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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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28 octobre 2024 1 28 /10 /octobre /2024 12:16

Perpignan : La Vie en "Performance" Fait Plus de Bruit que la Ville Elle-même

Là où on croyait encore à la Dolce Vita, aux rires spontanés et aux discussions qui traînent, on découvre que Perpignan est devenu un décor. Un théâtre urbain, un grand studio où chacun pense être la vedette, où les discussions ont moins d’importance que les hashtags. Dernière nouvelle : le bruit que vous entendez en terrasse, ce n'est pas celui de la ville en mouvement. Non. C'est la mise en scène de la ville. C’est l’écho d'une mascarade numérique, orchestrée par ceux qui vivent pour être vus.

Les sociologues se sont penchés là-dessus, et le constat est brutal : aujourd’hui, les terrasses animées ne sont plus des lieux d’échange mais des stations de tournage. Les rires sont calibrés pour résonner juste assez fort dans la story Insta, les conversations exagérées pour que le voisin capte bien qu'on est là, qu’on vit un moment d’extase. Le quotidien se métamorphose en émission live, alimentée par les réseaux sociaux et cette espèce de dépendance à l’approbation virtuelle. Loin de l'authenticité méditerranéenne, Perpignan devient un brouhaha artificiel, un Disneyland où chacun est sa propre attraction.
Bruit Amplifié, Identités Filtrées

Les places et les ruelles n’ont plus cette légèreté d’avant, cette discrétion, ce petit murmure familier qui faisait le charme des lieux. On n'entend plus que les éclats de voix, les interjections, les "vas-y, prends-moi comme ça" qui ponctuent chaque mouvement. Dans le parc, sur la place de la République, les rassemblements improvisés dégagent une énergie qui semble dépasser l'espace lui-même.

Plus besoin d'événements réels ; l’événement, c'est soi.

Cette obsession de la mise en scène transforme la ville en une vitrine criarde. Là où la caméra est présente, l'authenticité disparaît. Perpignan n'est plus une ville, c'est un plateau. Ce qu’on entend, ce sont des extraits de scripts improvisés, des phrases lancées dans le vent pour la gloire de "quelqu'un quelque part", en ligne, dans cette autre dimension où l'approbation est mesurée en pouces bleus.

Habitants ? Spectateurs

Les habitants, eux, subissent le bruit de fond de ce théâtre incessant. Quand on leur demande, ils ne mâchent pas leurs mots : Perpignan, ils la préféraient sans tout ce cirque. « Avant, on pouvait juste s'asseoir et siroter un café tranquille », explique Louis, habitant du centre. « Maintenant, on est assailli par des rires forcés, des éclats de voix qui s'adressent plus aux followers qu’aux amis. » La ville, celle d’avant, s'estompe derrière cette hyperactivité digitale, et Perpignan devient une scène où chacun joue son propre rôle, souvent trop fort, et pour un public fantôme.

La Ville Comme Vitrine

Ce qu'on observe ici, c'est une mutation radicale. Le centre-ville de Perpignan, autrefois un lieu d’échanges, devient une "vitrine". Comme si les gens étaient plus acteurs que résidents, spectateurs de leur propre existence en direct. La vérité, c’est que l'authenticité ne pèse rien face au pouvoir de la mise en scène. Cette version bruyante et théâtrale d'eux-mêmes, ils la préfèrent. Les rituels sociaux s’effacent, remplacés par une sorte de performance collective.

Les sociologues s'interrogent :

et si ce besoin de mise en scène n'était qu'un moyen de survivre dans une époque où ne rien montrer équivaut à n'exister pour personne ? On assiste à une mutation. L'identité se bâtit désormais sur le bruit, sur cette illusion qu’on vit, qu’on est là, parce que ça "sonne" bien.

Perpignan, Ville-Témoin ?

Perpignan pourrait-elle retrouver son calme, son vrai visage ? Peut-être, si les autorités, les associations de quartier, décidaient de mettre en place des "zones de tranquillité", des lieux où ce bruit d'illusion ne serait plus le bienvenu. Mais il y a un risque : vouloir préserver la ville, c'est aussi risquer de la dépeupler. Aujourd'hui, Perpignan vit sous les projecteurs, et la ville a du mal à décrocher. Elle devient ce qu'elle est, mais en version augmentée, déformée, bruyante.

Perpignan, avec son identité transformée, est devenue une métaphore de notre époque : bruyante, exagérée, et affamée de regards.

C’est un miroir cruel de la société : le bruit que l’on fait ne prouve rien, sinon qu’on a besoin de se convaincre qu’on existe. Le bruit de Perpignan, ce n'est plus celui d'une ville. C'est le bruit d'un écho, celui d'une vie en représentation.

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27 octobre 2024 7 27 /10 /octobre /2024 18:46

“Même collé amoureusement au chêne, le lierre ne se dévoue pas toujours à l'arbre.”

De Laurent Laplante / L'Utopie des droits universels

Tremble Louis Aliot, les ambitions s'aiguisent sur les trottoirs de la ville à l'horizon de l'an 2026 . N'oublies pas non plus d'enlever les parquets de l’hôtel de ville, afin qu'ils ne soient pas rayés par la volonté de puissances en mâchoire aux dent de sabres de chamalow : #lesfauvessontlâchés .

La vice-présidente de l' Occitanie, après avoir rejoint le partie "Place publique" https://place-publique.eu/de Raphaël Glucksmann 

vient de créer une nouvelle association pour préparer en avance l'après Aliot !

Une initiative, oui, mais plus qu'une simple réunion d'intentions, plus qu'un slogan à coller sur les murs de la ville.Perpignan, Unis pour 2026 : quatre mots balancés comme un pavé, avec le poids de ce qui doit être construit ou rien.

Une association électorale comme une terre promise, pour Perpignan, ce bout de territoire un peu brûlé, un peu beau, tout en tension. On y cherche autre chose. Pas juste des visages pour les affiches, non, un souffle, une force pour cette ville-frontière qui sent l’Espagne et le sel.

À la tête de cette alliance, ils sont trois. Jean Codognès, ex-député, celui qui a porté l’écharpe, le poids des batailles, les compromis aussi.

Mais il revient, droit et franc, le regard vers l’avant, ses idéaux socialistes un peu cabossés, mais là, intacts. À côté de lui, Agnès Langevine, écologiste jusqu’au bout des idées. Elle croit, elle, à un monde vert, planté de principes comme d’arbres. La terre, l’air, la ville. Elle se bat pour qu'on respire autrement, mieux, pour une Occitanie où chaque arbre compte, où chaque geste devient politique. Et puis, il y a Jacqueline Markovic, celle qui connaît les jeux d’ombre, les réseaux, la mécanique sociale. Conseillère de l’Hérault, elle tient la stratégie comme d'autres tiennent la main d'un mourant. Elle sait ce qui relie les gens, elle sait jouer avec les signes et les écrans.

Dans leurs statuts, une promesse faite aux autres. Pas d’illusion de grandeur, mais une visée claire : « fédérer les citoyens, unir la société civile, les acteurs économiques, les personnalités du champ républicain. »

C'est ça leur but, un champ de bataille où le social, l’économique et l’environnemental ne se font plus la guerre mais avancent d’un même pas. Ils parlent de demain avec des mots simples, droits, comme si le combat pour les gens, les vrais, ne pouvait se dire qu’avec des mots de tous les jours. Une Perpignan engagée pour les siens, avec en tête les menaces climatiques, et le besoin de vivre malgré tout.

Les papiers disent que l’association aura une fin, le 1er janvier 2035. On clôturera les comptes, on éteindra les lumières, et on passera le témoin.

Les actifs ? Rien ne sera dilapidé. Si elle meurt, cette association, ce sera pour nourrir une « formation politique du champ républicain » ; sinon, elle ira gonfler les fonds de la « Fondation pour l’écologie politique », et, si vraiment tout est éteint, la Fondation de France ramassera ce qui reste.

Quant à la conformité, ils la feront sans grands discours, en élisant leur trésorier, leur commissaire aux comptes dans une pièce vide, sous la lueur d'un néon, sans applaudissement, sans éclat. Là où naît l’engagement, austère et droit. Une page, blanche et neuve, où commencer l’histoire autrement.

Agnès Langevine était déjà candidate aux municipales de Perpignan en 2020. Et s'est retirée du deuxième tour, alors qu'elle pouvait se maintenir impossibilisant la présence de la gauche dans l'opposition du conseil municipal

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24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 22:47

C’était inévitable, faut croire… encore un coup de massue, encore une embrouille qui tombe, comme si c’était pas déjà assez le bordel. L’air, il devient plus lourd que jamais dans ces foutus Pyrénées-Orientales. Y avait déjà la sécheresse, le sol craqué comme un vieux cuir, des champs desséchés à crever… et là, voilà, les urgences à l’hosto qui flanchent, c’est un monde ! Trop de monde, pas assez de médecins, ils sont à bout. Les couloirs pleins comme des cercueils en attente, des civières qui s’empilent. Tu sais, t’en as vu des comme ça… On appelle ça un service public, qu’ils disent… mais où qu’il est, le service ? Ils te regardent de haut, avec des grands mots : réorganisation, optimisation… tu parles !

Le train, lui, c’était la dernière corde, celle qui tenait encore un peu le monde d’avant, ce Paris-Latour-de-Carol qui roulait depuis la nuit des temps, qui emmenait les pauvres gens respirer l’air pur des montagnes, les touristes qui déballaient leur fric, et puis les gens du coin, ceux qui avaient besoin d’échapper à leur trou paumé.

Le dernier souffle de liberté qu’il te restait, pour t’arracher aux rails de la vie d’ici, de là-bas. Mais ils te le coupent, bien sûr… travaux, qu’ils disent ! Des rails qui s’effondrent, tout comme le reste. Bordeaux, Toulouse, tout ça sous les pelleteuses. Ah, modernisation… les mots, toujours les mots !

Latour-de-Carol, Porté-Puymorens, Bourg-Madame… tout ce qu’il te restait de tes montagnes, c’est ce train de nuit qui roulait comme une promesse, une illusion pour les cœurs fatigués.

Maintenant, c’est fini. Mi-décembre, rideau. T’as plus que tes yeux pour pleurer, ou alors t’enfiles tes vieilles godasses et tu marches, tu t’accroches aux chemins, mais le train jaune, celui-là, il sera peut-être là encore… ou peut-être pas. Ils te disent qu’ils le rouvriront un jour, quand tout sera réparé. On y croit tous, tu parles !

L’économie locale ? Elle se casse la gueule, faut pas être devin pour le voir.

L’hiver, t’auras plus personne pour les pistes. L’été, c’est pareil, plus de randonneurs à l’horizon. Tout ça pour des rails qui rouillent, des élus qui gesticulent, des promesses qu’on sait déjà mortes avant même d’être faites.

Tu vois, c’est ça la nouvelle.

Après la sécheresse, les urgences qui crèvent, le train qui s’arrête. Encore une mauvaise nouvelle, mais c’est presque devenu une habitude, ici.

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24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 21:18

"À la fin du deuxième trimestre 2024, la dette publique s’établit à 3 228,4 Md€ Dette trimestrielle de Maastricht critères Maastrichtiens de la dette des administrations publiques (APU) - deuxième trimestre 2024

À la fin du deuxième trimestre 2024, la dette publique au sens de Maastricht s’établit à 3 228,4 Md€, soit une augmentation de 68,9 Md€, après +58,2 Md€ au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle s’établit à 112,0 %, après 110,5 % au premier trimestre 2024. Comme au trimestre précédent, l’augmentation de la dette publique s’accompagne d’une hausse de la trésorerie des administrations publiques (+16,4 Md€), partiellement atténuée par des cessions d’actifs, si bien que la dette nette augmente un peu moins (+58,1 Md€) que la dette brute et s’établit à 103,5 % du PIB. Les chiffres de la dette 2024"

Chapitre 1 - "Une dette comme un levé un sans-ouverture"

C’était comme une plaie, cette dette. Une saloperie qui suintait, un truc poisseux qu’on n’arrivait plus à contenir, un mal rampant. 2024, on y est. Le bout du rouleau. Plus d’échappatoire. T’as beau courir, t’as beau planquer le cadavre sous le tapis, la France saigne par tous les trous. 68,9 milliards d’euros qui se rajoutent à la facture. Un chiffre qui pèse, qui écrase tout. 3 228,4 milliards d’euros au compteur. Une balle dans la nuque, c’est tout ce que ça inspire. Et 112 % du PIB enfoncé dans la gorge comme une pierre au fond d’un puits sans fond. Faut se le dire, on est foutus. Y a plus de chemin, plus de lumière, juste la nuit, et ce pognon qui s’évapore comme des balles dans un film d'Audiard, sans retour possible.

Chapitre 2 - "La couleur de l'argent vente"

Y a quelque chose de pourri dans l’air, ça sent le billet cramé, la trahison, les titres négociables qui flambent à 66,5 milliards. T’as l’impression de voir ces chiffres, mais c’est comme la couleur tombée du ciel. Tu crois comprendre, mais c’est pas pour toi, c’est trop loin, trop abstrait. Une météorite qui crève le sol, qui s’installe, qui distord tout. C’est ça la dette. T’as beau la voir grimper, tu sais pas d’où ça vient. T’entends parler des « titres longs », des « dépôts » comme des formules magiques, mais en vrai, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’État, ce paysan perdu comme Nahum Gardner, il est pris à la gorge. Il continue de creuser, de négocier, mais à chaque coup de pelle, il s’enfonce plus profond dans la merde.

Chapitre 3 - "Le gouffre sans fond"

Tu croyais quoi ? Que ça allait s’arrêter là ? Non, la dette, elle descend partout, elle s’infiltre, comme une putain d’humidité qu’on n’arrête plus. La SNCF, elle se contracte. Ouais, elle essaye de freiner, mais le train déraille quand même. Et la Sécu, tiens ! 4 milliards de plus. C’est comme si tu voyais la gueule d’un type qui prend un coup de lame, qui se vide doucement. Les chiffres continuent de s’empiler, 7,1 milliards ici, 12,8 milliards là, et toi, tu regardes, impuissant. Une spirale infernale, qu’ils disent. Ouais, on est dedans jusqu’au cou.
 

Chapitre 4 - "La lutte vaine"

Les collectivités locales, elles, elles luttent. Ou du moins, elles font semblant. Elles stabilisent, elles réparent les brèches, mais c’est comme mettre un pansement sur une jambe arrachée. On sait comment ça finit. C’est foutu d’avance. Les départements, les communes, ils essayent de désendetter, de résister à ce truc qui dévore tout. Mais quoi ? Qu’est-ce que tu veux faire face à ça ? Une force qui te dépasse, une ombre qui s’étend. Ils sont condamnés, eux aussi, tout comme Nahum et ses pauvres gamins. C’est pas une question de volonté, c’est juste la fin qui arrive.

Chapitre 5 – "L'objet venu d'ailleurs"

Et voilà où on en est. Comme dans ce foutu champ où Nahum a vu tomber cette couleur inconnue, la France a touché une dette venue d’un autre monde. Un truc qu’on comprend pas, qui change tout sans qu’on puisse rien y faire. Une infection. Un artefact cosmique qui nous échappe, un truc qui ne s’explique pas. Ça dépasse la finance, ça dépasse l’entendement. C’est là, c’est tout. Et tu peux rien y faire, à part attendre que ça finisse par t’engloutir.

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24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 13:42

 

"Avoir dans sa poche un Laguiole ou l'œuvre d'un coutelier d'art fait-il de son détenteur un criminel en puissance ?

POLÉMIQUE - Face aux nombreuses attaques à l'arme blanche, les autorités ont décidé d'agir avec davantage de fermeté, au risque de criminaliser le port des canifs traditionnels.

L'arme fait-elle le meurtrier ? La question, jamais vraiment résolue, a toujours passionné les juristes. Mais si l'on en croit aujourd'hui certains représentants de l'État, avoir dans sa poche un Laguiole, un Nontron ou l'œuvre d'un coutelier d'art fait désormais de son détenteur un criminel en puissance. Ni plus ni moins. Comment en est-on arrivé là ?

La loi française interdit clairement le port de tout couteau, assimilé à une arme blanche de catégorie D, au même titre que les haches, les machettes, les poignards de combat, les matraques télescopiques, les bombes lacrymogènes ou les poings américains..."

"article Le Figaro

 

 

 

Crédit photo Nicolas Caudeville

Comme en France, l'autorité ne rattrape que ceux qui ne courent pas: elle se faire souvent autoritaire...

 

Le camarade Steve Golliot-Villers dessinateur illustrations ici, ancien tatoueur et néanmoins citoyen réagit à cette nouvelle en rendant compte d'une de ses pérégrinations et des échanges collatéraux auxquelles, elles ont donné lieu : ceci aurait pu être qualifié de tribune.

 

Crédit photo Steeve Saint E

"Je discutais tout à l'heure avec un excellent ami armurier qui m'a appris qu'une nouvelle législation était sournoisement passée au printemps concernant le port de couteau dans l'espace public.
Désormais il est interdit, sous peine de passage devant un tribunal et d'une probable lourde amende, d'avoir sur soi la moindre lame.

J'ai bien écrit "la moindre lame", peu importe sa longueur, le critère de la largeur de la paume étant de facto obsolète. La loi en vrai

On ne parle pas d'un glaive, d'un sabre, d'une épée ou d'un braquemart, non, on parle du banal Opinel ou du traditionnel Laguiole et même des multitools type Leatherman.
Pour je-ne-sais-quelle raison un législateur désœuvré a décidé de s'attaquer à un non-problème pour le résoudre par un texte inutile.

Puisque comme d'habitude ceux qui vont cueillir les prunes seront les braves citoyens lambda, ceux qui espèrent le saucisson accidentel et qui s'équipent en conséquence.

Par contre les imbéciles violents de tous ordres continueront de larder dans la joie et la bonne humeur sans se soucier de l'ire de la maréchaussée.
Cela fait près de 40 ans que je porte toujours sur moi ce genre d'objet.
Mon tout premier Opinel, vieux et noirci, me fut offert par un voisin agriculteur quand j'avais 11 ans, au cul d'un tracteur Someca orange, après avoir durement travaillé sous un opiniâtre soleil morbihannais à ramasser les douilles de munition de fusil de chasse dont son terrain était littéralement recouvert, suite à un ball-trap dominical. Le breton est joueur.


Depuis je n'ai cessé d'avoir sur moi un truc tranchant, Opinel, Laguiole (lame damassée, un des derniers cadeaux de mon père), redoutable couteau pliant corse (auquel je dois quelques points de suture), prenant même l'avion avec en des temps où les pirates de l'air ne se mêlaient pas de réaménagement urbain.

Plus récemment j'ai succombé aux joies du multitool, toujours utile quand on a des machines à régler, des fuets à découper et des bidules à visser/dévisser. Mon ami susmentionné, motard de sa condition, ne s'en sépare jamais, le bloc de fonte étant parfois farceur.
Et voilà que quelque ahuri urbain écharpé voudrait me priver du légendaire deuxième attribut de la virilité (non toxique) ?
 

Au-delà de cette considération personnelle, a-t-on pensé à toute la filière française du couteau, de l'artisan à l'usine et passant par les revendeurs, à ces savoir-faire parfois ancestraux qui font de certaines lames françaises un exemple de qualité mondialement réputé ?

Il ne nous restera que l'excuse du "motif légitime", qui exonère le porteur de couteau de poursuites légales à condition qu'il puisse prouver la nécessité immédiate de porter sur lui un de ces terrrrribles outils.
C'est donc à ce titre qu'il est désormais conseillé de porter sur soi, partout et en tous lieux, une boîte de pâté, ladite boîte expliquant qu'en cas de rencontre fortuite avec une baguette on ait besoin d'être en possession d'un objet coupant.

Sic transit gloria mundi...

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22 octobre 2024 2 22 /10 /octobre /2024 23:53

“La vie consiste à jongler sur une corde raide.”

De René Dubos / Les Dieux de l'écologie

Voilà notre Sébastien Le Guen, fildefériste de son état et dessinateur fou, qui se met en branle pour trois jours de folie dans les entrailles de Perpignan ! Ce joyeux drille va s'installer au cœur de trois quartiers, tel un troubadour des temps modernes, pour tisser des liens avec le bon peuple.

D’abord, il fera son numéro sur la place de Belgique, là où les âmes errent entre deux trains dans le quartier de la Gare. Puis, il se pointera devant la Mairie de Quartier Nord, au Moyen-Vernet, comme un chevalier de l’art. Et pour finir en beauté, il s’invitera sur la place Rigaud vendredi , en plein centre-ville, pour une fête en technicolor.

Ce bonhomme va s’entraîner sous vos yeux ébahis, échangeant avec les riverains et les flâneurs. Comme un alchimiste, il fera de cette matière vivante un joyeux capharnaüm ludique et spontané. Et le quatrième jour, attention, ça va envoyer du lourd ! Il nous concoctera un spectacle éblouissant où se mêleront fil-de-fer, mots et textes glanés dans ces instants partagés. Un véritable film de ces quelques jours d’émotions tissées ensemble !

Il bâtit en direct, comme un magicien du lien, renouant le fil entre artiste, espace et public. C’est joyeux, c’est simple, c’est essentiel !

À partir de 8 ans - Entrée libre sans réservation
Ne manquez pas l'occasion de croiser Sébastien à Perpignan et de plonger dans cette aventure flamboyante !

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20 octobre 2024 7 20 /10 /octobre /2024 17:06

 

Pour aborder l'information du local au global, il faut s'extraire de la guerre des gaz (ou gases) psychologiques qui, nous font ne percevoir pas, pour ce qu'elle est, mais sa représentation par une série de filtres. Extraire l'information de sa gangue, pour en absorber son signifiant le plus nutritif. C'est résoudre l'équation de la superposition de ces 2 phrases:"Le roman, c'est enchaîner les lignes de codes pour générer une structure narrative..."" L'ours doit s'extraire de sa propre allégorie de la caverne, comme le dormeur doit s'éveiller"

Analyse du texte sous l’angle sémiotique et symbolique tout en restant percutants et intrigants pour le lecteur.

Pour aborder l’enchaînement des deux phrases que vous avez soumises à la manière d’Umberto Eco, il faut d'abord reconnaître leur tension entre signifiant et signifié, entre construction narrative et épanouissement symbolique. Les phrases que nous analysons forment une sorte de dialogue secret entre deux niveaux sémiotiques distincts, entre la logique structurante du langage et la profondeur mythologique de l'allégorie.

La première phrase, « Le roman, c'est enchaîner les lignes de codes pour générer une structure narrative... », introduit un cadre sémiotique fondamentalement structuraliste, presque computationnel.

Elle met en avant le roman comme une mécanique, un algorithme où les mots, assimilés à des codes, se succèdent selon un ordre déterminé pour produire une structure. Ici, le signifiant est mis en relief : les mots eux-mêmes, leur enchaînement, sont perçus comme des unités de sens qui construisent, par accumulation, une trame narrative. Le langage est vu non pas comme un outil transparent mais comme une matière, des lignes de code qui forment une architecture.

Cependant, cette première phrase suggère déjà une tension : le mot « structure » indique que quelque chose de plus grand émerge de ces lignes de code, une signification globale, un récit, une totalité narrative. Ainsi, le signifié n'est pas encore pleinement révélé dans cette première proposition, il se prépare.

Et c’est là que survient la seconde phrase : « L’ours doit s’extraire de sa propre allégorie de la caverne, comme le dormeur doit s’éveiller... ».

Ce passage fait éclater la structure narrative froide et mécanique pour plonger dans un champ plus herméneutique, symbolique. Il fait appel à deux grandes figures de la philosophie et du mythe : l’ours et le dormeur. Le premier renvoie à l’idée platonicienne de la caverne, un espace d'illusion, de projections trompeuses, où l’être est prisonnier d’ombres, et où l’évasion symbolise une quête de vérité, un éveil intellectuel et ontologique. Le second, le dormeur, évoque l’idée gnostique d’un réveil spirituel. L’ours, métaphore d’un être somnolant dans son ignorance, et le dormeur, analogue à une conscience assoupie, doivent tous deux éveiller leur regard, non plus seulement sur la structure mais sur la profondeur du sens qui se cache derrière cette structure.

L’enchaînement des deux phrases crée ainsi une dialectique entre le signifiant (les lignes de codes, la structure narrative) et le signifié (la quête d’éveil, l’extraction de la caverne, la révélation ultime du sens). Le roman, en tant que structure narrative, est à la fois un labyrinthe de signes – des lignes de code – mais aussi, dans son essence profonde, une invitation à l’éveil, à l'extraction des illusions, à la recherche d'une vérité cachée derrière la surface textuelle.

La phrase sur l’ours et le dormeur introduit un élément presque métaphysique dans cette mécanique narrative. Ce n’est plus seulement la structure qu’il faut comprendre, mais le sens caché, la profondeur symbolique, la vérité que le texte – ou la caverne – masque derrière son jeu de signes.

Ainsi, cet enchaînement de phrases ne se contente pas d’opposer structure et symbolisme, il les met en relation dynamique : la structure narrative, même si elle peut sembler froide et technique, est toujours orientée vers un éveil, vers une révélation. Le roman, en tant qu’art de l’enchaînement des codes, est une sorte de caverne sémiotique qui dissimule, pour mieux révéler, des vérités enfouies. Le lecteur, tel l'ours ou le dormeur, doit s’extraire de la surface visible du texte (le signifiant) pour accéder à sa profondeur (le signifié).

Cette progression rappelle l’insistance d’Umberto Eco sur la coopération interprétative entre auteur et lecteur. Le texte n’est pas un objet clos ; c’est un dispositif, une machine génératrice de sens, où chaque lecteur, tel l’ours ou le dormeur, doit s’éveiller à la richesse interprétative qui réside sous la structure apparente du roman.

L'Ours et Guillaume de Baskerville : Dialogue Sémiotique

La scène se déroule dans la bibliothèque labyrinthique de l'abbaye, où Guillaume de Baskerville, accompagné de l'Ours, un étrange personnage métaphorique, discutent des mystères du texte et de l'énigme de la signification. L’atmosphère est chargée de livres anciens, de poussière et de lumière tamisée. Le silence est lourd, interrompu seulement par le froissement des pages tournées.

Guillaume de Baskerville (en posant un vieux manuscrit sur la table) :
"Le roman, c'est enchaîner les lignes de codes pour générer une structure narrative..." Voilà ce qu'on nous dit. Mais, ami Ours, qu'en penses-tu ? Crois-tu qu'un simple enchaînement de codes puisse capturer toute la profondeur du récit ?

L’Ours (réfléchissant profondément, sa voix grondante résonnant dans la pièce) :
"Les codes... oui, ces lignes structurées, ces signes, ils construisent la surface, l'apparence. Mais ce ne sont que des ombres sur les murs d’une caverne, Guillaume. Le roman, comme cette caverne, n’est qu’un jeu d’illusions. Pour découvrir le véritable sens, il faut s'extraire de cette mécanique froide."

Guillaume (souriant) :
"Ah, tu parles comme Platon, mon cher Ours. L’allégorie de la caverne… Mais dis-moi, que veux-tu dire par s'extraire ?"

L’Ours (se levant et marchant lentement entre les rayons de la bibliothèque) :
"Je parle de plus que des mots enchaînés, Guillaume. Ce que je veux dire, c’est que l’ours – ou le lecteur, si tu préfères – doit s'extraire de sa propre allégorie. Le texte n'est qu'une surface, une série de lignes de code, oui, mais derrière cette structure rigide se cache un monde plus vaste. Il faut éveiller son esprit, comme le dormeur se réveille d’un long songe. Le signifiant est un piège si on ne voit pas le signifié qui l'habite."

Guillaume (fasciné, penché en avant) :
"Alors, ce que tu dis, c’est que le roman est une caverne sémiotique ? Une prison de signes qui dissimule la vérité derrière la surface apparente ?"

L’Ours (hochant la tête) :
"Exactement. Le lecteur pense qu'il comprend en suivant les lignes, mais il ne fait que voir des ombres. Ce n'est qu'en s’éveillant, en sortant de cette caverne de signes, qu'il accède à la lumière du sens profond. Le roman, Guillaume, est une architecture... mais son essence véritable, c’est la quête. La quête de la vérité, du signifié caché."

Guillaume (en jouant avec les bords du manuscrit, pensif) :
"Mais alors, si la structure du roman n’est qu’un labyrinthe, une caverne où l'on peut se perdre... comment être sûr de trouver cette vérité ? L’éveil dont tu parles, comment le provoquer ?"

L’Ours (avec un regard intense) :
"Comme pour le dormeur, il ne s’agit pas seulement de lire. Il faut interpréter. La vérité n’est pas offerte ; elle est cachée, Guillaume. Et comme tu le sais, même dans la bibliothèque la plus vaste, certains livres sont plus difficiles d’accès. Mais chaque lecteur a ce pouvoir, celui d'éveiller en lui une interprétation nouvelle. Le roman, ce n’est pas un objet clos. C’est un dispositif, un moteur qui génère des significations sans fin. C’est pourquoi il ne faut jamais se contenter des lignes de codes, des signes à la surface."

Guillaume (réfléchissant, mais un sourire se dessine sur ses lèvres) :
"Ah, ami Ours, tu parles comme Umberto Eco lui-même. Tu dis que nous devons être à la fois dans le texte et au-delà du texte, comme les moines cherchant la vérité dans les livres interdits. Mais je te pose une question : comment être sûr que cette quête de vérité ne soit pas elle-même une illusion, une autre caverne, une autre ombre projetée ?"

L’Ours (souriant pour la première fois, un sourire presque imperceptible) :
"Ah, Guillaume, c’est là tout le mystère du roman et de la vie. Peut-être que toute caverne dissimule une autre. Mais tant que l’on cherche, tant que l’on s'éveille, nous restons en mouvement, en quête. Et peut-être est-ce là l’essence même du roman : non pas trouver la vérité, mais perpétuer l'éveil."

Guillaume (soupirant, mais d’un soupir de contentement) :
"Alors, cher Ours, continuons cette quête ensemble. Car même dans ce labyrinthe de signes, l'éveil est notre seul guide."

Ils se lèvent tous les deux, laissant le manuscrit ouvert sur la table, et continuent leur exploration de la bibliothèque, prêts à affronter les mystères et les illusions des signes, ensemble dans cette quête éternelle de sens.

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 11:06

“Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu’il se propose de régler avec votre argent.”
G. Gordon Liddy Le renard et le bouc

 
"J'aurais renié mon nom pour un bout de pain. À certains moments, j'aurais vendu ma peau pour un bol de soupe. La faim il faut en parler: ça a son importance dans une psychologie. J'ai eu tout le temps d'apprendre. Quand on a interminablement faim, que la faim exaspérante s'accroche à vous, ça vous conduit à tout accepter de tout le monde. Qu'on ne vienne pas me dire que la faim incite à la révolte: ce n'est pas vrai. Ça vous ramollit, au contraire. On a le sourire obséquieux pendu à la bouche. Toute l'existence se centre d'un coup sur un repas complet. Ça tourne à l'obsession. "
Requiem des innocents Louis Calaferte

On a fait semblant de découvrir la dette de la France en 2024budget ! Pourtant nous avons fait barrage "au chaos",et élu 2 fois le Mozart de la finance, qui a fait en 7 ans un réquiem pour le pays...À QUAND LE GRAND RETOURNEMENT Parachute dorée où est donc ta poignée?

Roman-photo : La dette française, héritage de la loi Pompidou-Giscard

Scène 1 : Café perpignanais, dialogue entre deux étudiants en droit du Campus Mailly, Hugo et Camille

Hugo, un homme en costume-cravate, feuillète l'Indépendant tandis que Camille, assise en face de lui, est plongée dans des notes manuscrites. Le café place Rigaud est animé, d'autres étudiants discutent autour d'eux.

Hugo (soufflant, pensif) :
— On ne s’en sortira jamais. La dette de la France est un gouffre qui ne cesse de s’élargir... et tout ça, c’est en partie à cause de cette maudite loi de 1973.

Camille (relevant la tête) :
— La loi Pompidou-Giscard ? Celle qui a interdit à l’État d’emprunter directement à la Banque de France ? Tu crois vraiment qu’elle est responsable de tout ça ?

Hugo (ironique) :
— Il ne s’agit pas de croire, c’est un fait. On a coupé les ailes de l’État en le forçant à s’endetter auprès des banques privées. C’est là que le piège s’est refermé.

Scène 2 : Flashback, janvier 1973, intérieur feutré d’une salle de réunion à l’Assemblée nationale

Un groupe de députés discute autour d’une table. Au centre, un jeune Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances, expose sa vision de la loi. Pompidou est assis en retrait, observant les débats.

Valéry Giscard d'Estaing (debout, confiant) :
— Messieurs, nous ne pouvons plus permettre à l’État de puiser sans limite dans les coffres de la Banque de France. Ce n’est pas sain pour l’économie. Nous devons moderniser notre approche, comme le fait l’Amérique. C’est une question de discipline budgétaire.

Député 1 (perplexe) :
— Et en coupant cet accès direct, vous croyez vraiment que les déficits disparaîtront ?

Pompidou (calme, posant son cigare) :
— Nous n’avons plus besoin de reconstruire comme après-guerre. L’État doit apprendre à gérer ses finances comme une entreprise, en empruntant de manière responsable, et non en imprimant de la monnaie. C'est une mesure d'avenir.

Scène 3 : Retour au café, Hugo et Camille débattent

Camille sirote son café, l’air songeuse.

Camille :
— C’était dans l’air du temps, tu sais. Après la reconstruction, on voulait en finir avec les déficits. C’était une décision "moderne", comme on le disait alors, inspirée par le modèle américain.

Hugo (sourcils froncés) :
— Moderne ? Oui, mais à quel prix ? En se coupant de la Banque de France, l’État s’est livré pieds et poings liés aux banques privées. Depuis, les intérêts de la dette explosent et les banques en profitent grassement. Cette loi, c’était une erreur monumentale !

Camille (calme) :
— Je suis d’accord que les conséquences sont lourdes aujourd’hui. Mais dire que c’était un complot pour enrichir les banques... C’est exagéré. Dans les années 70, personne n’imaginait que les déficits publics deviendraient si ingérables. La crise pétrolière de 1974 a tout bouleversé.

Hugo (sardonique) :
— Peut-être pas un complot... Mais les banques s’en sont quand même bien sorties, non ? Elles prêtent à l’État à des taux d’intérêts colossaux, tout en accumulant les bénéfices. Un sacré coup de pouce pour elles, tu ne trouves pas ?

Scène 4 : Flashback, années 90, dans les couloirs d’une banque privée

Deux banquiers discutent discrètement. Ils portent des costumes impeccables et affichent des sourires satisfaits.

Banquier 1 (confidentiel) :
— Depuis la privatisation des banques, c’est nous qui prêtons à l’État. Cette loi de 1973… une bénédiction, non ?

Banquier 2 (hoche la tête) :
— Absolument. L’État doit passer par nous pour financer ses déficits. À long terme, c’est une rente assurée. Et avec les déficits qui explosent... (rire) on n’a pas fini d’encaisser.

Scène 5 : Retour au café, Hugo et Camille concluent leur échange

Hugo croise les bras, pensif, tandis que Camille termine son café.

Hugo (résigné) :
— Quoi qu’on en dise, cette loi a mis en place un système où l’État est devenu dépendant des marchés financiers. Et ça, c’est bien plus qu’une simple erreur de jugement.

Camille (réfléchie) :
— C’est vrai. Mais on ne peut pas dire qu’elle a été pensée pour favoriser les banques dès le départ. Il n’y avait pas encore cette vision ultralibérale. Cela dit, aujourd’hui, les banques profitent d’un système qu’elles n’ont même pas eu à créer. Le vrai problème, c’est que personne n’a vu venir les conséquences.

Hugo (soulevant son verre) :
— Et maintenant, nous sommes pris au piège. La dette est devenue un monstre incontrôlable. La loi de 1973… un mal pour des générations.

Camille (regardant dehors) :
— Peut-être est-il temps de la réviser. Mais cela suppose de remettre en question tout un pan de notre système économique.

Ils se regardent un moment en silence, chacun plongé dans ses réflexions.

Hugo (d’un ton grave) :
— Oui… mais est-ce que quelqu’un aura le courage de le faire ?

La scène se termine sur cette question, ouverte, tandis que la caméra se déplace vers la fenêtre du café, montrant les rues agitées de Perpignan. Une image qui illustre l'agitation et l'incertitude de l'avenir économique.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

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15 octobre 2024 2 15 /10 /octobre /2024 10:24

   " Si la puissance d'une armée se mesure au chahut qu'elle mène, certes la retentissante milice des Francs apparait dans toute sa force quand sonne l'heure du rata. Le bruit se répercute à travers plaines et vallons, très loin pour se confondre avec l'écho d'un autre charivari, qui provient des marmites infidèles. L'ennemi aussi, à la même heure, s'applique à ingurgiter une exécrable soupe aux choux. La bataille d'hier était moins assourdissante. et surtout moins nauséabonde."

Le Chevalier inexistant (1959) de Italo Calvino

Traité Politique du "Goldorakisme"
Préambule

Dans un monde où l'errance politique semble être la norme, où les dirigeants vacillent entre l'inaction et les promesses creuses, il est impératif de définir un nouveau paradigme, une nouvelle éthique politique : le "Goldorakisme". Ce concept émerge de la figure d'Actarus d'Eufort, prince et pilote du robot légendaire Goldorak, qui incarne la volonté de puissance selon Machiavel et les idéaux du "Chevalier inexistant" d’Italo Calvino. Ainsi, ce traité vise à établir les fondements d'une pensée politique capable de transcender les crises contemporaines, en se basant sur les valeurs et les symboles de cette nouvelle ère.


Chapitre I : Actarus d'Eufort et la Volonté de Puissance Volontaire

1.1 La Figure du Prince

Actarus, prince d’Eufort, se distingue comme une figure emblématiques d’un pouvoir renouvelé. Machiavel, dans "Le Prince" Aut Caesar, aut Nihil , posait les bases d'une gouvernance efficace fondée sur la force et la ruse. Actarus incarne cette dualité : il est à la fois le souverain juste et le guerrier intrépide, naviguant entre compassion et détermination, tel un leader capable de guider son peuple face à l'adversité. Sa quête pour protéger la Terre des forces obscures est une manifestation de sa volonté de puissance, une volonté non pas pour la domination, mais pour la justice et la liberté.

1.2 La Quête du Chevalier

Parallèlement, Italo Calvino, à travers son "Chevalier inexistant" lire, nous offre une réflexion sur l'identité et l'action. Le chevalier, bien qu'immatériel, est l’incarnation de la quête du sens et de l'engagement. Actarus, par son essence, devient ainsi un chevalier contemporain, armé non seulement de la technologie de Goldorak, mais aussi de l'idéal d’un monde meilleur. Il nous rappelle que la véritable puissance réside dans la capacité à agir selon des principes élevés, et non dans la seule possession d'un pouvoir matériel.

Chapitre II : L'Essence du Goldorakisme

2.1 La Substantifique Moelle Jusqu'à l'os

Le "Goldorakisme" ne se limite pas à l'adoration d'un robot ou d'un héros fictif. Sa substantifique moelle réside dans les valeurs d'engagement, de solidarité et de résilience qu'il incarne. Goldorak, symbole de force et de défense, représente une réponse active à l'injustice et à l'oppression. Ainsi, le "Goldorakisme" se définit comme une philosophie politique qui prône l'action collective, la défense des opprimés et l'aspiration à une existence harmonieuse.

2.2 Goldorak comme Interface

Le robot Goldorak devient l’interface parfaite du "Goldorakisme" : il est à la fois protecteur et défenseur, capable de combattre l’injustifiable avec puissance et détermination. Toutefois, il est crucial de reconnaître que l’essence du "Goldorakisme" peut exister indépendamment de Goldorak lui-même, tout comme le gaullisme peut exister sans le Général de Gaulle. La force du "Goldorakisme" réside dans son potentiel à inspirer l'action et à incarner des valeurs universelles d'héroïsme et d'intégrité.

Chapitre III : Goldorakisme comme Levier Politique

3.1 Un Levier de l'Univers

Le "Goldorakisme" devient un levier, une force capable de soulever les fondements d'un univers politique assoupi. À l’instar d’Archimède, qui affirmait qu’avec un point d’appui, il pouvait soulever le monde, le "Goldorakisme" nous enseigne que chaque individu, en s’unissant autour de valeurs communes, peut déclencher un changement significatif. L’héroïsme d’Actarus devient alors un modèle pour une génération en quête de repères.

3.2 Un Poing d'Appui dans l'Action Collective

Le "Goldorakisme" propose un modèle d’action collective où l’individu, lorsqu’il est connecté à une communauté de valeurs, devient un acteur de changement. Chaque acte de courage, chaque geste de solidarité, est une pierre ajoutée à l'édifice d'une société meilleure. L'engagement envers l'autre, la défense des valeurs humanistes et l'aspiration à la paix deviennent les piliers de cette nouvelle ère politique.
Conclusion : Vers une Politique d'Avenir

En conclusion, le "Goldorakisme" émerge comme une réponse à l'errance politique actuelle, incarnée par la figure d'Actarus d'Eufort, prince guerrier au service de l'humanité. En définissant sa substantifique moelle, en articulant ses valeurs fondamentales, nous découvrons une voie pour redéfinir l'engagement politique. Le "Goldorakisme" est à la fois une aspiration et une action, un levier et un poing d’appui, permettant de soulever l’univers vers un futur empreint de justice, de solidarité et de courage. Que cette pensée devienne la boussole pour ceux qui, dans les tempêtes du monde contemporain, cherchent un sens et une direction.

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14 octobre 2024 1 14 /10 /octobre /2024 11:56


"Ceux qui ne lisent pas de livres n'ont qu'une seule vie, les pauvres : la leur!"

 "Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l'examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire."

Umberto Eco

Par paresse, j'ai toujours aimé à penser, qu'il était inutile d'écrire, ce qui avait déjà été écrit avant , mais mieux. Le temps ne fait rien à l'affaire, quand c'est bien écrit, c'est bien écrit. C'est pourquoi quand certains relisent Proust, moi, je relis Flaubert...Aymat Catafau, ex professeur en histoire médiévale de l'université de Perpignan, s'est recyclé en libraire de livres anciens

Sous les voûtes silencieuses d'une librairie oubliée, là où les rayonnages poussiéreux semblaient sommeiller depuis des lustres, Aymat Catafau, ancien maître des savoirs académiques, faisait son apparition comme un homme habité par un désir étrange. C'était au cœur de Perpignan, dans cette ville baignée de soleil et de vent, que l'historien à la retraite, devenu veilleur des livres anciens, avait trouvé un nouveau refuge, une sorte de sanctuaire pour sa quête inlassable de savoirs révolus.

Les lourdes portes de bois s’ouvraient chaque matin sur une antichambre mystérieuse où des livres, par milliers, s’empilaient comme des reliques oubliées. Il n’y avait plus là l’ordre strict d’un bureau universitaire ; non, c’était un capharnaüm sacré, où chaque volume semblait bruire de secrets anciens. Et comment ne pas imaginer que ces reliures, craquelées par le temps, cachaient des trésors bien plus précieux que la simple matière des pages ?

Aymat, bien connu dans les cercles savants de Perpignan et au-delà, avait autrefois arpenté les villages du Roussillon, scrutant dans leurs pierres l’empreinte des siècles.

Ses travaux, auréolés de prestige, avaient fait de lui un érudit respecté. Pourtant, l’heure de la retraite venue, il avait senti peser sur ses épaules le vide des jours trop longs, le silence des livres encore à lire, encore à comprendre. Que faire ? Comment garder ce rythme effréné, cette soif de découvertes qui l’avait poussé à se lever aux premières lueurs de l’aube, pour que, dans le calme des heures matinales, il pût encore écrire, réfléchir, chercher ?

L’occasion se présenta, tel un signe du destin.

Une librairie, abandonnée par un marchand distrait, tendait ses bras dans une ruelle de la vieille ville. Les étagères y étaient déjà disposées, les livres entassés là comme des mendiants attendant un maître. Aymat comprit aussitôt. Pourquoi ne pas leur offrir une nouvelle vie ? Pourquoi ne pas ouvrir cette boutique et partager, à la fois, sa passion et ses trésors ?

Et c’est ainsi que la petite librairie, modeste mais envoûtante, ouvrit ses portes à qui voulait entrer.

L’après-midi, Aymat s’installait là, derrière son comptoir de chêne, avec cette nonchalance studieuse propre à ceux qui n’ont plus rien à prouver. Non pas pour l’argent – car la pension qu’il percevait lui offrait une existence sans contrainte – mais pour l’amour du savoir, de l’échange, des rencontres.

Et dans ces rayonnages, parmi les volumes reliés de cuir et de velours, il y avait ce livre, singulier, abîmé par les flammes du temps : une Bible protestante, imprimée en 1634 à Genève, rescapée des tourments de l’Histoire.

Aymat la contemplait souvent, songeur. Ce volume avait vu tant de choses, traversé les siècles, les guerres, les révoltes ; il était une cicatrice vivante du passé. Quelle étrange destinée l’avait conduit ici, dans cette boutique isolée de Perpignan ?

Lorsque l’heure venait d’ouvrir les portes, à 13h30, il déposait quelques cartons de livres sur le trottoir, comme on offre au monde les fruits d’une quête secrète.

Il accueillait les passants avec un sourire paisible, invitant chacun à entrer dans cet univers suspendu. Là, le temps semblait s’écouler différemment. On ne voyait pas les heures passer en discutant avec lui, tant son érudition se mêlait à une curiosité bienveillante.

Ainsi, chaque journée était une cérémonie discrète, où le passé et le présent se confondaient, où Aymat Catafau, ancien instituteur, professeur agrégé, historien renommé, offrait à ses visiteurs un peu de ce temps qu’il savait si bien suspendre, entre les pages jaunies d’un livre oublié.

Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
Librairie: Les Trésors Cachés de Perpignan : Aymat Catafau, Gardien d’un Monde Oublié! par Robert Dainar
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