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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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29 décembre 2025 1 29 /12 /décembre /2025 16:50

"Peut-être l'homme est-il en voie d'humanisation mais il n'est pas moins certain qu'il demeure, et par son corps et par le redoutable poids de ses instincts ancestraux, très solidement enraciné dans le pré-humain. "

Théodore Monod

Homo Sapiens ou Homo Demens

Dans la nuit des temps, quand l’homme n’était encore qu’une ombre errante sur la terre des hommes, il a levé les yeux vers les étoiles, non pas pour les conquérir, mais pour y chercher un sens à sa fragilité. Chez Néandertal déjà, les rites funéraires naissaient, timides fleurs déposées sur les tombes, comme si l’esprit refusait que la mort fût une fin absolue. Et plus tard, dans les grottes profondes de Chauvet ou de Lascaux, Homo sapiens traçait sur les parois sombres des bisons et des chevaux en pleine course, des mains ouvertes en signe d’alliance avec l’invisible. Ces premiers mythes, ces peintures pariétales, n’étaient pas simples ornements : ils étaient le cri d’un être qui, du matériel, tentait d’appréhender le spirituel.

Hervé Vigier, dans son ouvrage Homo Sapiens ou Homo Demens – Ombre et lumière de l’esprit humain (éditions Télètes, 2025), nous invite à cette même contemplation. Fils d’un père catalan résistant, décoré Grand Officier de la Légion d’honneur, et d’une mère basque, il porte en lui cette terre du Sud où les vents contrariés forgent les caractères. Vivant près de Toulouse, entouré de philosophes, de psychologues et d’amis de tous horizons, il a choisi de tracer, à travers l’histoire de l’humanité, la course éternelle entre l’ombre et la lumière.Car l’homme est double. Sapiens, quand il accueille, quand il pratique la justice et la bienveillance, quand il ose la révolte face à l’intolérable et la transgression positive qui enfante le progrès. Demens, quand il cède aux pulsions destructrices, aux illusions du pouvoir matériel, aux fossoyeurs de l’esprit qui administrent ce qu’il appelle l’« Absurdistan ».

Vigier nous rappelle que dès la préhistoire s’est construit un inconscient collectif, sécrétant l’héroïsme, la spiritualité, le désir d’immortalité.

L’esprit fait alors enfanter le lumineux par l’obscur ; la conscience communie avec l’action ; Homo sapiens atteint la Sagesse et renonce au leurre surhumain.Pour poursuivre cet élan, écrit-il, il faut écarter les agitateurs de l’Homo demens, sortir chacun de son ombre pour apporter son flambeau, et placer la fraternité au cœur de nos préoccupations – cet amour du vivre-ensemble dans un humanisme respectueux de chaque culture, au sein d’une Civilisation de l’Universel.

Il n'y a pas si longtemps, Hervé Vigier était en direct depuis le café « Au Cochon Hardi », lieu convivial de Perpignan, pour l’émission de l’Archipel contre-attaque info. Il y présentait son livre avec la passion tranquille de ceux qui ont longuement médité. 

Le samedi 6 décembre – même si le calendrier nous joue parfois des tours –, il alu les premiers chapitres à la médiathèque de Saint-Hippolyte, suivi d’un apéritif fraternel où, sans doute, les verres levés scellérent un peu plus cette lumière qu’il nous appelle à porter.Comme dans les nuits du désert saharien que j’ai autrefois survolées, où les hommes autour du feu se révélaient frères sous les étoiles indifférentes, ce livre de Vigier nous rappelle une vérité simple et profonde : l’homme n’est grand que lorsqu’il accepte sa dualité, qu’il transforme son ombre en marche vers la lumière. Il ne s’agit pas de conquérir le ciel, mais de le comprendre ; non de dominer la terre, mais de la servir. Et dans cette quête, chaque lecteur, chaque auditeur, devient un peu plus humain.

 

 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
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 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
 L’Homme est-il sage ou fou ? Une méditation vigérienne sous les étoiles! interviews et vidéos d'hervé Vigier par Nicolas Caudeville
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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 12:03

Perpignan/ municipales 2026: Bruno Nougayréde fait l'union des partis à droite et au centre!
Bruno Nougayrède officiellement candidat à la mairie de Perpignan 100 % Perpignan était en direct Au Cochon Hardi pour parler des ralliements des parties de droite et du centre,le quartier St Jacques et l'article sur lui du Le Canard enchaîné ... qu'il pense téléguidé par un proche de Louis Aliot. Le canard enchaïné qui en remet une couche la semaine d'après avec le contrat d'édition des mémoires de Jean-Marie le Pen signé au Rocher (voir image

Faut-il y voir un signe qu'il est le seul à pouvoir inquiéter la ré-élection de Louis Aliot où de la méchanceté gratuite ? https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/perpignan-agression-verbale-et-attaques-personnelles-d-andre-bonet-contre-l-opposant-bruno-nougayrede-tension-au-conseil-municipal.html

Cependant, on a toujours pas de précision sur le programme et qui des partis politiques qui l'ont rejoint seront présent sur une liste à la base de "société civile" 

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 10:22


Après quarante ans d'enseignement en lycée, comme professeur agrégé de sciences sociales, et vingt ans de travail en formation initiale et continue des professeurs - ou des étudiants se destinant à l'enseignement-, je continue une fois retraité de me consacrer à l'activité de recherche en didactique de l'économie.
Mes études doctorales m'ont permis en effet de m'engager dans l'activité de recherche en économie dès les années 1980,avant ma participation à des équipes de recherche, en économie et sciences sociales d'abord, et en didactique de l'économie ensuite, 
Ces dernières années je me suis orienté en particulier vers l'analyse de l'évolution des enseignements économiques en France et en Europe.
Mes recherches s'engagent à nouveau, aujourd'hui, dans le champ de la science régionale, dans lequel j'ai travaillé pour ma thèse et jusqu'aux années 1990. Avec mon collègue et ami Hervé Blanchard, de l'université de Perpignan, nous travaillons à renouveler l'étude de l'économie des Pyrénées Orientales, dans la perspective ouverte en 1993 par Henri Solans, dans son "Essai sur l'économie des Pyrénées Orientales". Il s'agit de chercher à confirmer que cette économie est toujours régie par une culture économique spécifique, qualifiée de "culture rentière
".

 

Nous l'avons rencontré pour un direct "au cochon hardi" histoire parler des enjeux à coeur des municipales dans les PO, pas sa version "parade des dessins animés" parce qu'à l'Archipel contre attaque, nous vous devons plus que la lumière ! 

 

 

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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 17:08

 

Alain Valdés était en direct pour l'archipel contre attaque info Au Cochon Hardi pour parler de sa création musicale et de la création musicale ici et de sa diffusion de son partenariat avec @Ania Bereghova...un sujet pour les municipales et la culture

 

 

 

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1 décembre 2025 1 01 /12 /décembre /2025 14:13

 

Brigitte Vumbi était en direct pour l'archipel contre attaque info Au Cochon Hardi pour parler d'extra Nadal au El Pati de la Rabiosa d' Hector Madramany ,un marché de Noël aux surprises surprenantes à côté de la gare à Perpignan

Durée : 2 jours
Public  · Tout le monde sur ou en dehors de Facebook
Premier marché de Noël organisé à El Pâti de la Rabiosa à Perpignan 3 avenue de Grande Bretagne ( au Centre d'Art Contemporain "A Cent Mètres Du Centre Du Monde")
Des stands , un bar, de la restauration, de la musique, des concerts, de DJ, des surprises .

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 16:16

"Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ..."

Là-bas si j'y suis. Carnets de routes
Daniel Mermet

Daniel Mermet "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"festival du film social et ouvrier"
Daniel Mermet était en direct pour l'archipel contre attaque info au Clap Cine Carmaux pour présenter la seconde partie du documentaire "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis" https://www.youtube.com/watch?v=MGh5and21rk pour le festival du film social et ouvrier" : Carmaux, c'était là bas si j'y étais !

Daniel Mermet, mon pote Daniel
(paroles à chanter sur l’air de Tranche de vie ou Mamadou m’a dit, comme vous voulez)

Y’a un gars qu’est né aux Pavillons-sous-Bois
En quarante-deux, quand tout partait en bois
Huit mouflets dans l’appart, la mère au turbin
Le père à l’usine, et l’espoir au fond d’un verre de rouge bien trop fin  Il a vu les flics cogner sur les Algériens
Place de la République, un soir d’octobre soixante et un

Il a porté des valises, il a planqué des frères
Et il s’est dit : « Faut jamais fermer sa gueule, jamais, jamais »  Il a fait les Beaux-Arts, il dessinait des jouets
Des robes pour le magazine Elle, ça payait le loyer
Mais le théâtre l’a chopé, avec Lemoine et les copains
Ils ont fait Mortimer Baltimore, Avignon les a pris dans ses bras
Et puis pfft, plus un rond, rideau, on remballe les planches
On range les rêves dans un carton, direction France Culture, sans branche  Il a fait causer les fous, les peintres sans école

Il a fait swinguer le jazz, trembler les ondes avec des histoires d’alcool
Chair de poule, Tendre est la nuit, il a même fait bander la radio
Les bigots écrivaient à la direction : « C’est la fin du monde, oh là là, oh là là ! »  Et puis un jour d’été quatre-vingt-neuf

Il a pris le micro et il a dit : « Là-bas si j’y suis »
C’était plus une émission, c’était une barricade en direct
Avec le répondeur qui gueulait plus fort que tous les intellects  Il est allé au Rwanda quand le monde regardait ailleurs

Il a trouvé Valentine dans un tas d’os et de pleurs
Il a pleuré dans le micro, il a pas eu honte
Et nous on pleurait avec lui, collés à la montre  Sarajevo, la Tchétchénie, la Palestine en sang
Les usines qui ferment, les paysans qui se pendent
Les sans-papiers, les sans-dents, les sans-rien-du-tout
Il leur a filé le micro : « Allez, parle, c’est à toi, surtout »  On l’a traité de rouge, de gaucho, de casse-burnes
De complotiste avant l’heure, de vieux con qui retourne

On a voulu le virer en deux mille quatorze
« Trop vieux, trop cher, trop chiant », qu’ils disaient dans les bureaux  Mais Daniel, il a rigolé, il a repris son baluchon
Il a monté là-bas point org, avec les potes, sans patron
Vingt mille abonnés, un million d’écoutes par mois
Et toujours la même voix, rauque et douce à la fois :  « Salut les jetables, salut les oubliés
On va pas se laisser faire, on va pas s’laisser bouffer
On est là, on est là, même si on n’est plus à l’antenne
On est là-bas si j’y suis… et putain, on y est encore, amen ! »  Allez Daniel, vieux frère, vieux pirate au cœur gros

Continue de nous raconter le monde comme il va pas trop
T’es notre Béranger à nous, avec un micro au lieu d’la guitare
Et quand tu parleras plus, ben… on mettra l’répondeur en boucles, pour que ça dure encore.

 

En Bonus track, mais qui aura son quart d'heure wharolien à elle toute seule Pauline Richard sa distributrice des films des 2 Rives....

Pauline Richard, les films des 2 Rives au festival du film social et ouvrier de Carmaux
Les Films des 2 rives étaient en direct pour l'archipel contre attaque au festival du film social et ouvrier de Carmaux Clap Cine en la présence de Pauline avec les films de Pierre Carles sur les #FARCS https://www.youtube.com/watch?v=E2_oYK7OCoM et le deuxième tome du documentaire sur #Howardzin une histoire populaire des États-Unis de @Daniel Mermet

Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
Carmaux: Là-bas si j'y suis avec Daniel Mermet et Pauline Richard distributrice des 2 Rives pour "Howard Zinn, histoire populaire des États-Unis"! interviews par Nicolas Caudeville
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23 novembre 2025 7 23 /11 /novembre /2025 18:10

"Putain, j’avais un boulot en or ! Il faut que je fasse le con à vingt-sept ans et demi de la retraite, moi."

Michael Kael contre la World News Company.

https://www.youtube.com/watch?v=SbmJFAFkCTA

https://www.youtube.com/watch?v=QhVLDnt0MDg

Le 11 iéme festival du film social et ouvrier a eu lieu le week-end dernier à Carmaux. La programmation était comme d'habitude passionnante, ce n'est pas le thème qui détermine et "le concernant" d'un sujet et le thème social et ouvrier concerne la majorité des Français et pourtant il apparaît peu dans les narratifs de presse...C'est une chance d'être invité à ce festival, qui permet de belles rencontres,excusez du peu : Benoît Delépine (les guignols, Groland...) ,le documentariste Pierre Carles  ( "Pas vue, pas pris", "La sociologie est un sport de combat !" "Volem rien foutre à la pays"... , Daniel Mermet (sur France inter, puis le net la mythique émission "Là-bas, si j'y suis" qui a, entre autres, former un certain François Ruffin) , sans oublier la guest-star Belge, l'artiste et réalisateur (parfois perpignanais) Jan Bucquoy ! 

C'est le roman de chevalerie et ses preux de ma jeunesse anar, qui défilait devant moi. Et à laquelle je pouvais poser des questions sur le temps qui passe, et le temps qu'il fait...

Benoit, je le suivais depuis "Les Guignols de l'info" sur Canal, entre humour aussi noir que le café du matin et poésie lunaire ("Sur-piqûres oranges: Raimond Barre en Jean !") , puis vint "Groland" où notamment, il incarnait le journaliste international à la Dan Rather, le fameux Michael Kael (qui, je dois dire à beaucoup inspiré ma manière de pratiquer le journalisme et l'interview #décalageCulerunmouton...https://www.youtube.com/watch?v=e5HlLlTuOnQ) et ensuite les longs-métrages de Cinéma comme "Altra" le road-movie de 2 handicapés jusqu'en Finlande en chaises roulantes(où, Jan Bucquoy jouait un rôle).

À Carmaux, il venait présenter son film "Animal Totem" pour avant-première. C'est près d'une heure d'interview en 2 partie qu'il m'a accordé ! Elle commence par un "Bonjoir" Groandais en 2 compatriotes picards exilés...

 

Pour lui le Général de Gaulle est le plus grand des gauchistes

https://www.youtube.com/shorts/ydvcbgT-iFk

 

 

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20 novembre 2025 4 20 /11 /novembre /2025 19:19

"1870-1871 : la guerre civile dans les P-O ?" Interview bande-annonce de la conférence que donnera Jérôme Quaretti,  vendredi 21 novembre à 17h30 au hall Guy Malé du Conseil départemental , quai Sadi Carnot à Perpignan

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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 22:18

Michel Cadé président du festival social et ouvrier de Carmaux Tarn et Jérôme Quaretti étaient en direct pour l'Archipel contre attaque et sera en direct de Carmaux du 14 au 16 novembre 2025: demandez leur le programme, mais pas des esquimaux .Mes amis, mes copains, attrapez vos santiags et vos cœurs battants, on embarque pour un sacré voyage au Festival du film social et ouvrier de Carmaux, onzième du nom, un rendez-vous qui cogne fort comme un refrain de Béranger, avec du panache, de la révolte et de l’âme à revendre !

Ici, on cause cinoche, mais pas n’importe lequel : du ciné qui gratte, qui remue, qui chante les luttes et les espoirs des gens d’en bas, avec la gouaille d’un troubadour des faubourgs.

Alors, caltez vos soucis, on va se faire une toile sous les étoiles, et pas des moindres, parole de François !Ce festival, mes gaillards, c’est pas du chichi, c’est du solide, du vrai, du vécu ! Il tient ses promesses comme un vieux pote fidèle : rendre hommage aux films d’antan, coller au pouls du ciné d’aujourd’hui, accueillir des avant-premières qui claquent, faire causer réalisateurs et techniciens avec le public, et, bien sûr, balancer des films qui portent le social en bandoulière, comme une médaille sur la poitrine d’un ouvrier.

Le site du festival ,le clame haut et fort : Carmaux, c’est l’bazar des consciences, un feu d’artifice d’histoires qui secouent ! https://www.cinemas-carmaux.fr/festivals

On commence par les pépites du passé, ces films qui sentent la sueur et la lutte, comme une chanson qu’on fredonne autour d’un brasero. Quatre bijoux, mes amis, quatre ! Le Sel de la terre d’Herbert Biberman, 1954, un monument, un coup d’poing, l’histoire d’une grève de mineurs mexico-américains au Nouveau-Mexique. Le CNC raconte que ce film a été blacklisté à l’époque, mais il brille toujours, comme un diamant brut. Ensuite, Le Porion de Georges Champavert, 1921, un drame minier tourné dans l’bassin d’Alès, une rareté qu’on savoure comme un vieux vin, avec un ciné-concert de Sébastien Arcos pour faire swinguer les images – et, cerise sur l’gâteau, c’est gratos, comme l’annonce le programme ! Puis, Les Copains du dimanche d’Henri Aisner, 1957, porté par la CGT, une ode aux loisirs des jeunes prolos, avec un jeunot nommé Belmondo qui crève l’écran, flanqué de Piccoli et Fresson, d’après Ciné-Ressources. Et pour finir, Les Quatre Saisons d’Espigoule de Christian Philibert, 1999, un faux docu complètement barré, une comédie qui claque comme un refrain, un clin d’œil à Farrebique de Rouquier, que Télérama encense pour son culot et sa verve.Mais attention, les amis, on reste pas coincés dans l’rétroviseur !

Ce festival, il cavale dans l’présent, avec une tripotée de films français, parce que, comme dit Le Monde, notre cinoche a toujours su parler des galères et des espoirs du peuple.

Sept avant-premières, sept pépites, dont trois avec les réalisateurs en chair et en os, un cadeau rare, parole d’Unifrance !

Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2, d’Olivier Azam et Daniel Mermet, remet l’Amérique sur l’gril, avec une session pour rattraper le premier épisode, et les deux lascars seront là pour causer.

Animal Totem de Benoit Delépine, en sa présence, c’est du pur jus d’absurde et d’engagement, comme l’écrit Première. Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Léonetti, lui aussi sur place, fout une claque avec ses luttes bien senties. On voyage au Japon avec Jusqu’à l’aube de Sho Myake, un film doux comme une caresse, que Cahiers du Cinéma trouve “tendre à en chialer”. Dossier 137 de Dominique Moll revisite la police avec du nerf, Ma frère de Lise Akoka et Romane Gueret fait chanter la jeunesse, et Promis le ciel d’Erige Sehiri, qu’on avait kiffé avec

La Voie normale en 2019, raconte l’émigration en Tunisie avec une poésie qui scotche, dixit Variety.Et y’a du rab, mes cocos ! Trois films récents viennent mettre le feu : Météors d’Hubert Charuel, après Petit Paysan, nous embarque chez les naufragés de l’atome, un sujet qui cogne, salué par Les Inrockuptibles. Les Braises de Thomas Kruithof, c’est le militantisme qui déboule dans l’ordinaire, un truc qui vous prend aux tripes, selon Libération. On Falling de Laura Carreira, l’histoire d’une Portugaise dans un entrepôt en Écosse, est “bouleversant”, parole de The Guardian. Et pour clore en beauté, La Guérilla des FARC, l’avenir a une histoire de Pierre Carles, avec l’bonhomme en personne, une méditation sur l’adieu aux armes et l’élan citoyen, que Mediapart appelle un “coup d’cœur engagé”.

Ce programme, mes amis, c’est une tambouille bio, une salade des quatre saisons à s’en lécher les babines !

Comme le clame le site du festival, Carmaux, c’est la fête des yeux, des cœurs et des tripes. Alors, venez, grignotez ces films comme des tranches de vie, et que ça chante, que ça gueule, que ça vive ! Bon festival, les copains, et que la révolte des images vous emporte !
 

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9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 17:58

Ô mes bons compères, mes francs buveurs, mes joyeux gorgeurs de vin qui n’avez peur ni du tonnerre ni de la soif, approchez-vous de cette chronique, car je vais vous narrer, à la façon de maître François Rabelais, le grand, le pantagruélique, le rabelaisien Salon Be Ranci !, septième du nom, qui se tiendra le lundi dix novembre de l’an de grâce deux mille vingt-cinq, dans les entrailles mêmes des Caves Byrrh à Thuir, au cœur du Roussillon, terre de soleil, de vent et de vins qui ont plus de rides que le front d’un vieux moine après matines.ou alors écoutez l'équivalent actuel à savoir le sieur Lhérier dans ses harangues vidéos plus bas...https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

 

Chapitre premier : De l’origine des rancios secs, plus anciens que les cornes de Moïse

Sachez, ô mes amis, que le rancio sec n’est point un vin de messe pour bigots ni un jus de raisin pour pucelles timorées, mais un breuvage forgé dans le feu du temps, l’oxydation et la patience, comme un géant qui aurait dormé cinq ans dans un fût de chêne sans ouillage, sans mutage, sans sucre résiduel, sans vergogne. Né sur les coteaux catalans avant même que les Romains n’aient songé à y planter la vigne, il fut d’abord vin de famille, gardé jalousement dans les caves comme un trésor de pirate. On le faisait rôtir au soleil, on le laissait pleurer la part des anges, on le secouait dans des dame-jeannes comme un enfant turbulent, jusqu’à ce qu’il prenne robe d’ambre, odeur de noix rance, de café brûlé, de sous-bois humide et de vieux cuir de Cordoue.Au XXe siècle, hélas ! ce noble nectar fut banni des tables par les docteurs ès-vins qui ne juraient que par le fruité, le frais, le léger. On le relégua au rang de vin de table, de vin de cuisine, de vin de grand-mère. Mais en l’an 2011, l’association Les Rancios Secs du Roussillon, véritable Confrérie des Buveurs Hardis, obtint deux IGP : Côtes Catalanes Rancio Sec et Côte Vermeille Rancio Sec. Slow Food le classa en Sentinelle, comme on protège un ours des Pyrénées. Et en 2012, on comptait à peine cinq mille bouteilles de cinquante centilitres par an. Dix ans plus tard ? Quarante-cinq vignerons ! Quarante-cinq fous magnifiques qui osent défier le temps !

Chapitre second : De la naissance du Salon Be Ranci !, ou comment on dit « Soyez rances ! » en catalanglais

C’est en 2014, sous l’égide de vignerons et de l'ancien président de Slowfood France Jean Lhériier, que naquit Be Ranci ! D'abord avec son préquel au Sud chez les frères Roca au Mas Marroch prés de Girona fief des fréres Rocahttps://www.dailymotion.com/video/k4AhYJ8LUrqXP08wEM8 (voir docuemtentaire: les frères Roca inventent le racio sec au Mas Marrochhttps://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/article-vins-rancios-secs-la-video-interview-du-salon-a-gerone-josep-roca-jean-lheritier-benoit-danjou-b-121271111.html), non pas comme un salon de province pour marchands de vin aigre, mais comme une grande foire pantagruélique où l’on boit, où l’on rit, où l’on parle, où l’on chante les louanges du rancio. Le nom ?

Un jeu de mots divin : Be Ranci ! comme Be drunk! mais en catalan, Vi Ranci !

Soyez rances, mes frères ! Buvez rance ! Vivez rance !

D’abord tenu à Perpignan, tous les deux ans (2014, 2016, 2018, 2019), il s’ouvrit vite à l’Europe : Jura, Loire, Sud-Ouest, Espagne, Portugal, Grèce, Italie… Une grande famille de vins oxydés, de vins de voile, de vins qui ont plus de caractère qu’un capitaine de galère après trois jours de tempête.https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/11/perpignan/lundi-8-novembre-salon-be-ranci-rencontres-europeennes-des-vins-oxydatifs-secs.html

Chapitre troisième : Des Caves Byrrh, plus vastes que la panse de Gargantua

Et cette année, ô miracle ! le salon quitte les salles modestes pour s’installer dans les Caves Byrrh, à Thuir. Imaginez, mes amis : un lieu bâti en 1866 par les frères Violet, Simon et Pallade, deux apothicaires qui, lassés de vendre des tisanes, inventèrent le Byrrh, vin tonique au quinquina, breuvage rouge comme le sang d’un taureau, doux comme le miel, fort comme l’amour d’une Catalane.Là, dans la salle des Grands Foudres, se dresse la plus grande cuve en chêne du monde, un million deux cent mille litres, capable de noyer un régiment de Suisses ! Classées Monument Historique en 2020, ces caves sentent le bois centenaire, le vin vieilli, l’histoire. C’est là, dans ce ventre de géant, que 90 vignerons viendront présenter leurs rancios, leurs vins jaunes, leurs olorosos, leurs assyrtikos, leurs vins de Madère, venus de France, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, d’Italie, de Hongrie.

Chapitre quatrième : Du programme, plus riche que le banquet de Pantagruel

Entrée : 15 € (avec un verre gravé, plus précieux qu’un calice d’or).
Horaires : de 10 h à 19 h, le lundi 10 novembre 2025.
Ateliers :À 11 h, accords mets et rancios avec Laetitia Mathieu, responsable pédagogique de l’Institut Régional de Sommellerie (25 €).
À 11 h 30, dégustation de rancios âgés de plus de cinquante ans, avec Jean Lhéritier (30 €). Oui, cinquante ans ! Des vins qui ont vu naître des rois, des révolutions, des guerres, et qui sont encore là, solides comme des chênes.
Nouveauté : un trophée du meilleur rancio sec, décerné par un jury de sommeliers, chefs, journalistes – plus sévère que le tribunal de l’Inquisition.
Dédicace : Christine Campadieu, auteur de Le Rancio, signera son livre comme un évêque signe une bulle.
Vente aux enchères : une peinture de Paul Schramm, illustrateur des étiquettes de rancio, plus rare qu’un unicorn.
Restauration : food-trucks sur place, car un ventre vide ne saurait goûter le rancio.

Chapitre cinquième : Des parrains, plus illustres que les apôtresLe salon est placé sous le haut parrainage de :Pierre Gagnaire, chef multi-étoilé, qui cuisine comme on écrit de la poésie.
Bastien Debono, Meilleur Sommelier de France 2024, qui sent un vin à dix lieues et le décrit mieux qu’un notaire décrit un testament.

Chapitre sixième : Informations pratiques, pour les pèlerins de la soif

Lieu : Caves Byrrh, 6 boulevard Violet, 66350 Thuir.
Billetterie : https://my.weezevent.com/salon-europeen-des-vins-oxydatifs
Contact : 06 08 83 29 67

Épilogue : Buvez, ô mortels !Allez donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, courez à Thuir, remplissez vos verres, videz vos goussets, ouvrez grand vos narines et vos gosiers. Car Be Ranci !, c’est plus qu’un salon : c’est une messe païenne, une fête dionysiaque, un hymne au temps, à l’oxydation, à la vie qui fermente.Buvez rance ! Vivez rance ! Soyez rances !Et que le diable emporte les buveurs d’eau !

 

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