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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:55

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Vendredi 15 mars a 19h l'association "il faudra leur dire" qui milite contre la pédophilie, présente le film : "Outreau l'autre vérité", en présence de Serge Garde (le réalisateur)

Nous avons tous été sur-informés pendant l’affaire dite d’Outreau. Elle a traumatisé les consciences et déstabilisé l’institution judiciaire. Jamais une affaire retentissante n’avait aussi peu divisé l’opinion publique. Comme si l’esprit critique avait été anesthésié. Pourquoi ?

Dix ans après, il est temps de s’interroger, de façon dépassionnée, sur ce phénomène qui nous a submergés.

Outreau, un symbole de l’erreur judiciaire ? Que treize des dix-sept accusés aient été acquittés après un ou deux procès, n’est-ce pas le fonctionnement normal de la justice ? Le véritable problème n’est-il pas celui de la détention provisoire ? Outreau, un fiasco judiciaire ? Oui, mais ce n’est pas celui qui a été dit.

C’est à ce décryptage qu’« Outreau, l’autre vérité » vous invite. Un film qui ne laisse aucune place à la fiction. Un film qui repose exclusivement sur des documents et sur de nombreux témoignages, tous inédits. La vice-présidente Sylvie Borrell présente leur action

TARIF : 5 EUROS


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 10:39

Photo1966.jpgNicolas caudeville à Gauche et hervé Vigier à droitre

Le site http://www.larchipelcontreattaque.eu/ présente une conférence d'Hervé Vigier animé par le journaliste Nicolas Caudeville 

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L'image du monde apportée par l'Eglise s'écroule devant les découvertes scientifiques ; les Chapelles sont mises en cause pour avoir prêché la violence et semé le malheur ; le siècle des lumières génère deux courants : l'un qui se met à rêver d'une religion naturelle et primordiale qui puise dans la seule Nature le message du Créateur destiné à sa créature ; l'autre qui voit dans les premiers siècles de l'Eglise un âge d'or où Jésus, Docteur de la Loi, inspire chaque communauté dans le respect de sa culture et la restauration de l'Esprit qui libère Dieu du Temple où les religions l'ont enfermé. La Franc-Maçonnerie française du 18e siècle construit une symbolique qui se nourrit de ce double élan, et tente d'unir tous les Frères dans une démarche initiatique respectueuse de chaque sensibilité, culture et philosophie. Un message universel et toujours moderne.

La conférence à la librairie Torcatis fut une réussite! Il y avait des gens jusque dans l'escalier, soit prèt de 70 personnes. Après une présentation d'Hervé Vigier, de nombreuses questions se sont posées qui ont permis "aux pierres de se frotter"

Pour écouter la conférence cliquer ici:link

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 15:14

le-bus-tram-debarque-perpignan.jpg  2 ans de retard pour le bus tram

Ou comment se la jouer "petits, grands travaux", quand on n'a pas les moyens de se payer un vrai tramway:Le bus-tram! Depuis qu'on en parle link (mis en démonstration par Jean-Paul Alduy en 2010) , promesse de mise en circulation décembre 2011, le voilà qui arrive en mars 2013 à la veille des municipales de 2014. Encore un argument de la "modernité" selon Jean-Paul Alduy. A la suite de la gare TGV et son centre commercial (la gare qui ne verra que deux arrêts de TGV jour et la ruine commerciale du "centre del mon" après le départ de nombreuses enseignes et la non arrivé d'autres annoncées), du "Théâtre de l'archipel" au coût 42 millions en location pendant 32 ans, les vélos en location BIP ( février 2008, aussi juste avant les municipales, pas un franc succès, qui a permis à Clear Channel de prendre le marché publicitaire des abris bus. Les vélos ne sont distribués que sur une quinzaine de stations installées pour la plupart dans le centre historique de Perpignan. D'où le ratage de l'opération et le manque d'usagers.  ) . Et ce qui aurait du coûter 48 millions d'euros (ce qui est énorme en soit)  et passé à 60 millions d'euros! Pourquoi doit-on payer 12 millions de plus? Pour un bus hybride gasoil ( le truc plus dangereux que l'amiante? link) et électrique, plus de passages (toute les 10 minutes, nous dit-on, au lieu de tous quarts d'heure), mais on peut faire cela avec les autres bus. Plus de passagers aussi, et des bornes automatiques pour prendre des tickets. Cerise sur le cadeau , la couleur : dorée. Comme disent les gitans de mon quartier: "soupèses, c'est de l'or!" 

Mais pourquoi, se priver à un an et deux mois des élections municipales et de l'agglo (mais vous ne voterez pas pour l'agglo, il faut être "grand électeur" et vous, vous êtes encore mineurs!)? Pour Jean-Paul Alduy, Jean-Marc Pujol et Romain Grau,un pareil plateau publicitaire intervient à point nommé! "Enfin dans la cour des grands"? Ou le miracle de la cour?

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 15:52

Photo1960.jpgLe docteur Ortiz

Suite à notre article,"Les Pyrénées-Orientales département pilote: Loi sécurité sociale du transport collectif des malades gelées par le gouvernement!"link  le docteur Ortiz nous a contacté pour rectifier certaines inéxactitudes contenues dans l'article et donner certaines précisions.

Néphrologue libéral exerçant à la polyclinique St Roch à Cabestany (Pyrénées Orientales).Il est président du Syndicat des Néphrologues Libéraux depuis 1997. Il est également président de l’URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé – Médecins Libéraux) en Languedoc-Roussillon. Il a aussi été membre de la commission de certification des établissements de soins de la Haute Autorité de Santé pendant de nombreuses années et s’occupe dorénavant de l’accréditation des établissements à l’échelon international.Et Vice-président du Conseil National de Néphrologie, le Dr Ortiz s’intéresse particulièrement à la valorisation de la performance, dans le cadre de la pratique professionnelle des néphrologues. L'occasion de parler du financement de la sécurité sociale et son avenir. De parler de l'état sanitaire de la Catalogne Sud et l'Espagne en crise. Entretien

Voir aussi:

Les Pyrénées-Orientales département pilote: Loi sécurité sociale du transport collectif des malades gelées par le gouvernement! 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-les-pyrenees-orientales-departement-pilote-loi-securite-sociale-du-transport-collectif-des-malades-115794365.html

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 11:40

henri-lheritier.jpg734580_10200326219212028_1611897456_n.jpgL'écrivain Henri Lhéritier avec le théoricien Jordi VidalDiderot et moi-copie-1

L'écrivain Henri Lhéritier sorts un nouveau roman aux éditions du Trabucaires: "Moi, Diderot et Sophie" . Il a décidé de rallumer les lumières et son siècle. Il reprend la correspondance de l'encyclopédiste avec sa maîtresse (l'une d'elle) Sophie Vollant.Là, il se divertit à faire ses commentaires et être entre les deux Denis et Sophie (Jules et Jim) La préface est offerte par son ami le philosophe Michel Onfray. Un livre passionnant et truculant qui dépasse de loin le local, qui mériterait le triomphe à la capitale (ce n'est pas moi qui le dit, c'est Michel Onfray) . Henri Lhéritier nous a accordé un entretien dans un bar place Cassanyes.

Voir aussi:

Rivesaltes : le bonheur au fil de l'Agly 

http://loeildupharynx.over-blog.com/article-rivesaltes-le-bonheur-au-fil-de-l-agly-par-nicolas-caudeville-98323658.html

Interview de Henri Lhéritier 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-interview-de-henri-lheritier-par-nicolas-caudeville-48986470.html

le dernier roman d'Henri Lhéritier:"Réquiém pour mignon" aux éditions "Trabucaire", la lecture!

http://loeildupharynx.over-blog.com/article-le-dernier-roman-d-henri-lheritier-requiem-pour-mignon-aux-editions-trabucaire-la-lecture-83706490.html

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 09:39

retrospective-pierre-parce.png

 Rétrospective du photographe Pierre Parcé ,du 8 mars au 28 avril couvent des minimes à Perpignan

Photo1939.jpgPhoto1940.jpgPhoto1941.jpgPhoto1942.jpgPierre Parcé à Gauche et Jean Casagran à droite

"Une centaine de clichés en noir & blanc nous familiarisent avec l’univers  de Pierre Parcé qui s’inspire principalement de la nature et de la figure humaine… l’homme dans la nature, la nature modelée par l’homme ou est-ce le contraire, la nature de l’homme dont l’œil du photographe nous dévoile la part la plus belle. Un regard porté sur des êtres qui apparaissent toujours intimement liés aux éléments et ne forment qu’un tout presque mystique avec ce qui les entourent. Cette rétrospective Pierre Parcé met l’accent sur ce qui est essentiel,la famille et les amis, les sentiments, le travail physique de la terre ou de la création, la contemplation, la poésie qui réside en toute chose et qui se montre pour peu que l’on sache regarder. Si bien que les photographies de Pierre Parcé sont intemporelles, les portraits, les paysages ou les scènes de vie semblent sans âge dans un monde immuable où le renouveau se définit aussi dans une continuité. Dans la forme, le travail de Pierre Parcé est empreint d’un classicisme contemporain qui rappelle un Robert Doisneau ou un Francesc Catala-Roca, avec une ruralité plus concrète qui touche au mystique par l’utilisation du noir & blanc à la manière du cinéma russe d’un Andrei Tarkovski." L'archipel contre attaque a rencontré Pierre Parcé et Jean Casagran l'instigateur des "rétrospectives"

Voir aussi:

Documentaire sur le sculpteur José Bonhomme

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-documentaire-sur-le-sculpteur-jose-bonhomme-50664067.html

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:05

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On nous cache tout, on nous dit rien! Bientôt, le seul endroit où l'on ne trouvera pas de cheval link, ce sera les champs de courses...Un scandale de plus et puis après (comme dans la chanson de Léo Ferré: "ils ont voté et puis après!") L'argent, l'argent: celui qu'ils gagnent, celui que nous donnons. Pour l'agro-alimentaire, un autre cheval de bataille du capitalisme et aussi son cheval de Troie (la lasagne), le "discours de la servitude volontaire" link de la Boétie:« Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres.  » Donc, soyez des "consom'acteurs"! C'est la philosophie l'association "Slow Food"link . Jean Lhéritier, qui en fut le président durant 12 ans, monte sur ses grands chevaux pour défendre le bon mangé! 

voir aussi:

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-les-enjeux-du-bien-manger-interview-de-jean-lheritier-president-de-slow-food-france-par-caroline-a-74461854.html

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:41

herve-vigier.jpgHervé Vigier du "sublime conseil" du rite français

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Jeudi 7 mars à 18 heure à la librairie Torcatis à Perpignan, le site http://www.larchipelcontreattaque.eu/ présente une conférence d'Hervé Vigier animé par le journaliste Nicolas Caudeville

L'image du monde apportée par l'Eglise s'écroule devant les découvertes scientifiques ; les Chapelles sont mises en cause pour avoir prêché la violence et semé le malheur ; le siècle des lumières génère deux courants : l'un qui se met à rêver d'une religion naturelle et primordiale qui puise dans la seule Nature le message du Créateur destiné à sa créature ; l'autre qui voit dans les premiers siècles de l'Eglise un âge d'or où Jésus, Docteur de la Loi, inspire chaque communauté dans le respect de sa culture et la restauration de l'Esprit qui libère Dieu du Temple où les religions l'ont enfermé. La Franc-Maçonnerie française du 18e siècle construit une symbolique qui se nourrit de ce double élan, et tente d'unir tous les Frères dans une démarche initiatique respectueuse de chaque sensibilité, culture et philosophie. Un message universel et toujours moderne.

écouter la conférence ici

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-conference-franc-ma-onnerie-et-religion-par-herve-vigier-a-la-librairie-torcatis-une-reussite-116079097.html

Franc-Maçonnerie: le frère Hervé Vigier commente le changement de grand maître de la GLNF et l'actualité des loges de rite français! 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-franc-ma-onnerie-le-frere-herve-vigier-commente-le-changement-de-grand-maitre-de-la-glnf-et-l-actua-113450038.html

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:27

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En juillet 2012, l'agitateur Nicolas Caudeville m'offrait son micro alors que "Les Tribulations de Stephy J" étaient encore un blog : ( link ) Quelques semaines plus tard, je décidais de créer ma société d'éditions www.editions-ltsj.com et je publiais "Les Tribulations de Stephy J." avec le succès qu'on lui connaît.

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Seulement 6 mois plus tard, je lance "Les Conjectures improbables & hypothèses flottantes", un livre très personnel, illustré par Nelly Gurb. Aussi, il me semblait plus juste de réserver la primeure à cet empêcheur de tourner en rond de Nicolas Caudeville en guise de clin d'oeil amical.

Découvrez dans cette interview indubitablement pas conforme, la génèse, les secrets de fabrication et quelques extraits du livre qui vous sera présenté le 8 mars au Petra's Café , le tout en version Stéphanie Jaeger forcément improbable.

 

Voir aussi:

"Les tribulations de Stéphy J" , du blog au livre! interview Stéphanie Jaeger

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-les-tribulations-de-stephy-j-du-blog-au-livre-interview-stephanie-jaeger-par-nicolas-caudeville-110084725.html

Perpignan:les tribulations de Stéphy J! interview de Stéphanie Jaeger 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-perpignan-les-tribulations-de-stephy-j-interview-de-stephanie-jaeger-par-nicolas-caudeville-107683898.html

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:32

Photo1936.jpgJordi Vidal le directeur de la culture, Andréïna Mastio la commissaire d'expo et Michelle Pernelle la directrice des archives de Perpignan

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Dimanche 3 mars à 11 heure inauguration (avec bruch: bouffe gratos) de l'exposition sur les 200 ans du théâtre de Perpignan

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A première vue, quoi de plus paisible et consensuel qu’une exposition d’archives sur les 200 ans dethéâtre à Perpignan ? Tout le monde s’y retrouve, et le Perpignanais, féru de culture, d’histoire et de théâtre est déjà convaincu d’en connaître les grandes lignes, d’en avoir une représentation assez nette. Le travail de l’archive (vous savez ces expositions que l’on traverse à grandes enjambées sans jamais interroger le détail ni le général) apparaît alors comme l’alibi à une certaine fausse (bonne) conscience.

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La place de la République dans les années 1950 avec à droite le théâtre recouvert d’affiches publicitaires et à gauche l’ancienne halle du marché détruite en 74. PHOTO/ Photos Archives de la ville de Perpignan

Ce que l’époque contemporaine demande le plus souvent à l’archive s’apparente à une forme ultra spectaculaire de storytelling : les documents rassemblés ne sont là que pour valider un point de vue prédéterminé. On ne nous demande pas vraiment de partager une même vision, mais une même fiction.

Lors de la préparation de l’exposition « Le théâtre : toute une histoire ! » nous n’avons pas souhaité raconter une nouvelle histoire en prenant pour prétexte l’histoire. A l’inverse, nous avons voulu témoigner pour l’histoire et au nom de l’histoire, à partir de la masse des documents rassemblés et,pour certains, retrouvés. Quoi de plus instable que le témoignage humain, quoi de plus vulnérable qu’une trace archivée,quoi de plus fragile que l’histoire elle-même. Il est des histoires dont on nous dit qu’elles n’existent pas, qu’elles n’existent plus, qu’elles n’ont jamais existé ; d’autres qu’elles sont inventées, d’autresenfin qui subissent les cours d’une forme particulière de spéculation, à la hausse ou à la baisse.

Le théâtre de Perpignan n’échappe pas à ces étranges mouvements de flux et de reflux, à l’alternance de périodes éclairées et d’autres plus sombres d’où aucune lueur ne provient. La recherche prend alors, confrontée aux anomalies historiques et aux incertitudes contemporaines, un caractère obsessionnel. Les vides, les blancs, les zones d’ombre, les absences font de l’histoire du théâtre de Perpignan une histoire lacunaire qui nous parle, sur un mode délicat et poétique de la fragilité des traces de notre passage dans le cours du temps historique.

 

Pour compléter le fond existant aux archives nous sommes partis à la recherche de documents complémentaires ; nous sommes partis à la recherche d’affiches, de gravures, de photographies.Au cours de cette recherche, qui a pris la forme d’une quête, nous avons suivi des pistes incertaines, jusqu’à retrouver le petit-fils de l’ancienne habilleuse du théâtre qui a conservé pieusement les précieuses photographies de l’époque dans des boîtes en carton.

C’est à Madame Marguerite Sarris que nous devons les témoignages des années 1930 : elle fut, dès 1927, habilleuse au théâtre. Comme quoi, cette histoire de théâtre à Perpignan respecte jusqu’au bout le cadre d’une bonne dramaturgie.

André Breton écrivait déjà, à la même époque, combien il est difficile de partir à la recherche de l’or du temps. Pour cet or du temps retrouvé, cette exposition est dédiée à Madame Sarris.

Après l’aventure des photographies, il y a eu celle des costumes, avec une conséquencei mmédiatement positive : cette exposition va permettre de les préserver pour l’avenir. C’est en ce sens qu’on peut parler aujourd’hui d’archives dynamiques. Il est sain pour la démocratie que le passé vienne interroger le présent, et parfois même le mette en doute. Les archives dynamiques ont le privilège de ne jamais abandonner la proie pour l’ombre. Ainsi une exposition sur le théâtre pose la question artistique du théâtre, la question culturelle du théâtre, la question politique du théâtre.

 

A observer la situation du théâtre de l’Archipel et du théâtre municipal, est-il possible d’imaginer une action qui innove sans pour autant détruire ? Est-il possible de concilier la préservation avec la modernité ? Ce qu’il y avait d’ancien et d’obsolète dans le théâtre municipal a conduit le politique à penser le projet du théâtre de l’Archipel sans intégrer le théâtre municipal dans son dispositif.

Quel avenir pour l’ensemble des structures du spectacle vivant à Perpignan ? C’est une question que pose, de manière encore indirecte, cette première exposition sur les 200 ans du théâtre à Perpignan.L’archive n’existe donc pas pour justifier une lecture contemporaine du passé, mais bien pour questionner le présent au nom de l’histoire. Ce fut le souhait de Walter Benjamin, celui d’Abby Warburg, c’est toujours le nôtre. Nous n’en sommes qu’au premier acte.Voici un autre texte (éléments historiques), pour ton information dont tu peux utiliser des fragments si nécessaire. Il a été rédigé par Michelle Pernelle des Archives

 

La tradition théâtrale à Perpignan est très ancienne puisqu’elle remonte au XVe siècle. On représentait alors les mystères (longs drames religieux) sur la place de la Loge. Plus tard, une salle de spectacle dite « casa de las comedias », où l’on donnait aussi des représentations dramatiques, s’implanta dans le quartier Saint-Jean, quelque part dans l’artère qui relie la rue de la main de fer à la rue Foy, connue au milieu du XIXe siècle sous le nom de « carrer de la comedia », puis « rue de l’ancienne comédie » à partir de 1870.

 

Vers le milieu du XVIIIe siècle, dans cette ville en pleine francisation où l’empreinte des Lumières

commençait à poindre, le comte de Mailly, gouverneur de la province, pour distraire et égayer son

entourage, fit édifier une magnifique salle de spectacle dans la belle et vaste salle du consulat de

mer. Pour ce faire, en 1752, la façade et l’intérieur de la Loge de mer furent totalement bouleversés.

Ensuite, pendant soixante-trois ans, ce théâtre connut une existence chaotique, avec pas mal de

relâches et même sans représentation pendant une campagne entière. La salle fut alors louée

pour des bals, à des troupes de passage ou à des comédiens ambulants. En 1813 les trois dernières

représentations y furent données : « La Flûte enchantée » de Mozart, « La Vestale » de Spontini

et « Le siège de Corinthe » de Méhul.

 

Pour des questions de sécurité et d’accueil, ce lieu posait des problèmes. Ainsi, le 22 avril 1810, 57

bourgeois perpignanais, amateurs de spectacles, formèrent une société d’actionnaires et ouvrirent

une souscription pour financer la construction d’un nouveau théâtre dans les locaux du collège des

Jésuites, place Napoléon (actuelle place de la République).

Le conseil municipal de Perpignan vota ce projet le 5 mai 1811, avec plans et devis, et la construction

démarra fin 1812. Ce nouveau théâtre entra en fonction en novembre 1813, un an avant

l’achèvement des travaux. Le public perpignanais ne fut donc pas un seul instant privé de spectacles.

 

Pendant une dizaine d’années, le théâtre fut géré par cette société, de plus en plus fortement

financée par la ville de Perpignan, jusqu’à ce qu’en 1820 cette dernière achève le rachat de la totalité

des actions émises, commencé cinq ans auparavant, et le théâtre devint ainsi municipal.

 

L’activité du théâtre municipal, toujours très intimement liée au conservatoire de musique (les

professeurs du conservatoire formaient l’orchestre du théâtre), fut plutôt florissante malgré la

création de deux nouveaux théâtres, d’un style différent, plus « coquins », implantés dans le

faubourg : celui des Variétés en 1877, et celui de l’Alcazar, en 1900. Cependant, au début du XXe

siècle, l’apparition du cinéma captiva rapidement une grande partie du public, et il fallut attendre les

années 1950-1960 pour que le théâtre retrouve une place de choix dans la cité.

 

1813-2013 : 200 ans de vie théâtrale dans la ville, animés par de nombreux artistes, comédiens et

musiciens, d’ici et d’ailleurs. Et le spectacle continue !


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