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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:56

Kalamaki-8-copie-1.jpgKalamaki

Grèce : Le temps de la crise, Alexandra Delcamp fait une thése sur les Rébétes link à la Sorbonne, elle vit plus la moitié de l'année en Gréce, nous lui avons demandé un article sur l'état des grecs, au-de-là du regard classique des grands médias. Résultat: un texte émouvant qui met l'humain au centre, parce que "les statistiques ne saignent pas; c'est cela qui compte!" comme disait Arthur Koestler


Interview de Alexandra Delcamp par Nicolas... par Loeildupharynx

Il y a des lieux que l’esprit a du mal à associer avec la crise. En Grèce, les plages, reflets bleu-argentés du ciel et des oliviers de l’Attique, gamme chromatique aux ondulations paresseuses qui seules interrompent le calme plat d’une mer d’huile, une île sauvage visible au large comme si elle était à portée de main, sable rayonnant de la blancheur du repos et des jeux, cris de joies enfantines et conversations animées, musique de la lumière grecque, temps toujours beau, temps suspendu, les belles plages grecques, plastifiées dans les pages glacées de nos magazines, ont pourtant quelque chose de changé depuis la crise.

 

A Kalamaki, plage très fréquentée d’Athènes, un groupe de grecs, tous les jours plus nombreux, se réunit inlassablement contre le même pan de mur gris, été comme hiver, de tout temps, par tous les temps. Les touristes passent devant sans même les regarder, soit qu’ils pensent que comme eux, ils ne sont que de passage, soit qu’ils estiment que, puisqu’ils ne s’assoient pas, comme eux, sur les chaises payantes, ils n’ont pas beaucoup d’intérêt. Il faut dire que les touristes, même s’ils sont en vacances, n’ont pas le temps. Du moins pas le temps grec.

 

A Kalamaki, le temps est toujours votre allié. Si vous vous sentez d’humeur joyeuse, il s’arrête pour vous, faisant de ces minutes qui passent ordinairement trop vite dans les bons moments un chapelet d’instants éternels, qui n’appartiennent qu’à vous et pour toujours. Le « on a le temps » de Kalamaki est sans commune mesure avec le « on a le temps » des touristes. Il ne signifie pas qu’il est une parenthèse de repos dans un temps qui vous échappe ou pire, vous oppresse à passer toujours trop vite ; il signifie que le temps devient votre compagnon. Vous n’êtes pas son esclave, il n’est pas le vôtre non plus. A Kalamaki, on cultive l’art de vivre avec le temps.

 

Là, les opinions politiques sont très divergentes ; on n’y est jamais d’accord, mais on discute quand même, à perte de vue. Chaque histoire personnelle y est racontée avec le talent d’un aède de telle manière que chaque morceau de vie devient une épopée égalant celle d’Ulysse. Même s’il y a beaucoup de nouveaux arrivants ou de « fraîchement naturalisés » dans cette bande de Kalamaki, on ne parle qu’en grec (« l’anglais, c’est pour draguer les touristes, renchérirait Kosta ; le grec c’est pour discuter de la beauté, du plaisir que nous avons à être ensemble, et du sens de nos vies, dussions-nous arriver à la conclusion qu’elles n’en ont aucun »). Albanais, russes, ukrainiens, égyptiens, turcs, iraquiens, autant de

 

nationalités qui ont rejoint la « parea1 » de Kalamaki, autant d’hommes et de femmes qui ont débarqué en Grèce par nécessité, autant qui affirment ne plus pouvoir la quitter et préférer, malgré la crise et les difficultés, ce mode de vie à tout autre au monde.

 

Alors ils se retrouvent quotidiennement, entre « grecs », années semblables aux heures, heures semblables aux années, contre ce petit pan de mur gris, entre les cabines et le café de la plage, face à la mer et au passage des touristes qui ne prennent jamais le temps de se mêler à eux, face au monde mais suffisamment à l’abri de sa course folle, suffisamment à l’abri des maladifs porteurs de montre. Toujours quelque chose à boire ou à manger, ramené de la maison, dans l’éventualité d’accueillir un ami de passage, une connaissance ou un étranger. On écoute de la musique (grecque, évidemment) sur un petit poste de radio qui grésille et dont le son peine à concurrencer celui du café voisin, qui passe en boucle tous les succès américains. On y danse parfois, quand on a un malheur ou une joie à exprimer. On y joue aux raquettes toute la journée et on y nage dès que possible, même en hiver pour les plus téméraires qui sont souvent les plus âgés (« le corps, c’est aussi important que l’âme, ça s’entretient ! », vous diront-ils).

 

Vous y croiserez entre autres Yannis, « l’écrivain », qui pousse son gros ventre le long de la plage, cartes de visite en main, toujours prêtes à être dégainées en cas de croisement (accidentel ou provoqué) avec la gente féminine de passage. Il a quitté son travail il y a cinq ans. Il y a aussi Sarkis, cordonnier retraité de 70 ans, un des plus anciens de la « parea », qui erre le long des rives, joie de contempler la mer, amertume d’avoir dû quitter la lointaine Constantinople, pour un espoir qui ne s’est même pas réalisé. Il y a son fils, 40 ans, qui, il y a deux ans encore, ne venait jamais sur cette plage parce qu’il vivait très confortablement des bijoux qu’il fabriquait, et qui maintenant doit faire avec 100 euro par mois. Il y a les belles russes, qui ont épousé des grecs et vivotent de petits boulots qui ne leur rapportent même pas 35O euro par mois et qui ne peuvent plus compter sur le complément du salaire de leur mari, au chômage depuis 2 ans. Il y a Madame Litsa, professeur de philologie grecque à la retraite, et qui touche, comme Sarkis, en récompense de ses bons et loyaux services, une retraite qui n’excède pas les 600 euro. Pourtant, elle dit qu’elle n’a pas à se plaindre, parce qu’elle n’a ni mari ni enfants à charge. Il y a aussi Monsieur Manolis, boute-en-train de la « parea », qui malgré son grand âge, n’hésite jamais à se lancer dans des pirouettes de casse-cous, perpétuelle hymne à la vie, ni à raconter avec beaucoup de malice des histoires qui lui sont arrivées, banales somme toute, mais qui par son récit prennent des proportions gigantesques, juste pour régaler et faire rire les autres.Par une de ces brûlantes après-midi d’avril dont seul le printemps grec a le secret, de lentes évaporations émanant du sable, ondulant avec volupté et entrainant dans leur danse tout le paysage de Kalamaki qui semblait ondoyer de concert avec elles, environ une semaine avant les élections, une conversation passionnée sur la crise a fait oublier jusqu’au grésillement nasillard des chansons qui passaient sur le petit poste de radio.

C’est Yannis, « l’écrivain », (on le surnomme ainsi parce qu’il a écrit un livre sur un soi-disant code qu’il y aurait à tirer de l’alphabet grec et qui permettrait de comprendre les secrets du Christ et de l’Histoire du monde) qui comme à son habitude, a parlé le premier. Cette conversation a été enregistrée, et je la reporte ici, traduite en français.

« La misère est tombée sur le peuple grec et nous n’allons pas tarder à avoir faim. Non seulement les gens ne trouvent plus de travail mais en plus ils doivent de l’argent à tout le monde, surtout aux banques. Tu veux mon avis ? La religion et le pouvoir sont des escrocs. Le système doit changer. La démocratie est un mensonge. Je n’y ai jamais cru. Regarde Thémistocle avec les Perses, il s’est moqué des grecs qui l’avaient pourtant désigné comme le plus à même de mener la campagne contre les Perses. La suite on la connait… Non, la démocratie, c’est un mensonge, une utopie. Moi je n’ai pas peur de le dire, il faut une dictature, ils ne comprennent que ça les gens. Il faut une loi qui interdise de faire des enfants. Il n’y en a plus assez pour tout le monde, on est déjà trop. Ils me font rigoler avec leurs histoires de révolution. Personne ne peut rien faire. Les choses ne changent jamais par le bas, toujours par le haut. Le changement ne peut venir que du pouvoir. Une révolution ? Mais qui la ferait ? Ils veulent tous la même chose : avoir une maison, une voiture… S’ils ont ça ils encaissent tout le reste. Non, y’a pas à tergiverser, il faut un régime dur pour qu’il soit respecté par le peuple. Il faut obliger les gens à manger juste ce qu’il leur faut pour vivre.

Enfin, je parle, je parle, mais la Grèce n’a plus de futur. De toute façon ça va finir en guerre civile tout ça. Et ce ne sont pas les politiciens qui vont y changer quelque chose. Ce sont des acteurs, dans leurs écoles, on ne leur apprend pas à réfléchir pour le bien de la cité, on leur apprend à mentir. Moi j’ai toujours voté pour le moindre mal. Jamais à gauche, bien sûr. A gauche, ils ne veulent pas gouverner. Aux élections, je voterai soit Chrisi Avgi2, soit Laos3, je n’ai pas encore décidé. Eux, au moins, ils ont de la poigne. De toute façon, moi, quand je vote, j’essaye toujours de me penser à la tête du pouvoir et d’imaginer ce que je ferais. Je peux te dire qu’avec moi tout le monde se tiendrait tranquille. » Manolis l’interrompt. « Yannis, comme d’habitude, tu dis n’importe quoi ! Tu n’es même pas logique ! Tu dis que la démocratie est une utopie et tu es bien content de pouvoir voter pour tes barbares qui se disent plus grecs que les grecs. La vérité est que ceux-là n’ont rien compris à l’âme de la Grèce. » Yannis, ayant repéré au loin une paire de jambes féminines, s’en va, cartes de visite en main, sans même saluer l’assemblée. « Laisse, c’est un imbécile », me dit Manolis. « Il a le même problème que beaucoup de grecs, il est bloqué dans le « c’est impossible on ne peut rien faire. » Or, penser ça, c’est le meilleur moyen de ne rien faire et de ne rien changer. Mais c’est un raisonnement erroné. Si tu refuses de te laisser abattre, alors tu te bats, et si tu te bats, il te reste au moins l’espoir. C’est comme la boite de Pandore. La question qui se pose est la suivante : « Quelle priorité tu donnes à ta vie ? » Le problème aujourd’hui, c’est qu’à cause du mensonge du capitalisme, la plupart des grecs donne la priorité à l’argent, à la possession, à la consommation effrénée. On ne peut pas leur en vouloir, ils ont grandi avec l’idée qu’avoir c’est être. Or ça, c’est le contraire de l’esprit grec. Nous avons perdu beaucoup de nous-même avec la mondialisation. Moi qui suis vieux, je n’ai pas été élevé dans cette idée. Ma priorité à moi, c’est la relation humaine. A commencer par l’amitié. Je crois fermement que tu reçois ce que tu donnes, et s’il n’y a pas de déséquilibre dans la relation à la base, si la relation est saine, c’est-à-dire sans mensonge, tu es gagnant sur toute la ligne, parce que l’autre est gagnant aussi. Ça s’appelle le partage. C’est une affaire de cohérence dans les principes que tu t’astreints à suivre. Comme tu respectes ta femme, tu respectes ton enfant, ton ami, etc… Mais la règle d’or c’est de se respecter soi-même. Et ce n’est pas facile à appliquer dans un monde où on te prend tout, jusqu’à ta dignité. C’est la raison pour laquelle les grecs qui ont conservé l’esprit grec comme moi, mettent toutes leurs forces dans la résistance pour conserver leur dignité. Même si ce monde nous traite d’une façon indigne. Les grecs de la nouvelle génération, sont aussi les enfants de la télé, de la publicité. Ils sont habitués à prendre pour vérité les messages qui leur sont transmis sur tel ou tel sujet jusqu’à l’indigestion. Ils ont peu de capacité critique. Moi qui suis de la vieille école, si quelqu’un venait me colporter des ragots sur le compte de quelqu’un d’autre, jamais je ne les prendrais pour argent comptant. J’attendrais de connaitre la personne, et de voir moi-même à qui j’ai affaire, sans a priori. Aujourd’hui, les jeunes grecs ont beaucoup de mal à se mettre à la place des autres. Le capitalisme leur a fait croire que l’Homme n’est pas nécessairement un être social et que les plus malins se font requins et n’hésitent pas à manger les autres. Ce qu’ils ne semblent pas avoir compris, c’est que pour que vivent les prédateurs, il faut des proies. Ils se rêvent tellement prédateurs, qu’ils finissent par croire qu’ils le sont. Au final, ils se font manger comme des vulgaires poissons d’aquarium et jusque dans le ventre du prédateur ils continuent à se croire requins. Yannis par exemple, qui n’est pourtant pas jeune, est un poisson clown digéré. Moi j’essaye toujours de garder à la conscience que ce qui est secondaire pour moi peut être prioritaire pour un autre, et réciproquement. Rien ne doit aller à sens unique. Il faut un équilibre en toute chose « Παν μέτρον άριστον4 » disait Aristote. Mais notre monde est déséquilibré. Toujours les mêmes qui prennent et les mêmes qui donnent. Ça me désole de voir que la Grèce, le pays de la « juste mesure » par excellence, se soit à ce point noyée dans l’excès. L’Ubris se paye cher. Nous aurions dû mieux nous souvenir de nos mythes. Mais maintenant, même ce pauvre Œdipe ne nous appartient plus ; il est celui de Freud et tout le monde a oublié la cause de sa déchéance.

Mais ce problème est bien antérieur à la crise. Non, ce qui a vraiment changé depuis, c’est le « demain ». Parce que maintenant il n’est plus du tout sûr. La crise a failli réussir à déséquilibrer notre rapport au temps. Quand hier, aujourd’hui et demain cessent d’être intrinsèquement liés, alors il devient difficile de jouir du jour présent, parce qu’on ne parvient plus à accepter l’ordre du monde. Depuis la crise, d’accord, tu peux être certain de ce que tu as dans les poches aujourd’hui, mais tu ne peux plus le dépenser en comptant sur la certitude de ce que tu auras demain. Nous sommes sous la menace permanente d’un nouveau plan d’austérité. Par exemple les vacances, c’est devenu un luxe. Même la santé. On se demande ce qu’est devenu le serment d’Asclépios… On n’est même plus sûr d’être soignés à temps parce qu’il faut toujours faire l’avance. On est de moins en moins remboursés et de plus en plus tard, et en plus l’état prélève des taxes sur les médicaments. On a de plus en plus de mal à s’en sortir. Et pour couronner le tout, comme si ce n’était pas assez difficile comme ça, dans une famille classique, au moins trois sur quatre sont au chômage. Toute la famille tient sur le salaire d’un seul. »

Irini, qui a quitté la Russie et débarqué en Grèce 30 ans auparavant, rebondit sur ce dernier point :

« C’est sûr que ne sont pas des conditions faciles ! Moi par exemple, depuis la crise, je me trouve dans une situation impossible : mon mari a perdu son emploi et nous devons compter sur mon seul salaire, non seulement pour les besoins du ménage, mais aussi pour aider financièrement mon fils, qu’à l’époque j’ai envoyé étudier en Ukraine pour qu’on ne l’envoie pas sur le front tchétchène. Sauf que je ne gagne presque rien : je suis esthéticienne à domicile, j’ai toujours dû pratiquer des prix plus bas que les instituts. Mais là, avec la crise, j’ai dû baisser encore et encore mes tarifs, et j’ai perdu la moitié de ma clientèle. Les soins, l’esthétique, c’est plus la priorité ; même pour les plus coquettes des grecques ! La crise touche tout le monde. Ça me ramène 30 ans en arrière : quand je suis venue de Russie, j’étais prête à travailler n’importe où. Maintenant, ça recommence. Mais je crois que plus qu’une crise économique, c’est une crise politique. Si on changeait de politique, il y aurait du travail. Mon mari, qui est grec et a le droit de vote, va voter Syriza5, pour que ça change, justement. Parce qu’une révolution spontanée et populaire, maintenant, ça paraît difficile : Les gens ont leur voiture, leur maison…disons qu’ils ont encore assez à perdre pour ne pas se mouiller…Avant, mon mari votait KKE, mais là, ils se sont montrés en dessous de tout. Ils ne veulent pas se rassembler. Pourtant ça urge ! Ce chômage et cette précarité, c’est une vraie plaie. »

Manolis renchérit :« Y’a pas à dire, le chômage, c’est la plus grande plaie. Maintenant le problème, c’est plus de savoir si tu vas aller manger un soir à la taverne ou pas. C’est de savoir comment tu vas manger tout court. Quoique tu fasses, tu as toujours plus de dépenses que ce que tu avais prévu.Tu sais, nous les anciens, nous avons honte, parce que nos enfants, qui ont appris la culture du crédit et ont été habitués à avoir tout et tout de suite, nous montrent du doigt. Ils disent que nous avons voté pour des escrocs et que nous les avons élevés dans le mensonge. Et nous, à l’époque, nous croyions que nous faisions ce qu’il était juste de faire. Nous croyions suivre le modèle de nos parents, qui, dans l’après-guerre ont essayé de nous donner quelque chose pour que nous vivions mieux qu’eux. « Tout le monde peut être propriétaire », qu’ils avaient dit. Et nous on y a cru, ç’avait l’air magique. Nous nous sommes dits que grâce à ça, nos enfants vivraient mieux que nous. On s’est bien fait avoir !

La déception a été si grande qu’aujourd’hui beaucoup de grecs ne croient plus en la démocratie. Ils ont l’impression (et on ne peut pas dire que ce ne soit qu’une impression), qu’ils n’ont pas choisi ce qui leur arrive. En fait c’est un peu plus compliqué que ça. Je crois qu’il existe autant de démocraties qu’il existe de citoyens qui y participent. A cela s’ajoute que chaque parti politique, du moins en Grèce, a encore sa propre vision de la démocratie.

Tu sais, en général, ton ami c’est celui qui est capable de te dire ce que tu fais de mauvais, pas celui qui te flatte. Ben tu vois, l’Etat grec a été un très mauvais ami pour nous.

Malgré tout, la démocratie reste pour moi quelque chose de très important. Le vote, c’est l’occasion de montrer ce qui ne va pas. Si tu ne le fais pas, tu laisses le choix de ton avenir à d’autres. Le vote est une réaction, il doit défendre nos intérêts.

Moi, avant la crise je votais pour le PASOK6. Mais là, depuis qu’ils ont voté les plans d’austérité, je vote pour le Syriza. Maintenant, nous dépendons plus que jamais de la scène internationale. Or, on dirait que le programme mondial, c’est de faire les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Ils ont tué la production en Grèce, et maintenant on importe des produits tout prêts qu’on paye beaucoup plus chers, et à cause de ça on a supprimé des millions d’emplois. Les prix grimpent en même temps que le chômage. Il y a quelque chose qui ne va pas. De toute façon, on a commencé à sentir les effets de l’inflation dès l’euro. Beaucoup de produits ont décuplé, pas nos salaires. L’argent au noir, les activités non déclarées n’ont pas arrangé le pays. Et tout cela reste impuni. Pour moi ce sont des criminels. A cause d’eux on ne vit plus, on survit. Il y a encore trente ans on avait un système très familial. On fonctionnait de manière à la fois classique et solidaire. La culture des « parees7 » qui sortent dans les tavernes est venue après. Mais par nécessité on commence à revenir à l’ancien système. Les enfants retournent chez leurs parents pour payer moins de loyer, on ne mange plus au restaurant. Si on mange dehors avec les amis, c’est sur la plage ou dans n’importe quel lieu ouvert et gratuit et chacun amène quelque chose de chez lui, comme on fait nous à Kalamaki.

Pour les transports c’est pareil, on recommence à prendre le tram, le bus, le métro. On prend conscience de tout ce qu’on utilise de superficiel (portable, voiture…) Le problème, c’est que ce monde nous a créé des besoins, que nous avons de plus en plus de choses à payer et de moins en moins d’argent.

Mais je ne voudrais pas terminer là-dessus. Enregistre ça : nous autres grecs, nous sommes peut-être dans la détresse financière comme nous ne l’avons jamais été, mais nous avons quelque chose que vous n’avez pas dans les autres pays. Tu dois comprendre que le grec ne supporte pas de rester enfermé. Dès que le temps le permet, il sort prendre un café. Le lieu où on vit implique ça. Le plus souvent le temps est estival. Quand tu es dehors tu te sens libre et tu profites mieux de la vie. Je crois que les autres pays d’Europe nous jalousent pour ça, parce que même si nous avons moins d’argent, nous sommes plus libres. Avec rien, le

monde nous appartient. Ce que les autres pays voient à la télé, nous, nous le vivons au quotidien. Nous sommes plus habitués qu’eux à vivre en société, nous parlons plus facilement avec les autres, même si nous ne les connaissons pas. Il faut dire que la vie à l’extérieur nous sociabilise. L’extérieur te nourrit plus (psychologiquement et socialement) que la nourriture que tu as dans l’assiette.

Et puis nous avons la musique aussi. La musique grecque, il faut que tu le saches, va toujours avec la danse. La danse c’est l’expression de l’âme, des sentiments et du corps.

Tu devrais voir comment se passe un premier mai classique en Grèce. Rien qu’ici à Kalamaki, tiens ! Les grecs mangent, boivent, chantent et dansent dehors. Le peuple devient un avec la nature. Le principal c’est de se réjouir et de se réjouir ensemble. C’est un peu notre façon à nous de remercier nos beaux printemps grecs. L’extérieur c’est tout un mode de vie.

Les rébétadika8 n’ouvrent que l’hiver. Tu ne t’es jamais demandée pourquoi ? Et bien c’est une manière de continuer à vivre en société malgré l’hiver. Et tu vois, je n’ai pas peur d’affirmer que la joie, le plaisir, l’art de passer du bon temps, c’est dans le sang des grecs. Je vais même te dire, ici en Grèce, nous avons la règle des cinq « φ9 » : « φίλε, φαέι, φέρε φίλους, φύγε ! » « Ami, mange, amène des amis et repars ». En fait la grande différence entre vous et nous c’est que nous avons le temps, celui des orientaux, propre à la contemplation et au savoir être ensemble et celui de notre beau ciel grec. »

Irini, qui hochait la tête en signe d’approbation intervient : « Enregistre ça : La crise est dure, mais au final, la vie est belle » Manolis agite les mains : « Non, corrige ! Nous, grecs, nous faisons nos vies belles, en dépit de toutes les agitations du monde. »

Oui, il y a quelque chose de changé depuis la crise, même sur les belles plages grecques. On y côtoie désormais l’angoisse du lendemain, angoisse propre aux peuples des pays de grisaille. Pourtant, une force paisible veille, inébranlable, par delà le temps. Celle d’un peuple qui toujours sut célébrer la vie, et rendre hommage à la beauté ; un peuple qui, même dans les plus dures des circonstances, toujours chérit la lumière et aima son temps.

1 « Bande », « groupe » ; pas d’équivalent exact en français.

2 Littéralement « Aube d’or ». Parti d’extrême droite néo-nazi

3 Littéralement « Peuple ». Parti d’extrême droite qui se revendique modéré

4 « Il faut de la mesure en toute chose »

5 Parti de gauche grec, à peu près équivalent du front de gauche en France

6 Parti socialiste grec

7 « parea » au pluriel. Ibid note 1

8 Etablissement où l’on peut manger, boire et écouter du rébètiko, musique traditionnelle grecque, interprété par des musicien installés sur une minuscule scène au milieu des clients, appelée « palko »

 

9 Prononcer « fi » (lettre « f » en grec)

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 10:12

Festival du Petit Eco-mangeur 2012

Situé a l'ancienne Ecole De Château Roussillon

Chemin de Château Roussillon - 66000 Perpignan Festival du Petit Eco-mangeur 2012

En famille, venez découvrir le Petit Eco-mangeur lors d'une journée ludique, musicale et gratuite !

Au programme, de 10h à 18h :

- un marché de producteurs bios et locaux

- un pique-nique musical, avec les produits achetés au marché, les grillades du producteur et une cuisine collective et participative

- une vingtaine d'ateliers pour petits et grands, spectacle "Michel le mouton qui n'avait pas de chance", concerts, contes, visites guidées du site archéologique de Ruscino, jardinage, ateliers du goût, cuisine, goûter ...

- de nombreuses associations

- et plein d'autres surprises !.Jean Lhéritier le président de "Slow food" et des "Jardins écoles" link nous fait la bande-annonce et nous décrit les enjeux du bien manger!

 En savoir plus sur les jardins écoles

http://www.jardinecoleslowfood.org/

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:50
Jean-Daniel Bezsonoff link est un écrivain français de langue catalane. Paradoxe, il est une vedette en Catalogne Sud et un quasi inconnu ici. Parce qu'en matière de Catalan, des que l'on sort du sillon étroit du rugby et de la carcolade, on glisse du coté obscur du "catalanisme" qui fait glisser la république française dans la divisibilté et ruine par la même son unité. Le fait pour Bezsonof d'écrire en catalan est donc en soi "subversif" . L'inviter, parler de lui en langue française dans les médias locaux et donc une provocation au "séparatisme" qu'on ne saurait tolérer . Non, content de cela, l'écrivain a commis, au profit du changement de majorité présidentielles, une lettre au nouveau ministre de l'intérieur Manuel Valls, lui rappelant ses origines catalanes (il est né à Barcelone) et l'insitant à faire signer pour la France, la charte des langues régionales et minoritaires link

Lettre ouverte à M. Manuel Valls,

publiée par le journal barcelonais E-notícies 

 

Monsieur le ministre, 

je prends la liberté de vous écrire cette lettre pour vous féliciter de votre nomination à un poste aussi important. Je ne crois pas que vous me connaissiez. Avec vos responsabilités, vous ne devez guère avoir le temps de lire beaucoup de livres en catalan.

J'ai toujours eu de la sympathie pour vous car nous partageons beaucoup de choses. Vous êtes né à Barcelone en 1962 et moi à Perpignan en 1963. Vous êtes maire d'Evry et moi j'ai passé une bonne partie de mon enfance à Massy, à 17 kilomètres de votre ville.

Au delà de l'anecdote, j'ai toujours aimé vos idées. Vous êtes un socialiste qui a renoncé à toutes les vieilles lunes du marxisme. Vous ne souffrez pas de l'angélisme, de la cécité mentale qui affectent tant de vos camarades de parti. Vous êtes un homme pragmatique, ancré dans la réalité. Toutefois, vous n'avez pas renoncé à vos idéaux de jeunesse et à votre volonté d'améliorer la société, de la rendre plus juste. 

Comme tous les Français, vous avez été assis sur les bancs de l'école de la République qui nous a donné une éducation solide et une formation culturelle que nous apprécions.

Beaucoup de citoyens français, cependant, sont tristes parce que la République ne leur permet pas de vivre une vie harmonieuse. Je m'explique, Monsieur le ministre. J'aime beaucoup la langue française et je suis heureux de pouvoir comprendre toutes les nuances des chansons de Jacques Brel et Georges Brassens, de pouvoir lire directement Marcel Proust, Balzac ou Flaubert, de connaître tous les films de Louis Jouvet et Jean Gabin.

J'aurais aimé que la douce France respectât et aimât ses petites sœurs catalane, occitane, basque, corse, arpitane, bretonne, flamande, alsacienne. Nous ne sommes plus au XIX ème siècle. L'Europe se construit. Les frontières sont tombées et peut-être serait-il temps que la République ne se sentît pas menacée par sa diversité et reconnût sa richesse linguistique. Monsieur le ministre, vous qui êtes catalan, voulez-vous que la langue que vous parlez avec votre mère disparaisse à jamais du territoire français? La France sans la langue catalane, la langue occitane et toutes leurs sœurs serait un cimetière linguistique, lugubre, desséché, triste comme un été sans soleil et une vie sans amour.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 10:21

Le 24 mai 2012, on sera si l'étudiante chinoise des beaux arts link sera reconduite dans son pays ou pas! Dans la dernière ligne droite link du quinquénat Sarkozy, les préfectures ont accéléré les procédures d'expulsions du territoire français, sans véritable justifications objectives que faire du chiffre en vue des élections. Le rayonement de la France dans le monde, ne passe plus par la possibilié d'y étudier? Gabrielle Summerfield est avocate qui traite de nombreux cas d'expulsion. Entretien avant élections présidentielles.


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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 14:05
Iori link a fuit son pays suite à la catastrophe de Fukushima. Arrivé depuis trois mois en France et plus particulièrement à Bompas, chez Cécile Monnier, il enquête et dévoile les réalités du danger nucléaire. Rencontre. Par  - le 22 mars 2012 

"Témoin vivant d’une catastrophe mondiale, Iori développe dès son plus jeune age un certain esprit critique. Il né, vit puis travaille en tant qu’ingénieur civil dans la ville de Yokohama, deuxième plus grande ville du Japon après Tokyo, à 250 km de Fukushima. Le 11 mars 2011, est un tournant dans sa vie comme pour beaucoup de japonais : le plus grand tremblement de terre de l’histoire du Japon provoque une catastrophe nucléaire. Iori est a son bureau lorsque cela se produit, il regarde une grande chaîne d’information japonaise sur son ordinateur : la NHK. « Un flash spécial a eu lieu, le journaliste était complètement paniqué… il n’était même pas sûr de ce qui se passait exactement, la seul chose dont tout le monde était certain c’est que c’était grave. » La chaîne normalement payante, rend le flash spécial accessible à tous. « C’est après cette catastrophe que j’ai décidé de fuir le Japon, mais ce n’était pas si simple. Je n’avais pas d’argent, pas d’endroit où aller. J’ai donc commencé à préparer mon départ, il m’a fallut neuf mois pour y arriver. »

Engagement citoyen

En attendant, Iori ne reste pas inactif, il sait que les choses sont graves, il sait aussi que tout n’est pas dit, et que beaucoup de faits sont minimisés. Dès le mois de juin, il commence à enquêter au travers d’internet et des deux principaux réseaux sociaux… Il diffuse des articles sur différents sites tout d’abord, qui, curieusement, rencontrent de nombreux problèmes de serveurs et d’hébergements. Vient ensuite la création de son propre blog « Fukushima Diary », où il publie des billets quotidiens d’informations et des billets d’humeurs. Lui n’est pas allé à Fukushima « c’est trop dangereux, mais des amis à moi y sont allés, les répercutions sur leur santé ont été immédiates. » Iori, à 250 km au sud de Fukushima, présente déjà des symptômes importants « le jour des faits, le vent soufflait dans le sens nord-sud, les fuites de la centrales venaient donc vers nous. J’ai souffert de diarrhée importante, de fièvre en continue, de toux tout cela m’empêchaient de dormir. Lorsque je suis allé à Tokyo, qui est un peu plus proche de Fukushima tous mes maux ont été amplifiés. Cela a duré tout le temps de ma présence au Japon.»

La fuite

Le 16 décembre 2011, il arrive enfin à quitter le Japon. Pour la première fois de sa vie il sort de son pays, prend l’avion, en change à Moscou pour atterrir enfin à Vienne, en Autriche. Là, il saute dans le train, avant d’arriver à Bompas, le 18 décembre, chez Cécile Monnier et sa famille. « Dès que j’ai quitté le Japon, tous mes symptômes ont disparus. » Fils unique, Iori a laisser derrière lui sa famille, ses amis et son travail. Il est désormais blogueur, hébergé gratuitement, son seul revenu financier provient pour le moment des dons que ses lecteurs lui font, il ne sait pas de quoi son avenir sera fait. « Je ne retournerais pas au Japon. Mes parents et mes amis y sont restés, c’est dur pour eux, ils sont de plus en plus malades. Mon père ne peut même plus tenir un stylo tellement ses articulations le font souffrir, les animaux aussi présentent de nombreux symptômes. »

« Battez-vous »

Iori a fait parti des personnes du département qui ont rejoint la chaîne humaine à l’occasion des un an de Fukushima, le 11 mars dernier. Dans le bus il a pris la parole « le nucléaire doit être stoppé au plus tôt, Battez vous, il est encore temps, vous avez encore la chance d’arrêter ça. Là bas c’est de pire en pire, c’est comme regarder les gens mourir sans pouvoir rien faire. » Pourtant, Iori fait, il continue à informer sur la situation au Japon « là bas la plupart des japonais veulent croire au gouvernement. Ils manquent d’ouverture d’esprit. Encore dans les grandes villes il y a le mélange des cultures mais ailleurs rare sont ceux qui ont déjà croisé d’autres personnes que des japonais, en plus ils sont très conservateurs. Ils ne connaissent les « blancs » qu’au travers des films. C’est donc très difficile pour eux de partir, en fait la plupart ne l’imaginent même pas. Et même ceux qu’ils le veulent, doivent réussir à dépasser les contraintes de langues, de finances, de lieu de destination… Non , ce n’est vraiment pas évident de quitter le Japon. Moi, je me suis vite habitué à la culture française, c’est pas difficile c’est juste différent, au Japon tout est très strict ici c’est plus cool. »

Son visa arrive à expiration, il va donc quitter Cécile et sa famille afin de rejoindre d’autres propositions d’hébergement en Autriche notamment.

 

Cécile Monnier « ce qui c’est passé au Japon est une leçon pour nous »

Cécile, rédactrice web et habitante de Bompas, est une des nombreuses personnes que la catastrophe de Fukushima éveille au problème du nucléaire « je trouvais la situation dramatique, je me sentais concernée et révoltée par le silence autour de tout ça » . Dans un premier temps, elle cherche à s’informer « l’information était – est toujours – très difficile à trouver, il faut chercher loin pour y parvenir ». Puis elle décide d’aider très concrètement les japonais au travers de ses actions « j’ai commencé à faire ce que je pouvais, des pétitions, des articles. Finalement, j’ai pensé que le mieux était d’aider les japonais à faire ce qu’ils voulaient, notamment partir. » C’est ainsi qu’elle s’inscrit sur un site Japonais « hahako » qui permet de proposer des endroits sûr aux japonais voulant quitter leur pays « en un jour j’ai reçu une dizaine de messages, beaucoup de mamans, mais souvent les maris ne voulaient pas partir, et les enfants ne pouvaient pas partir seul. Depuis la catastrophe, il y a pas mal de séparations, les hommes sont plus obéissants, ils écoutent le gouvernement, les femmes elles sont plus inquiètes, surtout par rapport à leurs enfants. » Cécile reste en contact pendant un moment avec ces femmes, par mail, les échanges cessent du jour au lendemain, car pourquoi continuer d’espérer si rien n’est possible ?

 

« Amis » virtuels

Iori est alors une de ses sources d’informations, ils deviennent « ami » sur un réseau social, ils font connaissance , « internet est un petit monde pour ceux qui veulent la même chose » et elle lui propose de le recevoir chez elle. Le 18 décembre, il arrive à Bompas, depuis il partage la vie de Cécile et de sa famille. Cécile n’aide pas que lui, elle assiste une jeune mère japonaise pour obtenir un visa d’un an renouvelable. Cette dernière a donc pu quitter le japon, avec son enfant et a rejoint la Savoie, son mari est resté au Japon pour subvenir au besoin de sa famille « elle a de la chance d’être soutenu par lui, ce n’est pas évident ». Cinq autres familles ont quitté le Japon grâce à Cécile et sont actuellement hébergées en Allemagne, deux autres dossiers sont en cours. Cécile continue donc à s’impliquer. Elle participe à la mise un place d’un groupe sur un réseau social afin collecter du riz pour les personnes qui ont tout perdu lors du séisme.

 

Au delà des actions concrètes, Cécile bout au fond d’elle « je suis révoltée par le gouvernement français, rien n’est fait pour nos compatriotes qui vivent là bas. Ils ont le « choix » entre rester, et risquer leur santé, ou partir, et tout perdre. Il y a le cas d’une femme, professeur français à l’université de Tokyo proche de la retraite, si elle part, elle perd tout ce qu’elle a cotisé jusqu’à présent »."


Interview de Cécile Monnier par Nicolas Caudeville par Loeildupharynx

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:00

Le rappe et les rappeurs négatives dans la société et on en voudrait pas pour gendre. Image des clips gangsta rap américain où des semi repris de justesse campent sur des capots de grosses voitures et autour desquels s'agitent lassivement des jeunes filles quelques peu vulgaires. Mais il y a de tout dans le rappe. Notamment , "le tcho gars" du quartier St Jacques: R Can. Sa musique , ses textes, son énergie il l'a ammené partout en France et au-de-là. Sa rage de vivre, il l'a transformait en énergie, avec laquelle il se bat pour sa famille. Un artiste les plaies à vif, regardant la vie, les yeux dans les yeux. Accompagné par de formidable musicien, une violoniste, une guitare basse, un clavier (et accordéoniste), un batteur, sans oublier les interventions de ses diverses amis qui montent sur scéne (et ses enfants), il a donné à Alénya un spectacle pour un public de 7 à 77 ans, le tout orchestré par Aude Massat de l'association de formation musicale découv'art link

Photo0344.jpgl'association découv'art forme les jeunes artistes à Alénya

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:49

Photo0421.jpghttp://www.rouquansciencepo.fr/

Nous sommes (au moment où j'écris ces lignes) à l'instant précis où le 6éme président va transmettre le pouvoir au 7ème président de la 5ème république . Temps est maintenant venu pour l'archipel contre attaque de poser le bilan du quinquénat Sarkozy, de l'élection présidentielle  et faire la prospective des élections législatives. Pour ce faire, nous avons demandé au politogue et habitué de notre site Olivier Rouquan de nous donner ses analyses. C'est dans le sanctuaires des salines, à coté de Maçannet de Cabrénys en Catalogne Sud, que nous avons pris les hauteurs


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:14

0000rimbault_.jpg

Les langues anciennes ne sont pas des langues mortes:  elles sont la mémoire vive de notre histoire. Par conséquent, ce couper d'elles, c'est se couper de nous-même.

"L’ouvrage d'Olivier Rimbault, est une réponse à celui de Pierre Judet de La Combe et Heinz Wismann, L’Avenir des Langues, Repenser les Humanités, Paris, Le Cerf, 2004 ; Olivier Rimbault part de l’idée que ces deux auteurs ont une influence très forte sur l’enseignement des langues anciennes et souhaite proposer une approche différente.

Olivier Rimbault discute l’emploi de l’expression « langues anciennes » et conteste le refus de Pierre Judet de La Combe et Heinz Wismann de considérer le latin comme une langue de communication. Il faut préciser qu’Olivier Rimbault est un spécialiste du néo-latin et un promoteur très actif du « latin vivant » [1]. Selon lui, le latin et le grec doivent être transmis comme un moyen d’expression en même temps qu’un moyen d’accéder à une culture. Il critique également la démarche pédagogique qui consiste à étudier directement et dès le début les textes authentiques ; bien sûr, l’étude de ces textes est également son but, mais il conteste la manière d’y parvenir telle qu’elle est préconisée actuellement dans l’enseignement secondaire." En attendant sa conférence débat le jeudi 31 mai à 18 heure à la librairie Torcatis, il nous a accordé un entretien

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 14:08

Photo0323.jpgYazen et ses camarades d'étude aux Beaux arts

La jeune artiste Ongour que nous avions rencontré dans le cadre du pop club de l'école des beaux arts de Perpignan a été prié par la préfecture de retourner en Chine (avec les présidentielles, et pour faire croire qu'ils agissent, politique du chiffre oblige, il y a une accélération des demandes d'expultions link) pour le 24 mai 2012 dernier délai. Motif invoqué, ses piètres résultats en "science de la terre" (elle redouble pour une deuxième fois sa première année) matière que ses parents lui ont obligé d'étudier. Dans un deuxième temps, elle s'inscrit aux beaux arts où rapidement, elle a d'excelents résultats, à tel point que des commissaires d'expositions (pas de police) la remarquent. Il n'y a aucunne urgence pour qu'elle retourne en Chine, d'autant qu'elle ne coûte rien au contribuable puisque, se sont ses parents qui payent l'intégralité de ses études. Ne se consacrant qu'à ses études, elle ne travaille pas, donc, on ne peut pas dire qu'elle "mange le pain des français". Son avocat a déposé un recours gracieux. Et elle a dors et déjà reçu des courriers de soutien de membres représentatifs de la société civile, et notamment du bureau des étudiants de l'Université où elle a étudié. Peut-être aussi, que le résultat de Dimanche, influera sur sa situation. Nous verront aussi si des politiques locaux au-delà de leur discours sauront s'impliquer dans cette affaire. En attendant toute l'école soutient Yazen!  

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 16:34

ALIOT3 2

17.9% plus que ce fameux 21 avril 2012, il y a 10 ans. Où l'on disait "plus jamais de 21 avril". Ben, oui, il y a eu le 22 avril! Marine Lepen a fait mieux que son père. Mais, en même temps. Sarkozy et consors ( le 6 mai) ont joué de l'appeau à loup, pour souffler sur la braise du sécuritaire. Sécuritaire qui, on le sait est l'arbre qui cache la forêt sociale à l'agonie après les pluies acides de la "crise". Mais le FN n'est qu'un symptôme, pas la maladie. La maladie: c'est le système financier. Si les trader étaient des chauffeurs de bus, on les empêcherait de conduire. Le deuxième tour est pour beaucoup lié à ce que feront, ceux qui ont voté pour le front national. S'ils veulent que Marine Lepen prenne le pouvoir, la meilleure solution c'est de voter Hollande! Parce que plus le score de Nicolas Sarkozy sera bas, plus l'hallali pour l'UMP sera rapide. C'est ce qu'escompte madame Lepen. Ceci dit, nous gageons que dans son discours du 1er mai pour la fête de Jeanne D'arc, elle ne fera pas cet appel, et suggérera le vote "blanc" (sans jeu de mots) à ses électeurs . La quadrature du cercle que doivent réaliser les candidats du deuxième tour, c'est de faire voter pour eux des électeurs du front sans faire appel à Marine Lepen, tout en essayant de faire la même chose et simultanément avec ceux de Bayrou: autant essayer de tirer la nappe d'un coup sec, sans renverser un seul couvert!  Lorsqu'on veut manger avec le diable, il paraît qu'il faut une très longue cuillère. Il en pense quoi, le diable qu'on fasse une "drague lourde" à ses adeptes en croyant qu'on aura pas à lui payer sa part? Pour avoir une réponse, nous avons interrogé Louis Aliot, vice-président de ce qui est encore le Front National (avant changement de nom) et compagnon de Marine Lepen. Dans cet entretien, il nous parle de la présidentielle, des législatives, des municipales,de sa vision des Pyrénées-Orientales, de l'université . Il déclare aussi: "Je préfère avoir à faire avec la courtoisie de Mach, qu'à l’extrémisme de Ségolène Neuville!" 

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