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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:27

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En juillet 2012, l'agitateur Nicolas Caudeville m'offrait son micro alors que "Les Tribulations de Stephy J" étaient encore un blog : ( link ) Quelques semaines plus tard, je décidais de créer ma société d'éditions www.editions-ltsj.com et je publiais "Les Tribulations de Stephy J." avec le succès qu'on lui connaît.

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Seulement 6 mois plus tard, je lance "Les Conjectures improbables & hypothèses flottantes", un livre très personnel, illustré par Nelly Gurb. Aussi, il me semblait plus juste de réserver la primeure à cet empêcheur de tourner en rond de Nicolas Caudeville en guise de clin d'oeil amical.

Découvrez dans cette interview indubitablement pas conforme, la génèse, les secrets de fabrication et quelques extraits du livre qui vous sera présenté le 8 mars au Petra's Café , le tout en version Stéphanie Jaeger forcément improbable.

 

Voir aussi:

"Les tribulations de Stéphy J" , du blog au livre! interview Stéphanie Jaeger

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-les-tribulations-de-stephy-j-du-blog-au-livre-interview-stephanie-jaeger-par-nicolas-caudeville-110084725.html

Perpignan:les tribulations de Stéphy J! interview de Stéphanie Jaeger 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-perpignan-les-tribulations-de-stephy-j-interview-de-stephanie-jaeger-par-nicolas-caudeville-107683898.html

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:32

Photo1936.jpgJordi Vidal le directeur de la culture, Andréïna Mastio la commissaire d'expo et Michelle Pernelle la directrice des archives de Perpignan

visu-theatre-22-02.jpg

Dimanche 3 mars à 11 heure inauguration (avec bruch: bouffe gratos) de l'exposition sur les 200 ans du théâtre de Perpignan

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A première vue, quoi de plus paisible et consensuel qu’une exposition d’archives sur les 200 ans dethéâtre à Perpignan ? Tout le monde s’y retrouve, et le Perpignanais, féru de culture, d’histoire et de théâtre est déjà convaincu d’en connaître les grandes lignes, d’en avoir une représentation assez nette. Le travail de l’archive (vous savez ces expositions que l’on traverse à grandes enjambées sans jamais interroger le détail ni le général) apparaît alors comme l’alibi à une certaine fausse (bonne) conscience.

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La place de la République dans les années 1950 avec à droite le théâtre recouvert d’affiches publicitaires et à gauche l’ancienne halle du marché détruite en 74. PHOTO/ Photos Archives de la ville de Perpignan

Ce que l’époque contemporaine demande le plus souvent à l’archive s’apparente à une forme ultra spectaculaire de storytelling : les documents rassemblés ne sont là que pour valider un point de vue prédéterminé. On ne nous demande pas vraiment de partager une même vision, mais une même fiction.

Lors de la préparation de l’exposition « Le théâtre : toute une histoire ! » nous n’avons pas souhaité raconter une nouvelle histoire en prenant pour prétexte l’histoire. A l’inverse, nous avons voulu témoigner pour l’histoire et au nom de l’histoire, à partir de la masse des documents rassemblés et,pour certains, retrouvés. Quoi de plus instable que le témoignage humain, quoi de plus vulnérable qu’une trace archivée,quoi de plus fragile que l’histoire elle-même. Il est des histoires dont on nous dit qu’elles n’existent pas, qu’elles n’existent plus, qu’elles n’ont jamais existé ; d’autres qu’elles sont inventées, d’autresenfin qui subissent les cours d’une forme particulière de spéculation, à la hausse ou à la baisse.

Le théâtre de Perpignan n’échappe pas à ces étranges mouvements de flux et de reflux, à l’alternance de périodes éclairées et d’autres plus sombres d’où aucune lueur ne provient. La recherche prend alors, confrontée aux anomalies historiques et aux incertitudes contemporaines, un caractère obsessionnel. Les vides, les blancs, les zones d’ombre, les absences font de l’histoire du théâtre de Perpignan une histoire lacunaire qui nous parle, sur un mode délicat et poétique de la fragilité des traces de notre passage dans le cours du temps historique.

 

Pour compléter le fond existant aux archives nous sommes partis à la recherche de documents complémentaires ; nous sommes partis à la recherche d’affiches, de gravures, de photographies.Au cours de cette recherche, qui a pris la forme d’une quête, nous avons suivi des pistes incertaines, jusqu’à retrouver le petit-fils de l’ancienne habilleuse du théâtre qui a conservé pieusement les précieuses photographies de l’époque dans des boîtes en carton.

C’est à Madame Marguerite Sarris que nous devons les témoignages des années 1930 : elle fut, dès 1927, habilleuse au théâtre. Comme quoi, cette histoire de théâtre à Perpignan respecte jusqu’au bout le cadre d’une bonne dramaturgie.

André Breton écrivait déjà, à la même époque, combien il est difficile de partir à la recherche de l’or du temps. Pour cet or du temps retrouvé, cette exposition est dédiée à Madame Sarris.

Après l’aventure des photographies, il y a eu celle des costumes, avec une conséquencei mmédiatement positive : cette exposition va permettre de les préserver pour l’avenir. C’est en ce sens qu’on peut parler aujourd’hui d’archives dynamiques. Il est sain pour la démocratie que le passé vienne interroger le présent, et parfois même le mette en doute. Les archives dynamiques ont le privilège de ne jamais abandonner la proie pour l’ombre. Ainsi une exposition sur le théâtre pose la question artistique du théâtre, la question culturelle du théâtre, la question politique du théâtre.

 

A observer la situation du théâtre de l’Archipel et du théâtre municipal, est-il possible d’imaginer une action qui innove sans pour autant détruire ? Est-il possible de concilier la préservation avec la modernité ? Ce qu’il y avait d’ancien et d’obsolète dans le théâtre municipal a conduit le politique à penser le projet du théâtre de l’Archipel sans intégrer le théâtre municipal dans son dispositif.

Quel avenir pour l’ensemble des structures du spectacle vivant à Perpignan ? C’est une question que pose, de manière encore indirecte, cette première exposition sur les 200 ans du théâtre à Perpignan.L’archive n’existe donc pas pour justifier une lecture contemporaine du passé, mais bien pour questionner le présent au nom de l’histoire. Ce fut le souhait de Walter Benjamin, celui d’Abby Warburg, c’est toujours le nôtre. Nous n’en sommes qu’au premier acte.Voici un autre texte (éléments historiques), pour ton information dont tu peux utiliser des fragments si nécessaire. Il a été rédigé par Michelle Pernelle des Archives

 

La tradition théâtrale à Perpignan est très ancienne puisqu’elle remonte au XVe siècle. On représentait alors les mystères (longs drames religieux) sur la place de la Loge. Plus tard, une salle de spectacle dite « casa de las comedias », où l’on donnait aussi des représentations dramatiques, s’implanta dans le quartier Saint-Jean, quelque part dans l’artère qui relie la rue de la main de fer à la rue Foy, connue au milieu du XIXe siècle sous le nom de « carrer de la comedia », puis « rue de l’ancienne comédie » à partir de 1870.

 

Vers le milieu du XVIIIe siècle, dans cette ville en pleine francisation où l’empreinte des Lumières

commençait à poindre, le comte de Mailly, gouverneur de la province, pour distraire et égayer son

entourage, fit édifier une magnifique salle de spectacle dans la belle et vaste salle du consulat de

mer. Pour ce faire, en 1752, la façade et l’intérieur de la Loge de mer furent totalement bouleversés.

Ensuite, pendant soixante-trois ans, ce théâtre connut une existence chaotique, avec pas mal de

relâches et même sans représentation pendant une campagne entière. La salle fut alors louée

pour des bals, à des troupes de passage ou à des comédiens ambulants. En 1813 les trois dernières

représentations y furent données : « La Flûte enchantée » de Mozart, « La Vestale » de Spontini

et « Le siège de Corinthe » de Méhul.

 

Pour des questions de sécurité et d’accueil, ce lieu posait des problèmes. Ainsi, le 22 avril 1810, 57

bourgeois perpignanais, amateurs de spectacles, formèrent une société d’actionnaires et ouvrirent

une souscription pour financer la construction d’un nouveau théâtre dans les locaux du collège des

Jésuites, place Napoléon (actuelle place de la République).

Le conseil municipal de Perpignan vota ce projet le 5 mai 1811, avec plans et devis, et la construction

démarra fin 1812. Ce nouveau théâtre entra en fonction en novembre 1813, un an avant

l’achèvement des travaux. Le public perpignanais ne fut donc pas un seul instant privé de spectacles.

 

Pendant une dizaine d’années, le théâtre fut géré par cette société, de plus en plus fortement

financée par la ville de Perpignan, jusqu’à ce qu’en 1820 cette dernière achève le rachat de la totalité

des actions émises, commencé cinq ans auparavant, et le théâtre devint ainsi municipal.

 

L’activité du théâtre municipal, toujours très intimement liée au conservatoire de musique (les

professeurs du conservatoire formaient l’orchestre du théâtre), fut plutôt florissante malgré la

création de deux nouveaux théâtres, d’un style différent, plus « coquins », implantés dans le

faubourg : celui des Variétés en 1877, et celui de l’Alcazar, en 1900. Cependant, au début du XXe

siècle, l’apparition du cinéma captiva rapidement une grande partie du public, et il fallut attendre les

années 1950-1960 pour que le théâtre retrouve une place de choix dans la cité.

 

1813-2013 : 200 ans de vie théâtrale dans la ville, animés par de nombreux artistes, comédiens et

musiciens, d’ici et d’ailleurs. Et le spectacle continue !


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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 13:21

5036565.jpgGrève des taxis: le gouvernement annonce deux réunions fin janvierlink

Le gouvernement a annoncé jeudi 28 février le gel de son projet de changer la loi sur le transport des malades et une modification du régime des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC), tous deux accusés par les taxis de menacer leur profession.La loi de financement de la sécurité sociale 2013 avait introduit des procédures d'appels d'offres pour les transports de malades jusqu'à présent réalisés par des ambulances (37 % des transports pris en charge par l'assurance-maladie), des taxis conventionnés par l'assurance-maladie (31 %) ou encore des véhicules sanitaires (23 %).

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Ceci est une bonne chose, les médias nous présente l'affaire comme le triomphe du lobby des taxis et ambulanciers, mais ceux qu'on oublie dans cette histoire, ce sont les malades,comme les cancéreux en chimiothérapie ou les dialysés qui auraient eu à pâtir en plus de la souffrance due à leurs pathologie de la fatigue suplémentaire conjoint au transport collectif. Le département des Pyrénées-Orientales était un département pilote.

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Ainsi, dans les salles d'attente d'hémodialyse, était-il proposé ceci par l'agence régionale de la santé :" Il vous est proposé de participer à une expérimentatation en transport partagé au centre d'hémodialyse St Roch à Cabestany" Biensurs on nous met en valeur, le fait de faire des économie pour la sécurité sociale, mais aussi ,la baisse bilan carbonne et l'entrainement que cela induit sur l'environnement . L'expérience aurait durée 6 mois et aurait pu être intérompu à tout moment , précisant au passage "l'expérimentation ne modifiera pas les jours de priseen charge" . Le courrier se terminait par une pseudo écriture "je l'ai écrit avec ma propre mimine, pour tout dire c'est quasi un courrier perso, et c'est à toi directement que je m'adresse le malade!": "Je vous remercie vivement pour votre participation à cette expérimentation qui nous permettra de poursuivre l'amélioration de la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique" Ils voulait diminuer le confort du malade en argant une amélioration...C'est la "Novlangue" et autres "glissements sémantiques", comme passer du terme de "licenciements massifs" à "plan social pour l'entreprise"! Alerté par des ambulanciers qui avaient participé a une réunion sur ce sujet à Médipole, j'avais appelé le représentant syndical régional de la FNAIR (soit-disant syndicat des dialysés) qui m'avait répondu qu'il n'était pas au courant et qu'il fallait attendre la fin l'expérimentation pour voir!Mais que cela, ne devait pas être bien méchant.

Tous les dialysés quant à eux qui apprenaient la nouvelle, étaient révoltés qu'on veuille faire sur "leur dos, des économies de bouts chandelles". "Et puis après, cela ira où?, dialyses trop chéres, on nous laissera mourir?, qu'ils s'attaquent plutôt aux lobbys des laboratoires pharmaceutiques. Mais c'est toujours plus facile de rattraper quelqu'un qui ne court pas! "

Pour en savoir plus j'avais interpellé par courriers interposés, la députée socialiste (et médecin) de la 3ième circonscription des PO, Ségoléne Neuville. Ainsi que le docteur Martine Aoustin directrice général de l'agence régionale de santé du Languedoc-Roussillon.

 

"Perpignan le 22 février 2013.


Madame la Directrice générale,


Suite à votre courier ci-joint je me permets de m’adresser à vous afin d’attirer votre attention sur les méfaits de la réforme du transport médical.


Cette réforme, initialement préparée par le gouvernement antérieur, vient d’être adoptée, le Code de la sécurité sociale disposant désormais : « de nouveaux modes d’organisation et de financement des transports de patients peuvent être expérimentés dans un ou plusieurs territoires à compter du 1er janvier 2013 (…). Ces expérimentations sont menées par les Agences régionales de santé et donnent lieu à une procédure d’appel d’offres dans le respect des dispositions applicables aux marchés publics. »


Cette réforme qui vise à réaliser des économies sur le transport médical, va incontestablement créer de nouvelles inégalités dans l’accès aux soins pour les malades, notamment en ALD, qui ne résident pas « au pied » de l’hôpital ou de l’établissement dispensateur de soins.


Pour ma part, je dois faire l’objet d’une dialyse trois fois par semaine et pour qui sait en quoi consiste cette intervention, les contraintes nouvellement imposées d’un co-voiturage ou des transports publics ne sont que source de souffrances supplémentaires et profondément injustes.


Je n’insisterai pas sur les conséquences économiques par ailleurs de cette réforme : le transport médical représente plus de 80% du chiffre d’affaires des artisans (taxis ou vsl) qui ont investi dans ce secteur…


Je n’insisterai pas davantage sur le fait que sous couvert d’appel d’offres, cette réforme favorise les grands groupes (du type Véolia notamment) organisés ou pouvant s’organiser sur ce secteur et ce, au détriment du travail de proximité et de la qualité humaine des artisans locaux.


Je sollicite donc un entretien afin de vous fournir le témoignage direct des malades sur cette expérimentation inique.


Avec mes salutations républicaines, Nicolas Caudeville"

 


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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:31

foto4-0432.jpgfoto4-0433.jpgalfons.jpgl'écrivain valencien Alfons Cervéra à gauche, le journaliste Nicolas Caudeville au centre et l'écrivain Catalan Gildas Girodeau

 samedi 16 février à  Librairie Torcatis, 10 rue Mailly à Perpignan,deux auteurs catalans vivant de part et d'autre de la frontière Franco-Espagnole, Alfons Cervera et Gildas Girodeau, nous font partager leur vision sur la mémoire du franquisme. Le débat animé par Nicolas Caudeville, fut fourni avec outre les interventions des auteurs, celle du politologue Dominique Sistach, du Journaliste et écrivain Aleix Renyé et de Victor Simal de la Semaine du Roussillon, débat aussi bilingue en français et catalan. Aprés la présentation des auteurs, la question fut posée à Alfons Cervera: quelle est votre mémoire du franquisme? Ce à quoi, il répondit:" Il n'y a pas de mémoire du franquisme parce que le franquisme est toujours d'actualité en Espagne!" De là, il a été parlé de la loi de 2007 sur la mémoire historique link en Espagne, et le cas particulier du juge Baltasar Garzon link qui voulait rouvrir les fosses communes de républicains espagnoles a été attaqué par le syndicat Manos Limpias link et la Phallange, il finira par ne plus pour pouvoir être juge en Espagne link. Gildas Girodeau a abordé quant à lui, les dernières déclarations du secrétaire général du parti socialiste français sur l'acceuil des républicains espagnols par la France en 1939 link , se demandant si celui-ci jouait plus dans la catégorie des ignorants ou du révisionisme historique...

Pour écouter la conférence link

Voir ausi:

Perpignan:Regards croisés sur la mémoire du franquisme.

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-perpignan-regards-croises-sur-la-memoire-du-franquisme-115372310.html

L'écrivain mexicano-catalan Jordi Soler fait sa fête à l'ours interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-ecrivain-mexicano-catalan-jordi-soler-70547950.html

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 09:49

silverspoonstrain.jpg"Ricky ou la belle vie"

A la sortie de l'ouvrage "Le Train Jaune, une ligne de vie" Christian Bourquin confirmait son engagement en faveur d'un symbole identitaire fort pour les habitants du département. Il écrivait même sur son blog le 20 janvier 2010 : "Son histoire s'écrit encore au présent. Afin de redonner au Train Jaune la place qu'il mérite, la Région, la SNCF, RFF et le PNR que je préside se sont engagés dans la définition d'un schéma directeur pour les années à venir. Que ses fervents défenseurs se rassurent, nous respecterons ce qui fait la force du Train Jaune ! Pas question de toucher à la carrosserie ou au modèle d'alimentation hydroélectrique ! Il s'agit juste de voir comment perfectionner notre petit train pour qu'il sillonne encore longtemps notre territoire...". Christian Bourquin y allait même de son anecdote personnelle et affective : "Enfant, je répondais que je voulais conduire le Train Jaune quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard...".

Malheureusement, ça... c'était avant... Interrogé par L'Indépendant ce jeudi 21 février sur l'avenir du Train Jaune pour lequel la CGT craint une privatisation, le désormais Président de la Région répond : "Aujourd'hui, le Train jaune est surtout menacé de disparition. Il est totalement obsolète, qu'il s'agisse de la voie ou du matériel roulant. Il faudrait investir en tout 200 Millions d'euros pour le remettre aux normes et, encore, il n'est pas garanti que ce soit techniquement possible. Nous mettons des rustines partout en permanence mais cette situation ne peut pas durer".

Pire, à la question de la journaliste : "Mais si la SNCF décidait de lâcher le Train jaune ?", Christion Bourquin répond sans ambages : "J'en serais désolé mais la Région ne peut malheureusement pas être partout. 200 millions d'euros c'est disproportionné et la réalité parle"...

http://www.olivier-amiel.fr/

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:51

 

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Perpignan, le 21 février 2013

 

Cher Premier Secrétaire, Cher Camarade,

 

Si le non-cumul des mandats semble acquis, sa date d'application agite beaucoup de monde. Et les tergiversations envoient un message d'hésitation alors même que ce devait être le début d’un mouvement vers un vrai renouveau démocratique que le PS porte et doit concrétiser.

 

Car au-delà du non-cumul, il y a un état d'esprit sur le rapport au pouvoir, sur l'engagement politique, sur l’éthique politique... C'est cet état d'esprit que les militants ont voulu signifier et imposer en votant très majoritairement pour le non-cumul lors du référendum interne. C’est cet état d’esprit qui est, gravement, mis en cause.

 

Les atermoiements d'aujourd'hui ne montrent qu'une chose aux citoyens : que les élus PS pensent d'abord à eux-mêmes en essayant de reculer au maximum l'application du non-cumul et gagner encore 5 ans de cumul…pour eux-mêmes. Message simplificateur ? Certainement…du moins dans sa généralisation ! Mais qui peut nier qu'il en soit ainsi en matière de communication ?

 

Le soir des élections législatives déjà, certains tentaient des reculades sur le sujet. Et après les arguments « d'attaches locales indispensables », les trouvailles avancées aujourd'hui pour reculer la date d'application du non-cumul ne sont pas davantage valables. Car si les Sénateurs et Députés PS, aujourd'hui élus, avaient respecté leurs engagements de renoncer à tout exécutif local avant septembre 2012, il n'y aurait pas le risque de démissions nombreuses au Parlement. Il suffirait, en outre, d'inclure dans la loi l'éventuel remplacement par le/la suppléant(e), pour que ce problème n'en soit plus un.

 

Nous sommes en train de perdre ce volontarisme éthique que nous clamions et réclamions quand nous étions dans l'opposition et que nous avons commencé à initier depuis mai 2012.

 

Par conséquent, je tenais, cher camarade, à t'informer :

 

* de mon soutien le plus total dans ta position pour une application du non-cumul des mandats dès 2014 ;

 

* de ma volonté, si d'aventure le non-cumul était repoussé à une date ultérieure, de démissionner définitivement du Parti Socialiste dès l'annonce officielle d'une telle position gouvernementale.

 

Conscient de mon poids tout relatif de "simple" conseiller municipal d'opposition à Perpignan, mais attaché aux principes qui m'ont fait prendre la carte du Parti Socialiste et aucune autre, je t'adresse mes sincères et amicales salutations socialistes.

 

Frédéric GONANO

 

Conseiller Municipal de Perpignan

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:20

nono.jpghttp://blogs.mediapart.fr/blog/martyrobertneuffr

Les critiques pleuvent sur François Hollande et son gouvernement. Ils ne feraient pas la politique de gauche annoncée, ils auraient menti sciemment sur la réalité de la situation économique de la France et sur les perspectives qu'elle offrait, ils seraient des amateurs incapables d'y porter remède. Rien n'est plus naïf et en même temps archaïque que de porter ce genre de critiques. L'élection présidentielle n'est pas la ratification d'un programme politique mais un concours de récits calibrés par des spécialistes du storytelling*. Le récit gagnant c'est celui qu'une majorité "émotionnelle" aime entendre. Ensuite les difficultés commencent …

Le récit sarkozyste : de Villepinte au Trocadero

Le récit de Sarkozy a vraiment été produit comme tel à partir de 2007 dans son discours de Villepinte du 14 janvier. Emportée par un flot hétéroclite de mythes et de personnages historiques de droite et de gauche (de De Gaulle à Blum en passant par Jean Moulin et Camus) son histoire personnelle (j'ai changé) faisait de lui un héritier "naturel" chargé de réaliser les promesses des uns comme des autres. Un vrai récit parfaitement "triangulé"** qu'il prétendait réaliser sur un fond de "valeur-travail" réinterprétée dans le credo néolibéral le tout noyé dans de l'individualisme "démocratique" et chanté sur l'air de la méritocratie. Soumis à l'épreuve des faits, à la crise du capitalisme financier, requalifié en rodomontades et fanfaronnades dans la durée et décrédibilisé à jamais par les outrances du bling-bling quand ce n'était pas par le roman de gare familial, le récit s'est essoufflé. Il a fini dans un dernier come back désespéré sous la houlette d'un gourou de mélodrame dont les fantasmes se sont figés dans l'inquiétante scénographie du 1er mai au Trocadéro. Fuite en avant ou provocation, la fin de l'Histoire républicaine était proche … Le peuple, perspicace, a su écarter le danger … Grâces lui soient rendues !

 

Le récit hollandien : de Tulle à l'Elysée …

Le récit de Hollande débute par une petite performance très provinciale dans sa bonne ville de Tulle. Sa nouvelle silhouette d'énarque urbain, en rupture avec les standards locaux, préfigure ses combats à venir … Dans cette conquête réussite de l'image de soi il y a le germe de la conquête de l'Elysée … Le succès aux primaires ouvertes amorce et confirme la trajectoire. Puis vient le moment fondateur : le discours du Bourget émaillé de serments inscrivant le personnage dans l'histoire de la gauche, mais pas trop … Maître mots : le redressement dans la justice, la finance comme adversaire, la croissance comme talisman : vaste et vague programme mais suffisant pour capter les rêves enfouis des grands soirs du peuple de gauche, sans trop effrayer les autres… A partir de là le récit se fait au jour le jour : la construction narrative s'adapte continûment aux circonstances et aux sondages journaliers. Taxe à 75% au détour d'une émission de tv, anaphore du "moi président" dans le combat final : des banderilles plantées au bon moment … Hollande produit son récit dans le moment où il l'énonce … Aujourd'hui c'est dans l'adversité et l'impopularité, sous la pression des fantasmes résilients. Il y a des éléments pour dénoncer une politique du chien crevé au fil de l'eau aussi bien que pour le créditer d'une habileté suprême, surtout après que le Mali a révélé un autre personnage …  Il en résulte que tout jugement objectif péremptoire risque de se voir démenti à brève échéance … Les chiens aboient, le récit passe …

 

Dans le champ clos  des émotions

Quoi qu'il en soit la bataille politique ne sortira pas du champ des émotions cultivées jusqu'à saturation par les chaines et radios d'information continue et malaxées à la lumière des idées reçues dans d'innombrables talk-shows. A cet égard la performance de Mme Taubira sur le mariage pour tous est significative : en inscrivant sa légende personnelle dans le récit du pouvoir elle a élargi le champ à des émotions de qualité supérieure. Le champ des émotions n'étant pas régi par le principe de contradiction l'issue des luttes politiques est très incertaine et l'avantage est donné plutôt à la qualité qu'à la quantité au moment des bilans. La pensée rationnelle, argumentée et sûre d'elle-même n'intervient qu'à la hauteur des sentiments qu'elle inspire et ils sont rarement appréhendés et rarement positifs quand ils le  sont. C'est donc à la capacité d'un récit à produire de bonnes émotions de masse que l'on devra l'échec ou le succés d'une politique. Ainsi va la démocratie aujourd'hui …

 

Le pouvoir est au bout du récit … La prochaine fois, vous en laisserez vous conter ?

voir aussi:

François Hollande: on ne s'attendait pas à ce qu'il ait un si bon crochet du droit! Par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-fran-ois-hollande-on-ne-s-attendait-pas-a-ce-qu-il-ait-un-si-bon-crochet-du-droit-par-nicolas-cau-112333916.html

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 09:52

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La libraire Elise Paquin,  présente chaque mois ses coups de coeur en littérature fantastique, héroïque fantaisie, science-fiction, BD, Manga.un détail cependant , avant, c'était sur http://loeildupharynx.over-blog.com/.Mais ça, c'était avant . Passez de l'autre coté du miroir avec Elise au pays des merveilles en guise de lapin blanc.

Librairie: la  rubrique Fantastique, Héroïque Fantaisie, BD, Manga la rubrique d'Elise Paquin 4

http://loeildupharynx.over-blog.com/article-librairie-la-deuxieme-rubrique-fantastique-heroique-fantaisie-bd-manga-la-rubrique-d-elise-paqui-109881902.html

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:21

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Une bâche a été déployée et installée le vendredi 25 janvier 2013, à 14h, sur la façade de l’Hôtel-de-Ville de Perpignan par Jean-Marc Pujol et son équipe. Passant devant la mairie de Perpignan, j'ai vu et lu le contenu de la dite bache. "Libérons les otages!" sous titré "La ville de Perpignan s'engage pour la libération des otages." Tout d'abord qui sont les otages que monsieur Pujol veut libérer? Comme ceux-ci ne sont pas précisés, doit-on supposer que toute personne otage dans le monde entier, peut être succeptible d'être libéré? Ensuite cette énigmatique phrase:" La ville de Perpignan s'engage pour la libération des otages". Y a-t-il au sein de la mairie de Perpignan une cellule de négociation, une section commando spécialisés dans ce type d'opération qui la justifie? Ces équipes, si elles existent, ont-elles eu des libérations à leur actif auparavant: les infirmières bulgares, Florence Aubenas...

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Ou bien alors et plus simplement, les otages sont les perpignanais, depuis que Jean-Paul Alduy a décidé de laisser son poste a Jean-Marc Pujol, 3 mois après sa réélection post "fraude à la chaussette" . Et que, monsieur Pujol et son équipe ne comptant pas se représenter,ils vont du même coup "libérer les otages"!? 

Liberons-les-otages

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:56

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Dans sa chronique de "la semaine du roussillon", le journaliste Bernard Revel dénonçait que pour le 100ième anniversaire de la naissance du chanteur Charles trénet et le prix nobel de littérature Claude Simon, le département et la mairie de Perpignan, ne se remuait pas trop pour leur rendre hommage!

 

"Bon, d’accord, j’exagère. Comment peut-on dire qu’on hait une ville en bloc, comme ça ? Ça n’a pas de sens. D’ailleurs, j’aime Perpignan. Mais je n’aime pas tout. Aimer une ville, ça ne veut rien dire non plus. Une ville, c’est une bouteille vide. Aime-t-on une bouteille vide ? Je veux dire, c’est un contenant. Mais ce qui compte, c’est le contenu. Dans Perpignan, il y a des choses que j’aime. Des gens, d’abord. Des lieux aussi. La Promenade des platanes avec ses Maillol, la terrasse du Grand café de la poste, le cinéma Castillet, la librairie Torcatis, la place de la Loge, quelques coins au bord de la Basse, quelques vieilles rues et puis c’est tout ou presque. Le Perpignan que j’aime est tout petit. J’en fais vite le tour. Je m’efforce d’éviter le reste, tout ce qui pourrait vite gâcher, pour peu que ma disposition d’esprit s’y prête, ma promenade.Mais on ne peut pas toujours fermer les yeux. On ne peut s’empêcher de voir et de sentir la saleté dès qu’on s’éloigne du centre, de pester contre toutes ces rues hostiles aux piétons et aux cyclistes, inaccessibles aux handicapés, de fuir telle place écrasée de soleil où montent la garde de longs pinceaux pelés autour de bancs où personne ne s’assoit, d’être agressé par des panneaux de « communication » politique qui, pour reprendre l’ancien slogan de Charlie Hebdo, « nous prennent pour des cons ». Alors, parfois, ça sort comme un cri : « Je hais Perpignan ! » Même si, au fond, je pourrais dire la même chose de beaucoup d’autres villes. Elles finissent par se ressembler toutes dans leurs alignements géométriques, avec leurs immeubles de verre et d’acier sans grâce, leurs mêmes vitrines répétées à l’infini, et, tout autour, dans l’archipel des ronds-points, leurs mêmes horribles zones commerciales. A croire qu’un seul architecte a conçu tout cela.

Mais bon, j’aurais bien aimé que Perpignan sorte du lot, invente, imagine, étonne. Hélas, si la ville se distingue c’est pour me donner d’autres raisons de la détester. Je ne l’aime pas quand, grenouille voulant être aussi grosse qu’un bœuf, elle se dote d’un « Centre del Mon » qui crève à force d’être trop enflé. Je ne l’aime pas quand elle détourne la pensée d’Albert Camus et tolère dans un espace public un monument à la gloire de l’OAS. Mais surtout, je ne l’aime pas quand elle n’est même pas capable de rendre un juste hommage à ses propres enfants. Dans Catalan, il y a talents, paraît-il. Encore un slogan creux dont se parent des élus toujours prompts, qu’ils aient la raie à droite ou à gauche, à se caresser eux-mêmes dans le sens du poil. Mais le vrai talent, s’en soucient-ils ? Quand on voit comment ils ignorent les plus beaux fleurons perpignanais du siècle passé, on peut se poser la question.

Il se trouve que 2013 est l’année du Centenaire de Charles Trenet et de Claude Simon. Charles Trenet est né à Narbonne le 18 mai 1913. Il a vécu à Perpignan de 1922 à 1930. Son talent a véritablement éclos dans cette ville sous l’influence du poète Albert Bausil et de sa bande. Nombre de ses chansons évoquent la cité catalane, ses filles, ses personnages, ses rues, ses monuments, sa gare. « Fidèle, je suis resté fidèle », dit un de ses plus beaux refrains. Et son répertoire le prouve. Claude Simon est né le 10 octobre 1913 à Tananarive. A la mort de son père, militaire tué au front en 1914, il vient vivre à Perpignan avec sa mère, d’origine catalane. Il y restera jusqu’à la mort de cette dernière en 1924. Dans nombre de ses livres, Claude Simon décrit le Perpignan qu’il a connu (« Le Tramway », « L’Acacia », « Le Vent »). Il obtient en 1985 le Prix Nobel de littérature. Charles Trenet et Claude Simon ont fréquenté la même classe de cinquième du collège François Arago lors de l’année scolaire 1924-1925, ainsi qu’en atteste une photographie où ils sont assis chacun à une extrémité du premier rang, Claude à gauche, Charles à droite. Ils ont 11 ans. Ils se sont à peine connus. Suite au décès de sa mère, Claude Simon part en cours d’année pour Paris.

N’y avait-il pas, en 2013, une occasion unique de les réunir dans un même hommage ? La ville y a-t-elle pensé ? Il semblerait que non. Narbonne célèbrera le Centenaire de Trenet. Paris aussi. Perpignan ? Trenet, connaît pas, même si une salle porte son nom au palais des Congrès. Claude Simon sera mieux loti puisque l’Université de Perpignan qui n’a jamais cessé de l’étudier lui consacrera un colloque en octobre en association avec la librairie Torcatis qui, par ailleurs, présentera en mai le tome II de ses œuvres dans la Pléiade.

Mais ne pensez-vous pas que le double événement méritait une toute autre ampleur ? Le « talent » de ces deux Catalans n’est-il pas, aux yeux de nos élus, suffisant pour qu’ils consentent à donner leur nom à des lieux emblématiques de la ville ? Perpignan se déshonorerait-elle, par exemple, en baptisant Charles Trenet la promenade des Platanes ou en donnant à sa Médiathèque le nom de Claude Simon ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire, bien sûr. Les « décideurs » vont peut-être se réveiller, retrouver la mémoire et réaliser enfin que longtemps longtemps après qu’ils auront disparu, ce ne sont pas leurs noms qui courront dans les rues. Mais je me berce d’illusions. Je vais encore tomber de haut. Oui, vraiment, parfois, quand j’y pense, c’est plus fort que moi : je hais ce Perpignan-là !"

Voir aussi:

Célébrer le centenaire de la naissance de Claude Simon

http://lecercle.lesechos.fr/cercle/livres/critiques/221166478/celebrer-centenaire-naissance-claude-simon

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