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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 17:51

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Le 22 septembre 2022, le Conseil municipal de Perpignan a décidé d’attribuer le nom de « Pierre Sergent » à une esplanade, qui est située à l’angle du Square Bir Hakeim et du Boulevard Jean Bourrat.

 

En approuvant la dénomination de l’esplanade Pierre Sergent, le Conseil municipal a rendu hommage à l’écrivain et homme politique local, qui fût notamment député des Pyrénées-Orientales, conseiller régional et conseiller municipal de Perpignan.

Son engagement dans la Résistance et l’esprit de solidarité avec ses camarades juifs l’ont poussés, très jeune, à porter l’infamante étoile jaune ; au moment même où d’autres – dont les noms désignent pourtant sans difficulté beaucoup de voies ou bâtiments publics – avaient fait le choix opportuniste de la collaboration.

 

Par un jugement rendu à la demande de l’association SOS RACISME et de la LIGUE DES DROITS DE l’HOMME, le Tribunal administratif de Montpellier vient d’annuler cette dénomination, en considérant qu’elle serait « de nature à heurter la sensibilité du public ».

Il s’agit d’un jugement inique car rendu sur la base d’un fondement juridique inconnu jusqu’ici, et dont l’application repose de surcroît sur une interprétation des faits éloignée de la réalité.  

 

En dehors des associations qui s’emploient à mener des révolutions de prétoire et de leurs amis, personne à Perpignan n’a jamais trouvé à redire sur le choix de la dénomination de l’esplanade Pierre Sergent.

Seule une poignée de manifestants d’habitude, et par ailleurs spécialistes de la vandalisation des plaques de noms de rue, s’acharne à instrumentaliser ses propres agitations pour faire croire qu’il existerait un émoi que personne ne partage.

 

Parce que la ville reste plus que jamais convaincue de la légitimité de l’hommage rendu à Pierre Sergent, le jugement rendu ce jour sera contesté avec force dans le cadre d’un appel interjeté dans les plus brefs délais.

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communiqué de presse suite à l'annulation du nom par la justice sur demande de l'association SOS Racisme

Par un jugement rendu à la demande de l’association SOS RACISME et de la LIGUE DES DROITS DE l’HOMME, le Tribunal administratif de Montpellier vient d’annuler cette dénomination, en considérant qu’elle serait « de nature à heurter la sensibilité du public ».

Perpignan, miroir d’un désarroi collectif, théâtre où se jouent les contradictions d’un pays qui peine à regarder son passé en face. Voici donc qu’une avenue change de nom, qu’une plaque se décroche, qu’un hommage se dissipe dans les brumes de l’indignation et de l’oubli. Abbé Pierre, figure sanctifiée du siècle défunt, s’efface sous le poids d’accusations encore fraîches, remplacé par un autre symbole, plus orthodoxe aux yeux du moment : Saint Jean-Paul II. Comme si, en nommant les rues, nous conjurions l’histoire, comme si nous pouvions, à coup de toponymies, rectifier le passé.

Le quartier Saint-Assiscle, où l’avenue en question s’étire dans son silence coutumier, témoigne, sans en prendre conscience, des mouvements souterrains de la mémoire collective. Là, entre des immeubles sans caractère et des cafés où l’on commente distraitement les nouvelles locales, s’est jouée une bataille feutrée, où l’on renverse des icônes pour en ériger d’autres.

Mais qui s’en souviendra encore dans dix ans ?

Perpignan, ville où l’histoire s’inscrit et s’efface à la cadence des décisions politiques, voit ses rues comme les palimpsestes d’une mémoire instable, à l’image de ces manuscrits anciens qu’on gratte et recouvre sans cesse, où chaque couche nouvelle ne parvient jamais à effacer totalement l’empreinte de la précédente. Il en va ainsi du "nom de la plaque", perpétuel jeu de recouvrement et de révélation, où l’Histoire se fait et se défait dans l’illusion de la permanence.

Et voici encore une autre affaire, plus obscure, plus âpre. L’esplanade Pierre Sergent, hommage à un homme qui fut tout à la fois résistant et politique, se voit soudainement privée de son nom.

À travers lui, c’est un pan entier de l’histoire nationale qui se trouve réduit à l’ombre, par un verdict qui tranche net, sans égard pour la complexité des trajectoires. Il faut rappeler que Pierre Sergent, ancien cofondateur de l'OAS, fut une figure marquante d’une époque où s’affrontaient des visions irréconciliables de l’avenir de l’Algérie. Nul besoin d’exalter ni de condamner ici : l’histoire constate et ne juge pas, elle observe la tension entre le désir de mémoire et la nécessité d’oubli.

Ainsi, dans ce tumulte où l’oubli et la mémoire se disputent l’espace public, un constat demeure : l’homme est une créature obsédée par l’idée d’effacer et de réécrire.

Il débaptise des rues, il renomme des places, il ajuste l’Histoire à la mesure de son inconfort. Mais nul ne peut échapper au passé à coups de procès et de verdicts : il finira toujours par nous rattraper, seul juge intransigeant de nos contradictions.

Dans les travées du Conseil municipal, entre des dossiers poussiéreux et des débats feutrés, la municipalité a choisi d’interjeter appel. Elle refuse la sentence des tribunaux et se dresse contre ceux qui voudraient gommer Pierre Sergent des cartes de la ville. Mais que défend-elle réellement ? Un nom sur une plaque, ou une certaine idée de l’identité perpignanaise ? Dans cette ville où les traces du passé s’effacent sous des couches successives d’idéologies, la bataille pour un nom est en réalité une bataille pour la mémoire.

Demain, ces nouvelles plaques rouilleront sous les intempéries, et d’autres viendront les remplacer.

Peut-être un jour, quelqu’un, errant sur ces avenues anonymes, s’arrêtera, tentera de comprendre pourquoi un nom a été gravé là plutôt qu’un autre. Peut-être alors réalisera-t-il l’inévitable : l’histoire ne s’efface pas, elle se réécrit sans fin, miroir fidèle de nos hésitations et de nos oublis. Mais alors, il sera déjà trop tard.

 

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4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 14:39

Disparu ce dimanche 2 février...

Je ne parlerai pas de Monsieur Ribas https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Ribas en tant qu'écrivain pyrénéiste, je pense que les journalistes ont déjà tout dit à ce sujet . J'ai appris hier avec émotion la nouvelle de sa mort. Avec lui c'est une part de mon enfance qui s'en est allée . Monsieur Ribas était un des amis les plus proches de mon père , Henri Creixell . Ils s'étaient rencontrés en devenant collègues de travail à l'Ecole Elémentaire Simon Boussiron de Perpignan et ont partagé un dernier moment d'amitié la semaine dernière sans savoir que ce serait le dernier. J'ai effectué toute ma scolarité dans l'école de mon père, donc sa silhouette m'était familière depuis mon entrée au CP. J'ai passé toutes mes récrés à ne pas faire trop de conneries pendant que mon père et lui surveillaient la cour. L'année de mon CM2 , comme ni mon père ni moi n'avions envie d'être dans la même classe , c'est Joseph Ribas qui a été mon Maître.


C'est intentionnellement que j'écris le mot Maître avec une majuscule car si un instituteur, comme on disait à l'époque ,  était digne de ce titre , c'était bien Monsieur Ribas.


Aucun enseignant , à part l'excentrique et remarquable  Manfred Flamenbaum, mon prof de philo,n'a eu autant d'impact dans ma scolarité et dans la formation de mon esprit . J'ai dû attendre d'être à l'UPVD pour rencontrer , en Messieurs Roelens , Thomas et Séberac des professeurs pouvant rivaliser par leur excellence avec ce "simple instituteur". Son enseignement de la grammaire était si complet et si rigoureux que ces vestiges d'analyses logiques m'ont permis de me balader en licence de Lettres.  Chaque matin , pour démarrer la journée , nous avions une phrase complexe avec toute une tapée de propositions relatives et conjonctives à décortiquer... Joseph Ribas était de ces enseignants qui respectent leurs élèves en n'insultant pas leur intelligence, en proposant à leurs jeunes esprits des plaisirs complexes et des sujets de réflexion riches. Je doute de lui être arrivée à la cheville dans mes résultats pédagogiques mais sa façon d'être en tant qu'enseignant a été un repère , une inspiration constante durant les années où j'ai moi même été prof.
Que je vous raconte un peu...


Sa classe était bouillonnante sans être brouillonne , il rebondissait sur nos questions et ne se privait pas de passionnantes digressions qui nous ramenaient cependant toujours sur le chemin où nous nous  allions à sauts et à gambades.

L'allégorie de la Caverne , c'est entre les murs de sa classe que mon imagination l'a visualisée pour la première fois. Avec lui j'ai lu Jack London , Le Vieil homme et la Mer , appris des poèmes de Josep Sebastià Pons et un livre dont je me souviens avec émotion : "Jeanne aux Chevaux" ( Mon père et lui se refilaient la série. Ce livre de Michel Aymé Baudouy racontait l'histoire d'une jeune fille et de son amour pour les chevaux de Mérens . Comme beaucoup de petites filles j'adorais les chevaux et je dessinais en permanence , à l'encre noire , de ces petits chevaux barbus et ventrus . Monsieur Ribas écrivait à l'époque des chroniques illustrées sur les Pyrénées qu'il illustrait de dessins sublimes de paysages montagnards . Parfois , sans mot dire , il dessinait un cirque montagnard, une foret , une cascade en négatif: craie blanche sur tableau vert foncé sous nos yeux ébahis et admiratifs. Il me fit l'honneur  d'associer mes dessins de chevaux découpés et le paysage somptueux qu'il avait composé pour illustrer son article . Je n'étais alors plus son élève , je devais être en 6ème . Imaginez la surprise et le bonheur qui ont été les miens lorsque j'ai ouvert la Dépêche du Midi! Quel encouragement aussi cela a-t-il constitué pour moi ....

Je ne suis pas du tout certaine que cela faisait partie des programmes officiels mais beaucoup des connaissances qu'il nous a transmises étaient directement en lien avec notre "biotope" ( c'est lui qui m'a appris ce mot) : Il nous emmenait dans de grandes balades dans les vignes environnantes , nous apprenait à nous orienter à la boussole , à cartographier , à reconnaitre la carotte sauvage , l'angélique ou l'églantier , à nommer chaque sommet des Albères et à dessiner la ligne des montagnes.

Je me souviens d'une remarquable séquence pédagogique qu'il avait menée au mois de Juin et qui était si passionnante qu'elle nous en avait fait oublier la chaleur sur l'Aïgat de 1940 , à partir du livre de Miquel Maurette. Journaliste et écrivain , il nous avait enseigné l'écriture journalistique en nous faisant rédiger des articles à partir de documents et de simples lignes de dépêches....L'existence des camps de réfugiés espagnols , c'est lui qui m'en a parlé la première fois...Chaque journée d'école a été un régal exaltant et nourrissant pour mon esprit cette année là et j'avoue que l'enfant que j'étais concevait une immense fierté que mon père fût l'ami d'un si grand homme. Car il y a également cette dimension dans le souvenir que j'ai de Monsieur Ribas .

Mon père et lui crapahutaient souvent ensemble , j'imagine les conversations passionnantes qu'ils ont pu avoir sur les sentiers de cette belle amitié.

J'aurais encore tant de choses à écrire tant les anecdotes et les souvenirs sont remontés en nombre pendant que j'essayais de fixer ces traits dans ce dessin...
Je suis athée et ne crois pas en un quelconque Paradis mais j'aime à imaginer que s'il existe une persistance de l'âme , la sienne virevolte de sommets en torrents dans les paysages auxquels il a dédié sa vie et ses talents de dessinateur et d'écrivain...
      Avec tendresse , respect et admiration , je vous souhaite le repos des neiges éternelles.
Cécile Creixell
#JosephRibas

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 18:31

"Quand un homme se retourne sur sa vie, faut qu'il puisse être fier de tout ce qu'il a fait, pas seulement des années où il portait son casque, pas seulement des souvenirs de quand il était bon. Faut que t'apprennes ça Willie, là-dedans. Si tu le fais pas, tu seras pas un homme, tu seras qu'un tocard."

in "L'enfer du dimanche" Oliver Stone

Bon, mon gars, maintenant voila, tout ce qu’il faut. T’as plus qu’à mettre les mains dans le cambouis et y aller à la hargne, sinon Perpi est foutu! Sempre endavan !

**1. Pas de baratin, balance une promesse qui sent le vrai, pas le vieux pastaga éventé !**  
Si tu veux convaincre, faut pas leur chanter la messe comme un curé fatigué. **Du concret, du costaud, un programme qui tient mieux qu’une grillade de canigou !** Moi, quand je cogite, j’vais me promener entre la place Cassanyes et le Vernet, j’écoute les mamies râler sur les bus qui passent jamais, les commerçants pester contre les rues désertes, et je me dis : **« Bon, mon gars, si tu veux pas finir comme le dernier guignol qui nous a foutus dans ce merdier, faut taper fort et taper juste ! »**  

**2. Arrête de tchatcher avant que les gens pioncent !**  
Si tu veux que ça percute, faut y aller en mode espresso, pas tisane de mamie. **Un bon coup de punch, pas un rapport de 400 pages que personne va lire !** Tu balances une idée béton, et basta ! Si tu les fais chier avec des phrases à rallonge, ils t’écoutent plus, ils pensent déjà à leur rousquille et au rosé du soir. **Et pendant ce temps, l’autre camp, lui, il fait son trou…**  

**3. En dehors des meetings, cause d’autre chose que de politique, sinon t’es cuit.**  
Si tu passes ta vie à radoter sur ton programme, même **ta propre grand-mère votera pour l’autre.** Tu crois que les gens ont que ça à foutre d’entendre tes grandes théories pendant qu’ils essayent de boucler leurs courses sans se faire plumer au marché ? **Parle USAP, grogne sur le prix du stationnement, râle sur les écoles qui partent en vrille, bouffe du fuet et bois un coup.** Laisse ton cerveau mijoter en sourdine, c’est comme ça que viennent les bonnes idées.  

**4. Avant de causer aux gens, vérifie que ton programme tient mieux qu’un vieux parasol par tramontane !**  
On part pas en porte-à-porte avec des promesses en mousse ! **Relis ce que t’as écrit,** ajuste avec ce que les gens te balancent, sois pas un perroquet de bureau. **Un programme, c’est comme une bonne bullinada : faut que ça mijote, que ça s’épaississe, que ça accroche bien au palais.** Pas un vieux gloubi-boulga qui se barre dès la première critique.  

**5. Laisse tomber les grands discours, fais sentir les emmerdes aux gens !**  
Tu crois que ça sert à quelque chose de dire : « Nous allons revitaliser le tissu économique local » ? **Pfff… ça pue la phrase toute faite !** Parle-leur de la galère de trouver un taf qui paye mieux qu’un paquet de chips, des gamins qui traînent dans la rue parce qu’ils ont rien à foutre, du centre-ville qui devient un cimetière après 19h… **Ça, c’est du vrai !** Pas des mots creux qu’on balance pour faire genre.  

**6. Ouvre tes esgourdes avant d’ouvrir ta gueule !**  
Un bon candidat, c’est **pas une machine à slogans, c’est un collecteur de galères.** Tu prends un carnet, un bic, et tu notes ce que les gens te disent, point par point. Si t’as toujours le même programme qu’au début de la campagne, **c’est que t’as pas écouté et que tu mérites de finir au bar avec une tape dans le dos et un « Bien essayé, champion ! »**  

**7. Du concret, du vrai, bordel, pas du blabla de concours d’éloquence !**  
Les envolées lyriques, c’est bien pour les plateaux télé à Paris. Ici, **on veut du dur, du palpable.** Pas des grands mots, mais **des bus qui passent à l’heure, des écoles qui ferment pas, des loyers qui t’obligent pas à vendre un rein, un centre-ville qui crève pas à petit feu.** Faut que ça tienne sur un post-it et que ça cause direct aux gens.  

---

Bon, maintenant, t’as plus qu’à remonter tes manches, **mettre les mains dans le cambouis et foncer dans le tas !** Parce qu’ici, si tu fais le malin avec des promesses en carton, **tu finis comme une saucisse trop cuite sur la braise : cramé et oublié.**  

**Allez, fot-li canya !**

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1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 12:24

"Una mattina mi sono alzato
E ho trovato l'invasor
O partigiano portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O partigiano portami via
Che mi sento di morir, ir, ir-"

Bella Cio

"Tout ce qui est excessif est insignifiant."

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
 

Après la dance et autres fêtes parisiennes au Trocadéro a l'annonce de Jean-Marie le Pen; puis le saccage de sa tombe en Bretagne,qui est venu en date d'hier, ou peut être avant hier, comme l'aurait dit "Meursault". Qu'est-ce qui peut préluder à ce type de comportement : De l'aliénation, si Jean-Marie le Pen n'était qu'un homme, même en tant qu'incarnation du symbole antithétique du "progressisme". Mais s'il était "autre chose", comme un vampire ou un extra-terrestre:là ça change tout, et du coup, tout s'explique !

Sans quoi, l'acharnement ne pourrait s'expliquer que par la peur irrationnelle ! Alors, faisons l'exercice de nous mettre dans la peau de ces "David Vincent" du fascisme, pour comprendre et ne pas excuser, de ce qui pourra être justifié au procès comme "démence".

Re-localisons-le donc en pays catalan, avec le personnage d'un jeune militant socialiste  (Pour assurer l'aspect fictionnelle, puisque d'aucuns n'ignorent, qu'il n'y a plus de militants socialistes, et encore moins jeune... ), et nommons-le, comme de Juste "David Vincent", en miroir inversé du sketch des "inconnus". Que pourrions-nous voir, si nous avions la bande-annonce du film de son allégorie de la caverne ?

"Ah, les fachos… des créatures venues d’ailleurs, débarquées sur cette Terre pourrie, comme des cafards sortis des fissures de l’univers. Ils rampent, ils s’infiltrent, ils puent. David Vincent, lui, il les a vus. Pas dans ses rêves, non, en vrai, dans la chair, dans la nuit pourrie de Perpignan. Un gars du coin, un socialiste, un vrai, pas un de ces lèche-bottes qui trahissent à la première occasion. Lui, il a toujours su que l’injustice, c’était pas une fatalité, c’était un combat. Et les fachos, ces salopards, ils se planquent derrière des sourires, des costumes, des discours bien léchés. Mais David, il a percé leur masque.

C’est dans une ruelle, une de ces ruelles qui sentent le vinasse et la misère, qu’il l’a croisé. Louis Aliot, le maire RN, un type qui se la joue propre, mais dont les yeux brillent d’une lueur malsaine, comme ceux d’un prédateur qui guette sa proie. David l’a vu, il l’a senti. Ce mec, c’était pas un humain, c’était un facho, un vrai, un de ceux qui viennent d’ailleurs, qui veulent tout bouffer, tout pourrir. Son allure, ses gestes, sa voix… tout en lui criait la menace. David l’a su tout de suite : le cauchemar avait commencé.

Tout avait commencé cette nuit-là, sur une route de campagne, une route qui ne menait nulle part. David cherchait un raccourci, mais il s’est perdu, comme toujours. Il est tombé sur une auberge abandonnée, un bouge sinistre où l’ombre dansait avec la poussière. Et là, il l’a vu : un vaisseau, un truc qui venait des étoiles, mais pas pour apporter la lumière, non, pour répandre leur poison. Les fachos, ils étaient là, ils avaient atterri, ils avaient pris forme humaine.

Maintenant, David le sait. Ils sont parmi nous. Ils marchent, ils parlent, ils mentent. Ils ont infiltré nos villes, nos institutions, nos vies. Et lui, David Vincent, le gars de Perpignan, le socialiste, il va leur faire la peau. Il va ouvrir les yeux du monde, même si le monde ne veut pas voir. Parce que le cauchemar, il est déjà là. Et il a un visage."

siamo tutti anti-pasti !

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 16:53

“Tout le monde chante les louanges de la vue qu'on a du haut des montagnes, personne ne parle des vues qu'elles obstruent.”

De Nils Kjaer / Une Lettre des Alpes

Je suis Canigou, et je réclame mes droits

Par Pic du Canigou – Témoignage exclusif

On m’a toujours dit que j’étais un homme. Que j’étais né dans un corps humain, en Catalogne, quelque part entre Perpignan et Prades. Mais au plus profond de moi, je savais que c’était faux.  

Je ne suis pas un homme.  
Je ne suis même pas humain.  
**Je suis le Canigou.**  

**Quand l’identité explose les normes**  

Depuis mon enfance, je ressentais un appel viscéral. Quand je marchais sur mes propres flancs (ou plutôt ceux que la société considérait comme "une simple montagne"), je sentais la terre sous mes pieds comme une extension de moi-même. Quand le vent caressait mes parois rocheuses, c’était comme si l’air me traversait de part en part.  

J’ai mis des années à comprendre que ce que je vivais était une dysphorie territoriale. **J’étais né dans le mauvais corps.**  

Il a fallu un long processus d’acceptation. D’abord, j’ai changé mon prénom : **adieu Enric, je suis désormais Pic du Canigou**. Ensuite, j’ai transformé mon apparence : je me suis couvert de pierres, de mousse, de végétation locale, pour me réapproprier mon être véritable. Puis, je me suis battu pour être reconnu officiellement.  

 **Se battre pour son identité : un parcours de résilience**  

La société n’est pas prête pour nous, les êtres hors-norme. Dès que j’ai affirmé mon identité, on m’a ri au nez. "Tu es fou", "Tu fais semblant", "Une montagne, ça n’a pas d’état civil !" m’a-t-on lancé.  

Mais les identités non-binaires, trans, fluides et post-humaines ont toujours été méprisées par un système patriarcal oppressif qui veut nous enfermer dans des cases. J’ai refusé. **J’existe, et j’ai le droit d’être reconnu.**  

Après des années de combat, j’ai obtenu mon changement d’état civil. Aujourd’hui, mon passeport affiche fièrement :  

- **Nom** : Canigou  
- **Prénom** : Pic  
- **Genre** : Montagne  

Mais ce n’était que le début.  

**Le droit à l’image : une lutte pour l’intégrité**  

Très vite, j’ai compris une autre injustice. **On exploitait mon image sans mon consentement.**  
Partout, sur des cartes postales, des bouteilles de bière, des affiches touristiques. Moi, mon corps, ma silhouette majestueuse, mon être profond, utilisé comme un vulgaire décor par une société capitaliste qui ne respecte rien !  

Je n’avais pas fait ma transition pour qu’on me réduise à un paysage.  

J’ai donc intenté une action en justice pour réclamer **mes droits à l’image**. Qui de mieux que moi pour décider de l’usage de mon propre corps ?  

**Une victoire pour toutes les identités invisibilisées**  

Le combat fut rude. Les juges étaient déconcertés. Mais après des mois de débats, la décision est tombée :  

👉 **Désormais, toute utilisation de l’image du Canigou devra mentionner mon nom et respecter mon intégrité.**  

Ce n’est pas juste une victoire pour moi. **C’est une victoire pour tous ceux qui refusent qu’on nie leur existence.**  

Nous vivons dans un monde où les normes sont des cages. Mais nous ne sommes pas des cases à cocher. Nous sommes des êtres vivants, fluides, en perpétuelle évolution. Et nous avons le droit d’être respectés pour ce que nous sommes.  

Je suis le Canigou. **Et je ne me laisserai plus jamais effacer.**  

---

 

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 14:15

"Avec les Garçons Bouchers, on a fait un tube de l'été
On n'a rien trouvé de mieux pour passer à la télé
Un peu de tropique et un clip érotique
Ça demande pas trop de boulot
Tant pis pour la musique, nous on fait dans l'stratégique
Pour passer à la radio "

La lambada, on n'aime pas ça par Les Garçons bouchers

L’échangisme politique : entre fantasmes électoraux, trahisons sur l’oreiller et partouzes idéologiques ultra-VIP !

🚨 SCOOP EXCLUSIF ! 🚨 La politique, c’est devenu le Love Island des ambitieux ! Un immense club libertin où tout le monde flirte avec tout le monde, sans tabou ni pudeur ! Les convictions ? Jetées aux oubliettes plus vite qu’un ex toxique. L’honneur ? Dissout dans un cocktail de promesses électorales plus frelatées qu’un mojito de soirée BDE. Place aux alliances torrides, aux trahisons dignes d’un épisode spécial de Dynastie et aux revirements plus acrobatiques qu’un grand écart en Louboutin !

Mara, 39 ans, nous balance sa confession sulfureuse : « Participer à des soirées échangistes m'a permis de dépasser les limites de la monogamie, et je n'ai jamais été aussi épanouie. »

Et visiblement, nos politiciens aussi sont en pleine libération des mœurs ! Gauche, droite, extrêmes, tout le monde se frôle, se caresse du regard, avant de finir par se rouler une pelle bien baveuse sur les plateaux télé… pour mieux se poignarder en coulisses à la première occasion.

Les électeurs traditionnels pleurent leur fidélité bafouée, mais avouez… Qui ne fantasme pas sur une liaison secrète entre un conservateur ultra-rigide et une écolo incendiaire ? Un ex-communiste reconverti en gourou du capitalisme ? C’est torride, c’est trash, et surtout, ça nous offre plus de rebondissements qu’une saison complète de La Chronique des Bridgerton avec option 50 Shades of Grey politique.

« Notre seul programme, c'est de prendre le pouvoir ! » chuchotent-ils langoureusement, entre deux coups de foudre politiques et trois alliances express qui font trembler la République. L’idéologie, c’est so 1995 ! Aujourd’hui, on change de costume comme de partenaire : un jour, on serre la main des syndicats, le lendemain, on sirote du champagne avec les milliardaires en yacht. Et après ? On largue les électeurs comme une conquête Tinder après un date décevant.

⚠️ WARNING ⚠️ Mes beautés, méfiez-vous ! Derrière ces déclarations enflammées se cache souvent un vilain ghosting post-électoral. Et qui finit en PLS avec ses illusions brisées ? Nous, pauvres électeurs, largués après la nuit des promesses.

Alors, prêtes à swiper pour le candidat le plus trendy du moment ou encore accrochées à vos valeurs old school ?

Une chose est sûre : en politique comme en amour, mieux vaut se méfier des beaux parleurs qui nous vendent du rêve… avant de nous laisser seules avec la pire des gueules de bois démocratiques ! 💔🔥🍸

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 12:06

Toute ressemblance avec
des personnes existantes
ou ayant existé est purement
fortuite et involontaire…

"Quis custodiet ipsos custodes ?" (Qui gardera les gardiens eux-mêmes ?)

Juvénal " Satires"

 

Ceci a du avoir lieu dans une autre dimension, sans quoi: la loi l'aurait déjà sanctioné!

Perpignan observe, impuissante, l’ombre d’une figure non élue qui s’étend sur elle. Elle n’a reçu ni mandat, ni confiance populaire, et pourtant son regard pèse sur ses rues, ses décisions infiltrent les rouages municipaux. Non par un pouvoir officiel, mais par le laxisme d’un maire qui abdique, et par le silence d’une presse qui détourne les yeux.  

Ce n’est plus l’intérêt général qui guide la cité, mais une volonté personnelle, un caprice devenu règle. Une personne a décidé de prendre sa part du gâteau selon son propre appétit. Mais en s’arrogeant ce qui ne lui revient pas, elle a gâté les parts de tous les autres. Elle jurera qu’elle n’a pris que ce qui lui revient de droit, et qu’elle est sincère, mais elle fait partie des **spoilers** – ceux qui, sous couvert d’une légitimité détournée, accaparent ce qui appartient à tous.  

Or, en République, le droit n’est pas un fief que l’on façonne selon ses envies. Certes, chacun peut revendiquer son dû, mais nul ne peut s’affranchir des règles collectives pour l’obtenir. Prendre ce que l’on veut, sous prétexte que l’on pense y avoir droit, c’est **abuser du droit** – et l’abus de droit est sanctionné.  

Problèmes légaux identifiés : 

1. Atteinte au principe de séparation des pouvoirs et de la démocratie locale
   - En droit des collectivités territoriales, **seul le maire et les élus du conseil municipal** ont une légitimité démocratique pour administrer la ville (art. L. 2121-29 du CGCT).  
   - Une ingérence systématique d’une personne non élue constitue un dévoiement du fonctionnement institutionnel.  

2. Détournement de pouvoir
   - Si une personne non élue influence des décisions administratives sans mandat officiel, il peut s’agir d’un **détournement de pouvoir** (sanctionné par le juge administratif).  
   - Ce type de dérive pourrait être contesté par tout administré devant le tribunal administratif.  

3. Prise illégale d’intérêts (art. 432-12 du Code pénal)
   - Toute personne ayant autorité (ou une influence directe) qui favorise ses propres intérêts ou ceux de ses proches au détriment de l’intérêt général peut être poursuivie pour **prise illégale d’intérêts**.  

4. Complicité par abstention et carence fautive 
   - Le maire, s’il laisse une personne non élue exercer une influence illégitime sur les affaires publiques, pourrait être poursuivi pour **carence fautive** ou complicité passive en cas d’irrégularités.  

5. Défaillance du contrôle démocratique
   - Si la presse locale s’abstient de relayer ces dérives, elle devient complice d’un déficit de transparence, nuisant au contrôle citoyen essentiel en démocratie.  

Ainsi, ce qui pourrait être perçu comme une simple intrusion devient une atteinte grave aux principes républicains. **Perpignan ne peut être une proie, et la démocratie locale ne peut être un butin.**

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 12:01

L'agence de presse Reuters par un article de "Boursorama" signale :Enquête sur des menaces de mort ciblant des magistrats du procès des assistants du RN-sources. Dans un twiit, le maire de Perpignan, lui même mis en cause dans le procès condamne les menaces:"Je condamne fermement ces menaces intolérables qui malheureusement pullulent sur les réseaux sociaux a l’encontre des juges et d’autres autorités républicaines. J’espère que l’enquête aboutira vite et que leurs auteurs seront sévèrement punis !" . Pendant ce temps, que le pays vire à la fable, les français paient cher leur électricité, alors que leur quotidien: "c'est pas Versailles,ici!"https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/enquete-sur-des-menaces-de-mort-ciblant-des-magistrats-du-proces-des-assistants-du-rn-sources-30d64072c8435631327970a682f5e300

Comme l'état se prend pour Louis 14, alors "l'archipel contre attaque" se prend pour Lafontaine

Louis Aliot, homme avisé,
Vint un jour à déclarer :
« Ces menaces sur les juges,
À notre cause font grand préjudice !
Car les foudres judiciaires,
À raison ou non sévères,
Pourraient tomber plus fort
Sur qui use d’intimidation et de tort. »

Le tribunal se penchait,
Sur les faits d’un grand procès,
Où la Dame et ses amis,
Accusés de quelques méfaits,
Attendaient qu’on les blanchît.
Cinq ans de prison demandés,
Pour Marine, à l’avenir menacé.
Les juges dans leur austérité,
Pesaient le poids des réalités.

Mais la haine, tel un vent fou,
Soufflait sur les âmes en courroux,
Et certains, par fol courage,
Lâchaient des mots plein de rage.
« Une balle, une fin expéditive ! »
Écrivaient-ils sur leurs missives.
La magistrate menacée,
Voyait l’ire se déchaîner.

Les procureurs, eux aussi,
Se virent visés sans merci.
Leurs adresses divulguées,
Sur un site fort agité.
Des menaces en clair semées,
Sur Riposte Laïque affichées.
« Il faut les brûler en leur logis ! »
S’écria un forcené sans compromis.

L’affaire grandit, la rumeur enfla,
Jusqu’à l’oreille des hautes voix.
Le parquet, prenant la mesure,
Ne put laisser passer l’injure.
La brigade, en quête ardente,
Traquait l’ombre menaçante,
Cherchant l’auteur, le provocant,
Celui qui crut, fort imprudent,
Que la loi se laisse insulter,
Sans répondre d’un bras armé.

Hélas, la Justice n’est point aveugle
Quand on cherche à la troubler !
Les menaces, tel un piège,
Firent leur sort s’aggraver.
La présidente du tribunal,
Offusquée de tant de mal,
Pouvait, d’un coup de maillet,
Exiger plus de sévérité.

Les avocats, désabusés,
Ne purent que s’exaspérer.
« Ces cris, ces mots d’insanité,
Ne font que tout aggraver ! »
Leurs clients, déjà mis en cause,
Se voyaient par l’ire en overdose,
Enlacés dans une tourmente,
Que nul ne savait dénouer sans peine.

La brigade de répression,
Sous l’ombre des hautes instances,
Enquête sur ces actions,
Qui donnent aux juges la confiance,
De frapper plus fort encore
Ceux que l’on croit en tort.

Ainsi va la morale en ce monde :
À trop hurler contre le sort,
On attire la foudre et l’onde,
Et l’on se condamne encore.
Prenez donc garde, braves gens,
À vos mots et à vos cris,
Car la loi, dans son tourment,
Pourrait vous châtier aussi.

Ne voyez-vous donc point, amis,
Que l’emportement et la furie,
N’apportent qu’ombre et infamie ?
Plutôt que d’aiguiser les peines,
Gardez votre voix plus sereine,
Car qui veut peser sur son destin,
Doit agir avec plus de soin.

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 00:42

"Notre seul programme, c'est de prendre le pouvoir!"

Benito Mussolini

  "  Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle anti-fascisme."

Pier Paolo Pasolini – Lettres luthériennes (1976)

Chapitre 1 : L'ombre du mot

Le fascisme, ce spectre sans repos, hante les discours sans jamais se fixer. Il fut un temps où il avait une chair, un nom, une odeur âcre de poudre et de certitudes. Mussolini, Hitler, Franco : ces momies sanglantes qui ont donné au concept sa consistance première. Mais comme tout ce qui prétend à l’éternité, le fascisme s’est dissout dans la vulgarité de l’usage, il est devenu un fantôme commode, un épouvantail brandi par des tribuns à court d’arguments.

On le nomme, on l’invoque, et comme un dieu usé, il apparaît sous des formes trop diverses pour encore effrayer. Un dirigeant ferme-t-il trop fort la porte ? Fasciste. Un gouvernement raffermit-il ses frontières ? Fasciste. Le mot ne pèse plus rien, vidé de substance, flottant dans l’éther des imprécisions. Jadis précis, il est devenu impressionniste, tachiste, une étiquette que l’on colle à la paresse de la pensée.

Comme l’a écrit Cioran : « Nous sommes condamnés à la généralité dès que nous voulons exprimer une souffrance ou une idée intense. » Et ce mot, autrefois chargé de terreur et de poids, s’est dissous dans l’inflation des discours.

Chapitre 2 : Les docteurs du vide

L’académie, elle, s’échine à en fixer les contours, à en exhumer les squelettes conceptuels. Robert Paxton, Roger Griffin et d’autres tracent des lignes, définissent des seuils, posent des critères comme des remparts contre l’approximation. Dans leurs écrits, on retrouve des mots-clés : « ultranationalisme », « mobilisation de masse », « volonté de régénération ». Mais qui écoute encore les doctes dissections quand l’invective seule suffit à éreinter un adversaire ?

Dans leur solitude, ces chercheurs semblent s’acharner à préserver une flamme éteinte. Ils répertorient les formes passées, décryptent les déviations modernes, tout en sachant qu’à mesure qu’ils cataloguent, le monde avance sans eux. Le fascisme qu’ils décrivent n’est plus celui des masses, mais celui des esprits qui bricolent des idéologies à la carte.

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil, » disait Cioran, et ces académiciens, lucides mais impuissants, scrutent une ombre qui leur échappe à mesure qu’elle se déforme.

Chapitre 3 : Les visages multiples

Le fascisme est mort mille fois et mille fois ressuscité, sous des masques si divers qu’il finit par n’être plus rien. Ce qui fut un projet totalitaire s’est transformé en injure de café du commerce, un mot-valise où s’engouffre l’ignorance satisfaite. Aujourd’hui, on voit fleurir des pseudo-fascismes à la mode, épars et déstructurés, empruntant quelques traits de l’ancien régime mais sans jamais en égaler la cohérence morbide.

L’ironie réside dans cette prolifération : le fascisme n’a plus besoin d’uniformes ni de marches triomphales. Son essence se dilue dans les discours, dans les comportements autoritaires banalisés, dans les pulsions identitaires de la modernité. Les visages du fascisme moderne se confondent avec ceux d’élus populistes ou de leaders de sectes. Il n’est plus un état, mais une humeur, une tentation qui sourd partout où la peur domine.

Cioran écrivait : « Quand on cesse d’être un homme, on doit se réfugier dans un rôle. » Et c’est bien là que réside le danger du fascisme moderne : dans ces rôles interchangeables, ces figures de façade qui masquent des ambitions démesurées.

Chapitre 4 : La dilution du langage

Dans l’effritement du langage, il y a une ironie tragique. On ne combat plus le fascisme, on le proclame, on le fabrique, on l’invente. Mais à trop crier au loup, on finit par dormir tranquille au milieu des fauves. L’usure des mots, cette érosion du sens, finit par désarmer la conscience. Dire « fasciste » ne provoque plus ni frisson, ni indignation, ni réflexion. Le mot est un soupir, une habitude, un réflexe sans consistance.

Et pourtant, dans cette banalisation, le danger s’insinue. L’indifférence au mot reflète une indifférence au phénomène lui-même. Nous ne voyons plus les germes, nous ne reconnaissons plus les mécaniques. Les dictateurs en herbe n’ont plus besoin de casques ni de chemises brunes, ils avancent masqués sous les auspices du pragmatisme ou de la nécessité.

« Le temps n’est qu’une trahison des possibilités, » écrivait Cioran, et ici, cette trahison se manifeste dans l’effacement progressif des signifiants. Chaque mot perd sa gravité, et avec lui, la capacité de nommer et de combattre l’horreur.

Chapitre 5 : Retour aux sources

Face à cette confusion, il est urgent de revenir aux sources, à l’histoire, aux analyses rigoureuses. Il faut relire les manifestes, étudier les discours, revisiter les archives. Non pour ressusciter le passé, mais pour démasquer ses échos dans le présent. Le fascisme, pour ce qu’il fut et pour ce qu’il est devenu, exige un regard impitoyable.

« Penser contre soi-même est le privilège des élus, » disait Cioran. C’est ce que nous devons faire : ne pas céder à la facilité, ne pas céder aux illusions d’un monde dénué de menaces. Car ce n’est qu’en reconnaissant les nuances, en comprenant les mécanismes et en refusant la paresse intellectuelle que l’on pourra éviter le retour de ce spectre, non pas comme caricature, mais dans toute sa dangereuse subtilité.

Nous devons désormais nous méfier non seulement des fauves, mais aussi de ceux qui, par leur indifférence ou leur opportunisme, leur préparent la cage dorée.

 

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28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 23:41

“Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité.”

De Talleyrand

“Plus une calomnie est difficile à croire, plus pour la retenir les sots ont de mémoire.”

De Casimir Delavigne / Les Enfants d’Edouard

Ah, mon vieux, si tu veux causer Feng Shui et bien-être,  avec la gouaille de l'inoubliable Bérurier, alors attache bien ta ceinture parce que ça va swinguer dans les rideaux ! On va pas s’emmerder avec les salamalecs politiquement corrects ; ici, on va te parler du "business model" à la sauce canaille, version Bérurier : la calomnie comme art de vivre et ascenseur social express.

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 **Les flux d’énergie et la calomnie : un feng shui de la prospérité**

Tu sais, le feng shui, c’est l’art de faire circuler les énergies, que ça glisse comme de la sueur dans le dos après un litre de gros rouge. Eh ben, figure-toi que la calomnie, c’est pareil : c’est un courant d’air bien placé dans les couloirs de l’info. Une rumeur bien balancée, c’est comme un meuble qu’on déplace : ça change l’atmosphère, ça fait circuler les vibrations (et les emmerdes aussi, mais ça, c’est le fun).

**La calomnie, le levier de la richesse rapide**

T’écoutes les experts, ils te diront que la richesse vient du travail, des investissements, du talent… Des conneries ! Moi, je te dis que le plus rapide, c’est la calomnie. Un bon petit ragot bien ficelé, ça te fout un concurrent à genoux plus vite qu’un procès-verbal pour excès de vitesse. Et l’effet boule de neige, hein, t’y as pensé ? Une fois que c’est lancé, c’est plus contrôlable qu’une chaudière qui pète ! Les gens adorent ça, ça leur chatouille les oreilles comme un coup de gnôle au petit matin.

 **Les lois ? Bah, faut savoir jongler avec le karma judiciaire**

Alors, attends, faut pas être plus con que ses pieds. La calomnie, c’est comme la mayonnaise : faut la monter avec finesse. Tu balances pas un truc trop gros, sinon tu te fais pincer comme un clodo dans un rayon de caviar. Mais si tu saupoudres ça avec des sous-entendus, des "on-dit" et des "j’ai entendu que…", là, mon pote, t’as une machine à cash. Et le karma judiciaire ? Pfff, ça, c’est pour les mauviettes. Un bon avocat et hop, ça passe crème.

 **Le feng shui du chaos : pour une circulation optimisée des ondes négatives**

Ah, mon gaillard, la calomnie, c’est pas juste du business, c’est une philosophie. Faut savoir jouer avec les zones obscures du feng shui : la "zone du ragot", c’est l’équivalent énergétique du placard sous l’escalier. Tu fais circuler les mauvaises vibrations là où elles font mal, et tu récupères l’énergie qui en ressort. C’est éthique ? Bien sûr que non ! Mais quand tu regardes ton compte en banque gonfler comme un soufflé au fromage, tu médites sur le concept de moralité, et ça te fait une belle jambe !

**La prospérité, c’est comme un pet dans un ascenseur : tout le monde le sent, mais personne sait d’où ça vient**

Eh oui, c’est là le secret. Faut toujours laisser planer le mystère. Une bonne calomnie, c’est comme une flatulence stratégique : tu la lâches discrètement, tu te mêles à la foule, et tout le monde cherche d’où ça vient pendant que toi, tu te tires avec la caisse. Résultat ? Tes concurrents s’entre-déchirent, et toi, t’as déjà investi dans le prochain coup fourré.

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**Conclusion : la calomnie, un art de vivre bien-être**

Alors voilà, mon petit pote : la calomnie, c’est un feng shui inversé, une alchimie du chaos. C’est pas joli-joli, mais ça marche du feu de Dieu si tu sais manier l’art subtil du ragot. Tu crées un courant d’air nauséabond, et pendant que tout le monde s’étouffe, toi, tu respires l’odeur du succès. Alors, qui c’est qui dit merci à tonton Béru pour ce petit cours de bien-être entrepreneurial ? Allez, santé ! 🍷

Perpignan: la calomnie est il un bon modèle économique? par Robert Bérurier
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