est bien implanté.
Utilité d’une régie publique de l’eau

    Contrôle démocratique et transparence :
        Une régie publique est directement gérée par une collectivité locale (commune, métropole, etc.), ce qui permet aux élus et aux citoyens d’avoir un contrôle direct sur la gestion de l’eau, une ressource stratégique.
        Les régies publiques favorisent la transparence, notamment via la publication de rapports annuels et la participation citoyenne, contrairement à certaines délégations privées où les priorités peuvent être influencées par la rentabilité.
    Maîtrise des coûts :
        Les régies publiques, n’ayant pas d’actionnaires à rémunérer, peuvent réinvestir les bénéfices dans l’entretien des infrastructures ou la réduction des tarifs. Une étude mentionnée sur X indique que le prix de l’eau en régie publique est en moyenne 4 % inférieur à celui en délégation privée.
        Elles permettent d’éviter les marges commerciales des entreprises privées, bien que des critiques pointent parfois une moindre efficacité opérationnelle si la gestion n’est pas rigoureuse.
    Gestion intégrée et écologique :
        Les régies publiques peuvent intégrer plus facilement des objectifs de transition écologique, comme la préservation des ressources ou l’amélioration des réseaux pour réduire les fuites (eau non facturée).
        Elles peuvent prioriser des investissements à long terme sans pression de rentabilité immédiate.
    Limites potentielles :
        Les régies publiques nécessitent une expertise technique et une gestion rigoureuse pour éviter les inefficacités ou les interférences politiques.
        Le financement des investissements peut être plus complexe si la collectivité manque de ressources, contrairement aux entreprises privées qui peuvent lever des fonds plus facilement.

Exemples de régies publiques en France

    Eau de Paris (Paris) :
        Depuis 2010, la gestion de l’eau à Paris est revenue en régie publique après des décennies de délégation privée à des entreprises comme Veolia et Suez.
        Résultats : 
            Stabilisation des tarifs, avec une baisse relative par rapport à l’inflation.
            Investissements massifs dans la modernisation des réseaux (réduction des fuites) et des campagnes de sensibilisation à la préservation de l’eau.
            Mise en place de fontaines publiques gratuites et d’outils de suivi de la qualité de l’eau.
        Avantage : Gouvernance transparente avec un conseil d’administration incluant des élus, des associations et des citoyens.
   

Métropole de Lyon :
        En 2023, Lyon a créé une régie publique pour gérer l’eau potable, mettant fin à la délégation à Veolia.
        Objectifs : 
            Renforcer le contrôle local et intégrer des priorités écologiques, comme la protection des captages et la réduction de l’impact environnemental.
            Améliorer la transparence et impliquer les citoyens dans les décisions.
        Résultats : Encore récent, mais la régie vise à réduire les coûts pour les usagers et à investir dans des infrastructures durables.
    Montpellier Méditerranée Métropole :
        En 2021, la métropole a voté l’extension de sa régie publique de l’eau à l’assainissement, après une première étape en 2016 pour l’eau potable.
        Résultats : 
            Gestion intégrée des cycles de l’eau (potable et assainissement), favorisant une approche cohérente pour la transition écologique.
            Réduction des coûts pour les usagers et meilleure maîtrise des investissements dans les canalisations publiques.
        Avantage : Cette régie permet une coordination entre les différents usages de l’eau, réduisant les gaspillages et améliorant l’efficacité.
    Est Ensemble (Île-de-France) :
        Cette intercommunalité, regroupant neuf communes (comme Bagnolet et Montreuil), a repris la gestion de l’eau en régie publique en 2010 après des années sous délégation privée.
        Résultats :
            Baisse des tarifs pour les usagers (environ 10 % dans certaines communes).
            Amélioration de la qualité du service et des investissements dans les réseaux pour réduire les fuites.
        Avantage : Forte implication citoyenne via des comités d’usagers et une meilleure transparence budgétaire.

Contexte international

    Portugal (Lisbonne) : La régie publique a permis de stabiliser les tarifs et d’investir dans la modernisation des réseaux, tout en intégrant des politiques de durabilité.
    Allemagne (Berlin) : Après une remunicipalisation en 2013, la régie publique a amélioré la transparence et réduit les coûts, bien que des défis subsistent en termes d’efficacité opérationnelle.

Conclusion
Une régie publique de l’eau est une solution viable et souvent bénéfique, notamment pour garantir un contrôle démocratique, réduire les coûts pour les usagers et prioriser les enjeux écologiques. Les exemples de Paris, Lyon et Montpellier montrent des résultats concrets en termes de transparence, de baisse des tarifs et d’investissements dans les infrastructures publiques. Cependant, le succès dépend de la capacité de la collectivité à gérer efficacement et à mobiliser des compétences techniques. Pour évaluer la pertinence d’une régie publique dans votre contexte, il serait utile de consulter les rapports annuels de votre collectivité ou de comparer avec des cas similaires via des ressources comme le site de France Eau Publique (france-eau-publique.fr).

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