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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 18:24

"Les statistiques ne saignent pas, c'est cela qui compte !" 

Arthur Koestler "Le Yogi et le commissaire" 

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Pour comprendre l'importance de la lutte des soignants du groupe Elsan des cliniques St Pierre et Médipole, il faut connaître qui gèrent les conditions de travaillent de ceux qui pratiquent les soins. En quoi, leurs souffrances professionnelles et personnelles sont directement liées. C'est pour cela qu'être à leur coté, c'est rendre les bienfaits qu'ils nous au quotidien, au-delà de leur salaire et de leur fiche de poste: ils sont le geste, la parole et le supplément d'âme, la transcendance qui fait la guérison. Cette article donne une idée en chiffre de ce à quoi ils sont confrontés pour réussir leurs missions, une recherche sur internet qui ne dit pas tout, mais avec la plus grande impartialité...https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9

Le Groupe Elsan : leader de l’hospitalisation privée en France, avec un focus sur les Pyrénées-Orientales et les défis du traitement des soignants.Le Groupe Elsan est le premier opérateur privé d’hospitalisation en France. En 2025-2026, il regroupe environ 217 établissements et centres (chiffres variant légèrement selon les sources entre 212 et 217), dont plus de 104 cliniques MCO (Médecine, Chirurgie, Gynécologie-Obstétrique). Le groupe emploie 28 000 collaborateurs et travaille avec 7 500 médecins libéraux. Il prend en charge chaque année plus de 5 millions de patients (4,9 à 5 millions selon les communications récentes) et réalise environ 27 200 naissances par an. 

 

Grace à leurs personnel soignants, Elsan figure régulièrement dans les classements de qualité :

en 2026, 15 établissements du groupe sont cités parmi les meilleurs hôpitaux français et mondiaux par le palmarès Newsweek (sur plus de 216 000 hôpitaux mondiaux). Des sites comme la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux ou la Polyclinique Médipôle Saint-Roch à Cabestany y sont distingués. Dans le palmarès Le Point, plusieurs de ses établissements apparaissent parmi les 50 meilleurs hôpitaux privés français. 

https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/solidarite-grevistes-clinique-medipole-ml1ncph9


Palmarès 2026

Le groupe est détenu depuis 2020 par un consortium incluant KKR, Ardian et Mérieux Equity Partners. Son chiffre d’affaires avoisinait les 3 milliards d’euros en 2023 (deuxième groupe privé français derrière ou aux côtés de Vivalto Santé selon les années).Gros plan sur les cliniques des Pyrénées-OrientalesDans les Pyrénées-Orientales (66), Elsan est particulièrement présent autour de Perpignan avec plusieurs établissements majeurs :Clinique Saint-Pierre (Perpignan) :
Environ 500 collaborateurs et plus de 80 médecins spécialistes libéraux.
Capacité : 198 lits d’hospitalisation complète, 30 lits de soins critiques (réanimation, USIC), 25 places de chirurgie ambulatoire, 16 postes de chimiothérapie, un secteur d’endoscopie (15 box), un service d’accueil des urgences et un caisson hyperbare.
Spécialités : chirurgie (dont gynécologique, mammaire, carcinologique), médecine, oncologie, etc. C’est un établissement médico-chirurgical important du territoire. 

Polyclinique Médipôle Saint-Roch (Cabestany, près de Perpignan) :
Plus de 120 médecins spécialistes et 620 personnes (équipe).
Capacité : 300 lits et places (hospitalisation complète et ambulatoire).
Points forts : chirurgie orthopédique (labellisation Centre Grace pour hanche et genou), ophtalmologie (cataracte, rétine – 1re place départementale), urologie, etc. Elle est souvent citée dans les classements locaux pour plusieurs spécialités (cancers de la prostate, vessie, appendicites, etc.). 

 

Autres structures : La Polyclinique Méditerranée (Perpignan) complète l’offre avec 60 lits d’hospitalisation conventionnelle et 15 postes ambulatoires, regroupant 29 médecins et 130 personnes.

Ces établissements contribuent significativement à l’offre de soins dans un département où la démographie et le tourisme exercent une pression importante sur le système de santé. La Polyclinique Médipôle Saint-Roch et la Clinique Saint-Pierre font régulièrement partie des établissements reconnus dans les classements départementaux pour la qualité des prises en charge en chirurgie et cancérologie.Le traitement des soignants : un sujet de tension récurrent

Comme dans beaucoup d’établissements privés et publics, le recrutement et la fidélisation des soignants constituent un enjeu majeur pour Elsan.

Le groupe emploie des milliers d’infirmiers, aides-soignants, sages-femmes et autres professionnels paramédicaux, souvent en complément des médecins libéraux.Cependant, des mouvements sociaux récurrents mettent en lumière des difficultés :

Conditions de travail : surcharge liée aux effectifs parfois tendus, pression sur les plannings et l’absentéisme.
Rémunération et primes : plusieurs conflits portent sur l’absence ou la suppression de primes d’intéressement/participation, ou sur des revalorisations salariales jugées insuffisantes face à l’inflation.

Exemple concret dans les Pyrénées-Orientales (avril 2026) :
Les personnels des cliniques Médipôle Saint-Roch (Cabestany) et Saint-Pierre (Perpignan) ont entamé une grève le 24 avril 2026 (reconduite plusieurs jours). Ils dénonçaient le manque de moyens humains, des conditions de travail dégradées et surtout l’absence de prime de participation pour 2026 de la part du groupe Elsan. Des blocages d’établissements ont eu lieu et des négociations avec la direction locale se sont tenues sans accord immédiat. Des mouvements similaires ont été observés dans d’autres cliniques Elsan (Doubs, Bretagne, etc.) ces dernières années. 

 

Ces tensions ne sont pas propres à Elsan (le secteur privé comme public fait face à une pénurie structurelle d’infirmiers et aides-soignants), mais elles soulignent les défis de gestion des ressources humaines dans un groupe de cette taille :

recherche d’attractivité, formation (recrutement d’infirmiers en pratique avancée signalé à Saint-Pierre en 2025), et "dialogue social" sur les salaires et l’organisation du travail.

Elsan met en avant des politiques de recrutement actif et des investissements dans la qualité des soins, avec des établissements souvent bien classés sans quoi leur habilitation serait retirée.

Cependant, les retours de terrain des soignants (via syndicats ou mouvements) révèlent régulièrement une pression opérationnelle forte, surtout en période de forte activité.

Conclusion

Elsan s’impose comme un acteur incontournable de la santé privée française, avec une présence forte dans les territoires comme les Pyrénées-Orientales grâce à des cliniques modernes et reconnues (Saint-Pierre et Médipôle Saint-Roch en tête). Ses chiffres impressionnants (28 000 salariés, 5 millions de patients, nombreux classements) témoignent d’une capacité importante de prise en charge.

Le principal défi reste humain : attirer et fidéliser les soignants dans un contexte national tendu. Les récentes grèves dans les Pyrénées-Orientales rappellent que la qualité des soins passe aussi par de bonnes conditions de travail pour les équipes. L’équilibre entre performance économique, investissements et reconnaissance des salariés sera déterminant pour l’avenir du groupe dans les années à venir.

Les chiffres peuvent varier légèrement d’une année à l’autre selon les périmètres consolidés.

Gréves cliniques d'Elsan , le récit d'un aide-soignant d'urologie
les cliniques Médipôle et St Pierre sont en gréve, le prétexte le groupe américain Elsan veut leur supprimer une prime de 1500 euros , ici on est à en direct de Grève Clinique Médipôle Cabestany pour l'Archipel contre avec Denis aide-soignant du service urologie et ses consœurs

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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 14:50

 

Le CH déclenche le plan « Hôpital en tension » niveau 1…

On est vraiment au bord du gouffre !Il fallait s’y attendre.

Après des jours de grève dure à la clinique Médipôle Saint-Roch et à la clinique Saint-Pierre, le Centre Hospitalier de Perpignan n’a eu d’autre choix que d’activer son plan Hôpital en Tension – niveau 1.Ce n’est pas une formalité administrative. Ce n’est pas une mesure de routine. C’est le signal clair que le privé, en se mettant en grève, fait exploser un peu plus le fragile équilibre du système de santé local. Et que le public, déjà à bout de souffle, trinque une fois de plus.

Les soignants d’Elsan en ont ras-le-bol. Suppression (ou quasi-suppression) de la prime d’intéressement/participation qui pouvait atteindre 1 500 € par an, conditions de travail qui se dégradent à vue d’œil, absences non remplacées, pression permanente… Pendant que le groupe fait des bénéfices, on presse les équipes comme des citrons. Classique.Résultat ? Grève illimitée depuis le vendredi 24 avril, forte mobilisation (près de 60 % à Saint-Roch, plus d’une centaine de personnes à Saint-Pierre)

Et un effet domino immédiat sur le Centre Hospitalier de Perpignan.

Ce plan « Hôpital en tension » n’est pas anodin. Il reflète la réalité brutale sur le terrain : services sous pression maximale, équipes qui courent partout, organisation qui tient à un fil face au manque chronique de moyens. Encore une fois, c’est le public qui doit absorber les chocs provoqués par les choix du privé.

Et pendant ce temps, les patients ? Ils sont au milieu.

Prises en charge retardées, interventions déprogrammées, urgences qui risquent de saturer un peu plus.Assez de ce modèle où l’on rogne sans cesse sur les conditions de travail des soignants sous prétexte de rentabilité.

Assez de ce ping-pong permanent entre privé et public où ce sont toujours les mêmes qui trinquent : les équipes soignantes et les malades.

La mobilisation des personnels des cliniques ELSAN est légitime. Leur combat pour des conditions de travail dignes et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement est aussi le combat pour la qualité et la sécurité des soins sur tout le territoire.Solidarité totale entre les établissements.

Public comme privé, les soignants sont dans le même bateau face à la casse organisée du système de santé.

On ne lâche rien. Parce que derrière les chiffres, les plans de tension et les communiqués, il y a des femmes et des hommes qui tiennent encore debout l’hôpital de ce département par leur dévouement.Et ils méritent mieux que ce foutage de gueule permanent.

 

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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 13:01

   " Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut désormais énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l'urgence. Il faut aussi savoir commencer, et commencer par définir les voies susceptibles de conduire à la Voie."

Edgar Morin La Voie: Pour l'avenir de l'humanité (2011) 

 

Ô comédie humaine ! Les soignants d’Elsan jouent enfin leur grande scène de la révolte

Mesdames et messieurs, approchez, approchez ! Le cirque Elsan est de retour dans les Pyrénées-Orientales, et cette fois le numéro s’intitule : « Comment se tirer une balle dans le pied tout en prétendant faire du dialogue social ». 

Vendredi 24 avril 2026, à l’aube, les soignants de la clinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany ont décidé, dans un élan de folie furieuse, de ne plus accepter d’être pris pour des cons.

Le soir même, leurs camarades de la clinique Saint-Pierre à Perpignan les ont rejoints. Grève illimitée. On bloque, on déprogramme, on dit stop. 

Le motif ? Une horreur absolue, une injustice qui ferait pleurer les pierres : la direction du groupe Elsan, dans sa grande mansuétude capitaliste, s’apprête à supprimer (ou à rendre aussi aléatoire qu’un tirage du Loto) l’intéressement de 1 500 euros par an. Cette misérable obole qui, pour nombre d’infirmières, d’aides-soignants et de secrétaires, tient lieu de treizième mois, de vacances, et parfois de dignité. 

Car il faut le rappeler, et avec quelle jubilation amère : ces cliniques marchent très bien.

Saint-Roch figure régulièrement parmi les meilleures performances du groupe. Les résultats sont excellents, les actionnaires sourient, les dividendes chantent. Mais voilà : quand tout va bien, chez Elsan, on a une tradition ancestrale… on vient piocher dans la poche de ceux qui font le boulot.  C’est presque touchant de constance.

En 2021 déjà, à Saint-Roch, grève pour la baisse de l’intéressement alors que la clinique était dans le top 10 des plus rentables.

En 2018, à Saint-Pierre, même refrain : baisse de 90 % de la prime, suppression rampante du treizième mois. Le scénario est rodé, la pièce se rejoue à guichets fermés tous les trois ou quatre ans. On pourrait presque en faire un vaudeville à succès : « La Prime et le Mépris », avec Valéry Folcher dans le rôle du directeur « surpris » et « ouvert au dialogue ».

Ah, le dialogue ! Ce mot magique que les directions prononcent toujours avec la même sincérité qu’un député en fin de mandat promettant la baisse des impôts.

« Nous n’avons encore rien décidé… Nous sommes dans une démarche de dialogue… Nous sommes surpris par ce préavis… »  Ben voyons. On est toujours surpris quand les gens qui gagnent 1 300 euros par mois, qui enchaînent les gardes, les week-ends et les fêtes, qui voient leur charge de patients augmenter pendant que les effectifs diminuent, finissent par dire : « Assez. »

Kate Level, déléguée CGT, l’a résumé avec une justesse chirurgicale : « Nos conditions de travail sont inacceptables. »

On les augmente en patients, on ne les augmente pas en salaire, on ne les remplace pas quand ils craquent, et on s’étonne qu’ils n’arrivent plus à recruter ? C’est presque de l’art abstrait, ce niveau de mauvaise foi.

Pendant ce temps, les urgences tournent (parce que même en colère, les soignants restent des soignants), les opérations non urgentes sont reportées, et les patients, comme d’habitude, trinquent.

Mais qui est vraiment responsable du désagrément ? Ceux qui soignent ou ceux qui, année après année, traitent le personnel comme une variable d’ajustement budgétaire ?Les soignants ne demandent pas la lune. Ils demandent simplement que la prime devienne pérenne, qu’on arrête de jouer au yo-yo avec leur pouvoir d’achat, et qu’on reconnaisse enfin qu’on ne peut pas faire tourner une clinique avec des salaires de misère et du mépris en prime.

Alors oui, qu’ils tiennent bon. Qu’ils reconduisent. Qu’ils restent dignes et déterminés. 

Parce que dans ce grand vaudeville contemporain du capitalisme hospitalier, il était temps que les véritables héros montent sur scène et sifflent la fin de la récréation.  Rideau. Et cette fois, messieurs d’Elsan, ce n’est pas vous qui l’abaissez.

 

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 13:57

"Le petit vieux en s’appuyant sur moi d’un air préoccupé consulte sa mémoire à laquelle les années ont arraché des pages entières en recouvrant celles qui restent de taches d’oubli plus noires que l’encre des mots. "

 "Exhortation aux crocodiles"
Antonio Lobo Antunes

Le samedi de la Sant Jordi (fête catalane du livre et de la rose) a été sous l'égide d'un "grand foutoir" où il y a avait de tout pour tout le monde au-delà des livres et des roses. Un Flashmob "à 16h, la Place de la République à Perpignan se transforme en piste de danse à ciel ouvert ! Curieux, amateurs ou simples passants : chacun peut rejoindre le mouvement et faire vibrer la ville au rythme de la danse ! Flashmob animé par Nacim Battou ". Un concept déjà ringard des le départ, la preuve les politiques en ont fait leurs choux gras pour en scène leur "coolitude" , il y a 10 ans (lorsque les partis politique reprennent un concept, c'est que celui-ci est déjà épuisé, voir notre dictionnaire à "riflette" ) . Là c'était le théâtre l'archipel qui se projetait : rien à voir avec la choucroute !

Sur l'avenue Torcatis qui avait pris des allures de Berlin sous guerre froide, il fallait choisir son quand: Torcatis Est  ou Torcatis Ouest : choisis ton camp camarade !

Côté Est: la coolitude catalane du centre  avec étales de livres en catalans, mais pas que ! Ainsi qu'une déambulation d'Agnès Langevine gardant sa poche de Dunkerque!

Côté Ouest: Louis Aliot et sa cour dans une ambiance plus popu et bistrot pour l'anniversaire de la révolution des Œillets !   

"La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais), est le nom donné aux événements d' avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Célébration à Lisbonne, 25 avril 1974 ."

Une révolution pacifique de gauche face à un dictateur d’extrême droite qui finissait de s'enliser dans une guerre coloniale, le Vietnam des portugais: l'Angola... 

On y pas pour autant célébré la disparition cette année de l'écrivain portugais Antonio Lobo Antunes auteur notamment du "Cul de Juda" ou du "Retour des caravelles" . 

La communauté portugaise faite de travailleurs et d'artisans a voté Aliot ...

Finalement Louis Aliot qu'on accuse de mettre les français d'abord, a le multiculturalisme orientable...

 

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 10:48

L’ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION : UNE AVENTURE HUMAINE AU CŒUR DE L’HISTOIRE

Canet-en-Roussillon, 15 avril 2026, 20 h 30.
Le vent marin caresse doucement les collines. Les lumières du Clap Ciné brillent dans la nuit catalane, accueillant une salle déjà bien remplie. Ce soir, ce n’est pas une simple projection : c’est une rencontre inattendue avec un homme qui a traversé un continent pour raconter une page oubliée de l’histoire.François-Xavier Drouet entre sur scène.

Calme, le regard clair, le sac encore marqué par des années de route en Amérique latine.

Réalisateur discret mais déterminé, il n’a rien d’un aventurier flamboyant. Pourtant, son parcours ressemble à une véritable expédition : Brésil, Salvador, Nicaragua, Cuba, Mexique. Pas pour chercher l’or ou le mystère, mais pour écouter, filmer et comprendre comment la foi a pu, un jour, devenir un moteur de changement social profond.

Assis face à lui, Nicolas Caudeville, animateur de L’Archipel Contre Attaque Info, lance l’entretien en direct.

D’une voix posée, il invite le réalisateur à raconter son voyage. Et Drouet parle, simplement, sans effets de manche. Il évoque ces prêtres, ces religieuses, ces laïcs anonymes qui, dans les années 1960-1980, ont choisi de vivre leur Évangile au milieu des bidonvilles et des luttes populaires.

Des figures comme Frei Betto, Leonardo Boff ou l’évêque Júlio Lancellotti apparaissent non comme des héros de légende, mais comme des hommes et des femmes qui ont cru que la justice pouvait se construire ici, sur cette terre.

Le documentaire L’Évangile de la révolution (115 minutes) se déroule alors comme un carnet de voyage.

Sans musique dramatique, seulement des rencontres vraies, des archives émouvantes et des paysages qui parlent d’eux-mêmes. On y découvre une théologie de la libération qui a marqué toute une partie de l’Amérique latine : une foi qui ne promettait pas seulement le ciel, mais qui encourageait à transformer le présent. Un récit mesuré, respectueux, qui interroge sans juger.Dans la salle du Clap Ciné, le public écoute en silence. Certains hochent la tête, d’autres prennent des notes. À la fin de la projection et de l’échange, l’émotion est palpable, mais retenue. Pas de grands discours, juste le sentiment d’avoir partagé un morceau d’histoire humaine, complexe et sincère.

François-Xavier Drouet n’a pas vaincu de super-vilains ni découvert de trésors perdus.

Il a simplement fait ce que font les vrais explorateurs : il est allé voir, il a écouté, et il a ramené une histoire qui mérite d’être connue.Ce soir-là, à Canet-en-Roussillon, l’aventure était calme, mais profonde.
Une aventure de l’esprit et de la mémoire, loin des clichés, proche des hommes.(À découvrir en salle ou sur les plateformes qui porteront ce film discret et nécessaire.)

 

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25 avril 2026 6 25 /04 /avril /2026 14:10

« D’on no n’hi ha, no en raja »
Cela se traduit par « Là où il n’y a rien, rien ne coule ». Cette expression est utilisée pour dire que l’on ne peut pas obtenir quelque chose là où il n’y a rien à donner.

https://talkpal.ai/fr/phrases-les-plus-celebres-de-la-langue-catalane/

Nous sommes le samedi de la Sant Jordi, place Rigaud, il y a un vide grenier prétexte a combler le vide des échanges (faites du bruits pour masquer le vide!) . Hier j'étais à la crémation de Gabriel Llesta, c'est un symbole qui s'en est allé, un symbole d'une certaine idée de l'humanisme . C'est la Sant Jordi disais-je et c'est le monde ou deux monde la revendiquent. Le premier l'officiel celui de la mairie RN re-gagnante, et la seconde la Sant Jordi off qui n'a pas réussit a imposer l'officialité de l'Occitanie . Les deux vont mettre des livres sur des tréteaux, y adjoindre des discours. Des deux côtés, on ne parlera pas de culture de livres, ou plutôt, on y consentira parce que ce n'est que le prétexte qu'à parler de l'entre-soi . un entre-soi en vaut bien un autre pour peu qu'il se cultivent autour d'un verre : le fameux verre à entre-soi !

Le public déambule, c'est lui le décor pour la mise en scène de l'entre soi .

Mais comme il y a un mur de verre entre les deux mondes, le public s'imagine que c'est l'entre soi le décor. Tout ce passe comme si tout le monde se pensait le regardant de l'autre : d'ailleurs, qui des vaches ou des trains regardent l'autre lorsqu'il y a la traversé du pré; puisqu'il y a des paires d'yeux de chaque coté du rail et de l'herbe?

Des étales de livres sans descriptifs, ils sont justes là pour se vendre comme le poisson. Avec l'avantage du livre sur le poisson, il n'y a pas besoin de glace et à la fin de la journée le livre ne sent pas !

La Sant Jordi, c'est la mise en avant de la culture catalane, au moment où Louis Aliot n'adjoint aucun adjoint à la culture catalane à la mairie de Perpignan. Cela fera du budget en plus pour les petits fours et les défilés. Mais ceux qui râlent, n'ont mis aucune urgence dans la campagne des municipales, que dans la pratique quotidienne de la culture catalane, alors Louis Aliot ré-élu des le premier tour a eu sa raison du plus fort pour leur crier "Vae victis", "Malheur aux vaincus" . La plupart des listes contre Louis Aliot avaient un catalaniste dans sa liste en guise de valeur ajouter. Comme un boucher vous dit : "il y a 200 g de bœuf en plus, je vous les mets quand même. On voit bien le supplément du bœuf dans la bolognaise, mais un catalaniste ?

Dans la bolognaise d'Aliot, il y avait un supplément sécurité, du concret pas de l'identité hypothétique, du rassurant ...

Le cerveau est un muscle qu'on nourrit et qu'on entraîne. La culture, on se la fait à la salle, en soulevant de la masse,  qu'elle soit catalane ou autre .Un esprit ça s'aiguise, sans quoi ça s'émousse ; et il ne reste plus qu'à laisser s'étaler sa culture.

Hors ici, on a un cas flagrant de rachitisme par oublomisation (z'avez qu'à lire de la littérature russe...Un indice, ya un lien avec la culture du canapé ) .

C'est que Franco nous manque (pas Arlette, Francisco) ! Un vrai méchant, qui veut vous tuer parce que vous êtes un rouge ou un catalan, voir pire les 2 . Là, il y a des raisons de se battre, il y a un enjeu ! Alors, perdre sa culture, c'était perdre sa vie, parce qu'on ne veut pas devenir un clône de ce que l’ennemi appelle sa culture.

Ce qu'on voit aujourd'hui c'est juste la version zombie d'une civilisation qui met en scène le rituel sans la force du symbole.

 La culture catalane n'est menacée que par l'absence d'attrait de ceux qui prétendent la défendre...

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20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 18:56

"L'électeur perpignanais est un poète qui rêve de fleurs inaccessibles !"

anonyme

Perpignan n’existe pas. Ou plutôt, elle existe comme une insulte lancée au vide quantique : une ville qui, par pure malice cosmique, refuse de s’effondrer sur elle-même malgré toutes les raisons qu’elle en a.

Les astrophysiciens, ces fossoyeurs élégants de l’absurde, nous l’ont pourtant dit : l’univers est une fluctuation improbable, un pet de rien dans le néant. Et voilà que Perpignan, avec ses artichauts, ses CRS et son maire qui parade comme un coq sur un tas de fumier électoral, ose persister.

C’est une provocation.

Regardez-la, cette cité catalane qui se prend pour une métropole. Les derniers événements ? Des cabanes qu’on rase, des trafiquants qu’on pourchasse, un conseil municipal où l’on vote des budgets comme on récite un rosaire à l’envers. Rien.

Du bruit de fond.

Pourtant, la physique quantique nous murmure à l’oreille que tout cela devrait s’évaporer dans un effondrement de fonction d’onde. Perpignan devrait être un mirage, un artefact de simulation ratée, un glitch dans le grand programme où l’on a oublié d’effacer les figurants.

Mais non. Elle tient. Elle pue la vie, cette chose obscène.

Et les personnages politiques ? Ah, ceux-là ! Louis Aliot et sa clique d’abord, ces ombres qui gesticulent sur la scène d’un théâtre vide.

Mais l’équation s’enrichit, se complique, devient farce : entrez Agnès Langevine, vice-présidente du néant régional, psychologue du désespoir climatique, tête d’une liste « Plus forts pour Perpignan » qui n’a jamais été aussi faible.

Elle, la candidate du pacte vert et du bon sens, qui dépose des recours comme on jette des fleurs sur une tombe, persuadée que l’union de la gauche et du centre va terrasser le dragon RN.

Et à ses côtés, ou plutôt dans son dos, Mathias Blanc, l’avocat du doute, le socialiste orphelin de son parti, qui court avec sa « Perpignan Autrement » comme un fantôme qui refuse de mourir. Lui, deuxième sur la liste d’hier, premier dans l’amertume d’aujourd’hui : le PS l’a lâché pour elle, et lui court encore, avec ses militants égarés, ses communistes nostalgiques et ses radicaux de gauche en quête d’une revanche quantique.

Toutes ces probabilités qui ont mal tourné, ces particules entrelacées dans un scandale localisé !

L’un parle de sécurité, l’autre de climat et de transports, le troisième d’écoute citoyenne – tous se pavanent comme si l’entropie n’allait pas les dévorer demain. On les observe, ces élus de province, ces candidats recalés par la réalité et par leur propre camp, et l’on se demande : comment une telle médiocrité peut-elle défier les lois de l’implosion cosmique ?

Cioran l’aurait su : parce que l’homme est assez bête pour transformer l’absurde en routine, la rivalité en tragédie de poche, l’élection perdue en recours judiciaire éternel.

Dans ce décor de fin du monde provincial, où les processions de la Sanch côtoient les Foir’Expo et leurs artichauts triomphants, la ville n’est pas plausible : elle est une insulte. Une insulte à la raison quantique, à l’histoire qui se répète en boucle, à nous tous qui feignons d’y croire.

Si Dieu existait, il aurait rasé Perpignan par pitié, avec Aliot, Langevine, Blanc et le reste de la troupe.

Mais Dieu est mort, et la ville rit jaune sous le soleil catalan, en attendant que la prochaine fluctuation du vide vienne enfin la balayer comme un mauvais rêve. D’ici là, elle persiste. Comme nous. Comme la bêtise éternelle.

 

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 16:16

"Je suis trop curieux, trop voué aux questions, trop exubérant pour me satisfaire d'une réponse grosse comme le poing. Dieu est une réponse grossière, une indélicatesse à l'égard de nous autres penseurs, - au fond, c'est même une grossière interdiction qui nous est faite: vous ne penserez point ! "

 Ecce Homo: Comment on devient ce que l'on est

    Friedrich Nietzsche

 

Gabriel Llesta (vers 1958 – avril 2026) était un enseignant, traducteur, humaniste et militant engagé de longue date dans la défense des droits des immigrés, des sans-papiers et des exilés, particulièrement actif dans les Pyrénées-Orientales (Perpignan et environs). Fils de réfugiés politiques espagnols ayant fui le franquisme, il a fait de l’enseignement son métier par goût de la transmission, tout en restant fidèle, toute sa vie, aux idéaux d’humanisme et de solidarité hérités de ses parents. Il était également connu comme un ami fidèle et généreux dans les milieux militants et associatifs locaux. 

 

Origines familiales et jeunesse

Gabriel Llesta est le fils de réfugiés républicains espagnols qui ont fui la guerre civile et le franquisme lors de la Retirada de 1939. Sa mère, Rose Llesta (née Torres), décédée en 2019 à l’âge de 94 ans à Perpignan, portait un nom de famille typiquement espagnol (Torres). Dans le cadre du projet artistique et mémoriel « Pasos » (2009) d’Olivier Moulaï, commandé pour le 70e anniversaire de la Retirada, Gabriel Llesta a témoigné en tant que « fils d’exilé » : il évoquait notamment la conscience, dès l’enfance, de ne pouvoir retourner dans son pays d’origine, qu’il n’avait jamais connu. 

 

Ce passé familial a profondément marqué son engagement : toute sa vie, il est resté fidèle aux valeurs d’humanisme et de défense des exilés héritées de ses parents.Carrière dans l’enseignement et la transmissionGabriel Llesta a choisi l’enseignement « par goût de transmettre ». Il a été professeur au lycée Jean Lurçat (Perpignan) et y a animé la section syndicale SNES-FSU (S1 de Lurçat), aux côtés de figures locales comme Guy César et Catherine Parayre, notamment lors des grands mouvements sociaux de 2000 et 2003. 

 

Parallèlement à son métier, il s’est investi dans la culture et la création. En 1998, il a co-traduit avec Nathalie Vivé La Nuit des rois de William Shakespeare (Éditions Espaces 34, collection Théâtre de l’Envolée, Perpignan). Cette traduction, saluée pour sa précision et sa fidélité à l’esprit du texte, reflète son amour de la littérature et de la transmission culturelle. 

 

Militantisme humaniste et défense des défavorisés

Dès les années 2000 et jusqu’à ses dernières années, Gabriel Llesta a été une figure incontournable du militantisme associatif dans les Pyrénées-Orientales :Vice-président et responsable de l’ASTI 66 (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés des Pyrénées-Orientales).
Porte-parole du Collectif Sans-Papiers de Perpignan, qui regroupait l’ASTI 66, la Cimade, le MRAP 66, la Ligue des Droits de l’Homme et le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF).
Animateur du Collectif SOS Chibanis 66 (défense des travailleurs âgés immigrés d’Afrique du Nord, souvent privés de droits sociaux).

Il s’est illustré dans de nombreux combats concrets :

Soutien aux familles menacées d’expulsion (ex. familles albanaises en 2018-2022).
Lutte contre la précarisation des sans-papiers et pour leur régularisation.
Mobilisations contre les politiques migratoires restrictives et les idées d’extrême droite.
Interventions publiques sur la solidarité, le racisme et la mémoire de l’exil républicain espagnol (conférences lors des commémorations de la Retirada en 2014, par exemple). 

 

En 2015, il a défendu publiquement un bénévole de l’ASTI poursuivi pour « aide au séjour irrégulier » d’une famille sans-papiers, dénonçant une « manœuvre d’intimidation »

Son engagement était constant, concret et sans concession : il dénonçait « la terrible aggravation de la situation des réfugiés » et la dégradation des conditions d’accueil, tout en maintenant une présence sur le terrain (hébergement, accompagnement administratif, manifestations). 

 

Un grand ami qui nous a quittés

Gabriel Llesta était aussi, comme vous le soulignez, « un grand ami ». Dans les milieux associatifs, syndicaux et culturels de Perpignan et du département, il était apprécié pour sa disponibilité, sa chaleur humaine et sa fidélité aux causes et aux personnes.Selon les informations que vous transmettez, il nous a récemment quittés (avril 2026).

 

Gabriel Llesta incarne une figure typique de l’humanisme concret : un fils d’exilés qui a fait de sa vie un combat permanent pour que d’autres exilés ne soient pas abandonnés. Son héritage – celui de la transmission, de la solidarité et de la mémoire – reste vivant à travers les associations qu’il a animées et les nombreuses personnes qu’il a aidées ou inspirées.

 

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14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 12:56

« Nous tous, chrétiens, sommes les disciples
d’un prisonnier politique. »

Frei Betto, religieux dominicain

 « Le christianisme n’est pas l’opium du peuple,
c’est l’opium de la bourgeoisie, qui vient calmer
sa mauvaise conscience. »

Leonardo Boff, théologien brésilien

 

Demain soir au Clap de Canet : « L’Évangile de la Révolution », quand la croix rencontre le fusil et que Dieu descend dans la rue ! Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30.

Imaginez un peu : des prêtres en soutane qui troquent l’encens pour la dynamite, des nonnes qui prient en brandissant le poing, et des millions de chrétiens persuadés que le Royaume de Dieu ne s’attend pas sagement au ciel mais se construit ici et maintenant, à coups de grève, de barricades et de théologie de la libération.

C’est exactement le brasier que François-Xavier Drouet a décidé d’attiser dans son documentaire L’Évangile de la Révolution, qui débarque demain soir au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon.

1 h 55 de pure dynamite documentaire. Pas de voix off pontifiante, pas de reconstitution en costume d’époque : juste des visages, des voix, des souvenirs qui brûlent encore.

On y croise Frei Betto, le conseiller de Lula qui a passé des années en prison sous la dictature brésilienne ; Leonardo Boff, le théologien excommunié (presque) par le Vatican ; Júlio Lancellotti, l’évêque des sans-abri de São Paulo ; ou encore María López Vigil, qui a vu ses amis tomber sous les balles des escadrons de la mort au Salvador. Tous ont cru, dur comme fer, que la révolution était l’autre nom de l’Évangile.

À rebours de l’image poussiéreuse d’une religion « opium du peuple », Drouet nous montre une foi explosive, une foi qui a fait trembler les généraux, les oligarques et même une partie de la hiérarchie catholique.

Né dans les années 60-70 en Amérique latine, ce christianisme de combat a payé le prix fort : assassinats, tortures, disparitions. Mais il a aussi fait naître des espérances folles. Et le film pose la question qui fâche encore aujourd’hui : qu’en reste-t-il en 2026, alors que les dictatures ont changé de visage et que les théologies de la libération semblent parfois reléguées au rayon des utopies vintage ?

François-Xavier Drouet, ce documentariste français qui a déjà scruté les forêts en crise ou la formation des petits soldats du capitalisme dans Le Temps des forêts et L’Initiation, signe ici son film le plus politique et le plus émouvant.

Un long-métrage qui respire l’urgence et la tendresse, tourné entre le Brésil, le Salvador, Cuba et le Nicaragua, et qui ose nous rappeler que la spiritualité peut être, quand elle le veut, une arme de construction massive.Mercredi 15 avril 2026, 20 h 30. Clap Ciné Canet-en-Roussillon.

Projection exceptionnelle suivie d’une rencontre avec le réalisateur en personne.

Oui, François-Xavier Drouet sera là, en chair et en os, pour discuter, débattre, peut-être même s’engueuler un peu avec le public.

Parce que ce film ne laisse personne indifférent : il remue, il questionne, il redonne des couleurs à des idées qu’on croyait fanées.Tout public, 115 minutes de puissance pure, déjà salué dans une ribambelle de festivals (Cinéma du Réel, Biografilm, Filmar…).

Un documentaire qui sent la sueur, la terre rouge et l’encens mêlés. Le genre de soirée où l’on sort du cinéma avec l’envie de relire les Béatitudes… ou de reprendre la Bastille.

Alors demain soir, si vous êtes du côté de Canet, ne ratez pas ça.
Le Clap vous attend.
Et l’Évangile de la Révolution aussi.À vos billets, citoyens ! 

 

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12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 21:21

"Gatsby avait foi en cette lumière verte, en cet avenir orgastique qui chaque année recule devant nous. Pour le moment, il nous échappe. Mais c'est sans importance. Demain, nous courrons plus vite, nous tendrons les bras plus avant...Et, un beau matin...Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé. "

 

 Gatsby le magnifique

    Francis Scott Fitzgerald

PERPIGNAN CONFIDENTIEL
Le magazine des secrets et des scandales de la Côte Catalane
Édition Spéciale – Avril 2026  LA CHUTE D’UNE DAME DE LA SOCIÉTÉ

Marion Bravo, la distinguée 10e adjointe au maire, prise au piège d’un cauchemar absinthé  Perpignan, dimanche de Pâques 2026. Elle n'est pas passé entre les gouttes...

Les cloches de la cathédrale Saint-Jean tintent encore dans l’air embaumé de la Méditerranée lorsque Mme Marion Bravo, élégante administratrice de biens et figure montante de la liste Aliot, quitte une table joyeuse où l’on avait servi, murmure-t-on, une absinthe « coupée d’eau et adoucie d’un sucre ». Ce sirop anisé, traîtreusement doux, avait tout d’un innocent digestif… 

Légère, confiante, la dame monte dans son automobile.

Mais le destin, ce metteur en scène cruel des tragédies modernes, lui réserve une scène digne des plus noirs films de la Warner Bros. Zigzaguant à allure réduite sur les avenues de Perpignan, elle est repérée par une passante. La police nationale intervient. Et c’est là que le drame bascule dans le mélodrame le plus pur.  Interpellée par une jeune policière, Mme Bravo – que l’on décrit d’ordinaire comme une femme de tête, droite et digne – perd soudain tout empire sur elle-même. Insultes, menaces (« J’ai le pouvoir de vous faire muter ! »), griffures au bras et au visage… Un véritable éclat de fureur en pleine rue !

Placée en cellule de dégrisement, on lui révèle plus tard un taux d’alcoolémie de 1,50 g dans le sang.

Elle ne se souvient de rien. Un trou noir total. « J’étais dans un brouillard », confiera-t-elle ensuite avec émotion.  Mercredi, devant le tribunal, la malheureuse plaide coupable pour sortir au plus vite de ce cauchemar. Quatre mois de prison avec sursis, cinq mois de suspension de permis, un stage de sensibilisation à la sécurité routière et 500 francs de dommages et intérêts à la jeune policière : le couperet tombe, sec et implacable. 

Mais la véritable fin de l’acte survient le lendemain.

Jeudi matin, la mairie de Perpignan publie un communiqué laconique : Marion Bravo démissionne de son mandat d’élue. Elle n’aura exercé ses nouvelles fonctions que quelques jours à peine. La ville entière retient son souffle.  Son propre récit, tel un monologue de tragédie hollywoodienne

Dans un message publié sur les réseaux (et que nous reproduisons ici fidèlement, comme une lettre intime tombée entre les mains de la presse), la dame s’exprime avec une émotion qui rappelle les grandes confessions des stars des années 30 :  "Un cauchemar  dont j’espère me remettre, petit à petit.
Des convives lors d’un déjeuner de Pâques nous avons été invités à boire de l’absinthe coupée de beaucoup d’eau et édulcorée par un sucre ; j’ai eu l’impression de boire un sirop anisé, doux et sucré.
Je n’avais jamais ni vu ni bu cet alcool, j’en méconnaissais les effets secondaires dont j’ai pris connaissance par la suite, et je ne me sentais pas en état d’ébriété lorsque j’ai pris mon véhicule ; dans le cas contraire, je n’aurais jamais pris le volant.
J’ai eu un trou noir ensuite en voiture ; la police m’a arrêtée car une personne m’aurait vue zigzaguer à vitesse très réduite sur la route ; mais j’étais dans un brouillard et je ne me souviens de rien.
Plus tard, à peine sortie tant bien que mal de ce brouillard, on m’a annoncé que j’avais 1,50 g dans le sang, et que j’aurais été violente et insultante lors de mon interpellation, jusqu’à m’en prendre physiquement à une jeune policière que j’aurais griffée à l’avant-bras ; elle a déposé plainte.
Qu’est-ce que j’aurais dit, fait lors de cette interpellation ? Je n’en ai aucune idée, aucun souvenir.
J’ai plaidé coupable pour sortir au plus vite de ce cauchemar.
Délation, médiatisation, ignominies écrites à mon encontre.
Et j’ai démissionné immédiatement du conseil municipal pour garder la tête haute, pour garder ma dignité, et protéger l’équipe municipale dont je faisais partie.
Un nombre incalculable de messages de soutien m’arrive de toutes parts, en permanence, car bien évidemment ce qui m’est arrivé ne correspond pas à ma personnalité.
Quoiqu’il en soit, je remercie les forces de l’ordre, que j’ai toujours soutenues et que je continuerai toujours à soutenir, de m’avoir arrêtée car j’aurais pu provoquer un accident, et que si j’avais causé des dommages physiques à autrui je ne me le serais jamais pardonné.
J’adresse mes regrets les plus sincères aux policiers pour mon comportement inacceptable, que j’ai été dans l’incapacité de maîtriser car sous emprise des effets de l’absinthe ; il faudrait que cet alcool ne soit pas commercialisable. " 

Ainsi s’achève, dans les larmes et la dignité blessée, la bréve saison 2  de Marion Bravo sur la scène politique perpignanaise. Une chute aussi fulgurante qu’un film de série B, mais une sortie de scène digne des plus grandes ladies de l’écran.  Perpignan murmure encore dans les cafés du boulevard. Louis Aliot garde un silence de sphinx. Et la ville, fidèle à son tempérament catalan, attend déjà le prochain acte de ce drame moderne.  Fin du premier rôle.
(À suivre… ou pas.)  Par notre envoyé spécial à Perpignan

 

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