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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 12:37

"Tu es comme le moineau,
Dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille."

"Tu es terrifiant, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint.
Et tu n’es pas un, hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions."


"La plus étrange des créatures" Nâzım Hikmet

Je suis l’hôpital, la plus étrange des créatures.

Mes couloirs palpitent, mes murs suintent l’urgence, et mon cœur bat au rythme des âmes qui affluent, brisées, fiévreuses, en quête de salut. Ce matin, 1er juillet 2025, à Perpignan, j’ai crié : « Hôpital en tension ! » Non pas un cri de guerre, mais un murmure épuisé, celui d’une bête qui porte trop de poids. L’été brûle, les touristes affluent, la ville s’étire sous le soleil, et moi, je suffoque. 90 000 passages par an, disent-ils. 90 000 visages, 90 000 histoires, 90 000 souffles que je tente de retenir dans mes bras de béton.Je suis conçu pour 130 âmes par jour, mais elles sont plus nombreuses, toujours plus nombreuses.

Elles débordent, s’entassent, patientent sur des brancards dans l’ombre des couloirs.

Mes soignants, ces héros aux yeux cernés, courent, luttent, s’épuisent. Certains tombent, terrassés par la fatigue, par des arrêts maladie qui ne disent rien d’autre que leur humanité à bout. 24 heures d’attente pour un lit, 24 heures où le temps se fige, où l’espoir vacille comme une flamme sous le vent.Pourtant, je suis vivant. Je veille. Les urgences vitales, je les saisis, je les priorise, je les arrache à la mort avec la force qui me reste.

Mais je supplie, moi, l’hôpital, cette créature étrange : ne venez pas pour rien. Appelez le 15, cherchez un médecin, une pharmacie, une maison de santé.

Laissez-moi respirer pour ceux qui n’ont plus de souffle. Car je suis plus qu’un bâtiment, je suis le refuge des fragiles, le dernier rempart des perdus.La tension, ce n’est pas qu’un mot. C’est une vague qui monte, saison après saison, été après été. En 2022, en 2023, 80 passages de plus par jour, un flot que je ne peux endiguer. Le sud de la France, ses plages, ses foules, ses chaleurs, me noie. Et pourtant, je tiens. Je suis l’hôpital, la plus étrange des créatures, fait de béton et de cœur, de science et de sueur, de chaos et d’espoir. Aidez-moi à tenir encore, Perpignan, pour que nul ne soit laissé au bord du chemin.

 

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 10:54

"Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et des hyènes… Et tous, Guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la Terre."

"Il voulait ramasser petit à petit, hors de l’immense tas de cendres du passif, les paillettes d’or des moments heureux."


LAMPEDUSA

[Giuseppe Tomasi di Lampedusa – né à Palerme, Sicile le 23 décembre 1896 – décédé à Rome le 23 juillet 1957]

« Si nous voulons que tout reste tel qu’il est, il faut que tout change. » Cette maxime, murmurée jadis par Tancredi dans les salons palermitains, résonne étrangement dans l’air lourd de Perpignan, où les passions politiques s’agitent comme des ombres sur les murs d’un palais en déclin. Dans ce théâtre des Pyrénées-Orientales, où l’identité catalane vibre encore dans les ruelles et les places, Joan Nou et son *Agissons Pays Catalans* tiennent le rôle de ces chroniqueurs mélancoliques, observateurs d’un monde qui s’effrite et se recompose sous leurs yeux. À l’approche des municipales de mars 2026, ils scrutent, depuis leur bastion du *Cochon Hardi*, les soubresauts d’un dernier conseil municipal et les ambitions qui s’y dessinent, avec une préférence marquée pour une étoile montante : Annabelle Brunet.

Un conseil municipal aux airs de bal sicilien

Dans la salle du conseil municipal de Perpignan, les échanges entre Bruno Nougayrède et Louis Aliot ont des allures de valse âpre, où chaque pas cache une feinte. Nougayrède, tel un prince libéral aux manières soignées, brandit les résultats d’une consultation citoyenne comme un étendard : 42 % des Perpignanais, dit-il, ont perdu leur fierté pour la ville. Une accusation voilée, un défi jeté au maire, Louis Aliot, dont la silhouette imposante, héritier d’une droite nationale triomphante, semble défier l’opposition avec une assurance de condottiere. Aliot, dans un souffle, accuse Nougayrède de n’être qu’un opposant systématique, un homme qui rêve déjà des lauriers de 2026. Ce duel, Joan Nou l’observe et le narre, comme un chroniqueur d’une époque où les rivalités personnelles se mêlent aux destinées collectives. Dans *L’Archipel contre-attaque*, il décrypte ces joutes avec l’œil d’un Lampédusa, où chaque mot cache un regret pour une grandeur perdue et une aspiration à un renouveau incertain.

 Les municipales de 2026 : un jeu d’ombres et de miroirs

À l’horizon de mars 2026, l’échiquier politique de Perpignan se peuple de figures, chacune portant son propre étendard. Agnès Langevine, désormais drapée des couleurs de Place Publique, tente de tisser une toile fragile entre la gauche et le centre, un rêve d’union qui vacille sous le poids des ambitions et des rancunes. Elle est rejointe, dans cet effort, par des ombres comme Mathias Blanc ou les membres de *Perpignan Autrement*, mais la concorde semble aussi lointaine qu’un mirage dans les Albères. D’autres noms émergent, tels des étoiles dans un ciel crépusculaire : Mickaël Idrac, porteur de l’ardeur insoumise ; Nicolas Berjoan, chantre des idéaux écologistes ; Salima Baaziz, voix de Génération.s ; et Christophe `Euzet, dont l’ombre est ternie par une inéligibilité temporaire, mais dont l’ambition persiste comme un parfum dans l’air. Ces figures, Joan Nou les observe avec une mélancolie lucide, conscient que l’union, si précieuse, risque de s’effilocher comme un tissu usé.

 Annabelle Brunet : une lueur dans la pénombre ?

Au milieu de ce ballet d’ambitions, une silhouette se détache, celle d’Annabelle Brunet, conseillère départementale du Vernet, dont le nom résonne dans la bouche de Joan Nou comme une promesse. Elle incarne, à ses yeux, une synthèse rare : la modération d’un centre catalaniste, l’ancrage d’une femme du territoire, et une capacité à parler autant aux cœurs de gauche qu’à ceux déçus par la gestion d’Aliot. Brunet, encore hésitante à franchir le pas d’une candidature, est pour Nou une figure presque lampédusienne : celle qui pourrait, sans bouleverser l’ordre ancien, apporter un souffle nouveau. Comme Tancredi, elle semble comprendre que pour préserver l’âme catalane de Perpignan, il faut savoir naviguer entre les écueils des vieilles rivalités et les aspirations d’un peuple las des promesses non tenues.

Joan Nou et *Agissons Pays Catalans* : les gardiens de l’âme catalane

Dans ce théâtre politique, Joan Nou et *Agissons Pays Catalans* jouent un rôle singulier. Ils ne sont ni princes ni révolutionnaires, mais des chroniqueurs d’un temps en mutation, des gardiens d’une identité catalane qui refuse de se plier aux vents de l’uniformité. Depuis *L’Archipel contre-attaque*, ils tissent un récit où Perpignan, tel un palais sicilien, oscille entre grandeur passée et incertitudes futures. Leur soutien à Annabelle Brunet n’est pas qu’un choix stratégique ; il est une profession de foi, une croyance qu’un renouveau est possible sans renier les racines. Comme le Guépard, ils savent que tout changement véritable doit porter en lui la mémoire de ce qui fut.

 Une élégie pour Perpignan

Ainsi, dans les Pyrénées-Orientales, le débat politique s’écrit comme une fresque où se mêlent ambition, mémoire et désillusion. Joan Nou, avec *Agissons Pays Catalans*, observe ce monde en mouvement, conscient que, pour que Perpignan reste fidèle à elle-même, il faudra peut-être que tout change. Annabelle Brunet, dans leur regard, est une lueur, un espoir fragile dans un ciel chargé de nuages. Mais, comme le prince de Salina le savait jadis, les étoiles nouvelles ne brillent que si l’on accepte de voir s’éteindre les anciennes. À l’approche de 2026, Perpignan attend son heure, entre ombre et lumière, dans l’attente d’un destin qui reste à écrire.

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 09:38

De mica en mica s’omple la pica

« Petit à petit l’évier se remplit ».

À l’approche des élections municipales de mars 2026, Annabelle Brunet émerge comme une figure clé pour représenter une alternative centriste à Perpignan. Avocate reconnue et conseillère départementale du canton Perpignan I (Vernet), cette femme d’expérience, ancrée dans la politique locale depuis 2001, pourrait bien défier le maire sortant, Louis Aliot (Rassemblement National), dans une ville où les clivages politiques sont marqués. Avec son slogan « Unir pour agir », Annabelle Brunet incarne-t-elle l’espoir d’un renouveau pour la capitale catalane ?

Un parcours politique solidement ancré
Âgée d’une cinquantaine d’années, Annabelle Brunet n’est pas une novice en politique. Membre des Centristes démocrates depuis 1998, issue de la mouvance UDF-MoDem, elle a débuté sa carrière politique sous la mandature de Jean-Paul Alduy. Élue municipale à Perpignan dès 2001, elle a occupé le poste d’adjointe en charge du quartier du Vernet jusqu’en 2020 et a exercé les fonctions de vice-présidente de la communauté urbaine. Depuis 2021, elle siège comme conseillère départementale du canton Perpignan I, où elle s’illustre par un engagement de proximité.

Récemment, elle a marqué les esprits en proposant une **charte de bienséance** pour les sessions du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, une initiative visant à apaiser les débats souvent houleux, bien que son cadre d’application ait suscité des discussions. Elle organise également une réunion publique le **28 juin 2025** à 17h30 au Greta de Perpignan, pour présenter un bilan de mi-mandat et échanger sur les enjeux du Vernet et de l’avenir de la ville, signe de sa volonté de rester proche des habitants.

Une avocate au service des Perpignanais
En parallèle de son engagement politique, Annabelle Brunet exerce comme avocate au Barreau des Pyrénées-Orientales. Spécialisée en droit commercial, des sociétés, et en droit civil (divorce, successions, surendettement, protection des consommateurs), elle met un point d’honneur à offrir un service basé sur la confiance et la réactivité. Son cabinet, situé à Perpignan, propose des consultations en ligne ou en présentiel, avec un premier rendez-vous de 30 minutes sans engagement. Cette double casquette d’élue et de juriste renforce son image de femme de terrain, à l’écoute des préoccupations quotidiennes des citoyens.

Une candidature en 2026 pour fédérer
Si Annabelle Brunet n’a pas encore officialisé sa candidature aux municipales de 2026, son nom circule avec insistance comme une potentielle tête de liste centriste. Proche des milieux catalanistes, elle pourrait capitaliser sur l’attachement des Perpignanais à leur identité régionale tout en proposant une vision modérée, loin des polarisations extrêmes. Son positionnement centriste, dans une ville où le Rassemblement National de Louis Aliot domine depuis 2020, vise à rassembler les électeurs déçus par les oppositions traditionnelles et en quête d’une alternative crédible.

Ses chances de l’emporter : atouts et défis
**Atouts** : Annabelle Brunet bénéficie d’une forte implantation locale, notamment dans le quartier du Vernet, où elle est une figure familière. Son expérience politique, combinée à son profil d’avocate, lui confère une crédibilité certaine. Son discours fédérateur, axé sur l’unité et les enjeux locaux (sécurité, économie, culture catalane), pourrait séduire un électorat modéré. Sa proximité avec les catalanistes est un atout dans une ville fière de son identité. Enfin, sa réunion publique de juin 2025 montre sa volonté de maintenir un dialogue direct avec les habitants, un levier pour mobiliser les électeurs.

**Défis** : La tâche s’annonce ardue face à Louis Aliot, dont la notoriété nationale et la base électorale fidèle constituent un obstacle de taille. La polarisation du paysage politique local pourrait compliquer sa capacité à rallier les électeurs de gauche et de droite traditionnelle. De plus, sans une annonce rapide de sa candidature, elle risque de perdre en visibilité face à des adversaires déjà bien installés. Enfin, le contexte politique national, notamment l’influence du RN, jouera un rôle déterminant.

Une campagne sous le signe de l’unité ?
Si Annabelle Brunet se lance officiellement, sa campagne pourrait s’articuler autour de thèmes comme la revitalisation économique de Perpignan, la préservation de l’identité catalane et l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers. Son slogan « Unir pour agir » suggère une ambition de dépasser les clivages pour proposer un projet collectif. Reste à savoir si elle parviendra à fédérer une coalition suffisamment large pour concurrencer le RN et les autres forces en présence.

 Moralité
Annabelle Brunet, avec son expérience, son ancrage local et son positionnement centriste, a les atouts pour être une candidate sérieuse aux municipales de 2026 à Perpignan. Toutefois, son succès dépendra de sa capacité à mobiliser au-delà de son socle électoral, à proposer une vision claire et à naviguer dans un contexte politique complexe. Alors que Perpignan s’apprête à vivre une élection cruciale, tous les yeux sont tournés vers cette avocate engagée qui pourrait bien redessiner la carte politique de la ville.

 

Perpignan 📣 RÉUNION PUBLIQUE - BILAN DE MI-MANDAT 📣 Annabelle Brunet
📣 RÉUNION PUBLIQUE - BILAN DE MI-MANDAT 📣 Je vous invite toutes et tous à un moment convivial et de restitution de mon mandat de Conseillère Départementale sur le canton de Perpignan 1, afin de pouvoir échanger ensemble sur notre quartier et les enjeux de notre ville de Perpignan.

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 18:33

“L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau.”

De Jean Baudrillard / Cool Memories - 1980-1985 

**NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS L’ÉPISODE 2232 DU GOLF MAUDIT DE LA RAHO !**

Le feuilleton du Golf d’utilité publique de Jacqueline Irlès, à Villeneuve de la Raho, prend un tournant digne d’un thriller post-apocalyptique ! Alors que la sécheresse frappe à nouveau le département et que les restrictions d’eau pleuvent plus fort que les balles de golf, les travaux de la ZAC golfique ont repris en catimini. Oui, vous avez bien lu : on remblaie le site des fouilles archéologiques comme si de rien n’était ! Mais accrochez-vous, car Agissons, fidèle à sa mission de justicier, lève le voile sur un scandale qui sent le green frelaté.

Un exploitant fantôme pour un projet maudit ?

Rappelez-vous, chers lecteurs, la commune avait juré sur le dix-neuvième trou qu’aucun travaux ne débuterait sans un exploitant sérieux pour ce golf prétendument "créateur d’emplois". Et qui retrouve-t-on au cœur de cette mascarade ? La société d’aménagement de la ZAC elle-même, propriété du mastodonte Belin, qui joue les exploitants en carton-pâte ! Leur mission ? Aménager la ZAC des secteurs Els Rocs et Els Estanyots, acquérir des terrains, viabiliser, construire… Bref, tout sauf gérer un golf. Ce tour de passe-passe administratif, digne d’un Mad Max des bureaux, révèle une vérité amère : les pros du golf boudent ce projet comme un bunker rempli de sable mouvant.

Un aveu explosif et une bataille en vue

Ce subterfuge, destiné à respecter le traité de concession, hurle le désintérêt total des professionnels du secteur pour ce golf maudit. Pire, il trahit l’acharnement de l’aménageur Belin, prêt à tout pour bétonner son opération immobilière, emplois ou pas. Face à ce scandale, Agissons dégaine l’artillerie lourde : une saisie du Premier Ministre himself ! Objectif ? Stopper net les travaux tant que :
- Les procédures administratives sur la déclaration d’utilité publique (DUP) ne sont pas jugées,
- La justice pénale n’a pas rendu son verdict,
- Des garanties sérieuses sur l’irrigation ne sont pas apportées (parce qu’arroser un golf en pleine sécheresse, c’est comme remplir un réservoir d’essence dans un monde sans pétrole),
- Et surtout, tant qu’un exploitant compétent et qualifié n’a pas été trouvé.

Halte à la folie !

Le golf de la Raho, c’est le Fléau des Terres Arides version catalane. Agissons appelle à mettre fin à cette aberration, ce projet qui semble avancer comme une voiture sans freins dans un désert administratif. Alors, Jacqueline Irlès et ses soutiens parviendront-ils à faire pousser ce green improbable ? Ou le bon sens triomphera-t-il dans ce duel au soleil ? Restez branchés, Madmax vous tiendra au courant du prochain épisode de ce western golfique !

*À suivre…*

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28 juin 2025 6 28 /06 /juin /2025 11:08

“Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.”
Proverbe africain

 

“Un courtisan est semblable à ces plantes faites pour ramper qui s'attachent à tout ce qu'elles trouvent.”
Montesquieu
 

**Mémoires sur la cour de Perpignan sous le règne de Louis Aliot, à l’occasion du cinquième anniversaire de son élection, ou cinq années de "grandeur" et de "rayonnance" décryptées à la manière de Saint-Simon**

*En ce vingt-huitième jour de juin de l’an de grâce 2025, alors que le soleil darde ses rayons sur les terres catalanes, il nous échoit de narrer, avec la plume acerbe et l’œil scrutateur d’un mémorialiste, les fastes et les ombres de la cour de Perpignan, où Louis Aliot, maire depuis juillet 2020, trône en maître d’une cité qu’il nomme fièrement "la Rayonnante". Cinq ans déjà que cet homme, issu des rangs du Rassemblement National, a conquis le siège de l’hôtel de ville, première grande cité de plus de cent mille âmes à tomber sous la bannière de ce parti. Mais quelle grandeur, quelle rayonnance, pourrions-nous dire, en cette cour où les intrigues, les ambitions et les faux-semblants rivalisent avec les ors d’une gloire proclamée ?*

L’ascension d’un prince catalan : origines et ambitions
Louis Aliot, né en l’an 1969 à Toulouse, est de ces figures dont l’ascendance mêle l’éclat et l’ombre, (comme le rapporte l’Encyclopédie libre). Fils d’une famille pied-noir, mêlant sang français et juif algérien, il porte en lui l’héritage d’une histoire tumultueuse, celle des exilés d’Afrique du Nord, marqués par le décret Crémieux et les soubresauts de l’Histoire. Son père, plâtrier d’Ax-les-Thermes, et son grand-père, sympathisant poujadiste, lui ont légué un goût pour la lutte et une ambition tenace. Dès 1990, il s’enrôle sous les étendards du Front National, devenu Rassemblement National, où il gravit les échelons avec constance  : secrétaire général, vice-président, fidèle lieutenant de Marine Le Pen, dont il fut le compagnon de 2009 à 2019.[](https://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)[](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)

En l’an 2020, après trois tentatives infructueuses, Aliot s’empare de Perpignan, triomphant avec 53.1 % des suffrages face à Jean-Marc Pujol, maire conservateur usé par les ans. Ce fut là un coup d’éclat, car Perpignan devint le joyau du RN, un modèle vanté par Marine Le Pen elle-même, qui y voyait l’annonce d’une conquête nationale. Les sondages, commandés par la ville, claironnaient 70 % d’opinions favorables, comme l’écrit *Paris Match*. Mais, comme à la cour de Versailles, les chiffres flatteurs masquent souvent les murmures d’insatisfaction.[](https://www.parismatch.com/actu/politique/a-perpignan-la-campagne-douce-amere-de-louis-aliot-251365)

La cour de Perpignan : fastes et murmures
À peine installé, Aliot s’entoure d’une cour où la fidélité prime sur la compétence, à l’image des princes d’antan. Sa compagne, Véronique Lopez, ancienne figure du RPR, est nommée directrice adjointe de la communication de la ville, non sans susciter des accusations de népotisme, comme le rapporte *Wikipédia* en langue française. Un premier scandale éclate lorsqu’il tente de la placer au conseil d’administration du théâtre l’Archipel, projet avorté sous le poids des critiques. Bernard Reyes, adjoint aux quartiers nord, claque la porte, comparant Aliot à Louis XVI, entouré d’une coterie sourde aux besoins du peuple : « Aliot n’écoute que sa cour », déclara-t-il.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)

L’anecdote du blason, en mars 2021, illustre à merveille les faux pas de ce règne. Aliot, dans un élan de grandeur, décrète que Perpignan, jadis « la Catalane », serait désormais « la Rayonnante ». Le blason sang et or, orné du Castillet, est remplacé par une figure de Saint Jean-Baptiste tenant un agneau, cernée d’un liseré bleu-blanc-rouge. Ce changement, jugé vieillot et trop chargé de symboles catholiques et nationalistes, provoque une levée de boucliers. Une manifestation s’organise, et les murmures de la populace catalane grondent contre cette tentative de réécrire l’identité de la ville.[](https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aliot)

Les ombres de la grandeur : intrigues et perquisitions
Si la cour d’Aliot brille par ses proclamations, elle s’assombrit par les soupçons. En juin 2025, une perquisition secoue l’hôtel de ville, diligentée après un signalement de l’opposant Bruno Nougayrède. Ce dernier accuse le maire d’irrégularités dans l’attribution de marchés publics, payés, dit-on, par l’argent des contribuables pour récompenser des fidèles ayant soutenu Aliot lors des municipales. La chambre régionale des comptes, dans un rapport sévère, pointe du doigt des « prestations de conseil » mal encadrées, sans besoins clairement définis. Aliot, dans une défense digne , dénonce des « coups bas » et une campagne calomnieuse orchestrée à l’approche des municipales de 2026.[](https://www.lefigaro.fr/politique/marches-publics-presumes-irreguliers-perquisition-a-la-mairie-de-perpignan-dirigee-par-le-rn-louis-aliot-20250624)

À cela s’ajoute l’ombre d’une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens, où Aliot, ancien eurodéputé, écope en première instance de trois ans d’inéligibilité. Bien que la peine ne soit pas exécutoire, elle plane comme une épée de Damoclès sur son avenir. « Je suis le plus petit dossier », plaide-t-il, arguant que l’affaire ne concerne qu’un contrat de quatre mois pour 20 000 euros. Mais, comme à la cour de Versailles, les petits scandales alimentent les grandes intrigues.[](https://www.parismatch.com/actu/politique/a-perpignan-la-campagne-douce-amere-de-louis-aliot-251365)

Une rayonnance en demi-teinte
Cinq ans après son avènement, quel bilan pour cette « grandeur » tant vantée ? Aliot, avec l’habileté d’un vieux routier, a su faire de Perpignan un symbole pour le RN, consolidant son emprise avec une élection au conseil départemental en 2022, première victoire du parti dans cette instance. Pourtant, les critiques fusent. Un ancien proche, cité sur X, n’hésite pas à qualifier son mandat de « catastrophique », affirmant que le RN a atteint à Perpignan son « seuil d’incompétence ». La faible participation aux élections, comme lors de la partielle de 2022 (21,63 % au premier tour), révèle un désintérêt du peuple, las des promesses non tenues.[](https://www.ouest-france.fr/politique/louis-aliot/pyrenees-orientales-louis-aliot-maire-de-perpignan-premier-elu-rn-au-conseil-departemental-cf9e794a-7465-11ed-a624-3ce68ebc51cd)[](https://www.ouest-france.fr/politique/louis-aliot/pyrenees-orientales-louis-aliot-maire-de-perpignan-premier-elu-rn-au-conseil-departemental-cf9e794a-7465-11ed-a624-3ce68ebc51cd)

La cour de Perpignan, sous Aliot, ressemble à ces palais où l’éclat des apparences dissimule les fissures. La « rayonnance » proclamée s’effrite sous le poids des polémiques, des accusations de favoritisme et des maladresses symboliques. Comme Saint-Simon scrutant les intrigues de Versailles, nous observons ici un maire qui, malgré ses ambitions, peine à transcender les divisions d’une ville fière de son identité catalane. Si Aliot rêve d’un règne durable, il lui faudra, comme les princes d’antan, apprendre à écouter au-delà de sa coterie, sous peine de voir sa « grandeur » n’être qu’un mirage dans les sables du Roussillon.

 

louis aliot interview municipales 2020 Louis Aliot était en direct pour l'archipel contre attaque pour l'ubu. Le candidat RN sans étiquette aux municipales 2020 de Perpignan. Le train' de Fret, les gitans de St Jacques, et leur radio.., les commerces du centre ville, le maire Jean-Marc Pujol sa gestion de la ville et son rapport particulier à l'histoire.Et du coup, on a parlé d'Algérie Française.

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 17:59

 

    “N'oubliez jamais que ce sont des professionnels qui ont construit le Titanic et des amateurs l'Arche de Noé.”
    Anonyme
   

La grande purge des ondes : l’État sacrifie l’info locale des Pyrénées-Orientales pour éponger la dette
Oh, quelle surprise ! L’État français, toujours à court d’idées pour renflouer ses caisses, a trouvé la cible parfaite : les médias publics locaux, ces reliques poussiéreuses qui, franchement, ne manqueraient à personne. Dans les Pyrénées-Orientales, France 3 Pays Catalan et Ici Roussillon sont sur la sellette, prêts à être engloutis dans la grande machine à économies baptisée France Médias. Une holding en 2025, une fusion totale en 2026, et hop, 16 000 salariés et 4 milliards d’euros à rationaliser. Parce que, soyons sérieux, qui a besoin d’info locale quand on a Netflix et TikTok ?

Un combat héroïque… pour les statuts
Les salariés de ces antennes locales, armés de leurs pancartes et de leur indignation, crient au scandale : « Si ce projet passe, on aura un pied dans la tombe ! » Et on les comprend, les pauvres. Ils se battent vaillamment… mais pour quoi, au juste ? Leurs emplois et leurs statuts, pardi ! Pas pour dynamiser l’info locale, non, non. Organiser des débats enflammés sur la sécheresse qui asphyxie les agriculteurs des Aspres ? Valoriser la culture catalane avec des émissions modernes sur la Sant Jordi ? Animer des discussions sur le commerce transfrontalier avec la Catalogne espagnole ? Trop compliqué. Mieux vaut défiler près du Palais Bourbon et remplacer les matinales par des dessins animés lors des grèves d’avril 2025. Ça, c’est du militantisme qui marque les esprits !

L’info locale, cette star oubliée
Franchement, qui se souvient encore de France 3 Pays Catalan ? À part pour les rediffusions du journal de 19h, où l’on apprend que Perpignan a encore battu un record de chaleur (bravo, on l’avait vu sur X avant). Ces médias publics ont raté le coche des réseaux sociaux, où n’importe quel habitant des PO peut devenir reporter en herbe. Exemple ? Lors des feux de forêt de 2023 dans les Aspres, les groupes WhatsApp et les comptes X comme @PO_Actu étaient plus rapides à signaler les évacuations que nos chers journalistes publics. Et ne parlons pas des jeunes, qui préfèrent les stories Instagram aux reportages soporifiques. France 3 et Ici Roussillon, c’est un peu comme votre vieux magnétoscope : ça existe encore, mais qui l’utilise ?

Une réforme qui tombe à pic
L’État, dans sa grande sagesse, a flairé le bon filon. Pourquoi maintenir des antennes locales qui se contentent de survivre ? Avec la suppression de la redevance en 2022 et un financement bancal basé sur une pincée de TVA, autant couper dans le vif. La fusion sous France Médias va centraliser tout ça, uniformiser les contenus, et tant pis si les spécificités catalanes passent à la trappe. Après tout, pourquoi parler des festivals de Perpinyà quand on peut diffuser un énième documentaire parisien sur l’ensemble du réseau ? Et puis, les suppressions de postes ? Une broutille ! Les pigistes et techniciens de Perpignan trouveront bien du boulot… ailleurs.

Une disparition dans l’indifférence générale
Le plus savoureux, c’est que personne ne semble vraiment s’émouvoir de cette lente agonie. Les habitants des PO, déjà passés aux pages Facebook communautaires et aux influenceurs locaux pour leurs infos, ne verseront pas une larme. Les médias publics locaux se sont effacés des esprits à force de ronronner. Pas un podcast, pas une vidéo virale, pas un débat qui secoue sur les enjeux cruciaux du département – sécheresse, identité catalane, économie transfrontalière. Rien. Alors, quand l’État brandit l’argument des économies face à la dette, qui osera défendre ces antennes ? Les syndicats, peut-être, mais leur combat ressemble plus à une bataille pour des privilèges qu’à une croisade pour l’info de proximité.

 Adieu, et sans regrets
La réforme de l’audiovisuel public, c’est le coup de grâce pour France 3 Pays Catalan et Ici Roussillon, ces dinosaures qui n’ont pas vu venir la révolution numérique. L’État, en bon comptable, taille dans le service public avec la précision d’un boucher. Et les salariés ? Ils crient, ils manifestent, mais pour leurs emplois, pas pour réinventer un média local qui aurait pu vibrer au rythme des PO. Tant pis. Quand la fusion sera actée, les habitants zapperont sur X ou L’Indépendant, et la culture catalane trouvera d’autres voix, plus agiles. France Médias ? Une belle épitaphe pour une info locale qui s’est éteinte dans l’indifférence.
Sources : LCP, Libération, Franceinfo, Charente Libre, posts sur X.
 

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 15:43

Voici un test  pour déterminer quel type de personne vous êtes parmi ceux qui n’en ont rien à foutre du festival Les Déferlantes 2025 à Barcarès et qui ont clairement mieux à faire. Répondez aux questions avec sincérité (ou pas), notez vos points, et découvrez votre profil à la fin !

Test : Quel genre de personne qui s’en fout des Déferlantes êtes-vous ?
Instructions : Pour chaque question, choisissez la réponse qui vous correspond le mieux. Additionnez les points associés à chaque réponse. À la fin, consultez les résultats pour découvrir votre catégorie.

 

Question 1 : Quand on vous parle du festival Les Déferlantes (26-29 juin 2025, avec Camila Cabello, DJ Snake, Julien Doré, etc.), votre première pensée est…
a) "C’est quoi ce truc ? J’ai un apéro à organiser." (+2 points)
b) "Encore un festival avec des artistes que j’écoute en streaming gratos." (+4 points)
c) "J’ai déjà prévu de binge-watcher une série ce week-end-là." (+6 points)
d) "Je suis trop occupé à faire défiler mon fil X pour y penser." (+8 points)

Question 2 : Vous êtes à Barcarès, près des Jardins du Lydia, pendant le festival. Que faites-vous ?
a) Vous cherchez un coin tranquille pour bronzer sans entendre la basse au loin. (+2 points)
b) Vous râlez parce que le parking est blindé à cause des festivaliers. (+4 points)
c) Vous êtes à la plage, mais avec des écouteurs pour ignorer la musique. (+6 points)
d) Vous n’êtes même pas à Barcarès, vous avez fui en Andorre pour éviter la foule. (+8 points)

Question 3 : On vous offre une place gratos pour Les Déferlantes. Votre réaction ?
a) "Bof, je la donne à mon cousin qui aime ce genre de truc." (+2 points)
b) "Je vais peut-être y aller… si j’ai rien d’autre à faire." (+4 points)
c) "Merci, mais j’ai un rendez-vous urgent avec mon canapé." (+6 points)
d) "Une place ? Vends-la sur X, je finance mes vacances." (+8 points)

Question 4 : Quelle est votre excuse pour ne pas aller au festival ?
a) "J’ai un dîner de famille, c’est non négociable." (+2 points)
b) "Trop cher, et puis j’ai déjà vu DJ Snake sur YouTube." (+4 points)
c) "J’ai une deadline pour un projet ultra-urgent… ou pas." (+6 points)
d) "Franchement, les festivals, c’est surfait. Je reste chez moi." (+8 points)

Question 5 : Si on vous force à y aller, quel est votre plan ?
a) Vous restez près du stand de frites et vous évitez la foule. (+2 points)
b) Vous faites semblant de kiffer pour poster une story et partir tôt. (+4 points)
c) Vous trouvez un coin pour scroller X et ignorer les concerts. (+6 points)
d) Vous ne venez pas. Point final. Personne ne vous force. (+8 points)

Calculez votre score
Additionnez les points de toutes vos réponses (minimum 10, maximum 40).
Résultats : Quel type de personne qui s’en fout êtes-vous ?

10-15 points : L’Indifférent Poli
Vous n’avez rien contre Les Déferlantes, mais franchement, vous avez d’autres chats à fouetter. Un apéro, une sieste, un dîner chez mamie… tout passe avant un festival où il faut se battre pour un bout de pelouse. Vous êtes du genre à dire "peut-être l’an prochain" sans jamais y aller.
Conseil : Si on vous traîne là-bas, prenez une bière et restez près du food truck, c’est votre zone de confort.
 

16-25 points : Le Pragmatique Sceptique
Vous savez que Les Déferlantes, c’est un gros truc avec des stars comme J Balvin ou Bigflo & Oli, mais vous trouvez ça overrated. Pourquoi payer pour transpirer dans une foule quand vous pouvez écouter la même musique sur Spotify ? Vous avez toujours une excuse rationnelle pour zapper, et vous assumez.
Conseil : Si vous changez d’avis, prenez un pass 1 jour et partez avant la cohue.

26-35 points : L’Ermite Connecté
Les Déferlantes ? Connais pas, et vous n’avez pas envie de connaître. Vous êtes trop occupé à vivre votre meilleure vie sur votre canapé ou à scroller X pour voir ce que les autres en disent (et juger en silence). La foule, la musique trop forte, les toilettes de festival ? Très peu pour vous.
Conseil : Restez chez vous, mais matez les stories des festivaliers pour confirmer que vous n’avez rien raté.
 

36-40 points : Le Rebelle Absolu
Les Déferlantes, c’est carrément l’antithèse de votre vibe. Vous fuyez tout ce qui ressemble à un événement de masse, et vous avez déjà prévu de disparaître dans un endroit sans Wi-Fi pour éviter qu’on vous en parle. Vous êtes fier de votre désintérêt total et vous le revendiquez.
Conseil : Continuez à vivre votre vérité, mais si quelqu’un vous offre une place, vendez-la et financez votre prochaine escapade.

Alors, quel est votre score et votre catégorie ? Dites-moi, je veux savoir à quel point vous vous en foutez ! 😜

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 13:02

Ni fleurs, ni néant
En ce 27 juin 2025, le Conseil constitutionnel, dans son implacable majesté, a frappé Christophe Euzet d’inéligibilité pour une année entière. Un retard de cinq jours dans le dépôt d’un compte de campagne, une infime fissure dans la machinerie absurde de la bureaucratie électorale, a suffi à l’exiler du théâtre démocratique. Cinq jours ! Tel est le crime qui le bannit, lui qui, avec ses modestes 3100 euros – dont 1400 pour un comptable exigé par la loi et 1000 pour des affiches officielles – a osé prétendre à une « campagne » qui n’a de campagne que l’étiquette. Sept cents euros restants, pas un zéro de plus, pour nourrir un rêve politique. Et pourtant, le voici jugé, sans appel, sans voix, sans sursis, dans le silence d’une procédure qui méprise la parole et l’humanité.

Nul ne doit croire que Christophe Euzet a trempé dans des scandales opulents, qu’il a distribué des marchés publics à des proches ou sillonné le monde aux frais de l’État.

Non, son péché est d’une banalité désarmante : un dossier posté le 11 septembre 2024, au lieu du 6, examiné avec une lenteur olympienne par les instances, qui ont mis six mois à rendre leur verdict. Six mois pour statuer sur cinq jours de retard ! L’absurde, ce vieil acolyte, lui adresse un sourire narquois.
On évoque souvent une justice à deux vitesses. Christophe Euzet, modeste témoin de cette farce, en porte l’amère preuve. Imagine-t-on un puissant, un de ces intouchables qui valsent dans les couloirs du pouvoir, frappé d’une telle sanction pour si peu ? Non, bien sûr. À eux, les labyrinthes judiciaires où les responsabilités s’effacent comme des ombres ; à lui, un courriel laconique, une sentence froide, sans égard pour les échéances électorales ou l’élan d’une vie. À eux, les clameurs de soutien, les manifestations vibrantes ; à lui, le silence d’une boîte de réception.

À eux, des jugements annoncés avec pompe ; à lui, une décision tombant comme un couperet numérique, sans préavis, sans pitié.


Qu’est-ce donc que cette justice, sinon une loterie cruelle aux dés pipés ? S’il criait à l’injustice, s’il appelait à la révolte contre cette aberration, que dirait-on de lui ? Un agitateur, un ingrat, un homme incapable de plier devant l’ordre absurde des choses. Alors il se tait, ou presque. Il sera spectateur, un spectateur lucide, de la prochaine élection municipale à Perpignan. Exclu du jeu, il contemplera l’arène, où l’on parle davantage de « casting » que de destin pour une ville et ses habitants. Perpignan, cette ville qui mérite mieux qu’un théâtre de postures, un souffle véritable, une vision. Son livre, Il serait une fois Perpignan, jeté dans l’indifférence des presses littéraires, porte peut-être un murmure de cet espoir. Mais qui écoute, dans ce vacarme d’ambitions creuses ?
Il reviendra, après son année de pénitence, après ce purgatoire administratif.

Car l’absurde, aussi pesant soit-il, ne brise pas tout à fait. Il enseigne, il aiguise, il force à regarder le vide en face. Et dans ce vide, Christophe Euzet trouvera peut-être, sinon un sens, du moins une raison de continuer.

 

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26 juin 2025 4 26 /06 /juin /2025 19:15

    "La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter."

Louise Michel
Mémoires - 1886

    "Notre plus grande erreur fut de n'avoir pas planté le pieu au cœur du vampire : la finance."

Louise Michel 

Interview de Jérôme Quaretti , l’un des trois coordinateurs de « LA #commune EN ACTES - Nouvelles approches historiques de la Commune de Paris 1871 » , ouvrage historique collectif qui vient de paraître aux Presses Universitaires de Perpignan.
Riche de 15 communications d’historiennes et historiens universitaires , ce livre propose des thématiques renouvelées sur la Commune de Paris 1871 et le mouvement communaliste en province autour de questions qui sont d’une brûlante actualité : l’organisation du travail, l’enseignement, la place de la culture et celle des femmes au sein de nos sociétés d’hier et d’aujourd’hui. 🍒
En vente dans toutes les #librairies ( privilégiez celles de proximité ! )

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25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 13:40

  “Quiconque court après la grandeur voit la grandeur le fuir ; quiconque fuit la grandeur, voit la grandeur courir après lui.”
    

     Le Talmud / Pesakhim 

“La grandeur des chefs n'est pas dans leur personne, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de leur peuple.”

 José Marti

Tout d'abord, il faut savoir que j'adore le mini-golf, c'est la version "Monty python" d'un jeu absurde (anglais, comme la plupart), le golf, les économies en eau en plus et la légion d'honneur en moins. J'irai volontiers y jouer sous les frondaisons des platanes: parce que je sais que ce n'est pas la taille qui compte.

Mais l'érection de celui-ci en période près électorale (2 heures moins le quart, avant les municipales de 2026 ) n'est pas innocente ...Il faut refaire le parcours du candidat Louis Aliot, de la liste "Perpignan en grand" , à l'élu maire Louis Aliot, et l'homme en fin de mandat (le même) qui en réclame un deuxième, mais qui a déjà un bilan! Sans  acrimonie aucune, il s’agit de reprendre la promesse d'un "Puy du fou" à la catalane, puis d'un grand parc dédié au cinéma https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/09/publie-le-05-02-2013-a-12-56-mis-a-jour-a-12-57-l-ancienne-base-militaire-de-francazal-a-cugnaux-n-accueillera-pas-de-studios-de-cinema-le-porteur-du-projet-bruno-granja-dont-le-projet-a-ete-recale-le-4-decembre-dernier-a-decide-de-jeter-l-e.html, et enfin la sortie d'un mini-golf : je dis ça, je dis rien ! 

Il y a déjà de la poésie dans cette campagne!

communiqué de presque

Un minigolf en cœur de ville

"Dans la continuité de l'aire de jeux rénovée et de la récente création de
l’espace sportif Jonquères d’Oriola, c’est aujourd’hui un espace de
détente et de loisirs multigénérationnel qui voit le jour avec un minigolf
urbain de 18 trous.
Ce nouvel espace bénéficiant d’un éclairage d’ambiance, il est installé
dans un aménagement paysager conséquent, avec un éventail de plantes
méditerranéennes disposé tout au long d’un parcours qui se veut ludique,
original et aux difficultés variées.

Un espace dédié à la détente et au loisir

Un kiosque à l’architecture classique a été mis à disposition d’un
gestionnaire. Cet équipement, doté d’une terrasse extérieure et offrant la
possibilité de manger une crêpe, une gaufre, une glace et s'y désaltérer,
garantie un accueil optimal de la clientèle. Très appréciée des riverains, la
traversée piétonne assurant la liaison entre cours Marie-Louis de Lassus et le
boulevard Jean Bourrat est toujours en place. La rénovation du bassin
historique apportera un peu de fraîcheur avec sa remise en eau. Autour
de ce bassin quelques bancs et combrières végétalisées offrent aux
Perpignanais et visiteurs un espace agréable de détente.
Ce nouvel espace a été imaginé et réalisé en intégralité par la Municipalité
de Perpignan à travers sa Direction des Grands Projet Urbains."

Investissement : 650 000 €
Participations :
- Ville de Perpignan : 299 000€
- ETAT : 250 000€
- PMMCU : 101 000€

 

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