Perpignan n'est pas au mieux de sa forme. Dans la lignée de la gouvernance de droite de l'état français, la gestion locale n'est pas au mieux loin s'en faut ! Tous les travaux engagés simultanément et les voix à sens unique étouffent la circulation perpignanaise. Et l'automobiliste, non content de ne pas trouver de place gratuite pour se garer sans risquer une amende, dénoncé par une des multiples caméras (qui au passage sont plus là pour repérer les mauvais stationnement que pour prévenir la délinquance), se fera flashé aux feux tricolores, sans même avoir grillé le rouge, mais tout simplement pour avoir dépassé la ligne (ce qui déclenche aussi bien le radar).
C'est pourquoi le maire Jean-Marc Pujol, qui n'était pas en avance en terme d'image, creuse son déficit. Alors il multiplie les supports de communication, les réunions publiques où il prétend l'inverse de ce que tout le monde peut voir ! Sur les grosses invitations qu'il envoie pour les réunions, il y a sur une tranche les informations sur la réunion : "Comment la ville fait face à la crise ? Quels choix ? Quels investissements ? Quelle perspectives ?". Et sur l'autre son effigie en grand (en mode Michael Jackson dans thriller), avec cette phrase signée à la pointe de son stylo : "Ensemble, dans chaque quartier, le dialogue et l'action font avancer Perpignan !", pour que l'électeur moyen se pénètre de son charisme, comme le disait Jean Dujardin dans OSS 117 : Jean-Marc Pujol "notre raïs à nous !". Mais, ainsi que le raconte l'indépendant, il voulait de la proximité, il en aura eu à chaque fois, citoyens et commerçants lui disent tout le bien qu'ils pensent de l'exercice de sa magistrature. Il y a une différence entre la vidéo qui accompagne les voeux, où il y a interaction entre tablettes tactiles, smartphones et les relais d'informations et d'interventions de la ville. Notamment la séquence où une perpignanaise repère un nid de poule sur un trottoir potentiellement dangereux pour une personne âgée, voire une personne à mobilité réduite. Elle le photographie et l'envoie au service de la voirie de ville, qui intervient dans la seconde (la vidéo ne durant que quelques minutes, on n'est pas en temps réel). Le journal de la ville est encore meilleur, la plupart du temps ses exemplaires s'entassent dans les halls d'édifice municipaux en espérant que des citoyens s'en encombrent mais, hélas, la pile ne bouge pas. Et le citoyen a tort de ne pas le lire. Contrairement au journal de 20 heures, celui-ci n'annonce que de bonnes nouvelles : "la situation financière de Perpignan est saine" parce que comme le dit Jean-Marc Pujol dans son édito : "Préserver les équilibres ; comme dans une vie de famille, gérer une ville impose de la justesse, de la rigueur, mais en prenant toujours le soin de répondre aux nécessités du quotidien. Comme dans une vie de famille, de nouvelles personnes arrivent, de nouveaux besoins se créent et il faut continuer à maîtriser les dépenses tout en optimisant les revenus." On est réellement pas dans la quatrième ville plus pauvre de France" !