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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 17:25

 

Séverinne Peron au musée Terrus à Elne

 

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- Elevation: branches de bois brûlé, fils colorés, 2013

- Métamorphose: branche de bois, peinture blanche, fibres de soie, 2013

- Fonte des Neiges: soie, laiton, pigments naturels, 2013

- Paysages: triptyque, photographies (détails de Fonte des Neiges), 2013

- élévation: 1m70* 2m50 env.
- métamorphose: 1m20*1m env.

Ancienne éléve des Beaux Arts de Perpignan, la guyanaise Séverine Péron link est une artiste contemporaine, d'une part parce qu'elle vit maintenant d'autres part parce qu'elle créée maintenant avec les formes de représentation de son temps. Elle aime le jeu de la lumière sur les structures et les dispositifs qu'elle fabrique, des pyramides de verres brisés, du bois brûlé de l'incendie de la Jonquéres en Catalogne Sud, de la peinture sur soie tendue sur des supports...Son travail s'inscrit dans le réel de son temps comme, le changement climatique, comme dans le "cycle Pyrénées, art et écologie" qui voit son travail présent à centre d'art contemporain Santa Monica sur les ramblas de Barcelone jusqu'au 27 juillet, ainsi qu'au musée Terrus à Elne dans le 66. "Je veux imaginer des formes et leurs confrontations. Comme les branches brûlées , que j'ai utilisé la première fois au Mas St Jacques en dessinant les ombres de cerisiers au sol , dans l'idée : art, écologie, vie, nature, en guise de processus de création! Les branches de prises à l'incendie de l'Amporda, que je fais flotter dans l'air ou avec de la soie peinte , tendue dessus " Le musée Terrus à Elne, la "Casa d' Oro en Ariège et et le CIEM sont partenaires des expos...Voir son blog:http://severineperon-artiste.overblog.com/

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 13:39

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André Verchuren est mort link, vive "Garance et les Mitochondries" qui tient haut le pavé du  "Musette dirty tango" en tournée dans le sud de la France et en Italie. La sortie d'un trois titres en attendant le retour en Angleterre. Garance Louis, la chanteuse et accordéoniste canettoise nous a accordé un entretien au bar Cassanyes Chez Gilles

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 18:19

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L'acteur fétiche du réalisateur Léos Carax nous fais la joie de rejoindre le festival des ciné-rencontres de Prades link depuis aujourd'hui, alors qu'il jouait au festival de théâtre d'Avignon avec Diziz une revisitation d'Othello:Les Amours Vulnérables de Desdémone et Othello (coproduite par le théâtre de l'archipel link). Il présentera demain soir au cinéma le Lido de Prades le prodigieux film de Carax dans lequel, il a les rôles principaux Holy Motors link.Il nous accordera une interview demain...

  Résumé du festival en image

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Voir aussi:
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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 00:36

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Après la victoire du Front Populaire en 1936, la situation politique était en ébullition : la droite s'était engagée dans la voie du coup d'état; les réformes politiques et sociales qui devaient se concrétiser restèrent à mi-chemin ; la crise économique qui frappait l'Espagne traînait depuis 1929 ; l'oligarchie patronale capitaliste ne reculait pas dans sa décision mesquine de ne plus accorder de droits au prolétariat, au peuple ; les licenciements augmentaient ; l'investissement public fut interrompu; le sentiment indépendentiste au Pays Basque et en Catalogne provoquait des divisions au sein de la gauche; en coulisses Franco conspirait contre la République soutenu par l'Allemagne et l'Italie; les paysans voyaient s'envoler leur rêve de réforme agraire ; les curés esquissaient un sourire cynique sachant que, très tôt, ils allaient exercer un pouvoir sur la vie des personnes avec leur fausse morale ; l'extrême droite observait avec consentement l'insurrection militaire pendant que le prolétariat se révoltait pour défendre le gouvernement républicain.

Aussitôt des milliers d'hommes et de femmes formèrent les milices anarcho-syndicalistes, lesquelles avec l'armée républicaine, allaient faire front à cette énorme barbarie.

La conscience et le coeur s'émeuvent encore en lorgnant vers ce passé récent, en voyant le regard de ces jeunes femmes, dont la plupart n'avaient pas plus de 16 ans. La peur ne fut pas une muraille pour qu'elles se défendent et qu'elles décident de sacrifier leur vie pour la cause des droits de la classe prolétaire et populaire. Tout comme cette jeunesse, qui sacrifia ses rêves d'avenir pour une lutte sans retour, qui par engagement moral fit un pas un en avant et n'hésita pas à lever le poing contre le fascisme.

Aujourd'hui, en 2013, la crise fait de nouveaux ravages en Espagne et rabaisse la dignité du peuple. La monarchie a de moins en moins de sympathisants, tandis que la classe politique agit comme une toxine qui pollue la démocratie. Ainsi, les droits sociaux sont attaqués, le chômage augmente, les réformes du travail n'ont eu pour but que satisfaire les intérêts capitalistes, la chute de l'investissement public fragilise les politiques éducatives, sanitaires, les retraites, les aides sociales. Ajoutons à cela la croissance du sentiment indépendantiste qui a nettement progressé dans la société catalane.

Le peuple essaie de se mobiliser mais il ne s'est pas encore relevé de ces durs revers. Il marche, nous marchons sans savoir où. Pendant que dans le reste de l'Europe et du monde, les manifestations se radicalisent contre le capitalisme, ici la réaction est bien légère. En parallèle, la corruption d'une caste privilégiée est devenue habituelle; elle maintient ses droits intacts tandis que le peuple les perd l'un après l'autre.

Je reviens sur le chemin du passé, de ce récent 1936 où les troupes franquistes gagnent des villes, conquièrent des territoires en laissant une stèle de sang. D'autres villes résistent aux putchistes, on attend des renforts depuis la France. L'Union Soviétique s'engage à fournir des armes aux Républicains. De divers endroits du monde si éloignés, comme Mexique ou les Etats-Unis, des volontaires affluent pour aider les miliciens et les républicains. En dépit de la radicalité des actions, l'espoir demeure.On continue à entendre les cris de soutiens “Viva la República”.

Mes yeux s'humidifient mais je me refuse à laisser fuir une seule larme. Le courage de ces personnes mérite tout mon respect. Tout mon corps frémit en les voyant fières et courageuses, s'aggrippant à leurs droits conquis au prix fort. Je me sens si minuscule face à leur énorme vaillance.

On sait que la Monarchie accepte de plein gré le bras exécuteur qu'est Franco, peut-être dans l'attente d'un retour de ses privilèges. La rébellion ouvrière ne se limite pas à défendre une institution démocratique: l'enjeu est la naissance d'une nouvelle société, une nouvelle Espagne, plus juste, plus solidaire, plus digne...

J'ai vu à la télévision la découverte de plusieurs cas de corruption; la morachie est concernée par une grande partie de ceux-ci. Les statistiques, les chiffres me brouillent l'esprit. On devine une volonté d'abrutissement des classes populaires, une envie de confondre la société. Et pourtant la vérité nous fait face: un réaménagement du service public vers un rôle secondaire, un sérieux coup de vis à la société. Je suis certaine que les plus âgés doivent rester béats face à l'inefficacité et la négligence de beaucoup dans la lutte contre ceux qui osent finir avec le peuple. Les chants libertaires se diluent dans un coin de l'histoire, dans l'espoir d'être repris un jour.

Les droits des femmes sont recoupés, manipulés, maltraités. L'Eglise est à nouveau en première ligne et la droite se vante de sa large majorité pendant que la classe ouvrière pleure sur les pots cassés.

Suivant une fine ligne fictionnelle, à une extrémité 1936, à l'autre 2013, j'énumère progressivement et je décris les raisons de la guerre civile et de la crise économique.

Il ya une différence dans ce passage fictionnel: dans la première extrémité le peuple meurt en luttant, dans la deuxième, le peuple meurt sans lutter.

Hier comme aujourd'hui nous affrontons une dictature. En 1936, Franco en fut à l'origine soutenu par la caste privilégiée la plus rance. Actuellement il s'agit de la dictature du capital pilotée par les élites économiques.

C'est à nous, le peuple, qu'il appartient de nous rebeller. La lutte des classes a toujours été présente dans l'histoire. Par le passé nous avons conquis des droits qui nous ont maintenu sages et soumis. Ce système agonise et il est grand temps que nous lui donnions le coup fatal qui le détruise une fois pour toute.

Voir aussi:

Marichiweu: la révolte est dans les mots de Marléne Feeley! conférence

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-marichiweu-la-revolte-est-dans-les-mots-de-marlene-feeley-conference-118417804.html

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 21:42

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Le chef suédois Fredrik Andersson va ouvrir le Mistral à Perpignan link. "C’est une cuisine presque végétarienne, très puriste dont j’aime le côté austère" déclare son compatriote Petter Nilsson du restaurant La Gazzetta sur le site de Libération.

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Qui est le chef cuisinier Fredrik Andersson? 

d'après le site http://www.starchefs.com Fredrik Andersson "n'est pas un homme qui fait partie d'une tendance, ni même qui se considère nécessairement  «nordique». Comme beaucoup de chefs animée par la passion, Andersson est simplement un cuisinier qui suit ce que son cœur lui dicte. Andersson cuisine avec des produits frais, d'hyper-saison, hyper-local en conformité avec la jeune avant-garde idéaliste de chefs nordiques.
Né à Stockholm, en Suède, le 33 ans, Andersson a travaillé à la fois l'Hôtel Gasslingen et Hôtel Borgholm avec Karin Fransson, l'un des chefs de femmes de premier plan pour la Suède, avant de devenir chef et co-propriétaire du Mistral. Initialement situé à Stockholm, Mistral a permis à Andersson d'évoluer à son maximum et dans sa plus pure expression. Le résultat est une cuisine qui est à la fois résolument naturaliste et «du moment», avec des plats qui rappellent visuellement la beauté anarchique des terrains micro-saisonnier.
Andersson est si inspiré par l'identité de plats locaux et de saison qu'il a récemment déménagé Mistral dans une banlieue à l'extérieur de Stockholm.Il veut un contact  immédiat avec le produit (des produits comme l'huile de pin, airelles, et l'achillée), lui permettant de construire son garde-manger autour d'un jour dans la semaine, ou même une heure dans la journée, plutôt que d'un mois ou dans la saison.
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:27
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Hector Madramany commissaire de l'expo
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Jordi Vidal directeur de la culture Perpignan
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Alix Bellegarde commissaire de l'expo
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Julien Marion
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LE STREET-ART S'INSTALLE AU COUVENT DES MINIMES
Dans la rue, nous n'entendons parler que de crise, de récession, de petits salaires, de petites économies et de petits comptes en banque. On veut nous faire voir le monde en minuscule.
Au milieu de tout ça, s'ouvre un mouvement artistique généreux et combatif.
Mais nous, on tient à vous faire voir les choses en grand, en très grand et c'est ça le Street-Art.
Certes il vient de la rue, mais les oeuvres qui en émanent sont sincères. Leur engagement et leur conscience sont omniprésents.
Des projets propres à chacun de ses individus ou de leurs alter egos, des messages tranchants et vrais comme la dure réalité, un humour parfois jaune, assez rouge et surtout très noir… On ne parle pas d’art rupestre, l’ancêtre des cavernes mais bien de l’héritage de Zlotykamien, Invader, Harring ou Blek le rat… Tout est possible dans la rue, même de s’encloîtrer et de se métamorphoser en hybride… Combien de temps tiendront ces oeuvres enfermées loin du brouhaha de la ville, dans un lieu qui fut pendant longtemps un lieu de sacre… La tranquillité du lieu réussira t’elle à calmer leur esprit de révolte…
Le projet veut que les supports des oeuvres soient récupérés dans la rue ou y avoir passé un long moment et une bonne partie des oeuvres sera réalisée in situ. Tout sera bien sûr filmé , monté et projeté pendant le temps de l’exposition. Hertor Madramany et Alix Bellegarde ont organisé cette expo jusqu'au 22 juillet inclus
L'exposition se déroulera du 1er au 22 juillet 2013 au Couvent des Minimes
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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 18:37

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Jean Lhéritier et les producteurs de vins

 

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Les fréres Danjou Bannessy présentent leur domaine au président de l'université Fabrice Lorente, face à Jean Lhéritier1009746 10200968849557385 559334580 n1045161 10200968865157775 579858279 n

L'écrivain Stéphanie Jaeger en pleine dégustation

Jean Lhéritier, président de Slow Food Roussillon, vous organisez le samedi 29 juin à Château-Roussillon un atelier: « Qu’est-ce qu’un vin durable ? Conversion, bio, biodynamie, vin nature, comment s’y retrouver ? ». Pourquoi vins durable ? Pourquoi cet atelier ?« Vins durables » : cette expression, je l’ai choisie car elle me paraît, mieux que toute autre, englober toute une série d’expériences ou de modes de culture, de vinification cherchant à améliorer les pratiques conventionnelles. Mais attention ! Il ne s’agit nullement ici de la durée de conservation du vin !Pourquoi l’atelier ? C’est simple : la logique que défend le mouvement Slow Food est celle d’une alimentation et d’une agriculture bonnes, propres et justes. Alors, il ne suffit pas que le vin soit bon, encore faut-il que le souci d’un travail respectueux de la nature, du vivant et de notre santé (y compris celle du producteur !) soit pris en compte. Le problème est que jargons, labels, pratiques se sont multipliés dans ce domaine. Le consommateur a besoin d’en savoir plus, de voir plus clairement. En savoir plus pour boire mieux, telle est l’objet pédagogique de cet atelier !

Conférence de Jean Lhéritier sur le vin durable by Webradio Fantome Perpignan on Mixcloud

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 11:16

images-copie-1Jacqueline Amiel-Donat

Photo1868.jpgFabrice Lorente président de l'UPVD

Je viens de lire sur un blog d’information (ouillade.eu) que les trois députés PS du département auraient affirmé suite à une réunion à l’Université de Perpignan « la nécessité de maintenir un service public de l’enseignement supérieur, afin de permettre aux habitants et aux étudiants des Pyrénées-Orientales d’avoir une université de qualité et de proximité jusqu’en licence, tout en développant, comme l’Université a su le faire jusqu’à aujourd’hui, des filières d’enseignement et de recherches spécifiques, qui se classent souvent parmi les premières au niveau français et européen comme le laboratoire PROcédé et Matériaux de l’Energie Solaire (PROMES), classé 1er laboratoire européen sur les énergies solaires.Les parlementaires ont réaffirmé leur profond attachement au principe d’égalité des chances et ont salué le travail remarquable comme le dévouement de la communauté universitaire ».

 

La communauté universitaire dont nous faisons partie vous et moi, ne peut que se réjouir de l’intérêt qu’ils semblent manifester pour notre établissement, mais je vous sais pareillement pragmatique et peu enclin à vous laisser endormir par les flatteries politiciennes. C’est la raison pour laquelle je me permets d’attirer votre attention sur la volonté politique qui ressort de ces propos de non universitaires de toute évidence : « jusqu’en licence … ». Autrement dit, pour nos trois députés qui ignorent tout du cursus universitaire, le fait de garantir que l’UPVD assurerait toujours ses enseignements « jusqu’en licence » (hormis bien sûr quelques filières spécifiques ), serait suffisant pour garantir la pérennité de notre Université…

 

Comment peut-on prétendre préserver notre Université en lui garantissant un destin de simple « collège universitaire », limité à la formation des Bac +3, les Masters étant réservés aux Universités de Montpellier ou de Toulouse (…) ?

 

Ont-ils mesuré l’impact évident de cette limitation des enseignements de notre Université, sur les effectifs de licence 3 – qui seront enclins à déserter Perpignan et à aller obtenir leur licence 3 à Montpellier ou Toulouse pour avoir plus de chances d’y être admis ultérieurement en Master 1 ? S’agissant de ceux qui en auront les moyens financiers bien entendu, pas pour les autres…

Pour les autres justement, ont-ils annoncé la création de bourses d’études ou d’une prise en charge financière des étudiants brillants qui seront contraints d’aller poursuivre leurs études en dehors de Perpignan ? Puisque nos trois députés sont également en charge de responsabilités au département des P.O. ou à la Région L.R., ont-ils même pensé à la mise en place d’aides financières locales pouvant pallier l’insuffisance des moyens de l’Education nationale à cet égard ? Pour un étudiant qui devra se loger et se nourrir à Montpellier, Toulouse ou ailleurs, ce n’est pas l’octroi d’un ordinateur qui résoudra les problèmes financiers auxquels il sera confronté…

Comment peut-on se prétendre attaché au principe d’égalité des chances lorsqu’on sacrifie toute perspective pour un étudiant qui n’en a pas les moyens financiers, d’accéder aux plus hautes formations (et par là, aux meilleurs chances d’accéder à un emploi) ? Ont-ils conscience du fait que notre département bat tous les records de pauvreté et de taux de chômage et que dès lors, une véritable Université de proximité (comme ils nous qualifient) se doit – ce que nous avons réussi à faire jusqu’à ‘à présent, hormis la médecine- de proposer des formations de qualité et complètes : Master et Doctorats .

 

Ils auraient fait état de la Recherche également, mais savent-ils que les Master 2 constituent le creuset du recrutement de thésards et de chercheurs ? Se sont-ils engagés, toujours au titre des mandats départementaux et régionaux qu’ils cumulent, à financer « décemment » l’Université de Perpignan afin justement que nous puissions maintenir et développer ces filières spécifiques ?

 

Là où nous attendions qu’ils annoncent un renforcement des moyens octroyés à l’Université de Perpignan afin de lui permettre, outre son « ossature » complète de grandes filières de formations, de jouer pleinement son rôle de tête de pont de filières transfrontalières et euro-méditerranéennes, ils avouent benoîtement le triste sort que nous réserve la mise en place de la réforme – le même d’ailleurs que celui auquel nous destinait (mais plus habilement) la réforme Pécresse et contre laquelle nous nous étions insurgés…

 

Ils ignorent qu’une Université, même « petite » comme nous l’avons toujours été, peut « tirer vers le haut » tout un territoire. Ils ignorent que J.M.G. LE CLÉZIO avait choisi de soutenir sa thèse à l’Université de Perpignan (ce qu’il relate dans un de ses ouvrages), que Umberto ECCO avait présidé à deux reprises des Colloques internationaux à l’Université de Perpignan, que de nombreux hauts magistrats comme le Procureur actuel de Paris, sont issus de notre Université, que le taux de réussite de nos étudiants à des concours nationaux, et notamment en Droit, est parmi les meilleurs, et que le taux d’insertion en entreprises d’étudiants formés à l’IAE (que j’ai fondé) était le plus fort de France (au point d’ailleurs que l’IAE de Paris avait décidé d’en être partie prenante). Sans oublier bien sûr, les filières scientifiques et laboratoires de recherche associés : le Parc naturel marin dont nos députés élus locaux s’enorgueillissent, n’existerait pas si depuis des décennies déjà, l’Université ne s’était pas intéressée aux fonds marins avec le centre d’océanologie de Banyuls… Même chose encore pour l’énergie solaire grâce aux équipes universitaires de formation et de recherche travaillant souvent avec des moyens financiers dérisoires et dans l’incompréhension absolue, voire l’hostilité, des élus locaux …

 

Je vais arrêter là mais vous le savez, je ne peux rester indifférente au devenir de notre Université. Ayant choisi cette Université à la sortie du concours d’agrégation de Droit, y ayant occupé des fonctions importantes (Vice Présidente, Doyen de la Faculté de Droit et de Lettres puis Directrice de l’IAE), j’ai activement participé au combat pour en obtenir le développement : c’est à ma demande que la Fac de Lettres devait être scindée (afin de prendre toute son ampleur) de la Fac de Droit et Sciences économiques lors du premier contrat quadriennal ; de même c’est à ma demande et sur mon énergie que devait être implantée et développée avec le succès qu’on lui connaît, la filière « Aménagement et urbanisme » (avec l’école d’architecture de Montpellier), ou encore que devaient être créées les Presses universitaires de Perpignan, ou enfin qu’était créé l’IAE avec l’ensemble du monde économique local et régional sous l’égide de Michel JOBERT, alors Ministre du Commerce Extérieur, et sous la présidence de Laurent SPANGHERO puis de Raymond MITJAVILA …

 

Sachez que bien qu’étant membre du même parti politique que les trois députés que vous avez reçus, je n’en partage pas la naïveté/docilité, et que je saurai combattre à vos côtés pour que notre Université de Perpignan ne soit pas la « sacrifiée » d’un projet politique qui apparaît verrouillé nationalement et localement. Je peux vous assurer également que les représentants des autres partis de gauche, membres de notre groupe d’opposition municipale, Olivier AMIEL pour le MRC et Jean CODOGNES pour EELV, seront mobilisés avec nous. Peu importeront d’ailleurs les étiquettes ou options politiques de ceux qui, comme nous, sauront se mobiliser pour notre Université de Perpignan.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président et Cher Collègue, en la sincérité de nos engagements.Jacqueline Amiel Donat

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 23:28

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Les chiffres de l’utilisation de la réserve parlementaire 2011 ont été publiés ce mercredi 10 juillet par un citoyen. Environ 150 millions à disposition des parlementaires (90 pour les députés / 60 pour les sénateurs) pour financer des projets sur les territoires. Il en ressort 2 éléments importants :

 

* La nature des projets est très variable : réfection de routes, achats de tondeuses ou balayeuses, réfection de toitures d’école….. Il pourra être remarqué le grand écart entre la rédaction des lois et la distribution de ces secours financiers.

 

* La répartition 2011 : 56,9 millions d’euros pour les députés UMP contre 7,8 millions pour l’opposition d’alors... Est-il besoin de commenter ? ! Et encore, on notera des disparités énormes : 12 millions pour le seul Bernard ACCOYER (UMP, alors président de l’Assemblée Nationale), 3,85 millions pour Gilles CARREZ (rapporteur général du budget) et 3 046 euros pour Yves COCHET, député écologiste. Mais personne ne peut, bien évidemment, y voir un quelconque clientélisme électoral…

Loin de tout populisme ou de toute démagogie, réactions trop simplistes que l'on entend déjà, la réserve parlementaire mériterait une vraie réflexion.

Les difficultés pour avoir accès aux chiffres (c’est une décision de justice qui l’a permis) témoignent d’une opacité suspecte, qui créé derechef une suspicion.

Comment ne pas y voir, dès lors, pour certains députés ou sénateurs qui cumulent avec des mandats locaux (tiens, revoilà la question du cumul des mandats !!), la possibilité « d’arroser » un territoire en vue d’élections à venir ?

Comment ne pas percevoir les risques de dérives clientélistes, que les citoyens ne peuvent plus, à juste raison, supporter quand on leur demande, à eux, de faire des efforts dans tous les domaines ?

Comment nier encore ce besoin de clarté, de transparence et d'efficience, élément indispensable pour l'exercice de la démocratie ?

Une étape a certes été franchie avec le nouveau président de l’Assemblée Nationale qui a reparti de façon équitable l’enveloppe entre tous les députés (130 000 euros) et a annoncé la publication de la distribution de ces enveloppes, à la fin de chaque année parlementaire. Un pas indéniable vers la transparence ; mais la transparence n'empêchera pas le clientélisme !

Lionel Jospin avait fait disparaître les enveloppes des ministères.

Supprimons donc la réserve parlementaire.

 

NB : Le Sénat serait bien inspiré de commencer une ébauche de transparence….

Voir aussi:

Cumul des mandats: le conseiller socialiste d'opposition à la mairie de Perpignan Frédéric Gonano écrit au premier secrétaire du parti socialiste Harlem Désir

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-cumul-des-mandats-le-conseiller-socialiste-d-opposition-a-la-mairie-de-perpignan-frederic-gonano-ec-115553463.html

Démission de l'élu PS Frédéric Gonano à cause de la loi sur le cumul des mandats à 2017! interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-demission-de-l-elu-ps-frederic-gonano-a-cause-de-la-loi-sur-le-cumul-des-mandats-a-2017-interview-p-116870252.html

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 19:53

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La ville de Perpignan est classée dernière du classement des villes de plus de 100 000 habitants réalisé par Le Point dans son édition du jour.

Les chiffres et les notes sont affligeants : 3 574 € de dette par habitant, 1/10 en matière de solvabilité, 2/10 en matière de rigidité structurelle, 771 € d'impôts locaux (hors entreprises)...

Dans l'article que consacre l'hebdomadaire au cancre national en matière de finances publiques il est largement fait état du gouffre du théâtre de L'Archipel voulu par l'ancien Maire Jean-Paul Alduy et des emplois d'agents municipaux qui dans notre ville "sont encore un moyen de faire du social et de s'attirer des votes". Il est également rappelé la dénonciation par la socialiste chef de l'opposition municipale Jacqueline Amiel-Donat de la nomination de 42 vice-présidents à l'Agglomération alors que la loi en prévoit 15 au maximum (un gaspillage de 500 000 € par an) : "on saupoudre des subventions ici ou là pour satisfaire les maires des communes de l'agglomération sans vision globale, mais en dépensant toujours plus".

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