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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 15:57

Françoise Fiter, conseillère départementale du canton de Perpignan III, se dresse comme une silhouette singulière dans le théâtre brumeux des Pyrénées-Orientales. Sous la bannière écarlate du Parti communiste français (PCF), elle arpente les couloirs du Conseil départemental, une chandelle vacillante dans la nuit des injustices, une voix qui résonne comme un écho des steppes révolutionnaires d’antan. Mais, ô lecteur, voter pour cette flamme rouge, n’est-ce pas un choix qui projette des ombres étranges sur les destinées de la santé, des seniors et des handicapés ? Non point pour juger, mais pour scruter, .
 

Françoise Fiter, telle une héroïne échappée d’un conte où les âmes se vendent pour un idéal, porte en son cœur la foi ardente du PCF : la justice pour les humbles, la solidarité pour les oubliés. 

Au sein de cette assemblée départementale, où les délibérations bourdonnent comme des mouches autour d’un chandelier, elle brandit son étendard pour les plus faibles, rêvant de bâtir des remparts de pierre publique contre les vents froids de l’infortune. La santé, les vieux aux cheveux d’argent, les corps entravés par le sort — ces domaines, confiés aux mains du département, pourraient sous son souffle communiste se parer de lourds manteaux collectifs, tissés de taxes et de rêves égalitaires. Mais, hélas ! D’autres âmes, plus terre-à-terre, trottinent sur des sentiers divergents : ici un marchand pragmatique propose des alliances avec l’or privé, là un fonctionnaire méticuleux ajuste les cordons de la bourse pour une efficacité mesquine. Chaque choix, une lanterne différente dans la brume.
Voter communiste, c’est donc allumer une torche qui éclaire d’un feu particulier les ruelles tortue* des Pyrénées-Orientales.

Pour les uns, c’est une lueur héroïque, un phare dans la tempête des misères ; pour les autres, une flamme trop vive, qui risque de consumer la fragile charpente des réalités quotidiennes. À Perpignan, sous le regard perçant de Françoise Fiter, ce choix devient une comédie humaine, où les rires et les larmes se mêlent dans l’éternelle quête d’un monde meilleur — ou d’un monde simplement vivable. Et toi, lecteur, que vois-tu dans ce miroir ? Une âme en quête de rédemption, ou un reflet grotesque de nos propres illusions ?

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1 avril 2025 2 01 /04 /avril /2025 22:09

La condamnation de Louis Aliot le 31 mars 2025 dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National (RN) a effectivement des implications politiques majeures pour les élections municipales de Perpignan en mars 2026, mais elle ne garantit pas automatiquement un avantage décisif à son principal concurrent, Bruno Nougayrède. Analysons la situation.

Louis Aliot, maire RN de Perpignan depuis 2020, a été condamné à 18 mois de prison (dont 6 mois ferme sous bracelet électronique), 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, sans exécution provisoire. Cela signifie qu’il conserve son poste de maire jusqu’à la fin de son mandat en 2026, sauf si une condamnation définitive intervient avant. Ayant fait appel, il reste éligible pour se représenter en 2026, tant que le procès en appel n’est pas conclu. Si les recours juridiques (appel, voire cassation) retardent une décision définitive au-delà de mars 2026, Aliot pourrait briguer un second mandat, ce qui complique les calculs de ses adversaires.

Bruno Nougayrède, figure montante de l’opposition de centre-droit et porte-parole de l’association 100 % Perpignan, s’est positionné comme le principal challenger d’Aliot. 

Sa stratégie repose sur une critique systématique du bilan d’Aliot (qu’il juge marqué par l’immobilisme et le manque d’exemplarité) et sur une consultation citoyenne visant à fédérer les Perpignanais autour d’un projet alternatif. Les résultats de cette consultation, publiés en mars 2025, révèlent un mécontentement notable : 42 % des répondants ne sont pas fiers de vivre à Perpignan, citant des problèmes de propreté, de sécurité et d’attractivité du centre-ville. Nougayrède capitalise sur ce « désamour » pour proposer une vision de renouveau.

La condamnation d’Aliot pourrait renforcer les chances de Nougayrède de plusieurs façons. 

Premièrement, elle ternit l’image d’Aliot, un atout que Nougayrède exploite déjà en insistant sur l’exemplarité attendue d’un maire. Il a qualifié le verdict de « jour sombre pour Perpignan », soulignant le désarroi des habitants face à un maire condamné. Deuxièmement, elle pourrait démobiliser une partie de l’électorat RN ou pousser des électeurs modérés à chercher une alternative, potentiellement en faveur de Nougayrède, qui se présente comme un candidat de rassemblement au centre-droit. Enfin, si l’appel d’Aliot aboutit à une inéligibilité confirmée avant 2026, Nougayrède affronterait un adversaire affaibli ou un remplaçant moins charismatique, comme Patricia Fourquet, désignée par Aliot comme successeure potentielle.


Cependant, plusieurs facteurs limitent cet avantage. 

Aliot reste une figure politique implantée, bénéficiant d’une base électorale fidèle au RN. Un sondage IFOP de mars 2025, commandé par la mairie, indiquait que 70 % des Perpignanais étaient satisfaits de son action, bien que ce chiffre soit contesté par l’opposition. Sa stratégie de victimisation – dénonçant une « injustice » judiciaire – pourrait galvaniser ses soutiens, à l’image de précédents succès électoraux de leaders RN malgré des controverses. De plus, le calendrier judiciaire joue en sa faveur : un procès en appel pourrait ne pas se tenir avant 2026, lui permettant de se présenter. Enfin, l’opposition à Perpignan reste fragmentée, avec d’autres candidats potentiels comme Agnès Langevine (Place Publique) ou David Bret (LR), ce qui pourrait diviser le vote anti-Aliot et bénéficier au maire sortant.

Pour Nougayrède, la clé sera de transformer le mécontentement local en dynamique électorale tout en unifiant la droite et le centre derrière sa candidature. 

Sa capacité à proposer un projet concret et à surmonter son déficit de notoriété face à un Aliot nationalement connu sera déterminante. La condamnation d’Aliot lui offre une opportunité, mais pas une victoire assurée. En l’état, ses chances augmentent, mais elles dépendent autant de sa propre campagne que des aléas judiciaires et de la résilience politique d’Aliot. Le scrutin de 2026 s’annonce donc serré et incertain.

Bruno Nougayrède était en direct Au Cochon Hardi pour présenter la somme et les réflexions issues du questionnaire auprès de 3000 Perpignanais qui ont répondu pour qu'on les écoute...

 

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1 avril 2025 2 01 /04 /avril /2025 19:32

Suite à la condamnation de Louis Aliot dans l'affaire des attachés parlementaires du RN, il y a eu quantité de réactions surtout de la part de ceux qui préparent des listes d’oppositions, ou plutôt de positions! Donc la ligue d'improvisation s'est de nouveau mise en branle, mais comme toujours pour parler aux convaincus et autres clients (au sens romain, pas tapin...). Louis Aliot , condamné, mais toujours maire. "Avec un peu de chance," pensent avec une joie mauvaise ses concurrents, l'appel arrivera trop tard, où le vice-président du RN sera de nouveaux condamnés, et même avec une nouvelle pièce dans le Juke-box de la Cour de cassation...Enfin, chacun fait ses calculs, imagine une martingale, une combinaison d'alliances et de trahisons qui permettrait de succéder à l'ex (Luttor) de Marine le Pen . Et c'est une série de déclarations dans la presse et les réseaux !

Bruno Nougayrède
Perpignan mérite mieux.

Je prends acte de la décision de justice qui condamne Louis Aliot à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme sous bracelet électronique, et le déclare inéligible pour trois ans.
C’est un jour sombre pour Perpignan. Une nouvelle fois, notre ville fait la une de l’actualité nationale pour de tristes raisons. L’image de Perpignan en ressort là encore abîmée.
Un maire doit être irréprochable. L’exemplarité n’est pas un luxe, c’est un devoir. La morale en politique ne doit pas être un slogan, encore moins une promesse trahie.
Je comprends le désarroi de nombreux Perpignanais. Comment s’étonner que tant de citoyens se détournent des urnes quand ceux qu’ils ont élus déçoivent aussi gravement ? Je pense particulièrement à celles et ceux qui, en 2020, avaient sincèrement cru que Louis Aliot allait changer les choses.
Il est temps d’ouvrir une nouvelle page. De réconcilier les Perpignanais avec la politique par la vérité, le travail et l’action. En 2026, nous aurons à faire un choix crucial pour l’avenir de notre ville. Il faudra tourner cette page. Et ensemble, redonner à Perpignan la fierté qu’elle mérite.
#procesrn #LouisAliot #justice #fierdeperpignan

Unitat Catalana
🔷 Unitat catalana déplore que les perpignanaises et perpignanais aient une fois encore à souffrir la honte de leur maire condamné hier pour détournement de fonds publics à 18 mois de prison dont 6 mois ferme sous bracelet électronique et 30 000 euros d’amende.
Cela fait de Louis Aliot le premier délinquant à la tête de la Fidelíssima.
Désormais la seule chose qui rayonnera dans l’obscurité économique, sociale et culturelle dans laquelle Louis Aliot a plongé notre ville sera le voyant rouge du bracelet électronique à sa cheville.
🔹Vivement le printemps 2026 que Perpignan la catalane retrouve sa fierté et sa lumière,
🔹 Unitat est plus que jamais déterminée à ouvrir ce chemin

Agnès Langevine
Je prends acte, comme tous les Perpignanais, de la condamnation du maire pour détournement de fonds publics.
Plus que le sort personnel de Louis Aliot qui a enfreint la loi, c’est le sort de Perpignan qui me préoccupe fortement. Après 5 ans d’inaction et de faible implication pour transformer la vie quotidienne des habitants, notre Ville n’est pas pour autant libérée de sa gestion par l’extrême droite. C’est pourquoi, rien ne change dans mon engagement pour rassembler, fédérer les forces vives de Perpignan La Catalane pour résoudre les vrais problèmes des Perpignanais. L’écoute, le dialogue et la volonté d’apaisement seront plus que jamais mes boussoles dans les prochains mois qui nous séparent des élections municipales.

En fait, il est impossible de ne pas réagir, pour garder de la visibilité et montrer qu'on a, à titre personnel ou en tant que composant de liste sur les "tartines blocs" ou les "statines blocs" (contre le mauvais cholestérol) . Mais la ville et les habitants font toujours office de spectateurs dans ce qui ressemble de plus en plus au film des Monty Pithon's "La vie de Brian"

 Imaginons Louis Aliot, maire de Perpignan, projeté dans l’univers absurde des films des Monty Python. Voici une petite exploration humoristique de ce que cela pourrait donner :
Louis Aliot se retrouve soudain dans Monty Python and the Holy Grail (Sacré Graal !). Il chevauche un destrier invisible, imitant le bruit des sabots avec des noix de coco, aux côtés du Roi Arthur (Graham Chapman). Lorsqu’Arthur lui demande : « Qui êtes-vous, brave chevalier ? », Aliot, fidèle à son franc-parler, répond : « Je suis Louis Aliot, maire de Perpignan, et je n’ai pas voté pour vous ! » Ce à quoi un paysan (John Cleese) rétorque : « Écoutez, un maire qui arrive sans cocotiers ni mandat divin, ça ne fait pas un roi ! » Aliot, perplexe, tente de négocier avec les Chevaliers qui disent "Ni", mais se perd dans leurs exigences absurdes de buissons et de harengs.
Dans Life of Brian (La Vie de Brian), Aliot pourrait être pris pour un prophète par erreur. Alors qu’il tente d’expliquer sa vision politique à une foule en sandales, ceux-ci crient : « Il est le Messie ! » Embarrassé, il proteste : « Non, je suis juste un élu local ! » Mais la foule, brandissant des sandales et des pancartes, le suit en chantant des slogans détournés. Lorsqu’il croise Brian (Chapman) fuyant les Romains, Aliot tente de lui donner des conseils de campagne : « Brian, il faut un meilleur slogan que ‘Toujours regarder le bon côté de la vie’ ! »
Enfin, dans The Meaning of Life (Le Sens de la vie), Aliot se retrouve dans le sketch du restaurant avec Monsieur Creosote. Alors que ce dernier explose après un dernier wafer, Aliot, pragmatique, déclare : « Voilà ce qui arrive quand on ne gère pas bien son budget municipal ! » Plus tard, lors de la séquence sur le sens de la vie, il propose sa propre réponse : « Soyez sérieux, travaillez dur, et évitez les lapins tueurs. »

 

 

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31 mars 2025 1 31 /03 /mars /2025 12:41

Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, vient de recevoir une leçon implacable de la justice. Condamné dans l’affaire des assistants parlementaires fictifs, il écope d’une inéligibilité , et avec elle, mais maintient son mandat. La politique a ses règles, et aujourd’hui, elles ne jouent pas en sa faveur.

Le tribunal n’a pas tremblé : 18 mois de prison dont 12 avec sursis, 30 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Exécution provisoire. Traduction : Aliot n’a plus de siège, plus de campagne à mener, plus d’ambition électorale à court terme. Un coup d’arrêt net, brutal, chirurgical.

Peut-il faire appel ? Bien sûr. Mais l’appel , c’est une formalité. La machine judiciaire avance, imperturbable, pendant que Perpignan se prépare à un changement de cap.

Cela dit, il reste un détail intéressant : le soutien de la population. Un sondage Ifop commandé début mars le créditait d’un solide 70 % de satisfaction. Un chiffre qu’il a habilement mis en avant, relayé par Marine Le Pen elle-même : « Essayez le Rassemblement national, c’est l’adopter ! ». Mais la popularité n’efface pas une condamnation.

Il reste un espoir, ténu, fragile : que son appel modifie ou annule l’exécution immédiate de la peine. Mais le temps joue contre lui. Si la décision finale ne tombe pas avant 2026, les élections municipales se dérouleront sans lui. Jusqu’à nouvel ordre, son avenir politique n’est plus entre ses mains.

 

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30 mars 2025 7 30 /03 /mars /2025 18:11

"L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire. Il se produit lorsqu'en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait que l'on voulait dissimuler attire et concentre l'attention médiatique.

Ainsi, les efforts déployés par une personne pour masquer ou supprimer une publication, ou encore faire retirer un produit du commerce, conduisent à l'exposition et à la médiatisation de ce que cette personne désirait que l'on ne sache pas ou que l'on ne voie pas. Il s'agit donc à proprement parler d'un effet pervers[1] de la démarche, qui est d'ailleurs renforcé par internet." https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Streisand

La Catalogne... Une terre de poésie et de feu, où l’orgueil danse avec l’indignation. Imaginez une nation qui, depuis des siècles, oscille entre l’élan de l’indépendance et l’étau de la répression. 2017 n’a été qu’un nouvel acte dans cette tragédie ibérique, un chapitre où la ferveur s’est heurtée à la froideur bureaucratique de Madrid et la trahison de l'Union Européenne qui avait laissé se développer l'idée de la possibilité de grandes régions fédérées dans des états nations aux souverainetés diluées et transférées à coups de traités.

 

Le 1er octobre, un référendum interdit, mais ô combien symbolique, a embrasé les rues. Un peuple, le bulletin de vote en main, prêt à braver l’ordre établi. Et face à lui, des forces de l’ordre espagnoles, casquées et déterminées, usant de leur matraque comme d’un argument irréfutable. Plus de mille blessés. Des images qui ont fait le tour du monde. Des visages ensanglantés, des corps traînés au sol, des voix étouffées. Un parfum de déjà-vu, un relent de l’ombre franquiste planant sur Barcelone.

Puis vint le 27 octobre. Une déclaration unilatérale d’indépendance, une bravade audacieuse mais éphémère. Quelques instants de gloire, puis la riposte. L'article 155, Madrid qui reprend la main, le gouvernement catalan dissous, des leaders en fuite, d’autres en prison. Puigdemont, exilé et traqué comme un vieux renard rusé. Junqueras, enfermé derrière des barreaux qui ne font qu’alimenter la flamme de la cause.

Et ensuite ? Un goût amer. Une gueule de bois politique. Un rêve brisé et une Catalogne fracturée. D’un côté, les irréductibles, persuadés que cette défaite n’est qu’une bataille de plus dans une guerre ancestrale. De l’autre, les lassés, les pragmatiques, ceux qui en ont assez de voir leur quotidien parasité par un conflit sans issue.

Mais c’est cela, la Catalogne. Une identité façonnée par la lutte, hantée par la mémoire. Un peuple qui avance, blessé mais debout, piégé entre l’aspiration à la souveraineté et l’implacable réalité d’un monde où les idéaux s’écrasent souvent contre le mur de la politique. Et Madrid, impassible, attendant que l’orage passe, comme elle l’a toujours fait.

Et voilà qu'un inconnu, un nommé "Person" à peine introduit directeur de "casa de la généralitat" à Perpignan dans un compte-rendu au parlement de Catalogne à Barcelone déclare qu'il n'y a pas de "Catalogne Nord, qu'il faut dire Pyrénées-Orientales!" et qu'en gros "personne parle le catalan" à cet endroit ! Réaction en chaîne plus au Sud qu'au Nord par "effet Streisand" et voilà que le sentiment identitaire catalan se coagule de nouveau grâce à cet événement. S'il n'y a pas de "Catalogne nord", il n'y a pas de "Pays Catalan" , et on peut bien jumeler Perpignan et Palma de Majorque en franco/Espagnol et donner raison au maire RN Louis Aliot !   "Person" est une nomination de la présidence de la Généralitat d'obédience socialiste qui n'a pas un taux de patriotisme locale ou national trop élevé dans son ADN. Mais comme l'ancien Premier ministre espagnol Rajoy a donné des ailes à l'envie d'indépendance aux Catalans. Les déclarations de "Christopher Person" (il y a des millions de gens qui savent désormais qu'il est quelqu'un.) ont réveillé un sentiment d'insécurité de l’identité...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/03/les-anciens-directeurs-de-la-maison-de-la-generalitat-a-perpignan-exigent-le-licenciement-de-l-actuel-directeur.html?fbclid=IwY2xjawJWU-FleHRuA2FlbQIxMQABHdtVu92nHnl7HuCkuyGhZXNhlSYeyslvHBrtXONR06Cxi3dMAlNST4_Exw_aem_jMDTIC0Zw6tWOrr6Zar-BwVoir l'émission satyrique de TV3, "Polonia" (qui avait fait une excellente parodie sur Manel Valls à Barcelone) , en met scène une nouvelle avec le président de la Généralitat qui essaie de prononcer "Catalogne nord" au désormais fameux "Christopher Person" https://www.3cat.cat/3cat/salvador-illa-ajuda-a-christopher-person-a-pronunciar-catalunya/video/6332382/?fbclid=IwY2xjawJWVDlleHRuA2FlbQIxMQABHVEGTXCDzo86wjArdwcij2wjNTe9pKtXZ8pJoVa8uCuigtu4e8ABbg9eMQ_aem_162j_zav525n7nPr-EN82w. Et des tas d'article ressorte le nom du regretté Llorenç Planes https://www.elnacional.cat/ca/efemerides/neix-llorenc-planes-nord-catala-popularitzar-terme-catalunya-nord-marc-pons_1389419_102.htmlcréateur du mot concept "Catalogne nord" en 1970, par le billet de son livre : "Le petit livre de la Catalogne Nord".https://www.elnacional.cat/ca/cultura/catalunya-nord-pirineus-orientals_1389680_102.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwY2xjawJWM2pleHRuA2FlbQIxMQABHTKwqH0gt2GUhwCwcWoGJkPKnUXwcpKupaCGA9q_X3CYC7cC4vWFtYqeyQ_aem_fQVDhjQt_rRCAUqcv8VexQ#Echobox=1743313769 Les Catalans, sont-ils des phénix, faut-il les brûler pour qu'ils renaissent de leurs cendres ?

Un rêve d’indépendance, une blessure ouverte, une question suspendue : la Catalogne restera-t-elle à jamais une promesse inachevée ?

 

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29 mars 2025 6 29 /03 /mars /2025 20:46

Le maire de Millas, Jacques Garceau, a annoncé sur sa page Facebook que l'ancien Premier ministre et actuel maire du Havre, Édouard Philippe, s'est rendu discrètement dans la commune pour rendre hommage aux victimes de l'accident tragique survenu en 2017. Accompagné de M. Garceau, M. Philippe a déposé une gerbe à la stèle érigée en mémoire des "petits anges" de Millas. Le maire a exprimé sa gratitude envers M. Philippe pour cette attention particulière.

Après cet hommage, Édouard Philippe a salué les agents municipaux et a échangé avec le maire sur divers sujets. Jacques Garceau a remercié l'ancien Premier ministre pour son écoute et son engagement.

Pour rappel, le 14 décembre 2017, une collision entre un car scolaire et un train régional au passage à niveau de Millas avait causé la mort de plusieurs collégiens et blessé de nombreux autres. Ce drame avait profondément marqué la communauté locale et suscité une vive émotion à travers le pays.

La visite d'Édouard Philippe témoigne de la solidarité nationale envers les familles des victimes et les habitants de Millas, toujours affectés par cette tragédie.

 

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28 mars 2025 5 28 /03 /mars /2025 19:59

L'archipel contre attaque a repris l'article à sa sauce, mais vous pouvez lire l'original en cliquant ici ou plus bas

Ah, Villeneuve-de-la-Raho. Son lac, son climat ensoleillé, ses vignobles… et bien sûr, son projet de golf, ce mirage verdoyant qui semble se dérober dès qu’on croit l’atteindre. Il faut dire que cette magnifique oasis de fairways et de greens n’est pas qu’un simple terrain de jeu pour golfeurs en quête de perfection. Non, c’est une véritable saga, un feuilleton palpitant où même les plus fervents amateurs de sport à la petite balle blanche commencent à douter de son existence future. Et lorsque même les revues spécialisées en golf froncent les sourcils, on comprend que l’affaire devient sérieuse.

voir article Fairway ici

Imaginez un peu : un vaste projet de 160 hectares, un resort de 62,5 hectares, un hôtel 4 étoiles, un parcours 18 trous, un pitch and putt de 6 trous, un practice… Ajoutez à cela la promesse écologique suprême – la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage – et saupoudrez le tout de quelques centaines de villas luxueuses. Un rêve, un eldorado golfique, un monument à la grandeur entrepreneuriale ! Du moins sur le papier.

Mais voilà, dans la réalité, ce qui devait être une idylle entre business et nature s’est transformé en un labyrinthe juridique et environnemental. 

Des militants s’opposent, des procédures judiciaires s’accumulent, et même le ministre de la Transition écologique de l’époque, Christophe Béchu, y est allé de son petit commentaire en qualifiant ce projet d’« anachronique » – un mot savamment choisi pour dire poliment « complètement à côté de la plaque ».

Mais ne soyons pas injustes. 

Après tout, le golf est souvent mal-aimé. On lui reproche d’être un gouffre à eau, un nid à pesticides, un destructeur de milieux naturels… Pourtant, certains experts en écologie nous rappellent que les parcours peuvent aussi abriter une biodiversité précieuse. La Fédération française de golf (FFG) clame d’ailleurs haut et fort son engagement pour l’environnement, un peu comme une multinationale pétrolière qui vante ses efforts pour la transition énergétique.

Et puis, il y a l’inévitable volet judiciaire, parce que quel grand projet se respecte sans quelques casseroles ? 

Entre soupçons de fraudes, possibles conflits d’intérêts et transactions foncières douteuses, l’affaire a atterri entre les mains des enquêteurs de la gendarmerie de Montpellier. La Gazette du Roussillon rapporte que des élus auraient bénéficié de terrains à des prix défiant toute logique économique. Un pur hasard, sans doute.

Alors, verra-t-on un jour les premiers golfeurs fouler ces greens immaculés ? 

Difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que Villeneuve-de-la-Raho est en passe de devenir une légende locale, non pas pour ses exploits sportifs, mais pour son habileté à repousser, année après année, la frontière entre rêve et illusion. En attendant, les promoteurs continuent d’afficher fièrement leurs belles maquettes sur leurs sites internet. Après tout, un joli visuel, c’est déjà un bon début, non ?

 

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28 mars 2025 5 28 /03 /mars /2025 12:45

“Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.”

 Emil Michel Cioran / Ecartèlement


Oh, quelle farce sublime, quel chef-d’œuvre de l’absurde humain ! Louis Aliot, ce grand stratège de l’ombre, maire RN de Perpignan, risque 18 mois de prison – dont 12 gentiment suspendus, comme une épée de Damoclès en papier mâché –, 30 000 euros d’amende (une broutille pour un homme de sa trempe), et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Inéligibilité ? Allons, un détail ! Le voilà prêt à se réincarner en employé modèle au cabinet du maire – son propre cabinet, bien sûr, car qui d’autre pourrait supporter un tel génie méconnu ? Un phoenix renaissant de ses cendres juridiques, prêt à reprendre son trône en 2026, après six mois d’exil dans les coulisses de sa propre mairie. Quelle audace, quelle leçon de survie dans ce cloaque qu’est la politique !

Et pendant ce temps, son équipe, ces fidèles pantins, vacille entre stupeur et résignation. « Une femme à la tête de la ville ? » s’étrangle un anonyme de la majorité, la gorge nouée par cette trahison radiophonique. 

Patricia Fourquet, « une dame sans ambition », dit-il, comme si l’ambition était un défaut dans ce marécage de vanités. Charles Pons, premier adjoint, claque la porte – un sursaut d’orgueil ou une fuite devant l’inéluctable ? Nul ne bronche trop fort, car « c’est lui le chef », et dans ce théâtre de l’absurde, on attend le verdict de lundi comme on attendrait la chute d’un couperet rouillé.
Le tableau est presque trop beau : un parti, le RN, accusé d’avoir siphonné entre 5 et 7,5 millions d’euros du Parlement européen, avec pour seul exploit d’Aliot un SMS – un SMS ! –, vestige dérisoire d’un emploi fictif. 

« Abus de confiance », « escroquerie », « usage de faux » : une litanie de chefs d’accusation qui sonne comme un hymne à la médiocrité triomphante. Et à Perpignan, la mairie tremble sous les coups du scandale : harcèlement, plaintes, graffitis racistes – « Sale Arabe » sur les murs de l’adjointe à l’urbanisme, Soraya Laurago, deux mois de silence complice avant qu’elle ne craque. Une agente municipale suit, brisée par la machine. 

Véronique Aliot, épouse omnipotente, règne en despote domestique, écrasant les élus pour la « paix des ménages ». Quelle touchante harmonie conjugale ! https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/01/perpignan-ne-peut-etre-une-proie-et-la-democratie-locale-ne-peut-etre-un-butin-par-robert-dainar.html

Cioran, s’il daignait lever les yeux de son néant, rirait sans doute de ce spectacle : l’homme politique, cet éternel charlatan, jonglant avec ses propres ruines, s’accrochant à son petit pouvoir comme un naufragé à une planche pourrie. Perpignan, microcosme d’une France qui s’effrite, où le copinage et la mesquinerie tiennent lieu de gouvernance. Lundi, le verdict tombera, et avec lui, peut-être, un éclat de rire amer : car dans ce monde où tout est permis à ceux qui osent, la justice elle-même semble une plaisanterie fatiguée.

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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 16:03

 

Mesdames, Messieurs, amateurs de l’écran court et du verre long, permettez-moi, à la manière de votre serviteur Sasha Guitry, de vous conter avec un soupçon d’ironie et une pincée de panache la 43e édition des Rencontres du court-métrage de Cabestany, qui vient de s’achever en ce doux mois de mars 2025. Sous la présidence éclairée de Florent Pallares, cet homme qui, tel un maestro, orchestre depuis des lustres cette symphonie d’images brèves avec une passion que beaucoup envieraient, ce festival a une fois encore fait vibrer les âmes et chatouiller les rétines.

Imaginez donc, en 1981, un certain André Abet, en collaboration avec la ville de Cabestany, planta une graine qui, d’année en année, a fleuri en une manifestation aussi charmante qu’un apéritif en terrasse. 47 œuvres proposées, aux émotions multiples, des réalisateurs internationaux : Levil / Alex Mn / Meryl Estraña / David Alonso / Remy Masdeu / Edouard Thomas / David Bravo / Alexandre Nicot / Charles Ritter / Marie Guillard / Lewis Eizykman / Cédric Prévost…
Quelle fierté d’avoir réuni, autour d’André Bonzel, un si beau jury : Delphine Poudou, Thierry Serbeto, Lucie MoMa, Lou Baron, Jean-Luc Charles et Sarah-Laure Ess !

Quarante-trois ans plus tard, des milliers de films, venus d’une centaine de pays – rien que ça ! – ont afflué, et quarante-sept d’entre eux, triés sur le volet, ont eu l’honneur de défiler sous les yeux d’un public toujours plus nombreux. Car oui, à Cabestany, on ne se contente pas de projeter des films : on crée des rencontres, on trinque avec un « verre de l’amitié » – une tradition qui, je le confesse, me sied à merveille – et on célèbre l’art dans une convivialité qui manque parfois à nos grandes messes cinématographiques.
Cette année, du 20 au 23 mars, le rideau s’est levé avec un hommage à la Fondation Film Spring Open, qui fêtait ses vingt printemps, et un flashmob réunissant trois cents âmes, dont des cinéastes locaux – une joyeuse sarabande pour ouvrir les festivités.
Puis vint le Concours de Courts Catalan, une tradition depuis 2009, où Andorre, Catalogne, Roussillon et même le Canada ont croisé le fer à coup de pellicule. Le vendredi, les enfants ont eu leur part de rêve avec des courts d’animation, pendant que les grands se délectaient des expositions d’artistes aux noms aussi chantants que Sylvie Dabazach ou Céline Dabazach. Et que dire du jury, présidé par André Bonzel, l’homme de C’est arrivé près de chez vous, qui, avec le public, a dû trancher dans ce vivier de talents, une tâche aussi ardue que de choisir entre un bon vin et un excellent cognac.
Mais, me direz-vous, qu’en est-il de cette visibilité du grand public, ce Graal que le court-métrage poursuit comme un amant éconduit ?
À Cabestany, on y travaille avec cœur. Florent Pallares, tel un chevalier du septième art, porte haut cette bannière, offrant une tribune à des cinéastes en herbe et un écrin à des œuvres qui, ailleurs, resteraient dans l’ombre. Pourtant, comparons un instant avec le Chouette Festival de Carcassonne, orchestré par la non moins talentueuse Delphine Poudou. Là-bas, on mise sur une approche différente : plus intimiste, peut-être, mais tout aussi fervente, avec un accent mis sur l’éducation et la découverte dans un cadre médiéval qui ajoute une touche de poésie. Si Cabestany brille par son ampleur et son rayonnement international, Carcassonne cultive une proximité qui séduit les âmes curieuses. Deux philosophies, deux écrins, mais un même amour du format court.
Le hic, mes amis, c’est que le court-métrage, malgré ces nobles efforts, reste un peu le parent pauvre du cinéma.
Le grand public, hélas, lui préfère souvent les longues épopées où l’on a le temps de s’assoupir entre deux scènes. À Cabestany, on attire les foules, certes, mais au-delà des frontières du festival, comment faire pour que ces pépites percent l’écran du quotidien ? Peut-être en osant davantage l’audace médiatique, en s’invitant dans les écoles, les télévisions, voire – soyons fous – les plateformes de streaming qui régentent nos soirées. Le Chouette Festival, avec ses ateliers pédagogiques, montre une voie ; Cabestany, avec son énergie festive, en trace une autre. Et si l’avenir était dans une alliance des deux ?
Un festival qui éduque et qui enivre, qui instruit et qui fête ?
En attendant, la 43e édition de Cabestany s’est close sur des applaudissements nourris, des verres levés et des promesses de retrouvailles. Florent Pallares, ce diable d’homme, a encore réussi son pari : faire du court un art grand. Mais gageons qu’il rêve, comme moi, d’un jour où le court-métrage ne sera plus une curiosité pour initiés, mais une habitude pour tous. À bon entendeur, salut, et à l’année prochaine pour un nouveau toast à l’image !

Les 43e Rencontres du court-métrage de Cabestany, qui se sont déroulées du jeudi 20 au dimanche 23 mars 2025 au centre culturel, ont été marquées par une énergie débordante et une créativité hors normes grâce à leurs présentateurs vedettes : Bénédicte Fenech et Cyril Delon ! Ce duo explosif a véritablement enflammé les 4 jours de festival avec des prestations toniques et originales, transformant chaque instant entre les projections en un véritable spectacle vivant. Loin des animations fades et préfabriquées qu’on pourrait croiser dans une tête de gondole de supermarché – même à Venise, soyons sérieux ! , leur talent a apporté une fraîcheur et une spontanéité qui ont captivé le public sans jamais laisser place à l’ennui.

Bénédicte Fenech, actrice et comédienne dans l’univers du court-métrage(elle a joué dans "Courir toute nue dans l’Univers" de Guillaume Levil https://www.guillaumelevil.fr/?page_id=1217), a illuminé la scène par sa présence pétillante et son sens aigu de la répartie. Connue pour ses rôles dans plusieurs productions de Cyril Delon, comme Specimen ou encore AVJC, elle n’est pas qu’une simple interprète : elle incarne une passion communicative pour le cinéma. Son implication dans le festival est intense à son image, et son aisance à jongler entre humour et émotion a fait d’elle une maîtresse de cérémonie hors pair, capable de tenir le public en haleine entre deux films.
Quant à Cyril Delon, il est bien plus qu’un animateur talentueux : c’est une figure incontournable du cinéma indépendant ! Réalisateur, scénariste, producteur et vice-président du festival, cet enfant de Perpignan déborde d’énergie et d’idées. À la tête de sa société A304Prod, il a déjà signé une vingtaine de courts-métrages primés, dont certains ont brillé jusqu’au Short Film Corner de Cannes. Son dernier bijou, So What, récompensé par le prix du public au festival SMR13 en 2024, témoigne de son génie créatif. Sur scène, il apporte une touche de folie maîtrisée et une passion contagieuse, faisant de chaque transition un moment de pur plaisir.
Ensemble, Bénédicte et Cyril forment un tandem électrique qui ne se contente pas de présenter les films : ils les vivent, les célèbrent et les partagent avec une générosité rare. Leur alchimie est palpable, mêlant complicité et improvisation brillante, pour offrir au public une expérience qui va bien au-delà d’une simple animation. Pas de script ennuyeux ou de blagues recyclées ici, mais une vraie célébration du cinéma, portée par deux artistes qui savent rendre chaque seconde mémorable. À Cabestany, on ne s’ennuie jamais entre les films, et c’est à eux qu’on le doit !

 

Coupez ! Les 43e Rencontres du court-métrage de Cabestany ! article, interview et vidéos par Nicolas Caudeville
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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 13:57

"Selon moi, la cuisine est une métaphore de la culture. Manger, c'est tuer et ingurgiter un être qui a été vivant - animal ou plante. Si nous dévorions l'animal mort ou la laitue arrachée tels quels, d'aucuns diraient que nous sommes sauvages. Maintenant, si nous faisons mariner la bête en vue de l'accommoder plus tard avec des herbes de Provence et un verre de vin vieux, alors nous avons mis en œuvre une délicate opération culturelle, fondée à parts égales sur la brutalité et sur la mort."

 Les Recettes de Carvalho ,Manuel Vázquez Montalbán

À L'OCCASION DU DÉBAT SUR LA GASTRONOMIE CATALANE NORD ORGANISÉ PAR UNITAT CATALANE AU HALL 5 ET CUISINÉ PAR "PAPA OURS CORNER" ALIAS TONY BEAUGRAND , ANIMÉ PAR MATHIEU PONS I SERRADEIL ET FAITE PAR JEAN LHÉRITIER , MARIE COSTA ET LE RESTAURANT PERPIGNANAIS LE CATALOGNE. DANS L'ASSEMBLÉE, NOUS AVONS IMPROVISÉ UNE ÉMISSION AVEC L'ANCIEN DÉPUTÉ EUROPÉEN MIQUEL MAYOL, LA MAIRE D'AMÉLIE LES BAINS MARIE COSTA ET LE NOUVEAU CONSEILLER DÉPARTEMENTAL D'UNITAT CATALANA jAUME PAUL, AINSI QUE LE CUISINIER "PAPA OURS" LA CONFÉRENCE EST EN CATALAN , LES INTERVIEWS EN FRANÇAIS.


Il y a des terres qui murmurent à votre palais avant même que vous n’y posiez une fourchette, et le Roussillon, cette Catalogne Nord accrochée aux Pyrénées comme une vieille vigne tordue, en fait partie. J’imagine un soir au Hall 5, chez ces Cinq Éléments, où Jean Lhéritier, Marie Costa, Le Catalogne et Mathieu Pons-Serradeil ont décidé de secouer les braises d’une cuisine qui sent la mer, la pierre chaude et les herbes sauvages. Un Debat sobre la cuina nord-catalana, suivi d’un sopar – un dîner, pour les non-initiés – et d’un tast de vins. Réservation obligatoire, places rares, comme un secret qu’on ne partage qu’avec ceux qui savent écouter. Ça sent le sang et le sel, la vie qui cogne.
 

La Mémoire dans l’Assiette
Cette cuisine, c’est un poème brut, écrit avec des tomates frottées sur du pain dur, de l’ail qui pique la langue, de l’huile d’olive qui coule comme une rivière paresseuse. L’escalivada, ces légumes rôtis jusqu’à ce qu’ils fondent en bouche, ou la botifarra amb fesols, une saucisse trapue qui vous cloue au sol avec ses haricots, c’est le goût d’un peuple qui a trimé entre les vagues et les sommets. Les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Juifs, les Arabes – tous ont laissé des miettes dans cette marmite, et le Roussillon les a mélangées avec une sauvagerie tendre. Mais ce trésor risque de s’effilocher comme un vieux chiffon si personne ne le hurle au monde. Ce débat, ce dîner, c’est une poignée d’hommes et de femmes qui refusent de laisser mourir le feu.
Le Vin, le Miel et l’Or des Fous
Et puis il y a l’économie, le tourisme – des mots qui sonnent comme des chaînes, mais qui pourraient libérer ce coin de terre. Les vignes du Roussillon, noueuses et fières, crachent des vins qui vous prennent à la gorge – Côtes du Roussillon, Collioure, des noms qui roulent comme des galets dans un torrent. Ajoutez-y le miel doré, les amandes qui craquent sous la dent, la crème catalane qui vous colle au cœur, et vous avez de quoi faire saliver les vagabonds du goût. Mais la Catalogne Nord reste dans l’ombre de sa sœur espagnole, avec ses paellas clinquantes et ses tapas bruyantes. Il faudrait des routes poussiéreuses bordées de tables, des marchés où les odeurs vous sautent dessus, un tast de vins qui dise au monde : venez, buvez, mangez, restez.
La Langue, ce Premier Bouchon
Et la langue catalane, bon sang, c’est le premier coup de couteau dans cette viande crue. Cuina nord-catalana, sopar, tast – ces mots ne se contentent pas de nommer, ils grognent, ils chantent, ils vous attrapent par les tripes. Parler catalan ici, c’est goûter avant de mordre, c’est plonger dans une marmite où mijotent des siècles de sel et de soleil. Au Hall 5, ils le savent : servir un plat en catalan, c’est le rendre plus vrai, plus lourd de sens. Si cette langue s’éteint sous le rouleau du français, c’est une saveur entière qui s’évapore. Alors, qu’ils la crient, qu’ils la mâchent, qu’ils la boivent – c’est une clé pour le palais, un pont entre la terre et la bouche.
Le Combat des Ventres Pleins
Mais le monde est cruel avec les petits festins. La bouffe standardisée, ces horreurs fades qu’on avale sans y penser, rôde comme un loup autour de ce terroir. Et la Catalogne Nord, coincée entre la France et l’Espagne, reste un murmure là où elle pourrait rugir. Il faut plus que des dîners rares et des débats entre initiés. Il faut des ponts avec le Sud, des mots qui voyagent, des assiettes qui s’empilent sur les tables des curieux. Ce coin de terre a des griffes et des crocs – qu’il les montre.
Alors, oui, le Roussillon, c’est une vieille bête endormie, pleine de jus et de feu. Ce sopar nord-català, c’est une étincelle, un bout de gras qui grésille. La mémoire, l’économie, le tourisme, la langue – tout ça se joue dans une bouchée, un verre, un regard sur ces montagnes qui veillent. Jim Harrison aurait levé son vin à cette table, grogné un compliment, et repris une lampée. Moi, je dis : qu’ils continuent, qu’ils gueulent, qu’ils cuisinent. Le monde a faim de ça.
 

 La Catalogne Nord, un Festin Sauvage dans l’Ombre, débat et interviews sur l'avenir de la gastronomie nord catalane! interview par Nicolas Caudeville
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