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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 12:55

“C'est ouvrir une digue que de commencer un procès.”
Proverbe arabe
 

Jaume Roure était en direct Au Cochon Hardi pour parler de son procès en cours avec Louis Aliot sur le Perpignan la Catalane, féliciter Jaume Pol de son poste de conseiller départemental, dénoncer l'impossibilité de se marier en catalan, alors qu'il avait créer cette possibilité lorsque Jean-Paul Alduy était maire.

Dossier : Jaume Roure
Date : 27 mars 2025
Lieu : Perpignan, France
Contexte : Retransmission supposée depuis "Au Cochon Hardi"
Classification : Sujet d’intérêt régional – Catalanisme nord-catalan
Origines et débuts

Jaume Roure, individu de nationalité française, est né à une date non précisée dans les archives accessibles. Originaire de Perpignan, il se distingue dès les années 1980 comme militant du catalanisme dans les Pyrénées-Orientales, région historiquement liée à la Catalogne. Il rejoint Unitat Catalana, parti politique local fondé en 1986 pour promouvoir l’identité catalane au nord des Pyrénées. Rapidement, il s’impose comme un cadre influent, participant à l’élaboration de la ligne idéologique du mouvement : défense de la langue catalane, reconnaissance culturelle et coopération transfrontalière avec la Catalogne espagnole.
En 1989, Roure prend la tête de la liste Unitat Catalana lors des élections municipales à Perpignan. Résultat : 3,7 % des voix, soit environ 1 200 suffrages, score insuffisant pour obtenir un siège au conseil municipal. Cette première tentative électorale, bien que limitée, établit sa visibilité dans le paysage politique local.
 

Ascension sous Alduy
En 1993, une opportunité se présente. Des élections municipales anticipées sont organisées à Perpignan suite à des irrégularités dans le scrutin précédent. Jean-Paul Alduy, ancien sénateur et figure centriste, forme la liste Perpignan-Oxygène, coalition hétéroclite visant à contrer la droite traditionnelle. Roure intègre cette alliance, apportant le soutien d’Unitat Catalana. Alduy remporte la mairie avec 53 % des voix au second tour. En récompense, Roure est nommé adjoint aux affaires catalanes, poste créé spécifiquement pour lui. Il conserve cette fonction de 1993 à 2014, sous les trois mandatures consécutives d’Alduy.
Durant cette période, Roure déploie une série d’initiatives. En 1993, il propose et fait adopter l’appellation officielle Perpignan la Catalane – Perpinyà la Catalana, enregistrée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) comme marque déposée de la ville. Objectif : ancrer Perpignan dans son héritage catalan et en faire un symbole transfrontalier. Il supervise également l’installation progressive de panneaux bilingues français-catalan dans les rues et bâtiments publics. Des partenariats sont établis avec des institutions culturelles et éducatives de Catalogne sud, notamment à Barcelone et Gérone. Une mesure notable est l’introduction, dès 1994, de la possibilité de célébrer des mariages en langue catalane à la mairie, pratique formalisée par arrêté municipal et maintenue jusqu’en 2020.
Activités extra-municipales
Parallèlement, Roure reste actif au sein d’Unitat Catalana. Il participe à des congrès du parti, organise des manifestations pour la reconnaissance du catalan dans l’espace public et s’exprime régulièrement dans la presse locale, notamment L’Indépendant. En 2001, lors des municipales, il soutient la réélection d’Alduy, consolidant son rôle d’allié stratégique. En 2008, il contribue à la campagne victorieuse d’Alduy face à une opposition fragmentée. Son influence, bien que discrète, est jugée significative dans les cercles catalanistes.
 

Conflit avec Louis Aliot et procès
En 2014, Alduy perd la mairie face à Louis Aliot, candidat du Front National (devenu Rassemblement National). Roure quitte alors ses fonctions municipales. Sous Aliot, élu en 2020 après une première tentative infructueuse, la politique municipale change de cap. L’appellation Perpignan la Catalane est abandonnée au profit de Perpignan la Rayonnante, marque déposée en 2021. En 2022, un incident administratif survient : la mairie omet de renouveler le dépôt de Perpignan la Catalane à l’INPI, laissant la marque libre après son expiration le 15 août 2022. Roure, alerté, dépose la marque le 25 août 2022, dix jours après la fin de validité, puis cède son usage à une association qu’il fonde en avril 2023, nommée Perpignan la Catalane – Perpinyà la Catalana.
La municipalité réagit en juin 2023 en assignant Roure et son association devant le tribunal judiciaire de Marseille, seule juridiction compétente en France pour les litiges de propriété industrielle. L’accusation portée par Aliot : "dépôt frauduleux" et "atteinte à l’image de la ville". La mairie soutient que la marque appartient historiquement à la commune, malgré l’absence de renouvellement, et réclame son annulation ainsi que 15 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral et économique. Elle exige également que l’association cesse d’utiliser le nom, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Roure, lors d’une conférence de presse le 5 septembre 2023, dénonce une "manœuvre absurde" et argue que le dépôt respecte les règles légales, la mairie ayant eu six mois pour contester auprès de l’INPI sans agir. Une première audience est fixée au 17 octobre 2023, mais le dossier est renvoyé pour médiation, qui échoue fin 2024. Une nouvelle audience est programmée pour janvier 2025 à Marseille. L’association lance une cagnotte pour couvrir les frais judiciaires, estimés élevés en raison de la complexité du litige.
 

Autres éléments
Roure a salué l’élection de Jaume Pol, membre d’Unitat Catalana, au poste de conseiller départemental des Pyrénées-Orientales, survenue lors des dernières élections départementales. Il a qualifié cette nomination de "victoire pour le catalanisme". Par ailleurs, il critique l’interdiction des mariages en catalan, mesure supprimée par Aliot en 2020. Cette pratique, instaurée sous Alduy, est désormais considérée comme incompatible avec les "valeurs républicaines" par la mairie actuelle. Roure y voit une tentative d’effacer l’héritage catalan de Perpignan.
Profil actuel
 

Âge : non précisé, estimé entre 60 et 70 ans. Statut : retraité des fonctions municipales, actif dans le militantisme associatif. Réseau : liens étroits avec Unitat Catalana et des acteurs culturels catalans. Position : opposant déclaré à la politique d’Aliot, défenseur intransigeant de l’identité catalane.
Observations : Sujet sous surveillance pour ses activités revendicatives. Le procès en cours pourrait amplifier sa visibilité et polariser davantage le débat local sur la catalanité. Risque de mobilisation accrue de ses soutiens en cas de condamnation.
Fin du rapport.
 

Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
Jaume Roure, Louis Aliot l'attaque pour ne pas que "Perpignan la catalane" ne rayonne plus! interview par Nicolas Caudeville
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25 mars 2025 2 25 /03 /mars /2025 18:57

"Puisque l'avenir a fait faillite, il s'agit de modéliser une production marchande sans futur : le langage des marchandises devient liturgique. Ce qui varie à l'infini dans le culte est précisément ce qui reste inchangé."

"La société du chaos fonctionne sur l'entretien mensonger de la terreur ; elle gère et attise le désordre, l'effroi, la crainte religieuse, la panique sociale, la haine raciale, pour mieux affirmer son contrôle liberticide. Le cynisme de sa pratique nous informe sur son projet idéologique celui d'un pouvoir seigneurial et sans partage. En cela, la société du chaos ignore les tourments de la morale bourgeoise qui revendiquait des valeurs au nom de la valeur. La société du chaos n'a pas de valeurs : elle se contente de les mettre en scène."

JORDI VIDAL Résistance au Chaos

 

Attention, ceci n'est pas un exercice!

"D’après un éminent historien allemand, l’Europe de l’Ouest pourrait vivre son "dernier été de paix". Il alerte sur une possible attaque russe visant la Lituanie, qui pourrait survenir dès l’automne prochain."

https://www.lindependant.fr/2025/03/24/guerre-en-ukraine-lete-2025-pourrait-il-etre-le-dernier-ete-de-paix-en-europe-la-russie-pourrait-attaquer-la-lituanie-des-lautomne-prochain-alerte-un-12591029.php

La guerre est-elle un "fait divers" comme un autre ? D'après un expert, mais comment savoir si un expert est un expert, si on a pas un niveau d'expertise en matière belliqueuse soi-même. Alors, si on la lu ou vu, en mesure des variables de saisons, je ne me fierais même pas aux dires d'un agent du FSB...Mais voilà la PQR veut quitter la basse-cour et aller nager dans le grand bain et se pique de géo-stratégie! Comme il est dit "Timeo Danaos et dona ferentes", "Je me méfie des grecs et de leurs cadeaux"  , j'ai toujours envie de demander , d'où tu parles camarade? Et pendant que serait au front de l'Est: je ne me plaindrais pas du prix de l'électricité et des tickets de rationnement de ma liberté d'expression...Quand je me rappelle ce que l'Indépendant pensait des gilets jaunes...En la matière le journal semble vouloir faire un "remake" du film "1941" de Steven Spielberg (voir la bande annonce en bas) , dans sa version boutifara. Il fourniront peut-être le "Manuel de survie" de notre glorieux président dans leur prochain numéro?

Quand la PQR se rêve en Cassandre : L’Indépendant et la guerre de trop

L’Indépendant de Perpignan, chantre ordinaire des nouvelles locales, s’est récemment mué en oracle géopolitique, prophétisant une guerre française en Ukraine après l’été 2025. Ainsi, un journal régional, dont la vocation première était d’annoncer les kermesses et les embouteillages de l’A9, prétend aujourd’hui devancer les états-majors. Est-ce là le fruit d’une soudaine illumination stratégique ou la simple preuve qu’en l’absence de nouvelles, il faut en inventer ?

Indépendant : de l’information à la mise en scène

Il est des moments où le journalisme troque l’exactitude pour le sensationnalisme. Dans le cas présent, l’audace n’est pas dans l’analyse, mais dans la gratuité du propos. Une « probable guerre française en Ukraine » après l’été 2025 : la précision même de la temporalité confine au ridicule. Depuis quand une rédaction locale, spécialisée dans le tournoi de pétanque de Céret, se permet-elle de fixer l’agenda martial de la République ? Et sur quelles bases ? Quelles sources, quels indices, quelle ombre d’un fait tangible ? Rien. Juste l’air du temps, cette rumeur qui, lorsqu’elle est bien mise en scène, suffit à faire frémir les foules.

Un quotidien local en quête de grandeur

Le drame de la presse régionale tient peut-être à son ambition mal placée. Confinée aux affaires locales, elle rêve d’être prophétique, de jouer dans la cour des grands. Mais à force d’user de la rhétorique du spectaculaire, elle se condamne à l’insignifiance. Le Courrier des Stratèges, pour audacieux qu’il soit, tente au moins une argumentation. L’Indépendant, lui, se contente de jeter un pavé dans la mare, sans même vérifier s’il y a de l’eau. Cette quête de grandeur n’est-elle pas l’aveu d’une insignifiance douloureusement ressentie ? La province, en mal de destin, cherche à exister ailleurs que dans ses marges. Mais à trop vouloir s’extraire de sa condition, elle finit par tomber dans l’absurde.

De Welles à Perpignan : l’ingénierie sociale en mode mineur

L’épisode d’Orson Welles et de sa Guerre des Mondes en 1938 nous rappelle à quel point les médias peuvent façonner la perception du réel. Mais là où Welles jouait avec l’imaginaire pour révéler la naïveté du public, L’Indépendant se contente d’agiter un spectre, sans le moindre recul, sans le moindre art. Ce n’est plus de l’ingénierie sociale, c’est du bricolage narratif. En titrant sur une guerre future, le journal ne nous informe pas : il nous conditionne. L’intention, sans doute inconsciente, participe d’un climat où l’angoisse devient un mode de gouvernance.

Mauvais calcul : l’usure du sensationnel

Le problème avec ce genre de posture, c’est qu’il détruit plus qu’il ne construit. À force de crier au loup, on se retrouve à hurler dans le vide. Le lecteur de Perpignan, abreuvé d’hypothèses guerrières, finira par ne plus y croire du tout. Le journalisme, en voulant capter l’attention, perd son objet : la vérité. Car enfin, qu’attend-on d’un journal local ? Qu’il rende compte du monde tel qu’il est, pas qu’il joue à Nostradamus. La presse régionale devrait méditer cette évidence : ce n’est pas en voulant se faire plus grande qu’elle sera plus crédible.

 la presse locale, une tragédie de la petitesse ?

L’épisode de L’Indépendant n’est pas anodin : il témoigne d’un mal-être plus profond, celui d’un journalisme en perte de repères, oscillant entre la chronique de marché et la divination. Or, pour exister, il ne suffit pas de faire du bruit. Il faut du sens, du réel, du travail. À Perpignan, comme ailleurs, on ferait bien de se souvenir qu’un journal n’a pas vocation à annoncer l’apocalypse, mais à décrire le monde. Encore faut-il avoir le courage de le regarder tel qu’il est, et non comme un prétexte à vendre du papier.

 

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25 mars 2025 2 25 /03 /mars /2025 13:23

“La bêtise insiste toujours.”

 Albert Camus / La Peste

« Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde », écrivait Camus en 1944.

C'est un temps à prendre le parapluie du deuxième, voir du troisième degré...Et puis zut, du 12 , et plutôt du rouge!

C'est une période curieuse que la nôtre, où un antisémite n'y reconnaîtrait pas ses petits. Cette impression étrange que nous serions coincée dans un sketch du "Monty Pithon Flying Circus " , depuis que nous glissons depuis des décennies, sur la peau de banane sémantique amplifiée par l’hystérisation collective de l'individualisme... Un mot en vaut bien un autre. Moi-même, je me sens "girafe", c'est temps si! À moins que ce soit "girofle" enfin ya un truc qui tourne : ma qué, se gira!

L'ADFO nous prit d'insérer cette tribune dans nos colonnes, lassée qu'elle est, de l'utilisation du mot "fasciste" comme insulte en dilution de sa qualité historique et politique : si les fascistes sont partout, ils sont donc nulle part ! Et donc, lorsque les vrais sont ou seront de retour, nous ne saurons (de Mordor) pas les reconnaître, puisqu'ils ne seront pas forcément habillés en Hugo Boss, comme le diable babille en Pravda!

"L’Association de Défense du Fascisme Originel : Une Lutte pour la Pureté Idéologique (et le Droit à l’Indignation Sélective)

"Le fascisme mérite mieux que vos insultes de comptoir !"

Que n’a-t-on pas galvaudé le mot "fascisme" ! À force d’être collé sur tout ce qui dépasse, des politiques sanitaires aux limitations de vitesse, le pauvre Mussolini lui-même ne s’y retrouverait plus. Il était donc temps qu’une voix s’élève contre ce grand n’importe quoi terminologique. C’est chose faite avec l’illustre *Association de Défense du Fascisme Originel* (ADFO), section "Gabriele d’Annunzio" – une référence, on l’admettra, d’un goût exquis.  

Son combat ? Restaurer la noblesse du fascisme, ou du moins lui éviter l’humiliation d’être accolé à tout et n’importe quoi, y compris à des individus qui n’ont même pas eu l’élégance de faire marcher une milice en chemise noire ou de bombarder une ville récalcitrante. 

L’association s’engage donc à poursuivre « systématiquement » (ah, le doux frisson de l’ordre et de la méthode !) toute personne qui qualifierait de "fasciste" quelqu’un qui n’a, après examen minutieux, « rien à y voir ».  

Une entreprise courageuse, car la confusion règne. Aujourd’hui, un bureaucrate un peu trop zélé devient fasciste, un professeur trop sévère, fasciste, une mère qui oblige son enfant à finir ses légumes, fasciste ! Même le fascisme, en tant que tel, n’est plus reconnu à sa juste valeur : on en fait une sorte d’épouvantail fourre-tout, un vocable creux pour indignations de comptoir.  

Mais il y a plus grave : l’injustice profonde de ces accusations erratiques. 

Que ressent-on, en effet, quand on est qualifié de fasciste sans l’avoir mérité ? C’est un déshonneur, un affront moral insupportable. À quoi bon avoir une pensée politique réactionnaire si l’on se fait traiter de fasciste à tort ? À quoi bon cultiver une certaine rigidité doctrinale si c’est pour être confondu avec un vulgaire conservateur autoritaire ? C’est cette tragédie existentielle que l’ADFO entend réparer, en rendant au fascisme son sérieux et à l’injure son exactitude.  

On attend déjà avec impatience les premiers procès. Imagine-t-on la scène ? 

Un honnête technocrate, qui n’a jamais défilé torse nu sur la place Saint-Marc en clamant un poème belliqueux, qui n’a jamais rêvé d’annexer quoi que ce soit, sommé de prouver qu’il ne mérite pas cette étiquette infâmante ? Dans l’idéal, il faudra créer un Comité de Certification du Fascisme Véritable (CCFV), chargé de statuer : ce banquier aux dents longues est-il un fasciste, ou simplement un requin du libéralisme ? Ce politicien musclé dans ses déclarations mais mollasson dans ses actes mérite-t-il le qualificatif, ou bien seulement celui de populiste inoffensif ?  

Ah, le temps où les mots avaient un sens ! Où l’on pouvait être fasciste avec une fierté presque enfantine, sans risquer d’être confondu avec un sous-produit médiocre de l’autoritarisme contemporain. L’ADFO, dans sa croisade pour la précision historique, nous rappelle que le fascisme, loin d’être un simple slogan d’opposition, est une question politique sérieuse. **Qu’on se le tienne pour dit : l’approximation terminologique est un fléau bien plus grave que le fascisme lui-même.**"

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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 19:46

Dans la trame feutrée et pourtant fébrile de l’histoire, certaines institutions naissent avec la promesse d’un pont tendu entre passé et avenir. La Casa de la Generalitat de Catalogne à Perpignan fut de celles-là, érigée en 2003 comme un phare destiné à guider l’identité catalane à travers les écueils du temps. Or, voici que ce bastion culturel, cette vigie d’une mémoire partagée, se trouve aujourd’hui secoué par des vents contraires.

L’affaire a éclaté avec la déclaration de Christopher Daniel Person, nommé directeur en octobre dernier. Lors d’une comparution devant le Parlement de Catalogne, il a déclaré ne pas user du terme « Catalogne Nord », lui préférant les désignations administratives françaises : « Pyrénées-Orientales » pour le département, « Occitanie » pour la région. Dans le même souffle, il a affirmé que la langue catalane, en ces terres, s’était « perdue » et ne se parlait plus. À ces mots, les fondations de la Casa ont tremblé. Car au-delà d’un simple choix terminologique, ces affirmations résonnent comme une réécriture de l’histoire, un lissage des aspérités identitaires au nom d’une neutralité que d’aucuns jugeront feinte.

Les anciens directeurs de l’institution n’ont pas tardé à réagir. Enric Pujol i Casademont, Jordi Fernández-Cuadrench, Joan Gaubí, Josep Puigbert i Punset et Alfons Quera i Carré ont signé une lettre où s’exprime leur indignation. 

Pour eux, les déclarations de Person ne sont pas une maladresse, mais bien une remise en cause de la raison d’être de la Casa : promouvoir la langue et la culture catalanes, maintenir les liens entre nord et sud, donner corps à cette Catalogne qui, bien que morcelée par l’histoire, refuse de s’effacer.

Il est une cicatrice qui court à travers l’âme catalane : celle laissée par le Traité des Pyrénées de 1659, par lequel la monarchie espagnole céda à la Couronne française le Roussillon, le Conflent, le Vallespir et une partie de la Cerdagne, sans même consulter les institutions catalanes. Depuis lors, la frontière administrative n’a jamais su défaire les fils ténus qui relient les Catalans des deux côtés. À travers les siècles, les échanges culturels, économiques et sociaux se sont maintenus, défiant les cartes et les gouvernements. 

Puis, en 1986, la Catalogne du Nord et celle du Sud se sont retrouvées sous l’égide de l’Union européenne, et c’est dans cet élan qu’est née la Casa de la Generalitat à Perpignan.

Dès son inauguration, sous la houlette de Maryse Olivé, première directrice, la Casa s’est imposée comme un point d’ancrage. En vingt ans, elle a su tisser des alliances, construire des passerelles entre institutions, entreprises et citoyens des deux côtés de la frontière. Dans cette dynamique, la reconnaissance de la singularité catalane en terres septentrionales n’a jamais été un simple artifice idéologique, mais un socle sur lequel bâtir. C’est pourquoi les propos de l’actuel directeur suscitent plus qu’un débat : ils provoquent une onde de choc qui ébranle les fondements mêmes de l’institution.

Derrière la rhétorique de la « neutralité institutionnelle », dénoncent les signataires de la lettre, se dissimule une ignorance, voire un mépris, pour l’histoire et l’identité des Nord-Catalans. 

En quelques mois, affirment-ils, Christopher Daniel Person a démontré qu’il ne possédait ni la connaissance du pays, ni le sens de la diplomatie requis pour sa fonction. Dès lors, ils en appellent au président de la Generalitat, Salvador Illa, pour qu’il prenne les mesures nécessaires à la sauvegarde de la Casa et de ses missions. Il ne s’agit pas seulement de nommer un nouveau directeur, mais de préserver la crédibilité acquise au fil des décennies, cette légitimité patiemment construite et aujourd’hui mise en péril.

Loin d’être une querelle administrative, cette affaire révèle un enjeu fondamental : la mémoire d’un peuple, la persistance de son identité au-delà des fractures du temps. Si la Casa de la Generalitat fut conçue comme un rempart contre l’oubli, la controverse actuelle pose une question cruciale : que reste-t-il de cette mission lorsque ceux qui en ont la charge en nient l’essence même ?

 

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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 13:09

Vinoscospie https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/tag/vinoscopie/ 27 en direct de l’épicerie chez Iris 6 rue de la révolution française à Perpignan avec @Raphael Rous du domaine Arrels à Nyls-Ponteilla , toujours animé par Jean Lhéritier
https://domainelesarrels.com/
« Les arrels » signifie en catalan « les racines ». Ce nom illustre la préoccupation du vigneron pour son sol, sa terre. Point de bons et sains raisins sans des vignes fermement enracinées dans un sol vivant.
Devenir vigneron était synonyme d’un retour à mes racines, dans un département de culture catalane qui m’a vu naitre et grandir.
« ARRels », rappel de mes initiales… identiques à celles de mon grand-père Roger Rous et de mon père René Rous. Initiales multigénérationnelles dans le but de ne pas rectifier cette mention sur les comportes à vendanges.

https://domainelesarrels.com/

 

Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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Vinoscospie 27 " Les arrels de Raphaël Rous à Nyls-Ponteilla animé par Jean Lhéritier
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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 22:21

Christophe Euzet était en direct de la salle des libertés pour l'archipel contre attaque info  en meeting sur la prochaine élection municipal en 2026 à Perpignan, salle des libertés, jeudi 13 mars ! Des propositions vidéos intégrale ou version résumée dessous

Portrait textuel de Christophe Euzet, le politicien et professeur de droit à Perpignan :
Christophe Euzet se tient à la croisée des chemins entre le monde académique et l’arène politique, un homme dont la vie semble osciller entre les salles de cours de l’Université de Perpignan et les couloirs de l’Assemblée nationale ou les rues animées de sa ville natale. Imaginez-le dans une salle de l’UPVD, face à une assemblée d’étudiants, disséquant avec rigueur les subtilités du droit constitutionnel ou les dynamiques des relations internationales. Sa voix, posée mais ferme, porte l’autorité d’un docteur en droit public, fruit d’une thèse soutenue à Toulouse sur les transitions démocratiques, et d’années d’enseignement dans cette ville catalane qu’il n’a jamais vraiment quittée dans son cœur.
Puis, changez de scène : le voici en costume sombre, arpentant Perpignan ou les communes de la 7e circonscription de l’Hérault qu’il a représentée de 2017 à 2022 comme député. Là, il incarne le politicien, d’abord sous l’étiquette La République en Marche, puis au sein du groupe Agir ensemble, qu’il a contribué à fonder en 2020. On peut l’imaginer discourant avec passion sur des projets locaux, défendant des lois contre la glottophobie ou cherchant à redonner vie à une Perpignan qu’il juge endormie sous la gestion actuelle. Ses racines catalanes, mêlées à une ascendance sétoise, teintent son discours d’un attachement profond à cette terre du sud, qu’il rêve de voir s’éveiller au XXIe siècle.
Entre ces deux mondes, il y a une cohérence : la rigueur du juriste nourrit l’ambition du politique. À 57 ans, cet homme marié et père de deux enfants, né le 2 avril 1967 à Perpignan, ne se contente pas d’analyser les institutions – il veut les façonner. Sa récente annonce de candidature aux municipales de 2026 à Perpignan, portée par son association "Perpignan, il est temps", révèle cette volonté de passer de la théorie à l’action, d’un p
rofesseur qui enseigne le pouvoir à un homme qui aspire à l’exercer pour transformer sa ville.

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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 19:33

" - Tu brilles aussi fort qu’un miroir de bordel, même un aveugle te verrais à 10 lieux d’ici.
- J’aime bien que les gens me regardent moi.
- Ils ne partagent pas toujours ton plaisir."

Mon nom est personne, Jack Beauregard et Personne

Au moment où Joan Planes comptait ressortir le livre de son père Llorenç qui fut l'éponyme du concept: "le petit livre de la Catalogne Nord", la Géné (lorsqu'on l'épelait avec tendresse) a nommé un sorte de DJ de plage, en guise de directeur

L'homme qui tua le nom "Catalogne Nord

Perpignan, une ville où le vent joue les espions entre les ruelles, transportant des histoires de complots avortés et d'identités en suspens. Dans ce décor, un homme venait d’être parachuté à la tête de la Casa de la Generalitat, ce bureau censé entretenir la flamme catalane de l’autre côté de la frontière. Son nom ? Christopher Daniel Person. Un homme sans visage, ou plutôt, un visage trop lisse pour qu’on s’y attarde/https://www.lasemaineduroussillon.com/societe/un-nou-director-nomenat-a-la-casa-de-la-generalitat-a-perpinya-2-4381/

Une Casa sans cause ?

La Casa de la Generalitat à Perpignan, ce n’était pas juste une antenne culturelle. C’était un symbole, un mirador avancé de Barcelone en territoire français, une passerelle diplomatique, un vestige de la grandeur d’une Catalogne qui s’était rêvée indépendante. Depuis sa création en 2003, les directeurs qui s’y succédaient étaient des hommes de conviction, convaincus que cette enclave était une base arrière stratégique.

Parmi eux, **Josep Puigbert (2014-2023)**, un indépendantiste bon teint qui voyait en la Casa un laboratoire de catalanisme. Son successeur, **Alfons Quera (2023-2024)**, était du même moule, quoique plus prudent. Tous partageaient une obsession : faire vivre la culture catalane dans les Pyrénées-Orientales et entretenir le feu sacré de la "Catalogne Nord".

Mais les temps avaient changé.

Depuis la tentative avortée d’indépendance de 2017, Barcelone avait perdu son mordant. Les nouveaux maîtres de la Generalitat n’avaient plus d’appétit pour les grands projets nationalistes. Le poste de directeur de la Casa n’était plus une mission stratégique. C’était devenu une sinécure. Alors, on avait choisi Christopher Daniel Person.

Un homme du sérail socialiste

Né en 1992 à Cervera, formé en sociolinguistique et en marketing, il n’était ni un militant chevronné ni un fervent catalaniste. Son atout ? Avoir le bon carnet d’adresses. Il était passé par le PSC, le Parti des Socialistes de Catalogne, ce qui en disait long sur la nature de sa nomination. On n’attendait pas de lui qu’il secoue l’institution, juste qu’il assure une présence, qu’il gère quelques dossiers sans faire trop de vagues.

Le crime parfait

Seulement voilà, au lieu de faire profil bas, il commit l’irréparable. Il tua un nom. **"Catalogne Nord".** Froidement, méthodiquement, il enterra l’expression sous un flot de justifications administratives. "Nous devons employer le nom officiel, 'Pyrénées-Orientales'", déclara-t-il, comme un bureaucrate raturant une note inutile sur un rapport. Ce fut un séisme. À Perpignan, les nationalistes avaient toujours défendu cette appellation, vestige d’un espoir inachevé, d’une terre rattachée à la France mais où battait encore un cœur catalan.

Les réactions ne tardèrent pas. 

**Jordi Borràs**, Agustí Colomines (**Junts**), Nicolas Garcia (**maire d’Elne**) et bien d’autres dénoncèrent un crime contre l’identité catalane. **Unitat Catalana** exigea sa tête. On le traita d’"ignorant", de "médiocre", de "subordonné servile".

Mais Person ne s’arrêta pas là. Il porta un second coup. Il osa dire que "personne ne parle catalan dans la région". Une phrase assassine, jetée négligemment, qui anéantissait des décennies d’efforts pour préserver la langue. Les flammes de la révolte s’allumèrent aussitôt.

Le mauvais ouvrier se plaint de son outil

Dans un roman noir, c’est toujours au moment où tout semble sous contrôle que les choses dérapent. Person croyait pouvoir imposer son post-modernisme, mais il n’avait pas anticipé que l’identité catalane, même en sommeil, restait un volcan. Son poste, jadis prestigieux, n’avait plus le poids stratégique d’antan, mais il suffisait d’un faux pas pour que le feu reprenne.

L’homme qui tua "Catalogne Nord" devint l’homme de trop.

Les médias s’en emparèrent. Les critiques pleuvaient de toutes parts. Mais à Barcelone, ses protecteurs gardaient le silence. Le pouvoir socialiste qui l’avait placé là n’avait rien à gagner à un scandale. Il n’était qu’un pion sur l’échiquier, un exécutant interchangeable.

Alors, que lui restait-il ? Tenir bon. Feindre l’indifférence. Attendre que la tempête passe. Mais Perpignan n’oublie pas ceux qui trahissent ses légendes. Person a peut-être cru qu’il pouvait enterrer un nom. Il découvrira bientôt qu’ici, les fantômes de l’histoire ne meurent jamais vraiment.

 

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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 12:48

"LIZ : Et vous pensez que je vais vous croire?
RED : Mais bien sûr que non! Je suis un criminel. Les criminels sont des menteurs notoires. Tout ce qui me concerne n'est que mensonge. Mais si quelqu'un peut me donner un seconde chance, c'est vous."

RED : C'était amusant, non. On remet ça? je vous assure, on devrait recommencer. En fait Zamanin' était que le premier.
COOPER : Le premier quoi?
RED : Nom, sur la liste.

(épisode 1)

(épisode 1) The Blacklist

L'élection qui se profile semble dénuée d'intérêt si elle dans la continuité de la précédente, si l'on s'en tient au documentaire sur le sujet,"Gare à Perpignan, fragment d'une fatigue démocratique"https://www.cinemutins.com/gare-a-perpignan-. Alors l'archipel contre-attaque se plaît à imaginer des candidats flamboyants un robot coaché par une IA, une actrice iranienne, pour montrer que la médiocrité n'est pas le destin de ville qui fut la capitale d'un royaume !https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2019/11/perpignan-le-roi-pecheur-a-qui-les-candidats-ne-posent-pas-les-bonnes-question-pour-avoir-axe-au-graal-par-nicolas-caudeville.html

Et si Raymond "Red" Reddington, maître de l’intrigue et génie du verbe dans The Blacklist, se lançait dans la course à la mairie de Perpignan en 2026 ? Plongeons dans cette fiction où Red déploie son éloquence légendaire, ses dialogues ciselés et son art de transformer chaque situation en une scène mémorable.https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Reddington
Red poserait ses valises à Perpignan par un matin frisquet de janvier 2026, sortant d’une berline noire rutilante garée devant l’Hôtel de Ville. Son Fedora incliné, il observerait la ville avec un regard perçant. "Dembe, regarde-moi ça", dirait-il en désignant le Castillet d’un geste théâtral. "Une ville avec du caractère, de la poussière et juste assez de désespoir pour qu’on y fasse quelque chose d’extraordinaire. Qu’en penses-tu ?" Dembe, fidèle ombre, hocherait la tête en silence, et Red ajouterait avec un sourire : "Exactement. C’est une toile vierge, et je suis Rembrandt avec un revolver."

Il annoncerait sa candidature dans un discours improvisé sur la place de la République, micro en main, face à une foule de Perpignanais intrigués. "Mesdames et messieurs, je suis Raymond Reddington, et je suis ici pour vous offrir quelque chose que vos politiciens habituels ne comprennent pas : une vision", commencerait-il, sa voix résonnant comme une promesse. "Perpignan ne sera pas juste une étape sur la route de Barcelone. Ce sera un carrefour, un empire discret. Pourquoi se contenter de survivre quand on peut prospérer ? Comme je le dis souvent : ‘Dans un monde de moutons, soyez le loup.’ Alors, qui est avec moi ?" Les applaudissements hésitants se transformeraient en ovation, et Red murmurerait à Dembe : "Ils ne savent pas encore à quel point ils ont besoin de moi."


Sa campagne serait une symphonie de charme et de mystère. 

Lors d’une rencontre au marché Saint-Charles, entouré de cageots d’oranges et de vendeurs curieux, il serrerait des mains et glisserait des billets pour des cafés. Une vieille dame lui demanderait : "Mais vous venez d’où, Monsieur Reddington ?" Il s’arrêterait, la fixerait avec un sourire désarmant et répondrait : "D’un endroit où les règles sont des suggestions, Madame. Et je suis ici pour vous libérer des vôtres. ‘La liberté n’est pas un cadeau, c’est une négociation.’ Prenez un fruit, c’est pour moi." Elle rougirait, et Red s’éloignerait, lançant à un marchand : "Gardez la monnaie, mon ami. La générosité est une monnaie qui rapporte toujours."

Les adversaires politiques, déconcertés, tenteraient de le contrer. 

Lors d’un débat télévisé sur France 3 Occitanie, le maire sortant, un homme bedonnant et sûr de lui, l’attaquerait : "Monsieur Reddington, vous n’avez aucun passé politique ! Pourquoi vous faire confiance ?" Red, impeccable dans son costume gris anthracite, ajusterait sa cravate et répliquerait : "Un passé politique ? J’ai un passé, point. Et il m’a appris une chose : ‘Les hommes qui suivent les règles finissent par être mangés par ceux qui les écrivent.’ Vous avez géré cette ville comme un comptable, Monsieur. Moi, je vais en faire une légende." Puis, se penchant vers lui avec un sourire glacial, il ajouterait à mi-voix : "Dites-moi, cette petite histoire avec le permis de construire à Saint-Estève… on en parle maintenant ou je garde ça pour le dessert ?" Le maire bafouillerait, et Red conclurait, face caméra : "Voyez-vous, mes amis, je ne joue pas pour gagner. Je joue pour que tout le monde se souvienne de la partie."
Le préfet, alarmé par ce candidat hors norme, appellerait le FBI. Elizabeth Keen débarquerait à Perpignan, déterminée à percer ses intentions. 

Elle le coincerait dans un café près de la cathédrale Saint-Jean, sous les gargouilles silencieuses. "Red, qu’est-ce que tu fabriques ? La mairie ? Vraiment ?" demanderait-elle, les bras croisés. Il poserait son espresso, la regarderait avec une tendresse narquoise et répondrait : "Lizzie, la politique est juste un autre terrain de jeu. Les joueurs changent, les enjeux restent. ‘Le pouvoir n’est pas dans le titre, il est dans l’influence.’ Et puis, avoue-le, tu adores l’idée de me voir en cravate officielle." Elle secouerait la tête, exaspérée : "Tu ne peux pas transformer une ville en ton échiquier personnel !" Red rirait doucement : "Oh, ma chère, c’est déjà un échiquier. Je suis juste le seul à savoir où sont les reines. Passe me voir à la mairie, je te ferai visiter."
Si Red gagnait, le 15 mars 2026 serait un tournant.

Lors de son discours d’investiture devant le Palais des Rois de Majorque, il déclarerait : "Perpignan, vous m’avez choisi, et je ne vous décevrai pas. ‘Les promesses sont des chaînes pour les faibles, des tremplins pour les audacieux.’ Aujourd’hui, nous commençons à bâtir une ville qui ne s’excuse pas d’exister." En coulisses, il transformerait les caves de Byrrh en salons clandestins pour ses "négociations". Recevant un émissaire douteux, il lancerait, un cigare à la main : "Vous voulez faire affaire ? Parfait. Mais souvenez-vous : ‘La loyauté est une rue à double sens, et je tiens la carte.’ Asseyez-vous, prenons un verre." Les chiffres du chômage chuteraient, les marchés regorgeraient de marchandises mystérieuses, et Red, interrogé sur ces miracles, hausserait les épaules : "Les détails sont ennuyeux, Madame la Journaliste. ‘Le diable est dans les résultats, pas dans les explications.’"
Mais Liz resterait sur ses traces. 

Lors d’une confrontation tendue près du canal de la Basse, elle le défierait : "Tu crois que tu peux tout manipuler, Red. Et si ça s’effondre ?" Il la fixerait, soudain sérieux, et répondrait : "Lizzie, tout s’effondre un jour. ‘La question n’est pas de tomber, mais de choisir où atterrir.’ Je construis quelque chose ici, pour eux, pour toi, peut-être même pour moi. Laisse-moi finir cette danse." Elle partirait, troublée, et Red murmurerait dans le vent : "Elle comprendra. Elle comprend toujours."
 

Et s’il perdait ? 

Le soir des résultats, dans une villa à Collioure, il siroterait un verre de vin face à la mer et dirait à Dembe : "Une élection n’est qu’un round, pas la fin du combat. ‘Les meilleurs coups se jouent après le gong.’ On reste dans le jeu." Quelques semaines plus tard, une liste de noms circulerait – politiciens, notables, secrets inclus – et Red, déjà parti, laisserait un mot : "Perpignan, ce n’est pas un adieu. ‘Je ne dis jamais au revoir, je dis à bientôt.’"
Avec Red à Perpignan, 2026 serait un tourbillon de dialogues mordants, de manœuvres audacieuses et de cette aura qui fait de lui une légende. 

"La vie est une histoire, mes amis", dirait-il en quittant la scène, "et je suis le narrateur que vous n’oublierez pas." Alors, maire ou pas, Red laisserait une empreinte indélébile sur la ville – et sur nous. Voteriez-vous pour cet homme qui affirme : "Je ne promets pas le paradis, mais je rends l’enfer sacrément intéressant" ?

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21 mars 2025 5 21 /03 /mars /2025 22:24

"L'expression : Désormais, on nomme « cheval de Troie » toute manœuvre d'infiltration ou de sape pour détruire un adversaire. Dans le langage informatique, un « cheval de Troie » est un programme espion greffé à un autre et destiné à faciliter une prise de contrôle malveillante d'un ordinateur."

Lors d’une audition ce jeudi dernier au Parlement de Catalogne, le Directeur général de la Maison de la Generalitat à Perpignan, Christopher Person, a déclaré qu’il n’était pas possible d’utiliser le terme « Catalogne Nord »

« Cette délégation, située en dehors de la Communauté autonome de Catalogne, a été créée dans un espace territorial faisant partie du cadre culturel, historique et national catalan. Les habitants de la Catalogne du Nord, d’où qu’ils viennent, n’ont jamais eu de problème avec l’adjectif catalan. Les entreprises, les clubs sportifs et la population elle-même se définissent comme catalans. »

La récente controverse entourant la Casa de la Generalitat à Perpignan a mis en lumière des tensions concernant l'identité et la terminologie utilisées pour désigner la région communément appelée "Catalogne Nord". Le directeur de cette institution, Christopher Daniel Person, a suscité des réactions en refusant d'employer cette appellation, invoquant une "neutralité institutionnelle" et le respect des dénominations officielles françaises.

Lors de sa comparution devant la Commission des Affaires Institutionnelles du Parlement de Catalogne, Person a expliqué que, selon lui, l'utilisation du terme "Catalogne Nord" n'était pas appropriée dans un contexte officiel, car il n'est pas reconnu par l'État français. Il a précisé que la dénomination officielle du territoire est "Pyrénées-Orientales" et que, par respect pour l'État français, il convient d'utiliser cette terminologie. Il a également mentionné que le terme "Roussillon" n'est pas une dénomination officielle en France.

Cette position a provoqué des réactions vives de la part de plusieurs formations politiques catalanes. Le parti Unitat Catalana, historiquement impliqué dans la promotion de la culture catalane dans la région, a demandé la rectification des déclarations de Person ainsi que son remplacement. Le député de Junts, Agustí Colomines, a exprimé son soutien à cette demande, critiquant le fait que Person "ne sait pas où il vit" s'il refuse d'utiliser le terme "Catalogne Nord". De son côté, la CUP a également réagi en déclarant que "le directeur général de la Generalitat à Perpignan nie le pays et méprise ceux qu'il représente", estimant qu'il ne peut pas continuer à représenter les intérêts des Catalans. citeturn0search3

La Casa de la Generalitat à Perpignan a été inaugurée en septembre 2003 par le président Jordi Pujol. Ses principales fonctions sont de créer et renforcer les liens institutionnels, économiques, linguistiques, culturels et touristiques entre la Catalogne et les Pyrénées-Orientales. Depuis sa création, plusieurs directeurs se sont succédé à sa tête, Christopher Daniel Person ayant été nommé en 2024. citeturn0search6

Né à Cervera en 1992, Person est titulaire d'un master en sociolinguistique de l'Université Sorbonne de Paris et d'une licence en langues étrangères appliquées de l'Université Jean-Moulin Lyon III. Avant sa nomination, il a travaillé comme responsable marketing de contenu et spécialiste en SEO dans diverses entreprises. Entre août 2021 et septembre 2023, il a été directeur des opérations chez ERTL-Yang à Paris, Madrid et Lisbonne. citeturn0search1

La controverse actuelle met en évidence les sensibilités autour de l'identité catalane dans la région des Pyrénées-Orientales. L'utilisation du terme "Catalogne Nord" est perçue par beaucoup comme une reconnaissance de l'héritage culturel et historique catalan de la région. Le refus de cette appellation par un représentant officiel de la Generalitat suscite des interrogations sur la politique linguistique et culturelle menée dans cette zone.

Il reste à voir comment cette situation évoluera et quelles mesures seront prises pour répondre aux préoccupations exprimées par les différentes parties prenantes.

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18 mars 2025 2 18 /03 /mars /2025 22:20

“Retenez bien ceci : Livre = connaissance = pouvoir = énergie = matière = masse. Une bonne bibliothèque n'est donc qu'un trou noir cultivé.”

Terry Pratchett

 “Le doute, terrible trou noir de l'esprit, là où l'univers perd confiance en lui-même.”

 Louis Gauthier / Souvenir de San Chiquita


 

Philip K. Dick cligna des yeux, contemplant les lumières tremblotantes de Perpignan à travers la vitre du café où il s'était réfugié. Devant lui, un vieux journal local traînait sur la table, relatant les derniers relevés du télescope spatial James Webb. Son esprit, déjà habitué aux caprices de la réalité, vacilla un instant devant l’ampleur de la découverte.

— Howard, tu ne vas pas croire ce que je viens de lire. Il semblerait que tout l’Univers tourne dans une seule et même direction. Une anomalie, un paradoxe… ou peut-être la preuve que nous sommes enfermés depuis toujours dans un trou noir. Et pire encore… ce trou noir, c’est Perpignan.

Lovecraft, assis en face de lui, reposa lentement sa tasse de café noir. Les ruelles sombres de Perpignan s’étendaient derrière lui, baignées d’une lueur irréelle. Il leva un sourcil sceptique.

— Un trou noir, dis-tu ? murmura-t-il d’une voix lente. Une prison d’ombre où l’espace et le temps se courbent sous une force incommensurable ? Et cette ville en serait le cœur ? Voilà qui n’a rien de rassurant, Philip.

— Ni de rassurant, ni de surprenant, ajouta Dick en haussant les épaules. La réalité s’effondre à chaque instant, Howard. Peut-être avons-nous toujours vécu dans un monde d’illusions, piégés dans une matrice cosmique plus vaste encore que nous ne pouvons l’imaginer. Et si Perpignan était le centre, le noyau d’un Univers dévoré par un gouffre d’ombre ? Un lieu où le temps ne s’écoule pas normalement, où les mêmes âmes errent, prisonnières d’un cycle immuable ?

Un silence pesant tomba dans le café, seulement troublé par le grésillement d’un néon fatigué. Lovecraft se massa les tempes, comme s’il tentait de refouler un savoir interdit qui s’insinuait insidieusement dans son esprit.

— Cette théorie me rappelle des murmures entendus dans mes cauchemars, déclara-t-il après un long moment. Des échos d’un espace au-delà de notre entendement, où des entités sans nom rôdent dans l’ombre des trous noirs, guettant les imprudents qui oseraient percer leur secret. Peut-être ces galaxies tournant dans une même direction sont-elles le signe d’une volonté plus ancienne que le temps lui-même. Une force inconnue qui nous enferme et nous maintient sous son joug, tout comme cette ville semble parfois prise dans une torpeur étrange, un cycle infini dont personne ne peut sortir.

Dick éclata de rire, un rire nerveux et saccadé.

— Howard, mon vieux, tu parles comme si nous étions les pantins d’une horreur cosmique. Peut-être n’est-ce pas si loin de la vérité. Et si Perpignan était la singularité ultime, le point d’effondrement de notre Univers, un vortex où toutes les réalités viennent mourir ? Et si les trous noirs que nous observons n’étaient que les portes d’entrée vers d’autres univers, des mondes parallèles où des versions altérées de nous-mêmes existent, piégées dans d’autres illusions ?

Lovecraft se redressa lentement, ses yeux brillant d’une lueur malsaine.

— Si tel est le cas, Philip, nous devrions nous méfier. Car ce que nous voyons au travers de ces abîmes insondables pourrait aussi nous voir en retour. Et si Perpignan est le centre, alors nous sommes condamnés à errer éternellement dans son ombre.

Et dans un frisson commun, les deux hommes comprirent que certaines vérités ne devaient jamais être dévoilées.

 

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