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L'archipel Contre-Attaque

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 23:59

“Céder une fois à la foule, c'est lui donner conscience de sa force et se condamner à lui céder toujours. ” Psychologie des foules" Gustave Le Bon

 

 

 

Durant l’automne 2021, Loulou a décidé de découvrir Perpignan. Et, accessoirement, les perpignanaises et les perpignanais. Faut dire, quand on est maire d’une petite ville, c’est mieux d’en faire le tour. C’est plutôt utile de connaître la ville, surtout si on veut être réélu.

Il est possible de gagner une fois, une fois seulement, sur un coup de pot. Mais une réélection, ça nécessite de bosser les dossiers.

Travailler plus pour gagner plus, comme dirait le hongrois.

 

Donc Loulou organise des réunions de quartiers. Le public est majoritairement âgé et plutôt européano-centré. Bon, ça n’a pas été le cas à toutes les réunions, mais on sent bien que les EHPAD du coin profitent de l’occasion pour organiser des sorties détente.

Outre l’habitant « statistiquement » moyen, madame et monsieur tout le monde grosso merdo, les vrais absents ce sont les leaders autoproclamés de l’opposition. Certes, lors de la réunion à Saint-Matthieu, on a bien vu une simili opposante passer la tête par la porte-fenêtre, mais ça n’est pas allé plus loin. Un rapide acte de présence, sans plus. Mais comme le disait, l’autre jour, une de mes personnalités multiples à un de mes amis imaginaires : l’exil à Céret, y’a que ça de vrai !

 

Alors les gens, acquis à la cause faut dire, viennent se plaindre des crottes de chien.

 

Alors les gens, acquis à la cause faut dire, viennent se plaindre du trafic de drogues, de la petite délinquance et des incivilités.

 

Alors les gens, acquis à la cause faut dire, viennent se plaindre des déchets qui pullulent sur la voie publique.

De temps à autre, quelqu’un pose une question un peu plus sérieuse. Un problème de mobilité, un problème de logement insalubre, un problème économique. Il existe à Perpignan, même s’ils sont rares, des gens qui voient plus loin que les crottes de chiens. Malheureusement, ou pas, ils ne sont pas engagés dans le milieu militant pour la plupart. Logique, ils sont malins.

 

Loulou répond à toutes les questions. De temps en temps, il associe aussi son équipe aux réponses. Et les réponses sont toujours insipides.

 

Mise à part quelques réponses techniques à des problèmes techniques, le « technique » fait partie du boulot des élus et des « techniciens » salariés de la mairie, faut dire ce qui est, ce n’est que de la parlote. Rien de plus.

« Stratégie » est un mot qui revient souvent dans la bouche du maire et de ces directeurs de service. Sans jamais que les stratégies ne soient expliquées. « On y travaille » revient souvent aussi. C’est vrai qu’on imagine mal un élu déclarait : « le sujet est important, je vous le concède bien volonté. Mais on va pas le bosser. Pourquoi ? Parce que vos problèmes, on s’en fout ! ». Ça serait honnête, ça ne serait pas très bon pour les prochaines échéances électorales.

Et puis, il y a l’éternel « c’est pas ma faute à moi ! ». Un grand classique de la réunion publique. Sans lui, tout le monde serait déçu.

 

Alors oui, si Perpignan n’a pas d’éducateur de rue c’est parce que le Conseil départemental, clairement à droite, refuse de financer des actions sociales dans les Quartiers Politique de la Ville.

 

Mais à un moment, il faut être lucide. Oui, la Police Nationale manque d’effectif. Oui, le tribunal est totalement vétuste. Oui, la prison connaît un taux d’occupation de près de 200 %. Oui, les services de la mairie ramassent 490 tonnes de déchets dans la rue chaque mois. Oui, dans certains quartiers, les lave-linges sont balancés par la fenêtre. Oui, il manque cruellement de structures d’accueil pour les SDF.

Mais, blâmer l’État, dénoncer les manquements du Conseil départemental, critiquer des députes, certes à côté de la plaque, ce n’est finalement qu’un réflexe puéril qui cache un manque total d’ambition.

 

Non, Loulou ne nous parle jamais de sa vision de la ville. Non, Loulou ne nous dit jamais où il veut aller. Non, Loulou n’explique jamais comment il compte contourner les bâtons que l’État, les collectivités territoriales, les députés imbéciles, lui mettent dans les roues.

Non, Loulou ne nous dit jamais en quoi il est l’homme de la situation.

 

Il faut être lucide, en un peu plus d’un an de mandat municipal, Loulou est devenu « mollasson ». Il est moins incisif, il est moins punchy. Il est devenu consensuel. Limite, il a sombré « social-démocrate ».

 

On va finir par regretter de ne pas avoir voté Alexandre Bolo ou Olivier Amiel, parce que, quitte à avoir des mecs d’extrême droite qui racontent n’importe quoi, autant en avoir un qui est rigolo.

 

 

PS : je n’ai plus de télé depuis 2007 ;)

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 17:31

 

Dédé Bonnet est un homme de culture. Bon, on ne sait pas trop de laquelle, de culture, mais c’est un homme de culture.D’ailleurs, il lit des livres. Notamment ceux de Julie Andrieux. C’est dire s’il a du goût. Et un lave-vaisselle.Mais, hélas, il est bien seul.

Alors, en qualité de maire par intérim, il est contraint de travailler en catimini. Non, il ne peut pas lancer de grandes réunions de concertation. Non, il ne peut pas aller prêcher la bonne parole auprès des perpignanaises et des perpignanais.

Non, ses ennemis, et Dédé a beaucoup d’ennemis, ne peuvent pas comprendre qu’une « vraie » politique culturelle ne peut passer que par une politique de grands travaux.Oui, sans le BTP, point de culture à Perpignan.

Le Vernet, nouveau terrain de jeu du BTP

Le basket est « un bien joli sport », mais une salle à 15 millions d’euros, quand on n’a pas de club, c’est franchement inutile. Donc Loulou, avec la brutalité qui le caractérise dans la reprise de décision, a stoppé net le projet. D’un coup, d’un seul, sans discussion avec qui que ce soit.

Dans cette histoire, la mairie économise 5 millions, les partenaires réunis autour du NPNRU 10 millions.

L’argent étant budgétisé, théoriquement, il est toujours disponible.

Dédé, toujours désireux d’aider le BTP à émettre du CO2, a donc eu l’idée de construire une médiathèque en lieu et place de la salle de basket. La mairie a le terrain, la mairie a l’argent, la mairie a la volonté, donc Dédé lance le projet.

Courant octobre 2021, sans aucune forme de débat public, était annoncé un marché public pour une esquisse de la médiathèque. Cette annonce précise bien que le projet devrait coûter dans les 3,2 millions d’euros. L’esquisse sera facturée 13 000 €, ce qui est correct pour ce type de bâtiment. Par rapport à la salle de basket, Dédé se garde un volant de près de 1,8 millions, au cas où le projet serait un peu plus cher que prévu.

L’annonce légale : https://www.boamp.fr/avis/detail/21-132666/officiel

Le diable est dans le détail

Là, chères lectrices, chers lecteurs, vous allez me dire : « Certes, André fait sa médiathèque tout seul dans son coin, et, c’est pas gentil, mais les médiathèques c’est cool, non ? »Alors, je vous l’accorde, parce que je vous aime bien dans le fond, les médiathèques c’est cool. D’ailleurs on pourrait la nommer « Médiathèque André Malraux », et y installer la Phonothèque*.Sauf, qu’après dix ans de gestion Pujol, la municipalité est exsangue financièrement. Elle ne peut recruter qu’en créant du déficit.

Cette médiathèque risque fort de se réaliser à effectif constant. La bibliothèque Barande pourrait donc souffrir à termes, voire, fermer.

Et c’est là que l’affaire de la Bressola rend cette histoire intéressante.

Dans « catalan » il n’y a pas que « talent »

La Bressola est une association fondée en 1976. Aujourd’hui elle accueille plus de 1 000 élèves dans sept écoles et un collège. J’ai lu le dossier de presse, c’est dire si je bosse.Le besoin de développer l’enseignement immersif à pousser ses dirigeants à lancer le projet d’un collège-lycée. Après plusieurs visites, le monastère Sainte-Claire a été choisi.

Sur le coup, les dirigeants ont fait preuve de naïveté. Au lieu d’aller voir Loulou, qui, aux dernières nouvelles, est le patron à Perpignan, ils sont allés voir Charles Pons !

Hélas, mille fois hélas, Charly ne surfe pas ! Alors que l’odeur du napalm, au petit matin… Mais je m’égare.

Charles Pons n’est pas décisionnaire. Et comme l’avait déclaré, il y a quelques mois, lors d’un entretien avec l’Archipel contre attaque, Louis Aliot ne jure que par la « contractualisation ». En clair, si c’est pas écrit, ça n’existe pas !

 

Croyant avoir l’accord de la mairie, les dirigeants de la Bressola auraient donc signé un « sous-seing d’acquisition », mais ce ne serait pas la Bressola qui deviendrait propriétaire du monastère. Si ce genre de montage juridique est banal, la politesse aurait été d’en toucher un mot à la mairie.

C’est qu’il est susceptible Loulou. Et puis, c’est pas parce qu’il est avocat d’affaires qu’il est capable de savoir qui sont les sociétaires d’une SCI.

Résultat, avec la brutalité décisionnelle habituelle, la municipalité a préempté le monastère.

Quand tu préfères la politique de bas étage au Code de l’urbanisme

Alors les dirigeants de la Bressola s’insurgent et portent plainte. Ils perdront devant les tribunaux. Ce qui est de l’ordre du détail.

L’affaire permet aussi à la simili-opposition de brailler comme des putois, montrant ainsi qu’elle n’a rien dans le crane.

On pensera à Mark Knopfler chantant : « There's a protest singer, he's singing a protest song »

Si la simili-opposition agissait réellement contre l’extrême droite, celle-ci ne serait pas à la mairie. Et, surtout, elle n’aurait pas l’assurance d’y rester pour 3 ou 4 mandats.

Surtout que, si la mairie avait laissé l’affaire suivre son cours, le projet serait tombé à l’eau de lui-même.

 

En effet, le projet présenté par la Bressola prévoit un budget de 1 280 000 € pour l’achat du monastère et de 1 400 000 € pour les travaux de mise aux normes. Le montant des travaux dépasse la valeur du bien, et un changement de destination est obligatoire, un permis de construire est donc, lui aussi, obligatoire.

Le bâtiment deviendra une école, c’est-à-dire, vu le dossier, un ERP de type R et de catégorie 4.

La classification des ERP : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32351

Le monastère étant en zone inondable, avec un risque de l’ordre de 1 mètre d’eau au rez-de-chaussée, il est peu probable que le service instructeur, soit le service urbanisme de la ville de Perpignan, accorde le permis de construire.

Dans ce genre de situation, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) n’accorde pas non plus de permis de construire.

Et si le NPNRU soutenait la culture catalane ?

Deux événements culturo-éducatifs ont lieu au même moment et dans le même Quartier Politique de la Ville (QPV), qui bénéficie en plus du NPNRU, soit une enveloppe de quelques dizaines de millions.

Si on réfléchit un peu, et qu’on pense « projet », en gros si on fait l’inverse de la méthode à Dédé, il est possible de tirer avantage de la situation.

La carte des QPV de Perpignan : https://sig.ville.gouv.fr/Territoire/QP066005

D’abord on notera que dans le QPV « Diagonale du Vernet » des terrains restent disponibles, et, qu’ils ne sont pas en zone inondable. La mairie en possède d’ailleurs certains.

On a donc du foncier disponible. Et constructible.

Ensuite, malgré les errements de l’époque Amiel/Pujol, il reste pas mal de millions d’euros dans la cagnotte. Autant mutualiser pour être, situation assez rare dans le coin, efficace !

Dans le fond installer un collège-lycée, en immersion, dans l’un des 30 quartiers les plus pauvres de France montrerait que la défense de la culture et de la langue catalane ça n’est pas juste un truc pour petit-bourgeois en mal de sensation. Cela montrerait surtout que la culture catalane est un formidable outil d’insertion socio-culturel et économique.

On ne va pas faire le détail des possibilités, ça serait trop long.La mairie pourrait récupérer le monastère Sainte-Claire pour y installer une médiathèque sous forme d’un « véritable » tiers-lieu culturel, solidaire et associatif ; pour y installer la Phonothèque ; pour aider au développement des quartiers nord, qui en ont vraiment besoin. Tout ça à la fois.

Le collège-lycée, lui, pourrait être construit à la place de la salle de basket, et, intégré dans le NPNRU, participer activement à lutter contre la pauvreté extrême que connaît le Vernet.

En conclusion

Bon, tout ça, c’est juste des idées de développement social, culturel et économique. Il s’agit de projets pouvant aider à améliorer les conditions de vie de milliers de perpignanaises et de perpignanais.

Des idées pour sortir les gens de la merde, quoi.

Donc, les « décideurs » locaux préféreront les balayer d’un revers de main.

Aquí, la culture est représentée par Dédé Bonnet, et, ça n’a pas l’air de gêner grand monde. Car, la seule culture qui vaille aquí, de droite comme de gauche, catalanistes ou franchouillards, c’est la culture de la lose.

 

Bref, comme dirait des escargots dans une cargolade : sem fotuts !

 

 

*Si, comme André Bonnet, vous ne comprenez pas la blague, c’est que, comme André Bonnet, vous êtes ...

 

Médiathèque du Vernet, monastère Sainte-Claire, la Bressola : pour André Bonnet, la culture c’est d’abord et avant tout du BTP ! par Philippe Poisse
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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 18:40

Laurette Naranjo était en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter une réunion d'information sur la pollution visuelle par la publicité dans l'espace de la communauté urbaine dans le cadre d'une enquête publique." C'est le Mardi 12 octobre 

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Laurette Naranjo était en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter une réunion d'information sur la pollution visuelle par la publicité dans l'espace de la communauté urbaine dans le cadre d'une enquête publique." C'est le Mardi 12 octobre

Du 4 octobre 2021 au 5 novembre 2021, une enquête publique portant sur le Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) a lieu. Cette enquête a été lancée par Perpignan Méditerranée Métropole et concerne les 36 communes de la communauté urbaine.

Le RLPi c’est important, ça impacte toute la publicité extérieure sur le territoire de Perpignan Méditerranée Métropole, soit 655,8 km². C’est dire si c’est grand !

Et le RLPi il est vachement bien foutu. C’est un projet Jean-Marc Pujol à la base faut dire.

 

L’enquête publique en ligne : https://www.enquete-publique.perpignanmediterraneemetropole.fr/enquete-publique/128/observations

 

Oui, grâce au RLPi, et à toutes les dérogations qu’il contient, il sera possible d’installer de bien beaux écrans numériques sur le parking de Força Real (commune de Montner) ou au pied de l’escalier de l’ermitage Notre-Dame-de-Pène (commune de Cases-de-Pène).

Oui, le RLPi a été écrit par les professionnels de la publicité. Le bilan de concertation le prouve d’ailleurs, vu qu’il contient la liste des structures et personnes concertées.

Mais surtout, le RLPi, et là on sent la patte Jean-Marc Pujol, fait la part belle aux vendeurs de luminaires.

Oui, le RLPi permet, grâce à son article 4 et un jeu subtil de dérogations au Code de l’environnement, d’éclairer les publicités la nuit.

Oui, grâce au RLPi, ce ne sont pas seulement les écrans numériques qui vont pulluler, ce sont les panneaux éclairés qui vont pousser comme des champignons, à raison de 1 tous les 50 mètres.

Oui, le RLPi a été écrit pour et par les vendeurs de luminaires !

On est à Perpignan, faut pas oublier.

 

Hélas, pour le lobby des luminaires, des citoyens, conscients du problème, se mobilisent pour s’opposer au RLPi.

Et, autour d’associations comme Alternatiba 66 et de collectifs comme le Pacte pour la Transition (collectif de Toulouges), ils organisent la réponse à la communauté urbaine.

Et donc, le mardi 12 octobre, à 18h30, au cinéma de Toulouges (à l’étage de la salle des fêtes, place Louis Esparre), se tiendront une réunion publique d’information sur le RLPi, sur l’impact de la publicité et, d’abord et avant tout, sur comment lutter.

N’hésitez pas à venir !

Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi)
Article 5
Par ailleurs, toute publicité ou préenseigne est interdite en agglomération aux abords
de la Têt à Perpignan excepté sur le mobilier urbain où la surface de la publicité ou
préenseigne ne peut excéder 2 mètres carrés. Cette zone est délimitée sur les
annexes graphiques.
Le RLPi interdit donc de poser des enseignes et autres panneaux publicitaire au bord de la Têt, mais seulement en agglomération.
La carte, page 119 des annexes, montre la zone où l’interdiction s’applique.
En pratique cette interdiction ne concerne que la voie sur berges (la D900a). Le reste des berges de la Têt, de Canet à Saint-Feliu, n’est pas soumis à cette interdiction.
Deux observations à ce sujet.
D’abord, la loi interdit déjà d’installer des panneaux publicitaires le long des voies rapides. D’un strict point de vue juridique, l’article 5 n’apporte rien.
Ensuite, les voies le long de la Têt, notamment la piste cyclable reliant Perpignan à Bompas, pourront, dans l’absolu, recevoir des enseignes de petits formats.
Pour rendre cet article à peu près acceptable, il suffirait de supprimer le « en agglomération ».
Mais sans une forte mobilisation citoyenne, cela n’arrivera pas.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire !
Règlement Local de Publicité intercommunal : quand le lobby des luminaires fait la loi! interview Laurette Naranjo par Nicolas Caudeville, article Philippe Poisse
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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 15:03

Bon, Loulou, on a bien compris, t’as un problème là. Un gros problème même.

On a bien compris que Jean-Marc Pujol et Olivier Amiel t’ont laissé un dossier mal monté, incohérent, totalement stupide par bien des aspects. En plus, sur les 130 millions d’euros que l’ANRU leur avaient accordé, ces deux incompétents notoires en ont dilapidé près de 60 millions. Et pour pas grand-chose, soyons honnêtes.

 

Mais, franchement, Loulou !, c’est pas parce que tu n’as pas d’idée sur la rénovation urbaine à Saint-Jacques, qu’il faut accuser tout le monde de tremper dans le trafic de drogue. Non, c’est pas sérieux. En plus de ne pas être opérationnel.

Bon, là je sens qu’une petite leçon de choses s’impose.

 

D’abord quand on est un élu d’extrême droite, on est légaliste, sinon le coup des « je vais repeindre les quartiers en Bleu Blanc Rouge » ça marche pas. Donc, mon petit Loulou, si tu as des dossiers, tu dois les transmettre au procureur de la République. Si t’as pas l’adresse, pas de soucis, tu me passes un coup de fil, et je t’emmène au tribunal, histoire de faire les papiers. En plus, tu verras, le quartier est sympa, et s’il fait beau, on pourra aller manger une glace en terrasse. J’invite !

Parce que, je te rappelle, que, au titre de l’article 16 du Code de procédure pénale, alinéa 1, les maires et les adjoints, ont la qualité d’officiers de police judiciaire, et que, à ce titre, vu l’article 40 du Code de procédure pénale, s’ils sont au courant de comportement délictueux ou criminels, ils sont « tenus d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».

 

L’article 16 du Code de procédure pénale : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038311874/

L’article 40 du Code de procédure pénale : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006574933/

 

Ensuite, on a bien compris qui tu vises. Et pourquoi.

La communauté gitane te pose problème. Ça gueule fort, ça gigote, ça ne se laisse pas si facilement que ça acheter. Et les leaders sont coriaces.

Beaucoup plus que prévu.

Donc tu t’es lancé dans une campagne de décrédibilisation, à petit frais. Ce qui est un peu con, parce que t’as quand même 70 millions en banque, et que quitte à faire une campagne de propagande, autant y mettre les moyens. Et les formes.

Bon, on va pas se cacher derrière son petit doigt. Il est des gens à Saint-Jacques, qui ne sont pas parfaitement honnêtes. Certains ont pu, pour diverses raisons, y compris la drogue, avoir maille à partir avec la Justice. Mais de là à accuser tous les « chefs de clan » d’être « liés à un certains nombres de trafics », c’est abuser. Non, Loulou, il ne faut pas jeter l’assistant parlementaire avec l’eau bain, c’est bien connu. http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/09/video/perpignan-duel-a-st-jacques-entre-louis-aliot-et-le-gitan-nounours-par-philippe-poisse.html

 

Et puis, Loulou, tu sais que je t’aime bien, dans le fond, que j’ai envie de te voir réussir. Surtout que la" très climaticide" Agnès Langevine en veut à ton siège. Et ça, c’est pas du tout acceptable.

Pour réussir, il va bien falloir parler, voire négocier, avec tout le monde. C’est pas juste une histoire de démocratie, c’est surtout une histoire de pragmatisme. Tu peux pas virer les habitants de Saint-Jacques, Loulou, va falloir les prendre en compte dans le montage des projets.

D’ailleurs, dans le fond, négocier avec des dealers c’est pas tellement un problème. Regarde la place Rigaud, les beaux aménagements que ta municipalité a réalisés depuis un an, ils ne sont utiles que pour eux. La palissade pour rendre la caméra de vidéosurveillance aveugle et ainsi permettre de commettre différents trafics en toute impunité, c’est rudement malin.

Tous les trafiquants de la place te remercient chaudement. Certains ont même promis de voter pour toi en 2026. S’ils ne sont pas en taule, bien entendu.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/09/perpignan/place-rigaud-precis-de-decomposition-ou-la-mite-de-sisyphe-par-nicolas-caudeville.html 

 

Donc, Loulou, tu arrêtes de taper comme ça, de façon puérile sur les gitans, qui ne sont pas pire que le reste de la population, tu t’entoures de gens compétents, je sais, dans le coin ça manque un peu ce genre d’individu, et tu bosses sérieusement. Tu verras, pour 2026, ça te sera grandement utile.

Et puis, n’oublie jamais, pour les doutes métaphysiques, les peines de cœur et les rétrocommissions je serais toujours là pour toi.

 

 

PS : en fait, je suis surtout là pour les rétrocommissions.

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 13:37

Cette histoire se déroule au dernier conseil municipal

 

Le basket c’est sympa, moins que la pétanque, mais c’est sympa quand même. D’ailleurs, Loulou Aliot, quand on lui demande son avis, dit toujours « c’est un joli sport ». C’est dire si ça plaît aux gens.

Sauf qu’à Perpignan, l’ancien club avait beau s’appeler l’Étoile Sportive Basket Perpignanais, ça ne brillait pas des masses.

L’ancienne direction était surtout connue pour des histoires de rifles, pas franchement légales, pour des tensions violentes avec la fédération nationale, et une disparition prématurée. Faut dire que l’Étoile c’était la tentative de reprendre le Basket Catalan Perpignan Méditerranée, qui avait subi une liquidation judiciaire en 2015, avec sanction sportive à la clé.https://www.lindependant.fr/2016/04/01/rifles-du-perpignan-basket-prison-ferme-requise-contre-patrick-esteban,2178431.php

 

S’en sont suivies 6 années mouvementées, se clôturant fin 2020 par la décision radicale de Loulou de stopper les frais en expulsant l’Étoile des locaux que la mairie lui mettait à disposition.

 

Au début, naïfs que nous étions, on s’était dit que Loulou il voulait juste faire chier Pujol et sa compagne, Fatima Dahine, ancienne joueuse professionnelle au sein du club de Perpignan.

C’est clair, on était naïf.

D’abord parce que Loulou a eu le soutient de la fédération française de basket-ball. C’est dire si sur le coup il a réfléchi, ce qui lui arrivera rarement, faut reconnaître.

Ensuite, parce que Loulou il a remonté un club, tout seul avec ses petits bras. Et pour être sûr d’avoir des gens « honnêtes » à sa tête, il a pris des gars qui sont pas du coin. Des fois, il peut être malin Loulou.

 

Sauf qu’un club, ça coûte des sous, plein de sous, et qu’au démarrage, en général, les responsables sont fauchés comme les blés. Donc, en septembre 2021, la municipalité a voté une subvention de 50 000 € pour la saison 2021-2022. Vous me direz, et vous aurez raison, vu ce que certains sports touchent, c’est pas beaucoup.

 

Et c’est là que Fatima Dahine s’est, subitement, découvert une passion pour la défense des finances. Pour quelqu’un qui a participé pendant plus de dix à la gestion de la ville c’est surprenant.

 

Fatima, tentant de prendre la balle au rebond (je sais, là, la blague elle est nulle), tacle la municipalité au motif qu’une subvention de 50 % du budget prévisionnel c’est « du jamais vu ». En effet, l’association Perpignan Basket Catalan a présenté un budget de 102 000 € pour la saison à venir.

 

Et là, la réponse ne se fit pas attendre !

 

Comme l’a rappelé Sébastien Ménard, adjoint au sport, pour la saison 2015-2016, la subvention que cette brave Fatima avait fait voter en faveur de l’Étoile était de 70 000 €, pour un budget de 112 000 €. Et pour la saison suivante ce fut la même chose.

C’est alors, que, niant son Alzheimer précoce, cette pauvre Fatima s’emporta en accusant Sébastien Ménard de « communiquer sur des faux ». On notera que l’accusation est assez grave.

 

Alors, à l’Archipel contre attaque, comme on a peur de rien, et du temps libre, on est allé vérifier les bilans de la mairie pour 2015, 2016 et 2017. Les documents étant en ligne, on a même pas eu besoin de prendre une douche et de sortir dans la rue. C’est dire si on est doué.

Et qu’a-t-on trouvé dans les tableaux des aides et subventions aux associations ?

Pour 2015 une subvention de 20 000 €.

Pour 2016 une subvention de 50 000 €.

Pour 2017 une subvention de 70 000 €.

 

Vous pouvez voir le détail a cette adresse :

https://www.mairie-perpignan.fr/municipalite/finance

 

Alors oui, on est d’extrême gauche, en plus d’être gauche, et on n’aime pas l’extrême droite, mais sur le coup faut reconnaître que Fatima raconte n’importe quoi. Bon, c’est pas une surprise non plus. Ça fait plus de dix ans qu’elle est élue, on sait à quoi s’attendre.

On l’aime bien Fatima, c’est toujours sympa en soirée de raconter des blagues sur elle, surtout qu’elle se renouvelle tout le temps.

Mais on s’inquiète un peu quand même. Parce qu’à 48 ans, un Alzheimer précoce, ça pourrait nous gâcher le mandat !

Perpignan/Vidéo,Basket et subventions : Fatima Dahine souffrirait-elle d’Alzheimer ? par Philippe Poisse
Perpignan/Vidéo,Basket et subventions : Fatima Dahine souffrirait-elle d’Alzheimer ? par Philippe Poisse
Perpignan/Vidéo,Basket et subventions : Fatima Dahine souffrirait-elle d’Alzheimer ? par Philippe Poisse
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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 17:37

 Lors du conseil municipal de septembre 2021, la mairie a acté la création de 160 places de parking payant sur la place Cassanyes et dans les rues adjacentes.

Bruno Nougayrèdes a donc posé la question de l’impact de cette création sur la délégation de service publique (DSP) signée avec Indigo.

La grande question est de savoir si la redevance payée par Indigo va augmenter ou si Indigo va juste gagner de l’argent sans travailler.

 

En réponse à cette question fondamentale, la municipalité a précisé qu’elle va « tenter » en 2022 de renégocier, en position de faiblesse, cette DSP. Gageons que, une fois encore, l’automobiliste perpignanais sera perdant.Bruno Nougayréde semble être le seul leader de l'opposition au conseil municipal face à Louis Aliot. La gauche n'existe plus à Perpignan, il reste la droite au conseil municipal . Qui est ce chef d'entreprise de l'édition (édtion du Rocher https://www.booksquad.fr/bruno-nougayrede-confirme-sa-place-de-president-du-groupe-des-editeurs-de-religion-du-sne/) . Et pourquoi est-il l'un des rares à poser les bonnes questionsNous l'avons interviewé. 

Perpignan:Bruno Nougayréde leader de l'opposition à Louis Aliotfa au conseil municipal  : Qui va toucher l'argent de la place Cassanyes ! interview Nicolas Caudeville et Philippe Poisse
Perpignan:Bruno Nougayréde leader de l'opposition à Louis Aliotfa au conseil municipal  : Qui va toucher l'argent de la place Cassanyes ! interview Nicolas Caudeville et Philippe Poisse
Perpignan:Bruno Nougayréde leader de l'opposition à Louis Aliotfa au conseil municipal  : Qui va toucher l'argent de la place Cassanyes ! interview Nicolas Caudeville et Philippe Poisse
Perpignan:Bruno Nougayréde leader de l'opposition à Louis Aliotfa au conseil municipal  : Qui va toucher l'argent de la place Cassanyes ! interview Nicolas Caudeville et Philippe Poisse
Perpignan:Bruno Nougayréde leader de l'opposition à Louis Aliotfa au conseil municipal  : Qui va toucher l'argent de la place Cassanyes ! interview Nicolas Caudeville et Philippe Poisse
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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 05:46

Certains matins, tu préférerais rester au lit. T’as trouvé une Bene Geserit https://www.youtube.com/watch?v=04aw2ymZedw pour te faire des massages thaïlandais, avec ses petits pieds. De toute façon la météo est pourrie, vaut mieux rester au chaud, à écouter des mantras.

Et puis le téléphone sonne.

– Salut Leto, c’est Shaddam IV à l’appareil. Ça te dirait d’aller sur Arrakis, histoire de récolter de l’épice ?

Évidemment, t’es pas réveillé, t’as pas eu tes deux thermos de café, t’as pas les yeux en face des trous, alors tu réponds :

– Bien sûr !

Et là, t’es bien dans la merde.

Parce qu’entre les Harkonnen et les Fremen, le coin, c’est pas jojo. Et puis le commerce interplanétaire, c’est un vrai métier.

Et de toute façon, pour paraphraser Homère et Simone Weil, le héros c’est juste un cadavre, traîné dans le sable, à l’arrière d’un char.

Si vous avez de la chance, vous serez mort avant d’avoir la gueule enfoncée dans la boue.

 

À Perpignan, on fait pas trop dans l’épice, mais on a des trucs à moissonner. Notamment dans l’immobilier. Et puis ici, les élus, les candidats aux élections, et toutes les choses qui gravitent autour, façon scathophagidae, n’ont ni idées ni programmes, juste des lubies. Alors Jean-Marc Pujol, en 2014, eut une lubie. Le retour de la faculté de Droit en centre-ville !

Le président de l’université d’alors, un beau gosse doublé d’un bolos, ne fut pas dur à convaincre. Jean-Marc Pujol n’eut qu’à lui dire : « je vire les Harkonnen et les Fremen, heu…, pardon, les habitants je voulais dire ; la mairie paye pour tout, y compris le ménage, pendant 99 ans ; et avec la gentrification, on va toucher gros. »

À la fac, tout le monde a trouvé l’idée géniale. Ils ne savaient juste pas pourquoi.

On est à Perpignan, après tout, la ville où plus c’est stupide, plus ça plaît à l’élite locale.

 

L’astuce résidait dans le fait que la mairie finançait le projet dans le cadre du Contrat de Ville et du NPNRU. En clair, le bousin coûte dans les 30 millions d’euros, mais la mairie ne participe au financement qu’à hauteur de 10 ou 15 %. L’ANRU finance le gros des dépenses.

La combine est simple, les partenaires publics payent les lubies du maire, et l’université peut frimer avec un campus tout neuf.

Sur le papier tout le monde y gagne.

Sur le papier seulement.

Parce que le Contrat de Ville et le NPNRU, c’est d’abord du social. Surtout à Saint-Jacques !

L’ANRU et l’État imposent des obligations en termes de politiques sociales.

Et là, ça coince.

Sérieusement !

 

De 2014 à 2020, le discours de la municipalité d’alors est passé d’un optimisme imbécile à la méthode Coué résignée. En 2014, lors de la campagne municipale, le retour en centre-ville allait sauver Perpignan. En 2015-2016, on déclarait que l’on allait mettre en place des partenariats avec les commerces, histoire que les étudiants y dépensent leur argent. En 2017 on affirmait que 10 millions ça n’était pas assez, alors on lança une Phase 2, en injectant 20 millions de plus. En 2018 on paniqua face à la révolte des habitants qui, de façon prévisible, réclamaient leurs parts, et, surtout, du respect. En 2019 et 2020, on en était rendu à des « une fois les travaux terminés, le quartier sera transformé et les conditions de vie s’amélioreront. »

Le duo Pujol/Amiel fut balayé en 2020 par les Sardaukars de Louis Aliot.

Louis Aliot repris alors le dossier, sans vraiment proposer de changements majeurs, faute de connaître la situation et d’avoir une vision claire pour la ville.

En août 2021, lors d’une réunion publique, houleuse, Louis Aliot finit par lâcher qu’il ne voyait pas comment le Campus Mailly pouvait avoir un effet social positif sur le quartier. L’absence de projet social, connu de tous les intervenants depuis 2016, était enfin assumée en public.

 

Si du côté de la mairie on assume un possible échec, on rappelle aussi que l’université doit mettre en œuvre des programmes d’actions sociales visant à favoriser l’intégration du Campus Mailly et de ses étudiants dans le quartier Saint-Jacques.

Interrogé, lors de sa conférence de presse de rentrée de septembre 2021, sur la question de l’action sociale en direction des habitants de Saint-Jacques, Yvan Auguet, le nouveau président de l’université, n’a pas su répondre sur le fond. Nous serons d’accord avec lui sur le fait qu’il est difficile de lancer des projets tant que les étudiants ne sont pas arrivés en ville. Mais le projet a été lancé en 2014 ; il a failli capoter en 2018 lorsque la tentative de démolition de l’îlot Puig, manquant

de provoquer des émeutes urbaines ; depuis 2019 les travaux de la Phase 2 sont en cours. Depuis plus de 7 ans personne n’a été capable de proposer quoi que ce soit pour répondre au premier et principal objectif qui a guidé ce projet à 30 millions d’euros : redynamiser le centre-ville !

 

Si l’incurie de la mairie de Perpignan ne surprend plus personne depuis bien longtemps, l’incapacité de réfléchir sur les problèmes sociaux locaux de l’université surprend encore. À croire que tous ces braves gens ont eu leurs diplômes dans des pochettes surprises.

 

Ouais, certains matins, faut rester au lit !

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 15:34

"L'avenir est à ceux qui ne sont pas désabusés." Georges Sorel

 
 
Philippe Poisse était en direct pour l'archipel contre attaque info, il revient sur la démolition de Bétriu, sur l'absence de politique économique, sociale et de sécurité à Perpignan
 
DOSSIER DE PRESSE. NOUVEAU PROGRAMME DE RENOVATION URBAINE.
LANCEMENT DU PROJET "BETRIU"
“SECURISER-EMBELLIR-OUVRIR-ACCOMPAGNER”
3 SEPTEMBRE 2021
Contenu des fascicules
Page 5
synthèse texte surligné
LE CHANTIER DE DEMOLITION : PREMIER ETAPE DU PROJET BETRIU
Contient des informations sur les phases de démolition
Résumé deux phases :
Una phase de préparation qui débet ce lundi 6 septembre et qui dura deux semaines.
Une phase de démolition qu’elle, durera quatre semaines.
La fin des travaux est prévue le 29 Octobre 2021
Un plan pour indiquer les places de stationnement et les voies de circulation.
Page 6
LES QUATRE AXES DU PROJECT BETRIU
1/ SECURISER.
Page. 7
2/EMBELLIR.
synthèse texte surligné
(…) la réalisation de 35 logements dont l’architecture devra permettre a mise en valeur de cet espace, ainsi que donner á leurs occupant une qualité d´habitation nettement supérieure. C’est aussi la raison pour laquelle le Project prévoit à également le réalignement de la rue de Potiers, ainsi que la rénovation des bâtiments fortement dégradés de cette rue.
Création d’un parc urbaine.
Ce projet d’embellissement se fera en concertation avec les habitants et les commerçants du quartier.
3/ OUVRIR
synthèse texte surligné
D’ouvrir le quartier sur son enivrement extérieur
Permettre les conditions d'une réelle mixité sociale.
La réalisation de logements en accession libre mais aussi de de logements dit très sociaux
Une proposition graphique de plans de façade est présentée
Perpignan Visual Ilot 4. Proposition 8 éch :1/200 Date 13/10/2020.
Ilot Paradis.
Page 8.
4/ACCOMPAGNER
synthèse texte surligné
(…) la ville travaille donc á l’élaboration d’un volet social efficace, pertinent et cohérent.
(… d’un dialogue portant á la fois sur le projet en lui-même et sur des projets d’accompagnent, par exemple dans le domaine de la santé.
La Maison de quartier installée á l’
Espace Carola, va devoir également développer ses activités et renforcer sa présence su l’ensemble du quartier.
RENSEIGNENTS. Direction de l’habitat et de la Rénovation Urbaine
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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 01:31
Philippe poise était sur sa terrasse et de là, il a filmé ça.(filmé le 13 septembre 2021, vers 21h45).
La base des tirs se trouve vers le cimetière de l'ouest.
Désolé pour la très mauvaise qualité de la vidéo, ayant été pris de court, j'ai pris le premier truc que j'avais sous la main.
 
 
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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 00:52

Bétriu, Radio Gitane, Saint-Jacques, sans culture, pas d’espoir !

 

Lorsque dans plusieurs siècles, les historiens se rappelleront le 3 septembre 2021, deux faits marquants leurs viendront à l’esprit. D’abord la sortie du 17e album d’Iron Maiden, « Senjustsu », qui est long, certes, mais qui est bon ; et, la conférence de presse de Loulou Aliot, pour nous parler de la démolition de Bétriu.

 

Bon, on savait déjà que l’immeuble allait tomber. L’effet de surprise été éventé, façon bouteille de Coke mal fermée. La réunion publique, la semaine précédente, avait cadré le projet. La conférence n’était là que pour peaufiner les détails.

Donc m’sieur l’maire nous a parlé pognons, genre « j’ai 70 millions pour le quartier, et vous inquiétiez pas les enfants, je vais tellement vous arroser que vous allez être plus mouillés qu’un jour de pluie ». Et puis on nous a promis des logements de qualité. Parce que, si c’est pas de qualité, dans le style du quartier, on n’en veut pas. Nous, le populo, on veut de l’authentique, on veut du charme, on veut du traditionnel. Le moderne, le cheap, c’est pas pour nous. Faut être clair, nous, on a du goût.

Et ça a un peu parlé de calendriers et de drogues. Attention, c’est pas que dans le coin on soit accroc aux agendas, mais entre deux rails de coke, on aime bien savoir combien de temps les chantiers vont durer.

Et puis, si les flics, le parquet, et l’État pouvaient faire un peu le ménage dans le coin, ça serait sympa comme tout. On va pas sombrer dans le tout répressif, mais on est d’accord avec Loulou, les marseillais avec les Kalachnikovs ça fait désordre.

 

Et puis, et puis, on a parlé culture. Parce que la culture c’est important aussi.

Bon, y’a André Bonnet qui a un peu fait tâche. Mais bon, c’est Dédé, faut dire.

Bon, on l’aime bien Dédé, mais c’est un peu l’idiot du village. Si tu lui fais écouter le dernier Maiden, il va te dire que c’est le meilleur disque de flamenco qu’il a entendu depuis longtemps, et que les solos de violoncelles sont exécutés avec brio.

Dédé, c’est un peu le gars que tu sais pas comment, ni pourquoi, il est là, mais que tu sens bien que tu vas avoir du mal à t’en débarrasser.

Alors Loulou, qui avait oublié le café et les croissants, nous a parlé de la radio gitane.

Oui, Loulou pense que la culture c’est vachement important, d’ailleurs il est prêt à mettre le paquet. On l’a compris, c’est pas une affaire de pognon, il signera le chèque, quelque soit le montant, c’est une affaire de lieu. Parce que, pour créer une radio, il faut un lieu.

Et sur ce point, il tergiverse de trop. Loulou, il n’a toujours pas trouvé le bon endroit.

C’est pourtant pas faute de lui dire : « Louis, mon tout petit, on t’aime bien, tu le sais, mais là tu t’entêtes, inutilement. Le lieu, c’est l’évêché, ses salles superbes, son jardin à nul autre pareil. Point barre ! »

Faut dire, quand t’as écouté un concerto de violes de gambe dans les jardins de l’évêché, souvenir de 2018, t’es comme la Pologne en 40, conquis !

Y’a que Dédé, qui nous avait dit : « ils avaient un drôle de son ces accordéons ! »

 

Parce que la culture, c’est pas juste des petits fours et des coupes de champagnes. C’est aussi du lien social. C’est aussi du développement socio-économique. C’est aussi de l’identité. C’est aussi de la fierté.

Sans la culture, nous sommes pires que des animaux.

Sans la culture, nous ne sommes que des brutes.

 

Alors, va falloir arrêter de tourner autour du pot et s’y mettre sérieusement.

Parce que le laisser faire, à Saint-Jacques, comme à Perpignan en général, ça urge !

 

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