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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 novembre 2024 3 27 /11 /novembre /2024 12:20

“La culture est une arme de destruction massive”

 Fleur Pellerin / France Culture - 17 novembre 2015

### **Fait divers culturel : Effondrement tragique sous les paillettes**  

**Perpignan – Un drame du monde moderne a secoué le paysage culturel local. Hier soir, ce qui se présentait comme une soirée grandiose de « célébration artistique » s’est terminé dans un silence assourdissant, révélant une crise existentielle cachée sous une avalanche de subventions et de paillettes.**  

Tout avait commencé par un projet ambitieux, financé à coups de millions par des institutions fatiguées de soutenir des œuvres exigeantes. *« On voulait quelque chose qui brille »,* a confié un mécène. Des hologrammes clinquants, des stars téléportées en visio, une musique aseptisée : le spectacle avait tout pour séduire un public en quête de divertissement facile. Mais derrière cette façade de modernité se cachait une réalité bien plus sombre.  

**Un vide culturel insupportable**  
Selon des témoins présents, la soirée a pris un tournant étrange lorsque les créateurs eux-mêmes ont commencé à montrer des signes de malaise. *"On voyait dans leurs yeux qu’ils savaient,"* raconte une spectatrice. *"Ce n’était pas de la culture, juste un emballage brillant sans contenu."* Le moment fatidique est arrivé au climax du spectacle : un écran géant est tombé, brisé, exposant le vide derrière. Les artistes, incapables de continuer, ont quitté la scène, laissant le public abasourdi.  

**La rançon des subventions faciles**  
Interrogé, un expert en politique culturelle a été sévère : *« Ces financements visent à éviter les débats complexes et les œuvres authentiques. Résultat : on finance des paillettes pour ne pas avoir à regarder le vrai visage de la culture. »*  

Pourtant, certains soutiens du projet défendent une autre vision : *"Les gens ont besoin de rêver, pas de réfléchir. Oui, c’est vide, mais au moins, c’est joli."* Mais ce « joli » n’a pas suffi à sauver l’événement d’un naufrage émotionnel.  

**Un avertissement pour l’avenir ?**  
Cet effondrement symbolique soulève une question essentielle : à force de troquer la profondeur pour le clinquant, la culture risque-t-elle de s’autodétruire ? Le public, semble-t-il, commence à réclamer autre chose. Comme le résume un spectateur : *« La prochaine fois, je veux voir un spectacle qui me bouleverse, pas une coquille vide qui me laisse plus seul qu’avant. »*  

Ainsi, au cœur de ce fait divers culturel, une vérité émerge : la véritable culture ne se nourrit pas de subventions dénuées de vision, mais de la passion et de la sincérité qu’aucune paillette ne peut remplacer.

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26 novembre 2024 2 26 /11 /novembre /2024 11:31

“Le vrai génie sans coeur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.”

De Wolfgang Amadeus Mozart / Lettre - 11 Avril 1787

### **"Daniel Tosi : Le Maestro Inoubliable" – Une épopée musicale à la manière d’** *Amadeus*

#### **Acte I : Les débuts d’un prodige** wikipédia
Dans le clair-obscur d’une salle de musique toulousaine, un jeune Daniel Tosi, à peine sorti de l’enfance, effleure les touches d’un piano avec une intensité prémonitoire. La musique, c’est déjà tout pour lui. Les murs résonnent de ses premières compositions, simples mais pleines de promesses. Un jour, son professeur, la moustache frémissante, murmure :  
— *Ce garçon... il a l’oreille du ciel*.  

Très vite, son talent le mène à Paris, au Conservatoire national supérieur. Là, c’est une véritable bataille : Tosi affronte les géants, maniant la composition comme un guerrier son épée, en quête des six premiers prix qu’il finira par conquérir avec éclat.

#### **Acte II : La Villa Médicis, un Eden créatif**
1983. Les portes de la prestigieuse Villa Médicis à Rome s’ouvrent pour Tosi, alors trentenaire. Sous les cyprès italiens, bercé par l’écho des siècles passés, il compose, dirige et rêve. Il n’est plus simplement un musicien : il devient un architecte sonore, bâtissant des symphonies comme d’autres érigent des cathédrales. Le prix Georges Enesco et celui de la Villa Médicis hors les murs le couronnent, confirmant sa place parmi les élus de l’art musical.

#### **Acte III : Le bâtisseur de Perpignan**
Appelé à Perpignan en 1989 par Paul Alduy, Tosi prend les rênes du conservatoire. Comme un alchimiste, il transforme cet établissement en un phare du grand sud. 3 000 élèves, des festivals audacieux comme "Aujourd’hui Musiques" : Tosi insuffle une vie nouvelle à cette terre catalane.  

Dans l’effervescence de Perpignan, il dirige des orchestres flamboyants, collaborant avec des étoiles telles que Montserrat Caballé, Richard Galliano ou Michel Portal. Pourtant, son génie ne s’arrête pas à la baguette : compositeur inlassable, il donne vie à des opéras, des fresques historiques, des œuvres électroacoustiques, et même un *opéra rock*.

#### **Acte IV : Les heures sombres**
Mais tout grand destin est marqué par une tragédie. En 2022, un incendie ravage une partie de ses archives, détruisant une partie de sa mémoire créative. La scène est poignante : Tosi, debout face aux cendres, promet à lui-même :  
— *La musique est en moi. Je recréerai ce qui a été perdu.*  

#### **Acte V : L’héritage vivant**
Aujourd’hui, Daniel Tosi continue d’inspirer. Officier des Arts et des Lettres, il dirige toujours avec l’énergie d’un jeune homme et la sagesse d’un maître. En fondant le festival "Prospective 22e siècle", il rappelle que la musique est une éternelle avant-garde. Ses opéras, comme *Orphée*, transcendent les frontières du temps et des genres, tandis que ses élèves perpétuent son esprit novateur.

**Épilogue**  
Comme dans *Amadeus*, Daniel Tosi est un homme habité par la musique, oscillant entre humanité et génie. Là où Mozart était jalousé par Salieri, Tosi est aimé et respecté par tous ceux qui l’entourent. Il n’est pas simplement un chef d’orchestre ou un compositeur ; il est un passeur, portant la musique au-delà des âges.

### **"Daniel Tosi : Le Maestro Inoubliable" – Une épopée musicale à la manière d’** *Amadeus*! interview par Nicolas Caudeville
### **"Daniel Tosi : Le Maestro Inoubliable" – Une épopée musicale à la manière d’** *Amadeus*! interview par Nicolas Caudeville
### **"Daniel Tosi : Le Maestro Inoubliable" – Une épopée musicale à la manière d’** *Amadeus*! interview par Nicolas Caudeville
### **"Daniel Tosi : Le Maestro Inoubliable" – Une épopée musicale à la manière d’** *Amadeus*! interview par Nicolas Caudeville
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### **"Daniel Tosi : Le Maestro Inoubliable" – Une épopée musicale à la manière d’** *Amadeus*! interview par Nicolas Caudeville
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26 novembre 2024 2 26 /11 /novembre /2024 10:08

"Hello papi, mais qué pasa? (Mais qué pasa?)
J'entends des bails atroces sur moi
À c'qu'il paraît, j'te cours après? (Oh yeah, yeah, yeah)
Mais ça va pas? mais t'es taré, oh ouais"

Djadja
Chanson d'Aya Nakamura

Mes chers lecteurs, préparez vos ventres et vos esprits ! Voici une farce politique digne d’être inscrite dans les chroniques de Gargantua. Emmanuel Macron, président et Picard d’origine, a déclaré devant les académiciens que les langues régionales, ces joyaux multicolores de notre patrimoine, seraient des « instruments de division ». Ô quelle malepeste ! Le voici, tel un apothicaire de Villers-Cotterêts, concoctant une potion d’unité nationale à base d’amnésie culturelle et de centralisme.

Macron : le Picard qui renie sa Picardie

C’est à croire que notre président aurait troqué les sons vibrants du picard pour les sonorités lissées de la technocratie. Serait-ce là un cas d’oubli volontaire, ou bien un reniement savamment orchestré ? Les mauvaises langues diront qu’il s’efforce de faire table rase pour incarner une France uniforme, à l’image d’un Paris centralisateur. Mais au fond, cette posture rappelle les rodomontades de Panurge : il s’effraye des patois comme d’un vent contraire qui ébouriffe son château de cartes hexagonal.

Et pourtant ! Ces langues, loin de diviser, nourrissent l’esprit, comme le bon vin nourrit le gosier. Elles chantent l’histoire de nos provinces, transportent des savoirs et des imaginaires que le français académique, aussi raffiné soit-il, ne peut contenir seul.

Quand Sartre aurait ri (ou pleuré) devant cette mauvaise foi

Ah, si Sartre était encore parmi nous ! Que dirait-il de cette proclamation ? Ne verrait-il pas là un exemple éclatant de mauvaise foi ? Macron, tel l’être-pour-soi, cherche à nier les langues régionales pour asseoir une unité imaginaire. En vérité, les patois ne sont pas des divisions ; ils sont des expressions d’une liberté collective, cette multiplicité de voix qui fait de la France un espace d’invention et non de conformisme.

Macron semble vouloir enfermer la langue française dans une essence fixe, un roc d’être-en-soi, ignorant qu’elle est aussi un fleuve vivant, enrichi par les ruisseaux des idiomes locaux. Comme Gargantua s’empiffrait de mets variés, le français devrait s’abreuver des accents gascons, des consonances alsaciennes, et des tournures bretonnes pour devenir plus savoureux.

Le paradoxe du président : jacobin ou défenseur de la diversité ?

Et quel festin de contradictions ! Souvenons-nous : en 2021, Macron célébrait les langues régionales comme un « trésor national », promettant qu’elles seraient protégées et valorisées. Mais voilà qu’en 2023, sous les plafonds dorés de l’Académie française, il joue les Robespierre des patois, décrétant leur nuisance pour l’unité nationale. Un peu plus, et l’on attendrait qu’il leur taille une guillotine linguistique.

Le président serait-il alors un Gargantua moderne, cherchant à dévorer toutes les identités locales pour les digérer dans un grand récit national ? Ou bien est-il un simple Panurge, effrayé par les moutons multilingues qui bêlent hors de la bergerie centralisée ? Peut-être oscille-t-il entre ces deux rôles, un homme partagé entre le festin de la diversité et la diète de l’uniformité.

Pour en finir avec le mythe de la division

Mais posons la question : les langues régionales divisent-elles vraiment ? Ou bien Macron projette-t-il sur elles ses propres angoisses ? Celles d’un président tiraillé entre un héritage jacobin et les aspirations d’une époque qui valorise la pluralité ? Car en vérité, ce ne sont pas les langues qui divisent, mais bien l’incapacité à les écouter.

Chaque patois porte une poésie, une mémoire, une vision du monde qui enrichit le tout sans le fragmenter. Quand un Breton parle breton, il n’affaiblit pas la France ; il la renforce en ajoutant une corde à son arc culturel. En réduisant ces langues à des menaces, Macron trahit une vision étriquée de la nation : celle d’un espace où l’unité serait synonyme d’uniformité.

Macron, un homme du renoncement linguistique ?

En fin de compte, Macron incarne peut-être la grande tragédie de notre temps : un homme né au cœur de la diversité régionale, mais aspiré par le maelström de la globalisation. Il se renie lui-même, abandonnant le picard pour se fondre dans une abstraction universelle. Mais l’universalité sans racines n’est qu’un mirage, un château de sable que la marée des cultures locales balaiera tôt ou tard.

Festin ou famine ?

Alors, monsieur le président, il est temps de choisir : serez-vous Gargantua, festoyant des saveurs linguistiques de la France, ou Panurge, fuyant l’altérité ? Vos discours contradictoires ne font qu’alimenter l’angoisse existentielle de la nation. Mais rassurez-vous, les patois, loin de détruire votre palais centralisé, l’enrichiront d’échos pluriels. Et peut-être qu’un jour, dans un moment de grâce, on vous entendra déclamer en picard : « Ami, remplis ton verre et savoure la richesse de nos terres ! »

 

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25 novembre 2024 1 25 /11 /novembre /2024 00:22

"Quan surts per fer el viatge cap a Itaca,
has de pregar que el camí sigui llarg,
ple d’aventures, ple de coneixences.
Has de pregar que el camí sigui llarg,"

Lluis llach Itaca

 


L’Odyssée Municipale : Ulysse et la Reconquête d’Ithaqua

Le retour d’Ulysse à Ithaqua, cette cité méditerranéenne aux ruelles étroites et aux parfums d’olives et de sel, n’était pas un simple événement politique. C’était une épopée où le présent se heurta au poids des absences. Pendant des années, il avait observé de loin, un exil auto-imposé où les rumeurs de sa cité l’avaient atteint comme des échos lointains, chargés d’une nostalgie amère. Mais il savait que son absence avait laissé un vide, et ce vide avait été occupé par des hommes qu’il méprisait d’avance : des prétendants au pouvoir, sans vision ni racines, divisant la cité en factions belligérantes.

Le retour d’Ulysse n’était pas triomphal, mais furtif.

Dans la lumière crépusculaire, il parcourait les ruelles d’Ithaqua comme un étranger. Les murs du palais municipal, autrefois brillants d’une lumière sincère, semblaient désormais ternis par des slogans creux et des drapeaux fatigués. À l’intérieur, l’atmosphère était pesante. Les prétendants, confortablement installés autour de la table des débats, ne s’intéressaient pas aux habitants, mais se lançaient des piques acides sur leurs ambitions personnelles.

Chacun d’eux portait un masque.

Il y avait Euphorion, l’orateur à la voix mielleuse, qui promettait des jours glorieux tout en consolidant son pouvoir sur les caisses de la cité. Thrasymède, le pragmatique froid, avait réduit le langage de la politique à des chiffres dépouillés de toute âme. Polycrate, le flamboyant, construisait des illusions grandioses tout en oubliant les rues délabrées où vivaient les plus pauvres.

Ulysse les observa depuis l’ombre. Il les connaissait déjà, non pas dans leurs détails, mais dans leurs essences. Ces hommes n’étaient pas des leaders ; ils étaient des ombres, avides et insatiables.
L’Éveil de la Révolte

Lorsqu’Ulysse annonça son retour, la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.

Certains murmuraient avec espoir, d’autres avec crainte. Ses anciens alliés, dispersés et désabusés, revinrent peu à peu autour de lui, mais ils n’étaient plus les mêmes. Euryloque, son vieux confident, portait la lassitude des batailles perdues, ses yeux marqués par la résignation. Anticlée, une militante ardente autrefois, doutait désormais de la possibilité d’un vrai changement.

Mais Ulysse possédait une énergie rare : celle du souvenir mêlée à la vision. Il rappela à ses compagnons ce qu’Ithaqua avait été – une cité de lumière et de liens – et ce qu’elle pourrait devenir.

Dans les semaines qui suivirent, Ulysse mena une campagne qui ne ressemblait à aucune autre. Il marchait dans les quartiers oubliés, parlait aux anciens pêcheurs, écoutait les vendeurs du marché qui se plaignaient des taxes absurdes et des infrastructures délabrées. Il devint une présence constante, presque mythique, portant un mélange de sagesse antique et de modernité pragmatique.

Le Duel Final

Le jour du débat décisif, le palais municipal était bondé. Les prétendants, conscients de la menace qu’il représentait, tentèrent de l’éclipser. Euphorion l’attaqua sur son absence prolongée, Thrasymède le qualifia de rêveur déconnecté, et Polycrate essaya de le séduire avec des promesses de coalition. Mais Ulysse, dans un calme implacable, répondit à leurs assauts avec une clarté presque désarmante.

« Vous avez transformé cette cité en un échiquier, mais les habitants ne sont pas vos pions. Vous avez oublié qu’Ithaqua ne vous appartient pas. Elle appartient à ses rues, à ses marchés, à ses travailleurs silencieux. Moi, je ne reviens pas pour m’asseoir sur un trône. Je reviens pour vous rappeler ce que vous avez tous trahi. »

L’effet fut immédiat. Le silence dans la salle était palpable, et les murmures d’approbation se levèrent dans la foule.
 

La Victoire d’Ulysse

Les urnes tranchèrent, et les prétendants tombèrent les uns après les autres, emportés par un raz-de-marée de votes en faveur de cet homme qui incarnait une promesse de sincérité. Mais la victoire d’Ulysse n’était pas seulement électorale. Elle marquait une réconciliation entre la cité et son âme perdue.

Dans les jours qui suivirent, il fit nettoyer le palais, symbole d’un renouveau. Mais il ne laissa pas ses adversaires sombrer dans l’oubli. Aux anciennes suivantes, complices des ambitions des prétendants, il offrit une chance de se racheter par leur travail pour la communauté.

Ainsi, sous le leadership d’Ulysse, Ithaqua renaquit, non pas dans un éclat flamboyant, mais dans une sérénité retrouvée. Et dans les profondeurs de son âme, il savait que la cité resterait toujours un combat, un équilibre fragile entre lumière et ombre.

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24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 20:34

Il est des personnages qui semblent tout droit sortis d’un récit d’aventures. Henri Gazeu est de ceux-là. Restaurateur emblématique de la rue Paratilla à Perpignan, il fut l’âme d’Henri & Cie, un lieu intime où se mêlaient saveurs méditerranéennes et confidences. La carte, fluctuante comme les vents marins, s’adaptait aux envies des convives. Mais Henri n’était pas seulement un cuisinier : il était un conteur, un amoureux des épices rares et des récits singuliers qui faisaient de chaque repas une traversée.

### Portrait d’Henri Gazeu, le navigateur de la rue Paratilla, à la manière de Corto Maltese

Il avait l’allure d’un marin qui aurait échoué à Perpignan par un caprice du vent, mais Henri Gazeu n’était pas homme à se laisser porter par les aléas. Installé rue Paratilla, dans ce creuset de parfums et de saveurs où le quotidien flirte avec l’extraordinaire, il tenait son restaurant, *Henri & Cie*, comme on tient la barre d’un voilier en pleine mer : avec passion et une pointe d’insouciance.

Sa table, modeste en taille mais riche en caractère, était un théâtre d’arômes changeants.

« Poisson ou viande ? » lançait-il avec un sourire complice à ses convives, comme s’il ajustait une voile au gré des envies du jour. Chaque plat semblait murmurer des histoires d’épices rares, des récits volés aux comptoirs de la rue où Henri savait dénicher l’inattendu. Rue Paratilla, il n’était pas seulement restaurateur : il était passeur de goûts et conteur de rencontres.

Mais derrière cette façade de bon vivant, un autre Henri se dévoilait, le navigateur, le militant.

Le *Mac Orlan*, son voilier, portait un nom aussi romanesque que ses escapades. Il était sur le pont le 1er octobre 2017, à Barcelone, au cœur du tumulte d’un référendum qui avait embrasé la Catalogne. Pour Henri, la liberté n’était pas une abstraction mais un cap à suivre, que ce soit en mer ou au sein des places où se jouaient l’histoire et les espoirs des peuples.

À Perpignan, il incarnait un pont entre le local et l’universel, comme un Corto Maltese des terres méditerranéennes.

Rue Paratilla, les effluves d’olives et de morue se mêlaient aux discussions enflammées sur la Catalogne, et son restaurant devenait un port d’attache pour les rêveurs, les navigateurs et les militants. Henri, avec son esprit libre et ses récits empreints de sel et de lutte, reste une légende vivante, une figure d’évasion dans une rue où le quotidien flirte toujours avec l’épopée.

 

Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
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Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
Vidéo / Interview/ Perpignan: Henri Gazeu : Chronique d’un marin, d’un restaurateur, d’un rêveur engagé! par Nicolas Caudeville
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24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 18:26


"Une victoire à Olympie ne procure à la cité qu'une mince joie, car elle ne lui remplit pas ses greniers."
Xénophane


"Ne te nourris pas des restes d'une table étrangère. Dois à toi-même ta subsistance et ne l'achète pas au prix de l'ignominie."
Pseudo-Phocylide

 

 

**Noël à Perpignan : Plaidoyer pour les thermopolia , ou l’archaïsme comme renouveau !**

*Mes concitoyens, mes auditeurs bienveillants !* Je vous convie à un voyage temporel, un saut vertigineux où, dans les rues familières de Perpignan, les chalets de Noël cèdent place à des thermopolia, ces comptoirs antiques qui faisaient vibrer les artères de la Rome impériale. Imaginez cette vision : un marché vibrant non de kitsch en bois, mais de pierre et d’argile, où se mêlent les effluves d’épices et les accents d’une histoire culinaire millénaire.

Car enfin, pourquoi persister dans ces alignements monotones de chalets interchangeables, identiques d’une cité à l’autre ?

Les thermopolia, eux, porteraient en eux l’éclat de l’authentique, du local et de l’intemporel. *Quelle absurdité, quelle ironie,* me direz-vous, de chercher la modernité dans les cuisines de l’antiquité ? Mais n’est-ce pas précisément là, dans cette ironie, que réside notre audace ? Plutôt que de singer les traditions nordiques, pourquoi ne pas revendiquer une filiation méditerranéenne et romaine, riche et inventive ?

*Oh, que je plains nos chalets*, cette répétition indolente de guirlandes et de vin chaud.

Les Romains, eux, savaient que la rue était un théâtre, que manger était une cérémonie. Le thermopolium, lieu modeste mais essentiel, accueillait les passants de toutes classes, des voyageurs harassés aux rêveurs sans cuisine. Ne serait-ce pas là une leçon précieuse pour notre société ? Que la convivialité urbaine commence par une gamelle bien remplie, par un vin épicé servi avec soin, plutôt que par des gadgets de plastique et des rengaines usées.

Enfin, *ô vous qui gérez les finances de notre cité,* pourriez-vous ignorer l’opportunité économique d’un tel renouveau ?

Ces thermopolia réinventés seraient une aubaine pour nos artisans locaux, nos maraîchers et nos cuisiniers, bien plus qu’un flot d’objets importés et vite oubliés. Une restauration vivante, un patrimoine partagé, un Noël qui sentirait l’olive et le safran !

*J’en appelle donc à votre sens de la grandeur :* transformons Perpignan en un Pompéi vivant.

Faisons de nos rues non pas un musée, mais une scène où le passé dialogue avec l’avenir. Et si la modernité ne se mesure pas à l’éclat d’une guirlande, qu’elle s’incarne au moins dans la chaleur d’un plat partagé au détour d’une rue. *Oui, mes amis, l’innovation passera par le passé.*

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24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 15:19

"La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin, et dont il ne se sert jamais pour lui."

Honoré de Balzac (Illusions perdues)

Déjà avec l'arrivée de l'élection municipale de 2026, les appétits des insectes politiques sous la pierre de la médiatisation locale, commençaient de s'agiter. Mais avec l'épée de Damoclès inéligibilité du maire RN sans étiquette Louis Aliot, alors l'agitation augmente, surtout dans son camp : le syndrome Jean-Claude Duce "Si tu veux un conseil, oublie que t'as aucune chance. On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher."
Mais pourquoi Perpignan, n'a pas accédé au slogan du candidat Aliot : "En grand"? Peut-être qu'il  s'est logé dans les pantoufles du précédent maire Jean-Marc Pujol pour faire oublier le bruit des bottes! Ainsi, la ville a continué à la même vitesse qu'avant, c'est-à-dire en reculant !

Où, le localisme que prêchait Marine le Pen en 2019 (veille de l'élection de son ex, Louis) était-il passait : « Le localisme que nous défendons est la seule option qui soit réellement écologique, en inversant le coût de la distance : le produit qui vient de près doit être moins cher que le produit qui vient de loin, c'est du BON SENS ! »

Lorsqu'on importe la résolution de ses besoins, on se retrouve nécessairement à vivre comme des assistés. D'un point de vue alimentaire et en partie énergétique, pour peu que le tout soit bien organisé, on peut tendre une certaine autonomie.

Mais en rechaussant les Charentaises de Pujol, Louis Aliot reprenait le modèle de "l'économie de la rente" d'Henri Solens des 1993. La rente ceux qui la touchent, sont une minorité. Et leur profit exclusif, détruit l'énergie et la possibilité de la vivacité économique pour la plupart des habitants : c'est une cuisson à l’étouffée, qui a des effets jusqu'aux comportements sociologiques et mentaux des individus...

**Essai sur l'économie absurde des Pyrénées-Orientales : à la recherche de Godot**  

Imaginez un lieu où tout semble suspendu, non pas dans un éternel mouvement, mais dans une immobilité étrange, un temps où l’on attend toujours quelque chose qui ne vient pas. Tel est le tableau économique des Pyrénées-Orientales peint par Henri Solans dans son essai de 1993. Une théorie de la rente, oui, mais surtout une parabole de l’absurde, où chaque tentative de relance s’enlise, où chaque promesse d’avenir se transforme en attente vaine.  

**Un territoire en attente**  
Perpignan, au sud de nulle part, comme Beckett aurait pu le dire, est un théâtre d’attentes. On y attend la modernité, comme on attend un train qui n’a jamais quitté la gare d’origine. La rente y est reine : rente foncière, rente administrative, rente touristique. Mais cette rente n’est pas une richesse, c’est une stagnation déguisée, un piège doucereux où l’effort et l’innovation se noient dans l’immobilisme.  

Dans ce système, rien ne redémarre vraiment. On parle de projets, on dresse des plans, on invente des concepts, mais tout revient à cette même structure figée, comme un arbre qui, malgré les saisons, ne perd ni ne gagne de feuilles. On est en présence d’un paradoxe : un lieu abandonné par la modernité nationale, mais pourtant exemplaire dans la mondialisation, car ici, tout s'achète, tout se vend, sans jamais produire.  

**La lenteur comme spectacle**  
Dans cet espace, les élites locales, qu’on pourrait comparer aux personnages de Vladimir et Estragon, s’activent sans avancer, prennent et reprennent les mêmes décisions, refont les mêmes erreurs. Elles parlent de réformes comme de carottes suspendues à un fil qu’elles ne cherchent jamais vraiment à atteindre. Les flux financiers et humains passent, mais rien ne s'ancre. Le territoire reste dans un état d’inversion permanente, une sorte de rétropédalage économique où chaque pas vers l’avant est compensé par deux pas en arrière.  

Et pourtant, ce ralentissement absurde nous donne une vision : ici, on voit l’économie non pas comme une science dynamique, mais comme une mécanique usée, grinçante, où les rouages tournent au ralenti jusqu’à s’arrêter. Ce qui ailleurs se produit dans la vitesse et la fureur, ici, se dévoile dans la lenteur.  

**Une sociologie de l’attente**  
Sociologiquement, les Pyrénées-Orientales offrent un autre paradoxe : un individualisme tenace cohabite avec une floraison de communautés. Tandis que l’économie pousse chacun à survivre seul, à bricoler sa propre subsistance, les liens de groupe se renforcent, comme pour pallier la défaillance des structures plus larges. Ici, les solidarités locales et les réseaux informels sont les véritables acteurs de la survie.  

Mais ces communautés elles-mêmes ne sont pas exemptes de l’absurde. Elles s’organisent autour d’une économie de débrouillardise, de petits arrangements, de négoces étranges. La modernité est là, mais sous une forme détournée, comme un miroir brisé qui ne reflète qu’une image fragmentée du progrès.  

**Un modèle d’échec universel**  
Henri Solans décrivait cet espace comme un laboratoire. Mais c’est un laboratoire de l’échec. Un modèle où la politique dit tout mais ne fait rien, où les décisions publiques servent à masquer l’impuissance, où chaque solution devient une nouvelle source de problèmes.  

C’est ici que l’absurde économique rejoint l’absurde philosophique. Perpignan et ses alentours vivent dans une contradiction permanente : ils incarnent à la fois l’impossibilité de bouger et la nécessité de changer. Et tout comme dans *En attendant Godot*, on se demande si la solution viendra jamais, ou si elle n’est qu’une illusion qui nous permet de rester en place.  

** L’absurde comme vérité économique**  
Henri Solans nous montre, dans cette théorie de la rente, plus qu’une analyse économique. Il nous offre une métaphore de notre incapacité à sortir de nos propres impasses. Dans les Pyrénées-Orientales, tout est là : le spécifique et l’universel, l’espoir et l’attente, le mouvement et l’immobilité.  

Et nous, spectateurs de cette pièce tragique, ne pouvons que regarder, impuissants, en murmurant, comme Estragon :  
> "Allons-y."  
Mais personne ne bouge.

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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 23:59

"Mais que boiront nous de par le désert, nous aurons bien soif!"

Roger Payrot  in Gargantua

Jean 6:30-58
"Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu?…"

Psaume 78:24,25
"Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel.…"

**De la crise des petits fours et des subventions : un festin budgétaire en récession**  
*À la manière de François Rabelais*  

 

Lecteurs et bons vivants,  
Prêtez-moi vos oreilles et vos cœurs endurcis, car il me faut conter une lamentable histoire, celle des petits fours et des grands fonds, des subventions en peau de chagrin et des mirlitons que l’on joue dans les banquets culturels désormais réduits à des miettes.
 

Il advint, mes bons amis, que dans la grande France des provinces et des offices régionaux, où naguère les buffets croulaient sous le poids des éclairs au café et des financiers (les gâteaux, pas les banquiers !), le vent des finances publiques fit siffler sa bise glaciale.

Le gouvernement, empereur des coupes sombres, arma son sabre budgétaire et décréta : **"Les collectivités territoriales, messieurs-dames, devront se serrer la ceinture jusqu’au dernier cran !"**  

### **Des petits fours aux grandes coupes : un festin bien maigre**  
Dans ce grand chambardement des lois de finance, les élus locaux, tels Gargantua voyant sa grange vidée de ses victuailles, pleurèrent les baisses de subventions, notamment pour la culture. Et voici que l’on entendit dans les palais régionaux ces mots :  

> *"Nous allons rationaliser nos participations,"* déclara une présidente régionale, le cœur aussi lourd qu’un tonneau vide. *"Certains projets devront attendre, d’autres seront abandonnés. Quant aux petits fours de nos réunions, que l’on y substitue des olives et des bouts de pain sec !"*  

Ainsi donc, les buffets furent décimés comme jadis les grandes tablées gauloises après l’assaut d’un légionnaire romain. Mais plus grave encore, mes amis : ce n’était pas que le pain et le vin qu’on rognait, mais bien les soutiens à la culture, ce nectar de l’esprit, ce festin des âmes affamées.  

### **La culture en péril : un banquet sans convives ?**  
Dans les salles de théâtre, les opéras et les festivals, le son des violons se fit plus discret, faute de cordes neuves. Les directeurs de centres dramatiques nationaux et de scènes locales, ces maîtres d’hôtel des arts vivants, s’écrièrent d’une même voix :  

> *"Comment faire festoyer nos publics, alors que l’inflation dévore nos marges, que les factures flambent plus que nos chandeliers, et que les subventions stagnent comme un potage froid ? Sans refinancement public, nous sommes perdus !"*  

Là-dessus, l’Occitanie, région sage et tempérée, se voulut plus mesurée. On y maintint les subventions, certes sans les accroître, mais sans les amputer non plus. La présidente Carole Delga promit des négociations avec les financeurs et des pauses sur les projets ambitieux, préférant les compromis au grand sacrifice.  

### **Une question d'équilibre : subventions ou survivance ?**  
Mais d’autres provinces, moins hospitalières, taillèrent à la hache dans les budgets culturels. Et la question se posa, grave et lancinante : la fête vaut-elle les frais ? La République, qui autrefois nourrissait ses citoyens d’idées et d’arts, peut-elle aujourd’hui les laisser festoyer en paix, ou bien l’heure est-elle venue de choisir entre les petits fours et les grandes causes ?  

En vérité, l’équilibre est aussi précaire qu’un flûtiste jouant au sommet d’un tonneau.

À force de couper dans les vivres, nous risquons un banquet sans rires, une table sans convives. Et pourtant, la culture reste ce pain spirituel, cette chair immatérielle qui, sans qu’on s’en aperçoive toujours, nourrit les nations.  

Alors, mes amis, que choisira-t-on : la farce des petits fours, ou la tragédie de la disette culturelle ? À chacun sa réponse, mais souvenez-vous : **"Il n’est banquet plus triste que celui où manquent la culture et l’esprit."** 

Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
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Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
Occitanie: "les subventions pour les petits fours, baissent elles dans les collectivités territoriales, à hauteur des subventions à la culture: pour équilibrer les lois de finance locale 2025 ? par François le rabelais
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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 19:40

"Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer" (Aristote)

explication sur la disparition de Boualem

**Éloge de Boualem Sansal et Cri du Cœur pour sa Libération**  

Français, si vous saviez ! Si vous saviez ce que coûte la liberté à ceux qui osent la défendre en terre d’oppression ! Si vous saviez ce qu’endure aujourd’hui Boualem Sansal, ce vieux sage de 75 ans, si droit, si digne sous les coups, alors même que ses seules armes furent toujours des mots, des mots jetés comme des flambeaux dans la nuit pour que d’autres voient, pour que d’autres vivent !  

Sansal n’a jamais cherché à plaire. Sansal n’a jamais marchandé sa vérité.

Cet écrivain, dont chaque livre est une gifle à la face de ceux qui se complaisent dans l’obscurantisme, est aujourd’hui enfermé par un régime qui ne supporte pas la lumière. Et pourquoi ? Parce qu’il a eu l’audace, le courage insensé de nommer ses ennemis : l’islamisme, ce cancer qui ronge les sociétés, et le pouvoir algérien, qui se drape dans le voile de la souveraineté pour mieux écraser ses enfants.  

Est-ce donc cela qu’il faut à notre époque pour mériter les fers ?

La lucidité et l’honneur ? Ah ! On nous dira qu’il s’agit là d’une affaire intérieure, qu’il ne faut pas troubler les équilibres fragiles, qu’un écrivain, fût-il grand, ne vaut pas un désordre diplomatique. Mensonge ! Hypocrisie ! Car en livrant Sansal au silence, c’est notre propre liberté que nous laissons dépérir.  

Français, si vous saviez ! La liberté n’est pas une abstraction.

Elle n’est pas une idée vague que l’on brandit dans les discours. Elle vit, elle saigne, elle brûle dans le corps de ceux qui se battent pour elle, dans les pages qu’ils noircissent pour dénoncer l’injustice, dans les chaînes qu’ils brisent, une à une.  

Et qu’est-ce que la France, sinon ce pays où la liberté a fait éclore ses plus belles victoires ?

Si la France détourne les yeux, si elle se tait, alors elle trahit tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle a été, tout ce qu’elle pourrait être encore.  

Monsieur le Président, Messieurs du gouvernement, levez-vous ! Levez-vous pour Boualem Sansal !

Que sa voix étouffée résonne à nouveau, que ses chaînes soient brisées. Car défendre Sansal, ce n’est pas défendre un homme. C’est défendre l’honneur de la pensée. C’est défendre la dignité des écrivains, partout dans le monde.  

Citoyens, signez cette pétition ! Faites-la entendre dans les moindres recoins de l’indifférence.

N’attendez pas. Chaque heure est une heure de trop. Ne dites pas qu’il est loin, qu’il est autre. Boualem Sansal, c’est nous tous, à l’instant où nous décidons d’être libres.  

Car si nous n’agissons pas, si nous n’élevons pas la voix, alors il faudra bien se taire. Et ce silence, mes amis, ce sera le nôtre, pour toujours.

Pour retrouver un point dans l'invisible, il suffit en mathématique  de faire de la trigonométrie https://fr.wikipedia.org/wiki/Trigonom%C3%A9trie . Dans le cas de la disparition par arrestation de Boualem Sensal . On prend un écrivain algérien, prix Goncourt auteur de "Meursault, contre-enquête" , Kamel Daoud. Un journaliste, éditorialiste algérien assassiné en 1994 durant "la décennie noire" auteur de "ce voleur qui " écrit le matin, avant les balles des islamistes...https://fr.wikipedia.org/wiki/Sa%C3%AFd_Mekbel Et l'on recherche par le dialogue des 2, à retrouver le point dans l'invisible Boualem Sensal . Avec cette trinité, on retrouve l'image d'une Algérie moderne

### Un café imaginaire à Oran, au crépuscule

**Kamel Daoud** et **Saïd Mekbel**, assis à une table de terrasse, à quelques pas du port. Une légère brise marine chasse la chaleur de la journée. Devant eux, deux tasses de café noir, à moitié consommées. L’heure est au silence, jusqu’à ce que Saïd prenne la parole, son regard perdu au loin.

---

**Saïd Mekbel** :  
Je me demande si on disparaît toujours pour les mêmes raisons, Kamel. À mon époque, c’était simple : un mot de trop dans une chronique, une phrase qui effleure le pouvoir ou le dogme. Une vérité, juste une. Et voilà, une balle, une voiture qui suit la tienne, une ombre qui t’attend en bas de chez toi. Aujourd’hui, Boualem Sansal... disparu. Ça ressemble à une vieille histoire qui n’a jamais pris fin.

**Kamel Daoud** :  
(Il hoche lentement la tête, jouant distraitement avec sa tasse.)  
Une vieille histoire, oui. Mais est-ce qu’elle a vraiment besoin d’une fin ? Les disparitions comme celle de Sansal, ce sont des silences qui se répètent, comme des échos dans une caverne. On n’écrit pas pour être entendu ici. On écrit parce qu’on n’a pas le choix. Mais parfois, je me demande si ces mots ne sont pas des pierres qu’on jette dans l’eau. Des cercles qui se perdent, avalés par le silence.

**Saïd Mekbel** :  
(Il sourit tristement.)  
C’est une caverne, l’Algérie. Une caverne où les mots, les vrais, ne font que rebondir sur les murs. Sansal, toi, moi... Nous sommes condamnés à graver nos phrases dans la pierre. Mais tu sais ce qui me frappe avec lui ? Ce n’est pas seulement qu’il parle. C’est qu’il ose penser que l’on peut encore changer quelque chose. Qu’un mot peut déplacer une montagne.

**Kamel Daoud** :  
Sansal est un prophète sans illusions, Saïd. C’est un homme qui marche seul, et qui sait qu’il marche contre le vent. Il a écrit sur des vérités que personne ne veut entendre. Sur cette mondialisation qui écrase tout, sur cette religion qui revient comme une marée montante, sur ces jeunes qui fuient et qui laissent un vide immense derrière eux. Peut-être que le pouvoir a décidé qu’il avait dit assez de vérités.  

**Saïd Mekbel** :  
(Amusé.)  
"Prophète sans illusions", tu parles comme un écrivain. Mais moi, je crois que le pouvoir n’a pas peur de la vérité. Ce qu’il craint, c’est l’écho de cette vérité. Si Sansal est réduit au silence, c’est parce qu’ils pensent que ses mots pourraient se répandre, trouver une résonance. Mais est-ce que ça arrivera, Kamel ? Est-ce qu’on entend encore la vérité ici, ou est-ce qu’on s’en détourne, par habitude, par fatigue ?

**Kamel Daoud** :  
(Plaçant sa tasse sur la table, pensif.)  
Je ne sais pas. Parfois, je me dis que la vérité, on la connaît déjà. On la porte en nous, comme un vieux fardeau. Mais on préfère ne pas la regarder. Regarde-nous. Nous sommes là, à parler de Sansal, à parler de toi, et pourtant, l’histoire continue. Les mots s’empilent, les hommes tombent, et le pays reste immobile, figé dans sa propre ombre.

**Saïd Mekbel** :  
(Lentement.)  
Oui, immobile. Mais pas pour toujours. Chaque système finit par s’effondrer, Kamel. Même celui qui nous oppresse aujourd’hui. Regarde-moi. Ils ont cru m’effacer, mais je suis là, non ? Dans tes mots, dans ceux de Sansal, dans cette table où nous partageons encore des idées. La censure est puissante, mais elle n’est jamais éternelle.

**Kamel Daoud** :  
(Touché.)  
Alors, tu crois qu’il y a encore de l’espoir ? Que ce silence autour de Sansal, autour de nous, peut être brisé un jour ?

**Saïd Mekbel** :  
(Un long silence.)  
L’espoir, c’est un luxe, Kamel. Mais la résistance, c’est une nécessité. Écris, continue d’écrire. Si Sansal n’est plus là, alors il faudra que tu portes ses mots. Et si un jour tu disparais, d’autres viendront. Les mots survivent toujours. Même dans une caverne.

---

Le bruit d’un bateau qui s’éloigne interrompt leur discussion. Kamel regarde l’horizon, pensif, tandis que Saïd termine son café. Les ombres s’allongent sur la terrasse, et peu à peu, la lumière du jour cède la place à la nuit.

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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 16:01

      "C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue,
        Que le haut Panthéon élève dans la nue,
        Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
        La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
        Cette couronne de colonnes
        Que le soleil levant redore tous les jours !"

    Victor HugoLes Chants du crépuscule (1835), III, Hymne

L'ami et historien de "la commune de 1871" Jérôme Quaretti nous porte une bonne nouvelle

**Marc Bloch au Panthéon ! Enfin !**  

 

Ah, quelle justice éclatante pour cet homme d’exception ! Marc Bloch, cet historien au génie si rare, ce bâtisseur des Annales qui a révolutionné notre vision de l’Histoire, ce soldat héroïque de 14-18, ce résistant acharné, prêt à risquer sa vie pour la liberté, et, hélas, ce martyr, fauché par la barbarie nazie. Quel exemple ! Quelle leçon d’intelligence, de courage et d’humanité !  

Permettez-moi de le dire, je suis profondément ému d’avoir pu, avec Nicolas Marty, organiser ce séminaire **, le mémorial de Rivesates, la ligue des droits de l'homme,« Hommage à Marc Bloch ou les caractères originaux d’une vision de l’Histoire »**. Oui, l’Université de Perpignan Via Domitia – notre modeste UPVD – a tenu sa place, parmi les rares à honorer cette mémoire, aux côtés de Paris et Lyon. Et tout cela, capté et immortalisé par **L’Archipel contre-attaque** grâce à Nicolas Caudeville, qui sait si bien porter ces combats essentiels.  

Ma chère **Suzette Bloch**, quelle fierté tu dois ressentir aujourd’hui ! Ton grand-père n’est plus seulement le héros de ses proches, mais celui de tout un pays reconnaissant.  

**AUX GRANDS HOMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE !**  

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