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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Dans l'ombre douce de Perpignan, au 70 bis de l'Avenue de Grande Bretagne, se cache un temple secret où le corps se réveille à lui-même. SoBeautyArts, murmure-t-on, comme on prononce le nom d'une alcove invisible aux yeux des non-initiées. Solène Orain y règne, non pas en maîtresse , mais en prêtresse sensuelle qui connaît les mystères de la peau, ces cartes secrètes où s'inscrivent nos désirs les plus profonds.Je l'ai vue, un soir, lors de cette émission en direct pour L'Archipel contre-attaque, depuis son salon même.
Elle parlait, et sa voix coulait comme une huile chaude sur la chair nue. Elle disait vouloir sauver le monde par le bien-être. Sauver le monde... Quelle audace féminine, quelle folie exquise ! Car le bien-être n'est pas cette paix fade des magazines ; c'est l'explosion lente des sens, l'abandon du corps à ses propres vagues.Solène touche les visages, les corps, avec une précision qui frôle les sens. Ses doigts glissent sur la peau comme des mots soyeux sur une page blanche. Un soin du visage n'est pas un simple rituel : c'est une caresse qui réveille la femme endormie en chacune, cette femme qui attend, depuis toujours, d'être désirée pour ce qu'elle est, chair vivante et pulsante. Les extensions de cils ? Des voiles qui ombragent le regard, le rendant oblique, lascif, comme celui d'une panthère qui sait qu'on l'observe. La beauté des mains, des pieds ? Une invitation à la sensualité totale, car le corps entier est un instrument de béatitude, une orchestre où chaque note compte.
Dans son institut, l'air est chargé d'une lumière tamisée, cocooning, où les miroirs renvoient non pas des images froides, mais des reflets de désir. Les femmes y entrent fatiguées du monde, alourdies par ses chaînes invisibles, et en sortent légères, rayonnantes, comme si Solène avait extrait d'elles ce noyau salé de miel que seule sa magie peut libérer. Elle ne maquille pas seulement ; elle révèle. Elle ne soigne pas seulement ; elle initie à la jouissance d'être soi, corps et âme entrelacés.Et moi, qui ai tant écrit sur la sensualité comme porte vers l'épiphanie du moment, je vois en elle une praticienne d'âme. Car la beauté n'est pas surface : elle est profondeur, elle est cette fusion où le corps transcende ses limites, où le bien-être devient révolution. Sauver le monde par le bien-être ? Oui, Solène, mille fois oui. Car quand une femme se sent belle, désirée dans sa chair même, elle devient invincible. Elle aime plus fort, elle vit plus intensément, elle irradie et contamine le monde de sa lumière .
Dans ce petit sanctuaire perpignanais, Solène Orain accomplit le miracle quotidien : transformer la routine en beauté, la fatigue en feu intérieur. Et le monde, petit à petit, sans bruit, se sauve lui-même sous ses mains expertes.
"Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce : trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir..."
Raoul Duke au Dr Gonzo (Las Vegas parano)
Las Vegas Parano - Raoul Duke au Dr Gonzo
Perpignan capitale des rois de Majorque et des Pyrénées-Orientales...
Perpignan, où les truites en sucre nagent à contre-courant du temps, les chaussettes votent pour l’éternel absurde et les pastèques en feu rêvent d’une fraternité gluante et cosmiqueAh !!! Perpignan… cette vieille sorcière catalane aux rues pavées de rêves fous, de rancunes en caramel durci et de secrets qui collent aux semelles comme de la mélasse oubliée, qui se pavane en ville fraternelle multiculturelle mais cache dans ses placards sombres des bulletins marionnettes, des flammes qui dansent nues sous la lune indifférente et des alliances qui fondent en surprises poétiques… !!! Une confiserie politique infernale, poétique et dingue, où le temps fond en mélasse surréaliste et rageuse, où les melons explosent en chronologie burlesque, les truites gigotent dans les urnes truquées, les voitures valsent en torches éternelles et les pastèques en sucre pleurent des larmes de feu tendre… Une France en miniature, rageuse, tendre, infiniment absurde et gluante, au bord du Têt qui coule en sucre filé à l’envers, emportant avec lui les échos des colères passées et les promesses folles du futur… !!!
D’abord, au tout début de cette folie sucrée et explosive, 2005…
Les émeutes cosmiques qui allument la mèche du carnaval rageur et communautaire… Deux morts tombent comme des sucettes acides dans la poussière chaude de Saint-Jacques : Mohamed Bey Bachir, écrasé par des ombres gitanes en colère aveugle, puis Driss Ghaib criblé comme un bonbon trop tentant au milieu des rivalités anciennes et amères qui couvent depuis des générations… Et boum !!! Le quartier s’embrase en une nuit surréaliste et chaotique, cinquante voitures se métamorphosent en torches poétiques qui dansent une valse infernale et désordonnée, vitrines qui pleurent des éclats de verre en confettis brisés comme des rêves de paix fracassés, pierres qui volent plus vite que les mots de fraternité promise et idéale… Nicolas Sarkozy, ministre en costume caramel impeccable, débarque en hélicoptère tonitruant, promet l’ordre ferme avec un sourire dur comme du nougat cassant, parle de sécurité et de fermeté pour apaiser les braises… Mais vingt ans plus tard, les cendres couvent encore sous les pavés pauvres et fissurés, rêvant d’une Catalogne nord en pastèque sucrée qui fond en explosions douces, tendres et rageuses, où les communautés maghrébine et gitane se regardent toujours en chiens de faïence , attendant le prochain éclat… !!!
Puis, on avance un peu dans la mélasse truquée et burlesque, 2008… La fraude à la chaussette qui transforme les bureaux de vote en confiserie clandestine et ridicule…
Imaginez la scène absurde : un isoloir sentant le café froid et la tricherie tiède, Georges Garcia, bedonnant comme un saucisson fourré de malice électorale, frère d’un colistier du maire sortant Jean-Paul Alduy, qui bourre ses poches et ses bas de bulletins marionnettes, comme si les voix étaient des puppets en laine dansant joyeusement et illégalement pour conserver le pouvoir !!! Pris en flagrant délire sucré et grotesque, il lance les enveloppes comme des truites volantes dans l’air surpris et scandalisé… Tollé burlesque et général !!! La rue explose en manifestations absurdes et quotidiennes, Perpignanais brandissant des chaussettes géantes comme drapeaux ridicules d’une révolte poétique et symbolique, avec des cris et des rires jaunes mêlés… Le tribunal administratif annule, le Conseil d’État confirme l’annulation pour cause de faible écart et de gravité comique, Alduy gagne quand même l’année suivante dans une élection refaite, mais la chaussette, elle, reste légende éternelle et collante : une truite en sucre d’orge qui nage dans les urnes de la démocratie absurde, symbole gluants de toutes les tricheries à la petite semaine qui entachent l’histoire locale… !!!
Ensuite, on glisse plus loin dans le torrent de caramel national et controversé, 2020…
Louis Aliot surgit comme un revolver en sucre d’orge astiqué et dédiabolisé, candidat RN sans étiquette affichée pour mieux séduire, prend la mairie à 53 % des voix face au sortant LR Jean-Marc Pujol, laboratoire scintillant du Rassemblement National dans la plus grande ville de plus de 100 000 habitants tombée dans l’escarcelle marine et lepéniste… Sécurité en bonbons armés, police municipale renforcée avec des patrouilles omniprésentes, hommages aux pieds-noirs qui fondent doucement dans le vent catalan chargé de nostalgie, politique mémorielle qui fait grincer des dents en caramel croquant et qui divise la cité… Perpignan devient truite monumentale nageant dans les eaux troubles et rageuses de la France qui gronde, vitrine poétique d’une gestion locale où l’extrême droite se mire en maire propre sur lui, promettant ordre et identité au milieu des débats nationaux houleux… !!!
Et enfin, tout récemment, juste avant que les rennes ne fondent en mélasse festive et que Noël ne colle aux doigts comme un regret sucré, fin décembre 2025…
Le miracle surréaliste qui boucle la boucle dingue et ouvre de nouvelles valse : Agnès Langevine, écologiste de Place Publique – ce mouvement gauche pro-européen, social et vert porté par la figure charismatique de Raphaël Glucksmann –, verte comme une feuille en caramel végétal et durable, serre la main d’Annabelle Brunet, centriste aux yeux en melon sucré, ancienne alliée des droites locales comme Jean-Marc Pujol…
Alliance cosmique et surprise, maturité politique disent-elles avec des sourires en sucre filé et des déclarations emphatiques, rassemblement citoyen au-delà des étiquettes partisanes pour redonner fierté, urgence sociale et écologique à la ville, pour barrer la route à Aliot en 2026… Chantal Gombert suit le bal, portes ouvertes aux rêveuses et aux opportunistes, front républicain improvisé qui fait jaser… Aliot ricane jaune et moqueur : opportunistes, gamelards en handshake gluants, cuisine de bas étage politicien !!! Mais elles dansent toutes les deux, puppets modernes d’un front absurde et inattendu, où la gauche glucksmannienne rencontre le centre-droit dans une valse poétique et stratégique, pour peut-être faire fondre le maire sortant en 2026, où les chaussettes voteront vert, les truites rêveront d’écologie, les pastèques en feu applaudiront et les bulletins flotteront en sucre d’espoir… !!!
Perpignan… Chronologie poétique, absurde et infiniment longue, étirée comme de la guimauve rageuse !!!
Des émeutes de 2005 qui allument les braises communautaires et explosives, à la chaussette de 2008 qui bourre les urnes en sucre truqué et comique, en passant par Aliot de 2020 qui conquiert en caramel dédiabolisé et controversé, jusqu’à l’alliance Langevine-Brunet de 2025 qui fond en rêve cosmique et glucksmannien pour 2026… Tout ça aligné enfin comme des bonbons sur le fil du temps dingue et surréaliste, une France en miniature gluante, tendre, rageuse, délicieusement folle et inoubliable… !!! Et nous, on hallucine doucement, on rit en larmes caramel, on pleure des rires jaunes au bord du Têt éternel qui coule en mélasse surréaliste, emportant les passions et les absurdités vers un horizon incertain… !!!
Vendredi 29 mai (jour anniversaire des émeutes de Perpignan) à 18 heure à la librairie Torcatis à Perpignan conférence débat:"Béziers - Perpignan : le jumelage le temps d'un soir" Dans son ...
Le 29 mai 2015 sera l'anniversaire du Non trahi du référendum du traité constitutionnel, mais aussi des émeutes de Perpignan. Avons-nous réfléchit à ce qui s'est passé à Perpignan? Non, co...
Vendredi dernier, au prétexte de l'anniversaire des 10 ans des émeutes de Perpignan Sébastien Navarro organise une rencontre Béziers/Perpignan voir la vidéo Voir aussi: Vidéo de la conférenc...
"Mon réveil devait sonner à 9 heures
Mais il n’en a pas eu le temps.
Car c’est le tremblement de terre de 7h30
Qui s’en est chargé.
Des tréfonds de mon rêve
Je suis revenu soudain dans mon lit
A cause des secousses de l’hôtel,"
Journal japonais
Richard Brautigan
Approchez, braves gens, mais bouchez-vous le nez ! Je reviens des entrailles puantes de l’usine à saucisses intellectuelles, où l’on transforme des cerveaux frais en charcuterie médiatique avariée. J’y ai passé des mois, déguisé en doctorant en sciences humaines molles, à patauger dans le sang des idées égorgées et les tripes du jargon recyclé. Ce que j’ai vu est pire que Packingtown : ici, on ne tue que des bêtes ; là-bas, on assassine la pensée elle-même pour en faire du pâté impérial servi aux plateaux télé.
Chapitre I : L’arrivée du bétail humain
Le jeune candidat débarque, yeux brillants, plein de cette naïve croyance que l’intellectuel est un prophète solitaire luttant pour la vérité. Pauvre veau ! Il ignore qu’il entre dans un immense abattoir bipartie, où l’on découpe l’esprit en tranches vendables selon deux chaînes de production ultramoderne.
L’abattoir local (style hexagonal, parfum café-philo rance) : On y travaille encore à la main, comme au temps béni de Sartre et des pétitions au vin rouge. L’air est saturé d’« engagement », d’« universalisme laïc », de « critique radicale de la domination ». Le jargon est lyrique et sent le vieux gauchisme : « violence symbolique », « capital symbolique », « reproduction », « hégémonie ». L’ouvrier doit signer dix manifestes par semaine, passer chez Léa Salamé ou Sonia Devillers pour dénoncer « l’extrême droite » avec une voix chevrotante d’indignation rentable, et surtout ne jamais proposer de solution – ça ferait provincial.
L’abattoir global (modèle anglo-davosien, climatisé et subventionné) : Ici, tout est hygiénique, financé par des fondations aux noms qui sonnent comme des lessives : Open Society, Gates, Rockefeller & Co. On parle en bullet points : « governance », « resilience », « stakeholder », « paradigm shift », « impactful scalable solutions ». L’ouvrier porte costume slim, voyage en classe affaires pour des « side events » à Dubaï, et produit des rapports de 150 pages que personne ne lit, sauf pour en extraire une infographie LinkedIn qui fait 3 000 likes.
Chapitre II : Le guide pratique du parfait charcutier intellectuel
Vous voulez devenir une Figure ? Suivez la recette infaillible, testée sur des milliers de spécimens.Maîtrisez le gloubi-boulga jargonnant.
L’intellectuel 3.0 est obligatoirement glocal. Phrase-type : « La disruption néolibérale globale fragilise les habitus républicains locaux dans un contexte de crise ontologique postmoderne. »
Dites cela en alternant l’accent pointu sur les mots français et l’accent oxfordien sur les anglicismes. Succès garanti auprès des rédactions.
Adoptez la posture adéquate. Local : l’éternel outré, sourcil arqué, ton de procureur :
« C’est une honte absolue ! » (suivi d’un appel à la vigilance républicaine). Global : le techno-optimiste mielleux, sourire Colgate : « Il faut co-construire des solutions inclusives et résilientes. »
Hybride (le jackpot) : commencez par hurler au fascisme sur France Inter, terminez par un contrat de consultant à 8 000 euros la journée chez McKinsey.
Fabriquez votre hype médiatique.
Soyez partout, ne dites rien. Un matin à Ici-Roussillon pour dénoncer le « complotisme », le soir sur France3 Pays Calalans pour célébrer la « société diverse ». Phrase magique : « Nous assistons à une rupture anthropologique majeure. » Personne ne comprend, tout le monde applaudit. Évitez surtout le travail.
Pas besoin de lire 500 pages ou de mettre les pieds dans une usine. Un dîner avec Alain Minc, un retweet de Raphaël Enthoven ou un selfie avec Léa Salamé suffisent. Le réseau remplace la neurone. Emballez le produit final. L’intellectuel fini est une andouillette AAAAA : brillamment marketée, mais farcie de déchets idéologiques, de gras rhétorique et de boyaux vides. Elle fait vomir les uns (trop d’épices wokistes ou libérales), gave les autres (parfaitement calibrée pour le prime time), mais personne n’ose inspecter l’abattoir lui-même.
Chapitre III : Les effets sur la santé mentale du pays
Le public avale ces saucisses avariées sans se douter qu’elles contiennent : vieux os marxistes broyés, viande de clichés réchauffés, additifs de vertu signalée, et surtout beaucoup, beaucoup d’air.
Résultat : intoxication générale. On croit penser, on régurgite. On croit débattre, on rote du pré-mâché. Pendant ce temps, les vrais charognards – inégalités béantes, dettes explosives, désindustrialisation, surveillance totale – se gavent tranquillement dans l’ombre.J’ai voulu frapper les consciences, j’ai surtout donné la nausée. Tant mieux.
Quand le peuple vomira enfin cette charcuterie frelatée, peut-être exigera-t-il des lois sanitaires : étiquetage obligatoire des conflits d’intérêts, interdiction de parler hors de sa compétence, mise en quarantaine des plateaux télé.
En attendant, fuyez ces boucheries, chers citoyens.
Ou, mieux encore : prenez les cleavers et ouvrez grand les portes pour laisser entrer l’air pur des idées simples, honnêtes et – horreur ! – compréhensibles.Votre muckraker écœuré mais déterminé,
Un rescapé des abattoirs de l’esprit
Paris/Perpignan/Davos, décembre 2025
" UNE ARMÉE DE SAUCISSES ; L'Invasion des Saucisses : Une Allégorie " Simple/Double Version par Frédéric Iriarte aka ACADEMYX by Frédéric Iriarte compositeur, créateur, inventeur, artist...
Influenceur est un métier en vogue et qui rapporte. L'université de Perpignan à la pointe du progrès sociétal, investit dans une filière à haut débouché d'emplois à forte rémunération. ...
Le week-end dernier la CGT 66 par l'entremise de son secrétaire général, Jean-Claude Zaparty, et le "Pole de renaissance communiste 66" invitaient l'historienne d'obédience communiste Annie ...
"Le masquage est une forme d'art qui sublime la réalité, donnant naissance à une nouvelle dimension de beauté. À l'image de Perpignan, notre produit de masquage transporte la ville dans une r...
"Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme lorsque son salaire dépend précisément du fait qu'il ne la comprenne pas."
I, Candidate for Governor: And How I Got Licked (1934) de Upton Sinclair
Avertissement: ceci n'est pas à prendre,ni au premier, ni au 33 iéme degré
Et moi, Nicolas, votre frère et compagnon dans la tribulation, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole du Dieu Média et du témoignage à la presse. Il me fut donné, en esprit, au jour du Soigneur, d’entendre derrière moi une voix forte comme celle d’une trompette, qui disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept écluses. »
Voici ce que je vis :Je vis une grande cité, Perpignan la Catalane, assise sur sept collines au pied des montagnes, et elle avait douze portes, gardées par des anges anciens. Et la cité gémissait sous le poids d’une bête sortie de la mer, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. Cette bête était semblable à un léopard, ses pieds comme ceux d’un ours, sa gueule comme gueule de lion ; et le dragon lui donna sa force, son trône et un grand pouvoir.
Depuis l’an deux mille vingt, Louis Aliot, serviteur de la bête, régnait sur la cité.
Il portait une marque sur le front, héritée des anciens fronts nationaux, et il promettait la sécurité et le cadre de vie apaisé. Et les habitants de la cité l’adoraient, disant : « Qui est semblable à la bête, et qui pourra combattre contre elle ? » Car elle avait reçu une plaie mortelle, mais sa plaie avait été guérie ; et toute la terre, émerveillée, suivit la bête.
Or, en cette fin de l’an deux mille vingt-cinq, à cent jours du grand scrutin des ides de mars deux mille vingt-six, la bête se dressait pour un second règne.
Un sondage, comme une voix du ciel, annonçait qu’elle obtiendrait quarante-trois ou quarante-quatre pour cent des suffrages au premier tour, score inédit dans la cité pauvre et tourmentée. Malgré l’ombre judiciaire qui planait – un procès en appel fixé du treize janvier au douze février, risquant l’inéligibilité –, la bête persistait, martelant : « Je serai candidat dans tous les cas de figure. »
Face à elle se dressaient plusieurs faux prophètes, divisés et fragmentés.
À gauche, la grande prostituée de Babylone se partageait en trois : Agnès Langevine, soutenue par Place publique, criait à la jeunesse et à l’écologie, dénonçant un mandat « touristique » ; Mathias Blanc, de Perpignan Autrement, rassemblait socialistes et collectifs, mais refusait l’union ; Mickaël Idrac, allié aux Insoumis et aux écologistes radicaux, prônait la rupture sous le nom « Perpignan, changez d’air ! ». Et leur division était grande, rappelant les anciennes querelles qui avaient livré la cité à la bête en deux mille vingt.
À droite et au centre, deux cavaliers : Bruno Nougayrède, divers droite soutenu par Républicains, UDI et Horizons, promettait de reconquérir l’attractivité ; Annabelle Brunet, centriste, incarnait une opposition modérée, désormais alliée de Agnés Langevine de "la place publique". Et leurs voix se diluaient, comme les eaux de l’Euphrate asséchées pour laisser passer les rois de l’Orient.Je vis alors les habitants de la cité, marqués du sceau de la bête ou du sceau de la gnole, dans la pauvreté et le trafic des stupéfiants, attendant le jugement.
La bête normalisait son règne, localisant son discours national-populiste, évitant les excès pour capter les conservateurs.
Mais son ADN idéologique persistait, comme une racine souterraine.Et une voix forte cria du trône : « Voici, je viens bientôt ! Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre. » Si la bête triomphe à nouveau, elle consolidera l’extrême droite comme force territoriale. Si elle tombe – chose improbable selon les signes du ciel –, sa chute questionnera l’ancrage profond.
Ainsi, en ces jours de décembre deux mille vingt-cinq, Perpignan reste l’observatoire des mutations de la grande bête française : entre promesses sécuritaires, divisions adverses et ombres judiciaires. Le nombre de la bête est celui d’un homme, et son nombre est six cent soixante-six. Mais la gnole vaincra, car il est Soigneur des soigneurs et Roi des rois. Amen. Viens, Soigneur ! La grâce du Soigneur soit avec tous.
« Vous ne pouvez pas être ce gamin qui reste figé en haut du toboggan en réfléchissant. Vous devez glisser. »- Tina Fey
Dans un monde ouvert et ultraconcurrentiel, il ne suffit pas d'avoir de bons produits du "terroir" comme il y a des politiques de terrain (lourd), il s'agit encore de le "faire savoir" . Dimanche dernier à la cave viticole de Cabestany, qui est une des 9 commanderies de la coopérative de Terrassous, avait lieu un événement autour du muscat de Noël et de la bière de Noël: un marché de Nadal .
Là où, la plupart reproduisent avec moins de moyens, le "gloubiboulga" mondialisé sauce aigre-douce façon Disney, Albe Chassagnac la chargée de communication de la coopérative de Terrassous avait fait le choix de "l'ultralocal_universel", tant vanté par Salvador Dali : c'est donc le tout Cabestany qu'elle a réunie à la cave pour son marché.
Avec une expo photos de cabestanenc, par l'artiste Pétula Scarpini et la présence de leurs voisins exceptionnels, "les Liminana's" Marie et Lionel . Cabestany et sa cave a du talent encore fallait-il avoir le talent de le reconnaître ! Défi réussi madame!
En amont de l'événement, nous avions fait une interview Albe Chassagnac et Stéphanie Rull le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat
Albe Chassagnac et Stéphanie Rull étaient en direct Au Cochon Hardi pour l'archipel contre attaque info : l'enjeu le muscat de Noël de Terrassous et la Bière du Canigou au Muscat de Noël de Terrassous.Comme quoi ...
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple ...
Par une brutale après-midi d'août, Brice Sannac, président charismatique de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) des Pyrénées-Orientales, s'est exprimé en direct dep...
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
Suite au sondage qui place approximativement Agnès Langevine désignée par Raf Glucksman, le chef de "place publique", directement sur les conseils de Carole : Agnès se voit faire l'union de la "grauche" (gauche raisonnable et centre droit) autour d'elle. Elle laisse entendre que l'union est déjà faite. Mais Mathias Blanc ne l'entend pas de cette oreille (pas plus que de l'autre) parce qu'il ne veut pas l'avoir dans l'union, même si l'oignon fait la farce ! Cela donne du grain à moudre à la presse locale, réchauffe le cœur de Louis Aliot et confirme à Michael Idrac et Nicolas Berjoan, qu'une collection d'étiquettes de partis politiques est surtout une collection d'ego à gérer !
Ainsi, s'il en reste encore les vaches, seront bien gardées...
Dans les rues étroites de Perpignan, où l’air sent encore le sel de la Méditerranée et le souvenir tenace des frontières cicatrices de l'histoire, on prépare un acte qui a le goût d’un vieux rouge catalan : âpre, corsé, avec cette pointe d’amertume qui rappelle que l’histoire ne se laisse pas facilement digérer.Un cheminement historique, ou la longue digestion d’une nation
Imaginez la Catalogne comme un plat mijoté depuis des siècles.
En 1714, avec la chute de Barcelone et les Décrets de Nueva Planta, Philippe V sert la première assiette froide : adieu institutions, adieu langue officielle, bonjour centralisme madrilène. La nation catalane avale la pilule, mais elle reste en travers de la gorge.Au XXe siècle, la Seconde République offre un statut d’autonomie en 1932, un peu comme un apéritif prometteur. Mais Franco arrive, et c’est la répression brutale : langue interdite, culture étouffée, exils et prisons. Pendant trente-six ans, la Catalogne mange en silence, en cachant sous la table les saveurs interdites.
La transition démocratique de 1979 restaure la Generalitat, un plat tiède qui satisfait à moitié.
On récupère un peu de sel, mais Madrid garde la poêle. Puis viennent les années 2010 : les Diades immenses, ces foules qui remplissent les rues comme un bon civet trop copieux ; les consultations symboliques ; et enfin, le 1er octobre 2017, ce référendum volé sous les matraques, suivi d’une déclaration d’indépendance suspendue plus vite qu’un soufflé retombé. Pas de reconnaissance internationale, juste des exils et des procès.
De là naît, en 2018, le Consell de la República, en exil avec Puigdemont, pour garder la flamme allumée et internationaliser la cause.
Aujourd’hui, sous Jordi Domingo – cet avocat barcelonais au verbe précis, ancien consul majeur du Consolat de Mar –, l’entité relance la machine. Le 17 mai 2025, il annonce le Pacte Nacional pel Reconeixement Internacional de la Nació Catalana, coordonné par Jordi Castellà, ce commissaire qui porte le projet comme un plat signature : un rassemblement d’entités indépendantistes pour porter le droit à l’autodétermination jusqu’à l’ONU, de Salses à Guardamar, de Fraga à Maó et l’Alguer.
L’acte du 20 décembre à PerpignanLe 20 décembre, à 11 heures du matin, au Casal Català de Perpignan
– ce refuge nord-catalan où l’on parle encore la langue comme à la maison –, on présentera en Catalogne du Nord ce Pacte National pour la Reconnaissance Internationale de la Nation Catalane devant les Nations Unies.L’événement, organisé par le Pacte et la Fédération des Comités Poble Català, en collaboration avec le Consell de la República et l’Assemblea Nacional Catalana (ANC), réunira Jordi Castellà, qui donnera une conférence comme on sert un discours bien mijoté, et Albert Bertrana, délégué de l’entité en Catalogne du Nord depuis le 1er décembre.À Perpignan, ville frontière où la Catalogne respire des deux côtés des Pyrénées, cet acte a le goût d’une extension naturelle des Països Catalans.
Une stratégie d’internationalisation, oui, mais aussi un rappel : la nation catalane ne se laisse pas oublier, même si elle doit parfois brûler quelques livres pour garder la mémoire au chaud, à la manière de ce vieux détective mélancolique qui, entre deux enquêtes, contemplait les cendres de l’histoire.On y viendra peut-être avec un peu de scepticisme, ce condiment indispensable à tout plat catalan qui se respecte, mais aussi avec l’espoir que, cette fois, le monde daigne enfin goûter.
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
"Il y a dans le ciel
Des milliers d'abeilles
Bzz bzz bzz!
Il y a parmis nous
Plein de kangourous
Hop hop hop!
Il y a dans la mare
De tous petits canards
Coin coin coin!
Il y a des gros matous
Il y a des éléphants
Il y a des p'tits toutous
Et même des ours blancs
Et tous tendent le cou
Pour montrer leurs belles dents (x2)
Rataplan... "
Paroles de la chanson 30 millions d'amis par Ludwig Von 88 album "Houllala 2, la mission
Perpignan ! Ville radiante où le soleil tape si fort qu’on finit par voter RN pour avoir enfin un peu d’ombre. Louis Aliot, maire sortant, trône sur son fauteuil comme un chat sur un radiateur : il ne bouge plus, il ronronne, et tout le monde a fini par s’y habituer. Mais voilà qu’en face, la gauche, dans un sursaut d’énergie comparable à celui d’un fonctionnaire le 23 décembre à 16 h 57, a décidé de s’unir.
Enfin… « s’unir ». Disons plutôt qu’elle a ouvert grand les bras, comme une vieille tante lors du repas de Noël, en criant « viens mon petit, viens donc que je te serre contre mon parti ».La liste s’appelle « Perpignan Autrement ». Traduction : « Perpignan, mais avec plus de réunions ». Le chef d’orchestre s’appelle Mathias Blanc, avocat de son état, ancien socialiste reconverti dans l’art délicat de faire tenir ensemble le Parti communiste, le Parti radical de gauche, Génération écologie, L’Après (les Insoumis qui ont soumi un préavis de grève contre Mélenchon), Place Publique (le club de lecture de Raphaël Glucksmann), et maintenant, roulement de tambour et miaulements d’extase, le Parti animaliste. Oui, mesdames et messieurs, on a réussi l’exploit de faire cohabiter dans la même galère le stalinisme municipal et la cause des chats errants. Bientôt on va leur proposer des places aux Verts pour compléter le Pokédex de la gauche.https://www.youtube.com/watch?v=hTXAtUXJwA0
Le clou du spectacle a eu lieu le 9 décembre 2025 : les Animalistes ont rallié la liste après avoir obtenu, tenez-vous bien, trente-deux mesures.
Trente-deux. C’est plus que le programme économique du PS depuis 2012. Parmi les perles : stérilisation gratuite des matous, tarifs vétérinaires préférentiels pour les précaires, et probablement un référendum local sur la question cruciale de savoir si le croquette bio doit être remboursé par la Sécu. On imagine déjà les débats au conseil municipal : « Monsieur le maire, votre adjointe à la voirie a encore confondu les sacs poubelles jaunes avec les litières agglomérantes ! »Pendant ce temps, la Constitution, cette vieille dame indigne qu’on sort uniquement pour les enterrements ou les inaugurations, nous regarde de son article 4 avec des yeux fatigués : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. » Concourent ?
Mon œil. Ils trustent, oui. Ils squattent, ils monopolisent, ils font la queue au guichet des subventions publiques comme des retraités devant La Poste le 1er du mois.
Soixante-dix millions d’euros par an, merci bonsoir, pour animer des réunions où l’on finit toujours par parler du même sujet : comment garder la gamelle.Car voilà le drame, mes chers compatriotes : les partis sont devenus des associations subventionnées dont l’objet social est de se perpétuer eux-mêmes. Ils ne concourent plus à rien, sinon à leur propre survie. Ils se coalisent, se décoalissent, se recoalisent, comme des ados qui se mettent en couple sur Snapchat et se larguent avant la fin du premier cours de maths.
Et pendant ce temps, le citoyen lambda, ce grand benêt qui vote encore par intermittence, se demande s’il doit choisir entre le maire qui fait peur à sa belle-mère et la liste qui veut lui imposer un compost obligatoire et un chat stérilisé nommé Révolution.
Bref, en 2026, à Perpignan, on aura le choix entre :Louis Aliot, qui a déjà la mairie, le soleil et la peur de France Inter ;
Et une coalition tellement large qu’on dirait la photo de famille après un mariage consanguin dans la haute fonction publique.
Quant à savoir si les partis respectent encore la souveraineté nationale et la démocratie, posons la question autrement :
est-ce que la démocratie, ça consiste à regarder dix-sept micro-partis se disputer la dernière croquette pendant que le chat RN continue tranquillement à faire ses besoins dans le bac à fleurs de la République ?Je vous laisse deviner la réponse. Moi, je vais stériliser mon bulletin de vote. Par précaution.
"Laisse les choses s’effondrer — cesse de t’épuiser à vouloir tout maintenir debout.
Tout n’est pas fait pour durer, et forcer ce qui se brise déjà ne fera que t’épuiser davantage.
Parfois, le plus sage, c’est simplement de lâcher prise."
Meryl Streep
https://www.youtube.com/watch?v=m5hyLg7yZtI
Il y a des villes qui semblent figées dans un éternuement historique. Perpignan, en cette fin d’année 2025, en fait partie. Le dernier sondage IFOP crédite Louis Aliot de 44 % des intentions de vote au premier tour des municipales de 2026 – un score qui le place très au-dessus de ses poursuivants, tous partis confondus. Quinze ans après sa première tentative, cinq ans après sa victoire de 2020, le maire sortant semble pouvoir se succéder à lui-même sans même avoir besoin de campagne. Et pourtant, cette avance écrasante sonne comme un glas plutôt que comme une fanfare.C’est là qu’intervient, par analogie un peu forcée mais éclairante, le spectre de Marc Bloch et de L’Étrange Défaite.
Attention : Louis Aliot est évidemment très loin d’être l’armée allemande de 1940. Il n’a envahi personne, n’a fait tirer sur aucune foule, n’a pas besoin de panzers pour gouverner.
Non, la ressemblance n’est pas dans la brutalité du vainqueur, mais dans l’absence de combat du vaincu.À Perpignan, il n’y a pas eu de bataille rangée, pas de résistance farouche, pas même de vrai siège. Les habitants ne se sont pas « rendus » à Louis Aliot parce qu’il était irrésistible ; ils se seraient probablement rendus à n’importe quelle force – de gauche, du centre, écologiste, apolitique ou martienne – qui aurait simplement eu le courage et l’énergie de prendre l’initiative, de proposer un projet clair, de fédérer, de bouger.
Il y a défaite lorsqu’il y a eu combat, quand on a tout tenté et que l’adversaire l’emporte quand même.
Ici, il n’y a même pas eu ça. Il y a seulement lassitude. Une lassitude immense, ancienne, qui traverse tous les camps et qui finit par dire : « Après tout, pourquoi se fatiguer ? À gauche, on préfère la pureté de la dispersion à l’impureté d’une union. Au centre et à droite républicaine, on attend le sauveur qui ne vient pas. Les associations, les collectifs citoyens, les jeunes, les moins jeunes : tout le monde râle, mais personne ne veut vraiment prendre la tête du cortège. Alors on laisse filer.
On laisse Aliot gérer la ville « pas si mal que ça », augmenter les impôts sans trop de scandale, faire briller le Castillet à Noël, et l’on se dit que, bon, « au moins, il est là ».
Et pendant ce temps, la ville vit. Les terrasses sont pleines dès que le soleil sort. Les touristes reviennent, les loyers montent, on boit du byrrh en refaisant le match USAP–Stade Toulousain. Perpignan est une fête, une fête un peu fatiguée, un peu résignée, mais une fête quand même que rien ne semble pouvoir interrompre, pas même l’idée qu’on est en train, sans bruit et sans larmes, de perdre quelque chose.
C’est cela, l’étrange défaite perpignanaise : elle n’est pas héroïque, elle n’est pas tragique.
Elle est molle, tiède, presque confortable. On ne s’est pas battu, donc on n’a pas vraiment perdu ; on a juste laissé gagner celui qui s’est présenté. Peu importe le vainqueur, d’ailleurs : la lassitude aurait couronné n’importe qui.Et le pire, c’est que presque personne ne semble s’en émouvoir.
Comme si, au fond, il était devenu normal qu’une grande ville française se donne sans résistance, presque gaiement, à qui veut bien la prendre. Perpignan est une fête. Mais c’est déjà, surtout, une étrange défaite sans coup férir.
" Il y a trois sortes d'hommes : les morts, les vivants, et les gens qui vont sur la mer " (Aristote) Il y a une responsabilité à exercer le métier de journaliste, puisqu'il y a des conséquence...
Dernière ligne droite avant le mur du deuxième tour des municipales déjà essoré par le contexte du premier tour , le confinement et le déconfinement où le Covid 19 circule encore. Une campag...
"La vie d'un homme serait intolérable, s'il savait ce qui doit lui arriver. Il découvrirait des maux futurs, dont il souffrirait par avance, et il ne jouirait plus des biens présents, dont il verrait la fin. L'ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes, et il faut reconnaître que, le plus souvent, ils la remplissent bien. Nous ignorons de nous presque tout ; d'autrui, tout. L'ignorance fait notre tranquillité ; le mensonge, notre félicité. "
Les dieux ont soif
Anatole France
Municipales 2026 à Perpignan : Louis Aliot à 43-44 % selon un sondage Ifop ultra-exclusif (échantillon : 612 personnes, soit à peu près la file d’attente d'un petit concert à la grande époque des déferlantes #trèslentes)
Ah ben voilà, c’est officiel : Louis Aliot est déjà réélu. Enfin, si on en croit le sondage « exclusif » commandé par L’Indépendant à l’Ifop, réalisé auprès de 612 Perpignanais (sur 120 000 habitants, faites le calcul, c’est plus représentatif que le conseil de classe de mon fils). 612 personnes, c’est à peine plus que les spectateurs du dernier match de l’USAP en Nationale, mais bon, Jérôme Fourquet a parlé, donc c’est parole d’évangile.Le maire RN caracole donc à 43-44 % quel que soit le casting en face, soit +8 points par rapport à 2020.
Traduction : même si demain il est condamné, même s’il danse la macarena en string léopard sur la place de la Loge, il passe. L’électorat frontiste est « consolidé et élargi sociologiquement », nous explique-t-on. En clair : il a récupéré les déçus de Macron, les ex-PS qui en ont marre des écolos, et même la mamie du 3e qui votait autrefois pour Aldo Moro « parce qu’il avait une belle moustache ».
Côté opposition, c’est la fête du slip en kit. La gauche + centre en mode puzzle : chacun fait 6-10 %, ensemble ils frôlent les 21 % (quand ils arrivent à se mettre d’accord avant 2027).
Les Insoumis-Ecolos montent à 17 % : assez pour faire peur aux pigeons du Castillet, pas assez pour gagner. Et le pauvre Bruno Nougayrède (LR officiel) plafonne à 15,5 % max, soit moins que le cumul Pujol + Grau en 2020. Autrement dit, la droite modérée a perdu plus d’électeurs que le Barça n’a perdu de matchs au Camp Nou depuis 1957.
Historique rapide pour bien rigoler :
2014 : Louis Aliot fait 35 % au 1er tour, perd au second face à Jean-Marc Pujol. 2020 : il fait 35 % au 1er tour… et gagne au second avec 53 % grâce à la division magique de la gauche et à l’implosion de la droite. 2025 : il fait déjà 44 % au 1er tour dans un sondage réalisé par l’institut préféré des journaux qui veulent vendre du papier juste avant Noël.
Moralité : à Perpignan, le seul vrai adversaire de Louis Aliot, c’est Louis Aliot en 2020.
Tout le reste, c’est du décor.Et qui a intérêt à sortir ce sondage à J-90 des fêtes ?
Mystère. Certainement pas le journal local (le groupe la dépéche peut-être) qui a besoin de clics, ni le maire sortant qui adore se voir en une avec des gros chiffres flatteurs, ni l’Ifop qui facture la prestation. Non non, c’est juste la science pure.
Allez, rendez-vous en mars 2026 pour vérifier si les 612 sondés avaient raison… ou si, comme d’habitude, les 119 000 autres Perpignanais ont une légère tendance à changer d’avis entre le mois de décembre et le jour du vote.