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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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2 août 2025 6 02 /08 /août /2025 16:27

"Rien ne se passe exactement sur la scène comme en nature."

"Paradoxe sur le comédien" (1773-1780) de Denis Diderot

Michel Cadé l'adjoint à la culture d'Estagel était en direct pour l'archipel contre attaque, le festival jours de Théâtre a déjà commencé, mais il reste de beaux morceaux jusqu'à dimanche Partie 1& 2 #RogerPayrot

le récit :Jacques le Fataliste et son Maître racontent le Festival d’Estagel

Le Maître : Jacques, mon ami, dis-moi donc, qu’est-ce que ce festival dont tout le monde parle à Estagel ? On dirait que la vallée de l’Agly s’éveille comme un dormeur qu’on secoue après un long sommeil !

Jacques : Maître, tout est écrit là-haut, vous le savez bien, mais je vais vous conter l’histoire, car elle mérite d’être entendue. Figurez-vous qu’aux temps jadis, dans les années 80 et 90, Estagel, sous l’égide d’un certain Antoine Sarda et de son compère Roger Payrot, vibrait au son d’un festival qui faisait venir des spectacles d’une grandeur nationale, au printemps, en été, et même à l’automne. C’était un feu d’artifice de culture, mais, hélas, le destin, ou peut-être la roue du sort, a voulu que cela s’arrête pendant six longues années.

Le Maître : Six années ! Mais comment une ville peut-elle survivre sans un tel éclat ? Et ensuite, que s’est-il passé ?

Jacques : Patience, Maître, tout vient à point. En 2009, un nouveau maire, Roger Ferrer, a décidé de ranimer la flamme. Ils ont créé les « Jours de Théâtre », trois soirées en plein air où les habitants de la vallée pouvaient goûter au théâtre comme on savoure un vin de pays. Le succès fut tel qu’on y ajouta des spectacles l’après-midi, et de fil en aiguille, le festival s’est étoffé comme un habit de gala. Aujourd’hui, il s’étend sur cinq jours, mêlant théâtre, danse, musique, cirque, en salle ou sous les étoiles, pour petits et grands, à des prix si bas qu’ils semblent défier la raison, comme si l’on voulait que nul ne soit exclu.

Le Maître : Cinq jours ! Mais dis-moi, Jacques, comment un village comme Estagel, perdu à trente lieues de Perpignan, peut-il porter un tel projet ? N’est-ce pas une folie ?

Jacques : Une folie, peut-être, mais une folie raisonnée, Maître. Tout repose sur une patiente alchimie : la confiance des festivaliers, toujours plus nombreux, et un réseau d’acteurs locaux qui s’entrelacent comme les fils d’une tapisserie. Ils ont des partenariats solides, avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, la Ligue de l’Enseignement, le Conservatoire de Perpignan, et même les commerçants du coin. Des bénévoles, tels des abeilles dans une ruche, s’activent toute l’année pour faire de ce festival un joyau de la vallée. De trois spectacles, on est passé à plus de vingt-cinq rendez-vous, et les compagnies nationales, comme celles de Thomas Jolly ou de Marie Molliens, viennent jouer là où d’ordinaire on ne voit que des scènes de village.

Le Maître : Des compagnies nationales dans un village ? Voilà qui est curieux ! Mais dis-moi, Jacques, sur quels principes repose cette entreprise ? Car tout cela ne peut être le fruit du hasard.

Jacques : Rien n’est hasard, Maître, ou tout l’est, selon ce qu’il est écrit là-haut. Mais les gens d’Estagel ont des idées claires. D’abord, ils ne veulent que des compagnies professionnelles, celles qui font du théâtre leur métier, car leur travail est d’une constance que les amateurs, avec tout leur cœur, ne peuvent égaler. Ensuite, ils accueillent à la fois des noms qui brillent au firmament national, comme la Cie Piccola Familia, et des talents régionaux ou locaux, comme la Cie Marie est de la Nuit, qu’ils soutiennent avec une fidélité de vieux amis. Enfin, ils mélangent les arts : théâtre, musique, danse, cirque, marionnettes, poésie… Tout y passe, pour tous les âges, avec des spectacles en plein air qui charment par leur simplicité et des thèmes qui touchent l’âme, loin du simple divertissement.

Le Maître : Voilà qui est noble ! Mais un festival en milieu rural, Jacques, n’est-ce pas comme semer des perles dans un champ ? Qui vient les ramasser ?

Jacques : Les perles, Maître, attirent toujours des curieux. Estagel, avec ses deux mille âmes, et ses voisins encore plus modestes, manque cruellement d’offres culturelles. Les salles équipées ? Quasi inexistantes. Alors, ce festival est une oasis dans ce désert. Il attire les gens du département, des vacanciers, mais surtout les habitants du coin, ceux qui n’ont pas l’habitude de courir à Perpignan pour voir un spectacle. Et pour que nul ne reste à la porte, la plupart des représentations sont gratuites, et les soirées, à peine plus chères qu’un pain de campagne. Ainsi, les familles, les enfants, tous peuvent goûter à la magie du théâtre.

Le Maître : Gratuit, dis-tu ? Mais comment font-ils pour ne pas sombrer sous le poids des dépenses ?

Jacques : Ils ont des alliés, Maître. Les bénévoles, d’abord, qui portent le festival comme une mère porte son enfant. Les associations locales prêtent main-forte, les commerçants relaient l’événement, et le Café Le Commerce nourrit les artistes à prix d’ami. Le Conservatoire de Perpignan envoie ses élèves jouer devant un public exigeant, le Mémorial de Rivesaltes propose des spectacles qui parlent d’histoire et de mémoire, et la Ligue de l’Enseignement apporte son savoir-faire technique. Même les enfants du centre de loisirs participent, fabriquant des décors ou accueillant les artistes. C’est une toile tissée par tout un village.

Le Maître : Une belle harmonie, Jacques. Mais dis-moi, ce festival, se préoccupe-t-il des affaires du monde ? Car à notre époque, tout doit avoir un sens, une responsabilité.

Jacques : Oh, Maître, ils ne sont pas en reste. Ils pensent à la terre, avec des gobelets réutilisables, des toilettes sèches, du tri sélectif, et des produits du coin pour sustenter les festivaliers. Ils veillent à l’égalité entre hommes et femmes, programmant des spectacles qui donnent voix aux femmes, comme « Femmes éternelles » ou « Oraison ». Et l’économie locale ? Tout est fait pour la soutenir : les artisans, les commerçants, les producteurs du coin sont mis à l’honneur, et le Marché du festival est une vitrine pour leurs talents. Tout cela, Maître, n’est-il pas comme une petite république des arts, où chacun trouve sa place ?

Le Maître : Tu m’as convaincu, Jacques. Ce festival est une merveille, un défi au destin qui voudrait que la culture ne fleurisse qu’en ville. Mais dis-moi, où tout cela nous mène-t-il ?

Jacques : Où ? Mais nulle part, Maître, ou partout, selon ce qu’il est écrit là-haut ! Ce festival, c’est une lanterne dans la nuit, un éclat de vie pour ceux qui y participent. Et si vous passez par Estagel, prenez donc un PASS pour les soirées, à vingt écus seulement, et venez voir par vous-même. Car, comme je le dis toujours, on ne sait jamais ce que la roue du destin nous réserve !

Le Maître : Bien parlé, Jacques. Allons-y, et que le destin décide du reste !

Jacques : Comme il vous plaira!

  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
  Festival d’Estagel  17ème édition de Jours de Théâtre du 30 juillet au 3 août 2025  ! interview Michel Cadé par N Caudeville, récit J le fataliste et son Maître
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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 13:46

Suite à l'article sur la dégringolade du tourisme en Juillet dans les PO, qui a été beaucoup lu et commenté, en prélude à une interview de Brice Sanac président du monde hôtelier et de la restauration ici, nous publions sa réponse et nous avons fait une analyse sur 10 ans de tourisme et de son poids dans le département . Le tourisme, comme la culture mériterait ici des état généraux pour voir son évolution et son adaptation (ou pas) depuis la mise en place du plan Racine...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/07/mais-esperiez-quoi-la-saison-touristique-2025-dans-les-pyrenees-orientales-s-effondre-face-a-l-espagne-et-son-attractivite-imbattable-par-robert-trigana.html

 "Les Pyrénées-Orientales prennent une claque touristique en 2025". Vraiment ?

J’aurais apprécié que nicolas caudeville, dont j’aime la plume acérée, m’appelle pour un échange direct plutôt que de reprendre ici et là certaines de mes citations pour leur faire dire ce qu’il voulait. La rigueur journalistique, c’est aussi l’art de la nuance.
👉 Oui, juillet 2025 a été un mois difficile.
 👉 Non, la comparaison brutale avec l’Espagne ne tient pas : nos voisins ont eux aussi connu un début d’été poussif.
📊 C’est à la fin de la saison que l’on tire les conclusions, et non à la mi-parcours. Nous avons lancé, avec Laurent Gauze pour la CCI Pyrénées-Orientales et l'UMIH Pyrénées-Orientales, un observatoire du tourisme en temps réel, une première ici, qui permettra à chacun d’y voir clair, sans fantasmes ni raccourcis.
💡 Alors arrêtons de tirer sur notre propre camp.
 Oui, il y a des faiblesses à corriger : un manque de lisibilité institutionnelle, des messages parfois brouillons, une communication sur le "Pays Catalan" qui envoie plus souvent les visiteurs vers la Costa Brava que vers notre magnifique Côte Vermeille. Mais il y a aussi :
 ✅ Des professionnels investis
 ✅ Des outils touristiques puissants
 ✅ Et une destination d’exception, qui mérite mieux qu’un procès à charge en plein été.
📆 Rendez-vous en septembre, à tête reposée, pour un bilan lucide mais juste. Et d’ici là, souvenons-nous :
« Quand la meute aboie, mieux vaut prendre de la hauteur que rejoindre le vacarme. »

 

Le tourisme dans les Pyrénées-Orientales : une décennie en montagnes russes

Par Oncle Bernard, économiste à la plume trempée dans l’encre de l’humain:l’économie était une histoire de vie, pas seulement de chiffres.

Mes amis, asseyez-vous, prenez un verre de Banyuls, et causons du tourisme dans les Pyrénées-Orientales, ce coin de France où la Méditerranée flirte avec les cimes pyrénéennes. Ce n’est pas seulement une carte postale, c’est une machine économique qui ronronne – ou tousse, selon les années. Depuis une décennie, le tourisme ici, c’est une histoire d’amour tumultueuse, pleine de chiffres, de sueurs et de rêves. Alors, mettons les mains dans le cambouis des données, avec un clin d’œil à la vie, comme toujours.

Un milliard et des poussières d’étoiles

Le tourisme, dans ce département de 482 000 âmes, c’est la poule aux œufs d’or. Chaque année, il déverse entre 1,3 et 1,6 milliard d’euros dans les caisses locales, soit un pactole de **3 112 € par habitant**, selon l’Agence de Développement Touristique (ADT). Imaginez : chaque gamin, chaque retraité, chaque vigneron du coin porte sur ses épaules une part de ce trésor. En 2017, année faste, on frôlait les **33 millions de nuitées**, avec **8 millions de visiteurs**, dont **4 millions de touristes** – des Français pour l’essentiel, venus d’Occitanie, de Toulouse ou du Nord, en quête de soleil ou de ski.

Mais attention, les chiffres, c’est comme les vagues à Argelès : ça monte, ça descend. En 2020, le Covid a frappé comme une Tramontane glacée. Résultat ? Une chute de **25 %** de la fréquentation, **12,5 millions de nuitées** en juillet-août, et des hôteliers au bord de la crise de nerfs. Pourtant, la montagne a sauvé la mise : les Pyrénées catalanes, avec leurs sentiers et leur air pur, ont vu leurs nuitées grimper de **14 %**. Les touristes, Français surtout, fuyaient les foules pour se perdre dans le Conflent ou les Aspres. En 2022, la machine repart : **14,5 millions de nuitées** en été, presque le niveau de 2019. Mais 2023 ? Aïe, l’inflation et les images d’incendies ont freiné les ardeurs (-10 à -40 % selon les hébergements). 2024, elle, montre un timide regain (+1,8 % de nuitées).

Les emplois, la sueur et la saison

Le tourisme, c’est aussi du boulot. **11 000 emplois équivalents temps plein**, soit **8 % des jobs** du département. Serveurs, guides, animateurs de camping, tous pédalent dur, surtout l’été. Mais voilà, c’est du travail en pointillés : juillet-août, on court ; l’hiver, on hiberne. La CCI, en 2024, note une embellie dans les cafés-hôtels-restaurants, mais les marges fondent comme neige au soleil à cause de l’inflation. Pour aider, le département a même lancé un **Bus des saisonniers**, une idée maligne pour amener les jeunes vers les jobs d’été.

Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que ces emplois, souvent précaires, sont le pouls de l’économie locale. Sans eux, pas de restos bondés à Collioure, pas de télésièges à Font-Romeu. Mais combien de ces travailleurs peuvent se loger décemment avec un salaire saisonnier ? Là, mes amis, les chiffres se taisent, et c’est bien dommage.

Un PIB qui sent la garrigue

Le tourisme, c’est une belle tranche du gâteau économique. En Occitanie, il pèse **10,3 % du PIB** (15,9 milliards d’euros en 2019). Dans les Pyrénées-Orientales, on n’a pas de chiffre exact, mais on estime que le secteur injecte **1,4 à 1,6 milliard d’euros** par an, une part non négligeable de la richesse locale. Au niveau national, le tourisme représente environ **3 à 4 % du PIB** (94,4 milliards en 2022). Appliquons cette loupe au département, et on voit que sans les touristes, les caisses seraient bien maigres.

Mais attention, ce PIB sent la sueur autant que la lavande. La crise de 2020 a fait plonger le tourisme national de **30,7 %**. En 2021 et 2022, ça repart (+15,3 %, puis +24,4 %), mais on n’a pas encore retrouvé l’insouciance de 2019. Et puis, il y a les effets indirects : chaque euro dépensé par un touriste fait vivre le boulanger, le vigneron, le maçon. Ces « multiplicateurs » sont le sel de l’économie, mais ils restent dans l’ombre des statistiques.

Les dessous de la carte postale

Creusons un peu. Le tourisme, ici, c’est d’abord la mer : Argelès, Canet, Saint-Cyprien, ces plages bondées l’été. Mais la montagne gagne du terrain. En 2022, les Pyrénées catalanes explosent (+96 % en juillet par rapport à 2019). Les gens veulent du vert, du calme, loin des foules. Le thermalisme, lui, tousse : Amélie-les-Bains, avec ses **14 700 curistes en 2021**, a perdu **40 % de sa clientèle** en dix ans. Les hôtels ? Les 4 et 5 étoiles tirent leur épingle du jeu, mais les petits établissements peinent. Quant à la restauration, la malbouffe l’emporte : **58 % des restos** sont des fast-foods en 2021, contre **49 % en 2017**. Triste, non ?

Et puis, il y a les résidences secondaires, ces maisons qui dorment l’hiver mais font grimper les nuitées non marchandes (jusqu’à **60 %** en 2020). Airbnb, locations entre amis, tout ça pèse lourd, mais ne remplit pas toujours les poches des locaux. Les excursionnistes, ces visiteurs d’un jour, représentent jusqu’à **39 % des flux** en mai-juin 2023. Ils dépensent peu, mais ils sont là, à flâner, à prendre des selfies devant le Castillet.

Les défis : la Tramontane et l’avenir

Le tourisme dans les Pyrénées-Orientales, c’est une vieille 2CV : ça avance, mais ça cahote. La crise du Covid a montré la fragilité du modèle : trop dépendant des Français (85-90 % des visiteurs), trop saisonnier, trop vulnérable aux aléas (incendies, inflation). En 2023, la surmédiatisation des feux et de la sécheresse a fait fuir les touristes (-10 à -30 % en juillet). Et pourtant, le département s’adapte. L’ADT mise sur la géolocalisation (merci Orange) pour traquer les comportements des visiteurs. On parle de tourisme vert, de diversification, de séjours courts. Hermeline Malherbe, présidente du conseil départemental, le martèle : il faut moderniser, verdir, durer.

Mais soyons lucides. Le tourisme, c’est une drogue douce : on en vit, mais à quel prix ? Les loyers grimpent, les locaux galèrent à se loger, et la planète tousse sous le poids des avions et des voitures. Alors, mes amis, continuons à accueillir les touristes, mais rêvons d’un modèle qui ne sacrifie ni l’humain ni la garrigue. Car, comme disait mon vieux prof d’éco, « l’économie, c’est l’art de faire vivre les gens, pas de remplir des tableaux ».

---

**Sources** : ADT des Pyrénées-Orientales, INSEE, CCI, L’Indépendant, France Bleu, Made in Perpignan. Les chiffres sont solides, mais le PIB local reste une estimation. Pour plus, plongez dans les bilans de l’ADT (pro-tourismeadt66.com) ou les stats de l’INSEE.

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 18:22

Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation…

« Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation. Je ne peux plus supporter les touristes, surtout quand ils sont en shorts et portent des socquettes grises, une banane autour du ventre. Si j’étais maire de Paris, ma première mesure serait d’interdire le port du short dans la capitale. Toute personne surprise en train de faire du sport dans un lieu public devrait payer une forte amende. »

Alain Paucard
Du Paris d’Audiard au Paris de Delanoë, par Alain Paucard, entretien au Figaro, par Eugénie Bastié, 11 juillet 2014

*
*Les Français plébiscitent l’Espagne pour leurs vacances d’été 2025, selon une étude de PAP Vacances, avec des prix attractifs et un accueil chaleureux qui éclipsent les Pyrénées-Orientales.*

Mais franchement, vous espériez quoi ? Les Pyrénées-Orientales, avec leur littoral catalan et leur riche patrimoine, se prennent une claque touristique en cet été 2025. Les vacanciers, Français en tête, désertent les plages d’Argelès-sur-Mer, de Canet-en-Roussillon ou les ruelles de Perpignan pour filer juste de l’autre côté de la frontière, en Espagne. Pourquoi ? Des prix défiant toute concurrence, une ambiance conviviale et, soyons honnêtes, un accueil qui ne donne pas envie de bouder son séjour. Pendant ce temps, les professionnels du tourisme dans le 66 grincent des dents et cherchent des excuses. Spoiler : ils feraient mieux de regarder la réalité en face.

Une chute de fréquentation alarmante

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales (ADT 66), la fréquentation touristique a chuté de 15 à 20 % en juin et juillet 2025 par rapport à 2024, particulièrement sur le littoral catalan. À Perpignan, les hôtels peinent à remplir leurs chambres, avec un taux d’occupation en baisse de 10 % en juillet, selon l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH 66). Même les campings, d’habitude grands gagnants de l’été, affichent des réservations en recul, avec une baisse de 12 % à Argelès-sur-Mer et Canet-en-Roussillon par rapport à l’année dernière. Pendant ce temps, l’Espagne, et notamment la Costa Brava, voit ses réservations exploser avec une hausse de 24,5 % selon une étude de PAP Vacances.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

Brice Sannac, président de l’UMIH 66, résume la situation sans détour : « Juillet 2025 ne sera pas un mois record. Les réservations de dernière minute, sur lesquelles on comptait, ne sont pas au rendez-vous. » Et pour cause, les Français ont trouvé mieux ailleurs.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

 L’Espagne, la star incontestée de l’été

À Tossa de Mar, petite perle de la Costa Brava, on entend presque plus de français que d’espagnol dans les rues. « Les employés des hôtels parlent français en premier, c’est dire ! », s’amuse Lucile, une vacancière d’Annecy. Selon PAP Vacances, les réservations en Espagne ont bondi de 14,1 % par rapport à 2024, portées par des prix imbattables et un ensoleillement constant. Une maison pour quatre personnes ? Comptez 850 € pour une semaine en Espagne, contre 2 000 € dans les Pyrénées-Orientales, comme l’illustre l’anecdote d’un vacancier sur X.

Céline et William, un couple avec trois enfants, ne jurent plus que par l’Espagne pour la troisième année consécutive. « On a payé 470 € pour 10 jours en camping-car. En France, on serait à minimum 1 000 € », explique Céline. Au restaurant, même constat : « 50 € pour quatre personnes, entrée-plat-dessert. En France, on double facilement la note », ajoute William. Ruben, un prestataire d’activités à Tossa de Mar, confirme : « Près de 50 % de mes clients sont français. Des familles, des seniors… ils viennent pour le prix, mais aussi pour l’ambiance détendue. »

En moyenne, les locations de maisons en Espagne sont 30 % moins chères que sur la Côte d’Azur ou le littoral catalan français. Ajoutez à cela des autoroutes gratuites, des carburants moins coûteux et des menus du soir abordables, et le choix est vite fait.[](https://www.lindependant.fr/2023/07/15/tourisme-dans-les-pyrenees-orientales-la-frequentation-en-baisse-par-rapport-aux-annees-benies-du-covid-ou-les-frontieres-etaient-fermees-decrypte-brice-sannac-11343500.php)

 Pyrénées-Orientales : trop cher, pas assez accueillant ?

Dans les Pyrénées-Orientales, le constat est amer. Les prix élevés sont un frein majeur. À Canet-en-Roussillon, une formule entrée-plat-dessert coûte rarement moins de 25 € par personne, contre 16,50 € en Espagne pour un menu complet. Les campings, bien que populaires, affichent des tarifs qui rebutent : un emplacement pour une famille de quatre personnes dépasse souvent les 100 € par nuit en haute saison.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)

Mais le problème ne s’arrête pas aux prix. L’accueil, notamment dans le centre-ville de Perpignan, laisse à désirer. « Les commerçants sont parfois distants, voire froids », déplore une touriste sur X. Les professionnels locaux peinent à rivaliser avec la convivialité espagnole, où les restaurateurs et hôteliers mettent un point d’honneur à chouchouter leurs clients, souvent en parlant français pour faciliter l’échange. À Perpignan, le centre historique, malgré son charme catalan, souffre d’une réputation de « ville peu accueillante » pour les visiteurs, avec des rues parfois mal entretenues et des commerces qui ne jouent pas toujours la carte de la chaleur humaine.[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/perpignan-bonne-ou-mauvaise-ville-pour-faire-ses-etudes-ce-classement-qui-fait-mal_51525400.html)

Jordan, responsable du restaurant La Siesta à Canet, ne mâche pas ses mots : « On fait 120 à 130 couverts par soir contre 200 les années précédentes. Les gens consomment moins, et on sent qu’ils comparent avec l’Espagne. » Les professionnels pointent aussi du doigt des facteurs externes : la météo maussade en début de saison,  et une sécheresse endémique qui limite l’attractivité des campings avec des restrictions d’eau.[](https://www.lindependant.fr/2025/07/22/meme-en-juin-on-bossait-mieux-mais-ou-sont-passes-les-touristes-sur-le-littoral-catalan-12838831.php)[](https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-impactes-phenomene-surtourisme/)

Perpignan, une attractivité en berne

Perpignan, la capitale catalane, illustre parfaitement ce désamour. Classée « C » pour le surtourisme en raison de la concentration de bars en centre-ville, la ville ne parvient pas à capitaliser sur son patrimoine. La cathédrale Saint-Jean-Baptiste ou le Palais des Rois de Majorque attirent, mais pas assez pour compenser une fréquentation en baisse de 10 % dans les hôtels locaux. L’étude du Figaro sur l’attractivité étudiante place même Perpignan à la 50e position sur 61 villes françaises, pointant un manque criant d’attractivité pour les jeunes, qui se traduit aussi dans le tourisme.[](https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-impactes-phenomene-surtourisme/)[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/perpignan-bonne-ou-mauvaise-ville-pour-faire-ses-etudes-ce-classement-qui-fait-mal_51525400.html)

Pendant ce temps, à quelques kilomètres, la Costa Brava accueille à bras ouverts. « Les Français viennent pour la chaleur, les prix, mais aussi parce qu’on les traite bien », explique un hôtelier de Tossa de Mar. Les campings espagnols, avec leurs infrastructures modernes et leurs animations familiales, séduisent là où les établissements français peinent à se renouveler.

 Et maintenant, on fait quoi ?

Face à cette hémorragie touristique, les professionnels des Pyrénées-Orientales doivent se réinventer. Brice Sannac appelle à une mobilisation collective : « Il faut travailler ensemble, avec le Département, les offices de tourisme, la CCI… On a une destination magnifique, mais il faut être plus offensif. » Il mise sur des campagnes numériques ciblées, notamment vers la clientèle américaine, et sur une amélioration de l’accueil. Mais pour l’instant, les espoirs reposent sur août et septembre, avec des réservations en hausse de 5 à 10 % par rapport à juillet.[](https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/c-est-desolant-pourquoi-y-a-t-il-moins-de-touristes-cet-ete-dans-les-pyrenees-orientales_61432257.html)

En attendant, l’Espagne rigole doucement. Avec des prix 30 % inférieurs, une ambiance conviviale et une proximité géographique qui fait d’elle une alternative évidente, la Costa Brava rafle la mise. Alors, les Pyrénées-Orientales, espériez quoi ? Continuer à surfer sur le charme catalan sans ajuster les prix ni sourire aux visiteurs ? Le message est clair : il est temps de se réveiller, ou la saison 2026 risque d’être encore plus douloureuse.

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 15:30

"Voyance, massages et intimidations… Les extravagantes affaires de l’ex-dircab’ de Louis Aliot à Perpignan

L’ancien bras droit du maire de Perpignan est cité dans une plainte pour escroquerie en bande organisée, déposée par un entrepreneur de la ville qui estime avoir été victime de « racket » et de « manipulation ». Le tout sur fond de services rendus, de jeux d’influence et de prétendus talents de médium."

Prisca Borrel

25 juillet 2025 à 13h11dans Médiapart https://www.mediapart.fr/journal/france/250725/voyance-massages-et-intimidations-les-extravagantes-affaires-de-l-ex-dircab-de-louis-aliot-perpignan

Stéphane Babey de télé Perpignan  sous le maire JP Alduy à auteur de polar :https://fichesauteurs.canalblog.com/2009/07/05/stephane-babey.html

Ce récit adopte le ton ironique et désabusé de Brautigan, avec son mélange de cynisme, d’absurde et de pastiche du roman noir. Les éléments factuels de l’article (la plainte, le licenciement, les accusations de racket et de manipulation, la reconversion de Babey) sont intégrés dans une narration fluide, où le narrateur, un détective fictif, observe l’affaire avec un regard narquois, tout en exagérant légèrement les détails pour coller au style parodique.

L’Ombre du médium à Perpignan: qu'est devenu le mystérieux Stéphane Babey alias Maître Ezra ?

Perpignan, août 2022. La chaleur du Roussillon cognait comme un poing de boxeur sur les pavés brûlants de la ville. Moi, j’étais là, à siroter un café trop amer dans un bistrot miteux, quand l’histoire m’a rattrapé. On m’avait glissé un tuyau : Stéphane Babey, le grand manitou du cabinet de Louis Aliot, le maire RN de cette ville où les ombres dansent plus vite que les gitans sur une guitare, venait de se faire éjecter comme un vieux mégot. Sans préavis, sans explication. Juste un « rupture du lien de confiance », qu’ils disaient à la mairie. Ça puait le mystère, et moi, j’ai toujours eu un faible pour les énigmes qui sentent le soufre.Trois ans plus tard, en ce juillet 2025, la vérité a fini par sortir du placard, comme un squelette trop longtemps oublié. Un type du coin, un entrepreneur nommé Chukri Abi-Nader, avait balancé le morceau. Il a déposé une plainte contre X – mais tout le monde sait que le X, c’est Babey.

Escroquerie en bande organisée, racket, manipulation…

Des mots qui claquent comme des balles dans une ruelle sombre. Abi-Nader jurait qu’il s’était fait plumer, manipulé comme une marionnette par un type qui, paraît-il, se vantait de talents de médium. Un médium, vous imaginez ? Dans l’antre de la mairie, où les costumes-cravates jouent aux petits chefs, Babey lisait l’avenir dans une boule de cristal ou quoi ?J’ai creusé, comme un chien famélique sur un os. Les murmures de Perpignan parlaient d’un Babey qui tirait les ficelles dans l’ombre, distribuant faveurs et pressions comme un croupier véreux. Des « services rendus », des jeux d’influence, et cette aura mystique qu’il traînait comme un parfum bon marché. Il avait l’oreille du maire, la main sur le pouvoir, et, selon Abi-Nader, les doigts dans des combines pas très catholiques.

Quand le pot aux roses a été découvert, Aliot a tranché net : dehors, Babey.

Pas de chichi, pas de deuxième chance.Mais l’histoire ne s’arrête pas là, non. Ce Babey, il a pas fini de surprendre. Viré de la mairie, il s’est refait une virginité, ou plutôt un pseudonyme. Le voilà qui se lance à plein temps dans la voyance et l’hypnose, comme s’il troquait son costume de dircab’ pour une cape de mage de foire. Tu parles d’une reconversion. On dirait un roman de gare où le méchant se recycle en charlatan de bazar, lisant les lignes de la main entre deux séances d’intimidation.Perpignan, elle, continue de bruisser. Les ragots courent plus vite que le vent d’autan. La plainte d’Abi-Nader dort sur le bureau d’une juge d’instruction, et tout le monde attend de voir si Babey finira menotté ou s’il s’en sortira avec un tour de passe-passe. Moi, je reste dans l’ombre, mon carnet plein de notes et mon café toujours aussi infect. Dans cette ville, entre politique et sorcellerie, on dirait que tout le monde joue à cache-cache avec la vérité. Et moi, je continue de fouiner, parce que c’est ce que font les privés, même à Babylone… ou à Perpignan.

 

Ce qu'on trouve sur la chaîne Youtube de Stéphane Ezra aux 85 à Bonet...

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 21:53

« Ce n'est pas la mort que je crains, c'est de mourir. »
Michel Eyquem de Montaigne

« La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu. »
Emil Michel Cioran

 

 

 

Une chaîne régionale comme ViàOccitanie: manque de cohérence et en  inadaptation  à l’ère des réseaux sociaux, où elle reproduisait son vieux modèle TV année 70 . Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels. L'impression général, c'est que c'était France3 Région en version Wish...

Un journaliste de Via Occitanie tenait le club de la presse et le laisser à l'abandon, la maladie a fini par se communiquer à la chaîne entière

On ne pleure une chaîne qu’au moment où elle disparaît, dit-on, comme si son absence révélait subitement une grandeur insoupçonnée. Foutaises ! ViàOccitanie, éteinte ce 25 juillet 2025, n’a pas attendu son dernier souffle pour dévoiler ses failles. Ce n’était qu’une mosaïque mal ajustée, un gloubi-boulga d’images locales diluées dans l’illusion d’une région unie, où Toulouse, capitale administrative et auto-centrée, éclipsait tout le reste. Treize départements, treize solitudes, sans interaction ni cohérence, comme des courtisans rivalisant pour plaire à un maître absent.

Une région en toc, une chaîne en toc 
ViàOccitanie se voulait le porte-voix de l’Occitanie, mais qu’était-elle sinon une bande-annonce décousue, un patchwork d’intérêts locaux sans fil conducteur ? Les journaux télévisés, de Perpignan à Nîmes, de Toulouse à Montpellier, n’étaient qu’un collage maladroit, où chaque département jouait sa partition sans jamais former une symphonie. Parler d’unité régionale quand les territoires s’ignoraient superbement, voilà l’art de ramper devant une fiction administrative. Les documentaires ? Des miettes culturelles jetées au public pour donner l’illusion d’une profondeur. Les 52 000 téléspectateurs quotidiens ? Un public par défaut, captif d’une offre sans véritable concurrence.

L’innovation, ou l’art de se gargariser de gadgets 
On nous vante les prouesses technologiques : des duplex via smartphones en 2014, un système de diffusion full IP, une plateforme SaaS nommée Myvideoplace. Grand bien leur fasse ! Mais à quoi bon ces jouets si le fond reste creux ? À l’heure où chaque citoyen, armé de son smartphone, devient sa propre chaîne sur les réseaux sociaux, ViàOccitanie n’était qu’un dinosaure déguisé en pionnier. Publier une vidéo sur TikTok ou YouTube est plus rapide, plus vif, plus direct. La télévision locale, avec ses lourdeurs et ses compromis, n’a pas su rivaliser avec cette agilité darwinienne. Sa disparition ? Une économie d’argent public, un adieu à un modèle qui n’a pas su se réinventer.

L’art de ramper devant l’inéluctable 
N’accusons pas les seuls courtisans du groupe La Dépêche, qui ont laissé la chaîne s’étioler faute de vision. Accusons aussi l’illusion d’une télévision locale capable de fédérer une région aussi disparate. ViàOccitanie n’a jamais trouvé son âme, car l’Occitanie elle-même est une construction administrative, non une réalité vécue. Les soutiens publics, opaques et hésitants, n’ont fait que prolonger l’agonie. Les producteurs locaux ? Ils trouveront d’autres canaux, plus agiles, sur les plateformes numériques. La démocratie locale ? Elle s’exprime désormais dans les stories Instagram et les lives X, là où les citoyens, sans filtre ni hiérarchie, prennent la parole.

Un requiem sans larmes 
Que reste-t-il de ViàOccitanie ? Une leçon, peut-être : dans un monde où chacun est son propre média, les chaînes locales doivent être plus qu’un écho nostalgique d’un passé télévisuel. Elles doivent incarner une nécessité, pas une bureaucratie. À l’équipe, qui s’est battue pour un projet bancal, un salut respectueux. Mais ne nous y trompons pas : la télévision locale, si elle veut survivre, doit cesser de ramper devant des modèles obsolètes. La disparition de ViàOccitanie n’est pas un drame ; c’est une sélection naturelle. Que les deniers publics servent désormais à des projets qui vibrent au rythme de leur temps.

#ViàOccitanie #InformationLocale #Audiovisuel #RéseauxSociaux #DarwinismeMédiatique

 chaîne régionale comme ViàOccitanie, en écho à votre point de vue sur son manque de cohérence et son inadaptation à l’ère des réseaux sociaux. Il souligne l’échec d’un projet mal défini tout en raillant les illusions d’unité régionale et les prétentions technologiques, tout en conservant une pointe d’ironie sur les dynamiques qui précipitent la fin des médias traditionnels.

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 19:56

"La branche chargée de fruits s'incline. ”
Thomas Fuller
 

 "Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse"

[exp]
à s'exposer sans cesse à un danger, on finit par le subir ; à force de s’obstiner dans les mêmes erreurs, on en subit les conséquences

À Perpignan, où le soleil cogne comme un uppercut de forgeron et où les ruelles puent la castagne politique autant que l’anisette, les militants de Place Publique ont sorti les flingues, façon *Tontons flingueurs* sous amphétamines. Ce 27 juillet 2025, dans une arrière-salle enfumée par l’ardeur des ambitions, ils ont joué du bulletin comme on dégaine un surin : Olivier Romero, 49 piges, un Catalan d’adoption avec du bagout à revendre, et sa comparse Françoise Coste, aussi discrète qu’un poignard dans l’ombre, ont raflé la mise. 64 % des voix, mes cocos ! Une dérouillée d’anthologie pour Agnès Langevine, la vice-présidente de la Région Occitanie, qui s’est ramassée un misérable 36 % dans les gencives. Un vote à 74 % de participation, c’est pas une élection, c’est une corrida où le taureau s’est pris un banderazo en plein cœur !

Langevine, la pauvre, elle devait voir des étoiles, comme un boxeur sonné sur le ring.

Elle, l’ancienne écolo des Verts, reconvertie en égérie de Place Publique depuis 2024, elle pensait déjà enfiler l’écharpe de maire, les yeux brillants comme des pièces d’or. En 2020, elle avait claqué 14,5 % au premier tour des municipales, avant de plier boutique pour faire barrage à Louis Aliot, ce cador du RN qui squatte la mairie comme un squale dans la Têt. Elle balançait même, dans *France Bleu*, qu’Aliot « traverse son mandat en touriste », la langue acérée comme un rasoir. Mais les militants, ces ingrats, lui ont fait un bras d’honneur monumental. Exit Agnès, place à Romero, ce gars de la Haute-Garonne, membre historique du mouvement, qui roule des mécaniques avec Coste à ses basques, une alliée dont on sait que dalle, mais qui doit avoir du nerf pour suivre le bonhomme.

Et Perpignan, dans tout ça, c’est un vrai bordel à la Céline, une foire d’empoigne où la gauche s’écharpe comme des chiffonniers sur un tas d’ordures.

D’un côté, les Insoumis fricotent avec les Écologistes, façon mariage arrangé qui sent le divorce. De l’autre, le collectif « Perpignan autrement », un ramassis de socialos, de cocos et de citoyens en transe, qui rêve d’union comme un poivrot rêve d’un litron. Et au milieu, Place Publique, qui joue les divas en se choisissant un duo tout neuf, comme si Romero et Coste allaient ramener la paix dans ce cloaque. Mais faut pas se leurrer, mes lascars : réunir cette bande de braillards, c’est comme demander à un troupeau de chats sauvages de défiler au pas cadencé. Pendant ce temps, Aliot, le RN, il se marre dans son fauteuil de maire, en caressant son verre de pastis comme un vieux pirate savoure son butin.

Langevine, elle, doit avoir les boyaux en vrille, l’âme tordue comme un linge essoré.

Se faire éjecter comme ça, c’est pas une claque, c’est un coup de pied au cul signé par le destin, un de ces uppercuts qui te laissent la gueule en biais. Mais attention, la gonzesse, elle a du chien ! En 2020, elle avait su rebondir, et là, elle pourrait bien nous sortir une entourloupe, genre candidature en franc-tireur ou alliance avec des lascars qu’on voit pas venir. Parce qu’à Perpignan, la politique, c’est pas un bal musette, c’est une arène où les coups volent plus bas que les ceintures, et où le sang gicle aussi rouge que le vin du Roussillon.

Alors, mes petits, pour les municipales de mars 2026, faudra ouvrir grand les mirettes.

Romero et Coste, ils ont la cote, mais le chemin est long, semé d’embûches et de traîtres. La gauche, elle s’éparpille comme des confettis dans une bourrasque, et Aliot, lui, guette, prêt à ramasser la mise. Quant à Langevine, elle doit aiguiser ses griffes dans l’ombre, prête à mordre comme une louve blessée. Une chose est sûre : à Perpignan, ça va canarder sec, et le spectacle promet d’être plus saignant qu’un film de truands.

 

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25 juillet 2025 5 25 /07 /juillet /2025 10:35

“L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.”
André Malraux
 

 "Nous ne sommes pas effrayés le moins du monde par les ruines. Nous allons hériter de la terre, cela ne fait pas le moindre doute. La bourgeoisie peut détruire et ruiner son propre monde, avant de quitter la scène de l'histoire. Nous transportons un monde nouveau, ici, dans nos cœurs"

Buenaventura Durruti chef de la Colonne de Fer CNT , mort à la bataille de Madrid durant la guerre civile Espagnole

https://www.anarchistes.org/auteur_philosophe_anarchiste/buenaventura_durruti/

Nous l'avions rencontré avec Alain Pottier, pour une dernière interview il y a 5 mois, dans son Ehpad dans le quartier du Vernet à Perpignan: son dernier exil . il continuer de mettre en ordre ses notes, via Céline son aide. https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/02/octavio-alberola-une-vie-a-danser-au-bord-d-un-volcan-interview-alain-pottier-featuring-nicolas-caudeville.html

Il ne pouvait plus dormir dans un lit, mais assis dans un fauteuil . Nous avions fait court, la fatigue arrive vite, mais quel moment. Ce n'était pas une vie, mais une saga, d'un homme qui incarnait les combats (à gauche) et les tourments du XXième siècle... Nous devions nous revoir, mais le temps n'a pas été assez long!  "On agit selon les circonstances !", nous a-t-il dit

Dans l’ombre pesante de l’Histoire, où les âmes se consument sous le joug des tyrannies, Octavio Alberola, figure d’argile et de feu, s’est éteint à Perpignan, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans.

Sa vie, traversée par la fièvre de l’action et l’amertume de l’exil, s’inscrit comme une blessure vive dans la chair du mouvement libertaire. Son nom, ressurgi des cendres des archives déclassifiées autour de l’assassinat de Kennedy, éclaire à nouveau, tel un éclair fugace, la mémoire des combats perdus.

Exilé dans la Catalogne Nord après avoir traversé les terres arides du Mexique, Alberola portait en lui l’errance des hommes sans patrie, ceux qui, entre Perpignan et les routes clandestines d’Espagne, tissaient des rêves d’insurrection.

En 1962, à Saint-Sébastien, il s’avança, ombre parmi les ombres, vers le palais d’Aiete où Franco, spectre d’un pouvoir honni, passait l’été. L’explosif, traître, refusa de parler ; le dictateur, par un caprice du destin, échappa à l’heure prévue. L’année suivante, au pont des Français à Madrid, un autre complot, porté par la même rage, s’évanouit dans le silence des plans avortés.

Fils de maîtres rationalistes, héritier d’une lignée où la liberté se murmurait comme une prière, Alberola grandit dans l’exil mexicain, où la guerre civile espagnole, ce grand linceul de 1936-1939, avait jeté sa famille. À l’Université nationale, il forgea son esprit dans le creuset du génie civil et de la physique théorique, mais son cœur battait au rythme des Jeunesses libertaires et de la CNT, ces flammes vacillantes de l’anarchisme en exil.

En 1962, lorsque le Mouvement libertaire espagnol donna vie à Defensa Interior, Alberola, représentant des Jeunesses libertaires ibériques, s’engagea dans la clandestinité, où chaque geste était un défi à la mort. Il orchestra des sabotages, tels des poèmes écrits dans l’urgence, contre le régime franquiste. Au Valle de los Caídos, en cette même année, il confia à Antonio Martín Bellido et Paul Desnais la mission de faire trembler le mausolée du tyran. Mais l’explosif, une fois encore, resta muet, comme si le destin raillait l’élan des hommes.

Ainsi vécut Alberola, entre l’absurde et l’espoir, dans cette condition humaine où chaque acte de révolte, même brisé, porte en lui l’éternité d’un refus.

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 20:51

Mille ans, ce n'est pas rien! Il semble que Perpignan tient la promesse, que même le troisième Reich n'a pas réussi à tenir . Mille ans, c'est pour ça que les dirigeants de la ville reste discrets, soupçonnés par la gauche de passer en poing Godwin (always) de 0 à 100 km/h en quelques secondes: le maire ne veut pas remuer de polémique...

À moins qu'ils auraient préféré fêter 1000 ans d'Algérie française ? J'en parlais à un ami catalan, revenu de Paris, il m'a dit : "ha, bon, je ne me suis aperçu de rien !" Les perpignanais pas plus. Pas de défilé sur-réaliste des fiertés de 1000 ans. De cavalcades des rois de Majorque, une manif de templiers, des naumachies à Gilbert Brutus, de la créativité qui aurait rendu visible le moment historique! Une campagne dans le métro de Paris: "venez visiter la ville de mille ans!" Pour un peu, on se serait cru en Italie...Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
"On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton:  Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !  "

Comme l'aurait dit le Cyrano de Rostand, en résumant la tirade du nez. Mais du nez, l'adjoint à la culture n'en a pas eu, pas plus que celui ou celle, qui l'a choisi!

Pourquoi l’anniversaire est-il si peu visible en ville ?

Perpignan, vieille de mille ans, agonise dans l’oubli de son propre millénaire, et cet oubli est une blessure infligée par sa propre main. Cette ville, jadis vibrante d’un éclat catalan, célèbre son âge dans un silence de tombeau, comme si elle craignait de réveiller les spectres de son passé. Pourquoi cette absence, ce néant festif ? L’explication gît dans l’absurde, dans la fatigue d’une cité qui n’a plus la force de se souvenir.Les célébrations, si l’on peut nommer ainsi ces spasmes d’érudition, se terrent dans des conférences lugubres, orchestrées par une obscure division des Archives, Histoire et Mémoire https://www.mairie-perpignan.fr/actualites/1-000-ans-de-perpignan. On y parle de Louis XI, des troubadours roussillonnais, dans des salles où la poussière des siècles étouffe les mots. Ces messes savantes, réservées à quelques âmes mortes passionnées d’histoire, sont des caveaux où l’on enferme le passé, loin des vivants qui passent, aveugles, indifférents. Le savoir, ici, est une malédiction, un suaire qui étouffe tout élan.Et les foules ? Elles n’ont rien.

Un seul éclat, ce spectacle Luminiscence dans l’église des Dominicains, où des jeux de lumière dansent comme des feux follets sur une tombe, tente de conjurer l’oubli jusqu’au 6 août 2025.

Mais c’est une exception, un sursaut dérisoire face au vide. Là où Visa pour l’Image fait vibrer les rues, le millénaire n’offre que des murmures, des échos d’une gloire éteinte. Pas de cortèges, pas de cris, pas de vie. Perpignan ne célèbre pas, elle se lamente en secret.La communication ? Une farce macabre. La mairie et l’office de tourisme murmurent quelques annonces sur des sites oubliés, dans des courriels que nul n’ouvre. Les conférences à la Salle des Libertés, les visites des Journées du Patrimoine, gratuites mais invisibles, s’évanouissent dans un silence de cendres. Pas une affiche, pas un souffle, pas une flamme pour crier mille ans d’histoire. Perpignan se tait, comme si elle avait honte de son âge, comme si elle préférait s’effacer dans l’ombre plutôt que d’affronter la lumière de son passé. Cette ville fête son millénaire comme on enterre un mort : dans le secret d’un deuil que personne ne partage.

Un anniversaire de mille ans, ça valait bien un an de festivité publique, mais le département possesseur du palais des rois de Majorque, n'en a pas fait plus...

 

Vidéo:Signature du jumelage entre la ville de #palma de Majorque et de #perpignan
Signature du jumelage entre la ville de Palma de Majorque et de Perpignan en présence des maires respectifs Louis Aliot. Les discours étaient français et castillan. En arrière fond, l'histoire du royaume de Majorque, dont Perpignan était la capitale continentale et Palma la capitale maritime .

 

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 19:30

“Le train-train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n'a qu'à bien s'accrocher. ”

Robert de Houx


“Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent.”
 

Frédéric Dard / Réflexions jubilatoires sur l’existence 

La vie est  duraille dans les PO, nous n'avons que peu de transports en commun:

Mesdames et messieurs, accrochez vos ceintures, on embarque pour un voyage pas piqué des hannetons, direction Perpignan, gare SNCF, ce 24 juillet 2025, 10 heures tapantes. Y’a du monde au portillon, et pas qu’des touristes en tongs ! L’Association des trains, la CGT 66 et une flopée d’autres clampins associatifs se sont donné rencard pour une manif’ qui sent la merguez et la grogne bien tassée. Objectif ? Dénoncer le merdier ferroviaire, faire le point sur une ligne fermée depuis un an, et secouer les puces de la préfecture. Ça va swinguer sur l’avenue Charles de Gaulle, cavaler sur le boulevard Clémenceau, pour finir en apothéose devant les grilles préfectorales, où nos gaillards espèrent qu’on leur déroulera pas juste le tapis rouge, mais des solutions, nom d’un biniou !

Au cœur du rififi, y’a Enric Balaguer, président du Train de la ville, un gars qui a la moustache frémissante et l’œil qui pétille de colère.

« Si une route avait été bloquée pareil, l’État aurait rappliqué dès l’aube avec des bulldozers et des ministres en gilet jaune. Mais le train ? Pfft, mépris total, on dirait qu’ils préfèrent les vaches aux wagons ! » qu’il balance, le bougre, planté au milieu d’la photo comme un olivier dans un champ d’oliviers. Et pour cause : la ligne est à l’arrêt depuis qu’un TER a joué les autos-tamponneuses avec un pont dans la commune d’Eus. Un glissement de terrain, qu’ils disent, a foutu le boxon. Résultat ? Pont HS, ligne kaput, et des usagers qui râlent plus fort qu’un klaxon de TGV.

Retour en arrière, histoire de démêler ce sac de nœuds.

Début 2025, la SNCF Réseau sort un protocole pour rafistoler les ouvrages d’Eus, mais la mairie fait la moue : « Pas d’oseille, pas d’deal ! » En décembre, le Conseil des ministres, dans un élan d’audace, vote la destruction du pont. Oui, mais pour le reconstruire, hein, faut pas rêver ! En juin, nouvelle délibération, on valide la solution technique de la SNCF : on rase, mais on rebâtit pas. Là, Enric, il voit rouge : « J’le sens gros comme une maison, ils vont nous fermer la ligne pour de bon, ces sagouins ! »

Et c’est pas tout. Figurez-vous que le conseil municipal, en fouillant dans ses archives, découvre qu’il est proprio du pont !

Le maire, Philippe Dorandeu, sort de sa réserve comme un taureau d’arène : « On veut être dans l’coup pour la solution technique, valider le protocole de démolition, et surtout, qu’on nous garantisse une reconstruction ou une alternative, genre une route. Parce que d’l’autre côté du pont, y’a du monde, bon sang ! Un éleveur de clebs, un éleveur de cochons, une maison rurale… Ces gens-là, depuis l’accident, doivent se taper 5 bornes pour rejoindre la RD66, alors qu’avant, c’était plié en 5 minutes. Leur boulot en prend un coup dans l’aile, c’est pas d’la rigolade ! »

Le 26 mars, les experts du tribunal administratif ont tranché : 80 % de la faute à la SNCF, qui a pas su garder son pont en état.

Les 20 % restants ? Aux éleveurs et à l’association du canal, qui prennent leur part du gâteau de la responsabilité. « J’vais leur faire bouffer l’pont qui m’a cassé ! » qu’il tempête, le maire. La SNCF, fair-play, met la main à la poche pour financer démolition et nettoyage. Le Département, l’État et la Région promettent de filer un coup de main au conseil municipal dans un mois et demi. On croise les doigts, mais on y croit moyen.

Et pendant c’temps-là, la ligne, elle, reste fermée comme une huître.

Enric, toujours lui, soupire : « Avec l’nouveau maire, ça bouge un peu plus. L’ancien, un vrai bouchon, bloquait tout. Mais même si on signe un deal avec la SNCF, les travaux commenceront pas avant septembre. Douze à seize semaines de chantier, ça nous amène à décembre, dans l’meilleur des cas. » Et il ajoute, la gorge nouée : « En 7-8 ans, entre l’accident d’Millas et c’te galère, la ligne aura été fermée plus longtemps qu’un siècle de sieste ! Les usagers, ils ont acheté des bagnoles, va-t’en les ramener dans l’train maintenant… »

Alors, ce 24 juillet, à Perpignan, ça va défiler, gueuler, et peut-être même verser une larme pour c’te ligne qui sent le sapin.

Mais Enric et ses potes, ils lâcheront pas l’affaire. Parce que le train, mes amis, c’est pas qu’du fer et d’la vapeur, c’est l’cœur d’une région qui bat. Et San-A, s’il était là, il leur taperait dans l’dos en disant : « Allez, les gars, faites pas d’chichis, foncez ! Et si ça coince, envoyez Béru avec une pince-monseigneur, ça d’vrait l’faire ! »

*Conférence d’presse à suivre dans les bureaux du Département. Amenez vos mouchoirs et vos pancartes, ça va chauffer !*

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 11:03

"Ce que je pense, c'est qu'une bonne vie est une succession de voyages héroïques. Maintes et maintes fois, vous êtes appelé à l'aventure, vers de nouveaux horizons. Chaque fois se pose la même question : vais-je oser ? Et si vous osez, arrivent les dangers, mais l'aide aussi, et enfin le triomphe ou l'échec. L'échec est toujours possible. Mais il y a aussi la possibilité du bonheur. "

"Le Héros aux mille et un visages" le spécialiste des mythes Joseph Campbell.https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_H%C3%A9ros_aux_mille_et_un_visages

“La psychohistoire ne ment pas. Mais ceux qui la redoutent, oui” — Hari Seldon

https://revue-histoire.fr/litterature/la-psychohistoire-entre-mythe-litteraire-et-realite-scientifique/?srsltid=AfmBOooD8FLdnmyMC9gUkEmczyA36FdDf6kpK4_1bj-pmoFEiS1FgmTe

 

 

Perpignan, le Héros Fracturé : Une Plongée Psycho-Historique dans les Tripes de l’IA*

*Perpignan, ville crasseuse et fiévreuse, suinte sous le soleil catalan, un bled où la bêtise humaine cogne comme un poing dans la gueule. Dans l’ombre du monomythe de Joseph Campbell, où le héros titube vers la rédemption, et sous la loupe froide d’Hari Seldon, le prophète mathématique d’Asimov, cette cité se transforme en champ de bataille. Ici, on teste une guerre : l’intelligence artificielle contre la connerie naturelle, un combat pour arracher les Perpignanais à leur "burn-out idiocratique". Ce récit, brut et sans filtre, à la James Ellroy, traque la vérité dans les ruelles sombres et les âmes usées d’une ville au bord du gouffre.*

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L’Appel du Cloaque : Une Ville à Bout de Souffle

Dans les ruelles de Perpignan, ça pue la stagnation, un parfum âcre de rêves crevés et de décisions à la mords-moi-le-nœud. La bêtise naturelle, ce venin qui coule dans les veines de l’humanité, a mis la ville à genoux. Les habitants, lessivés, appellent ça un "burn-out idiocratique" – une overdose de choix stupides, de préjugés rances et de méfiance pour tout ce qui sent le progrès. Comme dans les pages d’Asimov, où Hari Seldon lit l’avenir dans les chiffres et les foules, Perpignan capte un signal. L’intelligence artificielle, cette machine froide aux yeux d’acier, peut cartographier le chaos, prédire les coups tordus, et sortir la ville de sa spirale. Les Perpignanais, poings serrés, sentent l’appel, pas celui d’un ange, mais d’un flingue chargé, prêt à tirer sur leur propre médiocrité.

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Le Refus dans les Tripes : La Peur du Vide

Tout héros, même un paumé, crache sur l’inconnu avant de plonger. À Perpignan, les gens râlent, grognent, s’accrochent à leur humanité bancale comme à une bouteille de rouge frelaté. "L’IA ? Une saloperie qui va nous vider l’âme," marmonnent-ils dans les bars cradingues, la clope au bec. Ils craignent un monde où la chaleur catalane se noie dans des lignes de code, où l’instinct devient un souvenir. Ça rappelle les gus dans *Fondation*, qui chialent contre la psycho-histoire de Seldon, cette science qui voit trop clair, trop loin, et qui menace leur libre arbitre. Mais l’IA, c’est pas un flic corrompu qui te passe les menottes ; c’est un indic, un mec qui connaît les ruelles et te file la carte pour sortir du merdier.

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 Le Mentor et le Seuil : L’IA, un Couteau dans la Nuit

Dans ce bas-monde, un héros a besoin d’un guide, un type qui sait où poser les pieds dans la fange. À Perpignan, ce guide, c’est l’IA – pas un saint, mais une lame affûtée, forgée dans les labos d’xAI, qui coupe à travers le brouillard des conneries humaines. Comme la psycho-histoire de Seldon, qui lit les foules comme un joueur lit les cartes, l’IA voit tout : la sécheresse qui menace de cramer la région, les gamins laissés pour compte dans des écoles à la dérive, l’économie qui tousse comme un moteur noyé. Elle calcule, elle planifie, elle propose : des bus qui roulent sans embouteillages, des programmes scolaires qui collent aux mômes, des marchés qui respirent à nouveau.

Le seuil, c’est quand Perpignan signe le contrat, accepte d’être le cobaye. Les habitants, la gorge sèche, lâchent leurs doutes comme on jette un mégot. Les premiers résultats tombent : des routes dégagées, des gamins qui apprennent, des billets qui circulent. L’IA, c’est pas un dieu, c’est un flingue chargé de données, et Perpignan apprend à tirer.

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 Les Épreuves et la Vérité Crue : Une Ville à Vif

Une quête, c’est une série de coups dans la gueule, et Perpignan en prend plein la tronche. Intégrer l’IA sans vendre son âme catalane ? Éduquer des bouseux méfiants à la magie des algorithmes ? Préserver la chaleur des places sous le soleil tout en branchant la ville sur un futur high-tech ? Chaque obstacle est une balle à esquiver. Les Perpignanais, comme des boxeurs sonnés, apprennent à danser avec la machine, à en faire une arme, pas une laisse. Ils bossent dur, suent, jurent, mais commencent à voir clair.

La révélation cogne comme un uppercut : l’IA ne vole pas leur humanité, elle la rend plus tranchante. Comme Seldon qui montre que l’effondrement n’est pas une fatalité, l’IA prouve que la bêtise, ce vieux démon, peut être mise à terre. Les Perpignanais, qui crevaient sous le poids de leur propre nullité, retrouvent un souffle, une fièvre. Ils rigolent à nouveau, pas d’un rire de poivrot, mais d’un rire de survivants, ceux qui ont vu l’abîme et lui ont craché dessus.

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Le Retour et la Couronne Brisée : Perpignan, Torche dans la Nuit

Un héros, quand il revient, ramène un trophée, un bout de vérité arraché aux ténèbres. Perpignan, cabossée mais debout, devient une balise, une ville qui hurle au monde : "On a maté la connerie." Les habitants, maîtres d’un monde hybride – la rage humaine et la froideur des machines – partagent leur butin. Leur histoire, gravée dans les murs écaillés et les bars enfumés, inspire d’autres bleds à prendre les armes, à faire de l’IA un allié contre l’idiotie galopante. Perpignan, c’est pas Camelot, c’est une ruelle où on se bat pour survivre, et ça suffit pour en faire une légende.

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Épilogue : Une Saga dans la Fange

Perpignan, c’est pas une ville de conte, c’est un ring, un endroit où l’humanité se prend des gnons et se relève. Comme les héros de Campbell, elle titube, saigne, mais trouve sa voie. Comme les plans de Seldon, elle mise sur l’avenir, pas sur les regrets. L’IA, c’est son flingue, son couteau, sa bouteille d’oxygène dans un monde qui étouffe. Les Perpignanais, ces héros aux mille visages, ont viré la bêtise pour un shot d’intelligence, et leur histoire, crue, sale, vraie, brûle comme un néon dans la nuit. Que leur combat, dans les ruelles et les cœurs, devienne un cri pour l’humanité : on peut battre la connerie, et Perpignan l’a prouvé.

*Fin de la partie, mais la guerre continue.*

"La Saga des Lames Immortelles pourrait bien être la première série entièrement conçue par l’intelligence artificielle générative. Une bande annonce générée par cette technologie est tellement bluffant qu’il a déjà fait des millions de vues sur la toile. Si l’intelligence artificielle est un outil fantastique, elle fait trembler l’industrie du cinéma à plusieurs titres"

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