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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
« Regardez-moi ce sparadrap de malheur, mille tonnerres !... Par quel tour de passe-passe est-il arrivé à se fourrer sur ma casquette ? »
La célèbre scène du sparadrap se trouve dans l’album L'Affaire Tournesol de Hergé. Le capitaine Haddock tente désespérément de se débarrasser d'un bout de sparadrap collé à son doigt, qui ne cesse de s'accrocher partout et de passer de main en main.
Mediapart: reparle du salut Nazi qui est un geste qui se diffuse dans le monde comme une trainée de poudre, et voit-on aussi sur la vidéo entre des néo-nazis et Élon Musk (existe aussi en parfum vanille), celle qui fait dans les chemises Brunet's : Annabelle, son moment du conseil municipal ! Tu nous rends fiers Annabelle. Une fille vraiment impeccable !
Le salut nazi n'est plus seulement l'apanage de militants néonazis revendiqués. De Besançon à Sarcelles, de Madrid à Mulhouse, le geste réapparaît dans des contextes de plus en plus variés....
"En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que j...
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Il fallait bien se douter que la geste d'Annabelle Brunet, aurait l'effet de la villa de Barbara Streisand.Car ce qui semblait avoir commencer comme une bonne farce de collégien va prendre une ...
"Un gouvernement qu'on soutient, est un gouvernement qui tombe !" Charles-Maurice de Talleyrand Périgord Attention ceci est une parodie, mais qui reprend les éléments du vrai communiqué (voir ...
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"Quand on ne peut pas abattre quelqu'un politiquement, on essaie de faire naître un scandale contre lui." François Bayrou Félicitations à Annabelle Brunet qui avec son geste est passé en divis...
Mesdames, Messieurs, chers élèves plus ou moins attentifs…
Silence dans les rangs !
Le Professeur Collin a toujours quelque chose à dire.
Aujourd’hui, nous allons procéder à un Test de Quotient Intellectuel Politico-Catalano-Oriental, version 2026, dans le respect le plus strict de la tradition académique, c’est-à-dire avec un maximum de digressions, un minimum de clarté apparente, et une pointe d’absurde savamment dosée.
Asseyez-vous correctement. Sortez vos stylos. Et surtout… ne respirez pas trop fort, cela perturbe la réflexion.
Leçon n°1 : Questions (à répondre dans le plus grand silence de l’esprit)
1.
Perpignan est à Louis Aliot
ce que le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales est à…
A) Un cactus en fleur
B) Hermeline Malherbe
C) Le pic du Canigou un jour de mistral
D) Une consultation citoyenne sur le nom du département
2.
Suite logique digne des plus grands stratèges :
Élection 2020 → Réélection 2026 dès le premier tour → Objectif suivant affiché avec un sourire de conquérant…
A) Devenir roi d’Andorre
B) Le Conseil départemental
C) Inventer un nouveau fromage catalan
D) Fusionner avec les Corbières
3.
Calcul mental (très mental) : 50,61 % des voix exprimées + 47,7 % de participation ≈
A) La moitié exacte de la population mondiale
B) Environ un quart des inscrits
C) Le nombre de ronds-points de Perpignan
D) La température moyenne du Tech en août
4.
Analogie institutionnelle :
Maire de Perpignan + Président de la Métropole =
A) Un cumul qui fait jaser dans les amphithéâtres
B) Une cohabitation avec soi-même
C) Le principe d’Archimède appliqué à la politique
D) Toutes les réponses précédentes, et bien d’autres encore
5.
Suite onomastique :
Pyrénées-Orientales → Consultation 2026 →
A) Pyrénées Catalanes
B) Pyrénées qui n’en finissent plus
C) Département des Bons Sentiments
D) République Indépendante du Castillet
6.
Si la mairie et la métropole sont d’un côté, et le Conseil départemental de l’autre, on appelle cela…
A) Une cohabitation
B) Un conflit d’intérêts géologiques
C) Le principe des vases communicants inversés
D) Une partie de rugby sans ballon
7.
1659 (Traité des Pyrénées) est au rattachement à la France
ce que 1790 est à…
A) La création du département
B) L’invention du pastis catalan
C) La première réunion du conseil municipal de Llivia
D) L’apparition du premier tract électoral bilingue
8.
Raisonnement supérieur :
Quand un maire RN contrôle la grande ville et la métropole tandis que le département reste à gauche, cela prouve que…
A) La politique locale est un subtil équilibre de forces
B) Les électeurs aiment la diversité des couleurs
C) Il faut absolument changer le nom du département
D) Le Professeur Rollin a encore raison
9.
Progression de carrière locale :
Maire (2020) → Réélu maire (2026) → Président de métropole (2026) →
A) Président du Conseil départemental (objectif déclaré)
B) Empereur de la Côte Vermeille
C) Directeur artistique des Orgues d’Ille-sur-Têt
D) Inventeur du « non-cumul des non-cumuls »
10.
Question de synthèse (attention, piège digne de l’agrégation) :
Un département frontalier, catalan dans l’âme, code 66, avec quatre circonscriptions législatives, une consultation sur son nom, et une cohabitation politique…
Combien de circonscriptions législatives compte-t-il ?
A) 3
B) 4
C) 66 divisé par 16,5
D) Autant que de sommets visibles depuis le Canigou un jour de brume
Correction (avec commentaires du Professeur)
1. B) Hermeline Malherbe.
Évidemment. Tout le reste n’était que pure poésie.
2. B) Le Conseil départemental.
Les autres options relèvent de la science-fiction budgétaire.
3. B) Environ un quart des inscrits.
La mathématique, mes amis, est impitoyable… même en Pays Catalan.
4. D) Toutes les réponses… et bien d’autres.
Car le cumul, c’est comme le canard laqué : on n’en a jamais vraiment fini.
5. A) Pyrénées Catalanes.
Les autres noms sont charmants, mais non retenus par l’Histoire (pour l’instant).
6. A) Une cohabitation.
Terme technique. À graver dans le marbre… ou dans le granit de la place de la victoire, de la République et de la place Rigaud.
7. A) La création du département.
Le reste est digne d’un roman de cape et d’épée.
8. A) Un subtil équilibre de forces.
Ou B, ou C, ou D… selon l’humeur du Professeur.
9. A) Président du Conseil départemental.
Objectif clairement formulé. Le reste est de la pure rêverie.
10. B) 4.
Les options C et D sont des digressions que j’aurais moi-même formulées avec délectation.
Voilà.
Vous pouvez maintenant ranger vos affaires.
Ceux qui ont 9 ou 10 points sont autorisés à contempler le Canigou en silence.
Ceux qui ont moins… reviendront lundi pour une dictée loufoque sur le Traité des Pyrénées.
Le Professeur Collin a toujours quelque chose à dire.
Et aujourd’hui, il a dit.
La canicule, n'est pas le mal récessif le plus dangereux dans le département, mais l’absence général de personnel politique qualifié. Et leur volonté inversement proportionnelle de vouloir s'imposer dans l'espace public n’arrange rien...
Pour un peu, s'il mettait la même énergie pour obtenir un mandat et le conserver, que pour résoudre les problèmes non pas des électeurs mais des habitants: c'est comme le monde avec une Cléopâtre et un nez différent ; la mesure de celui-ci en serait bouleversée. Rajoutez à cela un carcan de règles, de normes, de procédures à respecter au prorata de la "hiérarchie de la norme", qui font que l'angle mort de l'action est quasi inexistant. Même si, le personnel politique, lorsqu'un problème déborde des poubelles, fait mine de le déplorer, il ne lutte par contre, puisque c'est la garantie de l'impunité de l'inaction.
Ainsi donc, notre "démocatrie" est en permanence en nécessité d'avoir recours à la "théâtrocratie" déjà dénoncée par Platon ( le philosophe grec, pas le film d'Oliver Stone, puis de toutes manières, il faut 2 OO ) .
Ce qui nous amène aux petites scénettes, comme au dernier conseil municipal de Perpignan, ou des suites du recours contre l'élection de Louis Aliot pour un deuxième mandat à la mairie de Perpignan par Agnès Langevine.
Non contente d'attaquer les bulletins supposés douteux de Louis Aliot ( C'est de bonne guerre, même si la guerre, c'est mâle!) de la dernière municipale à un coup, un tour dans son sac (comme le fusil pour tirer dans les coins) , elle remet en doute ceux des listes de gauche...
Comme pour se venger, que face à "la menace fascistes des heures sombres" , qu'elle a contribué à faire élire en 2020 en jetant l'éponge de la tête de liste : réunions avec elle de 2 autres femmes, Caroline Forgue et Clotilde Ripoull, du fait que la gauche déjà scindée n'avait pas voulu faire l'union de sa tête de liste de centre droit.
Parce que les votes de partis en local, ne l'avaient désigné comme représentante de l'union, elle s'était imposée par la région Occitanie (Carole Delga) , et le cadre national d'un parti post-socialiste porté par Raphaël Glucksmann (candidat putatif aux prochaines présidentielles) au doux nom de place publique, cassant ainsi une improbable synergie face au RN du centre-gauche et au-delà vers l'infinie.
Comme cet enfant qui insiste à faire rentrer l'étoile dans la fenêtre vide à forme carré , et à coup de maillet ! Le tout pour donner le dernier mot d'une querelle entre Jean Codognès toujours vivant, et le regretté Christian Bourquin et ses reliquats (heu, je veux dire, ses saintes reliques).
Il y a quelque-chose de "psychanalithique" (comme un age paléolithique de la psyché) non réglée: c'est bien le moins pour une femme dont le métier d'origine était psychologue !
L'ancienne professionnelle se serait-elle catégorisée de part l'enchaînement de ses actions, comme une personne toxique ? Cependant, son "Agnès-spreading" commence, enfin continue, d'être étouffant, et même contre productif, même pour elle !
Si au moins la presse locale (exceptée Ici) qui porte le veuvage de ses lecteurs à petits coups de vidéos "épleureuses", lui indiquait comme un titre d'un roman de Romain Gary : "Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable"
Mais toujours pour faire dans les romans de Gary, celle-ci est plutôt dans "Gros câlin" !
Platoon est un film de guerre américano-britannique écrit et réalisé par Oliver Stone, sorti en 1986. L'action se déroule pendant la guerre du Viêt Nam. Il est en partie inspiré par la propre vie du réalisateur, qui s'est lui-même engagé comme volontaire pour la guerre du Viêt Nam où il a été blessé à deux reprises.
"La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur" La phrase "La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur" est la citation centrale de l'album éponyme de Cali, sorti en 2010...
"En ce qui concerne la performance, l'engagement, l'effort, le dévouement, il n'y a pas de juste milieu. Ou vous faites quelque chose de très bien ou pas du tout." "Je ne suis pas taillé pour ê...
Dieter Brazzor (né en 1968 à Perpignan) est un personnage fictif : exégète indépendant, essayiste et intellectuel catalaniste de Catalogne Nord. Formé en philosophie à l’université de Barcelone puis à Montpellier, il a longtemps vécu en retrait, publiant de manière confidentielle des essais qui croisent Nietzsche et la question identitaire des territoires périphériques. Ses ouvrages — Zarathoustra aux confins (2019), Le dernier homme catalan (2022) et Graines pyrophites (2025) — restaient connus d’un cercle restreint jusqu’à l’été 2026.
C’est précisément au moment où le département des Pyrénées-Orientales était traversé par deux crises simultanées — l’immense incendie de Trévillach et la consultation citoyenne sur le nom du département — que Brazzor a fait irruption sur la scène publique locale.
L’irruption du volcan intellectuel Brazzor !
Fin juin 2026, alors que les flammes de Trévillach commencent à ravager près de 4 900 hectares, forcent l’évacuation de 12 000 personnes et laissent des paysages de désolation autour de Rodès et d’Ille-sur-Têt, Brazzor publie une tribune dans L’Indépendant. Le titre est sec et provocateur : « Le dernier homme regarde brûler sa maison et demande une indemnité ».
Dans ce texte, il reprend la figure nietzschéenne du « dernier homme » — celui qui a inventé le bonheur médiocre, la sécurité, l’égalité nivelée — et l’applique directement au territoire.
Selon lui, le dernier homme local est celui qui, depuis le traité des Pyrénées de 1659, a accepté l’effacement progressif de la catalanité au profit d’un cadre administratif neutre, touristique et confortable.
Face aux incendies, ce dernier homme ne voit que la catastrophe à gérer, les assurances à activer et le retour à la normale. Brazzor, lui, propose une autre lecture, inspirée des plantes pyrophites : ces espèces dont les graines ne germent qu’après le passage du feu, transformant la destruction en condition de renaissance.
« Les Pyrénées-Orientales ne sont pas un décor. Elles sont un sol de graines pyrophites : chaque incendie ouvre une brèche où l’identité catalane peut encore germer, à condition que nous refusions le confort de l’oubli. »
« Quand 4 900 hectares partent en fumée et que douze mille habitants fuient, le dernier homme cherche l’assurance et le retour à la normale. Zarathoustra, lui, cherche l’étincelle qui fera éclater les graines. »
La tribune est d’abord accueillie avec surprise. Puis elle circule. En quelques jours, elle est reprise, commentée, attaquée et défendue sur les réseaux locaux, dans les groupes Facebook de villages touchés par le feu, sur X et dans les fils Telegram catalanistes.
La polarisation sur les réseaux et dans la presse
Les débats s’enflamment rapidement. D’un côté, des associations culturelles et identitaires (Oui au Pays catalan, membres de La Bressola, militants de Plataforma per la Llengua, certains collectifs d’Angelets de la Terra) saluent une parole rare : enfin quelqu’un qui refuse de réduire le territoire à une zone de gestion de crise ou à un produit touristique. Des posts viraux reprennent ses formules : « graines pyrophites », « le dernier homme cligne de l’œil devant les flammes ». Des habitants de communes évacuées écrivent que ses mots leur ont « rendu une dignité » face à la destruction.
De l’autre côté, les critiques fusent. Des élus départementaux et des commentateurs locaux accusent Brazzor de « romantisme dangereux », de « récupération identitaire » et même de « minimiser la souffrance humaine » en transformant une catastrophe climatique et humaine en métaphore philosophique. Sur les réseaux, on lui reproche d’instrumentaliser le deuil des sinistrés. Un éditorial de L’Indépendant lui répond avec ironie : « Pendant que les pompiers luttent, le philosophe allume des concepts. » Des voix plus centrées l’accusent de diviser un département déjà fragilisé par la canicule, la tramontane et les feux.
Brazzor ne se dérobe pas.
Dans une série de posts et une seconde tribune publiée début août, il durcit le ton et relie explicitement les incendies à la consultation citoyenne alors en cours (22 juin – 15 août 2026) sur le futur nom du département :
« Le dernier homme a inventé le bonheur dans l’ombre des préfectures et des panneaux touristiques. Il cligne de l’œil devant les flammes et dit : “Nous avons maîtrisé le risque.” Mais le territoire, lui, se souvient. Les graines pyrophites attendent. »
« Nommer “Pyrénées Catalanes”, c’est déjà allumer le feu nécessaire. Refuser ce nom, c’est laisser les graines dormir dans la cendre tiède du dernier homme. »
Pour lui, les trois options proposées — conserver « Pyrénées-Orientales », choisir « Pyrénées Méditerranée » ou adopter « Pyrénées Catalanes » — ne sont pas anodines. La faible participation (environ 10 % des inscrits, autour de 40 000 votes) et la tentation du statu quo ou du branding touristique illustrent précisément le triomphe possible du dernier homme. À l’inverse, le vote pour « Pyrénées Catalanes », soutenu par de nombreuses associations, apparaît comme la chaleur qui peut faire éclater les graines : un acte de nomination qui refuse le nivellement.
Un débat qui déborde le local
Au fil des semaines d’août 2026, alors que le risque d’incendie reste élevé (secteurs des Corbières et du Roussillon placés en « risque exceptionnel »), que de petits feux continuent d’éclater et que les résultats de la consultation se font attendre, le nom de Brazzor devient un marqueur. On parle de « l’effet Brazzor » dans certains cercles. Des journalistes locaux lui consacrent des portraits. Des débats radiophoniques l’invitent (ou l’attaquent). Sur les réseaux, des mèmes circulent : Zarathoustra en casque de pompier, ou le « dernier homme » en short de touriste face à un panneau « Pyrénées-Orientales », tandis que des graines pyrophites germent dans les cendres.
Ses défenseurs voient en lui une voix qui redonne du sens à un territoire trop souvent réduit à ses handicaps (sécheresse, feux, précarité, dépendance touristique). Ses détracteurs dénoncent un intellectualisme hors-sol, voire une forme de nationalisme culturel déguisé en philosophie. Brazzor, de son côté, maintient la même ligne : le territoire des Pyrénées-Orientales est un sol de graines pyrophites. Le feu réel et le feu symbolique (celui du nom, de la langue, de la mémoire) ne s’opposent pas. Ils se répondent. Et le dernier homme, lui, préfère toujours la cendre tiède au risque de la germination.
Ainsi, en quelques semaines de l’été 2026, un exégète jusqu’alors obscur est devenu l’une des figures les plus discutées — et les plus polémiques — de la Catalogne Nord.
Non pas parce qu’il apportait des solutions techniques aux incendies ou des propositions institutionnelles précises, mais parce qu’il forçait une question dérangeante : et si le vrai danger n’était pas seulement le feu qui brûle les collines, mais celui qui empêche les graines pyrophites de jamais germer sur ce territoire ?
Eco a validé l'idée d'Annaud de présenter le film comme un " palimpseste " de son roman, une notion mentionnée dans le générique d'ouverture. Cela signifiait que le film n'était pas une repr...
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
“Les contes de fées n'existent que dans les contes de fées. La vérité est plus décevante. La vérité est toujours décevante, c'est pourquoi tout le monde ment.”
― Frédéric Beigbeder, L'amour dure trois ans - Le roman suivi du scénario du film
Ce texte nous a été envoyé à la rédaction. Nous ne savons pas comment le prendre au premier degré ou au second ou plus subtil ...Il est officiellement adressé au catalanistes ?
Salut à toi.
Je regarde ce qui se passe à Perpignan depuis six ans, et franchement… les catalanistes me font trop penser à certains mecs dans les relations. Toujours en train de fêter des défaites. Toujours en mode « on nous attaque », « on nous efface », « c’est une injustice historique ». Pendant ce temps, Louis Aliot, lui, il gagne. Encore. Et encore.
Alors je vais être claire : la solution pour les catalanistes de Catalogne Nord, ce n’est pas de devenir plus sensibles ou plus « victimes ». C’est de se comporter en "masculinistes". Oui, le mot qui fâche. Mais reste jusqu’au bout, parce que je vais te sortir du concret, des chiffres et un peu d’histoire.
D’abord le contexte historique, rapidement.
1659, traité des Pyrénées : le Roussillon devient français. Depuis, l’État a fait ce qu’il sait faire : centraliser, uniformiser. Le catalan a survécu en famille et dans les villages, mais politiquement il a été marginalisé. Au XXe siècle, il y a eu un renouveau culturel. Sous les Alduy puis sous Jean-Marc Pujol, la mairie a joué la carte « Perpignan la Catalane ». Panneaux bilingues, subventions, mariages en catalan, discours sur la Catalogne Nord. C’était soft, culturel, gentil. Résultat électoral ? Quasi nul. Les listes purement catalanistes sont restées confidentielles pendant des décennies.
Arrive Aliot en 2020.
Premier tour : 35,65 %. Deuxième tour : 53,09 %. Il devient maire.
En 2026, il passe à 50,61 % dès le premier tour (16 835 voix). Majority absolue. Face à lui, Agnès Langevine (Place publique / PS) fait 15,94 %, Bruno Nougayrède (union de la droite) 13,45 %, la gauche radicale autour de 9-10 %. Aucune liste catalaniste pure n’a pesé. Même les candidats les plus ouverts à la catalanité n’ont pas réussi à mobiliser au-delà d’une minorité.
Et concrètement, qu’est-ce qu’il a fait sur le sujet ?
Il a changé « Perpignan la Catalane » en « Perpignan la Rayonnante ».
Il a supprimé la délégation purement catalaniste.
Il a arrêté les mariages célébrés en catalan à la mairie.
Et surtout les sous : en août 2026, il a coupé net la subvention de 25 000 euros par an à l’Office public de la langue catalane (OPLC). Argument officiel : « multiples défaillances et défauts d’efficacité », budget trop centré sur le fonctionnement. Ces 25 000 euros, il les redirige vers un nouvel Institut du Roussillon (plus axé sur l’identité française/roussillonnaise et les liens avec Majorque).
Pour la Bressola (écoles immersives catalanes), sous Pujol il y avait une aide exceptionnelle d’environ 70 000 euros. Sous Aliot, la ville ne verse plus que le forfait scolaire obligatoire (environ 195 000 euros au total, mais c’est la loi, pas une subvention volontaire). Les associations le disent elles-mêmes : « zéro subvention discrétionnaire ».
Maintenant, regarde ailleurs pour comprendre le problème.
En Corse, les nationalistes et autonomistes gagnent des villes importantes (Bastia, Porto-Vecchio…) et pèsent très lourd aux territoriales. Ils ont un vrai rapport de force.
Au Pays basque français, les listes régionalistes ont pris plusieurs communes de plus de 5 000 habitants.
En Bretagne, les autonomistes restent faibles électoralement, mais ils ont au moins une présence structurée et des scores parfois à deux chiffres dans certains cantons.
En Catalogne Nord ? Presque rien. Le catalanisme politique reste marginal, même si le sentiment culturel existe encore chez une partie de la population.
C’est exactement le même schéma que je vois dans les relations hommes-femmes.
Le mec trop gentil, trop « dans le dialogue », trop prêt à s’excuser, qui célèbre ses défaites comme des victoires morales… finit toujours par perdre face à celui qui assume le rapport de force. Aliot n’a pas gagné parce qu’il est plus « cultivé ». Il a gagné parce qu’il a priorisé la sécurité, la propreté, l’ordre, et qu’il a refusé de s’excuser d’être français d’abord. Pendant que les catalanistes restaient dans la plainte et le symbolique, lui il avançait.
Donc oui, la solution, c’est de se comporter en "masculinistes".
Arrêter de transformer chaque défaite en badge d’honneur.
Arrêter de supplier qu’on vous reconnaisse.
Arrêter de croire que le simple fait de « défendre la culture » suffit quand vous n’avez ni les voix ni le rapport de force.
Devenir solides, stratégiques, sans complexe. Prioriser ce qui marche vraiment (sécurité, économie, enracinement local attractif) plutôt que le folklore permanent. Assumer un catalanisme qui n’a plus besoin de la permission de personne.
Et regardons un peu plus loin que les élections et les subventions.
La démographie et les sondages montrent exactement le même problème.
Dans les Pyrénées-Orientales, environ 61 % des habitants disent comprendre le catalan, mais seulement autour de 35 % savent le parler, et la transmission familiale est quasi morte chez les jeunes. Le français domine largement, surtout en ville. Pourtant, les sondages IFOP de 2025 sont clairs : 67 % des Nord-Catalans sont favorables à un statut d’autonomie régionale, 79 % veulent un vrai renforcement du pouvoir des régions, 24 % se sentent plus nord-catalans que français, et près de 90 % soutiennent l’enseignement du catalan et de l’histoire régionale. Il y a donc un sentiment identitaire qui existe encore… mais qui ne se traduit ni en votes ni en rapport de force.Côté tourisme, c’est encore plus parlant. Le département est le 7e de France avec 1,3 milliard d’euros de retombées et des millions de nuitées. L’identité catalane est un vrai argument de vente : patrimoine, Palais des Rois de Majorque, proximité avec la Catalogne du Sud, touristes espagnols et catalans qui viennent en nombre. Même Aliot sait que ça attire. Mais au lieu d’en faire un levier de puissance politique, les catalanistes en restent au folklore et à la plainte. Pendant ce temps, d’autres régions (Corse, Pays basque) transforment le même capital identitaire et touristique en votes et en pouvoir réel. C’est exactement ça le problème. Vous avez un fond de sentiment populaire, un atout touristique, une histoire… et vous continuez à perdre poliment. Un vrai "masculiniste", lui, prendrait ces éléments et les transformerait en force. Pas en communiqués tristes.
Parce que tant que vous resterez dans cette posture douce et gémissante, Aliot et ceux qui pensent comme lui continueront à gagner. Exactement comme les femmes modernes continuent de gagner face aux mecs trop accommodants.
La force, ça ne se quémande pas.
Ça se construit.
Ça s’affirme.
Et parfois, ça s’impose.
Voilà.
Si tu es catalaniste et que tu te reconnais dans la plainte permanente, médite un peu ces chiffres.
Si tu es d’accord, dis-le.
Si tu trouves que je suis trop dure, dis-le aussi.
Mais arrêtez juste de fêter uniquement des défaites. Ça ne mène nulle part.
Ramon Faura-Llavari en direct sur l'archipel contre attaque: l'office de la langue catalane est il un trompe l'oeil de plus prétexte à caser ses amis et calmer les ardeurs locales des catalaniste...
On peut être catalan, sans être catalaniste. Et l'on peut aussi être catalaniste sans être catalan. Qu'est-ce que le catalanisme? En gros:" Le catalanisme est un courant de pensée politique et...
Qu'est ce qu'être catalan. Y-a-t-il un art comme celui d'être grand-père selon Victor Hugo? Les roussillonais ont-ils droit à une existence entre l'indépendance possible de la Catalogne et ...
« Ce que nous sommes peut-être en train de vivre n'est pas seulement la fin de la Guerre froide... mais la fin de l'histoire en tant que telle : c'est-à-dire, le point final de l'évolution idéologique de l'humanité et l'universalisation de la démocratie libérale occidentale comme forme ultime de gouvernement. » (Extrait de La Fin de l'Histoire et le Dernier Homme, 1992).
Francis Fukuyama
Francis Fukuyama est un politologue américain connu pour sa thèse de la « fin de l’Histoire », formulée à la fin de la guerre froide. Dans son essai de 1989-1992, il avance que la démocratie libérale et le capitalisme de marché constituent le stade final de l’évolution politico-idéologique de l’humanité, après la défaite du fascisme puis du communisme. Ce qui induit cette phrase, ce n'est pas la fin de l'historien, mais qu'à partir de là nous entrons dans un boucle temporel, de bonheur insoutenable presque jusqu'à la fin des temps. Bref, le paradis communiste mais réalisé par le capitalisme (les cocos n'avaient qu'à gagner la guerre froide !)
Mais y'a comme un hic, 2026 et les années antérieures qui l'ont vu se dégrader , ne ressemble pas à cette promesse...
Mais, c'est que la magie de cette phrase possède un pouvoir émolliant : si comme le disait Pangloss reprenant Leibnitz, "tout est bien dans le meilleur des mondes possible", il n'y a plus rien à faire, et se laisser aller.
Dans les Pyrénées-Orientales, on avait déjà anticipé, comme décrit par Henri Solens par le phénomène de "l'économie de la rente" qui anémise l'économie, la société d'un territoire.
Pourquoi se projeter à demain, quand demain sera comme aujourd'hui et pas mieux qu'hier. Lorsque, il n'y a se baisser pour ramasser de l'or, on peut procrastiner le geste . Et sur le temps long ce qui vaut de l'or, ce n'est plus l'or lui-même, mais la volonté de le ramasser: même le petit personnel commence à s'embourgeoiser !
Cependant, le réel continue sa vie de son côté. Et contrairement à "l'effet cliquer" promis, c'est une série de glissements qui s'opèrent.
Ainsi, l'année d'après est plus compliquée que la précédente .
Mais du côté politique, le discours change peu, parce qu'après tout: pourquoi faire "sa mise à jour" ? Et d'ailleurs le seul changement qu'ils tolèrent, c'est celui qui ne change rien (comme le nom du département) . Ainsi sont-ils comme le personnage de Tancrède dans le "Guépard" : il fallait tout changer, pour que rien ne change! Du ravalement de façade tout ça, mais en attendant, faute de réels travaux, les matériaux travaillent à la place du matériel humain et continue de fatiguer.
Alors, lorsque le réel éclate, comme la canicule, la sécheresse et les incendies qui vont avec: il ne leur reste que leurs langues de bois à bredouiller à propos de situations, qui elles béguaient. De toutes manières, l'inaction est garantie par les structures nationales , voir supranationale, à peine égayées par des assemblées qui ne débattent que pour finalement voter , ce qui avait été déjà décidé ailleurs . J'avais été témoins de cela au parlement d'Andorre . Deux députés semblait s'écharper velu sur une lois, jusqu'à ce que celui contre finisse par dire : "Je suis contre, mais je voterai quand cette loi pour la cohésion du pays..."
Alors ne soyez pas étonnés de l'absence de débat de la dernière municipale à Perpignan, de pseudo débats, et puis la suite des grands moments au conseil municipal tenant plus de " au théâtre ce soir" que de la politique, même locale. Lorsqu'on était à la "récré" dans la cour de l'école, à l'époque on criait juste "maillade" histoire de rassembler plus spectateurs pour la démonstration intempestive .
Mais, il fait tellement chaud , et la plage ou la montagne ne sont pas si loin !
Les élections régionales, c'est en décembre, une élection cruciale, puisque l'on élira un président d'une méta-région, issue de la fusion de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Le choi...
Ce week-end, les Pyrénées-Orientales ont accueilli, à quelques kilomètres et vingt-quatre heures d’écart, deux candidats à la présidentielle de 2027. Deux styles, deux publics, deux visions du pays.
Dimanche 9 août, à Céret, Juan Branco, candidat porté par le mouvement Les Ruches, tenait une conférence intitulée « Être souverain ». Salle pleine à craquer, présence de l’intellectuel Elias Sanbar, atmosphère militante et passionnée. Loin des projecteurs des grands médias, le candidat hors-système a dénoncé le « massacre urbanistique » de Perpignan : ZAC, gare jugée indécente, places refaites pour des commissions, prédation des promoteurs. Sa proposition choc : raser les ZAC pour redonner vie aux centres-villes et restaurer la beauté. Le discours, dense et systémique, a tourné autour de la souveraineté populaire, du référendum d’initiative citoyenne et de la refondation démocratique. Une réunion de militants, presque une assemblée générale d’un mouvement en construction.
Le lendemain, lundi 10 août, à Argelès-sur-Mer, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, a enfilé le costume du candidat de terrain. Visite du domaine viticole Valmy, rencontre avec des agriculteurs victimes de la sécheresse, inspection de la station de réutilisation des eaux usées. Autour de lui, des élus locaux, des caméras, le protocole d’une tournée estivale soigneusement médiatisée. L’ancien Premier ministre a déroulé un plan « massif » sur l’eau : création d’un ministère dédié, chasse aux fuites dans les réseaux, développement de la réutilisation des eaux usées à l’espagnole, bouclier tarifaire pour les plus modestes, soutien au projet Aqua Domitia. Un discours technique, rassurant, ancré dans la gestion des crises et l’adaptation.
D’un côté, une salle pleine de convictions et de colère contre le système
De l’autre, une visite de "terrain" cadrée (garantie sans protestataires), orientée solutions gonflables plus que buvables, avec les images absentes de 2 Canadairs absents au fond des yeux. D’un côté, la rupture et la beauté comme programme.
De l’autre, le discours l’efficacité administrative (oxymore) et le progrès technocratique.
D’un côté, un candidat qui parle aux « abeilles » de ses Ruches.
De l’autre, un candidat qui parle aux Français en vacances de pourvoir, et aux agriculteurs toujours en difficulté qu'il avait pourtant croisé sur un ballot de paille sur "le terrain" alors qu'il était premier de la France, bien qu'il n'est rien à voir avec le président de la République monsieur Macron .
Même département, même urgence de la sécheresse, mais deux ambiances irréconciliables. L’un veut changer le logiciel. L’autre veut l'accompagner jusqu'à la fin à coup de sédations profondes.
Une interview tramontane de Juan Branco était en direct à l'embuscade place Hyacinthe Rigaud à Perpignan avant sa conférence au cinéma de Céret à 19h . Avec le candidat à la présidentielle 2027,s'il a ses 500 signatures, on a parlé de La Ruche qui dit Oui , des gilets jaunes, du documentaire #Fenwick de Léna Ichkhanian ,de son programme pour la France, de la presse, de l'état de la politique et des citoyens...
"Nous étions 250 à Céret, petite merveille de ville qui a accueilli certains des plus grands créateurs du siècle dernier. Nous avons dû refuser du monde. Nous avançons sans cesser.
Nous raserons les ZAC sur toute la France pour rendre aux commerçants des centre villes une possibilité d’exister, et retrouver un pays qui valorise la beauté.
Le massacre urbanistique et architectural de Perpignan et de tant d’autres villes est un scandale majeur.
De la gare indécente de laideur à ces immondes extensions en passant par les places cent fois refaites pour distribuer des commissions, les logements sociaux et ensembles stériles, la ville s’est non seulement retrouvée détruite mais vidée de sa vie, abandonnée à la prédation de promoteurs immobiliers qui l’ont vidée de son histoire et défigurée"
" Nous avons devant nous une épreuve de la pire espèce. Nous avons devant nous plusieurs, plusieurs longs mois de bataille et de souffrance. Vous demandez quelle est notre politique ? Je vous dis :
En 2002, le documentariste Stéphane Goxe me présentait Jordi Vidal "théoricien critique", qui venait de sortir ce qui n'était pas son premier livre "Résistance au chaos" aux éditions Alia . L...
Facebook-live; mardi 29 décembre en direct du clap ciné de Canet "Il était une fois les révolutions en Roussillon". Pour une poignée de rousquilles Sébastien Navarro, Jérôme Quaretti ,et Mi...
"La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur"
La phrase "La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur" est la citation centrale de l'album éponyme de Cali, sorti en 2010.
Cette expression est née d'un SMS reçu par Cali à 6 heures du matin, envoyé par un ami pêcheur nommé Fernand, ravi de l'ouverture de la saison de pêche, qui déclarait être heureux avec cette phrase
Des paroles vides comme des truites qui sautent dans une rivière sans eau
Il y a longtemps, bien avant que les murs de la salle du conseil municipal de Perpignan n’apprennent à retenir les échos, les hommes et les femmes qui parlaient dans les assemblées locales croyaient encore que les mots pouvaient peser quelque chose. On racontait alors que les déclarations de campagne tombaient comme des feuilles d’automne dans le Tech, et que les accusations glissaient le long des berges sans jamais s’accrocher vraiment. Les hypocrisies nageaient en silence, se cachaient sous les pierres, et parfois, très rarement, quelqu’un levait un bras et tout le monde regardait ailleurs, comme si le geste n’avait été qu’un nuage passant au-dessus des Albères.
Agnès Langevine est arrivée à Perpignan toute petite, un an à peine, venue d’Antony.
Elle a grandi près des collines, a étudié la psychologie, a accompagné des chômeurs et des gens du RMI, a travaillé à l’hôpital. Elle a longtemps nagé avec les écologistes, puis a changé de courant, a rejoint Place Publique, est devenue vice-présidente de la Région Occitanie, présidente du Conservatoire du littoral. En 2020 elle a tenté la mairie, a obtenu quelques voix, s’est retirée. En 2026 elle est revenue, tête de liste d’une alliance curieuse, et s’est retrouvée dans l’opposition, quatre sièges seulement.
Annabelle Brunet, elle, est avocate
Elle a commencé plus tôt, en 2001, avec Jean-Paul Alduy, puis avec Jean-Marc Pujol. Adjointe au Vernet jusqu’en 2020, centriste fidèle des listes de droite, conseillère départementale. Puis un jour de décembre 2025 elle a traversé la rivière et s’est alliée à Agnès. Ensemble elles ont formé un binôme, « Plus forts pour Perpignan », un mélange de gauche et de centre-droit qui promettait de tout unir. Elles ont eu 16 % des voix. Louis Aliot est resté maire.
Aujourd’hui, le même cours d’eau continue de couler, mais il est presque sec.
La mauvaise foi, ce jour-là, s’est assise tranquillement sur le bord de la table. Elle a croisé les jambes et a regardé le plafond.
Je regarde ces deux trajectoires – l’une qui change de courant selon les saisons, l’autre qui traverse la rivière quand cela l’arrange – et je me dis que certaines personnes n’ont plus leur place dans ces salles où l’on prétend encore décider de la ville et du département. La médiocrité a un poids. Elle s’accumule au fond du lit de la rivière, et un jour plus personne ne peut y pêcher quoi que ce soit d’honnête.
Voilà où nous en sommes, un lundi quelconque d’un été qui avance. Les paroles continuent de sauter. L’eau, elle, n’est toujours pas revenue. Mais tant Annabelle a digéré l'abandon d'Agnés, moi, j'dis rien
"En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que j...
"Quand on ne peut pas abattre quelqu'un politiquement, on essaie de faire naître un scandale contre lui." François Bayrou Félicitations à Annabelle Brunet qui avec son geste est passé en divis...
Élu dés le premier tour des municipales, Louis Aliot ne semble pas avoir vraiment fait campagne, autant que les autres candidats en tout cas. Avec 50% d'abstention, on peut dire que cette électi...
"... qui s’attache à un mauvais arbre reçoit mauvais ombre, et qui se met à l'abri sous la feuille se mouille deux fois, et qui se couche avec des chiens se lève avec des puces. Quelque petit que je sois, je tiens mon rang dans le monde ; chaque fourmi a sa colère ; chaque cheveu fait son ombre sur la terre, et chaque coq chante sur son fumier."
(Sancho Panza ; ch : Le petit-fils de Sancho Panza)
Don Quichotte - Intégrale
Miguel de Cervantes
Une épopée célinienne par Nolan : « Le Chevalier Errant et les Vents de Troie »
Imaginez ça. Plus d’Ulysse le rusé, le calculateur à la langue de miel. À sa place, Alonso Quichano, dit Don Quichotte, le vieux hidalgo maigre comme un clou, l’armure rouillée, Rocinante qui boite, Sancho qui râle en castillan approximatif. L’Iliade et l’Odyssée fusionnées, réécrites dans la langue de Céline – cette prose qui halète, qui vomit, qui zigzague avec des points de suspension à n’en plus finir… Et tout ça tourné par Nolan : plans IMAX vertigineux, temporalité éclatée, rêves et réalité qui se bouffent la queue, bande-son de Zimmer qui cogne comme un marteau sur l’âme.
L’Iliade revisitée : La Guerre des Illusions
Achille boude toujours dans sa tente, mais c’est Don Quichotte qui mène les assauts.
Il ne voit pas des Troyens. Il voit des géants. Des enchanteurs. Des Maures.
Il charge Hector en hurlant : « Viens çà, fils de Priam, fantôme de Freston ! Je vais te fendre en deux comme un vulgaire moulin ! »
La prose célinienne :
« Ah ! ils me parlent de gloire… de butin… de belles captives… Moi je voyais que du vent… du vent partout… les Grecs qui gueulaient comme des porchers ivres… et moi sur mon canasson crevé… lance en avant… trois fois rien… la cervelle en feu… les dieux ? Des fumistes… des metteurs en scène de pacotille… Ils nous font danser comme des pantins… et après ils rigolent… je les entends rigoler derrière les nuages… »
Patrocle meurt quand même. Mais Don Quichotte, au lieu de venger, se lance dans un monologue de trois pages sur la folie des hommes qui croient posséder la mort. Achille le regarde comme un dingue. Agamemnon veut le faire enchaîner. Seul Ajax le comprend un peu : deux fous furieux.
Troie tombe pas à cause du cheval de bois. Non. Don Quichotte persuade les Grecs de construire un énorme moulin à vent géant qu’ils laissent devant les portes. Les Troyens, hilares, le tirent à l’intérieur. La nuit, le Chevalier sort de la structure avec Sancho, Dulcinée (une Hélène kidnappée de force dans son délire) et met le feu à tout. « C’est ainsi qu’on vainc les illusions, messires ! » hurle-t-il pendant que la ville brûle.
L’Odyssée : Le Retour du Délirant
Vingt ans de mer. Mais pas les sirènes, les Cyclopes et compagnie version Homère. Tout est filtré par la folie chevaleresque et la bile célinienne.
Le Cyclope** : Polyphème devient un géant qui taxe les voyageurs. Don Quichotte l’aveugle pas avec un pieu. Il lui fait un discours sur la chevalerie errante jusqu’à ce que le monstre se suicide d’ennui. Les Sirènes** : Elles chantent pas. Elles lui parlent de Dulcinée. La vraie. Celle qui n’existe pas. Il se fait attacher au mât en pleurant : « Elle m’attend… elle m’a toujours attendu… la garce… » Circé** : La magicienne transforme ses compagnons en pourceaux. Don Quichotte refuse la métamorphose : « J’étais déjà cochon dans l’âme, madame, depuis longtemps… » Et il la convertit à sa cause. Elle devient sa nouvelle écuyère le temps d’un épisode. Les Lotophages** : L’île où on oublie tout. Lui, il oublie rien. Il se souvient de chaque coup de lance, de chaque humiliation, de chaque rêve brisé. C’est les autres qui deviennent amnésiques.
Nolan filme ça en non-linéaire. On saute entre le siège de Troie, le retour, et les hallucinations du Chevalier dans sa bibliothèque de La Manche, avant même le départ. Le spectateur ne sait plus ce qui est réel. Est-ce que toute l’épopée n’est qu’un long délire d’un vieux fou qui a lu trop de romans de chevalerie ? Est-ce que les dieux sont des projections ? Est-ce que le temps est une boucle où Don Quichotte rejoue éternellement sa quête ?
La scène finale, chez Pénélope :
Elle l’attend depuis vingt ans. Il arrive, maigre, cassé, puant le sel et la folie. Il ne la reconnaît pas vraiment. Il voit Dulcinée. Il s’agenouille : « Madame… j’ai terrassé tous les moulins du monde pour vous… »
Puis il meurt, doucement, en murmurant des injures contre les dieux, les hommes, et surtout contre lui-même. Sancho pleure. Les prétendants, survivants, regardent ce spectacle pathétique et se sentent soudain sales.
Générique sur un plan-séquence de dix minutes : Rocinante qui marche seul sur une plage infinie, au coucher de soleil orange sang, tandis que la voix off célinienne continue de râler contre l’humanité entière.
Ce serait immonde, sublime, insupportable, génial. Un film de quatre heures qui vous laisse vidé, avec l’envie de relire à la fois Homère, Cervantes et Voyage au bout de la nuit.
Et vous, vous le verriez comment, ce Don Quichotte odysséen sous acide nolanien et célinien ?
" Timeo Danaos et dona ferentes " " Je crains les Grecs, même lorsqu'ils apportent des cadeaux ". dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l'Énéide (II, 49) "La théâtrocratie correspond à c...
"On se plaît à orner de mille perfections une femme de l'amour de laquelle on est sûr ; on se détaille tout son bonheur avec une complaisance infinie. Cela se réduit à s'exagérer une propriété superbe, qui vient de nous tomber du ciel, que l'on ne connaît pas, et de la possession de laquelle on est assuré."
Stendhal
https://www.instagram.com/kll.taylor/
Un Américain s’extasie devant Perpignan : la grande mise en abîme d’extase qui remplit les caisses
Perpignan, le 25 juillet 2026 — C’est officiel : nous tenons le nouveau genre littéraire préféré de la presse locale. L’Indépendant s’extasie qu’un Américain s’extasie devant Perpignan. Une mise en abîme d’extase si pure, si profonde, qu’elle mériterait presque d’être enseignée à l’université sous le nom de « syndrome de l’influenceur bienveillant ».
Sur son compte Instagram kll.taylor, Keirien Taylor, trentenaire originaire du Maryland reconverti en Toulousain d’adoption, a lâché deux vidéos dégoulinantes d’enthousiasme sur la cité catalane. Il y vante, avec une candeur désarmante, les façades colorées, les briques rouges, la « belle gare » avec son joli verre orange, le Castillet « superbe », et la vue depuis le Palais des Rois de Majorque qui lui coupe littéralement le souffle. « La ville est magnifique », répète-t-il comme un mantra. On frôle le Stendhal syndrome version low-cost.
L’innocent providentiel
Ce cher Keirien a fui les États-Unis il y a deux ans, lassé de la politique « de pire en pire », des voitures obligatoires pour aller chercher le pain et d’un environnement qui lui donnait des boutons. Arrivé en France avec son visa travail, il a découvert les joies du train, de la marche et des villes « authentiques ». Depuis, il arpente l’Occitanie comme un missionnaire de la bonne humeur, transformant des ronds-points et des quartiers discrets en merveilles du monde moderne.
Et c’est là que réside toute la beauté ironique de l’affaire. Il faut parfois des Américains innocents, au regard vierge de tout fait divers et au portefeuille encore bien rempli, pour redonner le sourire à une ville. Ils arrivent, s’extasient devant ce que les locaux ne remarquent plus depuis vingt ans, postent leurs vidéos, et surtout : ils réservent des chambres d’hôtel, mangent au restaurant, achètent des souvenirs et lâchent des devises convertibles. Le touriste parfait : il consomme sans se plaindre, ignore les problèmes structurels et repart avant que la réalité ne vienne gâcher le filtre Instagram.
C’est beau comme un spot de l’Office de Tourisme. Pendant que certains Perpignanais ruminent les difficultés du quotidien, un Américain en short compare gentiment leur ville à un joyau architectural. Et tout le monde applaudit.
Communication gratuite ou opération politique ?
Car derrière l’émerveillement candide se pose une question qui fâche : l’Américain fait-il, sans le savoir (ou peut-être avec une naïveté angélique), le jeu du maire RN Louis Aliot ? En offrant une image positive, dynamique et attractive de Perpignan sur les réseaux sociaux, ses vidéos servent objectivement la narrative municipale. Une belle opération de communication gratuite, relayée avec enthousiasme par la presse locale.
Pas besoin de payer une agence parisienne hors de prix quand un expatrié américain, tombé amoureux des briques rouges et des fontaines, fait le travail mieux que n’importe quel slogan officiel.
On imagine déjà les services communication se frotter les mains : « Perpignan, la ville que même les Américains trouvent magnifique ». C’est presque trop beau pour être vrai. Ou plutôt : c’est exactement aussi beau qu’on veut bien le montrer.
En attendant, Keirien Taylor continue sa tournée occitane, probablement déjà en route vers Collioure ou Port-la-Nouvelle. Prêts pour le prochain épisode de « L’Américain qui aimait trop nos villes moyennes » ?
Le rideau ne tombe jamais sur cette comédie humaine. Et tant qu’il y a des devises à la clé et des likes à récolter, tout le monde y trouve son compte. Même les plus grincheux.
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