Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 16:32

"Le grand Dieu fit les planètes et nous faisons les plats nets."

"Le jus de la vigne clarifie l'esprit et l'entendement."

François Rabelais
Artiste, écrivain (1483 - 1553)

 

Ah, mon ami, asseyez-vous donc, prenez un bon verre de clairette, un quignon de pain rustique, et laissez-moi vous conter, à la rabelaisienne, la savoureuse chronique de la **causerie du 6 avril 2025**, tenue en la fertile contrée de **Villelongue-de-la-Salanque**, lors d’un festin citoyen tout entier dédié à notre **mère nourricière, l’agriculture** !

---

Du festin du Mercat de la Terra et de la noble joute verbale organisé et animé par Rémy Landri  sur les champs futurs

En ce glorieux jour d’avril, où la brise encore un brin frisquette caressait les moustaches des vieux figuiers et les moustaches des vieux sages, se tint grande assemblée de gens de cœur et de panse franche, dans le cadre truculent et bigarré du **Mercat de la Terra**, marché flamboyant des becs fins, organisé par les preux chevaliers du **Slow Food Pays Catalan**, en noble alliance avec les trublions éclairés de **L’Archipel contre-attaque**, ces faiseurs de verbe et d’écho citoyen.

Et là, mes bons amis, point de sermon creux ou de promesses en gélatine ! Non point ! Mais **gaillard échange entre gens d’esprit**, le sieur **Whueymar Deffradas**, bourgmestre de son état, et le très sage **Jean Lhéritier**, vénérable gardien des semences oubliées et chantre des saveurs vraies.

---

De la bouche de l’édile et de ses promesses au terroir

Le sieur Deffradas, en robe de maire et verbe posé, entonna l’hymne aux **circuits courts**, aux **champs préservés**, aux **espaces verts valorisés**. Il chanta les vertus de la commune sobre mais vaillante, jurant sur la trogne de Gargantua que, foi de Villelongue, les terres agricoles ne tomberaient point sous la dent vorace des promoteurs. Mais d’aucuns, derrière les tonneaux, murmuraient que tout cela sentait un brin la **vinasse tiédie** — la **transparence**, clamaient-ils, est un vin qu’il faut tirer au clair !

---

De l’oracle Lhéritier et de ses semences de sagesse

Puis vint maître Lhéritier, houppelande au vent et **esprit bien trempé comme fromage de brebis** au cellier. Il fit le plaidoyer d’une agriculture **propre, nourrissante et joyeusement diversifiée**, vantant les trésors de **l’Arche du goût**, ces victuailles oubliées que les modernes jettent comme noyau de cerise. Il prêcha pour les **alliances entre manants et magistrats**, **laboureurs et lettrés**, **chèvre et chou réunis**, le tout sous le signe de la biodiversité bien rôtie.

---

Des débats, du peuple et des croquants révoltés

Le public, farci de questions et de haricots bio, harangua les intervenants sur le prix de la carotte, la rareté du pois chiche et la **spéculation foncière** qui ronge nos champs comme ver dans la pomme. On parla aussi des **PLU** – point de pâté là-dessous, hélas – mais bien de **plans d’urbanisme**, remparts parfois aussi poreux qu’un vieux fromage contre l’appétit des bâtisseurs de béton.

---

Du bruit que fit cette ripaillerie citoyenne

La foule, nourrie d’espoir et de tapenade, salua l’échange à grand renfort de pouces levés sur les grimoires numériques. Mais déjà, d’autres voix, plus sceptiques, , vinrent gratter la croûte du bel enthousiasme : les promesses, c’est bon, mais **quand est-ce qu’on les tartine ?**

---

Et de la suite, foi d’ogre !

Rassurez-vous, compères ! La graine est plantée. D’autres **Mercats de la Terra** poindront à l’horizon, tel celui d’**Elne**, prévu en février, pour continuer à **nourrir l’esprit autant que le ventre**, à rappeler que l’agriculture n’est point affaire de ministères en cravate, mais de **mains calleuses et de convictions profondes**.

---

Moralité ?

S’il faut labourer notre avenir, que ce soit à la charrue du bon sens, semé de diversité, arrosé d’écoute, et moissonné par tous, **du plus humble jardinier au plus bavard élu**.

Et sur ce, bonne chère et bonne terre à tous !

 

" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
" Vers une agriculture qui favorise et respecte la biodiversité : ce qu'en pensent nos élus ? ". Causerie au Mercat de la Terra !animé par Rémy Landri avec le maire de Villelongue de la Salanque Whueymar Deffradas et Jean Lhéritier
Partager cet article
Repost0
13 avril 2025 7 13 /04 /avril /2025 15:31

L'ami Pottier, Alain pas Eugène, m'avait incité à aller à la rencontre du "Petit monde", en me disant :" Ça te changera du demi-monde!"  

Carnet du Sud : Mourad et la cuisine du lien

Il faisait un soleil cru ce jour-là à Perpignan. Un de ces soleils qui vous lèche les épaules en avril et vous fait croire que l’été a décidé de venir en avance. Je marchais sans raison bien précise, sinon celle d’un creux au ventre et d’un besoin de silence — un silence habité, pas celui des rues mortes. C’est là, rue de l’École, juste à côté du Médiator, que je suis tombé sur Le Petit Monde. J’ai d’abord vu la table. Une grande. Une vraie. Une de celles qui ne laissent pas de place pour l’isolement ou les excuses.

Derrière cette idée, il y avait un homme : Mourad Bahfir. Il est de ceux qu’on écoute avant même qu’ils parlent. Pas à cause de sa voix, mais à cause de ce qu’elle dégage : une vie à chercher les autres. Mourad a commencé par la tête, doctorat en sociologie à Lyon II, thèse sur la colocation des actifs — une manière de fouiller la mécanique fragile du lien. Puis six années d’enseignement, à Lyon et à Saint-Étienne, à transmettre l’envie de comprendre l’autre.

Mais l’intellect finit toujours par avoir faim, et Mourad l’a compris. Il a quitté les bancs pour les fourneaux. La socialisation, désormais, passe par la cuisson lente et le partage d’un couscous. Et quel couscous. Chaque jour différent. Le légume y est roi, la viande — souvent du bœuf de Cerdagne — n’est là que comme un accompagnement poli. Fenouil, oignons, roquette, chou-rave, radis... Tout est frais, bio, cueilli au plus près. L’École de la Terre, à Bompas, fournit une partie des produits. Ça sent la main dans la terre, l’humilité des saisons.

Avant le couscous, il y a les assiettes fraîcheur, les soupes. Des mises en bouche qui ont l’élégance de ne pas vouloir impressionner. Juste réconforter. Une vingtaine de couverts, pas un de plus. Assez pour créer une rumeur douce dans la salle, ce bruissement rare où les voix se mêlent sans s’écraser.

Mourad n’est pas arrivé ici par hasard. Il venait souvent à Perpignan, quatre ou cinq fois par an. Des vacances, au départ. Puis quelque chose de plus profond, de plus instinctif. Il aime cette terre du sud, sa lumière mate, sa rudesse et sa chaleur mêlées. Il est venu juste avant que le monde ne se replie sur lui-même, juste avant le Covid. Un an à prendre le temps, à observer, à s’impliquer — au festival Les Musicales de l’Agly, au Miam Collectif, à vivre avant d’ouvrir.

La Chambre de Commerce a joué son rôle. Une femme en particulier : Sandrine Faig, qui l’a soutenu comme une alliée. Ensemble, ils ont monté un dossier solide. Et le rêve est devenu cuisine.

Il y a dans Le Petit Monde quelque chose d’ancien. Pas rétro, non. Ancien comme un geste juste. Comme une poignée de main qui dure. Mourad ne vous sert pas un plat. Il vous invite dans sa sociologie lente, mijotée, épicée. Et tout d’un coup, dans le tintement d’un couvert, dans la chaleur d’un sourire en face, vous vous dites que le lien social, ce n’est peut-être que ça : manger ensemble.

 

Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Restaurant "Le petit Monde" :Mourad Bahfir pousse le bouchon Lyonnais à l'Orient jusqu'à Perpignan!  interview par Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
12 avril 2025 6 12 /04 /avril /2025 20:17

“Découvrir c'est bien souvent dévoiler quelque chose qui a toujours été là, mais que l'habitude cachait à nos regards.”

 Arthur Koestler / Le Cri d'Archimède

L’élection devient ici une répétition absurde, un théâtre d’ombres où la mécanique des ambitions se heurte à l’indifférence profonde du réel. La ville, elle, observe en silence, semblable à un dieu muet.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/03/perpignan-au-centre-d-un-trou-noir-une-hypothese-eclairante-par-howard-k-dick.html


Les Somnambules de Perpignan : fragments d’une mécanique quantique municipale

Ils avancent, les yeux mi-clos, convaincus de leur clairvoyance. Dans le crépuscule des certitudes, ils brandissent slogans et convictions, comme des armes émoussées. La ville, elle, murmure à peine. À Perpignan, en 2026, la politique ne suit plus les lois classiques. Elle se plie aux caprices d’une physique instable, paradoxale — une physique quantique, au sens le plus tragiquement koestlérien du terme. Et derrière chaque trajectoire, une absurdité sourde : celle d’un monde sans sens objectif, où l’homme persiste malgré tout.


Louis Aliot : l’astérisme de la trajectoire

Louis Aliot est le corps lourd, obstiné, au cœur de l’orbite municipale. Il marche, non par doute mais par inertie, comme un astre déjà lancé. Depuis 2020, il règne sur Perpignan par la force d’une ligne claire, mêlant sécurité, identité, et une gestion de bon sens — ou de bon sens apparent.

Mais dans la boîte quantique de l’élection, le chat n’est jamais simplement vivant ou mort. Il oscille. Aliot aussi. Il sent monter l’entropie, l’usure des promesses initiales, les fissures du pouvoir. Son autorité tient encore, mais déjà, l’ordre cède aux vibrations. Il est à la fois celui qui ouvre la boîte et celui qui craint d’en regarder le contenu. Peut-être sait-il que tout pouvoir est provisoire. Mais comme Sisyphe, il pousse sa pierre, conscient ou non de l’absurdité du cycle.


Bruno Nougayrède : l’épure d’une ambition culturelle

Bruno Nougayrède, éditeur et conseiller d’opposition, apparaît comme un contre-modèle : celui d’une pensée linéaire dans une ville devenue chaotique. Sa posture est celle du cartographe, qui croit encore au dessin juste des lignes dans un monde disloqué. Il propose une renaissance culturelle, un centre intellectuel au bord du vide.

Mais ici, la pesanteur sociale l’emporte sur la légèreté des idées. Il veut réintroduire la raison, mais comme Copernic en son temps, il parle à une époque qui préfère l’épicycle à l’ellipse. Il croit en la transparence, quand la ville est faite d’opacités. Il avance, droit, dans un labyrinthe courbe. Et chaque pas peut devenir chute.


Agnès Langevine : l’élan en état superposé

Agnès Langevine est double, comme le chat de Schrödinger. Écologiste exclue, sociale-démocrate affirmée, elle porte les couleurs de Place Publique comme on brandit une lanterne dans une ville sans lampadaires. Son discours est plein de cohérence, d’élan moral, de clarté climatique — mais les électeurs n’écoutent pas toujours les mots doux.

Elle appelle à la fierté retrouvée, au tissu économique relancé. Mais elle sait, au fond, que la cohérence ne fait pas toujours masse. Dans cette ville où les états se superposent, où l’électeur peut être à la fois en colère et résigné, elle incarne un pari : celui de l’union. Et le risque de l’effacement.


Christophe Euzet : le centriste quantique

Christophe Euzet n’avance pas. Il oscille. Comme l’électron incertain, il cherche sa place dans une structure mouvante. Ancien député, juriste, intellectuel discret, il parle encore de nuance, de juste milieu. Mais à Perpignan, le centre est un trou noir. Il attire, mais ne reflète rien.

Lui aussi croit en un ordre, en une rationalité possible. Il croit que l’électeur peut préférer la stabilité au tumulte. Mais comme Galilée murmurait dans un monde sourd, Euzet risque de parler trop bas pour une époque qui crie. Pourtant, il avance, tel Sisyphe, avec cette forme de dignité stoïque qui ne renonce pas, même face à l’absurde.


Michaël Idrac : la gauche des interférences

Michaël Idrac incarne une autre tension : celle de la gauche combative, presque lyrique, portée par les courants insoumis. Il parle fort, vite, bien. Il veut la justice. Il veut l’ordre du peuple, contre le désordre des puissants. Mais il sait aussi, au fond, que la gauche est fragmentée. Qu’unir les colères n’est pas suffisant. Qu’il faut un langage commun, une discipline, et une promesse.

Il marche en équilibre. S’il avance trop vite, il chute. Trop lentement, il s’efface. Sa tâche est d’ouvrir la boîte électorale sans la détruire. De parler au ventre sans perdre la tête. De réconcilier l’urgence et le temps long. Sisyphe, là aussi, mais avec le poing levé.


Et la ville, dans tout cela ?

Perpignan n’est pas un théâtre. Elle est le sol aride sur lequel tout drame se joue. Ses ruelles sombres, ses places brûlées de vent, ses frontières invisibles entre quartiers, langues, colères, forment un espace qui résiste aux discours. La ville se tait, mais elle n’oublie rien.

Comme dans le laboratoire où l’on tenta de réchauffer le chat de Schrödinger, ici aussi la température monte. L’indifférence cède à la tension. Un débat, un mot mal dit, un visage mal placé, et l’état de superposition s’effondre. Rien n’est stable. Rien n’est figé. Tout attend.


Conclusion : La boîte est fermée, pour l’instant

Ils avancent, chacun dans sa bulle de certitude ou de doute, portés par une mécanique qu’ils ne contrôlent qu’en surface. Ils parlent, ils débattent, ils se préparent — comme si cela pouvait vraiment influer sur l’issue. Mais comme l’homme absurde de Camus, chacun sent peut-être, en lui-même, que le sens se dérobe.

Et pourtant, ils avancent. Vers l’échéance. Vers la mesure. Vers le moment où l’on ouvrira la boîte, et où la ville décidera. Non pas par logique. Mais par nécessité. Par fatigue. Ou par instinct.

Jusqu’à là, ils marchent. Et cela suffit à leur donner forme.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2025 6 12 /04 /avril /2025 13:09

 

    “Moi, je dis qu’il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu‘il existe un complot universel.”
  
 Umberto Eco / Le Pendule de Foucault

Ah, que le diable m’emporte si cette scène n’est point la plus étrange que j’aie jamais imaginée ! — Mais, monsieur, comment se peut-il qu’un Italien encyclopédiste et un Roumain dépressif se retrouvent dans une bibliothèque poussiéreuse à discourir d’élections ? — Taisez-vous donc, lecteur impatient, laissez-les parler, ou plutôt, laissez-moi vous conter ce qu’ils se dirent, ou crurent se dire, car enfin, dans les dialogues, la vérité est souvent la première victime du style.Mais, lecteur, tu t’interroges : est-ce là une conversation véritable ou une invention de mon cru ? Peu importe. L’essentiel est que tu aies souri, ou grimacé, car enfin, dans le monde comme dans ce dialogue, tout n’est que posture, et parfois imposture.

Un dialogue entre Umberto Eco et Emil Cioran : Le harcèlement électoral
 Umberto Eco, un sourire narquois aux lèvres, et Emil Cioran, le regard perdu dans une mélancolie profonde. À l’approche des élections, le sujet s’impose.

 

Eco : Mon cher Emil, avez-vous vu ces nouveaux apôtres qui surgissent comme des champignons après la pluie ? Des figures inconnues, sans lèvres ni dents dans l’histoire, qui se pointent, la bouche en cœur, pour nous vendre la solution. La solution ! Comme si le monde était un puzzle qu’on assemble avec un slogan.

Cioran : (soupire) Une solution… Toujours ce mot, Umberto. Ils le brandissent comme un talisman, mais c’est une malédiction. Ces gens ne savent même pas nommer les maux qu’ils prétendent guérir. Leur ignorance est une insulte à l’absurde. Moi, je vois en eux des fossoyeurs d’espoir, déguisés en marchands de rêves.
 

Eco : (rit doucement) Vous êtes sévère, mais pas injuste. Ce qui me fascine, c’est leur rhétorique. Une sémiotique de pacotille ! Ils transforment la lutte des classes, cette vieille épopée, en une vulgaire lutte des places. Des strapontins, Emil ! Ils se battent pour des strapontins, et appellent ça un projet.
Cioran : Une lutte des places… (secoue la tête) Quelle médiocrité. L’homme moderne ne veut plus changer le monde, il veut un bureau avec vue. Et pourtant, ils insistent, ils nous harcèlent avec leurs promesses. Chaque élection est une nouvelle vague de ce poison doux : l’illusion qu’un vote pourrait conjurer le néant.
 

Eco : (feuillette un carnet imaginaire) Harcèlement, dites-vous ? C’est le mot juste. Ils nous somment de croire, comme des inquisiteurs en costume-cravate. Mais moi, je décrypte leurs discours comme un manuscrit médiéval : des signes vides, des métaphores usées, des mensonges cousus dans la trame. Si je devais répondre, je dirais : « Désolé, j’ai aqua-poney ! »
Cioran : (esquisse un sourire rare) Aqua-poney… Quelle trouvaille ! C’est une révolte déguisée en farce. Dire cela, c’est refuser leur jeu, leur manège infernal. Car au fond, Umberto, à quoi bon répondre ? Ils reviendront toujours, ces charlatans, parce que l’homme aime se bercer de chimères. Moi, je ris, mais c’est un rire qui saigne.
 

Eco : (se penche en avant) Oui, mais rire, c’est déjà résister. L’aqua-poney, c’est une arme absurde, et donc puissante. Elle dit : « Votre sérieux est une mascarade, et je ne marche pas. » Vous, Emil, vous voyez l’absurde comme une tragédie ; moi, j’y vois un jeu. Décortiquer leurs mots, c’est les désarmer.
Cioran : (fixe Eco, pensif) Un jeu… Peut-être. Mais un jeu où l’on perd toujours. Leur harcèlement électoral n’est qu’un symptôme de notre faiblesse : nous voulons croire, malgré tout. Alors, Umberto, quelle moralité tirer de ce cirque ?
 

Eco : (souriant) Refusons, Emil. Refusons de monter dans leur carrousel. Non au harcèlement électoral ! Et si l’on doit choisir une cause, que ce soit celle de l’aqua-poney : futile, libre, honnête dans son absurdité.Cioran : (hoche la tête lentement) Oui… Une cause absurde, donc humaine. Pour une fois, Umberto, je suis presque d’accord. (pause) Mais je n’irai pas à l’aqua-poney. Trop d’eau, trop de vie.

Les deux hommes se taisent, un sourire complice flottant entre eux, tandis que le silence de la bibliothèque reprend ses droits.

Partager cet article
Repost0
11 avril 2025 5 11 /04 /avril /2025 12:02
https://www.ledepartement66.fr/appel-a-projets-2025-du-fonds-de-soutien-aux-micro-projets-transfrontaliers/


Dans un élan de coopération et de dynamisme transfrontalier, le Département des Pyrénées-Orientales, en partenariat avec la Generalitat de Catalunya, lance un nouvel appel à projets pour son Fonds de soutien aux micro-projets transfrontaliers. Prévu pour démarrer le 11 avril 2025, avec une date limite de dépôt des candidatures fixée au 15 mai 2025, cet initiative vise à renforcer les liens entre les territoires des Pyrénées-Orientales et les comarques de la province de Gérone, au sein de l’Espace Catalan Transfrontalier. Mais au-delà de cet appel à projets, c’est une longue histoire de coopération et d’échanges culturels entre ces régions qui se dessine, une histoire ancrée dans leur identité catalane commune.https://www.ledepartement66.fr/appel-a-projets-2025-du-fonds-de-soutien-aux-micro-projets-transfrontaliers/
Une initiative pour fédérer les acteurs locaux

Le Fonds de soutien aux micro-projets transfrontaliers s’adresse à une large palette d’acteurs : communes, EPCI, structures publiques ou para-publiques, associations et consulaires. Ces derniers sont invités à proposer des initiatives à dimension locale, favorisant le rapprochement citoyen et le développement économique, social et culturel de l’Espace Catalan Transfrontalier. Les projets doivent impliquer des partenaires des deux côtés de la frontière et avoir un ancrage territorial fort, avec un siège dans les Pyrénées-Orientales ou la province de Gérone.
Les thématiques éligibles couvrent un spectre varié, reflétant les priorités de développement et de cohésion de la région :

    Développement territorial, emploi et insertion professionnelle : pour stimuler l’économie locale et favoriser l’accès au travail.
    Actions culturelles : pour célébrer et promouvoir l’identité catalane partagée.
    Tourisme : pour valoriser les atouts naturels et culturels de la région.
    Valorisation du patrimoine culturel et naturel : pour préserver un héritage unique.
    Jeunesse et sports : pour encourager les échanges entre les nouvelles générations.
    Santé et actions sociales : pour répondre aux besoins des populations transfrontalières.

Une histoire de coopération transfrontalière
L’appel à projets s’inscrit dans une dynamique historique de collaboration entre les Pyrénées-Orientales et la Catalogne. Depuis des siècles, ces territoires partagent une langue, une culture et des traditions communes, malgré la frontière politique imposée par le Traité des Pyrénées en 1659. Ce traité, signé entre la France et l’Espagne, a scindé la Catalogne en deux, plaçant le Roussillon (aujourd’hui les Pyrénées-Orientales) sous souveraineté française. Pourtant, les liens culturels et humains n’ont jamais disparu.
Au fil du temps, des initiatives transfrontalières ont vu le jour pour entretenir cette identité partagée. Dès le XXe siècle, des mouvements culturels et associatifs ont œuvré pour promouvoir la langue catalane, interdite ou marginalisée sous certains régimes, notamment pendant la dictature franquiste en Espagne (1939-1975). Avec la création de l’Euroregion Pyrénées-Méditerranée en 2004, regroupant la Catalogne, les Baléares et la région Occitanie, la coopération institutionnelle s’est intensifiée, englobant des projets économiques, éducatifs et culturels.
Aujourd’hui, l’Espace Catalan Transfrontalier incarne cette ambition de construire un avenir commun. Des initiatives comme le Festival transfrontalier de musique ou les échanges scolaires bilingues entre établissements des deux côtés de la frontière témoignent de cette vitalité. Le fonds de micro-projets s’inscrit dans cette continuité, en offrant un soutien concret aux acteurs locaux pour concrétiser des idées au service des populations.
Pourquoi ce fonds est-il important ?
Dans un contexte où les frontières peuvent parfois sembler diviser, ce fonds rappelle que la coopération transfrontalière est une richesse. Les Pyrénées-Orientales, tournées naturellement vers la Catalogne, trouvent dans cet appel à projets une opportunité de renforcer leur identité, tout en dynamisant leur économie et leur rayonnement touristique. Les projets soutenus permettront, par exemple, de développer des circuits touristiques transfrontaliers mettant en valeur des sites comme le Canigou, montagne sacrée des Catalans, ou les villages médiévaux de la Cerdagne. Ils pourront également encourager des initiatives sociales, comme des programmes de santé transfrontaliers, essentiels dans une région où les habitants circulent fréquemment d’un côté à l’autre de la frontière.

En outre, cet appel à projets met l’accent sur la jeunesse, un axe stratégique pour l’avenir. En favorisant les échanges sportifs ou culturels, il contribue à tisser des liens durables entre les nouvelles générations, qui grandissent dans un espace où la frontière est davantage une passerelle qu’un obstacle.
Un avenir à construire ensemble
Avec cet appel à projets, les Pyrénées-Orientales et la Catalogne réaffirment leur volonté de bâtir un espace commun, où les initiatives locales servent de moteur à une coopération plus large. En s’appuyant sur leur histoire partagée et leur patrimoine unique, ces territoires montrent qu’il est possible de transcender les frontières pour créer des projets qui bénéficient à tous.
Les acteurs intéressés ont jusqu’au 15 mai 2025 pour soumettre leurs candidatures. Une occasion à ne pas manquer pour participer à cette belle aventure transfrontalière, qui continue d’écrire l’histoire d’une Catalogne unie par ses ambitions et ses valeurs.
Pour plus d’informations sur les modalités de candidature, rendez-vous sur les sites officiels du Département des Pyrénées-Orientales et de la Generalitat de Catalunya.

Partager cet article
Repost0
10 avril 2025 4 10 /04 /avril /2025 11:16

"L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. "


"Les hommes ressemblent plus à leur temps qu'à leurs pères. "

Marc Bloch

Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon
Le 8 février 2025, le Clap Ciné de Canet-en-Roussillon, situé dans les Pyrénées-Orientales, a accueilli une conférence exceptionnelle animée par Jérôme Quaretti, co-gérant de ce cinéma pas comme les autres. En direct, il a présenté l’événement mettant en lumière l’historien Nicolas Marty et son ouvrage Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?, publié aux éditions Trabucaire. Cette rencontre, captée et diffusée sur YouTube, a permis d’explorer les motivations derrière ce projet ambitieux qui revisite l’histoire de la ville catalane avec un regard neuf et actualisé.

Un livre pour une histoire revisitée
Nouvelle histoire de Perpignan, dirigé par Nicolas Marty sous la coordination de Patrice Poujade, est un ouvrage collectif qui retrace le parcours de cette ville deux fois millénaire. De l’oppidum de Ruscino, vestige de l’Antiquité, à la métropole contemporaine, Perpignan a traversé des périodes de grandeur et de crises. L’âge d’or catalan, marqué par son essor méditerranéen sous la couronne d’Aragon, contraste avec son rôle de ville frontière, enclose dans ses murailles et prise dans les tourments des guerres européennes. Révolutions lointaines ou locales, comme celles du XVIIe siècle avec la révolte des Angelets, ont également jalonné son histoire, alternant lumière et obscurité.

Si ces événements ont déjà été étudiés, les avancées de la recherche depuis les années 1990 ont permis d’affiner les connaissances et d’apporter un nouvel éclairage. Publié en octobre 2022, cet ouvrage de 550 pages offre une synthèse rigoureuse, structurée en quatre grandes parties chronologiques : l’Antiquité par Isabelle Rébé, le Moyen Âge par Aymat Catafau, la période moderne par Patrice Poujade, et l’époque contemporaine par Nicolas Marty. Ces chercheurs, tous liés à l’Université de Perpignan Via Domitia, ont conjugué leurs expertises pour contextualiser et renouveler la compréhension de cette histoire complexe.
 

Nicolas Marty : un historien engagé
Nicolas Marty, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Perpignan, est une figure reconnue dans le domaine de l’histoire sociale et économique. Spécialiste des dynamiques urbaines et des identités locales, il a contribué à de nombreux travaux sur le Roussillon et la Catalogne. Dans cet ouvrage, il s’est chargé de la période contemporaine, explorant les transformations de Perpignan au XXe siècle, notamment son rôle pendant la Retirada – l’exil des républicains espagnols en 1939 – et son développement postwar. Lors de la conférence, il a souligné l’importance de savoir d’où l’on vient pour mieux envisager l’avenir, une idée qu’il a développée avec passion face au public du Clap Ciné.

Jérôme Quaretti : passeur de culture au Clap Ciné et historien de la commune de Paris
Jérôme Quaretti, quant à lui, est bien plus qu’un simple exploitant de cinéma. Avec son associé Frédéric Perrot, il dirige le Clap Ciné de Canet-en-Roussillon depuis son ouverture en avril 2019. Ce complexe de trois salles (avec une quatrième en projet) se distingue par son approche humaine et sa programmation éclectique, mêlant blockbusters, films d’art et essai, et événements culturels. Ancien enseignant d’histoire-géographie, Quaretti a troqué les salles de classe pour les salles obscures, animé par une volonté de transmission culturelle. Le Clap Ciné, conçu comme un "anti-multiplexe", privilégie le confort (sièges inclinables, méridiennes) et l’accessibilité (tarifs plafonnés à 8,90 € hors supplément 3D), tout en accueillant des conférences, des expositions et des ciné-débats.
Lors de cet événement, Quaretti a joué le rôle de passeur, facilitant la rencontre entre l’historien et le public. Sa passion pour l’histoire, héritée de son passé d’enseignant, et son engagement pour une culture vivante et partagée ont fait de cette soirée un moment privilégié.
 

Un contenu enrichi et curieux
Le livre ne se limite pas à une narration linéaire. Il est enrichi d’encarts rédigés par des spécialistes et de jeunes chercheurs, souvent inédits, qui abordent des aspects spécifiques de l’histoire perpignanaise. Ces contributions, à la fois pointues et accessibles, explorent des thèmes variés : l’évolution urbanistique, les migrations, ou encore les moments clés comme l’intégration au royaume de France en 1659 avec le traité des Pyrénées. Ces éclairages, parfois surprenants, captent l’attention et invitent à une réflexion plus profonde sur l’identité de la ville.
Une initiative saluée
La présentation au Clap Ciné, relayée par des médias locaux , a été saluée pour sa capacité à mêler rigueur académique et ouverture au grand public. Avec un tirage soigné (couverture cartonnée, illustrations en couleur et noir et blanc), l’ouvrage s’adresse autant aux érudits qu’aux curieux. Une séance de dédicaces avait d’ailleurs eu lieu le 15 décembre 2022 à la librairie Torcatis de Perpignan, preuve de l’engouement suscité par ce projet.
 

En somme, la conférence de Nicolas Marty, orchestrée par Jérôme Quaretti, a mis en lumière une ambition commune : faire de l’histoire un outil de compréhension du présent. À travers ce livre et cet événement, Perpignan se révèle non pas comme une ville figée dans son passé, mais comme un lieu dynamique, riche de ses héritages et tourné vers l’avenir. Une belle illustration de la vitalité culturelle que le Clap Ciné de Canet-en-Roussillon s’efforce de cultiver.

Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Nicolas Marty et Jérôme Quaretti : "Pourquoi une nouvelle histoire de Perpignan ?" au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon vidéos Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
9 avril 2025 3 09 /04 /avril /2025 00:20

L'artiste belge Jan Bucquoy a vécu un an à Perpignan place Rigaud...

 l’émission Entre Nous du 25 juillet 1992, avec le Professeur Choron, Noël Godin, Jean-Yves Lafesse et Jan Bucquoy, en soulignant pourquoi un tel programme ne serait plus envisageable aujourd’hui :

Entre Nous : Quand la provocation belge faisait trembler le petit écran
Le 25 juillet 1992, la chaîne belge RTL-TVI diffusait une émission qui allait entrer dans les annales de la télévision francophone : Entre Nous, animée par Hervé Meillon. Sous le titre provocateur "La provocation ! Jusqu’où pouvez-vous aller, Messieurs ?", ce programme réunissait un quatuor explosif : le Professeur Choron, figure légendaire de l’humour noir français, Noël Godin, l’entarteur belge en pleine ascension, Jean-Yves Lafesse, maître des canulars absurdes, et Jan Bucquoy, cinéaste anarchiste et provocateur invétéré. Ce qui s’annonçait comme un débat sur les limites de l’humour a vite dégénéré en un chaos jubilatoire, un moment de télévision brute et sans filtre, devenu culte avec le temps. Mais une telle émission, aussi mémorable soit-elle, serait-elle encore possible en 2025 ? La réponse est claire : non.

Un plateau hors normes
Dès les premières minutes, le ton était donné. Le Professeur Choron, avec son verbe corrosif hérité de Hara-Kiri et Charlie Hebdo, ne mâchait pas ses mots. Noël Godin, déjà connu pour ses attentats pâtissiers, apportait une énergie anarchique, tandis que Jean-Yves Lafesse injectait une dose d’absurde avec son humour décalé. Jan Bucquoy, quant à lui, poussait la provocation dans une veine plus intellectuelle, évoquant des objets absurdes comme "la banane de Baudouin" ou "le tampax de la reine du Maroc". Ensemble, ils formaient un cocktail détonant, défiant les conventions et les attentes d’un public habitué à des émissions plus policées.
Le direct, véritable marque de fabrique de l’époque, amplifiait l’imprévisibilité. Les producteurs, dépassés, ont dû jongler avec des interventions borderline et des dérapages qui, aujourd’hui, feraient frémir n’importe quel comité de conformité. L’émission, qui durait initialement deux heures, a été partiellement amputée dans ses rediffusions, mais les extraits subsistants témoignent d’un moment où la télévision osait encore le risque.
Une liberté révolue
Ce qui rend Entre Nous si unique, c’est précisément ce qui la rendrait impensable aujourd’hui. À l’époque, les années 90 marquaient une période charnière : la télévision privée, comme RTL-TVI, cherchait à se démarquer par des concepts audacieux, et les régulations étaient bien moins strictes qu’aujourd’hui. Les invités pouvaient s’exprimer sans filet, dans une ère pré-réseaux sociaux où les polémiques mettaient des jours à éclater, pas des minutes.
 

En 2025, plusieurs facteurs rendent une telle émission irréalisable :

    Régulation et censure : Les autorités comme le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en Belgique ou leurs équivalents ailleurs imposent des normes strictes sur le contenu diffusé. Les propos tenus par Choron ou les gestes provocateurs de Bucquoy seraient immédiatement sanctionnés pour "atteinte à la dignité" ou "incitation au désordre".
    Culture de l’offense : L’essor des réseaux sociaux a amplifié la sensibilité du public. Une blague mal calibrée ou une provocation mal interprétée déclencherait un tollé instantané sur X ou ailleurs, forçant les chaînes à s’excuser dans l’heure.
    Format télévisuel : Le direct, jadis un terrain de jeu pour l’improvisation, est aujourd’hui évité au profit de contenus préenregistrés et soigneusement édités. Les chaînes préfèrent jouer la sécurité plutôt que de risquer un scandale.
    Changement d’époque : Les figures comme Choron ou Godin incarnaient un esprit libertaire et anti-establishment qui résonnait dans les années 90. Aujourd’hui, cet humour brut et sans concession est souvent perçu comme dépassé ou trop clivant.

Un héritage en sursis
Entre Nous reste un symbole d’une télévision qui n’existe plus, celle où l’audace primait sur le consensus. Jan Bucquoy lui-même a écrit que ce type d’émission n’a pas "survécu" à sa présence, suggérant que ces expériences ont marqué la fin d’une ère. Les archives, bien que rares, circulent parfois sur des plateformes comme YouTube, rappelant aux nostalgiques ce que la télévision pouvait être : un espace de liberté, même chaotique.
Pourtant, cet héritage est fragile. Les nouvelles générations, habituées à des contenus formatés ou à l’humour plus policé des influenceurs, pourraient ne pas saisir la portée de ce moment. Et si un producteur tentait de ressusciter un tel concept, il se heurterait à une réalité implacable : entre les avocats, les sponsors frileux et les algorithmes de modération, la provocation d’antan n’a plus sa place à l’antenne.
Moralité
Le 25 juillet 1992, Entre Nous a offert deux heures de télévision où tout semblait possible. Choron, Godin, Lafesse et Bucquoy ont repoussé les limites, pour le meilleur et pour le pire. Mais en 2025, cette émission appartient à un passé révolu, un vestige d’une époque où la télévision osait encore se brûler les ailes. Aujourd’hui, elle ne serait pas seulement improbable : elle serait tout simplement interdite.
 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 18:09

Timée (25c-d) :
« Mais ensuite, il y eut des tremblements de terre violents et des inondations, et en un seul jour et une seule nuit de malheur, toute votre armée fut engloutie dans la terre, et de la même manière, l’île Atlantide disparut, submergée dans la mer et perdue à jamais. »

→ Ici, Platon décrit la catastrophe soudaine qui aurait entraîné la submersion de l’Atlantide.

Critias (108e-109a) :
« Pendant de nombreuses générations, tant que la nature divine subsistait en eux, ils obéissaient aux lois et étaient bien disposés envers le divin. Mais quand cette part divine s’éteignit en eux, diluée par trop de mélange avec le mortel, leur caractère dégénéra, et Zeus, voulant les punir, convoqua les dieux pour décider de leur sort. »

→ Cette citation introduit l’idée que la disparition de l’Atlantide serait aussi liée à une punition divine due à la corruption morale de ses habitants.

Critias (121b-c) :
« Et ainsi, après avoir subi le châtiment des dieux, l’île entière fut engloutie par les flots, et la mer, qui était navigable auparavant, devint une étendue infranchissable de boue et de débris. »

→ Platon conclut ici sur l’effondrement final de l’Atlantide, transformant une civilisation florissante en un souvenir englouti.

Platon est l’un des rares auteurs antiques à mentionner l’Atlantide, et ses références se trouvent principalement dans deux dialogues : le Timée et le Critias. Voici quelques citations tirées de ces œuvres, traduites et adaptées pour refléter son propos sur la disparition de l’Atlantide (je me base sur les textes originaux en grec ancien et leurs interprétations classiques)

 


Perpignan, mille ans ça suffit !
Il y a des villes qui s’accrochent à l’existence comme des vieillards à leur dernier souffle, refusant de céder à l’évidence de leur épuisement. Perpignan est de celles-là. Depuis mille ans, elle traîne son histoire comme un fardeau, ses ruelles comme des cicatrices, ses habitants comme des spectres d’une gloire qui n’a jamais vraiment existé. Et voici qu’un homme, un candidat à la municipale de 2026, ose enfin dire ce que tous murmurent dans l’ombre de leur lassitude : « Si vous m’élisez, je ne redresserai pas la ville. Je n’essaierai pas de la sauver. Je mettrai un terme à Perpignan. »

Cet homme, dont le nom importe peu – car les noms ne sont que des étiquettes sur des tombes –, ne promet pas des lendemains qui chantent. Il ne promet rien, sinon la fin. Et dans cette promesse, il y a une étrange sincérité, une lucidité qui tranche avec les mensonges sucrés des autres candidats. Eux parlent de « revitalisation », de « dynamisme », de « patrimoine à valoriser ». Lui, il regarde Perpignan et n’y voit qu’une farce cosmique, un décor usé qu’il est temps de démonter. « Mille ans, c’est assez, dit-il. Toute ville qui dure si longtemps est une offense à l’éphémère. »


Pourquoi vouloir détruire Perpignan ? Non pas par haine, mais par pitié. Cette ville, avec ses platanes fatigués, ses places où le vent semble s’ennuyer, ses habitants qui répètent les mêmes gestes depuis des siècles, n’a-t-elle pas mérité le repos ? Sauver Perpignan, ce serait la condamner à une agonie sans fin, à une survie artificielle, comme un patient branché à des machines qui ne font que retarder l’inévitable. La laisser disparaître, en revanche, c’est lui offrir une dignité qu’elle n’a jamais connue.

Ce candidat ne propose pas un programme, mais une apocalypse douce, une dissolution poétique. Il ne s’agit pas de dynamiter les murs ou d’incendier les archives. Non, sa méthode est plus subtile, plus insidieuse, presque mystique. Il veut que Perpignan s’efface d’elle-même, qu’elle s’oublie, qu’elle devienne une rumeur, un vague souvenir dans la mémoire des cartes. « Une ville ne meurt pas quand on la rase, dit-il. Elle meurt quand plus personne ne croit en elle. »
 

Et nous, habitants de ce théâtre en ruine, que devons-nous penser ? Devons-nous le suivre, cet apôtre de la fin, ou nous cramponner à nos illusions de grandeur ? Peut-être a-t-il raison. Peut-être Perpignan n’est-elle qu’un malentendu, une note de bas de page dans le grand livre de l’absurde. Peut-être est-il temps de dire : « Mille ans, ça suffit. » Et de laisser la ville s’éteindre, comme une chandelle qui a trop longtemps brûlé.

Liste des méthodes pour faire disparaître Perpignan, selon le candidat :

    L’oubli collectif : Encourager les habitants à cesser de prononcer le nom de Perpignan. Plus de panneaux, plus de cartes, plus de souvenirs. Une ville sans nom n’existe plus. « Si nous cessons de la nommer, elle s’effacera comme un rêve au réveil. »
    La désertion silencieuse : Proposer à chaque habitant de partir, un par un, sans bruit, sans explication. Pas d’exode spectaculaire, juste un abandon progressif. « Une ville sans âmes est une coquille vide, prête à s’effondrer sous son propre poids. »
    La dissolution administrative : Supprimer tous les registres, toutes les archives, tous les documents officiels. Sans trace écrite, Perpignan deviendra une fiction. « Une ville n’est qu’un tas de paperasse. Brûlons-la, et elle n’aura jamais existé. »
    L’invasion végétale : Laisser la nature reprendre ses droits. Ne plus tailler les arbres, ne plus désherber les rues, ne plus réparer les murs. En quelques décennies, Perpignan ne sera qu’un jardin sauvage. « La mousse et les ronces sont plus honnêtes que nos monuments. »
    L’effacement symbolique : Démonter les statues, débaptiser les places, effacer les inscriptions. Sans symboles, une ville perd son identité. « Ôtons-lui ses masques, et elle oubliera qui elle est. »
    La migration des souvenirs : Convaincre les habitants de raconter leurs histoires ailleurs, dans d’autres villes, jusqu’à ce que Perpignan ne soit plus qu’un écho dans des récits étrangers. « Une ville ne vit que dans les mémoires. Exilons-les, et elle s’évanouira. »
    Le silence absolu : Instaurer une journée par an où personne ne parle de Perpignan, ne pense à Perpignan, ne regarde Perpignan. Puis une semaine, puis un mois, jusqu’à ce que le silence devienne éternel. « Le silence est le tombeau des villes. »

 Le candidat n’est pas un destructeur au sens littéral, mais un philosophe de l’effacement, un poète de la finitude.

Partager cet article
Repost0
7 avril 2025 1 07 /04 /avril /2025 12:16

---https://www.blast-info.fr/articles/2025/info-blast-louis-aliot-perd-un-nouveau-proces-contre-blast-ucE0hNuYSrKbZ_tvIEa6AA


Le maire de Perpignan, Louis Aliot, également vice-président du Rassemblement national, a été débouté dans un procès en diffamation qu’il avait intenté contre le média Blast. Le jugement a été rendu par le tribunal correctionnel de Perpignan le jeudi 3 avril 2025. 

Cette décision fait suite à une enquête de Blast, publiée en mai 2023, intitulée Contrôle au faciès, interpellations violentes, menaces : À Perpignan, la sale besogne de la « milice municipale » de Louis Aliot, qui documentait les pratiques de la police municipale de la ville. Une seconde enquête, parue en janvier 2024, intitulée Dérives à Perpignan : la police municipale en correctionnelle, avait également été publiée par Blast, accompagnée de documents vidéo.
Denis Robert, directeur de la rédaction de Blast, et le média ont été relaxés des poursuites engagées par Louis Aliot, qui agissait au nom de son conseil municipal et de sa commune. Le tribunal a validé le travail journalistique de Blast, dont les enquêtes restent accessibles au public. Louis Aliot dispose de 10 jours pour faire appel de cette décision.
Par ailleurs, cette semaine a été marquée pour Louis Aliot par une autre condamnation, annoncée le lundi précédent : dans l’affaire des assistants parlementaires européens, il a été condamné à 18 mois de prison, dont 6 mois ferme sous bracelet électronique, une amende de 8 000 euros, et 3 ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.

 

Partager cet article
Repost0
3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 16:38


Après que les opposants au Rassemblement National (RN) se sont délectés du célèbre adage « Dura lex sed lex » (la loi est dure, mais c’est la loi) suite à la condamnation de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires, le maire de Perpignan, Louis Aliot, ne compte pas se laisser faire. Cette affaire, qui a secoué le RN, a été l’occasion pour ses détracteurs de crier victoire. 

Mais, comme le disait Audiard, « les socialistes, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Et Louis Aliot entend bien le leur rappeler.
La gauche locale, toujours prompte à distribuer des leçons de morale, ferait mieux de balayer devant sa porte avant de se poser en parangon de vertu. Frédéric Monteil, directeur de cabinet d’Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, n’hésite pas à fanfaronner sur la « réalité en politique ». Pourtant, sa propre patronne n’est pas irréprochable : mise en examen en 2023 pour « favoritisme, corruption passive, trafic d’influence et recel de fonds », Mme Malherbe traîne elle aussi son lot de casseroles. Un comble, donc, que son entourage ose encore jouer les arbitres de l’élégance morale.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/06/la-presidente-socialiste-du-conseil-departemental-des-pyrenees-orientales-hermeline-malherbe-a-recemment-ete-mise-en-examen-pour-plusieurs-chefs-d-accusation-dont-le-favoritisme-la-corruption-passive-le-trafic-d-influence-passif-et-la-prise-illega

Cette situation jette une lumière crue sur les contradictions de la gauche départementale. 

Pendant que certains s’érigent en chevaliers blancs, leurs propres pratiques sont loin d’être exemptes de reproches. Les affaires qui entachent le Parti socialiste (PS) et ses alliés ne manquent pas, et les Perpignanais ne sont pas dupes de ces postures hypocrites.
Face à cela, Louis Aliot et son équipe poursuivent leur travail avec sérieux et détermination à la tête de Perpignan. Loin des manœuvres de diversion et des joutes politiciennes, ils misent sur une gestion concrète pour convaincre. Car, en démocratie, le seul verdict qui vaille reste celui des urnes. Rendez-vous est pris pour 2026, lorsque les électeurs trancheront.

Voici le communiqué sans la liste des élus socialiste condamnés

" Frédéric GOURIER Délégué départemental adjoint du Rassemblement National des Pyrénées-Orientales Chargé de mission auprès de Louis ALIOT (Vice-président du RN) Conseiller régional d'Occitanie Adjoint-au-Maire de Perpignan au Sud Conseiller communautaire Perpignan Méditerranée Métropole RN66 -

 

Les socialistes ça osent tout, c’est à cela qu’on y a reconnait

La gauche locale, toujours prompte à donner des leçons, fait bon bien de balayer devant sa porte avant de jouer les chevaliers blancs. Frédéric Monteil, directeur de cabinet de Madame Malherbe, ose fanfaronner sur la reality en politique, alors que sa propre présidente asprésident a mis en examen

Madame Hermeline Malherbe, CHRITURE DU Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, et son entourage ne pas passer exempts de apports de communautés. La mise en examen de cette dernière en 2023 pour « favoritisme, corruption passive, trafic d’influence et revenue d’ faill » en capitaux la criante.

Il est donc pour le moins ferique d’entendre son directeur de cabinet se pose en arbitre des élégances morales. Nous rappelons à la suite de ce communiqué toute l’œuvre (exhaustive) du PS en matière d’affaires et de visas.

Louis Aliot et son équipe continue de travail avec sérieux et détermination pour Perpignan.

Les Perpignanais ne sont pas dupes, trancheront, la Haye des postures politiques et des manœuvres de diversion. Le seul verdict qui compte en démocratie, c’est le anniversaire des urnes. Rendez-vous-il en 2026"

-

Partager cet article
Repost0