L’AVUF (Association des Villes Universitaires de France) organise cette année une série de colloques à l’occasion de ses vingt ans d’existence. Elle regroupe 70 villes et est actuellement présidée par Montpellier. Première surprise – et de taille : Perpignan, une fois de plus, brille par son absence. N’y aurait-il personne à la municipalité ou à l’agglo capable de participer aux travaux – certes souvent relativement techniques – de la dite association ?
La place des régions va se trouver définitivement reconnue par la nouvelle loi sur l’Enseignement et la Recherche. Par contre, les villes et les agglomérations souvent très présentes dans le développement de l’enseignement supérieur peinent à faire reconnaître leur rôle alors qu’elles en arrivent même parfois à financer hors CPER des opérations très lourdes (comme à Amiens avec la reconstruction de l’université dans la citadelle). Il existe d’ailleurs depuis longtemps dans certaines villes des schémas locaux de développement universitaire.
Là encore, on peut légitimement s’interroger, à la veille des élections locales, sur la situation perpignanaise – d’autant plus calamiteuse que les menaces de tous ordres tendent à se multiplier. L’AVUF préconise la création dans chaque établissement d’un Vice-président « Territoire » : de toute évidence, l’UPVD en aurait bien besoin…http://perpignan-universite.over-blog.com
Voir aussi:
Association Comte Guifré
-Crée en 1991, gère le premier collège en langue catalane du département
À l'époque n'existaient que deux structures du même type: écoles catalanes associatives, Arrels et La Bressola. Comte Guifré en était la continuité (une troisième association pour favoriser l'arrivée des élèves des deux autres)
-Statut: hors contrat - Loi Falloux 1851 - Code de l'Education (celui dans lequel on case les écoles patronales); aucune aide de l'Etat, pas droit aux bourses, brevet à six matières sans tenir compte du contrôle continu + examen entrée dans le public.
-Vocation de service public: pas de sélection à l'inscription ni linguistique ( élèves des écoles catalanes, filière bilingues du public, elèves qui ne savent pas le catalan) ni financière (cotisation calculée en fonction des revenus)
-Ecole Laïque.
-Financement: subventions de fonctionnement (Ville, Conseil Général, Région LR, Generalitat) + donations privées + cotisations des parents d'élèves.
Pédagogie: active et pluridisciplinaire, élève au centre de l'enseignement, apprentissage de l'autonomie, objectif de bilinguisme individue à la fin du cycle.
Chronologie de la fermeture
2010 - La Generalitat (gouvernement triparti), premier partenaire depuis 1991, supprime brutalement la subvention de fonctionnement qu''elle avait déjà réduit de presque 50% en 2009. On nous parle d'absence de rentabilité du projet éducatif (sic). Ville, Conseil Général et Région continuent à soutenir mais n'augment pas l'aide.
2011 - Redressement judiciaire
2011 - La Generalitat réattribue la subvention (gouvernement Mas). Fin du redressement judiciaire avec autorisation de poursuite d'activité. Comte Guifré demande des garanties aux institutions sur la poursuite de l'aide. Tout le monde ok
2012 - Aides votées mais retard important dans les paiements; certaines comme la Generalitat sans date de paiement. Accumulation d'une nouvelle dette (salaires et charges)
2013 - 30 mai liquidation judiciaire.
Entretien avec l'ex directeur pédagogique Christian Martinez
Voir aussi:
Quand la crise fait éternuer la Généralitat, les subventions s’enrhument en Catalogne Nord!
Le mag internet grec et francophone Okéanews publie un article de Nicolas Caudeville tiré de l'archipel contre attaque "De l'esclavage des grecs" . L'auteur a toujours pensé que tout ce que nous accepterions que les grecs subissent, était une manière d'accepter tout ce que la commission européenne, la banque centrale et le FMI (qui vient de reconnaître en toute discrétion que qu'il y était aller un peu fort en rigueur avec la Grèce) Il reprend l'article de l'encyclopédie de Montesquieu (l'auteur des lumières, auteur de "l'esprit des lois" et des "lettres persanes", que certains feraient bien de lire) "de l'esclavage des nègres" qui dénonçait sous le mode ironique l'esclavage par sa justification, comme le discours néo-libérale, sur le travail, la compétitivité...qui pourrait se résumer par cette phrase: "le sucre serait trop cher, s'il fallait payer, ceux qui le cultivent!" Le tout livré avec une belle biographie de l'auteur.
https://www.okeanews.fr/20130613-de-lesclavage-des-grecs
Voir aussi:

Les éditions ABC clandestin de Jean-Jacques Mu , offre de belles surprises, le manuel des indignés, du théâtre forum et de la poésie libertaire avec Marlène Feeley . Il y a du Pablo Néruda dans cette écriture link . L'auteure, femme de condition modeste lutte au quotidien pour nourrir ses enfants dans une Espagne en crise. La poésie est son échappatoire. Là elle y nourrit un feu qui brûlerait les capitalistes et leurs cruauté s'ils s'y frottaient . Ecoutez la raconter sa vie, de l'immigration du Chili en 2005, impacté par le néo libéralisme qui se servait de se pays comme un laboratoire, jusqu'au ménage que l'on doit chercher tout les jours pour gagner sa vie.De l'émotion, de la rage, de la pugnacité, voilà ce que nous transmet Marichiweu, à l'instar du cri des indiens Mapuches: 10 000 fois nous vaincrons!





Le jeudi 6 juin à 19 heure au centre d'art "à cent mètres du centre du monde", 3 avenue de Grande Bretagne à Perpignan L'archipel contre attaque s'interroge avec l'historien Nicolas Lebourg:" Pourquoi l’extrême progresse-t-elle ?"
Elections et enquêtes d’opinion témoignent d’une progression de l’adhésion aux conceptions de l’extrême droite ainsi qu’au parti qui la représente électoralement. Quelles sont les structures de cette dynamique ? Comment cette dernière s’inscrit-elle dans une évolution à l’échelle occidentale ? Quelles sont les spécificités du Front National ?
Nicolas Lebourg est historien, spécialiste des extrêmes droites (Centre de Recherches Historiques sur les Sociétés Méditerranéennes, Université de Perpignan-Via Domitia). En 2012, il a publié les ouvrages « Mort aux bolchos. Un siècle d’affiches anticommunistes » (Les Échappés) et avec Joseph Beauregard « Dans l’ombre des Le Pen. Une histoire des numéros 2 du FN » (Nouveau Monde) et « François Duprat, l’homme qui inventa le Front National » (Denoël). Il tient également une chronique sur le Front National pour le site du Nouvel Observateur.Le débat sera animé par le journaliste Nicolas Caudeville. Captation par Antoine Faure. Plus de 70 personnes ont assisté à cette conférence. Pour tout ce qui veulent avoir un éclairage sur cette nébuleuse...
crédit photo JM Artozoul
Le journaliste Nicolas Caudeville et l'historien Nicolas Lebourg
L'historien Nicolas Lebourg
Le jeudi 6 juin à 19 heure au centre d'art "à cent mètres du centre du monde", 3 avenue de Grande Bretagne à Perpignan L'archipel contre attaque s'interroge avec l'historien Nicolas Lebourg:" Pourquoi l’extrême progresse-t-elle ?"
Elections et enquêtes d’opinion témoignent d’une progression de l’adhésion aux conceptions de l’extrême droite ainsi qu’au parti qui la représente électoralement. Quelles sont les structures de cette dynamique ? Comment cette dernière s’inscrit-elle dans une évolution à l’échelle occidentale ? Quelles sont les spécificités du Front National ?
Nicolas Lebourg est historien, spécialiste des extrêmes droites (Centre de Recherches Historiques sur les Sociétés Méditerranéennes, Université de Perpignan-Via Domitia). En 2012, il a publié les ouvrages « Mort aux bolchos. Un siècle d’affiches anticommunistes » (Les Échappés) et avec Joseph Beauregard « Dans l’ombre des Le Pen. Une histoire des numéros 2 du FN » (Nouveau Monde) et « François Duprat, l’homme qui inventa le Front National » (Denoël). Il tient également une chronique sur le Front National pour le site du Nouvel Observateur.Le débat sera animé par le journaliste Nicolas Caudeville. Captation par Antoine Faure. Plus de 70 personnes ont assisté à cette conférence. Pour tout ce qui veulent avoir un éclairage sur cette nébuleuse...Voici , mais la conférence dans son intégralité est dans sa version sonore http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-integrale-en-son-de-pourquoi-l-extreme-droite-progresse-t-elle-conference-par-nicolas-lebourg-118375352.html Avec le spécial question sur les politiques locaux qui vaut son pesant d'or
Voir aussi:
Dans un article de L'indépendant en date du 4 juin de Jean-Paul Pelras, on découvrait que l'INAO, institut national de l'appelation d'origine, quittait Perpignan et Narbonne, pour Montpellier."L'organisme chargé de la reconnaissance des appellations est délocalisé malgré les dossiers locaux importants en cours.Sur 26 sites répartis au plan national, l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) s'apprête à en fermer 10. Parmi lesquels ceux de Perpignan et de Narbonne. Un coup dur pour les six personnes qui travaillent avenue de Grande-Bretagne et qui vont devoir envisager un départ ou une nouvelle orientation professionnelle." Au-de-là de la perte d'emplois, une région agricole comme la notre avec ses spécificités avais besoin de la présence de cet institut . Personne ne s'est battu face à Montpellier. Comme peu de gens réagissent à la prospective qu'offre l'article 38 de la loi Fioraso, qui verra à terme l'absoption de l'université de Perpignan par Montpellier (sous les bons auspices de monsieur Christian Bourquin, le président de la Région Languedoc-Roussillon) . Jean-Lhéritier, qui le président de Slow Food France, pendant 12 ans, passe son coup de gueule contre tous ce qu'on nous a déjà enlevé jusqu'à ce qui ne reste plus rien!
Voir aussi:
Le 2 juin Jean-Luc Mélenchon est venu à Pepignan pour la marche citoyenne contre l'austérité et la précarité: ils étaient plus de 1500 avec lui. Voici son discours




