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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Les 2 se ressemblent, 2 universitaires Nicolas Lebourg Historien de l’extrême droite et Michael Idrac sociologue des camps de réfugiés. Le premier est sans université fixe (C'est Nicolas Berjoan qui a le poste qu'il convoitait à l'université de Perpignan) . Le second quant à lui est attaché à l'université de Liège .
Entre les 2, il y aurait du avoir convergence des luttes, mais voilà, c'est Agnés et Carole qui paye ses prestations par l'intermédiaire d'interventions comme par exemple dans le festival anti-raciste "nostra mar" où il a son rond de serviette, au mémorial de Rivesaltes pour des conférences sur le "grand remplacement" où il a les chiffres qui démontre qu'il n'existe pas. Ou par le financement sur un livre sur la droitisation de Perpignan dont le discours convient exactement à Agnès, qui y voit comme une confirmation à sa nécessité d'être maire à la place de Louis Aliot .
Ha si la LFI avait pu faire intervenir sur ses fonds propres, Nicolas, mais voilà: Dieu décide de nous...
Alors quand Nicolas, après l'affaire Quentin à Lyon, décrit dans un post que les extrêmes, il s'agit de faire un amalgame (over) , le sang de Michael ne fait qu'un tour ! Il accuse alors de ne parler que comme le disait Francis Blanche dans "les barbouzes" que comme "un sycophante glaireux" ou "un petit télégraphiste" de Carole Delga (#lavraipatronne qui a occis Tanie ) . Bref, ce n'est pas pour bientôt la convergence des buts, et l'oignon qui fait la farce pour le deuxième tour ...
Nicolas Berjoan : un universitaire engagé et figure écologiste à Perpignan pour les municipales 2026Né en 1978 à Perpignan (Perpinyà en catalan), Nicolas Berjoan est un enseignant-chercheur perpignanais de 48 ans, spécialiste de l'histoire contemporaine, des nationalismes sans État et des identités régionales en Occitanie et Catalogne du Nord. Diplômé de l'IEP d'Aix-en-Provence en sciences politiques, titulaire d'une maîtrise en philosophie (université de Provence) et docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), il est également professeur agrégé d'histoire. Il enseigne à l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) en tant que maître de conférences en histoire contemporaine, où il est responsable des échanges internationaux pour les disciplines histoire, histoire de l'art, archéologie, sociologie, géographie et aménagement du territoire.
Ses travaux de recherche portent sur les mouvements nationalitaires occitans et nord-catalans à l'époque contemporaine.
Il a publié plusieurs livres et articles, notamment sur les nationalismes sans État au XXIe siècle, l'idée latine du Félibrige ou encore les dynamiques identitaires en Méditerranée. Il a été membre du CRESEM (Centre de recherche sur les Sociétés et Environnements en Méditerranée) jusqu'en 2023 et a exercé comme chercheur postdoctoral à la Casa de Velázquez.
Engagé politiquement depuis de nombreuses années au sein des écologistes (anciennement EELV, aujourd'hui Les Écologistes), Nicolas Berjoan occupe des responsabilités importantes : il est responsable régional des Écologistes pour le Languedoc-Roussillon et membre du Bureau Exécutif Régional (BER), ainsi que du secrétariat du Groupe Local dans les Pyrénées-Orientales. Dès 2021, il portait les couleurs écologistes lors des élections régionales. En mars 2025, il exprimait publiquement son ambition de renforcer la présence écologiste dans les villes moyennes des Pyrénées-Orientales via des unions de la gauche pour les municipales de 2026.
Dans le cadre des élections municipales de mars 2026 à Perpignan, il occupe la 3e place sur la liste "Perpignan changez d'air !", menée par Mickaël Idrac (LFI) et soutenue par La France insoumise, Les Écologistes et Génération.s.
Cette position en fait la figure de proue écologiste de la liste, souvent qualifié de "premier écologiste" ou "responsable régional Les Écologistes". Il incarne l'ancrage local (habitant du quartier Palais des rois de Majorque) et l'expertise environnementale du projet.Le 14 février 2026, Nicolas Berjoan a présenté en conférence de presse les propositions écologiques phares de la liste, sous le slogan "Du vert partout" et autour de trois axes majeurs : Le verdissement massif de la ville et de sa périphérie (végétalisation, adaptation au changement climatique).
La transformation des mobilités (gratuité des transports, amélioration des conditions pour piétons et cyclistes, critique des "galères" actuelles à Perpignan).
La transition énergétique et l'adaptation urbaine au réchauffement.
Il a insisté sur l'urgence de rendre Perpignan plus respirable et vivable, en opposition à la politique du maire sortant Louis Aliot, qu'il accuse notamment de greenwashing.
Cette présentation s'est déroulée en présence de la députée écologiste Christine Arrighi, venue apporter son soutien.Actif dans la construction de l'union à gauche depuis 2025, il a cosigné plusieurs communiqués avec Mickaël Idrac pour annoncer le nom de la liste ("Perpignan changez d'air"), lancer des campagnes d'inscription sur les listes électorales ou dénoncer les faiblesses environnementales de la majorité actuelle. Il participe activement à la campagne, avec des prises de parole publiques et des réunions pour mobiliser autour d'une gauche combative, écologiste et populaire.Nicolas Berjoan représente ainsi un profil hybride : universitaire rigoureux, spécialiste des identités catalanes et occitanes, et militant écologiste de terrain, déterminé à faire de Perpignan une ville plus verte, plus juste et plus démocratique face à l'extrême droite. Son rôle central dans la liste "Perpignan changez d'air" en fait l'une des voix les plus écoutées sur les enjeux climatiques et sociaux dans cette campagne électorale.
Nicolas Berjoan était en direct pour l'archipel contre attaque info pour présenter le programme de la liste Mickael Idrac Perpignan changez D'AIR 2026 pour la plus que prochaine élection municipale en mars prochain Au Cochon Hardi ...
Nicolas Berjoan de Nou-s Perpignan était en direct pour l'archipel contre attaque pour la conférence de rentrée au casal Jaume 1 de Perpignan derrière lycée Arago demain soir à 18h30. Perpign...
Jean-Bernard Mathon, Philippe Poisse,Nicolas Berjoan étaient en direct pour l'archipel contre attaque pour donner des nouvelles du patrimoine en danger :un patrimoine en danger à Perpignan et dan...
Au moment où pour les prochaines élections municipales de Perpignan, semble vouloir se mettre en marche (sauf le Rassemblement National ) , que reste-t-il de la gauche ? Chez les "insoumis" locau...
Une plongée passionnante dans l'histoire locale mercredi 14 janvier dernier à Banyuls-dels-Aspres ! Françoise Germa, figure très appréciée du monde associatif et éducatif des Pyrénées-Orientales (ancienne professeure d'Histoire-Géographie au lycée Jean Lurçat à Perpignan), anime depuis plusieurs années un cycle historique régulier dans le charmant village de Banyuls-dels-Aspres.
Jérôme Quaretti, historien spécialiste du XIXe siècle, chargé de cours à l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) et fin connaisseur de cette période tourmentée.
Thème de la conférence : « L’Année terrible dans les P-O »
Du 4 septembre 1870 au 4 septembre 1871, la France traverse ce que Victor Hugo a nommé « l'Année terrible » : défaite face à la Prusse, chute du Second Empire, proclamation de la République, siège de Paris, guerre prolongée, puis explosion de la Commune de 1871… Mais qu'en a-t-il été concrètement dans les Pyrénées-Orientales, loin des combats principaux ?Jérôme Quaretti nous fera revivre : L'impact de la guerre franco-prussienne dans le Roussillon (mobilisation, peur de l'invasion, arrivée de réfugiés ou de prisonniers)
Les tensions politiques locales entre républicains, bonapartistes et conservateurs
Les échos de la Commune de Paris dans le département : agitation à Perpignan, dans les campagnes, tentatives insurrectionnelles ou répressions ?
Les conséquences durables sur la société, l'économie et les mentalités catalanes du XIXe siècle finissant
Une période charnière où se mêlent drame national, révoltes sociales et spécificités locales (frontière, identité catalane, poids de l'Église, etc.). L'historien Jérôme Quaretti, qui a déjà donné plusieurs conférences sur ce sujet (notamment à la SASL des P-O où une version filmée existe), sait rendre vivante et nuancée cette page complexe de notre histoire.Infos pratiques
Facebook-live; mardi 29 décembre en direct du clap ciné de Canet "Il était une fois les révolutions en Roussillon". Pour une poignée de rousquilles Sébastien Navarro, Jérôme Quaretti ,et Mi...
"L'incompréhension du présent naît fatalement de l'ignorance du passé. " "Les hommes ressemblent plus à leur temps qu'à leurs pères. " Marc Bloch Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourqu...
"La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter." Louise Michel Mémoires - 1886 "Notre plus grande erreur fut ...
"C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue, Que le haut Panthéon élève dans la nue, Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, La reine de nos Tyrs et de nos Babylones, Cette cour...
"Cependant, Alcide Jolivet avait fait comprendre à son confrère qu'il ne pouvait quitter Tomsk sans avoir pris quelque crayon de cette entrée triomphale des troupes tartares."
Michel Strogoff (1876) de Jules Verne
"Les bêtes de somme se comptaient par milliers. C'étaient des chameaux de petite taille, mais bien faits, poil long, épaisse crinière leur retombant sur le cou, animaux dociles et plus faciles à atteler que le dromadaire."
Michel Strogoff (1876) de Jules Verne
On a enfin toutes les listes des municipales déposées à Perpignan,enfin : comme de juste (Leblanc) , c'est la moutarde qui accouche d'une souris. Les élections sont devenues un marché comme un autre, puisque absence de corpus politique, mais aussi, avec absence d'étude de marché: d'où l'ambiance de "Je de la marchande" avec fausse balance Roberval à la clef et autres bananes en plastique...
C'est le grand mercato de "wish" et tout le monde peut finir sur n'importe quelle liste, pour peu que la personne le souhaite et qu'elle fasse de la drague lourde aux candidats.
Chaque candidat est un corbeau, tenant fromage en bouche, à qui des renards synthétiques font croire qu'ils sont les Phénix des hôtes de ses bois de Boulogne ! Ça tapine sur tous les trottoirs de Perpignan pour une place : dans la confusion des étiquettes, il y a même des guerres pour des morceaux de trottoir, devenus part de marché !
Parce que le "macrottage" et le racolage électoral, ça existe et ce n'est même pas un crime. C'est de l'épicerie et on trouve de tout chez tout le monde : mangez 5 tendances politiques et légumes par jour.
On a des vieux recyclés et des futurs nouveaux recyclés, mais à qui l'électeur ne fait pas le crédit de ses débuts parce que dans leurs regards, il y a déjà la fièvre des paroles de la chanson de Balavoine "le chanteur" #jmeprésentejemapellehenri.
Et nous, nous avons d'autres vies de carême à vivre s'en prêter attention à ce "mardi gras" qui tâche et qui ne fait grossir qu'eux : voir surcharge pondérale dans les médias et autres sondages.
Alors l'habitant, l'électeur de Perpignan, est en droit de dire comme Archimède au soldat romain qui venait l'exécuter : "ne dérange pas mes cercles !"
"La ruse est myope : elle ne voit pas plus loin que son nez. Voici pourquoi elle tombe souvent dans le piège qu'elle tend aux autres." "Quand on ne sait pas pourquoi on vit, on vit n'importe ...
Le Guide du Candidat Singulier : S'affranchir de la Foule Politique Chapitre I : Éveiller la Singularité Identité Politique Personnalisée Développez une identité politique qui vous est propre...
La liste de Louis Aliot, c'est comme une liste de courses pour un souper entre amis:on laisse planer le doute, on glisse des sourires en coin plutôt que des uppercuts, on souligne les contrastes sans hurler. Le ton reste vif mais élégant, presque feutré, comme une conversation de café où tout le monde comprend l’allusion.
Les nouveau déjà ancien on les avait vu dans un raout pendant Visa devant le palais des congrès, où j'avais fait cette photo désormais symbolique : Christelle Martinez à gauche part, et Fatima Dahine à droite arrive...
Louis Aliot a déposé sa liste « Continuons ensemble avec Louis Aliot » fin février 2026 : 55 noms, un savant dosage entre les piliers RN, les sortants les plus solides et ces ouvertures vers l’ancien monde Pujol qui font hausser un sourcil ou deux. Le maire sortant mise sur la continuité, ce qui, dans le langage local, signifie parfois qu’on garde les mêmes… mais pas exactement les mêmes.En tête de gondole : Aliot (1), Anaïs Sabatini (2, la députée RN qui apporte la touche jeunesse et féminine bienvenue sur les affiches), puis les habitués du premier rang comme André Bonet (3), Michèle Martinez (4), François Dussaubat (5), Sandrine Dogor-Such (6), Charles Pons (7), Véronique Deroubaix (8), Frédéric Guillaumon-Homs (9)… La structure RN tient bon, les députés veillent au grain, les adjoints les plus en vue restent en poste. Tout semble couler de source.Et pourtant, dans les détails, quelques absences rappellent que « ensemble » peut parfois signifier « avec un casting légèrement rafraîchi ».
Les absents qui parlent d’eux-mêmes...
Certains visages familiers des six dernières années ne figurent plus sur la photo de famille. Pas de communiqué solennel, pas de scène de rupture publique – juste le silence poli qui en dit long.
Sébastien Ménard au sport,
Christelle Martinez (cinquième adjointe sortante, en charge de la citoyenneté, des espaces publics et de ces petites missions qui font le quotidien) : jusqu’à fin 2025, elle était là, aux conseils, sur les inaugurations, sur LinkedIn pour défendre le bilan avec conviction. Loyale depuis des années, elle disparaît de la liste sans un mot d’explication. On pourrait presque y voir une forme de discrétion… ou simplement la place faite à d’autres priorités. Cinq ans d’engagement, et puis plus rien. La politique a parfois ces élégances inattendues. Soraya Laugaro (sixième ou septième adjointe selon les classements, urbanisme, administration, avec un pied dans l’immobilier) : elle a porté des dossiers concrets – PLUi, permis de construire, ces sujets qui touchent le bâti et le quotidien des Perpignanais. Présente aux séances jusqu’en 2025-2026, elle s’efface aujourd’hui. Curieux timing pour une adjointe à l’urbanisme dans une ville qui promet de continuer à se construire. Peut-être une simple rotation, après tout. Ou peut-être que les projets préfèrent de nouvelles mains. Georges Puig (conseiller municipal, attaché aux valeurs traditionnelles, aux jumelages culturels comme Palma, aux conférences historiques) : élu depuis 2020, il apportait cette touche patrimoniale et sympathique qui plaisait à certains. Actif jusqu’en 2025, il n’est plus là. Lui aussi effacé en douceur. Les puristes du RN se demandent parfois si on ne sacrifie pas un peu de fidélité pour élargir le cercle… mais chut, on n’en parle pas trop fort.
D’autres noms de la première vague – certains adjoints ou conseillers moins sous les feux des projecteurs – ont suivi le même chemin discret.
Le message est clair : on reconduit les tauliers (Dussaubat, Bonet, Pons…), les députés, les figures solides… mais on fait de la place. Pour une liste de « continuité », le renouvellement est tout de même assez… sélectif.Les arrivées qui font sourire
Pendant que certains sortent par la porte de service, d’autres entrent par l’entrée principale, et pas les moindres.
Fatima Dahine en 18e position reste le clou du spectacle : compagne de Jean-Marc Pujol (l’ex-maire LR battu en 2020), elle symbolisait autrefois cette droite modérée qui regardait le RN de haut. Aujourd’hui, elle pose sur la liste officielle. Une belle illustration de la fluidité des alliances locales – ou, si l’on préfère, de l’art subtil de recycler les électorats.
Objectif affiché : attirer les déçus de l’ancienne majorité.
Résultat obtenu : un joli pont entre hier et aujourd’hui, construit avec élégance.
Même logique avec Chantal Bruzi (10e), Pierre Parrat, Isabelle De Noëll-Marchesan…
Aliot invite à table ceux qu’il combattait il y a six ans. La politique catalane adore ces valses lentes : on se sépare en fanfare, on se retrouve en souriant poliment.
Le tout forme un exercice d’équilibriste assez réussi : RN en fond de sauce, centre-droit en façade, quelques fidèles en moins, quelques ex-rivaux en plus. Stratégie gagnante ? Les sondages disent oui, la gauche divisée (Langevine, Blanc, Idrac, Advenard) et la droite/centre avec Bruno Nougayrède en embuscade le confirment. Aliot part favori pour le 15 mars 2026.Reste que « continuons ensemble » sonne parfois comme une invitation sélective. Mais après tout, en politique locale, l’important n’est pas qui reste… c’est qui gagne.
Chronique du Jumelage de Perpignan et Palma de Majorque, à la manière de Saint-Simon En l'an de grâce 2024, le quatrième jour de septembre, la ville de Perpignan, jadis capitale continentale du...
Sur les réseaux sociaux en fin de matinée , circulait une rumeur: que ce passe-t-il à Victor Hugo? On ne parle évidemment pas là, de l'auteur des "Misérables", mais de l'école où se déroul...
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Cette histoire se déroule au dernier conseil municipal Le basket c'est sympa, moins que la pétanque, mais c'est sympa quand même. D'ailleurs, Loulou Aliot, quand on lui demande son avis, dit ...
"Quand les autres disent toute sorte de mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, et réfléchis plutôt au fait que tu n'as pas été plus loyal dans l'accomplissement de tes devoirs.Quand d'autres te blâment, ne les blâme pas ; quand d'autres sont en colère contre toi, ne le sois pas contre eux. la joie ne vient que quand le désir et la passion s'en sont allés. "
Bushido - Le Code du Samouraï: L'Âme du Japon
Inazo Nitobe
En ce mois de février 2026, Perpignan se prépare à son rituel tous les six ans : choisir un daimyo pour six ans de plus (ou moins, si le karma est capricieux). Louis Aliot, maire RN sortant, brigue un second mandat avec la sérénité d’un chat qui sait que les souris se mangent entre elles. Face à lui, une gauche en kit IKEA mal assemblé :
Mickaël Idrac (« Perpignan, changez d’air ! » – LFI + écolos + Génération.s), Agnès Langevine et Annabelle Brunet (« Plus forts pour Perpignan » – Place Publique + PS national + centre-droit + ex-Macronistes + un ancien joueur de l’USAP pour faire couleur locale), Mathias Blanc (« Perpignan Autrement » – PS militants + PCF + PRG + écologistes dissidents), et Bruno Nougayrède pour la droite-centre qui espère encore exister. Ajoutez les venues touristiques de Bardella et Mélenchon, et vous avez un cirque où les clowns se disputent le même trapèze.
Si un vieux maître du Bushido, revenu d’entre les morts pour assister à ce spectacle, sortait son katana rouillé de dépit, voici ce qu’il noterait :
Gi – La rectitude, la justice
Le samouraï tranche sans trembler. Ici, on coupe les cheveux en quatre pour justifier les alliances les plus contre-nature. Le PS national largue ses militants locaux (qui soutenaient Mathias Blanc) pour investir Agnès Langevine, parce que « l’union large » avec du centre-droit et des ex-LREM, c’est tellement plus justice que d’écouter la base. Louis Aliot, lui, gère « pépère » : vitrine nickel, arrière-cour en bordel, et SOS Racisme qui vient gentiment rappeler les discriminations en 2026. Rectitude ? Plutôt une règle à calcul pour maximiser les voix sans se salir les mains. Yu – Le courage
Le vrai courage, c’est affronter le tigre, pas se cacher derrière des sigles. Mathias Blanc refuse le diktat national du PS et maintient sa liste : respect. Mickaël Idrac reste sur sa ligne radicale sans se renier : respectable. Agnès Langevine ose un ticket hybride gauche-centre pour « battre le RN » : courageux sur le papier, mais ça sent le compromis odorant. Louis Aliot assume son bilan malgré les casseroles judiciaires : au moins il ne change pas de kimono toutes les semaines. Le courage collectif de la gauche ? Zéro. Quatre listes, quatre ego, un seul perdant : la ville. Jin – La bienveillance, la compassion
Le samouraï protège les faibles. Perpignan en compte 34 % sous le seuil de pauvreté. Les listes de gauche promettent du social, de l’écologie, de la jeunesse… en théorie. En pratique, on se déchire pour savoir qui aura le droit de promettre le plus de subventions. Louis Aliot mise sur la sécurité visible et la propreté de façade : compassion sélective (pour ceux qui votent bien). Jin ? Une vertu qu’on invoque dans les meetings, mais qu’on oublie dès qu’il s’agit de lâcher un colistier pour un meilleur score. Rei – La politesse, le respect
Même l’ennemi mérite le salut avant le coup fatal. Ici, on s’insulte joyeusement : trahison pour les uns, compromission pour les autres, racisme d’État pour certains, wokisme pour d’autres. Les débats virent au règlement de comptes familiaux. Agnès Langevine se fait traiter de « coucou politique spécialiste de l’embrouille », Mathias Blanc de frondeur têtu, Idrac de puriste sectaire. Rei ? Le respect s’est fait hara-kiri dès le dépôt des listes. Makoto – La sincérité, la vérité
Dire ce qu’on pense, sans fard ni filtre Instagram. Louis Aliot a dédiabolisé son mandat : moins d’excès frontistes, plus de gestion municipale soft. Ses adversaires crient au masque. Agnès Langevine parle « efficacité » pour justifier son alliance large : sincère comme un politicien qui promet la lune. Mathias Blanc assume sa dissidence : makoto brut, presque touchant. Mais globalement, la campagne est un grand concours de storytelling où la vérité est la variable d’ajustement. Meiyo – L’honneur
L’honneur se perd en un claquement de doigts. Perpignan est le trophée RN : le perdre serait une gifle nationale, le garder une preuve que « ça marche ». À gauche, l’honneur est en soldes : le PS national sacrifie ses militants pour une union bancale ; Blanc refuse de plier mais risque de faire 5-8 % ; Idrac reste pur mais marginal. Le Bushido hurlerait : où est l’honneur quand on préfère quatre enterrements de première classe à une union boiteuse mais honorable ? Chugi – La loyauté
Loyauté au seigneur… ou au peuple ? Les colistiers se rangent, les partis imposent (PS pour Langevine), les militants locaux se rebellent (soutien à Blanc). La loyauté verticale (au QG national, au calcul électoral) écrase la loyauté horizontale (envers les Perpignanais qui galèrent). Le samouraï ronin préférerait se faire seppuku plutôt que de trahir ses principes pour un strapontin. Ici, on trahit pour un strapontin… et on appelle ça de la « realpolitik ».
Verdict du Bushido : Perpignan 2026 n’est pas une épopée chevaleresque.
C’est un vaudeville où les ronin de gauche se plantent leurs wakizashi dans le dos pendant que le daimyo RN sirote son thé en regardant le spectacle. Agnès Langevine joue la carte de l’union large mais sent le soufre ; Mathias Blanc incarne la loyauté locale mais court au suicide électoral ; Mickaël Idrac reste pur mais invisible ; Louis Aliot gagne par KO technique. La ville, elle, reste sur le banc, attendant que quelqu’un daigne enfin appliquer ne serait-ce qu’une seule de ces vertus sans rire jaune.
Le 15 mars, les Perpignanais choisiront probablement le diable qu’ils connaissent plutôt que quatre anges qui se crêpent le chignon. Le Bushido, écœuré, rengaine son sabre, marmonne un « bande d’amateurs » et repart vers Kyoto en secouant la tête.
(Article réécrit le 24 février 2026 – avec double dose d’ironie, parce que la réalité locale l’exige.)
sylvain Huet http://www.lexpress.fr/styles/minute-saveurs/sylvain-huet-sacre-sake-samurai-a-kyoto_1175089.html Sylvain Huet vient d'être nommé saké samouraï! Ceux suivent l'archipel contre atta...
Le chef Lijima Masashi au centre et Marie Jaume à droite http://www.hoteldugolfe-argeles.com/ Le grand hôtel du golfe à Argeles link est un bijou de l'hôtellerie catalane. Construction de 1971 ...
Bienvenue à Sainte Marie la Mer, au singulier s’il vous plait, nous ne sommes pas en Camargue. Dans ce « village à la plage » de 4900 âmes, vous ne trouverez pas Sara la noire, sainte patronne des gitans, mais Edmond Jorda guide suprême de l’association des maires des PO et chevalier de l’ordre national du mérite.
Sous ses traits juvéniles, Edmond, cadre de la fonction publique, est une véritable machine politique qui a gravi tous les échelons de l’AMF 66 en deux ans seulement avant d’en prendre le contrôle en 2020 après avoir été élu maire.
Directeur général des services de la commune sous l’égide de son prédécesseur Pierre Roig, il hérite du siège d’édile au terme d’un scrutin où il était à la tête de la seule liste candidate.
Bis repetita en 2026 ? C’était sans compter sur l’émergence d’un novice en politique, Dimitri Piacentini, bien décidé à se jeter dans la mêlée.
Deux adversaires sans étiquette, quoique que Dimitri portait la bannière du mouvement Agissons en tête du cortège des manifestants opposés au golf de la Raho. C’est peut-être d’ailleurs ici qu’il y a une première opposition idéologique entres les deux hommes car Edmond Jorda porte un projet d’extension portuaire déclaré d’utilité publique qui, par voie de conséquence, ouvre droit à l’expropriation, un mode opératoire dénoncé par Dimitri Piacentini ulcéré par l’expropriation pour du loisir élitiste. Le modus operandi n’est pas leur seul point de discorde puisque que Piacentini a annoncé sa ferme opposition à l’extension du port Sainte-Marinois qui, selon lui, aggravera l’érosion du trait de côte et grèvera durement les finances de la commune avec un budget plus que contestable ; toutefois, c’est aux administrés d’en décider, Dimitri promettant une consultation citoyenne en cas d’élection.
Ce trait de côte est, en outre, un point de clivage majeur pour ces deux concurrents, deux approches à la poursuite d’une même fin : limiter l’inexorable grignotage du littoral communal par l’appétit féroce des vagues méditerranéennes :
Edmond tente les barricades, comme avec cette récente casemate faîte de 200 mètres de sacs de sable, quand Dimitri veut déclarer la guerre aux épis de rochers, à l’extension du port et au baladoir, reliquats d’une époque où les aménageurs du littoral se prenaient pour Moïse.
Côté campagne, deux approches afin de conquérir le fief : Quand Jorda égraine ses colistiers sans dévoiler son programme, Piacentini manœuvre inversement ; Edmond inaugure une permanence électorale à la plage, Dimitri fait gruter un préfabriqué de campagne en plein village, juste avant d’annoncer un ambitieux projet de résidence senior…
La bataille fait donc rage et la récente enquête publique sur le plan local d’urbanisme intercommunal a été le théâtre d’un conflit d’artillerie fait de tracts alternants déclarations et dénégations : Des changements de zonage plus permissifs pour certains campings, pour le parking des Marendes ou encore le stade municipal font bondir Piacentini qui y voit de futures urbanisations que réfute vivement Jorda sous les yeux d’un public médusé.
Et ce fameux port nature qui se réinvite dans la campagne, le projet phare d’Edmond Jorda, promis sans construction mais pour lequel il a pourtant demandé à PMM un zonage autorisant la construction d’activités portuaires et maritimes.
Cela n’aura sûrement pas échappé à la première vice-présidente de la Région Agnès Langivine, candidate tête de liste à Perpignan, qui a voté contre le subventionnement du port en assemblée plénière du conseil régional. A moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre politicienne à l’instar du malfaiteur anonyme qui a fuité, au mois de mars dernier, le passage d’Edmond sous le bandeau au grand orient de France dans un certain blog proche de l’extrême droite.
Une chose est sûre, c’est qu’avec autant de fougue et de points clivant, beaucoup se réjouiraient de voir le mirmillon et l’hoplomaque, prétendants au trône Sainte-Marinois, s’affronter en débat public dans l’arène de l’Omega. Jorda a peut-être un avantage grâce à un laniste bien connu, ex-joueur de
l’USAP et champion de France, qui n’a sûrement pas été ré-sélectionné pour sa constance à participer aux conseils municipaux depuis 2020.
Qu’il y ait débat ou pas, peu importent les résultats du scrutin, les conseils municipaux des prochains mandats risquent d’être hauts en couleurs.
"Agir en primitif et prévoir en stratège." René Char "La stratégie consiste à continuer de tirer pour faire croire à l'ennemi qu'on a encore des munitions." Michel Chrestien C était une prom...
Vincent Connes et Jean Lhéritier étaient en direct de l'Arsouille pour le 30 éme Vinoscopie,pas de domaine cave coopérative de Don Brial, sécheresse,pluie la filière se casse la gueule, l'avenir serait il à la diversification ?
Vincent Connes et le Domaine des Sams : du vin aux poivres catalans à Baixas
Dans le petit village de Baixas, au cœur du Roussillon, Vincent Connes incarne une figure typique de la quatrième génération de vignerons familiaux. Issu d'une lignée ancrée dans la viticulture depuis plusieurs décennies, il a repris et fait évoluer l'exploitation familiale en y insufflant une diversification audacieuse et une approche agriculture biologique (AB).Un héritage viticole traditionnelVincent Connes est avant tout un viticulteur du Roussillon, région réputée pour ses vins rouges, rosés et muscats. Il a été associé pendant plusieurs années à la Cave Coopérative de Baixas (ou Cave coopérative Don Brial), où il est intervenu dans des émissions et présentations comme Vinoscopie (notamment l'épisode 30 animé par Jean Lhéritier).
Cette cave reste un pilier de la production locale en appellation Côtes du Roussillon et Rivesaltes.
Cependant, face aux défis du secteur viticole (concurrence internationale, changement climatique, baisse de consommation de vin), Vincent Connes a choisi de ne pas se limiter à la vigne.
La diversification : pionnier des poivres "catalans"Depuis environ 10 ans (début des années 2010-2015), il s'est lancé dans la culture de poivres rares et aromatiques, en agriculture biologique. Sous la marque Domaine des Sams, il produit notamment :Poivre de Sichuan
Poivre de Timut (variété népalaise très parfumée)
Poivre rose
Poivre Sansho
Et d'autres expérimentations comme la myrte et potentiellement d'autres plantes à l'avenir.
Ces épices, souvent qualifiées de "poivres catalans" en raison de leur adaptation au terroir local, rencontrent un succès croissant auprès des chefs, épiceries fines et magasins bio. La diversification est présentée comme une réussite économique et écologique, avec une mise en avant du climat méditerranéen de Baixas favorable à ces cultures inhabituelles dans la région.En novembre 2025, France Bleu consacrait un reportage à cette initiative : « À Baixas, ce vigneron s'est lancé dans la culture de poivres catalans, et ça marche ! ».Plus récemment, des articles mentionnent même une extension vers la culture de pistaches, comme alternative ou complément au jus de raisin et à la vigne traditionnelle.Une marque et une présence en ligne affirmée Vincent Connes a officiellement créé la marque Domaine des Sams il y a plusieurs années. Sur les réseaux sociaux :Instagram : @domainedessams
(où il se présente comme « Producteur AB de divers poivres : Sichuan, Timut, Rose, Sansho... de Myrte et bien d'autres choses d'ici quelques années... Baixas, Pays Catalan »)
Facebook : page personnelle où il annonce la création de la marque et partage ses produits.
Ses produits se retrouvent dans des points de vente locaux (comme Le Paysan Catalan) et chez des restaurateurs, avec des ventes directes ou via des cavistes/épiceries fines.
Vincent Connes illustre parfaitement la transition de nombreux vignerons du Sud de la France : rester attaché à la vigne tout en explorant de nouvelles productions résilientes, bio et à haute valeur ajoutée. Le Domaine des Sams est aujourd’hui un bel exemple d’innovation agricole en Pays Catalan.
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel ...
Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple ...
" Vous ne pouvez pas être ce gamin qui reste figé en haut du toboggan en réfléchissant. Vous devez glisser. " - Tina Fey Dans un monde ouvert et ultraconcurrentiel, il ne suffit pas d'avoir de ...
Dans le vent salé des docks numériques, un archipel émerge.
Pas celui des cartes postales touristiques, mais un archipel de mots tranchants, d’éclats d’énergie brute et de rage lucide. C’est L’Archipel contre-attaque !, ce blog qui refuse le silence poli de la place publique. Et aujourd’hui, l’artiste catalano-suédois Frédéric Iriarte lui rend un hommage musical : une chanson intitulée « Bye bye Suède raciste, bienvenue Catalogne ».
Un cri de fraternité, un adieu ironique à une Suède qu’il perçoit gangrenée par certains discours, et un bienvenue chaleureux à la Catalogne Nord, terre de résistance et de franc-parler.
C’est une déclaration d’allégeance à un projet journalistique et citoyen qui, depuis des années, secoue Perpignan et ses environs.Au cœur de cet archipel numérique : Nicolas Caudeville, plume acérée, regard ironique et indomptable. Depuis les émeutes de mai 2005, il chronique sans concession la dérive de la ville et de son agglomération – cet « archipel » qui sombre, selon lui, dans les abysses du clientélisme, du silence complice et des promesses trop courtes.
Le blog reste éveillé tard, quand la ville se démaquille.
Caudeville est aux manettes, plume accrochée à l’épaule, ironie en bandoulière. Il regarde le pouvoir en face, sans se laisser intimider. Il rit quand il devrait se taire, et mord quand il devrait se contenter de commenter.Ici, les nouvelles ne sont jamais tièdes. Elles sentent la rue, le café fort, les trop longues réunions du conseil municipal, les magouilles à peine voilées.
Le style est gonzo pur jus : débordant, penché, agité. On rejette la double langue officielle, on préfère les expériences brutes, sans filtre. Interviews en face-à-face, reportages de base, plongées dans la cultura popular et le malestar social – tout ce que la façade lisse des institutions cache derrière les affiches et les discours policés.Sur Overblog, les mots s’alignent comme des combattants. Sur Facebook, ils s’agglutinent en foule bruyante.
L’Archipel devient une constellation critique : commentaires enflammés, débats houleux, désaccords assumés. Ce n’est pas un continent sage et consensuel. C’est un archipel en insurrection permanente, qui déshabille certains médias et certains pouvoirs, tout en gardant la mémoire vive.Frédéric Iriarte l’a bien compris. Sa chanson n’est pas qu’un clin d’œil artistique.
Elle célèbre cette riposte quotidienne : l’Archipel qui contre-attaque, qui refuse de laisser la ville muette quand elle hurle intérieurement. Perpignan comme boussole, Pyrénées-Orientales à l’horizon catalan. Dans les fils numériques, les îles se relient, unies par une même envie de vérité crue.L’Archipel riposte !
Et Frédéric Iriarte, depuis sa Suède qu’il quitte symboliquement en chanson, apporte sa voix à ce chœur dissonant. Bye bye hypocrisie nordique.
Bienvenue Catalogne libre, têtue, vivante.Nicolas Caudeville et son équipe peuvent être fiers : leur archipel n’est plus seulement une chronique locale. Il est devenu une inspiration au-delà des frontières. Merci Frédéric, pour ce tube de résistance. Que le vent salé continue de porter ces mots jusqu’aux docks du monde entier.(Inspiré du texte hommage circulant et du blog L’Archipel contre-attaque ! – février 2026)
L'artiste plasticien Frédéric Iriarte est de Perpignan https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Iriarte .Il a fait ses études d'art aux regrettés beaux arts de Perpignan, fermés il y a...
"L’avenir de cette société est de ne plus pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets. "
L'Empire du bien
Philippe Muray
Voici un panégyrique de l’insignifiance, inspiré très librement (et avec une pointe d’ironie kundérienne assumée) de La Fête de l’insignifiance (2014), le dernier roman de Milan Kundera. Le texte suit la tonalité du livre : légère, provocante, anti-héroïque, presque dansante sur le vide. Éloge de l’insignifiance comme valeur cardinale de notre époqueÔ Insignifiance, muse discrète et souveraine de l’époque post-historique !
Toi qui as succédé aux grandes idoles épuisées — la Révolution, le Progrès, le Sens, l’Engagement, l’Authenticité —, toi qui règnes sans sceptre ni majuscule, tu es devenue la seule transcendance honnête qu’il nous reste.Kundera, dans son petit livre testamentaire, le dit sans emphase inutile :
« L’insignifiance, mon ami, c’est l’essence de l’existence. Elle est avec nous partout et toujours. »
Respirez-la. Elle n’exige ni sacrifice ni cri. Elle est déjà là, dans le défilé interminable des stories qui s’effacent en 24 heures, dans les conversations qui ne mènent nulle part, dans le nombril découvert qui ne signifie rien et qui, précisément pour cela, fascine.Dans un monde où tout a été sur-signifié (chaque geste politique, chaque like, chaque repas Instagrammé, chaque coming-out, chaque burnout), l’insignifiance est l’ultime acte de liberté.
Elle immunise contre le ridicule du sérieux.
Elle désamorce la concurrence mimétique. Elle rend caduques les grands récits et leurs petits procureurs. Elle est la forme contemporaine de la kundérienne légèreté de l’être — mais une légèreté qui n’a même plus besoin d’être insoutenable : elle est simplement devenue normale.Le médiocre : prêtre involontaire et héros involontaire de cette fêteLe médiocre n’est plus un accident malheureux de la société ; il en est devenu le collaborateur le plus efficace et le plus discret.Il ne revendique rien. Il ne performe pas la médiocrité (ce serait déjà une forme de snobisme). Il l’incarne sans y penser.
Il est le vrai démocrate ontologique :
il refuse de sur-jouer la différence, il refuse la surenchère du trauma, de la singularité, de la blessure sacrée. Il dit simplement : « Je suis comme tout le monde », et cette phrase, prononcée sans ironie ni fierté, est devenue subversive.
Dans La Fête de l’insignifiance, les personnages ne sont ni des ratés tragiques ni des génies incompris : ils sont agréablement, confortablement médiocres. D’Ardelo simule un cancer pour se donner de l’importance → échec comique
Caliban joue au Pakistanais analphabète pour exister autrement → théâtre raté
Charles ressasse des blagues stalino-absurdes → nostalgie vaine
Alain contemple des nombrils → érotisme minimaliste et vain
Tous ces petits échecs, ces petits mensonges, ces petits fantasmes inutiles célèbrent l’insignifiance.
Le médiocre prend sa part en refusant de se prendre au sérieux — et en ne laissant personne d’autre le faire à sa place.Comment optimiser sa mise en scène sociale de l’insignifiance ?
(art discret du médiocre contemporain – guide non exhaustif kundérien)
Cultiver l’anecdote inutile
Raconter longuement une histoire qui ne mène nulle part. Exemple parfait : les interminables anecdotes staliniennes de Charles. Bonus si l’auditoire rit poliment sans comprendre pourquoi. Maîtriser l’art du mensonge léger
Annoncer un cancer qu’on n’a pas, une passion qu’on n’a plus, un projet qu’on n’a jamais eu. Le mensonge grave est tragique ; le mensonge insignifiant est libérateur. Fétichiser le détail insignifiant
Le nombril découvert des jeunes femmes (Alain). Le rouge à lèvres mal étalé. La marque de chaussettes visible. Ces détails ne signifient rien → ils sont donc érotiques, drôles, sacrés. Refuser la compétition de la profondeur
Quand quelqu’un lance « et toi, quel est ton combat ? », répondre : « Je n’en ai pas. Je respire l’insignifiance ambiante. » Effet garanti : malaise puis soulagement chez l’interlocuteur.
Jouer la feinte identité ethnique ou sociale bas de gamme
Se faire passer pour un serveur pakistanais illettré quand on est français cultivé (Caliban). L’important n’est pas de tromper longtemps ; l’important est le plaisir du travestissement inutile. Organiser des fêtes sans enjeu
Réunir des amis pour ne rien célébrer. Parler de tout et de rien. Rire de la vacuité collective. Finir par une phrase de Ramon : « Respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur. »
En somme : L’insignifiance n’est pas un état subi ; c’est une fête consentie.
Le médiocre n’est pas un perdant ; il est le danseur le plus lucide sur la piste vide de l’époque.
Et optimiser sa mise en scène sociale, c’est simplement danser mal mais avec le sourire, sans attendre les applaudissements, sans attendre le sens.Car, comme le murmure Kundera une dernière fois :
l’insignifiance n’attend pas qu’on la sauve.
Elle nous a déjà tous sauvés — de nous-mêmes.
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