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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 19:22

"Il y a dans le ciel
Des milliers d'abeilles
Bzz bzz bzz!
Il y a parmis nous
Plein de kangourous
Hop hop hop!
Il y a dans la mare
De tous petits canards
Coin coin coin!
Il y a des gros matous
Il y a des éléphants
Il y a des p'tits toutous
Et même des ours blancs
Et tous tendent le cou
Pour montrer leurs belles dents (x2)
Rataplan... "

Paroles de la chanson 30 millions d'amis par Ludwig Von 88 album "Houllala 2, la mission

Perpignan ! Ville radiante où le soleil tape si fort qu’on finit par voter RN pour avoir enfin un peu d’ombre. Louis Aliot, maire sortant, trône sur son fauteuil comme un chat sur un radiateur : il ne bouge plus, il ronronne, et tout le monde a fini par s’y habituer. Mais voilà qu’en face, la gauche, dans un sursaut d’énergie comparable à celui d’un fonctionnaire le 23 décembre à 16 h 57, a décidé de s’unir.

Enfin… « s’unir ». Disons plutôt qu’elle a ouvert grand les bras, comme une vieille tante lors du repas de Noël, en criant « viens mon petit, viens donc que je te serre contre mon parti ».La liste s’appelle « Perpignan Autrement ». Traduction : « Perpignan, mais avec plus de réunions ». Le chef d’orchestre s’appelle Mathias Blanc, avocat de son état, ancien socialiste reconverti dans l’art délicat de faire tenir ensemble le Parti communiste, le Parti radical de gauche, Génération écologie, L’Après (les Insoumis qui ont soumi un préavis de grève contre Mélenchon), Place Publique (le club de lecture de Raphaël Glucksmann), et maintenant, roulement de tambour et miaulements d’extase, le Parti animaliste. Oui, mesdames et messieurs, on a réussi l’exploit de faire cohabiter dans la même galère le stalinisme municipal et la cause des chats errants. Bientôt on va leur proposer des places aux Verts pour compléter le Pokédex de la gauche.https://www.youtube.com/watch?v=hTXAtUXJwA0

Le clou du spectacle a eu lieu le 9 décembre 2025 : les Animalistes ont rallié la liste après avoir obtenu, tenez-vous bien, trente-deux mesures.

Trente-deux. C’est plus que le programme économique du PS depuis 2012. Parmi les perles : stérilisation gratuite des matous, tarifs vétérinaires préférentiels pour les précaires, et probablement un référendum local sur la question cruciale de savoir si le croquette bio doit être remboursé par la Sécu. On imagine déjà les débats au conseil municipal : « Monsieur le maire, votre adjointe à la voirie a encore confondu les sacs poubelles jaunes avec les litières agglomérantes ! »Pendant ce temps, la Constitution, cette vieille dame indigne qu’on sort uniquement pour les enterrements ou les inaugurations, nous regarde de son article 4 avec des yeux fatigués : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. » Concourent ?

Mon œil. Ils trustent, oui. Ils squattent, ils monopolisent, ils font la queue au guichet des subventions publiques comme des retraités devant La Poste le 1er du mois.

Soixante-dix millions d’euros par an, merci bonsoir, pour animer des réunions où l’on finit toujours par parler du même sujet : comment garder la gamelle.Car voilà le drame, mes chers compatriotes : les partis sont devenus des associations subventionnées dont l’objet social est de se perpétuer eux-mêmes. Ils ne concourent plus à rien, sinon à leur propre survie. Ils se coalisent, se décoalissent, se recoalisent, comme des ados qui se mettent en couple sur Snapchat et se larguent avant la fin du premier cours de maths.

Et pendant ce temps, le citoyen lambda, ce grand benêt qui vote encore par intermittence, se demande s’il doit choisir entre le maire qui fait peur à sa belle-mère et la liste qui veut lui imposer un compost obligatoire et un chat stérilisé nommé Révolution.

Bref, en 2026, à Perpignan, on aura le choix entre :Louis Aliot, qui a déjà la mairie, le soleil et la peur de France Inter ;
Et une coalition tellement large qu’on dirait la photo de famille après un mariage consanguin dans la haute fonction publique.

Quant à savoir si les partis respectent encore la souveraineté nationale et la démocratie, posons la question autrement :

est-ce que la démocratie, ça consiste à regarder dix-sept micro-partis se disputer la dernière croquette pendant que le chat RN continue tranquillement à faire ses besoins dans le bac à fleurs de la République ?Je vous laisse deviner la réponse. Moi, je vais stériliser mon bulletin de vote. Par précaution.

 

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 12:00

"Laisse les choses s’effondrer — cesse de t’épuiser à vouloir tout maintenir debout. 
Tout n’est pas fait pour durer, et forcer ce qui se brise déjà ne fera que t’épuiser davantage. 
Parfois, le plus sage, c’est simplement de lâcher prise." 

Meryl Streep

https://www.youtube.com/watch?v=m5hyLg7yZtI

Il y a des villes qui semblent figées dans un éternuement historique. Perpignan, en cette fin d’année 2025, en fait partie. Le dernier sondage IFOP crédite Louis Aliot de 44 % des intentions de vote au premier tour des municipales de 2026 – un score qui le place très au-dessus de ses poursuivants, tous partis confondus. Quinze ans après sa première tentative, cinq ans après sa victoire de 2020, le maire sortant semble pouvoir se succéder à lui-même sans même avoir besoin de campagne. Et pourtant, cette avance écrasante sonne comme un glas plutôt que comme une fanfare.C’est là qu’intervient, par analogie un peu forcée mais éclairante, le spectre de Marc Bloch et de L’Étrange Défaite.

Attention : Louis Aliot est évidemment très loin d’être l’armée allemande de 1940. Il n’a envahi personne, n’a fait tirer sur aucune foule, n’a pas besoin de panzers pour gouverner.

Non, la ressemblance n’est pas dans la brutalité du vainqueur, mais dans l’absence de combat du vaincu.À Perpignan, il n’y a pas eu de bataille rangée, pas de résistance farouche, pas même de vrai siège. Les habitants ne se sont pas « rendus » à Louis Aliot parce qu’il était irrésistible ; ils se seraient probablement rendus à n’importe quelle force – de gauche, du centre, écologiste, apolitique ou martienne – qui aurait simplement eu le courage et l’énergie de prendre l’initiative, de proposer un projet clair, de fédérer, de bouger. 

Il y a défaite lorsqu’il y a eu combat, quand on a tout tenté et que l’adversaire l’emporte quand même.

Ici, il n’y a même pas eu ça. Il y a seulement lassitude. Une lassitude immense, ancienne, qui traverse tous les camps et qui finit par dire : « Après tout, pourquoi se fatiguer ?  À gauche, on préfère la pureté de la dispersion à l’impureté d’une union. Au centre et à droite républicaine, on attend le sauveur qui ne vient pas. Les associations, les collectifs citoyens, les jeunes, les moins jeunes : tout le monde râle, mais personne ne veut vraiment prendre la tête du cortège. Alors on laisse filer.

On laisse Aliot gérer la ville « pas si mal que ça », augmenter les impôts sans trop de scandale, faire briller le Castillet à Noël, et l’on se dit que, bon, « au moins, il est là ».

Et pendant ce temps, la ville vit. Les terrasses sont pleines dès que le soleil sort. Les touristes reviennent, les loyers montent, on boit du byrrh en refaisant le match USAP–Stade Toulousain. Perpignan est une fête, une fête un peu fatiguée, un peu résignée, mais une fête quand même que rien ne semble pouvoir interrompre, pas même l’idée qu’on est en train, sans bruit et sans larmes, de perdre quelque chose.

C’est cela, l’étrange défaite perpignanaise : elle n’est pas héroïque, elle n’est pas tragique.

Elle est molle, tiède, presque confortable. On ne s’est pas battu, donc on n’a pas vraiment perdu ; on a juste laissé gagner celui qui s’est présenté. Peu importe le vainqueur, d’ailleurs : la lassitude aurait couronné n’importe qui.Et le pire, c’est que presque personne ne semble s’en émouvoir.

Comme si, au fond, il était devenu normal qu’une grande ville française se donne sans résistance, presque gaiement, à qui veut bien la prendre.  Perpignan est une fête. Mais c’est déjà, surtout, une étrange défaite sans coup férir.

 

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9 décembre 2025 2 09 /12 /décembre /2025 19:25

"La vie d'un homme serait intolérable, s'il savait ce qui doit lui arriver. Il découvrirait des maux futurs, dont il souffrirait par avance, et il ne jouirait plus des biens présents, dont il verrait la fin. L'ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes, et il faut reconnaître que, le plus souvent, ils la remplissent bien. Nous ignorons de nous presque tout ; d'autrui, tout. L'ignorance fait notre tranquillité ; le mensonge, notre félicité. "

 Les dieux ont soif
Anatole France

Municipales 2026 à Perpignan : Louis Aliot à 43-44 % selon un sondage Ifop ultra-exclusif (échantillon : 612 personnes, soit à peu près la file d’attente d'un petit concert à la grande époque des déferlantes #trèslentes)

Ah ben voilà, c’est officiel : Louis Aliot est déjà réélu. Enfin, si on en croit le sondage « exclusif » commandé par L’Indépendant à l’Ifop, réalisé auprès de 612 Perpignanais (sur 120 000 habitants, faites le calcul, c’est plus représentatif que le conseil de classe de mon fils). 612 personnes, c’est à peine plus que les spectateurs du dernier match de l’USAP en Nationale, mais bon, Jérôme Fourquet a parlé, donc c’est parole d’évangile.Le maire RN caracole donc à 43-44 % quel que soit le casting en face, soit +8 points par rapport à 2020.

Traduction : même si demain il est condamné, même s’il danse la macarena en string léopard sur la place de la Loge, il passe. L’électorat frontiste est « consolidé et élargi sociologiquement », nous explique-t-on. En clair : il a récupéré les déçus de Macron, les ex-PS qui en ont marre des écolos, et même la mamie du 3e qui votait autrefois pour Aldo Moro « parce qu’il avait une belle moustache ».

Côté opposition, c’est la fête du slip en kit.  La gauche + centre en mode puzzle : chacun fait 6-10 %, ensemble ils frôlent les 21 % (quand ils arrivent à se mettre d’accord avant 2027).  

Les Insoumis-Ecolos montent à 17 % : assez pour faire peur aux pigeons du Castillet, pas assez pour gagner.  
Et le pauvre Bruno Nougayrède (LR officiel) plafonne à 15,5 % max, soit moins que le cumul Pujol + Grau en 2020. Autrement dit, la droite modérée a perdu plus d’électeurs que le Barça n’a perdu de matchs au Camp Nou depuis 1957.

Historique rapide pour bien rigoler : 

2014 : Louis Aliot fait 35 % au 1er tour, perd au second face à Jean-Marc Pujol.  
2020 : il fait 35 % au 1er tour… et gagne au second avec 53 % grâce à la division magique de la gauche et à l’implosion de la droite.  
2025 : il fait déjà 44 % au 1er tour dans un sondage réalisé par l’institut préféré des journaux qui veulent vendre du papier juste avant Noël.

Moralité : à Perpignan, le seul vrai adversaire de Louis Aliot, c’est Louis Aliot en 2020.

Tout le reste, c’est du décor.Et qui a intérêt à sortir ce sondage à J-90 des fêtes ?

Mystère. Certainement pas le journal local (le groupe la dépéche peut-être) qui a besoin de clics, ni le maire sortant qui adore se voir en une avec des gros chiffres flatteurs, ni l’Ifop qui facture la prestation. Non non, c’est juste la science pure.

Allez, rendez-vous en mars 2026 pour vérifier si les 612 sondés avaient raison… ou si, comme d’habitude, les 119 000 autres Perpignanais ont une légère tendance à changer d’avis entre le mois de décembre et le jour du vote.

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 12:43

"Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon cœur très immonde
De voir ici l'abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L'or de la terre et les trésors de l'onde,
Leurs habitants et les peuples de l'air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
Ȏ le bon temps que ce siècle de fer !
Le superflu, chose très nécessaire"


Voltaire, Le Mondain, 1736 

http://lettres.lem.free.fr/premiere/ombres_lumieres/Voltaire_Le_Mondain_1736.pdf

Ce n'est pas la presse, ni la concurrence électorale qui sera capable de faire un récit précis sur ce qu'il y a eu lieu à Perpignan durant les presque 6 ans de mandat de Louis Aliot. En fait, il s'agit de reprendre les promesses du candidat et de voir ce qu'a réalisé le maire, au-delà des discours...De toutes manières l'électeur est frappé de sénilité précoce: il a déjà tout oublié, ce qu'il n'avait pas commencé à retenir. Contrairement à la manière d'un individu de faire une première bonne impression, en politique ce sont les derniers souvenir que l'on doit imprimer, puisque la majorité minoritaire qui vote encore ne s'éclaire pas à la lampe de la raison, mais au tout à l'égo de ses ressentis !

Ainsi, la dernière ligne droite est plus importante: il faut soigner ses fêtes de fin d'année! Donc, un beau feu d'artifice final et un défilé de Noël pour faire rêver les enfants de 7 à 77 ans. Peu importe le prix pourvu qu'on en ait l’Everest (plus grand chose dans les caisses) . Oui, qui sait si demain nos enfants n'iront pas chercher leurs cadeaux sur le front de l'Est ? 

Si l'actuel maire veut encore crécher à la loge, il faut mettre le paquet à Noël . C'est pour cela que pour la St Nicolas, la maire Noël s'est emballée façon défilé grosse pâtisserie à la Dysney traditions américaine oblige ! Ça n'a pas de prix des étoiles dans les yeux! 

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 12:03

Perpignan/ municipales 2026: Bruno Nougayréde fait l'union des partis à droite et au centre!
Bruno Nougayrède officiellement candidat à la mairie de Perpignan 100 % Perpignan était en direct Au Cochon Hardi pour parler des ralliements des parties de droite et du centre,le quartier St Jacques et l'article sur lui du Le Canard enchaîné ... qu'il pense téléguidé par un proche de Louis Aliot. Le canard enchaïné qui en remet une couche la semaine d'après avec le contrat d'édition des mémoires de Jean-Marie le Pen signé au Rocher (voir image

Faut-il y voir un signe qu'il est le seul à pouvoir inquiéter la ré-élection de Louis Aliot où de la méchanceté gratuite ? https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/perpignan-agression-verbale-et-attaques-personnelles-d-andre-bonet-contre-l-opposant-bruno-nougayrede-tension-au-conseil-municipal.html

Cependant, on a toujours pas de précision sur le programme et qui des partis politiques qui l'ont rejoint seront présent sur une liste à la base de "société civile" 

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 10:22

« La rente, c’est le vol légalisé du travail d’autrui par ceux qui ont réussi à monopoliser une ressource rare (terre, monnaie, données, pouvoir réglementaire). Le rentier est le nouveau seigneur féodal, mais sans même la légitimité du sang ou du glaive. »

Henri Solens :

« L’économie de la rente : une économie criminelle parasitaire qui a remplacé l’économie productive réelle »

 

 

Yves-Patrick Coléno (né en 1950) est un économiste et chercheur français en didactique de l'économie. Titulaire d'un doctorat en sciences économiques de l'Université Toulouse 1 (1986), sa thèse portait sur Plaine du Roussillon : devenir de l'agriculture et développement local, analysant les dynamiques socio-économiques d'une région marquée par l'agriculture et les transitions locales. Agrégé de sciences sociales, il a enseigné pendant quarante ans en lycée et a formé des professeurs en formation initiale et continue au sein de l'Éducation nationale. Retraité, il poursuit ses recherches à l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), au Centre de Droit Économique et du Développement (Yves Serra UR UPVD 4216). Son parcours allie économie appliquée, didactique et analyse des dynamiques culturelles et socio-économiques régionales, particulièrement en Occitanie et dans les Pyrénées-Orientales.

Nous l'avons rencontré pour un direct "au cochon hardi" histoire parler des enjeux à coeur des municipales dans les PO, pas sa version "parade des dessins animés" parce qu'à l'Archipel contre attaque, nous vous devons plus que la lumière ! 

Alors, c'est quoi l'impacte de décennies de la rente sur le réel de l'économie locale? 

L’ÉCONOMIE DE LA RENTE Henri Solens
(Points d’Organe)Nous ne vivons plus sous le capitalisme, mais sous la rentocratie.Depuis les années 1980, l’Occident a abandonné l’économie productive pour une économie parasitaire où la richesse n’est plus créée : elle est extraite. Quatre grandes rentes cannibalisent le travail réel :la rente financière (intérêts, spéculation, dividendes sans risque)  
la rente foncière (prix du logement artificiellement gonflés)  
la rente intellectuelle (brevets, GAFAM, propriété des données)  
la rente bureaucratique (impôts, dette publique, niches fiscales)

Résultat : désindustrialisation, appauvrissement des classes moyennes, effondrement démographique, jeunes condamnés à la précarité locative et à l’endettement éternel. Une nouvelle féodalité s’installe, sans épée ni château : le rentier est le seigneur du XXIᵉ siècle.Face à cette spoliation légale, Henri Solens appelle à une rupture radicale : interdiction de l’usure, taxe foncière confiscatoire, sortie de l’euro, nationalisation du crédit, retour à une économie « corporelle » où la richesse est liée au sol et au travail, non à la spéculation.

 

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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 17:08

 

Alain Valdés était en direct pour l'archipel contre attaque info Au Cochon Hardi pour parler de sa création musicale et de la création musicale ici et de sa diffusion de son partenariat avec @Ania Bereghova...un sujet pour les municipales et la culture

 

 

 

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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 14:13

 

Brigitte Vumbi était en direct pour l'archipel contre attaque info Au Cochon Hardi pour parler d'extra Nadal au El Pati de la Rabiosa d' Hector Madramany ,un marché de Noël aux surprises surprenantes à côté de la gare à Perpignan

Durée : 2 jours
Public  · Tout le monde sur ou en dehors de Facebook
Premier marché de Noël organisé à El Pâti de la Rabiosa à Perpignan 3 avenue de Grande Bretagne ( au Centre d'Art Contemporain "A Cent Mètres Du Centre Du Monde")
Des stands , un bar, de la restauration, de la musique, des concerts, de DJ, des surprises .

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30 novembre 2025 7 30 /11 /novembre /2025 14:03

Un seul, peut-être deux, mais cela suffirait.
Un ours brun de 220 kilos, poil comme un tapis de salon jamais aspiré, qui aurait décidé que Perpignan valait mieux que la montagne. Il aurait vu les stories Instagram : les palmiers, les terrasses, les glaces à l’italienne. Il se serait dit « pourquoi pas ».Le 14 juillet dernier, à 6 h 17, un joggeur du Vernet aurait croisé l’animal qui ferait la queue au Carrefour City pour des Kinder Bueno. Le joggeur aurait filmé, posté, puis supprimé la vidéo par peur, mais trop tard : l’ours serait déjà devenu tendance.

Depuis, il squatterait les réseaux sous le pseudo @GrosNounours66
, 47 000 abonnés, stories quotidiennes : lui devant le Castillet, lui au McDo drive, lui qui ferait du paddle sur la Têt avec une casquette « Perpi c’est la vie ».Et pourtant, dans les programmes des municipales 2026, pas un mot.
Cinq listes, six peut-être, bientôt sept si Caroline Forgues se décidait, et zéro mention d’ours.

La liste « Perpignan, changez d’air ! »

parlerait de pistes cyclables bio-sourcées et de cantine 100 % locale. L’ours, lui, aurait déjà bouffé trois vélos cargos place Rigaud et un composteur collectif entier.

Rien dans le programme.« Perpignan Autrement »

promettrait des budgets participatifs. Les habitants de Saint-Assiscle auraient voté à 94 % pour « un lance-roquettes anti-ours », mais la plateforme aurait mystérieusement buggé. Sujet classé « hors thème ».

Agnès Langevine voudrait « remettre l’humain au cœur de la ville ».

L’ours aurait pris l’invitation au premier degré : il dormirait sur le banc en face de la crèche des Cerdagne, ronflerait doucement, effraierait les poussettes. Les parents feraient des détours de 800 mètres. Langevine, interrogée, répondrait « on parlera faune sauvage après les élections ».

Bruno Nougayrède proposerait de « redonner de l’oxygène aux quartiers ».

L’ours aurait élu domicile square Bir-Hakeim, pisserait sur les massifs de lavande, chasserait les pigeons à mains nues. Les grand-mères ne tricoteraient plus. Elles prieraient.

Annabelle Brunet rêverait de « coconstruire la ville avec les citoyens ».

Les citoyens auraient déjà coconstruit une milice armée de fourches et de lampes frontales. La préfecture aurait dissous le groupe WhatsApp « Anti-Ours Saint-Jean » pour « incitation à la haine ursine ».

Même la liste catalaniste resterait muette.

On murmurerait que l’ours aurait été vu dansant la sardane place de la Loge à 3 h du matin, seul, une rose entre les dents. Personne n’aurait osé le déranger.

Et pendant ce temps, l’ours avancerait.
Il aurait déjà :

– dévoré le stock de tourons de la Maison Escudier,
– renversé 27 poubelles jaunes (il trierait, mais mal),
– fait fuir les influenceuses du haut de la rue des Augustins,
– laissé une empreinte de patte géante dans le béton frais du parvis de la gare (les élus parleraient d’« œuvre d’art brut » pour sauver la face).

Les experts de l’Office français de la biodiversité hausseraient les épaules : « Un ours en ville, c’est rarissime, mais pas impossible. Il suffirait qu’il suive l’odeur des frites. »

Mais les candidats continueraient leurs tracts comme si de rien n’était.
« Plus de crèches ! »
« Moins de narcotrafic ! »
« Des arbres partout ! »L’ours lirait tout ça, assis sur un banc, une canette de Desperados à la patte.
Il ricanerait.
Il attendrait le second tour.

Car au second tour, il présenterait sa liste.
Nom de code : « Nounours 2026 – Une patte de fer dans un gant de poils ».
Slogan : « J’ai déjà la majorité absolue dans vos cauchemars. »Et là, enfin, on parlerait de lui.
Trop tard.

 

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 16:16

"Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ..."

Là-bas si j'y suis. Carnets de routes
Daniel Mermet

Daniel Mermet "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"festival du film social et ouvrier"
Daniel Mermet était en direct pour l'archipel contre attaque info au Clap Cine Carmaux pour présenter la seconde partie du documentaire "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis" https://www.youtube.com/watch?v=MGh5and21rk pour le festival du film social et ouvrier" : Carmaux, c'était là bas si j'y étais !

Daniel Mermet, mon pote Daniel
(paroles à chanter sur l’air de Tranche de vie ou Mamadou m’a dit, comme vous voulez)

Y’a un gars qu’est né aux Pavillons-sous-Bois
En quarante-deux, quand tout partait en bois
Huit mouflets dans l’appart, la mère au turbin
Le père à l’usine, et l’espoir au fond d’un verre de rouge bien trop fin  Il a vu les flics cogner sur les Algériens
Place de la République, un soir d’octobre soixante et un

Il a porté des valises, il a planqué des frères
Et il s’est dit : « Faut jamais fermer sa gueule, jamais, jamais »  Il a fait les Beaux-Arts, il dessinait des jouets
Des robes pour le magazine Elle, ça payait le loyer
Mais le théâtre l’a chopé, avec Lemoine et les copains
Ils ont fait Mortimer Baltimore, Avignon les a pris dans ses bras
Et puis pfft, plus un rond, rideau, on remballe les planches
On range les rêves dans un carton, direction France Culture, sans branche  Il a fait causer les fous, les peintres sans école

Il a fait swinguer le jazz, trembler les ondes avec des histoires d’alcool
Chair de poule, Tendre est la nuit, il a même fait bander la radio
Les bigots écrivaient à la direction : « C’est la fin du monde, oh là là, oh là là ! »  Et puis un jour d’été quatre-vingt-neuf

Il a pris le micro et il a dit : « Là-bas si j’y suis »
C’était plus une émission, c’était une barricade en direct
Avec le répondeur qui gueulait plus fort que tous les intellects  Il est allé au Rwanda quand le monde regardait ailleurs

Il a trouvé Valentine dans un tas d’os et de pleurs
Il a pleuré dans le micro, il a pas eu honte
Et nous on pleurait avec lui, collés à la montre  Sarajevo, la Tchétchénie, la Palestine en sang
Les usines qui ferment, les paysans qui se pendent
Les sans-papiers, les sans-dents, les sans-rien-du-tout
Il leur a filé le micro : « Allez, parle, c’est à toi, surtout »  On l’a traité de rouge, de gaucho, de casse-burnes
De complotiste avant l’heure, de vieux con qui retourne

On a voulu le virer en deux mille quatorze
« Trop vieux, trop cher, trop chiant », qu’ils disaient dans les bureaux  Mais Daniel, il a rigolé, il a repris son baluchon
Il a monté là-bas point org, avec les potes, sans patron
Vingt mille abonnés, un million d’écoutes par mois
Et toujours la même voix, rauque et douce à la fois :  « Salut les jetables, salut les oubliés
On va pas se laisser faire, on va pas s’laisser bouffer
On est là, on est là, même si on n’est plus à l’antenne
On est là-bas si j’y suis… et putain, on y est encore, amen ! »  Allez Daniel, vieux frère, vieux pirate au cœur gros

Continue de nous raconter le monde comme il va pas trop
T’es notre Béranger à nous, avec un micro au lieu d’la guitare
Et quand tu parleras plus, ben… on mettra l’répondeur en boucles, pour que ça dure encore.

 

En Bonus track, mais qui aura son quart d'heure wharolien à elle toute seule Pauline Richard sa distributrice des films des 2 Rives....

Pauline Richard, les films des 2 Rives au festival du film social et ouvrier de Carmaux
Les Films des 2 rives étaient en direct pour l'archipel contre attaque au festival du film social et ouvrier de Carmaux Clap Cine en la présence de Pauline avec les films de Pierre Carles sur les #FARCS https://www.youtube.com/watch?v=E2_oYK7OCoM et le deuxième tome du documentaire sur #Howardzin une histoire populaire des États-Unis de @Daniel Mermet

Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
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