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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 21:39
Masques tendance chics et stylés de la ville de Perpignan. Portez avec élégance un masque en satin blanc , harnaché à l'aide d'un élastiquede slip robuste et discret. By Jean-Marc Pujol

Nous l'avons déjà écrit , Jean-Marc Pujol maire prolongé par le miracle du coronavirus, c'est un bonus pour la campagne de Jean-Marc Pujol candidat. La crise lui, Jean-Marc, il a tout les outil municipaux et de la communauté urbaine pour la régler.

En tout cas , communiquer sur le fait, qu'à son niveau , il est un Stakhanov de l'antivirus, une espéce de firewall humain (c'est désormais son nom de guerre, parce que c'est la guerre, et puis notre projet: Jean-Marc el human-firewall) . Et qu'est ce que ça fait un "firewall" pour protéger ses habitants contre le virus. Et ben, il commande, achète, fait coudre des masques. Et les dépose tel le père noël dans les boîtes aux lettres de ses administrés.

Mais tout le monde ne les a pas reçu. Et quand on les reçoit, on reste dubitatif sur la qualité du produit et sa capacité à faire le "no pasaran" face au Covid19 . C'est qu'ils ressemble plutôt à des chaussons de danse, et qu'ils soient plus adaptés pour faire des pointes dans une version municipale du  "Lac des cygnes" . Au pire, par leur laideur peuvent-ils le faire fuir!

Mais, comme on dit, '' à cheval donné, on ne regarde pas les dents"

 

Perpignan: des masques dans votre boites aux lettres ''bon baisers de Pujol''! par Nicolas Caudeville
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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 20:54

7 / La réécriture de l'histoire 
La novlangue postmoderne dissout tout ce qui pourrait, à partir de l’analyse des conditions existantes, inciter à la révolte. Elle tente de liquider toute référence historique au nom de la critique des grands récits fondateurs. L’invention du micro-récit est son arme de dissuasion massive ; celle qui disqualifie toute analyse critique de la société marchande et conforte le jugement généralement admis qu’on ne peut plus rien changer collectivement, sous peine de sombrer dans un nouveau totalitarisme. 
Tout ce qui a été vécu sous l’angle de l’individu et de la raison, tout ce qui tendait à une libre production de l’histoire s’est dissous au profit d’une organisation néoféodale de la société dont le processus semble irréversible. 


Le préliminaire au programme politique minimum du postmodernisme est la réécriture de l’histoire : la suppression du passé passe par sa réinvention. Ce qui est réellement arrivé ne peut avoir existé et doit être effacé de la mémoire des hommes. 
À la surface de la société du chaos ne subsistent que des fragments d’événements de plus en plus difficiles à dater. Cette entreprise d’éradication de l’histoire est directement au service d’un projet politique. 
Comment les postmodernes pourraient-ils admettre que la communauté humaine soit unie par une même histoire, alors que toute leur idéologie et leurs simulacres tentent de nous prouver le contraire, en nous certifiant qu’il n’existe que des fragments de connaissance historique, fatalement ennemis ? Comment toléreraient-ils que les hommes se reconnaissent dans une histoire qui cherche la vérité des faits et n’instrumentalise pas les victimes pour trouver un coupable ; une histoire qui refuse qu’on légifère en son nom sur les horreurs et les crimes du passé ? 
Un des aspects essentiels du postmodernisme est sa dissolution du langage ancien qui reposait, comme la pensée scientifique, sur la logique, la raison et la vérité pratique. Cette dissolution s’est accompagnée de la surproduction de micro-récits irrationnels. 
Partant du prédicat qu’il ne saurait exister de recherche de la vérité, ces micro-récits ont tous comme point commun de vouloir réduire les faits et le réel à des fictions langagières. 
Dans un univers si parfaitement inhumain, les penseurs postmodernes peuvent déclarer en toute impunité – sans jamais être démentis par la gauche ni par l’extrême gauche – que le langage révolutionnaire est sexiste, et que la révolution conduit inévitablement au colonialisme ; juger obsolète la lutte de classes et inventer un nouveau et très fictif micro-récit qui justifiera leur assertion.
La réécriture postmoderne de l’histoire est unilatérale et pervertit toute approche du langage par la raison : elle récuse la liberté universelle au nom du relativisme culturel et affiche sa haine de la démocratie au nom du pluralisme des modèles d’oppression. 
Le rejet postmoderne de toute histoire révolutionnaire ne s’explique que par le refus de l’universalisme anticlérical de celle-ci. Que le prolétariat soit absent de son argumentation n’est pas innocent : on y sent l’épouvantable odeur d’œuf pourri de Dieu.
Au centre inavouable de la politique postmoderne, on trouve la déconstruction, non des procédés de l’aliénation mais des motifs de la révolte.

Figures du féminisme révolutionnaire : des Lumières à la Révolution française
Etta Palm d’Aelders 1743/1799
Hollandaise, espionne et féministe néerlandaise, elle déploya une remarquable activité en faveur de l’émancipation des femmes et de l’égalité des femmes et des hommes.
Elle fut proche d’Olympe de Gouges et soutint ses idées. 
Le 30 décembre 1790, elle lut, devant le « Cercle Social » un discours sur « L´injustice des Lois en faveur des Hommes, aux dépens de Femmes ». 
Le 1er avril 1792, accompagnée d’un groupe de femmes elle intervint à l’Assemblée pour revendiquer au nom des femmes, le droit à l’éducation, la majorité à 21 ans, la liberté politique, l’égalité des droits, la loi sur le divorce. 

Olympe de Gouges 1748/1793
Féministe révolutionnaire, elle rédigea la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Elle fut partisane de l’abolition de l’esclavage ; sa pièce « L’esclavage des noirs, ou l’heureux naufrage » lui valut de multiples menaces de mort, notamment de la part des propriétaires d’esclaves. 
À l’avant-garde du combat féministe, elle revendiqua l’égalité des droits civils et politiques des femmes : elle réclama l’instauration du divorce, la suppression du mariage religieux, la mise en place d’un contrat civil qui prendrait en compte les enfants nés d’une « inclination particulière », la création de maternités,
Après l’arrestation des Girondins, en juin 1793, elle qualifia Marat, d’« avorton de l’humanité », et accusa Robespierre de conduire la Révolution vers la dictature. 
Arrêtée, elle fut guillotinée le 3 novembre 1793. 
Elle déclara : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. »

Louise-Félicité de Keralio 1758/1821
En 1789, en fondant le « Mercure National et étranger ou journal politique de l’Europe». elle fut la première femme à être rédactrice en chef d’un journal. 
En décembre 1790, elle publia un article intitulé « Sur l’influence des mots et le pouvoir du langage » où elle proposait d’introduire le tutoiement en signe de fraternité. Elle fut une des premières femmes à utiliser un trait d’union entre son nom de naissance et celui de son mari. Elle serait également à l’origine de la disparition de Monsieur ou Madame au profit de citoyen et citoyenne. 
Très liée à Danton, Etta Palm et Camille Desmoulins, elle anima les « Sociétés de femmes », la « Société fraternelle de l’un et l’autre sexe », et se battit contre l’esclavage colonial.
Elle fut une pionnière de l’activité politique féminine. 

Mary Wollstonecraft 1759/1797
Féministe anglaise, elle participa à un groupe qui comprenait William Godwin, Thomas Paine, William Blake et William Wordsworth. Dans son essai, « Défense des droits de la femme », elle réclama l’égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’éducation. Pour elle, le système éducatif transformait délibérément les femmes en êtres frivoles et incompétents. Et qu’un système éducatif offrant aux filles les mêmes avantages qu’aux garçons formerait des femmes qui seraient alors capables d’accéder à toutes les professions. 
Elle affirmait que si de nombreuses femmes étaient sottes et superficielles, la raison n’était pas à chercher dans une déficience naturelle mais dans le déni d’éducation que leur imposait les hommes. 
En 1797, elle épousa Godwin. Ce mariage heureux fut de courte durée : elle mourut onze jours après avoir donné naissance à Mary (qui épousera Shelley et rédigera Frankenstein).
Elle déclara : « Endoctrinées dès leur enfance à croire que la beauté est le sceptre de la femme, leur esprit prend la forme de leur corps et, enfermé dans cette cage dorée, ne cherche qu’à décorer sa prison ».

Théroigne de Méricourt 1762/1817
En 1789, elle fut la seule femme à suivre les débats à l’Assemblée. Dans les tribunes. vêtue  en amazone, ses ennemis la décrivaient comme une bacchante sanguinaire.
Accusée d’avoir participé aux journées des 5 et 6 octobre 1789, elle quitta Paris et se réfugia à Liège. Tentant de revenir elle fut enlevée par un groupe d’émigrés qui la livrèrent aux Autrichiens. Cette séquestration accrut sa popularité à Paris qu’elle retrouva fin 1791. Qualifiée de « catin du peuple » elle devint la cible des journalistes contre-révolutionnaires. 
Au printemps 1792, elle tenta de créer une « phalange d’amazones » et, le 10 août 1792, participa à l’invasion du palais des Tuileries par le peuple de Paris.
Le 13 mai 1793, accusée de soutenir Brissot, le chef girondin, elle fut prise à partie par des « tricoteuses » qui la traitant de brissotine, la dénudèrent et la fessèrent publiquement. La violence de cette agression fut minimisée et tournée en dérision dans la presse montagnarde. Elle échappa à la guillotine, mais sombra dans la folie.

Sophie de Condorcet 1764/1822
Avant la Révolution et pendant la Révolution, son salon fut le centre naturel de l’Europe pensante. À l’inverse de celui de Madame de Staël qui affichait les idées chrétiennes et libérales de la monarchie constitutionnelle, le sien attirait tous ceux qui étaient favorables à la libre-pensée, à la Révolution et à la République. Toute nation, comme toute science y trouvait sa place ; tous les étrangers qui, après avoir reçu les théories de la France, venaient là en chercher, en discuter l’application. 
C’était l’Américain Thomas Paine, l’Anglais Williams, l’Écossais Makintosch, le Genevois Dumont, l’Allemand Anacharsis Cloots. Tous y venaient, Beaumarchais, Chamfort, Chénier, La Fayette, Volney : tous y étaient confondus. Pendant les années décisives pour l’avenir de la République, l’ardeur révolutionnaire n’en chassa pas l’esprit. 
Entre 1801 et 1804, elle publia vingt et un volumes des œuvres de Condorcet. Outre ses remarquables « Lettres sur la sympathie », elle traduisit Thomas Paine et Adam Smith.
Un jour que Bonaparte, affirmait ne pas aimer « les femmes qui se mêlent de politique », Sophie de Condorcet lui répondit : « Vous avez raison, Général ;­ mais, dans un pays où on leur coupe la tête, il est naturel qu’elles aient envie de savoir pourquoi.

Claire Lacombe 1765/ ?
Actrice, féministe révolutionnaire, proche des Enragés elle milita contre l’accaparement des richesses, et pour le droit des femmes. En mai 1793 elle fonda avec Pauline Léon la « Société des républicaines révolutionnaires » qui revendiquait pour les femmes le droit de porter les armes. Elle joua un rôle important lors des journées du 31 mai et du 2 juin 1793, en poussant à l’insurrection. 
Elle exigea par une pétition que tous les nobles de l’armée soient destitués, et en appela à l’épuration du gouvernement. Elle fut arrêtée. Le 7 octobre 1793, elle se présenta à la barre de la Convention pour réfuter les arguments de ses accusateurs, et dénoncer l’oppression dont étaient victimes les femmes : « Nos droits sont ceux du peuple, et si l’on nous opprime, nous saurons opposer la résistance à l’oppression ».
Des femmes de la Halle accusèrent les « Républicaines révolutionnaires » de les avoir forcées à porter le bonnet rouge, réservé aux hommes. Ce fut le prétexte, pour interdire tous les clubs féminins. 

Pauline Léon 1768/1838
Elle participa à la prise de la Bastille, et fut membre du « Club des Cordeliers », et de la « Société fraternelle des patriotes de l’un et l’autre sexe ».
Elle pétitionna en faveur de l’armement des femmes. Le 6 mars 1792, elle se rendit à la tête d’une députation de citoyens à la barre de l’Assemblée Législative, où elle lut une adresse signée par 320 Parisiennes demandant la permission d’organiser une garde nationale féminine. Elle signa la pétition de la « Société patriotique du Luxembourg » qui réclamait la mort du roi. Elle fonda en mai 1793, avec Claire Lacombe la « Société des citoyennes républicaines révolutionnaires », cercle exclusivement féminin.
Le 2 juin 1793, elle conduisit une délégation de « Citoyennes républicaines révolutionnaires » qui souhaitent être admises à la Convention. Le 30 octobre, toutes les sociétés de femmes furent dissoutes. 
Manon Roland, née Jeanne Marie Phlipon 1754/1793
Pur produit des Lumières et de la Révolution, elle fut un parfait exemple de l’impossibilité faite alors aux femmes d’avoir un rôle politique.
Elle accueillit dans son salon Brissot, Buzot, Robespierre, et se rangea du côté girondin, dont elle devint l’égérie. Profitant de son statut, elle ouvrit à son mari, les portes du ministère de l’Intérieur où elle joua un rôle essentiel. Quand elle ne tenait pas la plume pour répandre ses idées, on lui reprochait d’être celle de son époux.
Après les massacres de Septembre, par la voix de Buzot, (les femmes n’ayant pas accès à la tribune) elle s’en prit de plus en plus violemment à Danton  sachant d’où venaient les attaques, s’écria : « Nous avons besoin de ministres qui voient par d’autres yeux que ceux de leur femme ». 
Son ministre de mari démissionna et quitta Paris. Elle resta sur place, fut arrêtée, embastillée à la Conciergerie, avant de monter à l’échafaud, avec une dignité remarquable, le 8 novembre 1793.
 

Voir les autres épisodes de la série:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 14:00

L'alternative , c'était la liste "dream team" entre partis d'ultra goache et la société civile. La liste avait su concilier les inconciliables,avec le bon dosage arabica/robusta qui fait les bons cafés. Mais comme disait le poéte André Chénier (avec des accents de regrets) "Elle a vécu Myrto, la jeune tarrantine" https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/andr%C3%A9_ch%C3%A9nier/la_jeune_tarentine

Le couple collectif n'aura pas supporté le score du premier tour 6.5% et le confinement . Qui a tiré en premier entre l’œuf ou la poule, entre la LFI ou Caroline Forgues? Ceux qui est sûr , c'est que la saison du melon était arrivée à maturité...Et dans ces moments là, le boucher des vanités est féroce. Sauf que c'est une tempête  d'Alka-Zetzer dans un verre d'égo. Cela n'intéresse que ses protagonistes. Nous, messire , on en a gros, mais pour d'autres raisons!

Perpignan / incampagne municipale: ''l'Alternative''à gauche, c'est fini, mais c'est pas faux que , qu'est-ce qu'on s'en fout! par Nicolas Caudeville
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 07:17

Le réalisateur de documentaire Pierre Carles (notamment " Pas vu, pas pris" ou sur Bourdieu "La sociologie est un sport de combat" https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Carles)met en ligne gracieusement sur son site https://pierrecarles.org/

son documentaire "UN PETIT FILM SUR GÉBÉ ET L'AN 01 POUR SORTIR DU CONFINEMENT"

"Fêter le travail le 1° mai ? Mais quel type de travail ? Le dessinateur utopiste Gébé posait la question dans la bande dessinée l'An 01 et le film du même nom réalisé par Jacques Doillon en 1972. Dans la BD, on s'interrogeait sur ce qu'il était nécessaire de produire, comment s'organiser collectivement (en autogestion ?) pour ce faire. Mais on se posait aussi des questions sur l'utilité d'une grande partie de la production : on se demandait s'il ne fallait pas cesser de fabriquer et de consommer certains biens et services. « L'An 01 » remettait en cause, de manière souvent drôlatique, la religion de la croissance (matérielle).
Le petit film « Gébé, on arrête tout, on réfléchit » (57 mn - montage : Pierre Carles - 2020) rend hommage à ce grand bonhomme dont l'œuvre - et pas simplement « L'An 01 » - nous parait particulièrement salutaire par les temps qui courent. Pour découvrir ce documentaire sur un site indépendant, non lié aux firmes multinationales du numérique, accompagné de bonus : http://pierrecarles.org/
"

Si problème de lecture le site voir sur la page Facebook de Pierre Carles

https://www.facebook.com/Pierre.Carles.Officiel/videos/674399406680909/?v=674399406680909

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 16:50

Qu'enfin harem: artiste peintre décorateur et surtout dessinateur ! Ayant fait des études des beaux arts a Perpignan et Épinal ! Préfère l'école de la vie et les bouquins pour ma ressource personnelle et de l'apprentissage ! Tout mes travaux et expos se rejoignent dans l'humour et le dessin pour en extraire l’élixir de l'auto dérision

 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 5 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 17:38

6 / Le retour de la religion

Les 20 et 21 avril 1792, Condorcet présentait à l’Assemblée nationale, son Rapport sur l’instruction publique. Venu donc d’un temps que l’histoire postmoderne tente d’effacer de la mémoire des hommes, ce Rapport était un plaidoyer pour une instruction libre, égalitaire et mixte, sans influence ni contrôle de l’État et de la religion.

« De quelque opinion que l’on soit sur l’existence d’une cause première, sur l’influence des sentiments religieux, on ne peut soutenir qu’il soit utile d’enseigner la mythologie d’une religion sans dire qu’il peut être utile de tromper les hommes.

Si le romain veut faire enseigner sa religion d’après ce principe, le mahométan doit, pour la même raison, vouloir faire enseigner la sienne.

Peuvent-ils dire : La mienne est la seule vraie ? Non, car la puissance publique ne peut être juge de la vérité d’une religion. C’est donc un objet que les générations présentes et futures se doivent de laisser sans aucune influence étrangère à la raison et à la conscience de chaque individu. »

Condorcet proposait, pour s’opposer à l’obscurantisme religieux de proscrire l’enseignement de toutes les mythologies religieuses. Il formulait ainsi, en quelques lignes d’une actualité toujours brûlante, le principe même de la laïcité.

Jusqu’à ces dernières décennies, la laicité, inspirée par les « Lumières radicales », a permis à toutes les religions, à toutes les formes de spiritualités de cohabiter pacifiquement. Dès son instauration, la séparation de la religion et de l’État a récusé toute forme d’injonction divine, toute obéissance à un dieu unique, omnipotent et révélé.

Définir comme musulmans ou chrétiens des femmes et des hommes aux origines géographiques et culturelles multiples, c’est les priver de leur identité. C’est encourager un archaïsme de triste mémoire qui s’attaque à la conception laïque et démocratique de l’histoire. La réduction des êtres humains à leur origine religieuse est une négation en actes des conceptions matérialistes fondant les projets républicains, qu’ils soient d’inspiration libérale, socialiste ou libertaire.

C’est au nom du droit à la différence, de l’égalité de toutes les cultures, que le postmodernisme a transformé toute critique contre la religion en crime raciste. Il est ainsi parvenu à faire croire à une partie de la gauche et de l’extrême gauche que le refus du voile islamique était assimilable à de la xénophobie ou à une nostalgie coloniale, et non une critique de la religion oppressant les femmes.

On voit comment et par quels types de « déconstruction des discours », les immigrés d’Afrique du nord et d’Afrique noire, et jusqu’à leurs enfants et petit enfants, sont réduits à leurs seules origines religieuses. Il faut les convaincre que leur histoire et leur culture se résument à un rôle passif de victimes du passé colonial européen. Ils sont ainsi sommés de devenir des fidèles et de se soumettre à une nation musulmane qui n’existe nulle part, mais impose partout son projet liberticide. Leur seule existence « positive » passe par la religion. On les tient à l’écart d’une culture anti-islamique en terre d’islam car une telle reconnaissance impliquerait que l’Europe n’ait pas eu le monopole des Lumières.

Analyser la religion en termes de relativisme culturel et de différencialisme, c’est nier que sans contre-pouvoir laïque et effectif la tendance naturelle de toute religion est l’intégrisme. C’est rendre inattaquable la religion et ses conséquences prévisibles et fatalement mortifères.

En France, comme ailleurs, le manque de lucidité de la classe politique a cautionné le retour en force de l’aliénation religieuse. Il en va de même d’une gauche historique qui n’a cessé, ces dernières décennies, de bafouer ses anciennes valeurs ; d’une gauche qui a abandonné simultanément l’usage de la raison, la pensée dialectique et son héritage historique ; d’une gauche amnésique, incapable de comprendre qu’attaquer le port du foulard islamique, c’est aussi s’attaquer aux néo-conservateurs américains qui, au nom du « différencialisme », sont parvenus à faire interdire l’enseignement des thèses évolutionnistes. Après la construction délirante d’un racisme « anti-musulman », à quand la dénonciation d’un « racisme anti-chrétien » ?

L’imaginaire postmoderne est sous contrôle : plus il en appelle à la différence, au nom de la liberté et de la singularité, plus il aspire à légitimer durablement le modèle de l’économie marchande. C’est un imaginaire dont la fonction symbolique intègre une forte dose de fondamentalisme religieux et quelques vagues expérimentations sexuelles réservées à des privilégiés payant ainsi leur soumission. À l’image de l’ensemble des rapports sociaux de la vie quotidienne colonisée, cette liberté accordée à la jouissance est une liberté conditionnelle.

Pour étendre sa domination, la société du Chaos favorisera sans relâche toutes les formes d’intégrismes, puisqu’ils sont les garants du retour à l’obscurantisme que réclame sa souveraineté.


Voir les autres épisodes de "la société du chaos"

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 05:48

Qu'enfin harem: artiste peintre décorateur et surtout dessinateur ! Ayant fait des études des beaux arts a Perpignan et Épinal ! Préfère l'école de la vie et les bouquins pour ma ressource personnelle et de l'apprentissage ! Tout mes travaux et expos se rejoignent dans l'humour et le dessin pour en extraire l’élixir de l'auto dérision

 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
 BD/ Coronavirus : ''l'origine avant le confinement'' 4 par l'artiste perpignanais Quentin Harel
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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 19:54

Le confinement dans sa perception est relatif. De même que la notion de distance sociale, suivant les quartiers et les endroits de la ville . Ce n'est plus St Jacques qui a le pompom. La population gitane en ayant marre d'être contaminée, voire de mourir du Coronavirus et grâce à l'action de patriarches et de citoyens du quartier ont commencé à changer attitude. 

Là on parle de "jeunes à casquettes" liés comme le poisson pilote le requin, à ''l'épicerie brasserie Rigaud''. On ne sait pas vraiment ce qu'elle brasse où plutôt si , et dans son sillage une bande de jeunes aussi bruyant que désœuvrés (c'est dire s'ils sont désœuvrés). Rien ne les arrête , ni le confinement, ni la pluie, ni le couvre-feu . Ils sont visibles à œil nu et dans l'axe de la caméra de la ville, mais peu d'intervention policière efficace. C'est plus haut entre la place fontaine neuve ou la rue du docteur Béguin police municipale, voire CRS. Ceux-là arrêtes même les taxis et regardent avec suspicion les autorisations médicales qui ne ressemblent pas aux papiers habituels. Et vous laissent repartir sans l'amende de 135 euros, comme s'il vous faisaient une fleur. Alors qu'à 50 mètres de là, c'est la foire à la circulation du virus...Sans le savoir, il travaille à l'imunité collective

Mais il n'y a pas que les piétons, les voitures qui avaient disparues de la circulation dans un premier temps, reparaissent avec les beaux jours . Il es 10 heurs du matin à la sortie de Perpignan aux ronds points direction Canet est au surprise un embouteillage...

On attend avec impatience le 11 mai: belle fête du slip en perspective!

Perpignan: comme le Club Méd, le confinement si je veux! par Nicolas Caudeville
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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 22:37

4 / Mensonges et simulacres

En ce début de XXIe siècle, si le mensonge domine l’ensemble de la société, les mensonges particuliers et concurrents n’ont plus d’objectifs définis, mais un objectif général : celui d’entretenir la confusion.

Ces mensonges particuliers ne sont plus produits pour falsifier un détail de la société mais la société dans son ensemble. Ils peuvent s’affronter, se démentir, se contredire et utiliser, pour ce faire, le flux tendu d’images et de mots et l’apparente liberté d’un système médiatique à qui on ne demande pas de faire comprendre mais de distraire.

Il est permis à chaque mensonge particulier d’apporter son propre démenti, puisqu’il ne falsifie pas une information sur la réalité, mais son simulacre réalisé. Qu’il s’agisse de la manipulation ou de sa dénonciation, celles-ci ne reposent sur rien de vérifiable. Ce qui peut être si facilement démenti ne se rattache plus au monde de la preuve.

À l’image de la conception postmoderne de la société, ces mensonges performants sont définitivement détachés du cours réel des choses. Leurs pseudo-conflits sont là pour dissimuler l’existence d’un autre plan de réalité : celui d’une vie quotidienne totalement dégradée.

Mais, pour que domine sans réplique des mensonges si performants, il a d’abord fallu faire disparaître l’opinion publique, et que celle-ci conforme ses opinions à celles très contemporaine des réseaux sociaux ; il a fallu également rendre obsolète la connaissance historique, au point de faire oublier jusqu’à l’histoire récente.

Ce qui n’a plus d’histoire a toujours existé ; ainsi en va-t-il de toutes les formes de superstitions, qu’elles soient divines ou financières.

Dans le monde étrangement inversé de la société du chaos, le plus souvent, vrai et faux n’impliquent rien pour l’un comme pour l’autre et s’équivalent. L’avantage d’un fait qui existe sans qu’on ait besoin d’en rechercher la cause, c’est qu’il n’a jamais tort.

Ce que le langage a perdu se répercute socialement dans l’atomisation de la vie quotidienne, dans la perte généralisée de tout sens logique, dans la difficulté croissante à penser de nouvelles formes d’auto-organisation ou, plus tristement, dans l’incapacité à favoriser de simples gestes de solidarité.

En tant que simulacre culturel, le postmodernisme a emprunté le discours et les postures de la gauche et de l’extrême gauche pour en venir à élaborer un projet politique conjuguant et confondant, sans contradictions possibles, le libéral, le libertaire, le fanatique et le médiatique.

Cette réduction de toute l’existence sociale aux seules valeurs de la domination signe sa première victoire.

Dorénavant, les nouveaux stratèges de la société du chaos n’ont plus besoin de détourner ni de récupérer la théorie critique chez ceux qui remettent en cause cette société et la combattent. Ils sont capables d’écrire et diffuser eux-mêmes une telle théorie et la faire admettre comme étant la seule théorie critique possible. Pour parvenir à un tel résultat il a fallu non seulement empêcher toute velléité de pensée critique, mais construire le postmodernisme comme pensée unique et le faire admettre comme tel.

Les post-citoyens aiment retrouver dans leurs séries, bien à l’abri de leurs prothèses, des gens qui leur ressemblent et auxquels ils peuvent s’identifier. Comment pourraient-ils imaginer une seconde qu’ils sont formatés depuis leur prime enfance à répondre docilement aux sollicitations de leurs maîtres ; qu’il leur est seulement permis d’admirer des êtres toujours pires qu’eux.

Les post-citoyens qui trouvent intolérable d’être représentés, admettent sans peine la représentation que le système médiatique donne d’eux.

Ils veulent bien admettre l’existence d’un complot extra-terrestre, d’une révolte des machines, d’une secte contrôlant le destin de l’humanité, voire même d’une vengeance divine, mais jamais que leur aliénation puisse avoir une cause politico-économique. Rien ne leur fera admettre que ce sont des représentants politiques, économiques et médiatiques qui organisent délibérément leur déréalisation.

Ce qui les dépossède de leur langage et de leur identité est aussi ce qui les possède : une étrange puissance extérieure qu’ils ont pourtant eux-mêmes produite.

Pour eux, la réalité, ou ce qui en tient lieu, est devenue un simulacre qui semble incontestable et demeure jusqu’ici incontesté.

Au nom de leur liberté critique, les séries télévisuelles diffusent massivement une vision postmoderne du présent qu’elles ne peuvent donc promouvoir que mortifère et nihiliste. Elles se complaisent à mettre en scène des corps suppliciés, dégradés, drogués, effrayés, séparés, manipulés ou violés. Leurs personnages n’échangent que des regards de fous ou des regards de haine.

Dans ces simulacres performants la critique politique et sociale est réduite à des stimuli voyeuristes qui ruinent une conception ancienne de l’amour, de l’amitié, de la tendresse, de la solidarité, de l’entraide, de l’empathie, de la camaraderie, de la fraternité et du désintérêt. Dans de telles séries, aucune trace d’humanité ne doit venir perturber l’apologie du désespoir, de la solitude, du déni de soi et des autres, du cynisme, de la haine, de la violence, de l’égoïsme, de la manipulation et de la domination.

Quels intérêts servent ces séries ? À quels maîtres ont fait allégeance les concepteurs de ces simulacres télévisuels qui parviennent si facilement, en les rendant invisibles, à escamoter les conditions réelles de la révolte et à ruiner tout renouvellement de la pensée critique, au nom même de la pensée critique ? Sous les cieux de quels algorithmes ?


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http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 14:44

"En reconnaissance Soignants et toutes les professions actives sur le front du #Covid #coronavirus. Tout mon soutien aux patients dans cette crise sanitaire anxiogène. Genèse du Projet expliqué en un Pdf: https://bdd.rdplf.org/index.php/bdd/article/download/19153/18133La Montagne dans le sang, un film "HUMAIN", "POSITIF" et "ENGAGÉ" - "Meilleur film 2019" au festival international Côte d'Azur Sport Film Festival."

La montagne dans le sang : se soigner la nuit pour revivre le jour. Découvrez l'aventure hors-norme de Fabrice Huré, dialysé depuis plus de 20 ans et fervent partisan de l'hémodialyse longue nocturne en chambres individuelles, qui s'est lancé le défi de participer au Trail du Bourbon au cœur de l'île de la Réunion.

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