Jean-Paul Alduy, comme tous les vieux artistes, veut faire son "come back". A près de 70 ans, l'homme à qui l'on doit le théâtre de l'archipel (42 millions à payer sur 32 ans) et la gare TGV de Perpignan (qui ne verra que deux TGV par jour, pas des lignes internationales, sachant qu'une autre sera construite à Rivesaltes), dont la femme Laurence Borreil-Alduy a une relation bien particulière au trou de la sécu, dont le quatrième pont a failli porter le nom, manœuvre du coté de l'UMP pour avoir l'investiture pour les législatives, voir ensuite pour les municipales de 2014. Pourquoi l'investiture UMP, alors qu'il avait dit pis-que-pendre de ce parti au moment des sénatoriales (il avait refusé de se retirer, raccrochant même au nez du président Sarkozy et se répandant ensuite jusque dans la presse) ? Mais "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent", comme disait Edgar Faure (Ramon Faura vous racontera qu'ils sont de la même famille), et Jean-Paul Alduy n'est pas à une contradiction près puisqu'il a affirmé récemment : "Nous avons fait le choix durable de l’alliance de la droite et du centre et seul le candidat Nicolas Sarkozy est aujourd’hui en mesure de permettre à cette alliance de bâtir une France forte mais aussi juste". Et comme avec Jean-Paul on a jamais rien pour rien, il rajoute : "Encore faut-il que l’UMP comprenne que la dynamique de cette alliance dépendra de la place donnée au Parti Radical dans les législatives". Là, il tente de dire que s'il ne la fait pas gagner, il peut bien faire perdre la droite !
Voir aussi de Fabrice Thomas :