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L'archipel Contre-Attaque

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 07:17

Manque de poubelles à Saint-Jacques, où quand la gestion des déchets signe la lâcheté politique

 

Manque de poubelles à Saint-Jacques, où quand la gestion des déchets signe la lâcheté politique

 

2016, centre social rue de la Briqueterie, réunion du conseil citoyen. Tout le monde est là, des habitants, des représentants associatifs, des gens de la préfecture, des responsables de la mairie. Et, assis à côté de moi, l’un des responsables de la gestion des déchets à Perpignan Méditerranée Métropole.

Les habitants se plaignent de l’absence de poubelles. La ville a forcé l’OPHLM a enlevé tous les containers des immeubles. Les containers enterrés c’est l’avenir, faut être moderne. Mais, installés n’importe comment, les habitants ont mal vécu le changement.

 

Et puis, une fois les containers enterrés, la mairie a décidé de refaire la voirie. Résultat, plus de revêtements en dur, plus de trottoirs, et, plus de camions pour vider les containers enterrés.

 

Trop dangereux ! Le sol est mou, les camions risquent de se renverser.

Veolia a prévenu l’Agglo. L’Agglo n’a pas prévenu la mairie.

Les immondices s’accumulent ; les habitants gueulent.

Je pose alors une question, histoire de jouer les écolos de service : « est-ce que la ville et l’Agglo ont une politique de réduction des déchets ? »

Le gars de PMM, qui me connaît de réputation, éclate alors de rire. Il n’était pas loin de me donner une grande claque dans le dos, en balançant un : « il est marrant le petit ! »

Les représentants de la mairie, de l’Agglo, et de la préfecture serraient les dents. Ils n’ont rien à répondre.

Je les sors d’une situation au-delà du pénible avec un : « je crois que ça répond à ma question. »

 

 

2021, Atelier d’urbanisme, réunion d’information sur la démolition de Bétriu. La salle est pleine. Lino Gimenez, plus connu sous le nom de Nounours, prend le micro, et la parole.

 

Leader de la contestation contre le projet, imbécile, de Jean-Marc Pujol et d’Olivier Amiel, il s’impose comme le leader de la contestation contre le projet de Louis Aliot.

Non, il n’y a pas d’alternative, n’en déplaise aux petits-bourgeois, qui ne sont plus riverains de la place Cassanyes depuis longtemps, et qui mentent, principalement à eux-mêmes, en se rêvant anarchiste, alors qu’ils ne sont que de vagues sociaux-démocrates.

Nounours parle, comme il sait le faire. Il met les dossiers sur la table, et, les pieds dans le plat.

Et là, Louis Aliot se déballonne !

Le grand Louis Aliot, celui qui se rêve un destin de ministre, se couche devant Nounours. Oui, Louis Aliot, comme Alizé chantant « Moi… Lolita », nous sort un : « c’est pas ma faute à moi ! »

 

D’abord, Louis Aliot accuse Nounours de lui avoir forcé la main en ce qui concerne la démolition de Bétriu.

 

Louis Aliot oublie juste que, en tant d’élu d’une opposition qui ne s’est jamais opposée, il a voté, deux fois, une fois au conseil municipal, une fois au conseil communautaire, la démolition de Bétriu. Oui, Louis Aliot a voté le NPNRU. Oui, Louis Aliot n’a jamais rien trouvé à redire à ce projet, qu’aujourd’hui il critique si fermement.

Mais, heureusement pour lui, Perpignan n’a pas de mémoire.

 

Et puis, et puis, Nounours enfonce le clou, en rappelant le problème des poubelles à Saint-Jacques.

 

Alors oui, le quartier est sale, les gens balancent les déchets n’importe où, mais, le quartier manque de poubelles. Pas de containers enterrés ici. Faut dire que les rues sont étroites, les camions de Veolia ne passent pas.

Mais la police municipale, à vélo, passe, et, distribue des amendes.

Que ce soit à Saint-Jacques ou aux Baléares, les élus, d’où qu’ils viennent, politiquement et géographiquement, ne veulent pas gérer les déchets. Ils ne veulent pas les réduire non plus. Ils préfèrent encaisser l’argent. Rien de plus, rien de moins.

Et là aussi, louis Aliot se couche. Lamentablement !

 

Il n’est qu’un simple exécutant. Il envoie le petit personnel faire des passes à Saint-Jacques, et c’est Robert Vila qui encaisse l’argent.

Non, Louis Aliot n’y peut rien. Louis Aliot est impuissant face à la loi NOTRe, et, aucun Viagra politique ne pourra lui venir en aide.

« C’est pas ma faute à moi » nous chante-t-il.

Pour avoir des poubelles, on sent bien qu’il va falloir aller pleurer devant la mairie de Saint-Estève. Parce que l’homme fort est là-bas. Ceux qui ont cru qu’il était place de la Loge se sont trompés.

 

 

Pour conclure, il faut bien reconnaître que le déchet est un sujet sensible.

 

En parler publiquement demande un courage que la classe politique locale n’a pas.

Je me souviens d’Olivier Amiel me disant, en souriant, « en vrai c’est pire que ce que vous pensez ». Parce que les montages financiers et juridiques sont particulièrement opaques.

On finira par croire que l’absence de politique de réduction des déchets cache simplement le fait que le déchet rapporte gros, très gros.

Et, vu l’état des rues, on finira aussi par penser qu’un déchet jeté dans le caniveau rapporte, beaucoup, plus qu’un déchet jeté dans une poubelle.

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 13:20

 

Vendredi 27 août 2021, Atelier d’urbanisme, Perpignan, 18 heures et des brouettes. La salle est pleine ; le pass sanitaire validé, tout le monde est là, attendant « l’annonce ».

Non pas celle de la démolition de Bétriu ; non pas celle de la relance du NPNRU. Non, non, pas ce genre d’annoncettes sans intérêt. Sinon l’opposition serait venue, faire de la politicarderie de bas étage. Non, « l’annonce » étant sérieuse, l’opposition est allée à la plage, griller des merguez, lors de barbecues petits-bourgeois. On est à Perpignan, l’opposition n’est là que pour démontrer que le ridicule ne tue pas. Oui, l’opposition a lu Nietzsche, mais elle l’a compris de travers. « Ce qui ne tue pas rend plus fort ». Le ridicule ne tue pas, donc, le ridicule rend plus fort.

CQFD !

 

Non, Loulou, jeune marié, est là pour la « Grande Annonce » !

Certes, au sein du comité représentatif des Bisounours des Pyrénées-Orientales on était déjà au courant. « Perpignan la rayonnante » était clairement un signal montrant le ralliement de Loulou à la mouvance lancée par Grosjojo, le Bisounours solaire.

Au sein de la mouvance de Groscopain, on a été un peu déçu. Personne ne s’attendait à ce que Loulou rejoigne Grosbisous. Trop convenu. Pas assez disruptif. Loulou est un rebelle, pas un suiveur. Mais tout de même.

On a été un peu déçu. Puis on a fait un gros câlin, tous ensemble.

 

Alors Loulou prit la parole et nous dit à tous : « je suis de gauche ! »

Oui, Loulou, pendant 2 heures de réunion, nous a parlé de l’importance des politiques sociales. Loulou nous a parlé de l’importance de l’humain.

Loulou nous a parlé de l’importance de la qualité des logements, tout en respectant l’architecture et l’âme du quartier Saint-Jacques.

Oui, Loulou veut, je cite, « garder l’âme du quartier tel qu’il est aujourd’hui ».

Loulou veut de la transparence, et, en finir avec l’opacité technocratique qui domine dans la pensée politique locale.

Non, Loulou, ne viendra pas, en douce, déplacer les habitants à leur insu.

Non, les reloger est un « devoir moral pour la mairie ».

Loulou nous l’a bien rappelé, à plusieurs reprises, c’est « ensemble » que nous changerons l’image de Perpignan, en rénovant Saint-Jacques. Oui, le mot d’ordre est « tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais ». Pour un peu, on se serait cru à une manif de la CGT.

 

Mais, hélas, Loulou est bien seul, en tant qu’élu de gauche, et, il doit faire face à l’hostilité d’élu·es de droite, voire d’extrême droite. Comme, par exemple, les élu·es roses-bruns du Conseil départemental, qui, il n’y a pas si longtemps que ça, dépensèrent plusieurs dizaines de milliers d’euros pour réhabiliter Robert Brasillach.

Et, aujourd’hui, ces fâcheux, à tendance fasciste, refusent de financer des éducateurs de rue. Alors que, comme tout le monde d’un peu sensé le sait bien, les éducateurs de rue participent de la vigueur du lien social, et, sont des rouages majeurs de toute politique d’éducation populaire et donc, d’émancipation.

Mais non, ces élu·es préfèrent acheter des châteaux dans les Aspres plutôt que de tendre la main aux habitants du quartier le plus pauvre de France.

Ces élu·es sont indignes !

 

Oui, Loulou a raison, seule une politique sociale forte, remettant l’humain au centre des décisions, définie dans la co-construction avec les habitants, de manière à tendre vers la co-décision, peut sortir Saint-Jacques de la situation catastrophique dans laquelle le quartier est plongé.

Seule une vision humaniste et fraternelle peut sortir du marasme et de la crise.

 

Ouais, c’est clair que c’est pas gagné !

 

PS : en passant, puisque je vous ai sous la main, je vous signale que la dernière chanson de Guns N’ Roses, sortie début août, est dédiée à la classe politique de Perpignan. Vous voulez une preuve ? Elle s’appelle « ABSUЯD » !

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 16:53

Imaginez une île. Une grande île, au milieu d’un océan paradisiaque, où il fait toujours beau et où la mer est à 25° en permanence, été comme hiver. Un lieu parfait pour les vacances, où les gens sont souriants et accueillants.

Cette île est divisée en deux.

À l’ouest, un pays en cours de développement, tourné vers le tourisme, la drogue et la prostitution.

À l’est, un pays pauvre, à flanc de montagnes, où l’on trouve des cassaves et des chèvres.

 

Comme tout un chacun, les gens de l’est ont besoin d’énergie, principalement pour faire cuire leur nourriture. Comme ils sont pauvres, mais que la terre est riche, pendant longtemps ils ont utilisé le charbon de bois. Les forêts tropicales étaient abondantes et luxuriantes. Le bois était de qualité. D’ailleurs les colonialistes blancs, venus d’outre-mer, l’ont bien compris, eux qui ont pillé le pays pendant des siècles.

Mais la population a augmenté au fil du temps, et avec elle les besoins en charbon de bois. Mais la ressource n’a pas été gérée. Le capital que la Providence avait si généreusement offert aux habitants partit en fumée. Les forêts disparurent, la terre fut mise à nu.

 

Battus par les vents, les ouragans, les cyclones et les pluies diluviennes, les montages s’érodent inexorablement. Les terres arables s’écoulent en coulées de boue vers la mer. Ces coulées de boue ravagent les champs, les villages, et, malheureusement trop souvent, tuent les habitants.

Et le charbon de bois, lui aussi, est venu à manquer.

Dans le nord de l’île, là où les pirates boucanaient et cuisinaient de la soupe de tortue, certains villageois, pris à la gorge par l’incapacité à disposer de charbon de bois pour la cuisine, prennent des risques énormes pour garantir leur approvisionnement.

De simples agriculteurs, ils se font marins, histoire de traverser les bras de mer, larges de plusieurs kilomètres, si ce n’est plus, qui les séparent de petites îles où les arbres poussent encore.

Hélas, ce ne sont que de simples agriculteurs, pas des marins, ni même des pêcheurs. Au moindre coup de vents, leurs frêles esquifs chavirent, et les marins de fortune se noient.

 

Pour remédier à ces problèmes, et essayer de sauver des vies, la Chambre d’agriculture a lancé un programme de plantation d’arbres. Les agriculteurs ne furent pas durs à convaincre. Ils participèrent activement au projet. Pragmatiques, ils comprirent vite l’intérêt pour eux de ces plantations.

Mais les premières tentatives furent des échecs !

Les agriculteurs de ces régions plantent du manioc, pour les cassaves notamment, et élèvent des chèvres. Les chèvres gambadent librement dans les montages et rentrent à l’étable quand elles le veulent. Depuis des siècles il en est ainsi, et c’est très bien pour les habitants du coin. Libres de paître dans les plantations d’arbres, les chèvres broutèrent les jeunes pousses, vouant à la mort les arbres fraîchement plantés.

Voyant cela, les techniciens de la Chambre d’agriculture eurent une idée simple pour régler le problème. Il suffira de protéger les champs où les arbres sont plantés par des clôtures. Une solution simple, peu onéreuse, et, rapide à mettre en œuvre.

Des espaces furent clôturés, des arbres furent à nouveau plantés. Et ce programme échoua lui aussi !

 

Les clôtures entravent la liberté de circuler des chèvres. Et cela est intolérable !

Les gens du coin détruisirent donc les clôtures, restituant aux chèvres leur liberté. Dans un pays dominé par le vaudou, même le Baron Samedi approuva la démarche.

 

Les chèvres sont libres, un point c’est tout. Toute entrave est intolérable !

Les hommes préfèrent mourir en mer, sur des bateaux de fortune, pour un peu de charbon de bois, plutôt que de clôturer des champs. La Liberté et la Mort, diront certains.

 

Personne n’est là pour leur dire que le vrai combat est dans l’élaboration d’un nouveau Contrat social, incluant les caprins. Personne n’est là pour leur dire qu’il existe des alternatives aux charbons de bois. Personne n’est là pour leur apprendre une agroforesterie protégeant les sols, protégeant les hommes, protégeant les chèvres.

Personne n’est là pour leur dire que c’est le Système qu’il faut abattre, pas les clôtures !

Alors, les habitants continuent comme avant la déforestation, enchaînant les coulées de boue et les noyades.

Alors, les habitants continuent comme avant la déforestation, souffrant d’un système social, économique, culturel et politique, que le temps long, l’habitude et une forme de manque d’imaginaire leur ont appris à accepter, voire à aimer.

Si de temps à autres, les habitants de l’île manifestent, parfois violemment, contre le Système, inexorablement, ils y retournent, faute de connaître les alternatives possibles.

 

Les chèvres sont libres, les hommes se noient, les femmes pleurent.

 

 

PS : si vous passez dans le coin, essayez le tasso de cabrit. De la chèvre frite avec des bananes plantains, relevée aux épices locales, une vraie tuerie !

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 18:53

 

Philippe Poisse est un homme patient, ce qui est une vertu, en ces temps de mise en scène d'ultra vitesse. Ainsi donc, il regarde en intégralité les conseils municipaux et en déniche les perles, les moments qui nous renseignent bien plus sur le réel, que des déclarations pontifiantes dans la presse "menstream" locale. Dans vidéos qui date de l'avant dernier conseil municipale et qui ne sont que la première partie, il s'agit d'écouter le timbre de la voie, les mimiques qui trahissent l'intériorité des intervenants, et le mettre en relation avec, ce qui est formellement dit...Ce qui est à retenir , celui qui incarne la seule opposition à Louis Aliot: c'est l'éditeur Bruno Nougayrède. Puisque c'est celui que le maire menace le plus de procès et que ses coreligionnaires ont abandonné!

Hausse des taxes locales et refonte des barèmes

 

Vidéo : taxes.webm https://www.youtube.com/watch?v=_8bIbJ-9z6U

 

Au détour d’une discussion technique, mais médiocre, sur la réforme de la taxe d’habitation, Louis Aliot annonce la couleur : les taxes communautaires vont fortement augmenter !

C’est surtout les taxes sur l’eau et les déchets qui vont augmenter.

En même temps, la base de calcul pour les taxes foncières devrait être révisée dès 2022. Une variation, assez forte, de la fiscalité locale devrait avoir lieu en 2023. Certains ne vont pas rigoler.

 

 

Les Républicains s’opposent au permis de louer

 

Vidéo : permis de louer.webm https://www.youtube.com/watch?v=QBptqrH0iY8

 

Pendant des années, Jean-Marc Pujol, maire Les Républicains, a défendu bec et ongles le permis de louer. Louis Aliot et Robert Vila l’ont mis en place. Il sera expérimenté dans 13 communes de Perpignan Méditerranée Métropôle.

Philippe Capsie, qui n’a pas compris ce que « ne pas se donner en spectacle » signifie, nous gratifie donc d’une petite sortie, toute en douceur, contre le permis de louer.

« Les formalités administratives ne règlent rien ! » Est-ce à dire que ce brave Jean-Marc a eu tout faux pendant toutes ces années ?

 

 

Pour la Sant Jordi offrez donc une rose et un livre gastronomique

 

Vidéo : festival.webm https://www.youtube.com/watch?v=jo9pGl-uv6I

 

Dédé Bonnet est un plein de ressources, y’a pas à dire. La Région, par sectarisme, menacerait de couper les subventions du Centre Méditerranéen de Littérature. La mairie baisse les subventions de 15 000 €. Qu’à cela ne tienne, Dédé a déjà la solution.

Dédé va créer un festival dédié aux livres gastronomiques !

Et qui va payer ? La municipalité pardi.

Il faut dire ce qui est, Dédé mérite son festival, et le Centre Méditerranéen de Littérature mérite sa salle à, l’Hôtel Pams.

 

 

La Justice se noie

 

Vidéo : tribunal.webm https://www.youtube.com/watch?v=fn2wEWhd1mU

 

Au détour d’une question de Chantal Bruzi, Pierre Parrat se permet de faire un bon mot sur le projet d’extension du tribunal. Ce bâtiment serait menacé par des débordements de la Basse !

Quoi qu’il en soit, la situation de la Justice et de l’administration pénitentiaire à Perpignan est catastrophique, et il faudrait bien y remédier un jour.

 

 

La spéculation est en marche

 

Vidéo : spéculation.webm https://www.youtube.com/watch?v=0wvlciXHVVE

 

La fin du conseil municipal a été animée. Les débats ont porté sur les pratiques douteuses de la municipalité en termes de vente de biens immobiliers. En effet celle-ci a pris l’habitude depuis un an de vendre en dessous de l’évaluation de France Domaine.

Dans le cadre du 18 rue Béranger, la municipalité perdrait 50 000 €.

Pierre Parrat y voit un risque majeur de spéculation immobilière.

Il appelle aussi le procureur de la République à jeter un œil dans ses opérations immobilières.

 

 

Le quartier menace-t-il de s’effondrer ?

 

Vidéo : effondrement.webm https://www.youtube.com/watch?v=txzTGp9UnaI

 

Pris à la gorge sur l’affaire de la vente du 17 rue Béranger, opération dans laquelle la municipalité dit adieu à 110 000 €, Charles Pons décide de nous faire du Jean-Marc Pujo.

Si la mairie ne vend pas à perte, le quartier Gare finira par s’effondrer !

La rengaine est connue, elle a permis de justifier de nombreuses opérations imbéciles à Saint-Jacques depuis 2015.

Mais n’est pas Jean-Marc Pujol qui veut, et Charles Pons s’enfonce lamentablement.

 

 

Le juste prix

 

Vidéo : prix.webm https://www.youtube.com/watch?v=Jxerh-aywsU

 

Totalement insatisfait de la réponse de Charles Pons, Pierre Parrat en remet une couche sur les prix anormalement bas qu’accepte la municipalité lorsqu’elle vend un bien immobilier.

Il est clair qu’il va falloir travailler, sur la longueur, ces dossiers financiers et très étranges.

 

 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 03:13

Donc le Conseil régional socialo-communiste d’Occitanie, saison 2021-2027, vient de voter une augmentation des indemnités des élu·es de 9,8 %.

Le montant de cette augmentation est justifiée par l’inflation. En effet, Carole Delga a expliqué, posément, qu’entre 2015 et 2021 l’inflation a été de près de 9,8 %. Il est donc logique les élus voient leurs indemnités augmenter d’autant. En Euro constant leurs indemnités ne bougent pas.

On appréciera le sacrifice.

C’est beau, c’est admirable, c’est socialo-communiste !

 

Mais on entend déjà les pisse-vinaigre, de droite comme d’extrême gauche, dire : oui, mais l’INSEE dit que l’inflation est plus faible que ça !

Alors on est allé sur le site de l’INSEE vérifier les chiffres.

Et ça donne le tableau suivant :

2020 0,5 %

2019 1,1 %

2018 1,8 %

2017 1 %

2016 0,2 %

2015 0 %

2014 0,5 %

Attention, les pourcentages ça ne s’additionne pas, on doit passer par un coefficient multiplicateur pour avoir le taux d’inflation sur la période 2014-2020.

Je vous passe les détails de la formule, qui n’est pas compliquée en soi mais un peu longue à expliquer.

Le taux d’inflation est donc de 5,2 %.

 

Où sont donc les 4,6 points d’écart avec ce qu’annonce cette chère Carole ?

Carole se serait-elle trompée ?

Les services économiques et financiers du Conseil régional sont-ils peuplés d’imbéciles ?

Les socialo-communistes sont-ils des gens avides d’argent qu’aucun mensonge n’arrête ?

Non, et non.

La Vérité est ailleurs !

 

L’INSEE ment !

C’est pas compliqué à piger tout ça.

L’INSEE n’est rien d’autre qu’une officine macroniste à la solde du Grand Patronat et dont le rôle est de propager des mensonges pro-systèmes, dans le seul est unique but d’affamer le peuple.

Oui, Carole Delga a démasqué les mensonges de l’INSEE !

Oui, Carole Delga a démasqué les mensonges de la Macronie !

Oui, Carole Delga a démasqué les mensonges du Grand Patronat !

Oui, Carole Delga sera la Première Ministre d’Anne Hidalgo en 2022 !

 

Carole Delga rejoint la, trop courte, liste de ces élu·es courageux·ses qui ont su braver la Macronie, ses officines, et ses mensonges. Oui, elle rejoint Jean-Marc Pujol qui, en février 2016, avait augmenté, jusqu’à 600 % pour certains, les élu·es de sa majorité municipale. Oui, elle rejoint Louis Aliot, qui, avec un courage à nul autre pareil, avait montré son refus de se soumettre à la Macronie et à l’INSEE, en s’augmentant de 17 % dès son arrivée dans le fauteuil du maire.

 

Les occitaniens doivent être fiers de Carole Delga, lumière dans les ténèbres, et dernier rempart contre les extrémistes, de gauche comme de droite, voir même, contre l’écologie.

Gloire aux socialo-communistes !

Gloire à Carole Delga !

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 16:41
Perpignan:Vidéos part : le conseil municipal, c'est comme la table ronde,avec Louis Aliot en guise d'Arthur #ducoupçachange! par Philippe Poisse

"Loth : Oh Là ! Attendez. Nous ici, on est en train de parler à quelqu’un d’intelligent. Si vous en êtes encore à respecter vos serments, on va couper court, on est tous très occupés." in Kaamelot

 

Philippe Poisse est un homme patient, ce qui est une vertu, en ces temps de mise en scène d'ultra vitesse. Ainsi donc, il regarde en intégralité les conseils municipaux et en déniche les perles, les moments qui nous renseignent bien plus sur le réel, que des déclarations pontifiantes dans la presse "menstream" locale. Dans vidéos qui date de l'avant dernier conseil municipale et qui ne sont que la première partie, il s'agit d'écouter le timbre de la voie, les mimiques qui trahissent l'intériorité des intervenants, et le mettre en relation avec, ce qui est formellement dit...Ce qui est à retenir , celui qui incarne la seule opposition à Louis Aliot: c'est l'éditeur Bruno Nougayrède. Puisque c'est celui que le maire menace le plus de procès et que ses coreligionnaires ont abandonné!

 

 

De l’ambiance mais pas de micro !

 

Vidéo : coupure.webm https://www.youtube.com/watch?v=OloNU_kfGkU

 

La démission de Bernard Reyes est l’occasion d’une polémique politicarde dont les élus Les Républicains ont le secret. Il faut dire que sans eux et leur propension au ridicule les conseils municipaux ressembleraient à un concert d’Elton John sans piano. C’est dire !

Bruno « le monégasque » Nougayrède coupe Louis Aliot qui s’emporte et coupe tous les micros. Le silence se fait, ce qui permet à monsieur le maire d’invectiver les élus de droite extrême sans que l’histoire, et les réseaux sociaux en soient témoins.

Pour la saison 2 des aventures de Loulou à la mairie il va falloir acheter des micros d’ambiance.

 

 

Vices cachés

 

Vidéo : vices cachés.webm https://www.youtube.com/watch?v=Z7IDOwQ65NE

 

Moi, j’ai 3 vis dans l’humérus gauche, mais je ne m’en cache pas. Bernard Reyes, lui, aurait des vices cachés. Qu’ils sont taquins nos amis élus du RN. Mais bon, il ne faut jamais hésiter à se moquer des anciens du RPR, c’est de bonne guerre.

En attendant, personne ne sait si la petite Chantal va accepter notre ami Bernard.

 

 

Kevin Costner travaille-t-il à la mairie de Perpignan ?

 

Vidéo : gardes du corps.webm https://www.youtube.com/watch?v=Z7IDOwQ65NE

 

Après une première attaque sur les t-shirts fabriqués au Bangladesh et floqués par la mairie aux couleurs de l’USAP, Bruno « le monégasque » Nougayrède décide de taper fort en attaquant le coup élevé des gardes du corps de Louis Aliot.

Pour lui, ces gardes du corps coûteraient sur 6 ans entre 800 000 € et 2 000 000 €. La fourchette est large. Mais la municipalité doit répondre sur le coût réel de ces gardes du corps. Parce que vu les tarifs annoncés, on va finir que c’est Kevin Costner qui joue les bodyguards pour Loulou.

 

 

Et si le parking Arago était gratuit ?

 

Vidéo : parking.webm https://www.youtube.com/watch?v=Trv7ReuVUko

 

Profitant de l’absence de Louis Aliot, bloqué dans le couloir pour une vague histoire de risque de conflits d’intérêt, Bruno « le monégasque » Nougayrède continue sa charge contre l’équipe en place.

« La gratuité, pour être efficace, il faut qu’elle soit ciblée ». Et comme d’hab’ il nous refait le coup des supermarchés.

Bon, Bruno, comme dirait Aimé Jacquet « muscle ton jeu ».

Quoi qu’il en soit, le 8 juillet la nouvelle convention pour le stationnement sera présentée. Les conseillers municipaux pourront débattre de la qualité du gravier.

 

 

Vérifiez vos RCS !

 

Vidéo : monaco.webm https://www.youtube.com/watch?v=vdbJvofhv5Y

 

Les points liés aux finances votées, Louis Aliot peut revenir. Et il revient furax.

Le patron est de retour et il fout des baffes aux petits jeunes qui s’y croient un peu trop.

Et le petit Bruno se prend une extrême droite en pleine poire. D’accord, la municipalité achète des t-shirt confectionnés au Bangladesh, mais lui, il a domicilié son entreprise à Monaco. Alors oui, les éditions du Rocher sont sur le Rocher, quoi de plus normal.

Le petit hic, c’est qu’il ne s’agit du rocher d’Horeb, et ça, pour un patron chrétien, ce n’est pas un crime, c’est une faute !

 

 

Agressions d’élus

 

Vidéo : agressions élus.webm https://www.youtube.com/watch?v=iqkCFwZhY9Y

 

En 2021 ce seraient 1 300 élus, dont 500 maires, qui auraient été agressés. Loulou a donc besoin de ses gardes du corps.

On s’interrogera sur la petite phrase « j’ai des moyens de protection, qui ne peuvent pas être, évidemment, ceux de l’État », parce que semble-t-il elle est tendancieuse.

 

 

Drogues

 

Vidéo : drogues.webm https://www.youtube.com/watch?v=5wORp3acGTA

 

Loulou a mis l’adversaire dans les cordes, maintenant il tente le K.O.

Et donc, histoire de continuer dans son travail de sape des élus Les Républicains, monsieur le maire nous ressort les condamnations passées. Ainsi donc, Les Républicains auraient soutenu un candidat condamné dans une affaire de trafic de drogue !

On ne touche pas le fond, on creuse.

 

 

La tirade en entier

 

Vidéo : tirade.webm https://www.youtube.com/watch?v=Yag59SGvANU

 

Bon, comme je vous aime bien, je vous mets la tirade en entier.

Pas la peine de dire merci, j’aime faire plaisir.

 

 

La société du spectacle

 

Vidéo : spectacle.webm https://www.youtube.com/watch?v=g7-5kZlqxxM

 

Au foot on peut dire que le terrain est glissant, au rugby on peut dire qu’on a pas pu s’entraîner à cause des mouettes, à la pétanque on peut dire que les mecs d’en face trichent en mettant de l’eau dans le pastaga. Mais en conseil municipal, on manque d’excuse.

Et donc, quand tu sens la « manita » venir à grand pas, mieux vaut siffler la fin de la partie.

Chantal Bruzi appelle donc « ses » élus à plus de retenue et à ne pas se donner en spectacle.

On sent bien que c’est peine perdue, mais qui ne tente rien n’a rien.

 

 

Quand la police municipale sécurise les femmes victimes de violences conjugales

 

Vidéo : cigale.webm https://www.youtube.com/watch?v=ETFYUEiNyzE

 

La municipalité a donc décidé d’ouvert un centre d’hébergement dédié aux femmes victimes de violences conjugales.

La question de la sécurisation de ce lieu se pose d’une façon prégnante. En effet le risque que d’anciens conjoints violents viennent menacer ou agressés les résidentes est réel. Le choix de combiner poste de police municipale et centre d’hébergement répondrait donc à cette crainte.

D’ici quelques mois Loulou va nous expliquer que mettre de la bleusaille sur le terrain, c’est préventif.

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 15:51

 

Loth (À Léodagan) : Écoutez, comme ça a priori, ça m'évoque rien, mais honnêtement c'est possible. Ce serait assez le genre de la maison, en tout cas ! De l'autre côté, voyez un peu l'ironie, si j'avais pas fomenté une attaque par l'ouest, vous seriez allés vous écraser contre les Romains à l'est ! Oui, alors, pourquoi ? Pourquoi trahir sans arrêt les gens avec qui je collabore ? Je dirais que c'est probablement une réponse compulsive à une crainte de m'attacher. Briser une relation plutôt que la cultiver pour ne pas se retrouver démuni face au bonheur. Oui, pour répondre à votre question : j'ai peur d'aimer !

De 2015 à 2020 j’ai été membre du conseil citoyen du quartier Baléares – Rois de Majorque. Ce fut l’occasion de voir la politique de destruction de la vie citoyenne et, surtout, de la ville mise en œuvre par Jean-Marc Pujol.

 

Dès 2015 Pujol voulait fermer cette maison de quartier. Le motif officiel fut l’insécurité.

Des animatrices des Francas avaient été malmenées.https://www.midilibre.fr/2014/07/29/perpignan-insultes-et-remarques-sur-les-shorts-des-animatrices,1031604.php

Des agents de Pôle Emploi avaient été chahutés.

Des travailleurs sociaux du CD66 avaient fui.

Ne restaient que quelques membres d’associations, plus ou moins du quartier. Le conseil citoyen s’y est réuni pendant un peu moins de 3 ans, avec le peu de succès que l’on sait.

 

En 2018, des gamins, un peu trop agités, ont explosé une vitre. Devant une telle violence, avec une police municipale terrorisée par de tels sauvageons, Pujol ferma la maison de quartier.

 

La fermeture se fit dans l’indifférence générale.

 

La gauche se tut, il faut dire que le quartier accueille une forte population d’immigrés extra-communautaires (à peu près 50 % de la population) et que cette population n’a pas le droit de vote. Les socialo-communistes de 2018 ne sont pas ceux de 1981 et du droit de vote des immigrés. Non ! Les socialo-communistes de 2018, surtout la version perpignanaise, méprisent les pauvres. Alors pourquoi se soucier de l’un des trente quartiers les plus pauvres de France ?

 

Les associations de la bien-pensance elles aussi se turent.

Pujol ferme une maison de quartier, la bien-pensance ferme sa gueule.

C’est bien connu.

 

Alors le quartier continua de s’enfoncer dans la misère. Certes, on y tire de bien beaux feux d’artifice, que je regarde de ma fenêtre, mais cela n’a jamais créé de l’emploi.

 

Puis vint Loulou, en ce mois de juin 2021.

 

Non, Loulou n’a pas peur des délinquants. Non, Loulou n’a pas peur des dealers. Non, Loulou n’abat pas les arbres, Loulou les plante, et Agnès Langevine, en bon socialo-communiste bien imbécile, les inaugure.

 

Alors Loulou ré-ouvre la maison de quartier.

Tout le monde était au courant depuis août 2020, l’opération de com’ est grossière. L’annonce tombe pile-poil dans l’entre-deux tour d’une élection où le RN peut gagner. Mais il faut bien rappeler aux gens du canton que les élus socialo-communistes les ont abandonnés ces 6 dernières années. Et qu’il ne faut rien attendre d’eux. Et pourtant je l’aime bien, à titre personnel, la candidate socialiste. Mais je ne voterais pas pour elle, parce que son colistier, lui, je peux pas le blairer. Et puis la confiance est partie, définitivement.

 

Alors Loulou nous la joue social. Loulou nous la joue proximité.

 

On finirait par croire que Loulou, il bosse pour de vrai.

On n’en est pas encore à croire que Loulou aime Perpignan et les perpignanais, mais par moment, on a des doutes. Par moment on se pose des questions.

Par moment on se dit que, si c’est le RN qui fait du social d’une façon plutôt crédible, alors il n’y a pas d’alternative, comme disait miss Maggie.

 

L’extrême droite ouvre des centres sociaux que la droite a fermé avec le soutien de la gauche. Les associations qui prétendent lutter contre l’extrême droite se taisent sur les sujets de fond.

Le présent est dystopique. Y’a pas à dire !

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 23:24

15 juin 2021 : Pourquoi Agnès Langevine a-t-elle tué Jaurès ?

 

Certains sont usés à quinze ans. Certains finissent en débutant. Pour certains les douze mois s’appellent décembre.

Mais pas Agnès Langevine, pas en ce beau matin caniculaire de juin 2021. Non, Agnès est fringante. Agnès vient pour assassiner, symboliquement, Jean Jaurès.

Rien de plus, rien de moins.

 

Parce que le square Jeantet-Violet a été refait. D’un odieux terrain vague avec des parkings souterrains en silo, le square est devenu une superbe forêt urbaine, où poussent des champignons.

Des arbres ont été plantés, et Agnès aime les arbres. Alors Agnès est rayonnante. On est à Perpignan, c’est bien normal.

Et puis aujourd’hui c’est le grand jour. Oui, aujourd’hui Louis Aliot, en homme courtois qu’il est, va lui remettre son brevet de lutte contre l’islamo-gauchisme. Et ça, par les temps qui courent, ça n’a pas de prix.

 

Pendant au moins un demi-siècle (avant j’y étais pas, donc je sais pas), le square s’enorgueillissait d’un monument en hommage à Jean Jaurès.

 

Jean Jaurès, celui que Trotski avait qualifié « d’athlète de l’idée ». Et il s’y connaissait, Léon, en athlète, lui qui mourut d’un accident d’alpinisme, une sombre histoire de piolet.

Jean Jaurès, le mec qui symbolise la gauche, la vraie, celle qui défend les plus pauvres, celle qui défend les travailleurs, celle qui a un sens de l’éthique. Jean Jaurès, le mec qui lorsqu’il fonde un journal l’appelle « l’Humanité ». Tout un programme !

 

Mais la municipalité a fini par la virer, la statue. Au hangar, et fissa.

 

Interrogé à ce sujet, le PS Occitanie nous a répondu : « vous savez, nous on est de droite, alors les symboles de gauche, on n’a pas d’avis dessus. »

Interrogé à ce sujet, le PCF 66 nous a répondu « notre priorité est de faire le tri entre les bons migrants et les mauvais migrants. Parce qu’il y a un taux d’acceptabilité de l’immigration de plus en plus bas, et que Fabien Roussel a raison d’être sur une ligne extrême-droitière. ».

Non, la défense des valeurs de gauche, chez les socialo-communistes, on laisse ça aux djihadistes verts d’Antoine Maurice et aux éco-bolcheviques de Myriam Martin. Les socialo-communistes sont à droite, c’est clair, bordel !

 

Mais se débarrasser de l’ombre tutélaire de Jean Jaurès ne suffit pas.

 

Les statues, des fois, ça sort du hangar. Le risque d’un retour est réel. Avec les gauchistes, on ne sait jamais.

Alors Loulou, pragmatique et malin, comme à son habitude, a choisi un autre symbole. Un symbole fort. Un symbole de circonstance. Un symbole que personne n’osera attaquer. Un symbole qui fera un bon coup politique en somme.

Samuel Paty, ça vous dit quelque chose ?

Et oui, Loulou, malin comme un goupil qui en a vu d’autre, a donc décidé de planter un frêne, en guise « d’arbre de la laïcité », et de déposer à ses pieds une plaque en l’honneur de Samuel Paty, cet enseignant victime du terrorisme islamique. Car oui, il n’est qu’un seul terrorisme, c’est l’islamiste. Le terrorisme d’extrême droite ça n’existe pas. Mais alors pas du tout.

Le coup est malin, limite vicieux. On vire un symbole fort de la gauche et on le remplace par un symbole que la gauche, imbécile qu’elle est, ne peut critiquer.

 

En attendant, Samuel Paty, il lisait Charly Hebdo. S’il avait su, ça lui aurait sûrement fait drôle.

 

Alors Loulou coupe le ruban du square et nous gratifie d’un petit discours. Bon, le discours est rapide, faut dire qu’on crève de chaud, et qu’on voudrait bien aller au buffet, parce que y’a du Byrrh et des rousquilles, et qu’il fait soif.

Et là, Agnès, avec le talent du néo-converti à l’extrême droite, enfonce le clou, dans le cercueil des idées humanistes et progressistes.

Certes elle salue les arbres, qui n’ont que faire d’elle. Puis elle salue la constante dans la lutte contre la violence, sous toutes ses formes, de Louis Aliot. Oui, Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie, donne un satisfecit de républicanisme à Louis Aliot. Oui, Agnès Langevine, qu’il y a à peine voyait en Louis Aliot une menace pour la démocratie, le traite en garant de la laïcité.

 

Oui, à Perpignan, la laïcité rayonne encore plus que le soleil. Le nouveau logo de la ville en est la preuve, irréfutable, irréfragable.

 

En moins de 5 minutes et seulement quelques phrases, Agnès Langevine a assassiné Jaurès. Agnès Langevine a certes reçu son brevet de lutte contre l’islamo-gauchiste, mais Agnès Langevine a surtout donné à Louis Aliot son brevet de républicanisme.

Loulou, même dans ses rêves les plus fous, n’en attendait pas tant.

Et on sent bien, que dans les 6 prochaines années, les relations entre la mairie et la Région pourront se résumer à un seul mot : collaboration !

 

Les esprits, chagrins, rétorqueront que Jaurès fut cité par la vice-présidente socialiste, tendance rose-brun.

Mais la citation fut insipide. À l’image de la petite Agnès, toute contente au milieu de ses nouveaux ami·es d’extrême droite.

 

Agnès aurait pu, aurait dû, faire preuve de courage.

 

Mais comme elle ne semble pas savoir de quoi il s’agit, voici la définition que Jean Jaurès en donnait :

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

 

 

PS : concernant le buffet, par rapport à la table, Loulou c’est mis à l’extrême droite, moi, à l’extrême gauche. La politique c’est un truc de pro, y’a pas à dire.

15 juin 2021 : Pourquoi Agnès Langevine a-t-elle tué Jaurès ? par Philippe Poisse
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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 17:02

 

Les années 90, les 2Be3, l’hélicoptère de Jacques Toubon envoyé dans l’Himalaya pour sauver Xavière, vous vous en souvenez ? Oui, bien sûr.

Mais, localement, il y a eu mieux que tout cela.

Nous, les pyrénéens-orientaux, nous avons eu l’Hydroscope. Et ça c’est une belle histoire. Enfin, si on est cynique.

 

Dans les P.O. ont a de l’eau sous toutes ses formes : des nappes libres, des nappes captives, de l’eau chaude, de l’eau ferrugineuse, etc. Et, autant l’eau est importante, autant elle est mal connue, surtout du grand public. Alors, autours de personnes comme Henri Salvayre, s’est bâti au cours des années 90 un projet de parc dédié à l’eau, sur le modèle du Futuroscope de Poitiers. Ce sera l’Hydroscope.

 

Le projet est limpide comme de l’eau du Pliocène. Le centre doit accueillir un lieu dédié à la découverte de l’eau, de manière ludique et pédagogique. Un pôle technologique et de recherche, en partenariat avec l’université et de nombreuses entreprises, doit assurer la pérennité de l’Hydroscope. Et pour que le lieu soit le plus agréable possible, les extérieurs doivent être aménagés sous forme de parc à thème.

Le projet est porté par l’association des Cadres Catalans, d’abord par la section de Perpignan, puis par celle de Paris. Le gouvernement participera à hauteur de 200 000 Fr au financement de l’étude de faisabilité. La Caisse des Dépôts et Consignations déclare le projet viable et s’engage à le co-financer.

Politiquement, Jean Codognès, député socialiste, et Jean-Jacques Lopez, pas grand-chose mais socialiste, soutiennent activement le projet, qui doit être installé à Rivesaltes.

Si le chiffrage est assez flou (entre 75 et 150 millions d’Euros, soit le prix d’un stade football professionnel), le potentiel est réel. À l’époque le chiffre de 500 emplois directs est avancé. S’il peut paraître élevé, il reste relativement crédible vu le projet.

 

Hélas, mille fois hélas, pour que le projet ait lieu, il faut l’accord de Christian Bourquin, l’ex abrupto de Millas, heu,…, pardon, le président du Conseil général.

Les Cadres Catalans est une association qui regroupent des chefs d’entreprises, des cadres supérieurs, des hauts fonctionnaires, bref des gens qui bossent. Et ça, les gens qui bossent, Christian il ne peut pas le supporter. C’est pour ça d’ailleurs qu’il choisira Hermeline Malherbe pour lui succéder à la présidence du département.

Et puis le projet est soutenu par Codognès, un socialiste de droite. Et ça aussi, les socialistes, de droite comme de gauche, Christian il ne peut pas le supporter. C’est pour ça que le PS 66 soutient Manuel Valls, surnommé le Touriste à Barcelone, un homme de droite clairement anti-social et anti-socialiste.

Alors Christian Bourquin, avec un talent bien à lui, va démolir le projet. Méthodiquement !

 

Le Comité département économique (CDE) acceptera l’idée d’une subvention de 500 000 Fr. Après avoir tenté d’empêcher le vote de la subvention, ce qui forcera les élus RPR a monté au créneau et à dénoncer les délires du général de Millas, Christian Bourquin la ramènera à 200 000 Fr, menaçant ainsi l’étude de faisabilité.

Malgré un travail de sape dans la Pravda de Perpignan, l’ami Christian sera obligé de sortir les grands moyens. Le projet ne doit pas se réaliser dans les P.O., Montpellier, pardon, Georges Frêche ayant envie de reprendre l’idée, comme la presse le révélera assez vite. Alors Christian va sortir du lourd, du très lourd. Le projet se fera à Millas ou ne se fera pas.

Évidemment tous les intervenants sont convaincus qu’un projet à Millas ne peut être viable. Tout le monde a bien compris la combine. La querelle Bourquin-Codognès (encore plus stupide que la querelle Philippe Poisse-Caroline Forgues, c’est dire si ça volait haut à l’époque) aura raison du projet. Face à tant de bêtise, les porteurs du projet préfère lâcher l’affaire.

Christian Bourquin, en rage parce que les positions droitières de Codognès menacent sa ligne politique, elle-même très à droite (c’est à cette époque que Christian lancera l’opération visant à réhabiliter Robert Brasillach, au frais du contribuable), était prêt à tout pour bloquer ce projet. Pas la peine d’insister.

 

En 2015, dans un article récapitulant l’histoire, Antoine Gasquez écrira : « la nullité du politique a tué l’Hydroscope. »

Aujourd’hui Bourquin et Codognès nous ont quitté. Bourquin est mort et enterré, Codognès est en mort cérébrale (on lui a dit qu’être socialiste c’est être de gauche, il a eu une attaque dont il ne s’est jamais remis). Mais leurs méfaits sont toujours là.

Si vous passez par là-bas, faites un tour au pôle sur l’eau à Montpellier, vous découvrirez ce dont notre département aurait pu s’enorgueillir.

 

 

Texte écrit en écoutant « Hey Stoopid » d’Alice Cooper. Clairement, une chanson de circonstance.

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 14:45

 

Depuis un an, la mairie a recruté du petit personnel à la police municipale et à lancer la réalisation de 4 nouveaux postes de police (le Palmarium, l’hôtel La Cigale, un autre au Vernet et un dernier place de la Sardane, d’ailleurs un appel d’offre vient d’être lancé pour les aménagements place de la Sardane). Le volume horaire de la police municipale a aussi augmenté, la PM bosse la nuit et le week-end maintenant.
Rappelons que sous Jean-Marc Pujol il était interdit aux agents de sortir la nuit parce que c’est dangereux. « Courageux mais pas téméraires » fut, jusqu’à un dimanche soir de juin 2020, la devise de la police municipale perpignanaise.
Mais avec Loulou les choses vont changer. On recrute du personnel, on bosse la nuit, on ouvre des postes. Mais, faut bien équiper tout ce petit monde. On ne repeint pas la ville en bleu blanc rouge comme on repeint mes chiottes en vert fluo (véridique !). Faut acheter du petit matériel, parfaitement adapté à la situation locale.
Donc la mairie a lancé un marché public pour de nouvelles armes et des munitions, en plus d’un peu d’entretien.
 
Qu’apprend-on avec cet avis de marché public ?
 
D’abord que la PM va recevoir des munitions pour la coquette somme de 84 000 €. Grosso modo ça doit faire 200 chargeurs pour Glock et un truc comme 50 000 balles. D’accord c’est imprécis comme évaluation, mais je suis un traditionaliste et un low tech, alors les armes à feu c’est pas trop mon truc. Pour moi, le maintien de la paix ça se fait à l’arme blanche. Moi, j’ai grandi avec les souvenirs de formation au combat à la baïonnette de grand-papy, j’ai des tropismes, faut comprendre.
Et puis, et puis, on a du lourd, du très lourd, m’sieur dame.
La mairie a commandé des « lanceurs de balles de défense ».
 
Oui, la situation à Perpignan est tellement désespérée que Loulou doit équiper ses hommes de LBD. Les fameux LBD servant à éborgner les Gilets Jaunes. Ces fameux LBD, si cher à la Macronie et son cortège de gens qui ruissellent.
On était déjà aveuglés par le rayonnement du nouveau logo de Perpignan, on sera maintenant éborgnés par les LBD de la police municipale.
 
À croire que le lobby des ophtalmologistes a pris le contrôle de la municipalité.
 
Certes, on pourrait parler de disproportion. Certes, on pourrait évoquer une opacité dans les prises de décisions concernant la sécurité. Certes, on pourrait rappeler que le LBD est une arme de maintien de l’ordre et que le maintien de l’ordre n’est pas tellement le rôle de la police municipale. On pourrait aussi dire que Loulou fait un peu n’importe quoi avec l’armement municipal. À croire qu’il organise une milice à usage personnel.
 
Mais non, cela serait passer à côté de l’essentiel.
 
L’essentiel c’est que, le soir, après le turbin, l’agent de police municipal pourra rentrer chez lui et dire à bobonne : « j’ai sorti mon gros LBD, chérie, tu vas voir ce que je vais lui mettre à ton blocus ! »
Reconnaissons qu’avec tout ce matériel et toutes ces munitions, si à la police municipale on ne peut pas tirer un coup, une fois de temps en temps, c’est vraiment qu’on est impuissant.
Le détail de l’avis de marché public http://www.boamp.fr
Perpignan: la mairie passe une grosse commande pour des LBD, et des munitions pour la police municipale! par Philippe Poisse
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