Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 20:50

Le RN, c’est pas des tendres. Faut être clair, c’est l’extrême droite, la vraie, pas la ramollie façon Jean-Marc Pujol et sa stèle à l’OAS. Donc, quand on les cherche, on les trouve.

Et à la Bressola, comme on n’a pas été malin, on les a trouvés, et bien ! Mais bon, que voulez-vous ma p’tite dame, quand on est pas capable de discuter, on ne fait des opérations immobilières dans une ville RN.

 

Petit rappel des épisodes précédents, pour les étourdis.

La Bressola, qui a un besoin urgent d’ouvrir un collège-lycée, a cherché à acquérir le couvent Saint-Claire, sans en discuter préalablement, ni correctement, avec la mairie. Celle-ci a surréagi et a lancé une préemption sur le couvent.

Le tribunal administratif, saisi en référé par la Bressola, a suspendu la préemption. La mairie veut aller sur le fond. Tout le monde est coincé. Loulou est fâché.

 

La Bressola, ça reste une école, avec des élèves. Donc, elle a besoin d’agents territoriaux spécialistes des écoles maternelles (ATSEM), et, elle a l’habitude de voir la mairie lui en mettre deux à disposition.

C’est là que l’ami François Dussaubat entre en scène.

 

François Dussaubat, c’est le gars qui a l’air de rien comme ça. Le mec, franchement, il ira jamais se faire tatouer « plus-value » sur le front, parce qu’il n’en est pas une, quoi qu’on dise. Résultat, uen fois élu, tu lui files un poste sans envergure, à sa dimension quoi, la DRH. Et là, le gus, il te fout la pâtée, façon hachis parmentier.

La mairie met deux ATSEM à disposition de la Bressola depuis plusieurs années, mais la Chambre régionale des comptes, perfide, demande, histoire de respecter la loi, que cette mise à disposition soit à titre onéreux. La mairie envoie donc, tous les ans, depuis au moins 2018, une facture d’à peu près 67 000 €.

À l’époque de Jean-Marc Pujol, la Bressola touchait une subvention de l’ordre de 60 000 €, officiellement pour financer des activités extra-scolaires. Sauf que François Dussaubat, lui, pense qu’il s’agit d’un système de remboursement des ATSEM, ce qui est illégal.

 

Alors il a lu les rapports d’activité.

 

Oui, il a lu ces rapports d’activité, qui servent à justifier et valider les subventions. Et il n’a rien compris. Logique, ils sont écrits en catalans, ce qui n’est ni pratique ni légal. Et, malgré un usage, volontariste, de Google Translate, François n’a trouvé aucune trace d’activités extra-scolaires dedans.

Alors, il a des doutes, et il les exprime.

« Il n’y aura pas de fausse subvention pour équilibrer le budget ! »

Sous-entendu, si la Bressola veut du fric, va falloir qu’elle bosse.

 

Tout de suite, se sentant sans doute viser, on parle d’argent douteux faut dire, Fatima Dahine intervient et nous balance un beau « il y a des cadres qui sont en capacité de demander ce rapport en français ».

 

Ce qui nous pousse à poser la question : « et pourquoi en 2018 et 2019, ne l’ont-ils pas demandé ? »

Fatima Dahine n’a visiblement pas compris que, s’il trouve quelque chose à fournir au parquet, François Dussaubat n’hésitera pas à attaquer la municipalité Pujol, qui a accepté, et validé, ces rapports en catalan.

 

Alors, comme à son habitude, Chantal Bruzy lance un contre-feu.

 

 

D’abord on attendrit un peu la viande en laissant penser qu’il pourrait y avoir des petites dissensions internes sur le sujet. Loulou serait plus pro-catalaniste que Dussaubat, qui serait plutôt anti-catalaniste. En pratique c’est faux, les deux n’en ont rien à foutre du catalanisme, comme à peu près tout le monde, catalanistes y compris, qui eux se foutent aussi, royalement, si je puis dire, de la culture catalane. Par contre, si quelqu’un parvient à convaincre ce bon François que le catalanisme s’inscrit dans la défense de notre Sainte Mère l’Église, là, vous allez voir la gueule des subventions. Surtout si les rapports d’activité sont en latin.

 

Ensuite, Chantal Bruzy revient sur la procédure devant la justice administrative : « Alors, m’sieur l’maire, stop ou encore ? »

 

Et évidemment, comme les défenseurs de la Bressola, genre le maire de Ripoll, ont tenté, au détour d’un block, et sans crier gare, de lui découper le lard, façon jambon d’York, Loulou il est remonté comme un coucou suisse. Il ira au fond ! Comprenez la procédure continue, et, il compte bien gagner. En attendant, pour la rentrée 2022, le collège, le lycée, va falloir s’asseoir dessus.

 

C’est ça, quand on n’est ni fort ni apte à la négociation, on a des jours pénibles.

 

Alors que conclure de cette délibération, de son débat, et de son vote à l’unanimité ?

D’abord que la municipalité gère un dossier qui ne relève pas de ses compétences. Les collèges c’est le Conseil départemental, les lycées c’est le Conseil régional. On notera que les deux institutions sont très silencieuses à ce sujet.

Ensuite que la mise sur la place publique des opérations qui relèvent de la catégorie « truc bancal » continue, et, va continuer. Toute attaque contre la municipalité actuelle subira une réponse basée sur une analyse juridique et comptable. On savait Louis Aliot avocat, on le découvre contrôleur de gestion.

 

Et maintenant ? Que vont-ils faire ?

 

La Bressola, accusée de bidonner ses rapports d’activité, l’équipe Pujol, accusée d’avoir fermé les yeux sur ses bidonnages, ne vont rien dire.

Parler, c’est reconnaître la culpabilité.

La seule action est l’action en justice.

Et ça, c’est improbable, ça demanderait un peu de courage, et, surtout, beaucoup de trésorerie.

 

En attendant, Loulou, peut chanter, en toute quiétude :

« Ici superstar

J'suis gonflé à bloc

C'est l'enfance de l'art

C'est l'œuf à la coque »

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 14:52

"Je suis un serviteur du Feu Secret, détenteur de la flamme d'Anor. Le feu sombre ne vous servira à rien, flamme d'Udûn. Repartez dans l'ombre ! Vous ne passerez pas !"

Gandalf, "Le seigneur des anneaux" "La communauté de l'anneau"

 Alors, c’est clair, Carole Delga a organisé un dîner de cons, dont le plat de résistance était Anne Hidalgo. Le mets était tellement succulent qu’il n’y eut ni dessert ni fromage.

Un discours, la Marseillaise, un suppôt, et au lit !

Pas de fioritures. Elle est comme ça Carole, elle va direct à l’essentiel ? Un homme, un vrai, j’vous dis. Cinq minutes, douche comprise. http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/12/meeting-a-perpignan-partie-1-quand-carole-delga-fait-le-baiser-de-la-mort-a-anne-hidalgo-par-philippe-poisse.html

 

On pourrait se limiter à déclarer que la petite Anne, faisant office de dindon de la farce, n’avait rien de particulier à dire. Bon, on sait qu’elle n’a jamais brillé par la pertinence de ses propos. On sait qu’elle est là où elle est grâce à la volonté de Bertrand Delanoë, celui qui fut le meilleur maire de droite que Paris ait jamais eu, et, qui depuis est devenu macroniste. On sait qu’elle n’est pas là par la force de sa volonté, ou de ses discours. Elle est là grâce à un coup de pot.

Pour la présidentielle, c’est un peu l’inverse.

Comme disait Axl Rose : « Just because you're winnin' / Don't mean you're the lucky ones »

Et quand on écoute ce discours, qui doit (re)lancer la campagne, et, comme on est à Perpignan, faut pas l’oublier, rappeler que le PS est le vrai rempart contre l’extrême droite d’Aliot, de Le Pen, de Z, voire des lubies qui hantent l’imaginaire de la gauche, devenue droite, on a la certitude que la chance, dans cette affaire, c’est pas pour elle.

Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’Hidalgo dit. Sur le fond, elle ne dit strictement rien.

Non, ce qui compte, c’est comment elle le dit.

Et sur ce point, il y a de quoi rédiger quelques gloses.

Oui, je sais, je suis malveillant.

Mais la journée a été rude. J’ai failli foutre mon poing dans la gueule à deux personnes (une histoire de gonzesses, à chaque fois ; différentes, les gonzesses, à chaque fois). Alors ne m’en voulait pas trop, « un peu » suffira.

Les monstres existent. Je le sais. J’en suis un.

 

 

Anne Hidalgo a parlé à peu près une heure. En si peu de temps, elle a toutefois réussi à aborder près d’une quinzaine de sujets, à lancer quelques piques contre ces faux-vrais ennemis (Pécresse et Macron), et, surtout, à balancer quelques conneries.

 

Passons rapidement sur cette histoire de Roussillon aragonais. Alors, oui, le coin a été sous domination de la « Couronne d’Aragon ». Sauf qu’il ne faut pas confondre avec le « royaume d’Aragon ». En plus c’est l’héritière d’Aragon qui a épousé le comte de Barcelone, donc, techniquement, le pouvoir est catalan. Oui, je suis révisionniste ! Mais, si on commence à aller par là, vous vous voyez aller dire que les athéniens, qu’en plus de s’atteignirent, sont aragonais, parce que les Almogavres ont conquis le duché de Néopatria et les alentours ?

Évidemment que non !

Pour Anne Hidalgo le Gévaudan aussi est aragonais. Alors que pour moi le Gévaudan, c’est juste un coin où il fait froid.

Anne Hidalgo est de droite. Philippe Poisse est frileux.

Politiquement, c’est incompatible !

Parenthèse refermée.

 

Revenons donc à la logorrhée socialiste.

Enchaînez les sujets les uns derrières les autres, sans jamais en approfondir aucun, relève du « mille feuilles argumentatif ».

L’immigration est emballée en 6 minutes ; le changement climatique n’a tenu que 4 minutes ; l’Europe est expédiée en 5 minutes ; et l’aide financière, spécifique, pour les 18-25 ans, éléments qui devrait être un point fort du programme du PS, n’est abordé que pendant à peine une minute !

Anne Hidalgo refuse d’approfondir chacun de ces sujets. Elle balance tout en vrac. Sans cohérence, sans transition. Elle n’insiste sur rien.

Si ce n’est sur un point : elle est de gauche !

Et, accessoirement, le PS aussi.

 

Les éléments programmatiques, c’est-à-dire les raisons pour voter Hidalgo, ne sont qu’évoqués. Ils sont sans importance. Insignifiants ! Pas besoin d’approfondir. Pas besoin d’expliciter. Pas besoin de convaincre ; le PS votera Macron, de toute façon.

Non, tout ça sert juste à dire : « j’ai un programme, na na na na nère ! »

L’important c’est de dire : « la gauche, c’est nous ! »

Il faut se rassurer. Il faut se convaincre. Mille personnes, avec leurs drapeaux ridicules, ne sont là que pour se rassurer, que pour se convaincre. Ils sont « la Gauche ».

La vraie !

Ils sont le rempart contre l’extrême droite.

Ils sont là pour que « la colère se transforme en espoir ».

Ils sont là pour « l’émancipation ».

Ils sont là pour faire barrage, de leurs corps, s’il le faut.

Alors, comme un seul homme, la salle se lève, la salle exulte !

¡No pasarán!

Non, 1 000 voix, 1 000 cœurs de gauche, se dressent contre la haine, s’unissent et s’embrasent contre la « déchéance », contre l’obscurantisme.

Oui, 1 000 bouches entonnent, simultanément, des « ¡No pasarán! »

À Perpignan !

Putain, quand je vous dis qu’au PS c’est vraiment des blaireaux !

Aliot a gagné ; Ménard a fait un putain de 65 % dès le premier tour ; Z et Le Pen c’est plus de 30 % des intentions de vote au premier tour !

Oui, ils sont passés, et pas qu’un peu, les affreux de l’extrême droite. Et ils sont partis pour rester, comme on dit dans le football.

Et tout ça, c’est grâce à vos politiques désastreuses, chers amis socialos !

 

La logorrhée d’Hidalgo, ce besoin de se prouver à soi-même que l’on est de gauche, montre une chose simple, et tellement évidente : le PS, sa direction, sa candidate, ses militants sont en panique.

Le parti a été vidé de ses « meilleurs » éléments, et de quelques minables, en 2017 par Macron. Ne restez plus que quelques personnes âgées, bloquées sur la figure de François Mitterrand, quelques barons, prêts à se vendre pour conserver leur médiocre pouvoir, et, quelques militants sans compréhension de la situation. L’absence de substrat idéologique, le refus de réaliser l’analyse des années Hollande et d’en tirer un bilan, l’impossibilité d’aller affronter le réel, font que le PS n’est plus qu’une coquille vide.

Sans substance, le parti se meurt. Il n’est même plus capable de trouver quelqu’un pour écrire les discours de sa candidate à la présidentielle.

On est à Perpignan, la ville des bulldozers, alors le PS vient creuser. Sa propre tombe, et celle d’une bonne partie de ce qui fut « la gauche ».

 

 

Le congrès d’Épinay est bien loin. Il n’y a plus rien à attendre de ces bourgeois, qui s’assument, enfin, comme socio-démocrates.

D’une certaine manière, 2022, c’est la lutte finale !

 
 

 

Hidalgo-Go live à Perpignan: Tombeau pour une touriste innocente ! Par Nicolas Caudeville

Meeting à Perpignan, partie 2 : Discours d’Anne Hidalgo, entre vent de panique et dîner de cons! par Philippe Poisse, featuring Nicolas Caudeville après

La venue à Perpignan à l'invitation de Carole Delga n'est qu'un regrettable malentendu https://www.youtube.com/watch?v=Tpv4HPt-Ulw . Pourquoi ne pas aller à Toulouse en terre plus socialiste (ce n'est pas pour rien qu'on l’appelle la ville  rose) et aller se perdre dans la capitale du Mordor catalan ?

Parce que Carole Delga en maître jedï, comme Yoda, voulait que qu'Anne se confronte à elle-même dans la grotte. Perpignan est un rite initiatique...

Alors comme Perpignan a pour Anne (solo) "des airs d'Espagne" lorsqu'elle affronte dans sa tête l'incarnation du fascisme Louis Aliot, elle invoque "no passaran" comme Gandalf face au Balrog dans le "Seigneur des annaux" (c'est sa guerre d'Espagne à elle) . Comme Gandalf, elle va tomber. Mais comme Gandalf, elle se relèvera encore plus forte: passant de Hidalgo la grise, à Anne la blanche! 

Tout cela n'est qu'une question de perception. Comme l'explique le philosophe Diderot dans "Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient", nos actions sont déterminées par nos perceptions...https://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_sur_les_aveugles_à_l’usage_de_ceux_qui_voient

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 15:27

Chose promise, chose due, le maire Louis Aliot a mis en à exécution la destruction de l'îlot Puig tôt ce matin Philippe Poisse était là vidéo et image 

Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: la chute de l'îlot Puig au quartier St Jacques! image Philippe Poisse
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 15:56

Attention: "ceci n'est pas un film de Barbet Schroeder https://www.youtube.com/watch?v=OzDKmB6bfQQ

Au cours de la nuit, le vieux roi Priam se rendit au camp grec pour supplier le héros de lui rendre son fils. Sa requête émut Achille, qui se souvint de sa propre famille, et il rendit la dépouille d'Hector. Ce dernier put ainsi avoir des funérailles solennelles.


Normalement le dimanche après-midi je vais siroter un lait-fraise dans un donjon, en bas de chez moi. Discuter avec des inconnu·es, dans une ambiance conviviale, reste, pour moi, la meilleure façon d’avoir un bon coup de fouet pour finir le week-end avant de démarrer une nouvelle semaine.

Mais hélas, du fait des restrictions sanitaires, le donjon est fermé. Bon, ça permet au taulier de refaire la déco et de rafraîchir les peintures. Ce qui est bien. Mais, moi, je me retrouve désœuvré en ce dimanche après-midi de décembre 2021.

Alors, pour rester dans le trip S&M, je me suis infligé les 2h35 du congrès de Carole Delga à Perpignan, avec Anne Hidalgo en guest star.

Et question souffrances, je peux vous dire, c’était quelque chose !

                                             .

 

On va être clair, si c’est bien Anne Hidalgo qui est la candidate du PS pour la présidentielle 2022, les organisateurs de ce meeting n’avaient pas d’autre intention que de mettre en avant Carole Delga.

Les militants, ou ce qui en fait office, tant le PS n’a plus de forces vives à envoyer sur le terrain, sont venus de toute la région. À tel point que Perpignan et les Pyrénées-Orientales n’ont même pas été mis à l’honneur, mise à part lors de la pitoyable intervention d’Hermeline Malherbe, qui nous a laissé penser que les rumeurs comme quoi le crack commencerait à circuler à Perpignan seraient fondées. Il doit y avoir un dealer près du quai Sadi Carnot.

Non, une personne sobre ne peut pas débiter autant d’ânerie. C’est biologiquement impossible.

Hermeline, qui est à Thuir, si vous voyez ce que je veux dire, est persuadée qu’EELV a soutenu le PS lors des départementales et des régionales 2021 ! C’est dire si on sombre dans le délire.

Pas de pot pour Hermeline, qui a essayé de vanter les vertus de l’union, et, donc de la primaire populaire, le PS a gagné seul en 2021 dans le coin.

Par contre, elle nous a lâché la vraie info du soir : Carole Delga s’y verrait bien à la place d’Hidalgo.

Ça ne sera pas pour 2022, mais en 2027 pourquoi pas.

« Notre candidate Carole Delga… » un lapsus tellement révélateur, surtout que Hermeline lisait ses notes. L’inconscient à parler, ce qui est logique pour une personne totalement inconsciente.

Si vous voulez, un de ces jours, on parlera de ce refus, totalement irresponsable, du CD66 de recruter des éducateurs de rue. Ça serait une bonne petite discussion, ça c’est sûr.

 

Entre Hermeline Malherbe et Carole Delga, seul du menu fretin est monté à la tribune. On a même eu droit à 10 secondes d’un boulanger de Besançon, histoire de dire que tout la France est derrière Hidalgo. Le côté pathétique de la chose saute aux yeux. Par manque de fond, on travaillerait la forme. Mais la forme, elle aussi, n’est pas travaillée.

« La gauche, vous pouvez en être héritier, on vous donne un canton, on vous donne une circonscription,…, c’est vrai, mais ce temps-là est moins acquis », a lâché Michaël Delafosse, l’insipide et amnésique maire de Montpellier. Et oui, camarade socialo, si tu veux un mandat, va falloir bosser !

Et pour appuyer son propos, Delafosse met en avant Christian Bourquin, l’homme de la réhabilitation de Robert Brasillach, et oubli Georges Frêche. Ingratitude du petit rien qui ne veut pas que l’on se souvienne de qui l’a mis là où il est. Oui, on est bien au PS. Pas de doute.

 

Et puis, sous les vivats de ses militants et les propos dégoulinants d’obséquiosités de Pipo et Mario, les deux clowns ridicules, à défaut d’être drôles, Carole Delga s’avance, prend la lumière et, surprise, fait un discours, presque, de gauche.

 

Après une heure à écouter des niaiseries, on pourrait se laisser avoir. Mais, Bibi, il a été élevé au Caramany et au schnaps, c’est dire si le Canada Dry il le renifle à des kilomètres !

Si Carole Delga est la seule, je dis bien la seule, présidente de région à avoir été condamnée pour discrimination politique, ce n’est pas par hasard, et pas seulement par des juges, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle n’a rien dans le crane.

Alors on aura droit à des attaques à tout-va. Contre Éric Z∴, l’ennemi médiatique du moment, contre Valérie Pécresse, contre Emmanuel Macron, contre Jean-Luc Mélenchon (tant pis pour l’union de la gauche).

Alors on définit ce qu’est la gauche. Parce qu’il faut bien mettre les points sur les i !

On convoque les grands anciens, comme Orwell, que l’on cite. Mais, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que Carole Delga n’a jamais entendu parler du roman « Le Quai de Wigan », sinon elle aurait moins de morgue. Puis on cite Jean Jaurès. Mais combien de fois faudra-t-il que ces militants de l’extrême centre l’assassinent ?

On a droit à de belles tirades, sur la responsabilité morale. On nous affirme qu’il faut lutter contre le déterminisme social. Et on apprendra qu’être de gauche c’est aimer l’entreprise. Fini les « mon ennemi c’est la finance », vive les « la finance est mon amie, la bonne finance ! ».

C’est la « gauche du réel ».

C’est la « gauche de Delga ! ».

Et là, toute la salle se lève.

Comme un bon petit chien voulant son susucre.

Oui, Carole Delga s’offre une standing ovation.

Oui, la « gauche de Delga », non pas la « gauche d’Hidalgo », a droit à des acclamations.

La patronne est là, à la tribune, qui jubile.

La roche Tarpéienne est pour avril 2022, mais là, dans ce Palais des Congrès, dans cette ville tenue par l’extrême droite, Carole Delga s’affirme, se fait acclamer par ses laquais, s’impose face à une candidate appelée à passer à l’équarrissage d’ici peu.

La vanité est le sceau de la médiocrité.

Carole Delga n’a pas lu l’Ecclésiaste, ni la biographie de Nicolas Fouquet.

 

Carole Delga veut faire croire qu’entre 1983, l’année du « tournant de la rigueur », et 2021, la gauche n’a pas existé. Non, ni les deux septennats de François Mitterrand, ni les 5 ans de Lionel Jospin comme Premier sinistre, ni le mandat de François Hollande, n’ont été de gauche. Sur les 40 dernières années, elle ne retient que le « mariage pour tous ».

Malheureusement, tout le monde n’a pas oublié son passage dans le gouvernement de Manuel Valls. Son discours pourrait être recevable si elle n’avait pas participé, activement, à la casse des services publics, si elle n’avait pas soutenu la loi El Khomri, dont le seul but était de précariser encore plus les travailleurs que Carole Delga prétend défendre au nom d’une gauche fantasmée.

Carole Delga n’hésite même pas à se citer elle-même, en parlant de l’importance des musées.

Et puis elle finit par un, biblique, « lève-toi la gauche ! ».

Oui, tel Jésus ressuscitant Lazare, Carole Delga veut ressusciter la gauche.

Être à la fois l’assassin et le résurrecteur, cela est cocasse.

 

L’assistance applaudit la patronne. Elle ne se soucie pas que cette dernière, avec une morgue largement supérieure à sa bêtise, condamne le parti a une longue agonie. Elle est trop galvanisée, elle est trop déconnectée du réel.

Saint-Jacques, et son combat social, n’est qu’à quelques centaines de mètres. Mais non, les socialistes n’y iront pas. Carole Delga n’ira pas voir les sans-dents. Ils ne sont pas dignes d’elle.

Louis Aliot, et ses projets de démolitions, eux, sont dignes de l’argent de la région Occitanie.

Carole Delga n’est d’une vaste blague. Sinistre et écocide.

Mais, en quittant la tribune, elle n’en a cure.

Elle marche sur l’eau, elle aussi.

Quelqu’un, quelque part, a déjà préparé les clous et les planches.

Comme le rappelle Simone Weil dans son analyse de l’Illiade, le héros est un cadavre que l’on tire dans la poussière, attaché derrière un char.

Les chevaux sont prêts !

 

Pour finir l’après-midi, sur une faute de goût, la présence d’Anne Hidalgo s’imposait.

Elle n’a rien a dire, mais il lui faut une heure pour le dire.

Mais, pour le détail, il faudra lire la partie 2.

 
 

 

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 15:54

Dans un discours célèbre fin décembre 1789 , Stanislas Marie Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre, prend position pour l'accession des Juifs à la citoyenneté en déclarant : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislas_de_Clermont-Tonnerre#:~:text=Dans%20un%20discours%20célèbre%20fin,accorder%20aux%20Juifs%20comme%20individus%20».

 

L’identité, c’est important. Pour que le petit peuple ait conscience de cette importance, l’État a dû distribuer des penses-bêtes, histoire que tout un chacun ait toujours dans sa poche une sorte de carte pour se rafraîchir la mémoire. On appelle ça, communément, une « carte d’identité ».

Pour les villes, il en va de même. Sauf qu’elles n’ont pas vraiment besoin de carte d’identité. C’est déjà bien si elles ont une carte. Pour les piétons et les touristes, c’est pratique une carte, même si cela n’est, dans le fond, qu’une sorte d’allégorie, une représentation déformée d’un réel supposé dont la, vague, substance ne peut s’incarner que dans le délire déambulatoire d’un géographe enfermé, mentalement, dans un bureau, sans qu’il ne puise, jamais, rêver d’être un aventurier.

Non, la carte ne peut donner son identité à la ville.

Non, la ville ne peut être encartée.

La ville est libre.

Et, parfois, interlope.

Ce qui la rend aimable, et, aimante.

 

Aucun désir ne peut jaillir d’une carte !

 

Mais de cela, Loulou n’en a cure !

 

Loulou, lui, a une identité. Et elle est forte, en plus d’être triple. Israélite, ariégeoise et algérienne, tout à la fois, cette identité est une sorte de mêlée qui, impatiente, exigeante, attendrait que le cuir, ovale, forcément ovale, y soit introduit.

L’identité fait plus que nous définir. Elle nous fait Homme. Elle nous rassure, en ce sens qu’elle nous assure que, quel que soit le chaos qui sourd à l’horizon, nous pouvons nous retourner sans craindre d’affronter le néant.

L’identité n’est pas qu’une simple ontologie. Sinon elle ne serait qu’une vulgaire

oothèque, indigne de nourrir un lézard.

 

Mais comment définir l’identité de Perpignan ?

 

Et comment imposer une identité, à cette ville retorse, qui se dérobe, telle du sable coulant entre les doigts ?

 

Jean-Marc Pujol avait voulu faire croire que Perpignan n’était qu’un reliquat de l’Algérie française.

 

Il avait bien réussi à convaincre Jean-Paul Alduy d’installer une stèle à la gloire de l’OAS. Une cérémonie une fois l’an, et quelques interviews récusant la thèse de l’organisation terroriste ne suffirent pas à créer l’engouement escompté. Les habitants ne s’identifièrent pas.

Trop loin, trop ancien.

 

Rester donc à Loulou à choisir entre le bethmale ou la Torah.

 

Curieusement, c’est la deuxième option qui est mise en avant.

On sent la méconnaissance de la faune locale.

 

Loulou commence donc, en décembre 2021, par célébrer Hanoukka, place Gambetta, celui qui déclara en 1875 « et l’État doit être laïque », face à la « très catholique » cathédrale. Une hanoukkia est donc installée, illuminée, et, célébrée lors d’une cérémonie œcuménique.

 

Tout le monde est là, sauf les musulmans. Mais comme il s’agit de gens distraits, la gauche locale n’a pas hurlé.

 

Elle a préféré s’humilier en vociférant sur la récupération politique de la religion. Une crèche chrétienne dans l’entrée de la mairie, silence ; un symbole juif en pleine rue, hurlements ! Oui, la gauche locale, illustre parfaitement la théorie des « 3 i » d’Albert Pike : Ignorants, Imbéciles, Intrigants. Certains feraient mieux d’aller se faire masser et de se taire. M’est avis que la route vers 2026 va être longue pour ces « certains ».

 

Mais Loulou a de l’ambition. Il a décidé de marquer l’histoire locale grâce à un musée dédié à la culture juive.

 

Comme Moshe Dayan observant Jérusalem, Loulou observe, de son œil perçant, Perpignan, et, sait que seule la culture assure la victoire.

Alors la ville va se doter d’un centre culturel Ariel Sharon. Celui-ci sera constitué de deux ailes, une aile Moise Narboni et une aile Menahem Hameïri. Comme ça, pas de jaloux.

Naïfs que nous sommes, nous aimerions bien que la mairie, en partenariat avec l’université Perpignan Via Domitia, publie un livre dédié à l’histoire de la communauté juive de la ville. Mais, on sent bien, que la culture, c’est du béton. Pas du papier noircie à l’encre de Chine !

 

Oui, Loulou, avec l’aide, parfaitement volontaire, des sinistres et stupides Carole Delga et Agnès Langevine, va nous faire oublier que Perpignan est catalane.

 

Et, pas simplement en licenciant des directeurs de théâtre.

Une politique culturelle volontariste, quelques millions d’euros sur la longueur, et, surtout, l’absence d’opposition, vous savez, ce truc composé d’un ramassis de gens à l’indigence intellectuelle rare, devraient permettre d’effacer une identité gênante.

L’uniformisation et l’appauvrissement de l’imagination, actions démarrées de longue date, favorisent les réélections.

 

Un jour, tranquillement, Perpignan oubliera qu’elle est Perpignan.

Il n’y a pas de mort plus atroce.

United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
United Colors of Louis Aliot, ou quand Hanoukka est un prétexte à la constitution d’une identité imaginaire! par Philippe Poisse
Partager cet article
Repost0
19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 14:45

Perpignan, une agressions de trop au Campus Mailly (une étudiante a le bras cassé après qu'on ait tenté de lui arracher son) : Philippe Poisse​ pour un journalisme de solution qui dépasse "le yaka faucon" lance une bouteille à la mer pour Louis Aliot​ et Yvan Auguet le président de l'université.

 

Loulou, il est woke. Il a même son petit côté « cancel culture ». Vous ne me croyez pas ? Il a quand même cancellé, voire déboulonné, Jean-Marc Pujol ! Si ça c’est pas woke, personne n’est woke.

Mais hélas, Perpignan n’est pas une « safe place ». Il existe des gens méchants. Et ces gens méchants ne font rien qu’à embêter les étudiants du Campus Mailly.

 

Rappelons un peu les faits, histoire de comprendre comment on en est arrivé à tout ce bordel.

Pour se faire réélire en 2014, Jean-Marc Pujol avait balancé un grand projet, d’une façon totalement non-préparée : le retour de l’université en centre-ville !

Au début, le nouveau campus devait être sur la dalle Arago, à côté du tribunal. Mais rapidement la place Fontaine Neuve fut choisie pour accueillir le campus. La raison : les subventions liées à la rénovation urbaine.

D’abord un premier bâtiment, accueillant un amphithéâtre et des salles de cours, apparut en plein centre-ville. Puis une partie du couvent Saint-Sauveur fut massacrée et décaissée pour accueillir des bureaux et d’autres salles de cours. Mais lorsque Jean-Marc Pujol annonça qu’il voulait transformer le théâtre municipal en amphithéâtre, la grogne se transforma en manifestation.

 

Comme l’écrivait déjà en 2017 l’Archipel contre attaque, ce retour en centre-ville de l’université n’était rien d’autre qu’une affaire d’égo, pour quelques personnes sans envergure, mais pleine de morgue.

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2017/12/perpignan/universite-une-idee-de-campagne-de-promotion-pour-l-ouverture-du-campus-mailly-par-nicolas-caudeville.html

 

La première tranche sera un échec. Et, en toute logique, plutôt que de la corriger, la municipalité, disposant de 110 millions d’euros de subventions pour le centre-ancien, préféra lancer une deuxième tranche. Cette fois, il s’agissait de reconstruire une partie du couvent Saint-Sauveur, tout en transformant le Campus Mailly en blockhaus.

Tout ayant été organisé pour que les étudiants ne soient pas au contact de la population indigène, toutes les hypothèses sur l’activité au sein du Campus Mailly pouvaient émerger. Y compris les plus pertinentes, comme celle d’un centre d’entraînement de la NASA.

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2018/01/perpignan/conspirationnisme-pour-1-commercant-du-centre-ville-sur-10-le-campus-mailly-est-une-base-d-entrainement-pour-une-mission-s

 

En août 2018 eut lieu la « Révolte de l’îlot Puig ». Les habitants, poussés à bout par des décideurs imbéciles et un NPNRU inadapté, descendirent dans la rue aux cris de « cher monsieur le maire de Perpignan, cher monsieur le préfet de la République, pourriez-vous, sans vouloir vous commander aucunement, prendre en considération les doléances, qui, pour un œil inexpérimenté, pourraient paraître puériles, des femmes et des hommes qui vivent dans le quartier Saint-Jacques, et qui, par un manque, que nous imaginons bien volontiers dû à la complexité des procédures administratives, de concertation, se sentent quelque peu délaissés. »

Face à une telle population, prête à en découdre devant les tribunaux pour demander l’application de loi, la mairie aurait pu doter le NPNRU d’un volet social. Mais non, elle préféra continuer dans sa fuite en avant.

La rupture était consommée !

 

Alors 3 ans plus tard, Loulou, non pas élu par hasard, mais par des électeurs, se retrouve à gérer les pots cassés.

 

Loulou, qui est un vrai progressiste au fond de son petit cœur, s’attelle tout de suite à la mise en place d’un vrai volet social. Mais ça prend du temps ces choses-là. Quand tu dois compenser 10 ans de grand n’importe quoi, t’as des journées pénibles assez souvent.

Le centre-ancien connaît de sérieux problèmes d’insécurité. Les « opposants » au Campus Mailly ont prévenu dès 2016 qu’il fallait mettre en place des politiques sociales. Ils ont prévenu que l’université devait s’investir dans le quartier, en travaillant notamment avec les associations locales et en tendant la main aux habitants.

Mais non, les opposants n’ont été ni entendus ni écoutés.

Et donc, en toute logique, ce qui devait arriver arriva. À croire que les opposants sont diplômés en psychohistoire.

Les étudiants se plaignent de l’insécurité, des étudiantes ont été agressées. Et, c’est curieux, personne n’est surpris.

 

Et c’est là qu’on se rend compte que Loulou, mine de rien, il est pas né de la dernière pluie.

Et oui, le volet social ça prend du temps. Virer tous les habitants ça coûte trop cher. Mais, dans le cadre du NPNRU, il reste du fric pour ce que les techniciens appellent, pudiquement, et, à mots couverts, des « équipements ».

Et c’est là qu’on voit pourquoi c’est lui le chef.

Le mec, il est brillant.

Il connaît la légende du clan des Semi-croustillants.

Nous, on se prend pour des hommes de terrain.

Lui, et c’est là qu’il nous écrase à plate couture, il est un homme de sous-terrain.

 

Au début le projet était ambition. Un peu trop, pour les finances de la ville, mais bon, fallait bien tenter le coup.

L’idée c’était de partir du campus du Moulin-à-Vent, de suivre le canal de Perpignan, qui va de façon souterraine jusqu’au palais des Rois de Majorque, et de là, le cheminement se faisait le long des anciens tunnels qui parcourent la ville.

Mais bon, c’était un peu cher.

Alors, Loulou, jamais défaitiste, s’est rabattu sur une autre idée, plus simple, plus rapide, et, surtout, moins chère.

 

Le truc est simple, on relance le projet de parking souterrain de la place Jean Moulin. Le projet dort dans les tiroirs depuis 15 ou 20 ans, il faut juste refaire une petite étude de coût pour faire croire à l’ANRU que c’est une idée neuve. Si tout ce passe bien, les parigots, qui sont un peu couillons, faut dire ce qui est, lâcheront bien 4 ou 5 millions d’euros. Faudrait trouver un truc innovant, histoire de garantir le financement. Le parking sera dévolu au Campus Mailly, les riverains n’auront pas le droit de s’y garer. De toutes façons, comme ils sont très pauvres, ils n’ont pas de voiture.

Et là, il suffit de creuser un tunnel de près de 90 mètres pour rallier, avec une sécurité maximale, la cour intérieure du Campus Mailly.

Ce tunnel serait le pendant souterrain de la passerelle reliant le bâtiment Fontaine Neuve à Saint-Sauveur. N’oublions pas que, officiellement, cette passerelle a été réalisée pour permettre aux étudiants de passer d’un bâtiment à l’autre en toute sécurité.

 

Une fois le parking et le tunnel creusés, les problèmes de stationnement et les risques de sécurité seront résolus d’un seul coup.

 

D’une certaine manière on peut dire que c’est ça ou se retrouver un de ces jours avec une agression physique ou sexuelle en pleine rue. Avec les histoires de guerre de gangs autour de la drogue on pourrait aussi avoir une affaire de balle perdue.

Dans le fond, le traitement social de la crise, le traitement social de la délinquance, le traitement social du trafic de drogue, ça prend des années et ça coûte un pognon de dingue.

Et je ne vous parle pas des politiques de développement économique !

Perpignan/ agressions: Rue Barbare : pour lutter contre l’insécurité au Campus Mailly, la municipalité va creuser un tunnel ! par Philippe Poisse
Partager cet article
Repost0
17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 15:15
Tempora mori, tempora mundis recorda. Voilà. Eh bien ça, par exemple, ça veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même, et pourtant j’ai jamais foutu les pieds dans une salle de classe attention !
  • François Rollin, Kaamelott, Livre III, L’Assemblée des rois 2e partie, écrit par Alexandre Astier.

Dans le cadre de la rénovation urbaine, le fameux NPNRU, le quartier politique de la ville (QPV) « Diagonale du Vernet », le nord de la ville, grosso modo, dispose de près de 27 millions d’euros pour construire des « équipements ».

Bon, un « équipement » c’est un peu tout et n’importe quoi.

Jean-Marc Pujol voulait une salle de sport de 5 000 places pour un club de basket qui n’existe pas.

Moi, j’aurai voulu un lieu de débauche, où l’on lirait Nietzsche ; où l’on déclamerait Coleridge ; où l’on admirerait les triptyques de Francis Bacon ; où l’on boirait de l’absinthe ; et, où, surtout, l’on glorifierait Louis-Ferdinand Céline.

 

Mais Dédé Bonet, lui, a une vraie vision de la ville. Dédé, lui, a une vraie vision de la culture. Non !, pour lui, la culture ce n’est pas des soirées mondaines ; la culture ce n’est pas des petits fours et du champagne tiède ; la culture ce n’est, surtout, pas des selfies avec des simili-célébrités.

Oui, la culture c’est du béton.

Oui, dès qu’il entend le mot « culture », Dédé sort sa bétonneuse.

Alors la municipalité, avec la bénédiction du Copil du NPNRU, a lancé le projet d’une médiathèque. Le 4 octobre 2021, la municipalité a publié un avis d’appel à candidature pour une esquisse.

Bon, Dédé, refusera de rendre public le résultat de cet appel.

Dédé sait que la populace, inculte et vulgaire, ne peut juger de la qualité des esquisses. Dédé sait que lui seul peut juger du beau, du laid, du rentable, et, du socialement utile.

Le choix de Dédé ne peut être démocratique.

Le choix de Dédé ne peut être qu’aristocratique.

La populace n’aura pas voix au chapitre.

Point barre !

 

Mais, pour le nom de la médiathèque, Dédé a besoin d’aide.

Alors, amis internautes, nous allons aider Dédé à choisir un nom, et, à bâtir un argumentaire pour convaincre Loulou.

Voici donc quelques noms.

 

 

Robert Brasillach

 

Robert Brasillach est peut-être le meilleur écrivain né à Perpignan. Malheureusement il n’a écrit qu’en français. À sa décharge, le catalanisme et son petit côté folklorique n’étaient pas encore à la mode à l’époque.

Populaire à droite, il est aussi très apprécié dans l’entourage de feu Christian Bourquin.

Fauché par une volée de balles en février 1945, Robert Brasillach n’a peut avoir une longue carrière. Au grand dam de Dédé, fan ultime.

 

 

André Malraux

 

Ce Parisien, donc un mec bien, a pas mal bourlingué en Asie. Il en a d’ailleurs ramené quelques bons bouquins, et, pas mal d’œuvres d’art.

Perpignan a besoin d’une phonothèque. Elle sera sans doute à l’étage de la future médiathèque. Vu la relation entre André Malraux et la musique, un tel nom serait parfait pour le bâtiment.

 

 

Charles Maurras

 

Des fois, faut s’assumer. À Perpignan, on est de droite, on est français, et, on aime l’action. Donc Charles Maurras, c’est parfait pour Dédé.

Là au moins, on s’assume. Et on arrête de faire semblant.

 

 

Aleister Crowley

 

Faut dire ce qui est, pour gérer une ville, les forces occultes c’est vachement utile. Donc, rendons leur hommage.

Et puis, on pourra passer des disques de Led Zeppelin dans les sous-sols. Ça égayera les nuits de Walpurgis.

 

 

Julie Andrieu

 

Dans la liste, il fallait une femme. On est woke, ou on ne l’est pas.

Dédé est fan. Il a des posters dans sa chambre et dans son bureau. Il a lu l’intégralité de son œuvre, c’est dire.

Julie Andrieu c’est le summum de la critique gastronomique. Personne ne décrit la cuisson du pavé de saumon au lave-vaisselle avec autant de maestria.

Un must read !

 

 

La liste des noms pourraient être longue, très longue. N’hésitez pas à la rallonger, et à envoyer vos propositions et argumentations à Dédé. La réussite du NPNRU dépend de vous.

Et puis surtout, n’oubliez pas : Dédé wants you !

La solidarité est une valeur de gauche, soyons solidaires, aidons André Bonet à trouver un nom à sa médiathèque ! par Philippe Poisse
La solidarité est une valeur de gauche, soyons solidaires, aidons André Bonet à trouver un nom à sa médiathèque ! par Philippe Poisse
La solidarité est une valeur de gauche, soyons solidaires, aidons André Bonet à trouver un nom à sa médiathèque ! par Philippe Poisse
Partager cet article
Repost0
13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 14:14

 

Le truc chiant quand on est maire, démocratiquement élu, n’en déplaise à certaines candidates cypriano-toulousaines, c’est que de temps à autre il faut bien aller parler au petit peuple. Dans le fond, la dictature ça a du bon, on évite de frayer avec la populace. Enfin, si on est le dictateur.

 

Ainsi donc, le 10 novembre 2021, Loulou Aliot organisait une réunion publique, sans passe sanitaire, à l’Atelier d’Urbanisme, pour parler du quartier Saint-Jacques avec les habitants.

Comme c’était ça ou rester à la maison continuer le travail, très, en retard, on y est allé.

Amis internautes, voici donc un petit compte-rendu-sommaire.

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/video-reunion-publique-avec-le-maire-louis-aliot-a-saint-jacques-du-10-novembre-2021-images-philippe-poisse.html

 

 

I – Stationnement

 

Ceux qui suivent l’actualité du quartier savent que la place Cassanyes et les rues alentours vont devenir payantes. Évidemment les riverains et les commerçants gueulent.

Bien que les services municipaux aient posé des flyers sur les pare-brises (sic !), peu de gens sont réellement au courant des détails.

Ce problème de communication autour du stationnement étant récurent et fréquent, quelle que soit la ville, on se demande pourquoi personne n’a encore proposé de solution.

Toujours est-il que le stationnement (malgré une pénurie mondiale d’horodateur, et c’est pas une blague) va rester payant dans le quartier encore quelque temps.

 

 

II – Propreté

 

Bon, on ne va pas se cacher derrière notre petit doigt, Perpignan est sale. Alors, oui, comme le dit monsieur le maire, si la ville est sale c’est aussi parce que certaines personnes sont sales. Mais elles ne représentent qu’une infime partie de la population, et, l’absence de politique de réduction des déchets n’encourage personne à faire des efforts.

Il est clair, vu les réactions des habitants, et, vu l’état des rues et des containers, que la gestion de la collecte des déchets est déficiente. Cette gestion relève, depuis 2004, comme cela a été rappelé par le nouveau directeur de la propreté, de la compétence de Perpignan Méditerranée Métropole. Mais la municipalité n’est pas tellement active sur le sujet. Pour l’instant elle botte en touche, se cachant derrière l’état lamentable dans lequel elle a trouvé le service propreté en 2020 et les 400 000 € d’achat de matériel qu’elle a dû réaliser pour remettre le service à l’endroit.

 

Concernant les invasions de blattes américains, notamment rue Louis Béguin, la solution est très simple : votez Éric Zemmour !

Une fois Zézé président, elles seront illico-presto reconduites à la frontière.

Avec Éric Zemmour, dites non au grand remplacement des blattes !

 

 

III – Drogue et sécurité

 

La démolition de Bétriu, si elle a ouvert une perspective sur l’église des Carmes, a surtout poussé les dealers à se déplacer vers la rue du Paradis. Les riverains de la rue se plaignent.

Rappelons que se plaindre est, ontologiquement, la raison d’être d’un riverain. Sans plainte, le riverain ne peut être. Et ne pas être, pour un riverain, cela ne se peut.

La municipalité prétend que le trafic de drogue à Bétriu générait un chiffre d’affaires de 200 000 € par semaine. Ce chiffre paraît excessif. On attendra le communiqué du procureur de la République pour en savoir plus.

En attendant, le nouveau directeur de la police municipale, Philippe Rouch, s’est vanté d’avoir mis fin au trafic de drogue aux HLM Saint-Mathieu et a annoncé travailler en collaboration avec la police nationale sur ces problèmes.

La réunion n’a permis aucune avancée dans le débat et aucune annonce particulière n’a été faite.

 

 

IV – NPNRU, concertation, Campus Mailly, rue Llucia et grands travaux

 

Qui dit Saint-Jacques dit NPNRU !

Le projet de rénovation urbaine étant global, il recouvre, directement ou indirectement, bons nombres de questions.

D’abord il semble clair que l’équipe actuelle a fait le deuil de la méthode Amiel/Pujol. L’échec de la concession pour la partie sud (grosso modo la place Carola) semble avoir poussé la municipalité à revenir à la raison. Le traitement du quartier sera réalisé îlot par îlot.

Comme quoi, une baffe à 30 millions d’euros (ou à peu près), de temps à autre, c’est salutaire.

L’idée de la création de logements traversants a été évoquée, sans recevoir une réponse formelle de la part des élus et des techniciens présents.

Sur la concertation, quelques garanties ont été données. Une refonte du dispositif légal des « conseils citoyens » devrait bien avoir lieu, et des réunions de concertation concernant Saint-Jacques ont été annoncées pour novembre et décembre. Un premier bilan pourra être tiré en janvier.

 

Un projet global, devant pallier aux carences des projets de l’équipe Pujol, et intégrant une requalification de la rue Llucia et le Campus Mailly a été annoncé.

La salle du Pigeonnier, dont personne n’a jamais entendue parler, doit aussi en faire partie.

 

 

V – En vrac

 

Les plafonds peints de la maison du baron de Saint-Marsal, place Miquel Giginta, seront restaurés, mais seulement après la restauration des Dominicains. Les défenseurs du patrimoine ne disant rien à ce sujet, c’est que rien ne presse.

 

Rémi Génis, élu en charge de la propreté et de l’environnement, nous a annoncé que la communauté urbaine allait investir 650 millions d’euros sur 12 ans pour les réseaux d’eaux usées et pour les réseaux d’eau de pluie. Espérons qu’une partie de ces investissements iront à Saint-Jacques et son réseau vétuste.

 

Dès le 25 novembre les éclairages de noël seront installés. Début décembre on pourra faire des safaris photos nocturne dans le quartier, histoire de comparer avec le reste de la ville.

 

Un projet de halles place Cassanyes a été vaguement évoqué. Une étude économique à ce sujet serait de bon aloi.

 

Pour finir, Loulou relance le fantasme du parking souterrain de la place Jean Moulin. Ce projet était déjà dans le NPNRU version 2016, et il s’agissait déjà de la reprise d’une vieille lubie.

 

 

Rendez-vous le 1er décembre pour la réunion quartier Gare.

That’s all folks !

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 22:26

 

Le maire, Louis Aliot, anime des réunions publiques dans tous les quartiers de Perpignan. Ces réunions sont des temps de discussion entre les citoyens et l’équipe municipale.
La prochaine se tiendra : Secteur Centre, Saint-Jacques, mercredi 10 novembre, à 18H 30, dans les locaux de l’Atelier d’Urbanisme, rue Rabelais.L'archipel contre attaque avait pour nonce apostolique ce soir là pour filmer Philippe Poisse.Le best off bientôt en ligne. En attendant si vous avez la patience, voilà l'intégrale.
L'historien de l'extrême droite, Nicolas Lebourg. "Nounours" alias Lino Giménez porte parole gitanL'historien de l'extrême droite, Nicolas Lebourg. "Nounours" alias Lino Giménez porte parole gitan

L'historien de l'extrême droite, Nicolas Lebourg. "Nounours" alias Lino Giménez porte parole gitan

Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Perpignan/ vidéo: Réunion publique avec le maire Louis Aliot à Saint Jacques du 10 novembre 2021 images Philippe Poisse
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 14:48

La Bressola et sa tentative d’achat du monastère Sainte-Claire continue d’agiter le petit monde politique local.

Alors que le référé contre l’opération de préemption lancée par la municipalité passait devant le juge administratif, une empoignade de près d’un quart d’heure sur le sujet a eu lieu entre Chantal Bruzi, d’un côté, et Louis Aliot et André Bonet, de l’autre.

 

 

D’abord on appréciera la technique utilisait par Chantal Bruzi pour faire croire qu’il ne s’agit pas d’un sujet politique. « Si on sort du politique » est sans doute la meilleure méthode pour parler politique.

 

La question sous-tendue de Chantal Bruzi doit être comprise comme étant : « la mairie a-t-elle un projet, ou agit-elle de façon impulsive ? »

Et la réponse est riche d’enseignements.

 

Alors oui, vu de l’extérieur, comme Chantal Bruzi, l’observateur distrait voit un « problème de communication interne ». Mais en écoutant attentivement, on se rend compte que le dossier est géré n’importe comment depuis des années.

 

Non, il ne s’agit pas d’un « coup d’humeur », il s’agit juste de la gestion à la « perpignanaise ».

 

La méthode est simple : personne ne se parle, personne n’écoute les techniciens, personne ne va chercher des consultants spécialisés et reconnus. Tout le monde suit sa petite lubie en oubliant un petit détail : le projet devra se réaliser dans le monde réel !

 

On apprend donc qu’en 2019, Jean-Marc Pujol, alors maire de Perpignan, avait demandé une analyse de l’état du couvent au service urbanisme. Il était désireux de l’acquérir, sans avoir un réel projet pour ce bâtiment. Les services avaient répondu que seulement deux solutions étaient envisageables. Le conserver en l’état, sans doute avec les sœurs dedans ?, ou le raser.

 

Non, il est peu probable que ce brave Jean-Marc ait eu l’idée de le raser. Il n’a jamais eu d’idée. Le titre de l’article est juste putaclic.

 

Mais si vous êtes tombé, cher lecteur, dans le panneau, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même.

L’installation du collège-lycée étant techniquement impossible dans le couvent, la mairie aurait proposé de racheter l’ancien lycée Al Sol, devenu le GRETA en cours de route, pour y mettre l’école. La proposition date de janvier 2020, si on en croit Louis Aliot. Quelques mois et une défaite électorale plus tard, le projet de rachat s’est retrouvé à l’arrêt.

 

Le manque de communication entre la mairie et la direction de la Bressola est stupéfiant. La demande « d’anonymisation du dossier » par la Bressola est aussi stupéfiant. Ces dernières années la municipalité a montré sa capacité à préempter de façon agressive des biens immobiliers. Les équipes de l’époque Pujol sont toujours en place. Dans les grandes lignes, rien n’a changé.

Et puis, il faut être, en matière d’immobilier, on ne gagne rien à refuser de jouer cartes sur table.

 

Ceux qui ont conseillé la Bressola ont raté leur coup.

 

Et puis, il faut reconnaître que le Conseil départemental, compétent pour les collèges, et le Conseil régional, compétent pour les lycées, n’ont pas l’air d’avoir été très sérieux dans cette affaire.

 

Dans le cas du CD66, on ne sera pas surpris. La gestion du collège Camus, et de son hypothétique transfert, montre, depuis plus de 15 ans, que le CD66 est capable de faire du grand n’importe quoi en matière de politique immobilière.

Louis Aliot propose que la Région cède le lycée Léon Blum, situé au Moulin à Vent. Pourquoi pas, mais là aussi, on sent bien que la Région ne répondra pas.

 

Cette histoire de préemption montre, s’il le fallait encore, qu’à peu près tout le monde dans le département pratique la gestion à la petite semaine. Dans le cas d’un collège-lycée catalan en immersion, c’est folklorique et amusant. Mais dans la plupart des autres sujets, ça fait froid dans le dos.

Et pas qu’un peu !

Partager cet article
Repost0