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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 22:18

Michel Cadé président du festival social et ouvrier de Carmaux Tarn et Jérôme Quaretti étaient en direct pour l'Archipel contre attaque et sera en direct de Carmaux du 14 au 16 novembre 2025: demandez leur le programme, mais pas des esquimaux .Mes amis, mes copains, attrapez vos santiags et vos cœurs battants, on embarque pour un sacré voyage au Festival du film social et ouvrier de Carmaux, onzième du nom, un rendez-vous qui cogne fort comme un refrain de Béranger, avec du panache, de la révolte et de l’âme à revendre !

Ici, on cause cinoche, mais pas n’importe lequel : du ciné qui gratte, qui remue, qui chante les luttes et les espoirs des gens d’en bas, avec la gouaille d’un troubadour des faubourgs.

Alors, caltez vos soucis, on va se faire une toile sous les étoiles, et pas des moindres, parole de François !Ce festival, mes gaillards, c’est pas du chichi, c’est du solide, du vrai, du vécu ! Il tient ses promesses comme un vieux pote fidèle : rendre hommage aux films d’antan, coller au pouls du ciné d’aujourd’hui, accueillir des avant-premières qui claquent, faire causer réalisateurs et techniciens avec le public, et, bien sûr, balancer des films qui portent le social en bandoulière, comme une médaille sur la poitrine d’un ouvrier.

Le site du festival ,le clame haut et fort : Carmaux, c’est l’bazar des consciences, un feu d’artifice d’histoires qui secouent ! https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals

On commence par les pépites du passé, ces films qui sentent la sueur et la lutte, comme une chanson qu’on fredonne autour d’un brasero. Quatre bijoux, mes amis, quatre ! Le Sel de la terre d’Herbert Biberman, 1954, un monument, un coup d’poing, l’histoire d’une grève de mineurs mexico-américains au Nouveau-Mexique. Le CNC raconte que ce film a été blacklisté à l’époque, mais il brille toujours, comme un diamant brut. Ensuite, Le Porion de Georges Champavert, 1921, un drame minier tourné dans l’bassin d’Alès, une rareté qu’on savoure comme un vieux vin, avec un ciné-concert de Sébastien Arcos pour faire swinguer les images – et, cerise sur l’gâteau, c’est gratos, comme l’annonce le programme ! Puis, Les Copains du dimanche d’Henri Aisner, 1957, porté par la CGT, une ode aux loisirs des jeunes prolos, avec un jeunot nommé Belmondo qui crève l’écran, flanqué de Piccoli et Fresson, d’après Ciné-Ressources. Et pour finir, Les Quatre Saisons d’Espigoule de Christian Philibert, 1999, un faux docu complètement barré, une comédie qui claque comme un refrain, un clin d’œil à Farrebique de Rouquier, que Télérama encense pour son culot et sa verve.Mais attention, les amis, on reste pas coincés dans l’rétroviseur !

Ce festival, il cavale dans l’présent, avec une tripotée de films français, parce que, comme dit Le Monde, notre cinoche a toujours su parler des galères et des espoirs du peuple.

Sept avant-premières, sept pépites, dont trois avec les réalisateurs en chair et en os, un cadeau rare, parole d’Unifrance !

Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2, d’Olivier Azam et Daniel Mermet, remet l’Amérique sur l’gril, avec une session pour rattraper le premier épisode, et les deux lascars seront là pour causer.

Animal Totem de Benoit Delépine, en sa présence, c’est du pur jus d’absurde et d’engagement, comme l’écrit Première. Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Léonetti, lui aussi sur place, fout une claque avec ses luttes bien senties. On voyage au Japon avec Jusqu’à l’aube de Sho Myake, un film doux comme une caresse, que Cahiers du Cinéma trouve “tendre à en chialer”. Dossier 137 de Dominique Moll revisite la police avec du nerf, Ma frère de Lise Akoka et Romane Gueret fait chanter la jeunesse, et Promis le ciel d’Erige Sehiri, qu’on avait kiffé avec

La Voie normale en 2019, raconte l’émigration en Tunisie avec une poésie qui scotche, dixit Variety.Et y’a du rab, mes cocos ! Trois films récents viennent mettre le feu : Météors d’Hubert Charuel, après Petit Paysan, nous embarque chez les naufragés de l’atome, un sujet qui cogne, salué par Les Inrockuptibles. Les Braises de Thomas Kruithof, c’est le militantisme qui déboule dans l’ordinaire, un truc qui vous prend aux tripes, selon Libération. On Falling de Laura Carreira, l’histoire d’une Portugaise dans un entrepôt en Écosse, est “bouleversant”, parole de The Guardian. Et pour clore en beauté, La Guérilla des FARC, l’avenir a une histoire de Pierre Carles, avec l’bonhomme en personne, une méditation sur l’adieu aux armes et l’élan citoyen, que Mediapart appelle un “coup d’cœur engagé”.

Ce programme, mes amis, c’est une tambouille bio, une salade des quatre saisons à s’en lécher les babines !

Comme le clame le site du festival, Carmaux, c’est la fête des yeux, des cœurs et des tripes. Alors, venez, grignotez ces films comme des tranches de vie, et que ça chante, que ça gueule, que ça vive ! Bon festival, les copains, et que la révolte des images vous emporte !
 

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9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 17:58

Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

 

Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse

Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !

Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais

C’est en 2014, sous l’égide de vignerons et de l'ancien président de Slowfood France Jean Lhériier, que naquit Be Ranci ! D'abord avec son préquel au Sud chez les frères Roca au Mas Marroch prés de Girona fief des fréres Rocahttps://www.dailymotion.com/video/k4AhYJ8LUrqXP08wEM8 (voir docuemtentaire: les frères Roca inventent le racio sec au Mas Marrochhttps://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-vins-rancios-secs-la-video-interview-du-salon-a-gerone-josep-roca-jean-lheritier-benoit-danjou-b-121271111.html), non pas comme un salon de province pour marchands de vin aigre, mais comme une grande foire pantagruélique où l’on boit, où l’on rit, où l’on parle, où l’on chante les louanges du rancio. Le nom ?

Un jeu de mots divin : Be Ranci ! comme Be drunk! mais en catalan, Vi Ranci !

Soyez rances, mes frères ! Buvez rance ! Vivez rance !

D’abord tenu à Perpignan, tous les deux ans (2014, 2016, 2018, 2019), il s’ouvrit vite à l’Europe : Jura, Loire, Sud-Ouest, Espagne, Portugal, Grèce, Italie… Une grande famille de vins oxydés, de vins de voile, de vins qui ont plus de caractère qu’un capitaine de galère après trois jours de tempête.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua

Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.

Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel

Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.

Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.

Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif

Lieu : Caves Byrrh, 6 boulevard Violet, 66350 Thuir.
Billetterie : https://my.weezevent.com/salon-europeen-des-vins-oxydatifs
Contact : 06 08 83 29 67

Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !

 

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 11:32

"Quand un peuple n'ose plus défendre sa langue, il est mûr pour l'esclavage."

Remy de Gourmont
 

 15 oct. 2025 Lluís Dagues était en direct pour l'Archipel Contre-attaque Au Cochon Hardi pour parler de l'état du catalan , la langue catalane et l' habitant va-t-il continuer de porter la barratina du plan Racine, sans se comporter comme un plaideur, encore longtemps ?

Lluís Dagues, le Catalan qui écrit Perpignan avec un accent Dans les ruelles de Perpignan, où le vent du Canigou se mêle aux odeurs de rousquilles et de café brûlé, on trouve parfois des hommes qui portent la ville comme un vieux pardessus trop large. Lluís Dagues est de ceux-là. Il n’est pas né ici – ou peut-être que si, peu importe –, mais il y a poussé comme une vigne sauvage entre les pierres du Castillet. Historien de formation, journaliste de métier, chroniqueur de radio quand l’envie le prend, il est surtout un de ces rares individus qui savent que l’identité n’est pas un drapeau, mais une cicatrice.

On le croise parfois au Periscopi, cette émission où il dissèque l’actualité catalane avec la lenteur d’un dégustateur de vin rouge. Il parle bas, presque en confidence, comme s’il craignait que Paris ne l’entende. « Huit cents euros par Parisien, douze par Nord-Catalan », lâche-t-il un jour dans El Món, et le chiffre reste en suspension, lourd comme une cloche fêlée. Ce n’est pas de la rancœur, non. C’est de la précision chirurgicale. Dagues n’aime pas les grands gestes ; il préfère les petites vérités qui font mal.En 2018, des étudiants de l’École de journalisme de Paris l’avaient filmé devant un panneau routier mal orthographié. « Perpinyà avec un « y », vous vous rendez compte ? » disait-il, mi-amusé, mi-désespéré.

Être catalan, expliquait-il, c’est « un moyen de se faire reconnaître comme Français aux yeux des Français ». Phrase cruelle, presque trop juste. Il n’y a pas de révolte chez Dagues, juste cette ironie douce-amère des gens qui savent que l’histoire ne leur rendra jamais justice, alors ils la racontent quand même.Il écrit comme on marche dans les vignes : lentement, en regardant où poser le pied. Ses chroniques dans La Semaine du Roussillon ou ses billets sur la photographie sous-marine de Louis Boutan (un autre Perpignanais oublié) ont cette lumière particulière des après-midi d’octobre, quand le soleil baisse et que tout semble plus vrai.

Il n’invente rien, il exhume. Des noms, des dates, des silences. Il sait que la Catalogne du Nord n’est pas une province, mais un pays qui a mal à sa langue. Et c’est là que les chemins de Dagues croisent ceux d’autres gardiens du feu, comme Carles Sarrat, cet ancien directeur de l’édition nord-catalane d’El Punt – ce journal qui, depuis les années 80, a jeté des ponts fragiles entre Perpignan et Gérone, entre le franc et la peseta. Sarrat, guitariste bluesy du groupe Blues de Picolat, militant acharné pour un Consell per la República qui embrasse les deux rives, a toujours recommandé, dans ses chroniques et ses discours, de lire les plumes comme celle de Dagues. Non pas pour les flatter, mais parce que ces textes-là, ancrés dans le local, rappellent que la Nord-Catalogne n’est pas une annexe oubliée, mais un poumon essentiel. Dans les colonnes d’El Punt Avui, successeur de cet El Punt qu’il a porté à bout de bras jusqu’en 1994, Sarrat évoquait souvent ces voix discrètes : « Lisez-les, dit-il en substance, car elles disent ce que Paris refuse d’entendre, ce que Barcelone idéalise. Elles disent Perpignan, avec son accent cassé et son orgueil intact. »

Une recommandation qui n’est pas un compliment de salon, mais un appel au devoir : pour que la langue catalane ne soit pas reléguée aux menus des restaurants, mais qu’elle pulse dans les pages, comme un blues du Canigou.Sur X, sous le pseudo @DaguesLou
, il poste peu. Une photo de la mer à Banyuls, un lien vers un article, une phrase en catalan. Rien de tapageur. Il n’a pas besoin d’abonnés ; il a Perpignan. Et Perpignan, malgré elle, a besoin de lui. Parce qu’il est de ces hommes qui, sans jamais lever la voix, rappellent qu’on peut être français, catalan, et surtout soi-même – même quand l’État oublie de mettre des accents sur les panneaux.Un jour, peut-être, on écrira son nom correctement sur une plaque. En attendant, il continue d’écrire le sien, lettre après lettre, dans les marges d’une France qui regarde ailleurs. Et grâce à des passeurs comme Sarrat, ces marges s’élargissent, page après page, jusqu’à ce que la Nord-Catalogne, enfin, se sente lue.
 

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31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 16:06

"Les droits conquis hier ne céderont pas au terrorisme d'aujourd'hui. Il y va de la liberté de tout citoyen et citoyenne de choisir sans contraindre l'autre."

Gisèle Halimi

Perpignan: Maurice Halimi avocat enfin retraité , toujours président du CA du Théâtre de l'Archipel
Maurice Halimi ancient adjoint à la #culture de Jean-Paul Alduy, avocat au barreau de Perpignan qui vient de prendre sa retraite, président du conseil d'aministration du théâtre de l' Archipel Perpignan était en direct pour L'Archipel contre attaque, on a parlé de la panthéonisation de #RobertBadinter , de l'Algérie, qu'elle soit française ou elle même, du moyen-orient et même de la série #Netflix produite par #disney:" les disparus de la gare"https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2025/09/perpignan-en-serie-le-nouveau-menu-chez-disney-servie-dans-un-fasfood-a-la-gare-par-un-type-trop-vieux-pour-ses-conneries.html

Maurice Halimi est un avocat pénaliste émérite, figure culturelle et politique de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Né en 1949 (il a 75 ans en 2025), il a marqué la vie locale par son engagement dans la défense des droits, la promotion de la culture et son implication institutionnelle. Voici un aperçu chronologique de son parcours, basé sur des sources publiques fiables.Débuts professionnels et carrière d'avocat (années 1970-2020s)1973 : Prête serment en tant qu'avocat au barreau de Perpignan. Il installe son cabinet au 21 boulevard des Pyrénées, où il exerce pendant plus de cinq décennies en tant que pénaliste renommé. 
doctrine.fr +1

Carrière marquante : Spécialisé dans les affaires pénales, il plaide pendant 51 ans, avec des souvenirs marquants comme sa première plaidoirie criminelle et sa participation au procès de Klaus Barbie en 1987 pour crimes contre l'humanité. Ce dernier événement l'a profondément touché en raison de ses racines juives et de la Shoah, un thème qui hante son engagement personnel. 

2025 : Prend sa retraite professionnelle en janvier, à 75 ans, tout en affirmant : « Quand on est avocat, on le reste jusqu’à sa mort ». Il reste une référence au barreau local, connu pour ses plaidoiries littéraires et articulées. 

Engagement politique et culturel (années 1990-2014)Années 1990-2001 : S'engage en politique locale aux côtés de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan (1993-2009). Il devient un proche collaborateur, impliqué dans la vie municipale.
2001-2014 : Élu adjoint au maire de Perpignan, chargé des affaires culturelles pendant 13 à 15 ans (les sources varient légèrement). Dans ce rôle, il contribue activement à plusieurs projets emblématiques :Création du musée Hyacinthe Rigaud.
Développement de la Casa Pairal (centre culturel catalan).
Inauguration du Théâtre de l'Archipel en 2009, label Scène nationale.
Actions internationales et participation au conseil de l'université de Perpignan.
Son mandat est marqué par une vision de la culture comme « ADN » de la ville, avec un focus sur le spectacle vivant et l'ouverture méditerranéenne. 

Autres implications : Ancien président de la communauté israélite de Perpignan (frère de Daniel Halimi, actuel président), il navigue entre ses racines juives et son rôle public, sans jamais en faire un levier politique. 
Présidence du Théâtre de l'Archipel (depuis 2020)Juillet 2020 : Proposé par le maire Louis Aliot (élu en 2020 sous l'étiquette Rassemblement National), il intègre le conseil d'administration en tant que personne qualifiée. Le 30 juillet, il est élu président avec 11 voix pour, succédant à Jean-Paul Alduy (son ancien mentor). Cette élection suscite des débats locaux, certains y voyant un « deal » communautaire (démenti par son frère Daniel), mais elle est justifiée par son expertise culturelle et juridique. 

Rôle et défis : À la tête du CA d'un établissement employant 46 personnes et gérant des budgets conséquents, il défend la structure face à la crise sanitaire (2020-2021), promeut l'éclairage du bâtiment pour attirer le public jeune, et veille au dialogue social. En 2021, il soutient le renouvellement du mandat du directeur Borja Sitja. 

2023 : Implication dans le recrutement du nouveau directeur (processus finalisé en mars). Face à une polémique sur le label Scène nationale (menacé par le ministère de la Culture en raison du contexte politique RN), il réagit avec fermeté : « Est-ce que Paris continue d'être l'arbitre des élégances en matière culturelle ? » Il défend l'indépendance du théâtre et son rôle de service public méditerranéen. 

2025 (actuel) : Toujours président du CA, même après sa retraite professionnelle en janvier. Il continue de porter une ambition : « Restituer à Perpignan sa fierté par son équipement culturel ». 

Héritage et profil personnelMaurice Halimi incarne un parcours alliant droit, culture et engagement civique. Catholique juif laïc (comme il se décrit parfois), il a traversé les mandats de maires successifs (Alduy, Pujol, Aliot) sans affiliation partisane stricte, priorisant l'intérêt général.

Son expertise juridique renforce sa présidence au Théâtre de l'Archipel, un « vaisseau amiral » culturel. Des tensions politiques persistent, mais son bilan est salué pour sa connaissance du spectacle vivant et sa défense des institutions locales.

 

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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 13:22


Laurent Gauze président de la CCI des Pyrénées-Orientales était en direct du restaurant Can Louarn pour parler du bilan économique et touristique en 66 orientale pas si mal , des entreprises qui font de l'IA ici, du prochain congrés national de l' Umih à Perpignan et de ses enjeux et impacts locaux et nationaux, de la crise agricole dont celle du vin , et de sa discret présence sur une liste municipale en 2026, chez lui à Rivesaltes...

La voix rauque du privé : Laurent Gauze dans la brume catalaneVoix off, râpeuse, usée par les nuits blanches et l’odeur salée de Perpignan, un privé dans un bureau crasseux, un vieux ventilateur brassant l’air lourd d’octobre 2025, 6h18 du mat’. Le cendrier déborde, une assiette de tentacules de poulpe du Can Louarn traîne sur le bureau.Laurent Gauze, le boss de la CCI des Pyrénées-Orientales, joue les ombres dans les ruelles du 66 ces deux dernières semaines, du 10 au 24 octobre. Un privé qui sort de la brume pour un direct au Can Louarn, lâchant son dossier sur un bilan éco-touristique qui se tient, des boîtes d’IA qui poussent, un congrès UMIH prêt à secouer Perpignan, une filière vinicole qui saigne comme un polar noir, et une silhouette discrète sur une liste municipale à Rivesaltes pour 2026. Sur les réseaux – pas seulement X, mais LinkedIn, Insta, même les pages locales – il reste un fantôme, à peine une trace. La presse le suit en pointillés, mais Gauze avance, regard d’acier, dans un jeu où chaque pas peut être un piège. Voici le topo, style Chester Himes, néons crus, ruelles sombres, sourcé comme un rapport glissé sous une porte vérolée.

1. Le casse de Paris : Gauze face à la lame

Le privé tire sur sa clope, la fumée danse dans l’ombre.

Paris dégaine un surin : le PLF 2026 arrache 175 millions aux CCI, un tiers de leurs boyaux après dix ans de diète (-66 % de taxes, 11 000 jobs évaporés). La CCI 66, fief de Gauze, titube. Les TPE-PME, les formations, l’École 42 Perpignan, la logistique frontalière – tout risque de couler. Le patron de CCI France braille que c’est “la fin des CCI qu’on connaît”. Sur X, Chauvin (CCI Aix-Marseille) et Zichert cognent fort, appelant les députés à bloquer le coup (@CCI_AMP
, 17 oct. ; @Phil_Zichert
, 21 oct.). Sur LinkedIn, des posts d’élus CCI relaient l’alarme, mais Gauze ? Pas un mot, ni sur X, ni sur son LinkedIn pro (@LaurentGauze
, dernière activité début octobre). Insta ? Rien, même sur les comptes CCI officiels. Est-il dans une planque, à tirer des ficelles pour sauver son bout de Catalogne, ou laisse-t-il l’orage passer ? Ce silence, c’est un coup de poker ou une faute dans ce polar où les balles sifflent.  Sources : Journal des Entreprises (18 octobre 2025) ; Posts X de @CCI_AMP
 (17 oct.) et @Phil_Zichert
 (21 oct.) ; LinkedIn CCI France (alertes PLF, 19 oct.).

2. Le pari du vert : Gauze sous les néons écolos

Le privé plisse les yeux, un éclat dans la pénombre.

Gauze sort un briquet avec le label Clef Verte 2025, un sésame pour verdir le tourisme. Mi-octobre, il pousse la CCI à rameuter hôtels et campings, audits en poche, pour coller à l’économie bleue et au nautisme catalan. C’est sa carte lumineuse, un clin d’œil à son bilan estival de septembre (Made in Perpignan) : saison correcte, mais les touristes radins. Le site CCI 66 relaie l’appel (15 oct.), et un post LinkedIn de la chambre vante le durable, mais Gauze reste en retrait, pas de selfie Insta ou de tweet perso. Ça brille, mais dans l’ombre, les petites boîtes grognent : qui finance ce rêve vert ? Un pari audacieux, comme un indic qui balance sans savoir s’il sera couvert.  Sources : Site officiel CCI Pyrénées-Orientales (15 octobre 2025) ; Made in Perpignan (5 septembre 2025, écho en octobre) ; LinkedIn CCI Pyrénées-Orientales (post Clef Verte, 16 oct.).

3. Au Can Louarn : Gauze vide son chargeur

La voix du privé s’anime, un rictus au coin des lèvres.

Le 18 octobre, Gauze pousse la porte du Can Louarn, où les tentacules de poulpe se mêlent aux murmures. Devant les micros, il balance : bilan éco-touristique 2025 du 66 “pas si mal” – 88,3 % d’occupation en août (+2,7 % vs 2024), mais les restos morflent (-10-15 % de CA). L’IA ? Il cite Adamentis au Boulou et LESTAC AI, qui bossent des serveurs souverains, éco-friendly, lancés en avril (échos sur LinkedIn CCI, 15 oct.). Le congrès UMIH, 24-27 novembre à Perpignan ? Un gros coup : 700-1000 pros de l’hôtellerie-resto, en pleine Noël, pour causer “hospitalité, trait d’union des territoires”. Localement, ça remplit les hôtels ; nationalement, ça pousse des aides contre sécheresse et inflation. Avec Brice Sannac (UMIH 66), Gauze joue un as, mais la crise rôde. Le vin ? Il lâche que ça saigne dur, emplois et export en danger. Un post Insta de l’UMIH 66 (20 oct.) tease le congrès, mais Gauze, lui, reste en coulisses, sans trace perso sur les réseaux.  Sources : L’Indépendant (bilan estival, 4 septembre 2025 ; congrès UMIH, 5 novembre 2024, annonces octobre 2025) ; L’Hôtellerie Restauration (programme congrès, juin 2025) ; L’Indépendant (IA locale, 15 avril 2025, mises à jour octobre) ; Instagram @UMIH66
 (20 oct.).

4. La filière vin : Gauze dans le rouge

Le privé baisse le ton, l’air grave.

Les vignes catalanes crachent du sang : récolte divisée par quatre en vingt ans, vignes à moitié arrachées, prix en vrille – taxes US, surproduction, soif mondiale en berne. Vendanges 2025 ? Un carnage, avec arrachages massifs et manifs en Occitanie. Sur X, la Coordination Rurale (@coordinationrur
, 17 oct.) réclame des prix plancher et stop aux bulldozers. Sur LinkedIn, des vignerons locaux pleurent (posts filière vin, 19 oct.). Au Can Louarn, Gauze admet que l’agriculture, surtout le vin, est un poignard dans le 66. La CCI pousse irrigation, restructuration, mais son silence ailleurs – pas de post perso, pas d’Insta, rien – pèse lourd. Il négocie peut-être dans l’ombre, ou regarde les vignerons vider le calice. Dans ce polar, il est attendu au front, et ce mutisme sent le flingue chargé qu’il n’a pas tiré.  Sources : L’Indépendant (vendanges 2025, octobre) ; Chambre d’Agriculture P-O (restructuration vignoble, octobre 2025) ; Post X @coordinationrur
 (17 oct.) ; Vitisphere (crise vinicole, 20 oct. 2025) ; LinkedIn vignerons locaux (19 oct.) ; Écho Can Louarn via presse locale.

5. Rivesaltes 2026 : Gauze, l’ombre sur la liste

Le privé ricane, un œil sur la rue.

À Rivesaltes, son fief, Gauze joue les ombres pour 2026. Pas tête d’affiche – il l’a juré (L’Indépendant, 17 juin) – mais un nom discret sur la liste d’Amélie Parraud, une équipe “jeune, dynamique, respectueuse du passé” (Ouillade.eu, 26 juillet). Après 42 ans de Bascou, c’est un changement de décor : propreté, sécurité, économie. Le RN de Julien Potel rôde. Gauze, adjoint et VP de Perpignan Méditerranée Métropole, mise sur l’influence sans se griller. Rien sur X, Insta, ou LinkedIn là-dessus – juste des murmures dans la presse. Un coup malin, ou un pas dans le vide ?  Sources : L’Indépendant (non-candidature, 17 juin 2025) ; Ouillade.eu (liste Parraud, 26 juillet 2025) ; L’Indépendant (RN, 30 janvier 2025).

6. Flashback : Agro et IA, un coup dans la brume

La voix du privé s’échauffe, un éclat dans l’œil.

Début octobre, Gauze claquait les portes à Fruit Attraction Madrid, vantant l’agro catalan (LinkedIn @LaurentGauze
, 1er oct.). Avec Cyril Vanroye, DG depuis mars 2024, son équipe a du coffre. L’IA ? Il soutient LESTAC et Adamentis, tech locale depuis avril. Mais ces quinzaines, il replonge dans le noir : rien sur X, Insta, ou LinkedIn perso. Un privé qui frappe et s’évanouit, laissant des questions sur le pavé.  Sources : LinkedIn @LaurentGauze
 (1er octobre 2025) ; Site CCI 66 (DG, octobre 2025) ; L’Indépendant (LESTAC AI, 15 avril 2025).

Épilogue : Gauze, pas privé de tempête

Le privé écrase sa clope, la voix s’éteint.

Octobre 2025, et Gauze sort du Can Louarn comme un privé qui a vidé son chargeur : bilan touristique qui tient, IA qui pousse, UMIH qui peut secouer Perpignan, vin qui saigne, Rivesaltes où il se fait discret. Il brille – Clef Verte, Madrid – mais replonge vite dans l’ombre : budget CCI en péril, vignes à l’agonie, réseaux muets. Un leader qui joue en douce, ou un type qui loupe le train ? Dans ce polar catalan, il tient le flingue, mais les balles fusent. Surveille le site CCI, le congrès UMIH, les vendanges, les murmures de Rivesaltes. Un signe, et je replonge dans les ruelles – vin, IA, politique, choisis ton poison.  Note : 6h18 CDT, 24 octobre 2025.

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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 15:25

Dans Les Contemplations, livre IV ("Pauca Meae"), Victor Hugo exprime souvent un dialogue intime avec sa fille , Léopoldine, où l'attente et la connexion spirituelle sont implicites. Par exemple, dans le poème "Demain, dès l'aube..." (1856), il écrit :

"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
Je vais par la forêt, je vais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."

 

Matinée Gourmande — Balade et petit-déjeuner
Rejoignez-nous pour une Matinée Gourmande à Terrats!
Départ: 8h00 depuis Terrats
Balade: 4 km promenade nature  Tarif: 18€ par personne  Réservation obligatoire
Informations pratiques:
Rendez-vous devant la cave de Terrats Prévoir chaussures de marche
Réseravtion obligatoire
sur notre site internet
https://www.terrassous.com/.../matinee-gourmande-terrassous/
Nous avons hâte de partager cette matinée gourmande en plein air avec vous !

Une Matinée avec les Ombres de Terrassous
À la manière d'Hugo Pratt  Par une aube tardive d'octobre, quand le soleil s’accroche aux vignes comme un amant qui retarde son départ, je pousse la porte du Can Louarn, un coin de Perpignan où les murs de pierre exhalent des parfums de thym brûlé et de vin vieilli. Ce n’est pas un bouge crasseux, non, mais un repaire de bon aloi, propre comme un pont de voilier bien tenu, avec ses tables recouvertes de nappes colorées et rayées de bande . Moi, Robert, qui fréquente aussi bien les palais dorés que ces antres où l’âme du monde s’attarde, je m’y sens chez moi. Face à moi, Albe Chassagnac, chargée de communication des Vignerons de Terrassous, une femme dont la prestance pourrait faire taire un équipage de corsaires. Chemise légérement froissée, comme la filière vinicole par "la loi Évin", elle a ce regard sagace, comme si elle voyait, au-delà des ruelles, les échos d’un galion en forme de comporte chargé de raisins. Elle commande un café noir – « sans sucre, pour l’amertume » – et me parle d’une Matinée Gourmande, une invitation à fouler les terres de Terrats, dès 8h, pour une errance qui réveille le corps et l’âme.

Terrassous, l’île des indomptés

Terrassous, ce n’est pas seulement un nom qui roule sur la langue comme une vague sur un rivage catalan. C’est une cave, une confrérie de 80 familles, des loups de terre qui défient les gelées assassines et les orages griffant les ceps comme des lames. « On n’est pas des marchands de bouteilles, Bob, » lance Albe, son sourire tranchant comme un coutelas. « On est des gardiens, des femmes et des hommes qui luttent pour que la terre parle encore. »

La Matinée Gourmande, c’est leur pavillon hissé : une marche de 4 km à travers les vignes et les sentiers de Terrats, suivie d’un festin qui sent le Roussillon, le tout pour 18 euros – une pièce d’argent pour une traversée qui vaut des trésors.  

Une errance dans l’âme des vignes

Le rendez-vous est à 8h, devant la cave de Terrats. « Mets des bottes, marin, pas ces souliers de salon qui s’effritent dans la boue, » avertit Albe, son rire tintinnabulant faisant frémir la table du Can Louarn. Cette balade n’est pas pour les âmes fades en quête de gravures pour leurs carnets de voyage. C’est une plongée dans un monde de schiste et de Tramuntana, où les vignes murmurent des secrets romains, où les oliviers tordus dansent une sarabande païenne. L’air charrie le thym sauvage, la pulpe sucrée des figues, la morsure du genévrier. Les pas crissent sur les cailloux, les abeilles chantent une poésie en colère. « On s’arrête, on froisse une feuille de laurier, on hume l’humus, » dit Albe, traçant des routes invisibles sur la nappe. « La terre rouge, c’est elle qui donne au vin son sang. »  Et le vin, parlons-en. Le blanc de Terrassous, vif comme une lame d’écume sur une mer d’huile. Le rouge, lourd comme une ancre de caraque. Le muscat, chargé de pêches mûres, comme un butin rapporté d’une île perdue. Albe, avec sa prestance qui fait plier les regards, en parle comme une capitaine évoque ses tempêtes : une tendresse qui cache des griffes. 

Un festin comme un pacte

Au bout du sentier – ou à mi-chemin, selon le caprice du jour –, un petit-déjeuner attend, opulent comme un trésor de flibustier. « Du pain qui craque comme une coque sous la vague, des fromages des tommes des Pyrénées  qui glissent comme une source, des charcuteries "d'aqui", » murmure Albe, ses yeux mi-clos brillant comme des étoiles sur une mer calme. Des confitures pillées dans les vergers voisins (enfin presque, licence poétique oblige), des œufs pochés dans le vin rouge pour les audacieux, et ce pain bis qui boit les sucs comme une éponge. Au centre, les vins de Terrassous, liant les saveurs comme un serment scellé sous les amandiers. « On rit, on boit, on oublie les chaînes du monde, » dit-elle, son port altier rappelant qu’elle n’est pas seulement la voix de Terrassous, mais une des feuiles de son âme. 

Un appel à l’aventure

La Matinée Gourmande, ce n’est pas une aubaine pour les marchands de songes. C’est un cri du ventre, un défi à saisir ce que la terre donne sans compter. Réservez votre place sur leur site –  – car les places, comme les bonnes bouteilles, s’évanouissent vite. « À Terrassous, on est une meute, » dit Albe, son regard planté dans le mien, avec cette puissance qui fait d’elle une figure qu’on n’oublie pas. « Des familles ancrées depuis que les Romains taillaient des amphores. Seuls, on chavire ; ensemble, on tient comme un mât dans la tempête. »  Alors, enfile tes bottes, Robert, toi qui sais naviguer des palais aux bouges sans perdre ton cap, et viens marcher sur les terres de Terrats. Tu repartiras avec de la poussière rouge aux semelles, le palais hanté par des vins qui parlent, et l’âme légère comme après une nuit sous les étoiles. Les Vignerons de Terrassous, t’attendent pour partager cette aube où le pain et le vin rappellent qu’on est taillé dans la même argile que les vignes.  À la santé de Terrats, et à ceux qui savent encore naviguer la vie.

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13 octobre 2025 1 13 /10 /octobre /2025 12:57

"Vous avez la mémoire courte!"

"Nicolas, tu sais ce qu'il y a de bien avec les arrivistes ? Non, Jacques...Et bien, ils arrivent !"

Jacques Queralt

Si Jacques Quéralt m’était conté !

Ce matin-là, chez Richard Meier, imaginez une scène digne d’un théâtre intime : Angels Falquès, Pierre Parcé et Alain Pottier, sous l’œil malicieux de Nicolas Caudeville, l’interviewer de L’Archipel contre-attaque, évoquent un certain Jacques Quéralt, alias Met Barran.

Oh, quel personnage ! Né en 1941 à Barran, dans ce Gers où les vents gascons murmurent des secrets d’exil, il était le fruit de la Retirada, ce drame où ses parents, fuyards de l’Espagne franquiste, semèrent en lui une âme de passeur. Ce matin-là, on l’a couronné citoyen d’honneur d’une émission fantasmée, président libre d’un cénacle où sa verve continuait de pétiller. Et, grâce à Clara (merci, ma chère !), le montage s’est paré de photos et d’enregistrements de Jacques, son portrait géant trônant comme un roi, sa voix résonnant comme un écho éternel.Jacques Quéralt, ou plutôt Met Barran – Jaumet pour les amis, Barran pour ses racines – était un saltamarges, un de ces acrobates de l’esprit qui sautent les frontières comme on saute un ruisseau. Poète, journaliste, professeur des Beaux-Arts, critique d’art, il ne choisissait pas une route : il les empruntait toutes, les tissant avec l’élégance d’un couturier.

À L’Indépendant de Perpignan, où il régna trente ans, il capturait l’âme catalane avec la précision d’un horloger. À l’École des Beaux-Arts, il secouait ses élèves comme des pruniers, faisant tomber leurs certitudes pour faire pousser la curiosité. Ses poèmes, en français ou en catalan, tels Paisatge interior d’un tic-tic saltamarges, étaient des cris joyeux : « La poésie, mes amis, c’est un pont jeté entre le silence et l’éternité ! » disait-il, ou du moins, il l’aurait dit avec ce panache.

Passeur d’idées, il ressuscitait des oubliés – Joan Lluís Vives, Sasha Stone – et s’amourachait du compositeur perpignanais François Fossa comme d’un vieille maîtresse retrouvée. Dans Camps du mépris, avec René Grando et Xavier Febrès, il fouillait l’exil républicain de 1939, cette mémoire qui coulait dans ses veines. Sur son blog, signé Met Barran, il lançait des traits d’esprit comme des flèches : « L’art, c’est une fenêtre ouverte au souffle de l’autre ! » clamait-il, ou peu s’en faut. Érudit autodidacte, généreux comme un banquet, il était de ceux qui donnent sans compter.

Ce matin-là, sous la baguette de Caudeville, les mots valsaient, libres, mais hantés par l’ombre rieuse de Jacques. Il était là, dans un silence, un éclat de rire, exigeant mais humble, brillant mais discret, toujours en chasse d’un ailleurs à saisir. La Catalogne artistique, son grand amour, porte encore sa marque, non pas gravée dans la pierre, mais vive, dans l’élan de ceux qu’il a touchés. Adiu, Mestre, toi qui faisais danser les frontières ! Si Jacques Quéralt m’était conté, je dirais qu’il fut un homme de théâtre, jouant tous les rôles, mais toujours avec cœur.

 

 

 

Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
Si Jacques Quéralt m’était conté ! Jacques Queralt retrouvé : records de més enllà de la tomba i de més enllà de la frontera...par les brigades de la libération de la mémoire de "Met Barran"
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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 15:40

“Si ton oeil était plus aigu tu verrais tout en mouvement.”
Friedrich Nietzsche
 

Leny EL Barkani était en direct Au Cochon Hardi pour parler de son activité vidéo et animation, ça rencontre avec l'acteur @Jean-Claude Dreyfus ,le Marie de Marie et acteur fétiche de Caro et Jeunet....

BIOGRAPHIE DE LENY EL BARKANINé le 12 novembre 1993 à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, Leny El Barkani est un réalisateur, scénariste, producteur et artiste visuel français, passionné depuis toujours par le 7e art. 
senscritique.com +1

 Originaire du Barcarès, une commune côtière du département, il grandit dans un environnement catalan qui influencera plus tard ses œuvres poétiques et ancrées dans le terroir local. 
francebleu.fr +1

Il débute sur scène dès l'adolescence dans un spectacle théâtral et de loisirs, en interprétant le rôle principal du célèbre conte musical Le Soldat Rose, mis en scène en 2007 par Olivier Sans à Latour-de-France, sa commune d'origine. 
le-journal-catalan.com

 Cette expérience précoce marque les débuts de son engagement artistique, où il découvre déjà le pouvoir narratif du spectacle vivant.Après des études au collège Notre-Dame-des-Anges à Espira-de-l'Agly, il explore divers domaines professionnels pour tracer son chemin : un stage en pâtisserie, suivi d'un CAP boulangerie dans sa commune natale avec Jean-Claude Cladellas, puis une formation en vente informatique et multimédia à Perpignan entre 2012 et 2014. 
lindependant.fr

 À seulement 21 ans, en 2015, alors apprenti boulanger, il réalise déjà son premier court-métrage poétique, Une rivière d'autrefois, un hommage en noir et blanc aux bords de l'Agly, mêlant poésie et cinéma pour célébrer la beauté naturelle de sa région. 
lindependant.fr

Confronté à de graves problèmes de santé – notamment deux neuropathies diagnostiquées en 2011 qui l'obligent à interrompre son apprentissage en boulangerie –, Leny décide de se réorienter vers sa passion de toujours : le cinéma. 
lindependant.fr

 Il envisage alors de rejoindre l'École de la Cité, fondée par Luc Besson à Paris, mais y renonce pour rester fidèle à son département natal, les Pyrénées-Orientales. 
lindependant.fr

 En 2015, il rencontre le cinéaste Lucas Morales, qui lui dispense des cours personnalisés sur la pré-production, la production et la post-production, posant les bases techniques de sa carrière. 
lindependant.fr

Depuis, Leny El Barkani s'impose comme une figure montante du cinéma indépendant français, avec un accent sur l'animation 2D, le stop-motion et les courts-métrages expérimentaux. Il collabore souvent avec son frère aîné, Mehdi El Barkani, co-scénariste de plusieurs projets, et des artistes locaux comme le compositeur Claudio Nelson Djankoff. 
le-journal-catalan.com +1

 Parmi ses œuvres notables : Nuage (2016), un documentaire poétique sur l'écologie et les nuages ; Je suis insociable (2018), un court-métrage d'animation en stop-motion sélectionné au Nikon Film Festival sur le thème du partage ; Les fleurs de mon passé (2019), un hommage émouvant à sa grand-mère Marie-Louise Lebouleux ; The Walk (2020), un expérimental tourné au smartphone lors d'une randonnée au Barcarès ; Hors Réalité (2020), une réflexion sur la déconnexion humaine face aux technologies ; Inattendu (2022), un thriller animé tourné au Barcarès avec des acteurs comme Annie Lebouleux ; et Le tour du monde en 80 secondes (2023), un court-métrage d'aventure et de drame animé. 
m.imdb.com +7

 En 2021, son court-métrage Je suis ? est sélectionné en compétition officielle au Nikon Film Festival, présidé par Éric Judor et avec un jury incluant Louise Bourgoin et Jonathan Cohen, explorant l'anxiété à travers des rituels de comptage étranges. 
francebleu.fr

 Il y participe pour la quatrième année consécutive en 2022 avec Inattendu. 
le-journal-catalan.com

À 30 ans en 2023, Leny El Barkani prépare un nouveau court-métrage d'animation sur la différence et l'acceptation de soi dans une société dystopique, et annonce la réalisation de son premier long-métrage, marquant une étape majeure dans sa carrière. 
lindependant.fr

 Installé au Barcarès, il gère son propre studio d'animation, Leny El Barkani Production, et diffuse ses œuvres sur YouTube et Facebook, fidèle à ses racines catalanes tout en explorant des thèmes universels comme l'écologie, l'identité et la santé mentale. 
facebook.com +1

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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 19:06

 

Can Louarn : Claire et Arnaud, une fusion gastronomique à Perpignan

Au 12 rue du Théâtre, Can Louarn est un restaurant perpignanais où Claire Alémany, cheffe talentueuse, concocte une cuisine de fusion à base de produits frais des Pyrénées-Orientales, tandis qu’Arnaud, son mari, anime la salle avec son sens de l’accueil. Soutenant les producteurs locaux, ils sourcent légumes, poissons et fromages dans un rayon de 50 km. Leur menu, mêlant saveurs catalanes et touches modernes (comme un céviche de daurade à la pêche), est plébiscité sur Google (4,8/5) et Instagram. Dans L’Archipel contre-attaque (28/09/2025), ils racontent les défis de la rue piétonne : inflation (+15% sur le poisson), logistique complexe et pression des réseaux sociaux. Malgré tout, leur engagement pour le terroir et leurs projets (carte d’hiver à la truffe d’Arbéron) font vibrer le Roussillon. Réservations : canlouarn.fr.

Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
Can Louarn : Une fusion gastronomique ancrée dans les saveurs fraîches des Pyrénées-Orientales! interview rue du théâtre de Claire et Arnaud par Nicolas Caudeville
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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 18:06

Dans le monde de la mode, où la jeunesse a longtemps régné en maître, une révolution discrète mais éclatante est en marche. À Perpignan, au cœur de l’Occitanie, Valérie Martinez, fondatrice et présidente de Chic Seniors Models Agency, redéfinit les codes de l’élégance avec une audace contagieuse. Cette agence de mannequins pas comme les autres célèbre la beauté intemporelle des seniors, prouvant que le style n’a pas d’âge et que les rêves, eux, ne prennent jamais leur retraite.

 Une agence pas comme les autres

Lancée en octobre 2024, Chic Seniors Models Agency est la première et unique agence de mannequins seniors en Occitanie. Ici, pas besoin de cacher ses cheveux argentés ou ses rides d’expression. Bien au contraire, ces marques du temps sont célébrées comme des atouts. « Ce qui compte, c’est l’envie, le sourire et avoir plus de 50 ans », explique Valérie Martinez, une femme aussi passionnée que visionnaire. Son ambition ? Changer le regard sur le vieillissement et offrir une seconde jeunesse à celles et ceux qui osent fouler les podiums.  Avec une quinzaine de mannequins amateurs âgés de 50 à 80 ans, l’agence s’adresse à des passionnés de mode qui, pour la plupart, n’avaient jamais envisagé de défiler. « L’idée était de montrer que l’âge n’est pas un frein pour vivre ses rêves », confie Valérie. Et le message résonne : à Perpignan, les boutiques et marques locales se tournent de plus en plus vers Chic Seniors pour sublimer leurs créations.

 Les seniors, stars des podiums

Les seniors sont en vogue, et ce n’est pas qu’une tendance passagère. Dans une société où l’inclusivité gagne du terrain, les mannequins de Chic Seniors captivent par leur authenticité et leur charisme. « Il y a une vraie demande pour des visages qui racontent une histoire », explique Valérie. Des histoires de vie, d’élégance et de confiance en soi, que les mannequins portent avec panache lors des défilés organisés par l’agence.  Le 4 octobre, les Galeries Lafayette de Perpignan ont vibré au rythme d’un défilé-événement signé Chic Seniors, où les modèles ont ébloui la foule avec leur assurance et leur style unique. Et ce n’est qu’un début : le 18 octobre, c’est à la brasserie Cap d’Ona à Céret que l’agence continuera de faire rayonner ses talents. Chaque événement est une ode à la mode, à la joie de vivre et à la liberté d’être soi, peu importe son âge.

 Une mission au-delà de la mode

Au-delà des podiums, Chic Seniors Models Agency porte une mission profondément humaine : révéler la beauté et le charme de chaque individu, tout en brisant les stéréotypes liés à l’âge. Pour Valérie Martinez, il s’agit de créer un espace où les seniors peuvent s’exprimer, se réinventer et briller sous les feux des projecteurs. « Même sans expérience, après 60 ans, vous pouvez devenir mannequin ! », insiste-t-elle avec un sourire communicatif.  L’agence, régie par la loi 1901, repose sur des valeurs d’entraide et de partage. Chaque mannequin, qu’il soit novice ou habitué des shootings, apporte sa singularité à ce projet collectif. Ensemble, ils prouvent que la mode est une affaire de cœur, de confiance et d’audace, à tout âge.  

Une invitation à oser

Chic Seniors Models Agency n’est pas seulement une agence de mannequins, c’est un mouvement. Un appel à célébrer la vie, à embrasser ses imperfections et à oser réaliser ses rêves, qu’on ait 50, 60 ou 80 ans. Alors, si vous croisez un défilé Chic Seniors à Perpignan, préparez-vous à être inspiré. Et qui sait ? Peut-être serez-vous le prochain à rejoindre cette aventure élégante et audacieuse.  Pour suivre les prochains événements de l’agence, rendez-vous sur leurs réseaux sociaux ou directement à Perpignan, où la mode senior brille de mille feux.  Chic Seniors Models Agency, parce que l’élégance n’a pas d’âge.   Note : Pour toute information sur les événements à venir ou pour rejoindre l’agence, contactez Chic Seniors Models Agency via leurs plateformes officielles.
 

Chic Seniors Models Agency : La révolution élégante des mannequins seniors à Perpignan! interview Valérie Martinez par Nicolas Caudeville
Chic Seniors Models Agency : La révolution élégante des mannequins seniors à Perpignan! interview Valérie Martinez par Nicolas Caudeville
Chic Seniors Models Agency : La révolution élégante des mannequins seniors à Perpignan! interview Valérie Martinez par Nicolas Caudeville
Chic Seniors Models Agency : La révolution élégante des mannequins seniors à Perpignan! interview Valérie Martinez par Nicolas Caudeville
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