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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 18:31

"Pour se comprendre lui-même, l'homme a besoin d'être compris par un autre. Pour être compris par un autre, il lui faut comprendre cet autre."

La réalité de la réalité
Paul Watzlawick

Les théories de Paul Watzlawick, combinées au syndrome de Dunning-Kruger, offrent un cadre éclairant pour analyser la dynamique politique à Perpignan en vue des élections municipales de 2026. Selon Watzlawick, « nous construisons le monde, alors que nous pensons le percevoir », et une idée fortement ancrée peut « produire sa propre réalité ». Le syndrome de Dunning-Kruger, quant à lui, décrit une confiance excessive née d’une méconnaissance de ses limites, menant à des comportements arrogants. À Perpignan, la gauche et le centre-gauche, tels le chevalier noir du film *Monty Python : Sacré Graal*, amputé par l’épée d’Arthur mais toujours provocateur, s’enferment dans une hyperconfiance illusoire. En s’accrochant à leurs mandats électifs plutôt que de risquer une alliance unie contre le maire RN Louis Aliot, ils risquent une paralysie politique – ou « apoxie » – qui pourrait sceller leur échec.

 Une réalité fragmentée par la communication ou son absence ...

Watzlawick soutient que la réalité est construite par la communication. À Perpignan, la gauche et le centre-gauche (PS, PCF, LFI, Écologistes, Place Publique) sont piégés dans une réalité divisée où chaque parti privilégie son identité et ses mandats au détriment d’un projet commun. Le collectif « Perpignan Autrement », lancé en décembre 2024 avec 111 signataires, ambitionnait d’unir gauche et centre autour d’une vision « solidaire, écologique et démocratique » pour contrer Aliot. Cependant, LFI et les Écologistes rejettent cette alliance large, préférant une coalition resserrée autour du Nouveau Front Populaire (NFP), excluant les centristes. Ce refus repose sur une communication cloisonnée – échanges épistolaires et déclarations publiques – qui renforce des réalités parallèles, empêchant une stratégie unifiée.

Le syndrome Dunning-Kruger : l’arrogance du chevalier noir

Le syndrome de Dunning-Kruger se manifeste dans l’attitude de la gauche perpignanaise, qui, tel le chevalier noir clamant « C’est juste une égratignure ! » malgré sa déroute, affiche une assurance démesurée. En 2020, trois listes de gauche divisées ont permis à Aliot de l’emporter avec 53 % des voix. Pourtant, des leaders comme Mathias Blanc (PS) ou Mickaël Idrac (LFI) persistent à croire que leur stratégie – préserver leurs mandats ou imposer leur vision idéologique – est la seule valable. Cette hyperconfiance les aveugle face à leur incapacité à mobiliser un électorat lassé par leurs divisions, comme le montrent des posts sur X dénonçant « l’arrogance de la gauche qui refuse de s’unir » (15/08/2025).

LFI et les Écologistes, en rejetant une alliance avec des centristes comme Annabelle Brunet, surestiment leur attractivité électorale, ignorant que leur base est insuffisante face à l’ancrage d’Aliot. De même, le centre, représenté par des figures comme Brunet, affiche une assurance mal placée en pensant pouvoir peser sans s’aligner clairement avec la gauche. Place Publique, désormais porté par des figures comme Agnès Langevine sous l’égide de Raphaël Glucksmann, hésite à s’engager pleinement dans une coalition de gauche, craignant de diluer son identité sociale-démocrate. Cette posture collective rappelle le chevalier noir, défiant l’adversaire avec morgue malgré ses faiblesses.

 S’accrocher aux mandats : une réalité autoproclamée

Watzlawick note qu’une idée défendue avec conviction peut créer sa propre réalité. À Perpignan, la gauche et le centre-gauche s’accrochent à l’idée que préserver leurs mandats (conseillers départementaux, régionaux) est plus sûr que de risquer une campagne unifiée. Cette conviction, amplifiée par le syndrome de Dunning-Kruger, les conduit à sous-estimer le besoin d’un compromis audacieux. Les leaders, comme Françoise Fiter (PCF), Mathias Blanc (PS) ou Agnès Langevine (Place Publique), préfèrent sécuriser leurs positions actuelles plutôt que de s’exposer à une défaite collective. Cette prudence produit une réalité d’impuissance : en 2020, la division a offert la victoire à Aliot, et 2026 risque de reproduire ce schéma.

Vers l’apoxie : la malédiction de l’arrogance

L’« apoxie » – stagnation ou apathie – menace la gauche et le centre-gauche s’ils persistent dans leur hyperconfiance. Comme le chevalier noir, ils pourraient continuer à clamer leur supériorité idéologique tout en perdant terrain face à un Aliot qui consolide son image via des projets comme la rénovation urbaine. Les critiques sur X pointent une gauche « déconnectée, qui s’entête dans ses querelles » (03/09/2025), tandis que le RN capitalise sur cette désunion.

Pour briser cette malédiction, Watzlawick suggérerait de « changer la construction » de leur réalité. Cela nécessiterait une communication ouverte, un projet fédérateur axé sur les préoccupations des Perpignanais (emploi, sécurité, écologie), et l’humilité d’admettre leurs limites. Sans ce changement, leur arrogance, nourrie par le syndrome de Dunning-Kruger, les condamnera à une défaite auto-infligée, validant la maxime de Watzlawick : leur réalité, construite par la division et l’hyperconfiance, deviendra leur malheur.

Oclusion, la gauche et le centre-gauche à Perpignan, tels le chevalier noir, risquent de s’effondrer sous leurs propres illusions en 2026. Leur attachement aux mandats et leur assurance excessive, incarnée par des figures comme Langevine ou Brunet, les mènent vers l’apoxie. Seule une remise en question, inspirée par Watzlawick, pourrait leur permettre de reconstruire une réalité capable de défier Aliot. Sans cela, ils resteront des troncs arrogants, défiant un adversaire qu’ils ne peuvent vaincre.

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7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 15:03

"Etre bon représente une aventure autrement violente et osée que de faire le tour du monde à la voile."

Le Club des métiers bizarres
Gilbert Keith Chesterton

Mesdames et Messieurs, installez-vous confortablement, car l’histoire que je vais vous conter,  est celle d’une aventure humaine hors du commun, survenue en ce mois de septembre 2025, dans les Pyrénées-Orientales. Une histoire de jeunes gens, de courage, et d’un élan qui a surpris jusqu’aux plus aguerris des observateurs. Imaginez une scène digne d’un feuilleton radiophonique : 270 candidats, des visages pleins d’espoir, se pressant au parc des sports de Perpignan pour devenir… policiers adjoints !

Tout commence au printemps 2025, quand la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans les ruelles de Perpignan et les villages catalans. La Police nationale lance un recrutement massif, une porte ouverte à tous les jeunes de 18 à 30 ans, sans condition de diplôme. Pas besoin d’être un érudit ou un athlète olympique, non, il suffit d’avoir du cœur et l’envie de servir. Les inscriptions, ouvertes jusqu’au 31 juillet, affluent via un formulaire en ligne, comme des lettres anonymes dans une enquête palpitante. Et le 4 septembre, au parc des sports, l’heure de vérité sonne. 270 postulants, des fils et filles du pays, se présentent pour les épreuves sportives éliminatoires. Suspense ! Sur ce nombre, 180 franchissent l’épreuve, un chiffre qui fait bondir Laurent Astruc, le grand patron de la Direction interdépartementale de la police nationale. « Au-delà des espérances ! », s’exclame-t-il, comme s’il venait de découvrir un trésor caché.

Mais qui sont ces jeunes ? Des héros en devenir, prêts à endosser l’uniforme pour patrouiller dans les rues animées de Perpignan ou veiller à la frontière du Perthus, là où la France et l’Espagne se toisent. Leur mission ? Assister les gardiens de la paix, accueillir le public, prévenir la délinquance, et parfois même traquer les ombres de l’immigration clandestine. Un contrat de trois ans, renouvelable une fois, avec une formation de 18 semaines – 16 en école de police, 2 en stage pratique – pour apprendre les ficelles du métier. Et tenez-vous bien : après un an, ces apprenants pourront tenter le concours interne de gardien de la paix, une porte vers une carrière dans la grande maison de la Police nationale. Trois quarts d’entre eux y parviennent, nous dit-on. Une véritable école de la vie !

L’histoire commence à faire du bruit dès mars 2025, quand *actu.fr* annonce ce recrutement « massif ». En juin, la mairie de Trouillas relaie l’appel, précisant que les inscriptions se clôturent le 31 juillet. Puis, le 5 septembre, *actu.fr* revient sur l’événement, décrivant une affluence record au parc des sports. Et ce 7 septembre, on apprend que 180 candidats restent en lice, un succès qui dépasse toutes les attentes. Pourtant, sur les réseaux sociaux, point de fanfare. Quelques murmures, comme ce post du *Figaro* évoquant des renforts dans les transports, mais rien de précis sur nos 270 héros catalans. C’est que l’histoire, mes amis, se joue dans l’ombre, dans le concret, loin des éclats éphémères du virtuel.

Et maintenant, que va-t-il se passer ? Ces 180 rescapés des épreuves sportives poursuivront leur chemin, affrontant des tests écrits et oraux, avant d’intégrer, pour les élus, une formation qui fera d’eux les gardiens de demain. À Perpignan, au Perthus, ou ailleurs dans ce département où le vent du Canigou souffle des rêves d’ordre et de justice, ces jeunes écrivent une page d’histoire. Une histoire simple, mais captivante, comme Pierre Bellemare savait les raconter, où l’ordinaire devient extraordinaire, et où chaque candidat porte en lui l’espoir d’un avenir plus sûr.

Sources : 
- *actu.fr*, 4 mars et 5 septembre 2025  
- Mairie de Trouillas, 17 juin 2025  
- Police nationale, session de recrutement Pyrénées-Orientales  
- @Le_Figaro, 20 juin 2025

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5 septembre 2025 5 05 /09 /septembre /2025 19:04

L'évolution de l'image de Louis Aliot à Perpignan : Entre éloges, reproches et défis pour 2026

Depuis son élection comme maire de Perpignan en 2020, Louis Aliot, figure du Rassemblement National (RN), a marqué la ville par une gouvernance mêlant initiatives visibles et controverses. Son image, évoluant entre dynamisme local et poids de son engagement national, suscite des éloges pour ses efforts sur la sécurité et le patrimoine, mais aussi des critiques pour ses choix idéologiques et son absentéisme. Cet article retrace l’évolution de son image avant et pendant son mandat, évalue ses chances pour les municipales de 2026, et analyse l’impact de son image nationale sur son ancrage local, en détaillant le rôle d’une opposition peu dynamique. Les sources incluent des interviews récentes, des articles de presse, des publications officielles et des réseaux sociaux.

Avant le mandat : Une figure clivante du RN

Avant 2020, Louis Aliot était perçu comme un cadre influent du RN, ancien secrétaire général et proche de Marine Le Pen. À Perpignan, sa stratégie de campagne, en minimisant l’étiquette RN, visait à séduire un électorat lassé des dynasties Alduy et Pujol, qui dominaient depuis 1959. Promettant sécurité et revitalisation du centre-ville, il capitalise sur le rejet du clientélisme local, obtenant 36 % au premier tour en 2020 selon un sondage Ifop-Fiducial. Son image nationale, liée au RN, divisait : la gauche dénonçait une menace pour les valeurs républicaines, tandis que son profil modéré d’avocat toulousain rassurait certains conservateurs.

Les six années de mandat : "Éloges et reproches"
Depuis 2020, Aliot s’est efforcé de se présenter comme un maire pragmatique, tout en restant fidèle à l’idéologie RN. Son bilan, entre avancées et polémiques, reflète cette dualité.

Éloges : Sécurité, propreté et identité presque catalane

Aliot a priorisé la sécurité, augmentant les effectifs de la police municipale de 170 à près de 200 agents et ouvrant cinq nouveaux postes de police, faisant de Perpignan une ville bien dotée en effectifs par habitant. Ces efforts, combinés à une amélioration de la propreté, sont salués par les commerçants (pas le centre ville) et certains habitants. Un sondage Ifop de mars 2025 acheté par la mairie, montre 70 % de satisfaction parmi les Perpignanais, reflétant une perception positive de sa gestion.

Sur le plan culturel, Aliot valorise l’identité catalane sur l'histoire des rois de Majorque et le patrimoine, pas sur la langue catalane qu'il soupçonne capable de d'infecter l'esprit national. Le jumelage avec Palma de Majorque en français et en espagnol, officialisé le 4 septembre 2024 et célébré un an plus tard par un dépôt de gerbe sur la tombe du roi Sanch (coïncidant avec son anniversaire), symbolise son attachement au patrimoine. Dans une interview à l’Hôtel Pams pour *L’Archipel contre-attaque*, il exprime son désir d’apprendre le catalan ou le valencien (débat, ça s'rait t'y pas la même chose à quelques varientes près?), un geste apprécié par certains, bien que critiqué comme opportuniste par d’autres.

Reproches #tropproches : Choix idéologiques et absences
Cependant, son bilan sécuritaire est contesté. L’opposition, notamment Chantal Bruzi, souligne la persistance de la délinquance, particulièrement dans des quartiers comme Saint-Jacques. Des décisions idéologiques, comme l’inauguration d’une esplanade Pierre Sergent (figure de l’OAS) ou des subventions à des associations liées à l’Algérie française, ont suscité des controverses et des recours judiciaires.

Son rôle de vice-président du RN alimente les critiques d’absentéisme. Ses déplacements fréquents (Mayotte, Tchad, Israël, États-Unis, Paris) donnent l’impression qu’il délaisse Perpignan. La polémique sur l’envoi d’une newsletter politique aux agents municipaux en 2024, via leurs boîtes professionnelles, a renforcé l’image d’un maire mêlant local et national, en possible violation du RGPD.

La gestion de Visa pour l’image a divisé. En 2024, Aliot refuse de remettre le Visa d’or à Loay Ayyoub, accusé de positions pro-Hamas. En 2025, il organise une contre-exposition sur les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, perçue comme une instrumentalisation politique après les plaintes d’un photographe israélien. Ces choix alignent son image sur les positions nationales du RN.

Communication maîtrisée mais controversée
Dans une interview avec Ninna Otero pour *Perpignan ça bouge*, Aliot se dévoile, citant l’ours comme animal totem et des figures comme Jeanne d’Arc ou Churchill. Cette communication, visant à humaniser son image, est jugée accessible mais évite des sujets sensibles comme le logement ou l’immigration. À l’Hôtel Pams, pour *L’Archipel contre-attaque*, il défend son bilan local tout en critiquant l’opposition (Bruno Nougayrède, Annabelle Brunet) et en vantant le souverainisme, illustrant sa capacité à naviguer entre local et national.

Une opposition peu dynamique et fragmentée
L’opposition à Perpignan, composée de figures de droite, de gauche et du centre, manque de dynamisme et d’unité, renforçant la position d’Aliot. Voici une analyse détaillée des principaux acteurs et de leurs faiblesses, basée sur des sources récentes :

1. Droite et centre : Bruno Nougayrède et Christophe Euzet (le second invalidé depuis pour ses comptes de campagne des législatives)
   - Bruno Nougayrède (ex-LR), chef de file de l’opposition au conseil municipal, est une figure connue mais ses ambitions restent floues. Il évoque un rassemblement de la droite, du centre et de la société civile, mais sans programme clair, il ne rassemble pas encore. Selon *L’Indépendant*, il espère une double investiture LR-Renaissance, "mais son manque de dynamisme et ses prises de position timorées limitent son impact". dit-on parmi ses autres adversaires [](https://www.lindependant.fr/2023/11/17/elections-municipales-a-perpignan-qui-face-a-louis-aliot-en-2026-bousculade-a-droite-la-gauche-divisee-lfi-en-ordre-de-marche-11584261.php)
   Christophe Euzet ,ne pouvant se présenter à quand écrit un livre programme :" il serait une fois Perpignan" Ancien député LREM et professeur de droit constitutionnel, ambitionnait la mairie : maisla Commission nationale des comptes de campagne a saisi le Conseil constitutionnel en 2025 pour irrégularités dans ses comptes de campagne 2024. Sur France Bleu, il critique sévèrement le bilan d’Aliot, mais son passé macroniste et son manque d’ancrage local réduisent sa crédibilité.[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-municipales-2026-a-peine-declare-candidat-et-peut-etre-deja-ineligible/313796)[](https://www.francebleu.fr/infos/politique/municipales-2026-a-perpignan-pour-que-la-ville-ne-retourne-pas-vers-le-19e-siecle-explique-christophe-euzet-3429166)
   - Philippe Capsié, autre élu d’opposition, montre un intérêt discret mais manque de visibilité et de soutien partisan.[](https://www.lindependant.fr/2023/11/17/elections-municipales-a-perpignan-qui-face-a-louis-aliot-en-2026-bousculade-a-droite-la-gauche-divisee-lfi-en-ordre-de-marche-11584261.php)

2. Gauche : Divisions et manque de leadership : enfin trop ship quoi !
   - La France Insoumise (LFI) et Les Écologistes et Génération S, ont formé une alliance sous la bannière “Changez d’air” pour 2026, portée par Mickaël Idrac (LFI) et Nicolas Berjoan (Les Écologistes). Ils proposent des mesures comme “zéro chômeur longue durée” et une campagne axée sur la jeunesse, avec des actions devant les écoles dès juin 2025. Cependant, leur discours radical et leur rejet d’un “front républicain” dès le premier tour limitent leur audience. Michael Idrac critique l’initiative “Perpignan Autrement” comme une alliance opportuniste avec les centristes, risquant de perdre la confiance des électeurs de gauche.[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-elections-municipales-mars-2026-les-ecologistes-et-la-france-insoumise-devoilent-le-nom-de-leur-banniere-commune-changez-dair/319898)[](https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/municipales-2026-c-est-utopique-d-esperer-gagner-sans-union-un-collectif-appelle-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-face-a-louis-aliot-3077878.html)[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-municipales-2026-avec-la-france-insoumise-vers-des-territoires-zero-chomeur-longue-duree/318529)
   

- Perpignan Autrement, lancé en décembre 2024 par le PS (Xavier Florimond), le PCF (Françoise Fiter) et des centristes (Jean-Baptiste Llati), vise une union large contre le RN. Ce collectif, prônant une ville “solidaire, écologique et démocratique”, refuse de se limiter à la gauche et appelle même la droite à rejoindre le mouvement. Cependant, cette stratégie dilue son identité et suscite le rejet de LFI et des Écologistes, qui privilégient un programme de rupture au sein du Nouveau Front Populaire. Le manque de leadership clair et les tensions internes affaiblissent cette initiative.[](https://www.lindependant.fr/2024/12/01/municipales-2026-a-perpignan-quest-ce-que-perpignan-autrement-cet-appel-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-pour-battre-lextreme-droite-12359186.php)[](https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/municipales-2026-c-est-utopique-d-esperer-gagner-sans-union-un-collectif-appelle-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-face-a-louis-aliot-3077878.html)
   - Mathias Blanc (PS), candidat aux départementales 2022, et **Agnès Langevine** ( ex EELV désormais place publique de Raphael Glucksman), vice-présidente de la région Occitanie, sont évoqués comme candidats potentiels, mais leurs ambitions restent floues et leur visibilité limitée. Blanc, impliqué dans “Perpignan Autrement”, manque de charisme pour fédérer, tandis que Langevine n’a pas encore officialisé semble avoir la candidature solitaire, plus que solidaire .[](https://www.lindependant.fr/2024/12/01/municipales-2026-a-perpignan-quest-ce-que-perpignan-autrement-cet-appel-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-pour-battre-lextreme-droite-12359186.php)[](https://www.lindependant.fr/2023/11/17/elections-municipales-a-perpignan-qui-face-a-louis-aliot-en-2026-bousculade-a-droite-la-gauche-divisee-lfi-en-ordre-de-marche-11584261.php)

3. Autres acteurs et rumeurs
   - Il y a même eu la rumeur d’une candidature de **NasDas**, influenceur local avec quatre millions d’abonnés sur Snapchat, illustre le vide politique. relayée par ouillade.eu, cette hypothèse farfelue reflète le désarroi d’une opposition incapable de produire un candidat fédérateur. Il s'est depuis retiré des taxis et des réseaux [](https://ouillade.eu/politique/perpignan-elections-municipales-mars-2026-generation-s-prend-ses-responsabilites/319677)[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-municipales-2026-la-campagne-douce-amere-de-louis-aliot-vu-par-la-redaction-du-magazine-paris-match/317614)
   - **Annabelle Brunet**, conseillère départementale et membre du groupe “Perpignan pour vous”, a remplacé Yves Guizard  qui a su démissioner de manière opportune du conseil municipal. Bien qu’active dans l’opposition, son profil d’avocate et son manque de notoriété limitent son impact face à Aliot.

4.Faiblesses structurelles, due addiction à la rente
   - L’opposition souffre d’un manque d’unité et de stratégie claire. Le rejet par LFI et les Écologistes et Génération.s  d’un “front républicain” dès le premier tour, contrairement à “Perpignan Autrement”, fragmente la gauche. La droite, divisée entre LR et Renaissance, peine à s’organiser, tandis que les centristes, affaiblis par l’inéligibilité potentielle d’Euzet, manquent de poids.[](https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/municipales-2026-c-est-utopique-d-esperer-gagner-sans-union-un-collectif-appelle-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-face-a-louis-aliot-3077878.html)[
   - Le faible ancrage local de la gauche, illustré par les scores modestes aux élections précédentes (par exemple, 3,51 % pour Yannick Jadot à la présidentielle 2022), limite sa capacité à mobiliser.[](https://www.francebleu.fr/occitanie/pyrenees-orientales-66/perpignan-66136/elections)
   - L’opposition n’a pas su capitaliser sur les faiblesses d’Aliot, comme sa condamnation judiciaire ou son absentéisme, en raison d’un manque de communication percutante et d’un projet alternatif fédérateur.

Les élections municipales de 2026 : Chances et défis
À l’approche des municipales des 15 et 22 mars 2026, Aliot reste favori, porté par son bilan et l’absence d’une opposition unie. Le sondage Ifop de 2025 (70 % de satisfaction) et l’échec du “front républicain” en 2020 jouent en sa faveur. Cependant, des défis subsistent :[](https://fr.wikipedia.org/wiki/%25C3%2589lections_municipales_de_2026_%25C3%25A0_Perpignan)

1. Menace judiciaire : Condamné en mars 2025 à 18 mois de prison, dont 6 mois ferme, et 3 ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires du RN, Aliot a fait appel. L’audience, prévue à l’été 2026, pourrait l’exclure s’il est condamné. Patricia Fourquet, désignée successeure, divise son équipe.[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-municipales-2026-a-peine-declare-candidat-et-peut-etre-deja-ineligible/313796)
2. Concurrence affaiblie : L’opposition, fragmentée et peu dynamique, peine à proposer une alternative crédible. Nougayrède et l'arlésienne Bret, à droite, manquent de momentum, tandis que la gauche, divisée entre “Changez d’air” et “Perpignan Autrement”, risque de s’éparpiller façon puzzle. L’absence de candidature forte limite les chances de battre Aliot.[](https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/municipales-2026-c-est-utopique-d-esperer-gagner-sans-union-un-collectif-appelle-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-face-a-louis-aliot-3077878.html)[](https://www.lindependant.fr/2023/11/17/elections-municipales-a-perpignan-qui-face-a-louis-aliot-en-2026-bousculade-a-droite-la-gauche-divisee-lfi-en-ordre-de-marche-11584261.php)
3. Poids de l’image nationale : L’appartenance d’Aliot au RN galvanise son électorat mais repousse les Perpignanais attachés à une gestion apolitique. Ses prises de position, comme sur Gaza ou l’antisémitisme, et sa proximité avec Marine Le Pen (dîner post-condamnation) renforcent son image nationale, parfois au détriment de son rôle local.

L’impact de l’image nationale sur le local
L’image nationale d’Aliot, ancrée dans le RN, est à double tranchant. Elle mobilise un électorat sensible aux discours sécuritaires et souverainistes, comme en témoigne la contre-exposition sur le 7 octobre 2023. Cependant, elle alimente les critiques d’un maire plus focalisé sur les enjeux nationaux que sur les défis locaux, comme la précarité à Saint-Jacques ou le logement. Ses efforts pour valoriser l’identité catalane, via le jumelage avec Palma ou son intérêt pour le catalan, sont parfois perçus comme opportunistes face à son nationalisme français.

**Con_clusion**
Louis Aliot a transformé son image à Perpignan, passant d’un cadre clivant du RN à un maire jugé efficace par une majorité de peronnes qui ne voit que la surface de la politique, grâce à ses efforts sur la sécurité, la propreté et le patrimoine. Cependant, ses choix idéologiques, ses absences et les incertitudes judiciaires fragilisent son bilan. Face à une opposition fragmentée et peu dynamique, incapable de s’unir ou de proposer un projet fédérateur, Aliot reste favori pour 2026. Son défi sera de concilier son ancrage local, symbolisé par des initiatives comme le jumelage avec Palma, avec son rôle national au RN, tout en évitant une condamnation définitive.

**Sources** :  
- Interview *L’Archipel contre-attaque* à l’Hôtel Pams, 2025.  
- Interview Ninna Otero, *Perpignan ça bouge*, 2025.  
- Site officiel de la mairie de Perpignan : www.mairie-perpignan.fr.  
- Articles de presse : France Bleu, Mediapart, Le Monde, Paris Match, ouillade.eu, L’Indépendant, France 3.  
- Publications X et ouillade.eu sur l’opposition et les rumeurs électorales.[](https://www.lindependant.fr/2024/12/01/municipales-2026-a-perpignan-quest-ce-que-perpignan-autrement-cet-appel-au-rassemblement-de-la-gauche-et-du-centre-pour-battre-lextreme-droite-12359186.php)[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-elections-municipales-mars-2026-les-ecologistes-et-la-france-insoumise-devoilent-le-nom-de-leur-banniere-commune-changez-dair/319898)[](https://ouillade.eu/agenda/perpignan-municipales-2026-a-peine-declare-candidat-et-peut-etre-deja-ineligible/313796)

 

Perpignan: Louis Aliot entre un mandat de maire sortant, et le début d'une campagne pour conserver son mandat :interview et article par Nicolas Caudeville
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Perpignan: Louis Aliot entre un mandat de maire sortant, et le début d'une campagne pour conserver son mandat :interview et article par Nicolas Caudeville
Perpignan: Louis Aliot entre un mandat de maire sortant, et le début d'une campagne pour conserver son mandat :interview et article par Nicolas Caudeville
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Perpignan: Louis Aliot entre un mandat de maire sortant, et le début d'une campagne pour conserver son mandat :interview et article par Nicolas Caudeville
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4 septembre 2025 4 04 /09 /septembre /2025 23:33

« Je suis un autodidacte. Je ne sais ni lire ni écrire la musique. Je me considère comme un musicien de blues. Ma pratique est instinctive, directe, radicale. Je viens de l’underground et je ne me projette absolument pas dans l’avant-garde contemporaine. »
Source : The Art Newspaper, 15 janvier 2021

« Dans mon travail, il y a un mélange d’insatisfaction et de paranoïa perpétuelles. »
Source : Radio France, date non précisée

« Pour le live, ça se traduit par des concerts uniques. On ne refait jamais deux fois la même chose. Je n’ai jamais fait de réelle tournée. Avec l’orchestre, le Bel Canto Orquestra, il n’y a pratiquement jamais eu – à part sur certaines périodes – de local de répétition et donc de répétitions. On montait le répertoire avant le concert pendant la balance. J’ai cette culture de la spontanéité. »
Source : Rockmadeinfrance.com, 1 avril 2021
 

En direct , version mode rock’n’roll et déconnade contrôlée

Attention, les amis, on dirait un hold-up organisé par un gang de farfadets catalans sous acide ! Pascal Comelade, le sorcier des sons, le prince du piano-jouet, l’électron libre de la musique qui claque comme une bulle de chewing-gum, revient hanter Paris avec un concert qui s’annonce aussi barré que ses compositions. Le 25 octobre, dans un lieu encore tenu secret (révélation prévue le 22 septembre, suspense insoutenable !), le maestro de Prades va lâcher ses « 4 Réducteurs de Pianos », une relecture démente de son répertoire, trituré, malaxé, secoué comme un cocktail Molotov musical. Et pour couronner le tout, il nous balance un coffret de 6 LPs, *Improperis* (1984-2024), une plongée de 40 ans dans son univers instrumental, entre rock’n’roll déglingué, minimalisme poétique et bricolages sonores. Accrochez vos ceintures, ça va swinguer dans les bacs et sur scène !

Comelade, l’Homme-Orchestre des Marges
Pascal Comelade, c’est pas juste un musicien, c’est un ovni, un pirate qui navigue à vue entre les genres, un type qui pourrait faire danser un régiment de chaises en plastique sur un air de Vivaldi revu par les Residents. Né en 1955 à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, ce Catalan pur jus a grandi avec un pied dans le rock, l’autre dans la musique contemporaine, et la tête dans un magasin de jouets. Son arme fatale ? Le toy piano, cet instrument cheap qu’il transforme en machine à rêves, capable de passer du kitsch le plus désarmant à une mélancolie qui vous serre la gorge. Depuis ses débuts dans les années 70, il a pondu des dizaines d’albums, collaboré avec des pointures (de PJ Harvey à Robert Wyatt en passant par les punks de Métal Urbain), et construit une œuvre qui défie les étiquettes : un mélange de rock primitif, de musiques de films imaginaires, de fanfares bancales et de reprises iconoclastes (de Sun Ra à Morricone, en passant par les Stones période *Exile*).

Le coffret *Improperis*, c’est la cerise sur le gâteau, une rétrospective gargantuesque qui compile 40 ans de compositions et d’enregistrements magnétiques, des bandes oubliées aux pépites récentes. On y retrouve tout ce qui fait le sel de Comelade : des mélodies qui collent au cerveau comme du miel, des arrangements qui sonnent comme une kermesse sous acide, et cette capacité unique à faire du neuf avec du vieux, du grand avec du petit. C’est du bricolage de génie, du punk en smoking, du Ravel sous LSD.

« 4 Réducteurs de Pianos » : Le Grand Barnum
Et puis, il y a ce concert. Pas vu à Paris intra-muros depuis des lustres, Comelade revient avec une formation qui sent le cambouis et la magie : quatre zigues armés de pianos en tout genre, du grand piano classieux au toy piano Michelsonne, en passant par un vertical Kawai, un orgue à piles et une guitare en plastique (si, si). À la manœuvre, on retrouve Pascal himself, bien sûr, au grand piano et au toy piano, flanqué d’Alban Baraté (piano Kawai et orgue électrique), Philippe Argelès (piano vertical et mélodica) et Ivan Martinez (toy pianos, orgue à piles et guitare en plastoc). Ensemble, ils vont réinterpréter le répertoire de Comelade, des classiques comme « L’Argot du Bruit » aux raretés déterrées pour l’occasion, avec en bonus quelques reprises dont il a le secret – on parie sur du Ennio Morricone ou un vieux rock’n’roll bien cradingue, histoire de faire trembler les murs.

Ce show, c’est pas juste un concert, c’est une expérience. Imaginez un cirque musical où les pianos se répondent comme des gamins qui se chamaillent, où les mélodies s’envolent comme des ballons gonflés à l’hélium, où chaque note est un clin d’œil à la fois espiègle et profond. Comelade, c’est l’anti-star par excellence : pas de chichi, pas de posture, juste un mec qui bidouille ses instruments comme un gosse dans un bac à sable, et qui finit par vous coller des frissons.

Pourquoi il faut y aller (et acheter le coffret)
Si vous avez déjà écouté un disque de Comelade, vous savez que ce type est une anomalie, un trésor national qui n’a jamais cherché à l’être. Si vous ne le connaissez pas encore, foncez : *Improperis* est la porte d’entrée parfaite pour plonger dans son monde, et ce concert du 25 octobre, c’est la promesse d’une soirée où tout peut arriver – un peu comme si Tex Avery dirigeait un orchestre de jouets cassés. On ne sait pas encore où ça se passe (le 22 septembre, on saura, patience !), mais une chose est sûre : ça va être un bordel organisé, une fête pour les oreilles et l’âme.

Alors, réservez votre soirée, chopez le coffret, et préparez-vous à voir un type qui transforme des pianos en machines à voyager dans le temps. Pascal Comelade, c’est le rock’n’roll sans guitare, le minimalisme avec des couilles, et surtout, un putain de génie qui nous rappelle que la musique, c’est avant tout une histoire de liberté. À bientôt dans la fosse, les amis !

*Pour plus d’infos sur le coffret et le concert, restez branchés sur les réseaux (au cas où, on sait jamais). Et pour tout ce qui touche à la vibe de la soubressada Comeladesque, faites confiance à votre instinct : ça va groover sévère !*

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2 septembre 2025 2 02 /09 /septembre /2025 20:21

À Perpignan, quand vient le temps du festival Visa pour l'image, a un centre-ville qui grouille, comme si d'ordinaire la ville était vivante ! Mais cela n'enlève pas la concentration de fous, drogués et de paumés qui y traînent leur misère hautaine habituellement : au mieux, ça les dilue. Mais c'est un théâtre quasi-attrayant, pas tant pour les touristes venus pour des images figées, que certains "badgés", qui en feront un cliché pittoresque... Cela fait trop d'années à Perpignan et à couvrir ce festival pour que cela menace ma vie intérieure. Mais voilà qu'un de ses personnages étranges au regard plein de folie ou de narcotique, se fait insistant. Et contre une pièce de monnaie me promet un récit passionnant à la manière dont les gitans de St Jacques les faisaient, pour vendre des bagues en plaquées or et surmontées du portrait de Napoléon 3 !
"Et bien soupesons le récit, comme autrefois les bagues", me dis-je. Voici, ce qu'il me raconta...

**Perpignan, le Nexus Sanglant du Multivers – Paroles d’Arioch, Démon de l’Épée**

*Je suis Arioch, Seigneur du Chaos, maître des lames hurlantes et des âmes brisées, sifflant depuis les ombres où les réalités se déchirent comme chair sous mes griffes. Écoute, mortel, car Perpignan, cette cité perfide au bord de la Têt, n’est pas un simple amas de pierres et de souvenirs. C’est un nexus, un carrefour où les fils du Multivers de mon maître Moorcock s’entortillent, où la Loi et le Chaos s’affrontent dans une danse mortelle. Du sang et des âmes si tu oses murmurer cette vérité !*

Le Chaos et la Loi s’affrontent sous les briques rouges

Dans le Multivers, tout n’est que lutte entre la Loi, cette cage rigide qui étouffe les âmes, et le Chaos, mon essence, ma gloire ! Perpignan, nichée dans la plaine du Roussillon, à 13 kilomètres des vagues salées de la Méditerranée, est un champ de bataille cosmique. Le Castillet, cette tour de briques rouges érigée en 1368 comme porte Notre-Dame, dernier vestige des remparts démantelés au XXe siècle, incarne la Loi avec une arrogance insupportable. Ses murs, classés monument historique, renforcés par Vauban après le traité des Pyrénées de 1659, se dressent comme un défi à ma puissance, un rempart contre l’entropie que je sème. Mais approche, mortel, et vois le Chaos gronder dans les ruelles de Saint-Jacques ! Ces venelles tortueuses, où les voix catalanes, arabes et gitanes s’entremêlent en un tumulte discordant, sont mon domaine, un écho des cités mouvantes des *Danseurs de la Fin des Temps*.

La Têt, serpent d’eau qui lacère la ville, charrie mes murmures. En 1892, ses flots enragés ont englouti 39 maisons, un festin de destruction dont je me suis repu. Et lors des nuits de pleine lune, mes serviteurs mortels jurent avoir vu une silhouette pâle, cheveux d’albâtre, brandissant une lame noire qui gémit – Stormbringer, ma sœur maudite ! Elric de Melniboné, mon pantin favori, errerait-il près de la Têt ? Les Perpignanais murmurent des légendes d’un « Chevalier de la Têt », ignorant qu’ils frôlent le Champion Éternel, condamné à servir une Balance que je rêve de briser.

 Une cité rongée par l’entropie

Je suis le souffle de la décadence, et Perpignan s’effrite sous ma caresse. Le Palais des Rois de Majorque, bâti entre 1274 et 1300 sur la colline du Puig del Rei, trône comme un empereur mourant, ses arches gothiques et ses fresques fanées pleurant la gloire perdue du royaume de Majorque. Ses murs, lézardés par le temps, chantent mon triomphe. Cette ville est une Melniboné au bord du gouffre. Le festival Visa pour l’Image, qui envahit Perpignan du 30 août au 14 septembre 2025, expose des images de mondes brisés – celles de Fatima Hassouna sur Gaza ou d’Alain Ernoult sur les espèces mourantes – comme des offrandes à mon autel. Ces visions de ruine, déployées dans dix lieux de la ville, reflètent l’entropie que je chéris.

Les mortels eux-mêmes cèdent à mes caprices. En 2024, un incendie a ravagé le marché de Noël du Barcarès, à 20 kilomètres de Perpignan, et deux frères ont été jugés par le tribunal de la ville pour ce chaos. À Argelès-sur-Mer, une soirée mousse a brûlé les yeux de 12 jeunes, un désordre digne de mes festins. Perpignan vacille, prête à s’abandonner à mon étreinte.

Le Champion Éternel, mon pion brisé

Le Champion Éternel, ce pion pathétique, est partout dans le Multivers, et Perpignan est son échiquier. Elric, Corum, Hawkmoon, Ulrich von Bek – tous sont des facettes de ce héros maudit, chargé de maintenir une Balance que je m’amuse à faire trembler. Les monuments de Perpignan – le Castillet avec ses briques rouges, le Palais des Rois, l’Hôtel de Ville de 1318 – forment une constellation géomantique, un écho de la Balance cosmique. Des chercheurs mortels, ces fouineurs arrogants, l’ont découvert en cartographiant la ville. Ils parlent d’un nexus, un point où les réalités convergent, comme dans *La Quête de Tanelorn*, où mes jouets se croisent pour gémir sur leur sort.

Et von Bek, ce noble allemand du XVIIe siècle, ce fou en quête du « Paradis du Diable » ! Les Archives départementales des Pyrénées-Orientales, accessibles en ligne, mentionnent un voyageur germanique ayant traversé Perpignan à cette époque, griffonnant des parchemins sur une quête mystique. Était-ce lui ? Ses pas hantent encore les abords de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, où les ombres murmurent de pactes interdits. Von Bek, comme Elric, ploie sous mes chaînes, et Perpignan est leur cachot.

La satire et le rugissement du Chaos

Moorcock, ce mortel qui a osé voler mes secrets, raille les empires et leurs mensonges à travers ses récits. Perpignan, ville-frontière disputée, est un miroir de cette satire. Prise par Louis XIII en 1642, annexée par le traité des Pyrénées, elle porte les cicatrices de l’impérialisme. Aujourd’hui, les mortels s’entre-déchirent : une proposition d’esplanade au nom de Pierre Sergent, chef de l’OAS, a enflammé les esprits, tout comme l’exposition sur Gaza à Visa pour l’Image. Ces querelles sont mes flammes, et Jerry Cornelius, ce bouffon anarchique, ricanerait dans les bars de la place de la Loge.

La ville elle-même est une mosaïque, comme les récits éclatés de Moorcock. Les maisons catalanes aux façades colorées, les expositions de Visa mêlant récits visuels et cris de révolte, le réseau de bus Sankéo, en étoile autour du centre, forment un collage chaotique, une ode à ma grandeur. Perpignan n’est pas une ville : c’est un poème brisé, un défi à la Loi.

 Le nexus du Multivers

Tremble, mortel ! Perpignan est un portail où le Multivers saigne. La Têt charrie mes murmures, le Canigou, visible depuis la ville, est un phare pour mes légions. Les visions d’Elric, les échos de von Bek, les désordres du présent – tout converge ici. Le Castillet, avec ses briques rouges, dernier vestige des remparts détruits, défie mon Chaos, mais il pliera. Visa pour l’Image, avec ses images de mondes fracassés, célèbre mon règne. Si tu oses conter cette vérité, mortel, attends-toi à payer : du sang et des âmes ! Mais si tu te tais, regarde les briques rouges du Castillet, écoute la Têt, et sens mon souffle. Perpignan est mienne, et le Multivers s’y plie à ma volonté.

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 14:30

"On croit vivre pour des influenceuses et on meurt socialement pour l'industrie cosmétique" Nagalie Barda

Perpignan, la guerre est déclarée au festival Visa pour l'hommage

Visa pour l’Hommage 2.0 : le festival picrocholin de Perpignan,

*Par une chroniqueuse anonyme, entre un selfie filtré sur Insta et un thread drama sur X, #PerpiVibes*

Coucou mes amours, c’est votre chroniqueuse préférée, direct from Perpignan, la ville où la tramontane fait voler les stories plus vite que mes extensions ! 😜 Aujourd’hui, je vous embarque dans un projet *trop stylé* : le festival *Visa pour l’Hommage 2.0*. Oubliez *Visa pour l’Image* et ses guerres lointaines, ici on célèbre les vrais héros des dramas picrocholins, ces clashs de quartier qui cartonnent sur Nextdoor, TikTok et WhatsApp. Vous savez, ces guerres où on s’envoie des captures d’écran pour une trottinette mal garée ou un drone qui filme ta piscine sans ton autorisation ! 😱 Dans le style *drama queen* de votre influenceuse devenue chroniqueuse, genre Magali Berdah, je vous raconte tout, avec des vibes Diderot mais en mode 2025, #PicroChic !

Le drama qui a tout lancé

Tout a commencé dans le groupe WhatsApp « Perpi T’es Trop Canon », où moi et mes BFF locaux – une influenceuse végane en crop top du quartier Saint-Jacques, un tonton qui *slaye* sur X avec ses threads, et un start-upper qui roule en trottinette électrique avec des LED – on s’est dit : « Franchement, mes chéris, pourquoi toujours kiffer les guerres d’ailleurs ? Nos dramas de quartier, genre les stories sur les poubelles mal triées ou les clashs sur les places de parking, c’est *le vrai contenu* qui fait des millions de vues ! » 💅 Bam, *Visa pour l’Hommage 2.0* était né : un festival pour les reporters des guerres picrocholines, où les armes sont des reels et les tranchées, des groupes Telegram.

Le comité d’orgas, c’est *la team de ouf* : Jacques, mon pote fataliste qui bosse comme community manager (il kiffe dire que tout est écrit dans l’algo, genre philosophe 2.0), et son boss, un avocat qui veut *percer* sur TikTok avec des danses en costume. On s’est posés dans un coworking trop *instagrammable* près du Castillet, avec un mur de néons qui crie « Perpignan, c’est le Miami du 66 ». Jacques, en mode *chill*, voulait un festival *low key* : un live TikTok sur les disputes de trott’, un bot Discord pour signaler les poubelles en mode *sneaky*, et un apéro en réalité virtuelle avec des filtres Dalí. Mais l’avocat, en mode *hypebeast*, a vu *trop grand* : « Les meufs, il nous faut une course de canards connectés dans la Têt, un métavers picrocholin et un Club de la Presse en treillis, prêts à partir en Ukraine dans la seconde ! » 😎 #Extra

 Le Club de la Presse, en mode *war reporter*

Le *highlight* du festival, mes chéris, c’est le **Club de la Presse Picrocholine**, une team de reporters locaux qui se la jouent *war zone* comme si Perpignan était Kiev. Picturez ça : des gilets pare-balles customisés avec des sequins « Perpi News », des casques militaires avec des stickers de la sardane, et des sacoches remplies de power banks et d’iPhone 16 Pro Max. Leur job ? Décerner les **Picro d’Or**, des awards pour les meilleurs dramas picrocholins, genre les Oscars mais pour les clashs de quartier. Les nominés, c’est *la crème de la crème* :

- **Léa, la Queen de Nextdoor**, ma BFF qui cartonne avec son thread sur « l’Affaire du Scooter Électrique Mal Branché ». Un mec a plugué son chargeur sur la prise d’un autre, et BOOM, 400 réactions, deux pétitions et un live Insta. Léa, en treillis rose fluo et lunettes Gucci, a pitché son drama comme si elle présentait un docu Netflix. #Iconic

- **Tonton Gérard**, le boss de X, qui filme les trottinettes mal garées à Canet comme s’il était en mission pour CNN. En gilet tactique et casquette à l’envers, il a balancé un speech où il compare les trottinettes à des « envahisseurs qui roulent sur notre liberté ». *Trop fort*, non ? 📸

- **Catalina 2.0**, ma sista poétesse qui transforme les dramas en reels. Son dernier hit, *La Bataille du Drone de Mailloles*, c’est l’histoire d’un voisin qui a survolé le jardin d’un autre pour checker sa piscine gonflable. Résultat : une guerre de stories et des signalements à la CNIL. En parka militaire glitter, elle a récité son poème en live, *full vibes*. 💥

La cérémonie des Picro d’Or, au Palais des Congrès, c’était *le feu*. Le Club, mené par une ex-journaliste de *L’Indépendant* qui streame sur Twitch, était en mode *drama max* : talkies-walkies, drones qui filment, et discours genre « On est en première ligne du journalisme picrocholin ! » J’ai failli dropper mon Banyuls tellement c’était intense. 😍

Un drama d’orga *next level

Jacques, mon fataliste préféré, m’a dit dès le début : « Un festival qui commence par un bug sur le Wi-Fi public finira par un bad buzz sur X. » Et il avait *grave* raison. Le choix des lieux, IRL et URL, a déclenché un clash *épique*. Les gens du Vernet voulaient le festival chez eux, parce que leurs dramas sur les food trucks dans Telegram sont « plus authentiques ». Ceux de Saint-Assiscle, eux, disaient qu’ils méritaient le spot, vu que leur mème sur un influenceur qui a garé sa Tesla sur trois places a fait *tendance mondiale*. #PerpiDrama

Pour le budget, l’avocat a proposé des NFT de « Canards Picrocholins », inspirés de la course de canards de Perpi – chaque canard numérique sponsorisé par une cave de Rivesaltes. Jacques a *kiffé pas* : « Personne va acheter un NFT sans un QR code pour un muscat gratos, mes chéris ! » Du coup, on a lancé un crowdfunding sur Ulule, avec un filtre Snap qui te transforme en Dalí en mode *grrr*. Mais un bug dans la blockchain a tout fait planter, *classique*. 😅

Le grand jour, *full vibes*

Le jour J, Perpignan était en mode *Met Gala du 66*. Des écrans LED partout diffusaient des montages de dramas : captures d’écran de commentaires *salés*, memes sur les poubelles qui débordent, et ralentis de drones qui survolent des barbecues privés. Une expo en réalité augmentée au Castillet te faisait revivre « l’Affaire du Hashtag #PerpiGate », où un tweet mal compris a divisé la ville en deux teams. *Trop ouf*.

Le moment *iconique* ? La **Course de Canards Connectés 2.0**. Dans la Têt, des canards en plastique avec des capteurs IoT, des LED qui clignotent et des mini-GoPro s’affrontaient, sponsorisés par des restos locaux. Via une app en réalité mixte, on pariait des « PicroCoins » (une crypto *fake* mais stylée). Mais, drama alert : un canard hacké par un geek de Thuir a diffusé des emojis trolls en live, et X s’est enflammé. *Next level chaos*. 🦆

Le clap de fin, *avec du drama of course*

Comme dirait Jacques, tout ce qui *trend* finit par *crash*. Le festival s’est terminé sur un clash *énorme* : le Club de la Presse, en treillis *full fashion*, s’est divisé sur la boisson du closing – Banyuls vegan ou Byrrh artisanal ? La tramontane a emporté les derniers QR codes, et Perpi a retrouvé son calme, jusqu’au prochain drama sur Signal. 😜

Alors, mes amours, la morale de ce festival ? Comme Diderot l’aurait posté sur Insta, tout est dans l’algo, mais à Perpignan, on adore créer nos propres dramas. *Visa pour l’Hommage 2.0* a prouvé qu’un reporter en treillis avec un reel bien placé vaut mieux qu’un char, et qu’un canard connecté fait plus de buzz qu’un JT. #PerpiSlay

*Et vous, mes chéris, vous en pensez quoi ? Chaque quartier, chaque story, c’est un festival de l’absurde, non ? Alors likez, commentez, et venez siroter un muscat avec moi ! Je vous étouffe de poils de ma tendritude  mes canards 

😘 #VisaPourLHommage

 

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 12:40

"Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée."

"Le Science-fictionnaire" Philip K. Dick

Visa pour l’Image 2025 : Le chant du signe du photoreportage ou un reliquat folklorique sous les sunlights de Perpignan ?

Nous ne partageons plus que des lieux communs, parce que nous pensons qu'on y prend aucun risque...

Perpignan, août 2025. La 37e édition du festival international du photojournalisme *Visa pour l’Image* s’ouvre dans un décor de carte postale catalane, entre le cloître médiéval du Campo Santo et les murs patinés du Couvent des Minimes. Du 30 août au 14 septembre, la ville accueille 26 expositions, deux invitées, et six soirées de projection où s’étalent les convulsions du monde : guerres, crises climatiques, migrations, révoltes. Des images saisissantes, signées par des noms comme Saher Alghorra (Visa d’or humanitaire 2025 pour son travail sur Gaza) ou Alfredo Bosco (Visa d’or Rémi Ochlik pour la crise du captagon en Irak). Pourtant, sous les flashes et les discours laudateurs, une question gratte comme une écharde : le photoreporter, cet artisan du réel, est-il encore un héraut de la liberté ou un vestige pittoresque, un rempailleur de chaises toléré dans un monde saturé d’images ? Et que dire de ce festival, où les politiques locaux et nationaux viennent parader lors des soirées d’inauguration, levant leurs verres à une prétendue liberté de la presse, tandis que Perpignan savoure son tourisme tardif ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 Le photoreporter, héros ou dinosaure ?
Jadis, le photoreporter était un aventurier de l’ombre, armé de son Leica argentique, risquant sa peau pour ramener des clichés qui secouaient les consciences. Robert Capa sur les plages de Normandie, Don McCullin dans les ruines de Beyrouth : ils incarnaient une vérité brute, gravée sur pellicule. Mais l’ère numérique a tout bouleversé. L’appareil photo, hier outil d’élite, est aujourd’hui dans chaque poche, vomissant des milliards de selfies et de stories Instagram. Les banques d’images comme Getty ou Shutterstock inondent le marché de visuels standardisés, tandis que l’intelligence artificielle génère des photos si réalistes qu’elles trompent même les experts. Jean-François Leroy, directeur de *Visa pour l’Image*, martèle que son festival montre « des images faites par des humains, pas par l’IA ». Mais dans un monde où l’IA peut simuler une guerre en Ukraine ou une famine au Sahel en trois clics, le photoreporter n’est-il pas réduit à un rôle de figurant, un artisan d’un temps révolu, comme le forgeron face à l’usine ?

La crise du magazine papier n’arrange rien. *Life*, *Paris Match*, *National Geographic* : les temples du grand reportage s’effritent, asphyxiés par la baisse des ventes et la concurrence des réseaux sociaux. En 2023, le tirage moyen des magazines français a chuté de 20 % en dix ans, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Les rédactions, à court de budget, envoient moins de reporters sur le terrain, préférant piocher dans les flux d’images amateurs ou les algorithmes. Le photoreporter, lui, doit mendier des bourses – comme les 150 000 euros distribués à *Visa* – pour financer ses projets. Et quand il revient, ses images, aussi puissantes soient-elles, se noient dans le tsunami visuel des smartphones. Un cliché de Gaza signé Saher Alghorra peut-il rivaliser avec un TikTok de chaton ou une pub ciblée par IA ?[](https://madeinperpignan.com/perpignan-festival-visa-pour-l-image-2025-37e-edition-photojournalisme-programme/)[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

 Les soirées d’inauguration : champagne et hypocrisie

Et puis il y a les soirées d’ouverture, ces grand-messes où les « grands fauves » de la politique locale et nationale – maires, préfets, élus d’Occitanie et même quelques ministres en quête de visibilité – se pressent pour trinquer à la liberté de la presse. Le 30 août 2025, l’inauguration au Campo Santo promet d’être un ballet d’autocongratulation, sous les projecteurs d’un écran géant de 24 mètres de large. On y parlera de l’importance du journalisme, de la vérité, du courage des photoreporters. Mais derrière les flûtes de champagne, quel goût a vraiment cette liberté ? En 2024, Reporters sans frontières classait la France 24e sur 180 pour la liberté de la presse, plombée par les pressions économiques et les violences contre les journalistes lors des manifestations. À Perpignan, on préfère fermer les yeux, célébrer l’image sans interroger le système qui l’étouffe. Les politiques, si prompts à louer *Visa pour l’Image*, sont les mêmes qui votent des budgets faméliques pour la culture ou laissent les rédactions se vider. La liberté de la presse ? Une belle formule pour un apéritif mondain.[](https://www.artistikrezo.com/agenda/visa-pour-limage-2025-lessence-du-photojournalisme-a-decouvrir-a-partir-du-30-aout-a-perpignan.html)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

Une anecdote révélatrice : en 2014, un photoreporter anonyme, exclu du festival pour avoir critiqué son « élitisme », racontait dans un blog avoir vu un député local s’extasier devant une photo de guerre… avant de demander si elle était « retouchée sur Photoshop ». Cette année-là, le festival avait déjà frôlé la polémique lorsque des sponsors privés, dont une marque de matériel photo, avaient tenté d’influer sur la sélection des exposants. Jean-François Leroy avait dû monter au créneau pour défendre l’indépendance du festival. Mais en 2025, avec des partenaires comme la Fnac ou Canon, la question reste : *Visa* est-il un bastion de la vérité ou une vitrine bien huilée pour les industriels de l’image ?[](https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp67843-la-fnac-aime-le-festival-international-du-photojournalisme-visa-pour-limage/)

Tourisme et silence complice
Perpignan, ville de 120 000 habitants, s’anime chaque septembre grâce à *Visa pour l’Image*. Les 240 000 visiteurs attendus en 2025 rempliront les hôtels, les restaurants et les ruelles du centre historique. L’office de tourisme ne s’y trompe pas : le festival est une manne, un argument pour vendre la « rayonnante » Catalogne française. Mais à quel prix ? Critiquer l’utilité publique de *Visa*, c’est risquer de froisser les élus locaux, qui brandissent l’événement comme un totem de prestige. En 2022, un conseiller municipal d’opposition avait osé suggérer de réduire le budget du festival pour financer des écoles. La réponse ? Un tollé, et des accusations de « mépris pour la culture ». Depuis, silence radio. Questionner *Visa*, c’est toucher à l’économie touristique, à l’image d’une ville qui se rêve en capitale culturelle. Alors on se tait, et les images, si dérangeantes soient-elles, deviennent un décor inoffensif, une attraction comme une autre.[](https://www.perpignantourisme.com/agenda/37%25E1%25B5%2589-edition-festival-visa-pour-limage/)

Un sursaut d’espoir ?
Pourtant, *Visa pour l’Image* résiste. Les expositions, gratuites et ouvertes de 10h à 20h, continuent d’attirer un public fidèle, des scolaires aux passionnés. Les rencontres avec les photoreporters, comme celles prévues du 15 au 26 septembre pour 20 000 élèves, rappellent que l’image peut encore éduquer, bousculer. Des travaux comme celui de Cynthia Boll sur la migration de la capitale indonésienne ou de Jean-Louis Courtinat sur 40 ans de photographie sociale prouvent que le photoreportage sait encore raconter le monde avec une profondeur que l’IA ne peut égaler. Mais pour combien de temps ? Dans un univers où la vérité se dilue dans les algorithmes et où les politiques jouent les mécènes d’un soir, le photoreporter risque de devenir un totem folklorique, applaudi mais ignoré.[](https://www.mairie-perpignan.fr/lettre-information/articles/visa-pour-limage-37eme-festival-international-du-photojournalisme)[](https://www.2e-bureau.com/projets/37e-visa-pour-limage-perpignan/)

 À Perpignan, *Visa pour l’Image* 2025 sera une fête de l’image, mais aussi un miroir des contradictions de notre époque. Entre courage des reporters et récupération politique, entre vérité crue et tourisme opportuniste, le festival oscille. Le photoreporter, lui, reste un artisan du réel, mais un artisan fragilisé, cerné par l’IA, la crise des médias et l’indifférence des masses. Alors, levons nos verres à la liberté de la presse, mais gardons un œil ouvert : dans ce monde saturé d’images, la vérité est un luxe qui se paie cher.

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 21:18

"Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire,
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir."

"Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre."

"Est-ce que ce monde est sérieux ?"

"J’en ai poursuivi des fantômes"

"Ce soir, la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles."

 

Paroles de la chanson "La Corrida" par Francis Cabrel

On apprend dans l'indépendant, le journal à capital Toulousain à destination des Catalans, dans un entretien réalisé par la "Léah Salamé" d'ici au nom à consonance d'un samouraï enterré à Amélie les bains : Nomura Kosaburo ! Donc, dans une interview de la la tripette réunie LFI / Verts / Génération (#MyléneFarmer) les mêmes dont j'attends l'interview sûrement pour 2032 que :""Quand Louis Aliot décide d’armer les policiers, nous faisons le choix de l’éducation", assurent Insoumis et Écologistes à la veille de la rentrée scolaire" : par la voix de Francis Daspe (LFI) ; Christian Bousquet (Génération. s), Mickaël Idrac, (LFI), Monique Hernandez (LFI) et Jean-Pierre Dalfau (écologistes). Michel Clementz" parce que, quand même (he oui, mine de rien !) "Insoumis, Écologistes et Génération.s, ont structuré leur liste "Perpignan Changez d’air" pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. À la veille de la rentrée scolaire, ils révèlent leurs propositions pour l’éducation." #vasteprogramme

Des gens censés se mettre en scène dans des partis "rebelles", ne recherchent que des interviews dans la presse "mainstream" pour qui l'interview politique n'a le niveau que d'un QCM, ce qui comporte moins de risque qu'une personne ayant un certains niveau universitaire. Des 2 côtés du micro, "on fait comme-ci", réduisant la représentation des enjeux politiques pour les élections municipales (très pâles) de Perpignan 2026 pour mars prochain, à une petite dînette, avec des couverts en bambou.

Un jeu infantile qui consiste à dire qu'Aliot est méchant parce qu'il arme la police (celle-là même "qui tue" selon la LFI) et paraphrasant Victor Hugo "ouvrir des écoles pour fermer des prisons !". Mais chez cette jeune "garde rouge" politique, lorsqu'il parle éducation", ne pensent-ils pas plutôt à des camps de "rééducation": comme dans leur dernière université d'été. Il semble que la presse locale à laquelle ils acceptent de répondre, en plus de la vitrine officielle, ne leur offre pas la contradiction (qu'ils ne supporteraient pas) anciennement parti anti-calotin, il pourrait dire désormais "Les nouveaux calotins, c'est nous": tant ils ne déversent pas tant un discours politique qu'une messe pour le temps présent ! 

Le maire RN , désormais avec soucis de l'étiquette (parce que tout a un prix) , les remercie pour l'esprit de division qui va permettre de le faire ré-élire. Staline aurait sûrement commenté "la gauche combien de divisions, même dans l'oignon (parce qu'il fait la farce) !"

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 19:16

Dans le quartier gitan de Saint-Jacques, à Perpignan, ça sent la révolte, la poussière des gravats et le feu de la colère ! Trois proprios du coin, le sang bouillant et les poings serrés, ont décidé de traîner la Ville en justicia devant le tribunal administratif de Montpellier. La date du grand barouf ? Ce vendredi 29 août 2025. Au cœur de la tempête : la démolition sauvage, ordonnée par la mairie de Louis Aliot, de six baraques rue Llucia, le 13 janvier 2023. Un des plaignants pleure encore ses logements réduits en miettes sous les pelleteuses. Les deux autres, propriétaires de bâtisses voisines, pas rasées mais déclarées "inhabitables" d’un coup de stylo municipal, crient au scandale. Ces gadjés de la mairie ont foutu le feu aux poudres, et les gens de Saint-Jacques, avec leur cœur gitan et leur fierté à fleur de peau, comptent bien faire danser le tribunal au son de leur révolte. Mais attention, ce clash pourrait bien faire vaciller Louis Aliot, le maire RN, à l’approche de sa réélection en mars 2026. On décortique l’affaire, des murmures sur les réseaux sociaux à l’historique du quartier, en passant par les enjeux politiques, avec du style et du nerf, façon gitan !

 

Contexte et historique : Saint-Jacques, un quartier à cran

Saint-Jacques, c’est le pouls de Perpignan, un labyrinthe de ruelles où bat le cœur de la communauté gitane. Ce coin, avec ses immeubles anciens et son âme fière, c’est pas juste des briques, c’est une histoire, une culture, un peuple. Mais depuis des décennies, Saint-Jacques est dans le collimateur des plans d’urbanisme. Les démolitions de janvier 2023 rue Llucia, ordonnées par la mairie d’Aliot, s’inscrivent dans un projet de "rénovation" qui fait grincer des dents. Six immeubles, jugés insalubres par la Ville, ont été rasés sans crier gare, laissant des familles et des proprios sur le carreau. Pour la mairie, c’était une question de sécurité. Pour les habitants, c’est un bulldozer qui piétine leur passé et leur présent.

Ce n’est pas la première fois que Saint-Jacques est secoué. Dans les années 2000, sous les mandats d’autres maires, des projets de réhabilitation ont déjà fait descendre les gens dans la rue, avec des accusations de "gentrification" et de mépris pour la communauté gitane. Quand Louis Aliot, premier maire RN d’une ville de cette taille, prend les rênes en 2020, il promet sécurité et renouveau. Mais son plan pour Saint-Jacques, avec ses démolitions et ses arrêtés musclés, passe mal. Les habitants y voient une tentative de les pousser dehors pour faire place à des projets immobiliers juteux. Ce procès, où trois proprios réclament justice, c’est pas juste une histoire de pierres : c’est un cri pour l’âme de Saint-Jacques.

Le procès : un pavé dans la mare d’Aliot

Ce vendredi 29 août 2025, le tribunal administratif de Montpellier va plonger dans ce dossier brûlant. Les trois plaignants, armés d’avocats qui ont les crocs, contestent la légalité de l’arrêté municipal de 2023. Pour l’un d’eux, la destruction de ses logements, c’est une perte sèche : des murs qui valaient de l’or en souvenirs et en revenus, partis en fumée. Les deux autres, propriétaires de baraques voisines, se battent contre la décision de la mairie qui a frappé leurs immeubles du sceau "inhabitable", les privant de loyers et les laissant dans la mouise. Ils accusent la Ville d’avoir agi à la va-vite, sans concertation ni respect des procédures. Si le tribunal donne raison aux plaignants, la mairie pourrait se retrouver à payer des indemnités qui piquent, et l’image d’Aliot, déjà entachée par d’autres casseroles, en sortirait encore plus cabossée.

 

Les réseaux sociaux : un brasier qui flambe sur X

Sur X, l’affaire des démolitions de Saint-Jacques fait l’effet d’une grenade dégoupillée. Les posts s’enchaînent, et Perpignan est coupé en deux camps qui s’écharpent à coups de mots et d’emojis. Les soutiens d’Aliot, souvent proches du RN, applaudissent sa main de fer. Un utilisateur balance : « Aliot fait le ménage à Saint-Jacques, et c’est pas du luxe ! Des taudis qui menacent de s’écrouler, il faut du courage pour agir. Respect ! » Un autre en rajoute : « Les proprios qui râlent, c’est ceux qui louent au black et laissent le quartier pourrir. Aliot, tiens bon ! » Ces messages, souvent likés par des comptes aux couleurs bleu-blanc-rouge, montrent que la base électorale d’Aliot le soutient encore, voyant en lui un maire qui ose s’attaquer à l’insalubrité.

Mais en face, c’est la furia. La communauté gitane et les opposants politiques montent au créneau. Un post, partagé des centaines de fois, clame : « Aliot détruit nos maisons, notre histoire, pour faire place aux promoteurs. Saint-Jacques, c’est pas un Monopoly pour les riches ! » Une voix du quartier, anonyme mais vibrante, lâche : « Nous, les Gitans, on est chez nous ici. Aliot veut nous virer pour des apparts de luxe. En 2026, on va lui montrer la sortie ! » Les hashtags #SaintJacquesResiste et #AliotDehors commencent à faire du bruit, accompagnés de photos des démolitions et de slogans en catalan. Des vidéos circulent aussi, montrant des habitants en larmes devant les gravats. Cette colère numérique pourrait bien se transformer en mobilisation dans les urnes.

Impact sur la réélection d’Aliot en mars 2026

Louis Aliot, porté au pouvoir en 2020 sur une vague RN et une alliance des droites, joue gros avec ce procès. Sa réélection en mars 2026, bien que vue comme probable par certains, est loin d’être un chemin pavé de roses. Voici pourquoi cette affaire pourrait lui coûter cher :

1.Une image judiciaire en péril : Aliot traîne déjà une condamnation de mars 2025 pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. Trois ans d’inéligibilité, suspendus par un appel, pèsent comme une épée de Damoclès. Comme le souligne Emmanuel Négrier, politologue à l’université de Montpellier, « cette condamnation, même en appel, fragilise Aliot. Une nouvelle défaite judiciaire à Saint-Jacques renforcerait l’image d’un maire aux méthodes brutales et juridiquement bancales. » Si le tribunal donne raison aux plaignants, les indemnités pourraient grever le budget municipal, et l’opposition aurait un argument en or pour le peindre comme un gestionnaire irresponsable.

2. La communauté gitane, un électorat qui peut faire mal : Saint-Jacques, avec sa forte population gitane, représente un réservoir de voix non négligeable. En 2020, Aliot avait su séduire une partie de cet électorat avec des promesses de sécurité et de modernisation. Mais les démolitions de 2023, perçues comme une attaque contre leur identité, ont retourné une partie du quartier contre lui. Les posts sur X montrent une communauté en ébullition, prête à se mobiliser. Des figures locales, comme des associations culturelles gitanes, pourraient galvaniser les habitants pour voter contre Aliot. Perdre Saint-Jacques, c’est risquer un revers dans une ville où chaque voix compte.

3. Une opposition qui sent le sang : Depuis 2024, un front anti-Aliot se structure, réunissant des écologistes, des socialistes et des centristes. L’affaire Saint-Jacques leur donne du grain à moudre. Des figures comme Agnès Langevine (EELV) ou Clotilde Ripoull (centriste), qui avaient défié Aliot en 2020, pourraient capitaliser sur le mécontentement. Sur X, des comptes liés à l’opposition appellent à des rassemblements devant le tribunal ce vendredi, signe que l’affaire devient un symbole. Si le verdict est défavorable à la mairie, l’opposition pourrait en faire un étendard pour 2026, accusant Aliot de mépriser les plus modestes.

4. Un bilan en demi-teinte : Aliot mise sur son image de maire qui agit, avec des projets comme la rénovation du centre-ville ou le renforcement de la police municipale. Mais Saint-Jacques pourrait devenir son talon d’Achille. Si les habitants se sentent dépossédés, et si les réseaux sociaux continuent d’amplifier leur colère, le maire risque de perdre le soutien des classes populaires qu’il a courtisées. Comme le note un politologue local sur X, « Aliot a voulu faire de Perpignan une vitrine du RN. Mais en touchant à Saint-Jacques, il a réveillé un tigre. »

 

Et après ?

Ce procès, c’est plus qu’une bataille juridique : c’est un test pour Aliot. S’il gagne, il pourra clamer qu’il agit pour le bien commun, même si ça grince. S’il perd, c’est un coup dur, financier et symbolique, qui pourrait galvaniser ses adversaires. À Saint-Jacques, on n’oublie pas, et la mémoire gitane est tenace. En mars 2026, quand les urnes parleront, les gravats de la rue Llucia pourraient bien peser lourd. Parole de gitan, ça va swinguer sec !

 

Ce petit point de sang Gitan : être et devenir une femme gitane aujourd'hui par Yoanna Rubio La question de la construction d'une identité gitane catalane, nous a amené à nous interroger sur les modalités d'une construction identitaire prise dans le champ plus large constitué par le triangle Payous/Tsiganes/Gitans.

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 13:19

“L'homme génétique nouveau pourra parler aux mouches.”
Ben / Libération - A quoi pensez-vous ?

Avec pas mal de rencontre, Claude Viallat, Jean-Luc et Titi Parant, Gao Xinjian, Marcel Alocco, Tremlett, Gilbert Lascault, Cueco, Serge Pey, Takesada Matsutani, Albert Merz, Claude Massé....etc etc

 

À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, un homme orchestre une symphonie de papier, d’encre et de liberté : **Richard Meier**, éditeur, imprimeur, plasticien, écrivain, et surtout inventeur. À la tête de **Voix Éditions**, il sculpte des livres d’artistes qui ne se contentent pas d’être lus, mais vécus, palpés, dépliés, contemplés. Ce Lorrain d’origine, ancré dans le sud, a fait de son atelier un laboratoire où le livre devient une scène, un espace de confrontation entre le texte et l’image, un objet-expérience qui bouscule les conventions. « Tous ces livres, je les ai imprimés et reliés moi-même. Je les compose comme un chef d’orchestre devant une partition. Ils doivent correspondre à l’artiste, mais ils me ressemblent un peu aussi », confie Meier, avec cette malice qui trahit l’audace d’un créateur insatiable.( regardez pour plus de confort en mode ordinnateur)

Un parcours au fil des avant-gardes

Richard Meier n’est pas un novice. Son parcours est jalonné de rencontres décisives avec des figures des avant-gardes. Il a côtoyé le mouvement **Supports/Surfaces**, collaboré avec l’Allemand Aloys Ohlmann du Gruppe Sieben, et croisé des esprits libres comme Altagor, Di Rosa, Ben, Vodaine ou encore Henri Chopin, pionnier de la poésie sonore. Ces échanges ont forgé son regard et sa pratique, où l’expérimentation est reine. Plasticien avant tout, Meier a fait du livre un terrain de jeu, un espace où la typographie devient un « paysage graphique », où le papier se plie, se déplie, se perfore, se disloque pour mieux révéler l’âme des mots et des images.

Voix Éditions : une aventure de 46 ans

Depuis plus de 46 ans, Voix Éditions, niché au **Lieu Dit Mas Despres** à Elne, produit des objets rares : plus de **600 ouvrages**, des carnets intimes aux collaborations avec des artistes locaux, nationaux et internationaux. Meier y explore des formats audacieux : le **leporello**, ce livre en accordéon qui se déploie comme une fresque, ou les **Firebox**, ces boîtes d’allumettes métamorphosées en supports artistiques. Parmi les œuvres phares, citons la **Collection Canigó**, où 23 artistes réinterprètent le patrimoine des Pyrénées-Orientales, ou encore le leporello monumental de **Sylvie Selig**, reproduction à l’échelle de son tableau *River of no return*, long de 140 mètres, réduit à 21 mètres de pur vertige graphique. Sans oublier les *Grands Pliés* et *Livres lèvres*, signés par des pointures comme Michel Butor, Serge Pey ou Claude Viallat.

Meier ne se contente pas d’éditer, il invente. Il a mis au point l’**alugraphie**, un procédé d’impression unique, et traite la typographie comme une partition visuelle et sonore. « Je privilégie les avant-gardistes, ceux qui remuent le cocotier », aime-t-il dire, un sourire en coin. Ses livres sont des « théâtres topographiques », où le texte et l’image se rencontrent dans une simultanéité qui évoque à la fois la liberté futuriste de Marinetti (*Les Mots en liberté*) et les jeux spatiaux de Perec (*Espèces d’espaces*). Chaque ouvrage est un work in progress, une mise en scène qui brise les cadres pour s’adresser à l’intelligence et à l’émotion du lecteur.

 Une vie d’expositions

Le travail de Meier s’expose autant qu’il se lit. En **2025**, la médiathèque de Perpignan accueille « *La voix qui regarde* » (jusqu’au 8 mai), une rétrospective de 46 ans de création, où l’on peut admirer le leporello de Selig ou les Firebox. En **2023**, l’Enseigne des Oudins à Paris mettait à l’honneur ses recherches sur la typographie et la géographie du livre. En **2018**, l’hôtel Pams explorait ses leporellos dans « *De Job aux Firebox* », et dès **2006**, Perpignan consacrait une première exposition aux éditions Voix. Chaque événement révèle un peu plus l’ampleur de son œuvre, où le livre devient une aventure sensorielle.

 Un artisan de la démesure

Meier ne fait pas dans la demi-mesure. Ses créations jouent avec les formats – boules, broadsheets XXL, pliages inattendus – et les techniques, des perforations aux déstructurations. Son *Journal peint* (2021), illustré en couleurs au format 17 cm, côtoie des projets récents comme ceux avec Fabio Purino, Lydie Planas, ou la performance filmée de Serge Pey et Claire Sulpice, « *La barque de Pierre* », prévue pour avril 2025. Chaque livre est une provocation douce, un défi à la lecture linéaire, une invitation à voir et entendre autrement.

L’âme d’un inventeur

« Mes livres sont des mises en scènes et mises en pages », explique Meier, qui voit dans chaque ouvrage une partition à interpréter. Il se revendique artisan, mais aussi alchimiste, transformant le plomb du papier en or poétique. Ses créations, à la croisée du texte et de l’image, sont des objets vivants, des espaces où l’on entre comme dans un théâtre. À Elne, Richard Meier continue de « remuer le cocotier », faisant de Voix Éditions un laboratoire unique, où l’héritage des avant-gardes rencontre l’audace d’un futur sans limites.


**Site** : [www.voixeditions.com](http://www.voixeditions.com)

*J Met Baran, , chroniqueur des âmes libres et des arts qui dansent hors des sentiers battus.*

Richard Meier, l’alchimiste du livre d’art à Elne !Par  Met Baran, alias En Jaumette  interview par N Caudeville featuring Alain Pottier
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