“N'oubliez jamais que ce sont des professionnels qui ont construit le Titanic et des amateurs l'Arche de Noé.”
Anonyme
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La grande purge des ondes : l’État sacrifie l’info locale des Pyrénées-Orientales pour éponger la dette
Oh, quelle surprise ! L’État français, toujours à court d’idées pour renflouer ses caisses, a trouvé la cible parfaite : les médias publics locaux, ces reliques poussiéreuses qui, franchement, ne manqueraient à personne. Dans les Pyrénées-Orientales, France 3 Pays Catalan et Ici Roussillon sont sur la sellette, prêts à être engloutis dans la grande machine à économies baptisée France Médias. Une holding en 2025, une fusion totale en 2026, et hop, 16 000 salariés et 4 milliards d’euros à rationaliser. Parce que, soyons sérieux, qui a besoin d’info locale quand on a Netflix et TikTok ?
Un combat héroïque… pour les statuts
Les salariés de ces antennes locales, armés de leurs pancartes et de leur indignation, crient au scandale : « Si ce projet passe, on aura un pied dans la tombe ! » Et on les comprend, les pauvres. Ils se battent vaillamment… mais pour quoi, au juste ? Leurs emplois et leurs statuts, pardi ! Pas pour dynamiser l’info locale, non, non. Organiser des débats enflammés sur la sécheresse qui asphyxie les agriculteurs des Aspres ? Valoriser la culture catalane avec des émissions modernes sur la Sant Jordi ? Animer des discussions sur le commerce transfrontalier avec la Catalogne espagnole ? Trop compliqué. Mieux vaut défiler près du Palais Bourbon et remplacer les matinales par des dessins animés lors des grèves d’avril 2025. Ça, c’est du militantisme qui marque les esprits !
L’info locale, cette star oubliée
Franchement, qui se souvient encore de France 3 Pays Catalan ? À part pour les rediffusions du journal de 19h, où l’on apprend que Perpignan a encore battu un record de chaleur (bravo, on l’avait vu sur X avant). Ces médias publics ont raté le coche des réseaux sociaux, où n’importe quel habitant des PO peut devenir reporter en herbe. Exemple ? Lors des feux de forêt de 2023 dans les Aspres, les groupes WhatsApp et les comptes X comme @PO_Actu étaient plus rapides à signaler les évacuations que nos chers journalistes publics. Et ne parlons pas des jeunes, qui préfèrent les stories Instagram aux reportages soporifiques. France 3 et Ici Roussillon, c’est un peu comme votre vieux magnétoscope : ça existe encore, mais qui l’utilise ?
Une réforme qui tombe à pic
L’État, dans sa grande sagesse, a flairé le bon filon. Pourquoi maintenir des antennes locales qui se contentent de survivre ? Avec la suppression de la redevance en 2022 et un financement bancal basé sur une pincée de TVA, autant couper dans le vif. La fusion sous France Médias va centraliser tout ça, uniformiser les contenus, et tant pis si les spécificités catalanes passent à la trappe. Après tout, pourquoi parler des festivals de Perpinyà quand on peut diffuser un énième documentaire parisien sur l’ensemble du réseau ? Et puis, les suppressions de postes ? Une broutille ! Les pigistes et techniciens de Perpignan trouveront bien du boulot… ailleurs.
Une disparition dans l’indifférence générale
Le plus savoureux, c’est que personne ne semble vraiment s’émouvoir de cette lente agonie. Les habitants des PO, déjà passés aux pages Facebook communautaires et aux influenceurs locaux pour leurs infos, ne verseront pas une larme. Les médias publics locaux se sont effacés des esprits à force de ronronner. Pas un podcast, pas une vidéo virale, pas un débat qui secoue sur les enjeux cruciaux du département – sécheresse, identité catalane, économie transfrontalière. Rien. Alors, quand l’État brandit l’argument des économies face à la dette, qui osera défendre ces antennes ? Les syndicats, peut-être, mais leur combat ressemble plus à une bataille pour des privilèges qu’à une croisade pour l’info de proximité.
Adieu, et sans regrets
La réforme de l’audiovisuel public, c’est le coup de grâce pour France 3 Pays Catalan et Ici Roussillon, ces dinosaures qui n’ont pas vu venir la révolution numérique. L’État, en bon comptable, taille dans le service public avec la précision d’un boucher. Et les salariés ? Ils crient, ils manifestent, mais pour leurs emplois, pas pour réinventer un média local qui aurait pu vibrer au rythme des PO. Tant pis. Quand la fusion sera actée, les habitants zapperont sur X ou L’Indépendant, et la culture catalane trouvera d’autres voix, plus agiles. France Médias ? Une belle épitaphe pour une info locale qui s’est éteinte dans l’indifférence.
Sources : LCP, Libération, Franceinfo, Charente Libre, posts sur X.
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