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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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25 novembre 2024 1 25 /11 /novembre /2024 00:22

"Quan surts per fer el viatge cap a Itaca,
has de pregar que el camí sigui llarg,
ple d’aventures, ple de coneixences.
Has de pregar que el camí sigui llarg,"

Lluis llach Itaca

 


L’Odyssée Municipale : Ulysse et la Reconquête d’Ithaqua

Le retour d’Ulysse à Ithaqua, cette cité méditerranéenne aux ruelles étroites et aux parfums d’olives et de sel, n’était pas un simple événement politique. C’était une épopée où le présent se heurta au poids des absences. Pendant des années, il avait observé de loin, un exil auto-imposé où les rumeurs de sa cité l’avaient atteint comme des échos lointains, chargés d’une nostalgie amère. Mais il savait que son absence avait laissé un vide, et ce vide avait été occupé par des hommes qu’il méprisait d’avance : des prétendants au pouvoir, sans vision ni racines, divisant la cité en factions belligérantes.

Le retour d’Ulysse n’était pas triomphal, mais furtif.

Dans la lumière crépusculaire, il parcourait les ruelles d’Ithaqua comme un étranger. Les murs du palais municipal, autrefois brillants d’une lumière sincère, semblaient désormais ternis par des slogans creux et des drapeaux fatigués. À l’intérieur, l’atmosphère était pesante. Les prétendants, confortablement installés autour de la table des débats, ne s’intéressaient pas aux habitants, mais se lançaient des piques acides sur leurs ambitions personnelles.

Chacun d’eux portait un masque.

Il y avait Euphorion, l’orateur à la voix mielleuse, qui promettait des jours glorieux tout en consolidant son pouvoir sur les caisses de la cité. Thrasymède, le pragmatique froid, avait réduit le langage de la politique à des chiffres dépouillés de toute âme. Polycrate, le flamboyant, construisait des illusions grandioses tout en oubliant les rues délabrées où vivaient les plus pauvres.

Ulysse les observa depuis l’ombre. Il les connaissait déjà, non pas dans leurs détails, mais dans leurs essences. Ces hommes n’étaient pas des leaders ; ils étaient des ombres, avides et insatiables.
L’Éveil de la Révolte

Lorsqu’Ulysse annonça son retour, la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.

Certains murmuraient avec espoir, d’autres avec crainte. Ses anciens alliés, dispersés et désabusés, revinrent peu à peu autour de lui, mais ils n’étaient plus les mêmes. Euryloque, son vieux confident, portait la lassitude des batailles perdues, ses yeux marqués par la résignation. Anticlée, une militante ardente autrefois, doutait désormais de la possibilité d’un vrai changement.

Mais Ulysse possédait une énergie rare : celle du souvenir mêlée à la vision. Il rappela à ses compagnons ce qu’Ithaqua avait été – une cité de lumière et de liens – et ce qu’elle pourrait devenir.

Dans les semaines qui suivirent, Ulysse mena une campagne qui ne ressemblait à aucune autre. Il marchait dans les quartiers oubliés, parlait aux anciens pêcheurs, écoutait les vendeurs du marché qui se plaignaient des taxes absurdes et des infrastructures délabrées. Il devint une présence constante, presque mythique, portant un mélange de sagesse antique et de modernité pragmatique.

Le Duel Final

Le jour du débat décisif, le palais municipal était bondé. Les prétendants, conscients de la menace qu’il représentait, tentèrent de l’éclipser. Euphorion l’attaqua sur son absence prolongée, Thrasymède le qualifia de rêveur déconnecté, et Polycrate essaya de le séduire avec des promesses de coalition. Mais Ulysse, dans un calme implacable, répondit à leurs assauts avec une clarté presque désarmante.

« Vous avez transformé cette cité en un échiquier, mais les habitants ne sont pas vos pions. Vous avez oublié qu’Ithaqua ne vous appartient pas. Elle appartient à ses rues, à ses marchés, à ses travailleurs silencieux. Moi, je ne reviens pas pour m’asseoir sur un trône. Je reviens pour vous rappeler ce que vous avez tous trahi. »

L’effet fut immédiat. Le silence dans la salle était palpable, et les murmures d’approbation se levèrent dans la foule.
 

La Victoire d’Ulysse

Les urnes tranchèrent, et les prétendants tombèrent les uns après les autres, emportés par un raz-de-marée de votes en faveur de cet homme qui incarnait une promesse de sincérité. Mais la victoire d’Ulysse n’était pas seulement électorale. Elle marquait une réconciliation entre la cité et son âme perdue.

Dans les jours qui suivirent, il fit nettoyer le palais, symbole d’un renouveau. Mais il ne laissa pas ses adversaires sombrer dans l’oubli. Aux anciennes suivantes, complices des ambitions des prétendants, il offrit une chance de se racheter par leur travail pour la communauté.

Ainsi, sous le leadership d’Ulysse, Ithaqua renaquit, non pas dans un éclat flamboyant, mais dans une sérénité retrouvée. Et dans les profondeurs de son âme, il savait que la cité resterait toujours un combat, un équilibre fragile entre lumière et ombre.

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 15:38

Certains disent : "La violence ne résout rien".
Chuck Norris leur répond : "C'est que t'as pas tapé assez fort".

Un jour Chuck Norris a eu un zéro en latin, depuis c'est une langue morte.

 

Annonce officielle de l’Institut "Chuck Norris" pour le Réarmement Viril du Mâle Blanc

    Avis à la population masculine qui se sent mollassonne, effilochée ou en voie de déclin virilitaire avancé !

Sous les auspices éclairés de l’auguste Institut Chuck Norris, le seul établissement certifié capable de transformer une crevette en grizzli et un poète en haltère humain, il est temps pour vous, mâles en détresse existentielle, de réintégrer la glorieuse fraternité des barbes dures et des mentons carrés.

Là où jadis la jeunesse et la vieillesse se querellaient pour le privilège de la sagesse et de la force, nous proclamons aujourd’hui : unissez-vous sous la bannière d’une virilité triomphante, sans distinction d’âge, de taille de biceps ou de pilosité faciale !

Nos cours, dispensés par des experts internationaux (dont la plupart sont des sosies non officiels de Chuck Norris), comprennent :

    Le lancer de regards fulminants pour faire taire un conseil municipal en trois secondes chrono.
    La danse du karaté argumentatif, où convaincre et terrasser se font d’un même geste.
    L’atelier de sagesse crânienne, réservé aux chauves, pour exploiter l’éclat réfléchissant de leur tête comme arme psychologique.
    Et bien sûr, le retour au slip en cuir, accessoire indispensable à tout homme désirant imposer son autorité virile au bureau comme au camping.

Attention ! À l’institut Chuck Norris, on ne "simule" pas la virilité. On la "forge". Ici, les larmes sont pour les crocodiles, les excuses pour les guitares mal accordées, et la douceur ? Exclusivement pour les ours en peluche.

Messieurs, reprenez le contrôle ! Ne laissez pas le monde vous reléguer au rang de parleur de salon ou de buveur de tisane. Venez cultiver votre "virtu" dans un environnement où la sueur est glorieuse, la violence, optionnelle mais respectée, et la sagesse, durement gagnée entre deux flexions.
Pour tous renseignements ou inscription, rendez-vous directement au comptoir de l’Institut Chuck Norris, situé entre l’entrée du bar à rhum et le dojo des philosophes combattants.

    "Le monde appartient à ceux qui savent grogner en faisant des pompes." — Proverbe de l’Institut Chuck Norris.

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 12:14

"J'ai toujours pensé que Diogène avait subi, dans sa jeunesse, quelque déconvenue amoureuse : on ne s'engage pas dans la voie du ricanement sans le concours d'une maladie vénérienne ou d'une boniche intraitable. "

 Syllogismes de l'amertume
Emil Cioran

 

Adjoint à la culture ! Un titre ronflant, un galon qu'on épingle comme un papillon moribond sur le tableau des vanités municipales. Un poste où, sous le vernis des beaux discours, s’agitent les petits hommes avides de trancher dans le vif du patrimoine, d’enfouir sous leurs phrases creuses les rêves des bâtisseurs et des poètes. Là, l’adjoint parade, convaincu que son souffle est celui du vent qui gonfle les voiles du théâtre et des musées, quand il n’est que l’éternuement bureaucratique d’un fonctionnaire en mal d'âme.

Et puis il y a l’adjoint à la Ulture, celui qui a fait disparaître le « C », ce pauvre hère à qui l’on a arraché la consonne qui fait tout tenir, comme on retire une pierre d’une arche fragile.

Lui, il n’a plus d’ambition ni même d’illusion : il règne sur un désert où les idées ne germent plus, où l’art se momifie dans des statistiques de remplissage et des programmes convenus. C’est le fossoyeur des grands élans, l’ami des chiffres ronds et des sièges pleins, pour qui l’utopie artistique est un luxe superflu, une coquetterie à balayer d’un haussement d’épaules.

Adjoint à la culture, il prétend être l’architecte d’un édifice, mais souvent, il n’en est que le concierge malveillant.

Il ouvre la porte à quelques-uns, la referme sur beaucoup d’autres, et fait claquer ses clés comme autant de sentences. Mais il reste un mot dans son monde, une lueur dans la langue : ce « C » qui, malgré tout, convoque les cimes, le cri, la création.

Adjoint à la ulture, ah ! celui-là ! Il ne reste plus rien à espérer de lui.

La disparition de la lettre n’est pas un hasard, mais une abdication : la culture sans son « C » devient une mécanique sans âme, une chaîne de production où l’on ne sait plus pourquoi on crée, seulement comment on vend. Là, l’artiste devient un employé, le spectateur un consommateur, et l’adjoint, un comptable sans gloire, riant sous cape d’avoir effacé ce qu’il ne comprenait pas.

Cruelle ironie que cette chute d’une simple lettre.

Une trahison minuscule, presque imperceptible, mais qui signe l’échec total. Car sans ce « C », tout s’écroule. Il ne reste qu’un adjoint à la gestion, à la médiocrité, à l’ennui bureaucratique d’une ville qui n’a même plus les moyens d’en rêver. C’est là que réside le génie malsain de cet effacement : faire croire qu’il ne s’agit que d’un détail, alors qu’en vérité, il anéantit tout.

Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
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Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
Peut-on s'appeler André, sans être Malraux: de l'envie de Culture, à la mise en scène d'Ulture! par Robert Dainar
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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 09:19


"Apprêtez vous à entrer dans une nouvelle Dimension, qui ne se conçoit pas seulement en terme d’Espace, mais où les portes entrebâillées du Temps peuvent se refermer sur vous à tout jamais… La Quatrième Dimension !
Au delà des classiques notions d’Espaces, où l’homme projette ses pas, il est une dimension où peuvent se glisser par les innombrables portes du temps, ses désirs les plus fous. Une Zone où l’imagination vagabonde entre la science et la superstition, le réel et le fantastique, la crudité des faits et la matérialisation des fantasmes. Pénétrez avec nous dans cette zone entre chien et loup, par le biais… de La Quatrième Dimension !
Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination. Un voyage au bout des ténèbres où il n’y a qu’une destination : La Quatrième Dimension !
Nous sommes transportés dans une autre Dimension. Une Dimension inconnue de l’Homme. Une Dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’Esprit. Une Dimension sans espace, ni temps, mais infinie. C’est un voyage dans une contrée dont la seule frontières est notre imagination. Un voyage dans les ténèbres. Un voyage au bout de la peur, aux tréfonds de nous-même. Un voyage dans la Quatrième Dimension !
Au delà des classiques Dimensions où l’Homme projette ses pas, il en est une par où s’échappe ses désirs les plus fous. Un champ d’hypothèses entre le réel et le fantastique. Pénétrez dans cette zone où vagabonde l’imagination, via… La Quatrième Dimension !
Un voyage ! Le voyage vers l’inconnu, dans des contrées jamais explorées. Un voyage dans des lieux où l’imagination est dépassée. Notre destination : La Quatrième Dimension !
Au delà des Dimensions classiques où l’Homme projette ses pas, il en est une où s’échappe ses pensées les plus folles. C’est une Dimension aussi vaste que l’Espace, aussi démesurée que le Temps. Un reflet changeant entre l’ombre et la lumière. Un champ d’hypothèses entre la science et la superstition. Un terrain glissant entre l’abîme de nos frayeurs et la cime de nos connaissances. Sublimant l’imagination, faisant éclater l’irrationnel, nous l’appelleront simplement : La Quatrième Dimension !
Vous allez pénétrer dans une autre Dimension, élargir votre cadre de vie habituel et déboucher dans une zone où la réalité peut à tout instant basculer dans le Fantastique. Attention ! Vous entrez dans la Quatrième Dimension ! "entrée vers la quatrième dimension

Pour Charlotte

Cette histoire n'a pas encore eu lieu, ou elle aura lieu dans un univers parallèle noué par la théorie de la miséricorde (pour se pendre) ...Il y a très longtemps , dans une très lointaine galaxie: so lointaine!

Dans la ville de "Perpignan la rayonnante" , après inéligibilité du maire RN Louis Aliot, le maire temporaire, "André Bonet", ancien adjoint à la culture, organise un concours de sosie à son image. En secret, il veut recruter les plus ressemblants, tant sa popularité est basse, pour éviter les tentatives d'agressions à son égard et disperser l'agressivité de ses adversaires.

### **L'ombre des sosies : un conte de réalisme magique à Perpignan la Rayonnante**  

Dans Perpignan, la ville où la tramontane semble souffler des secrets aussi épais que le ciel d’été, un étrange murmure s’éleva après la chute politique de Louis Aliot. Inéligible, l’ancien maire avait laissé sa chaise vacante, et c’est **André Bonet**, l’ex-adjoint à la culture, qui s’y installa. Mais Perpignan, farouche et bouillonnante, ne pardonne pas si facilement. La popularité de Bonet vacillait, et son bureau à l’Hôtel de Ville semblait aussi inconfortable qu’un fauteuil d’acier chauffé au soleil.  

André Bonet, homme de lettres et d’inspiration mystique, n’était pas du genre à se résigner. Après tout, n’avait-il pas passé sa vie à transfigurer la réalité à travers ses écrits et ses projets ? Pourtant, cette fois, sa solution allait dépasser tout ce que Perpignan avait jamais imaginé.  

---

### **Le concours des miroirs**  

Un matin d’automne, les habitants de Perpignan découvrirent des affiches énigmatiques placardées sur les murs décrépis de la vieille ville et les panneaux d’affichage des quartiers périphériques :  

**"Concours de Sosies – À la recherche du visage parfait d’André Bonet. Venez comme vous êtes, ressortez légendaire."**  

Le concours, disait-on, était organisé dans le cadre des célébrations pour honorer les 40 ans du **Centre Méditerranéen de Littérature**. Mais à mesure que les jours passaient, les murmures enflaient : pourquoi un concours de sosies ? Et pourquoi une prime si généreuse pour les gagnants, dans une ville où les caisses municipales étaient aussi trouées qu’une écumoire ?  

Seuls les proches collaborateurs de Bonet connaissaient la vérité. L’homme, entouré d’une tempête d’opposants et d’un ciel chargé de menaces, avait décidé de jouer un tour à ses ennemis. **Il voulait dissoudre son image dans une multitude de visages, éparpillant l’agressivité de ses adversaires comme des graines dans le vent.**  

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### **Un bal étrange**  

Le jour du concours, la place de la République était envahie par des hommes – et quelques femmes – affublés de lunettes rondes, d’un sourire mesuré et de costumes d’un beige terne qui semblait avoir été arraché directement à la garde-robe d’André Bonet. Certains ressemblaient à l’homme comme deux gouttes d’eau ; d’autres semblaient être sortis d’un mauvais rêve où Bonet se serait croisé avec un marchand de journaux des années 1950.  

Les participants furent évalués non seulement sur leur ressemblance physique, mais aussi sur leur capacité à incarner l’essence de Bonet : son amour pour la littérature, sa passion pour Sainte Rita, et cette étrange manière qu’il avait de faire du quotidien une quête presque sacrée.  

Lorsque Bonet lui-même arriva pour présider le jury, le malaise était palpable. Était-ce vraiment lui, ou l’un des sosies infiltrés parmi la foule ? Personne ne pouvait en être sûr. C’était comme si la réalité elle-même s’était fendue, et que l’esprit de Bonet flottait entre les corps.  

---

### **Les fantômes du maire**  

Les semaines suivantes furent encore plus étranges. Les gagnants du concours – une dizaine de sosies parfaits – commencèrent à apparaître un peu partout dans Perpignan. On voyait un Bonet prendre un café au Castillet, un autre discuter avec des notables sur les allées Maillol, tandis qu’un troisième inaugurait une exposition au musée Hyacinthe Rigaud.  

La confusion s’installa rapidement. Les opposants politiques de Bonet, déstabilisés par cette prolifération d’identités, semblaient frapper dans le vide. À chaque attaque, un Bonet apparaissait ailleurs, imperturbable et souriant, rendant coup pour coup par une citation de Victor Hugo ou une référence biblique.  

Mais dans l’ombre, André Bonet lui-même s’était presque effacé. Il vivait reclus, entouré de ses livres et d’une poignée de conseillers, savourant la liberté que lui offraient ces doublures.  

---

### **Une ville en miroir**  

Perpignan, « la Rayonnante », était désormais hantée par une légion d’André Bonet. Certains habitants en vinrent à douter de l’existence réelle de leur maire. **Était-il encore un homme, ou seulement une idée, une collection de reflets projetés sur les murs blanchis à la chaux de la ville ?**  

Dans les ruelles sinueuses du centre historique, on racontait que Bonet avait conclu un pacte avec un vieux libraire ésotérique, un certain maître Serrat, qui possédait un étrange miroir dans son arrière-boutique. Ce miroir, disait-on, pouvait démultiplier l’âme de celui qui s’y regardait, mais à un prix : à chaque double créé, l’original perdait un peu de lui-même.  

Les plus superstitieux murmuraient que Bonet n’était plus qu’une ombre, un spectre errant dans le dédale de la bibliothèque du **Centre Méditerranéen de Littérature**, relisant sans fin ses propres livres à la recherche de fragments oubliés de sa personnalité.  

---

### **Une fin ouverte**  

Un soir d’hiver, un groupe de citoyens furieux investit l’Hôtel de Ville pour demander des comptes. Mais dans la salle du conseil municipal, ils ne trouvèrent qu’un cercle de miroirs, chacun reflétant une image d’André Bonet.  

Dans le silence oppressant, une phrase semblait flotter dans l’air, comme murmurée par une voix sans corps :  

**« Il n’y a pas d’homme derrière le masque, seulement un rêve. »**  

Et à Perpignan, sous les reflets des mille visages d’André Bonet, la légende du maire-sosie se confondit pour toujours avec la réalité.

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16 novembre 2024 6 16 /11 /novembre /2024 13:51

"La politique est une activité tragique, c'est à dire insoluble."

Paul Veyne
 

"La fin de la politique est la fin suprême"

Aristote
 

"ceux dont le destin est de finir pendu,ne se noie pas!"

Proverbe russe

 

En France, on ne rattrape que ceux qui ne courent pas... En faire des martyrs, ce sont les légitimés au-delà de leur seuil de Peters . Les juges contre les électeurs. Le dit "état de droit" contre la démocratie. C'est les rendre aussi populaires, que Jésus sur la croix ! Depuis le fond de notre caverne de Platon, nous ne percevons plus l'information que comme un flux informe, des acouphènes. Peu-être que pour comprendre qu'au-delà du narratif, nous sommes en train de vivre la queue de la comète de la démocratie, parce que le signifié des "fascistes" a été interverti en l'état des étiquettes !

J'ai toujours cru au théâtre pour dire la vérité, jamais à la simagrée qui en est son illustration brutale et fausse ... Donc, j'ai produit cette scène pour plus de compréhension. Et puis le théâtre est né en Grèce, comme deuxième pilier de la démocratie, avec l'assemblée... 

**Titre : *Le Verdict***  


**Acte I : Une table, deux visions**  
*La scène se déroule dans une salle discrète d’un hôtel particulier de Perpignan, quelques jours après l’annonce des réquisitions du parquet contre Marine Le Pen et Louis Aliot. Un dîner à huis clos s’organise entre deux figures centrales de la politique locale et nationale : Louis Aliot, maire de Perpignan, et Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National. Une table élégamment dressée, éclairée par des chandeliers, est au centre de la scène. Le bruissement de la ville se fait entendre au loin, entrecoupé de clameurs, échos d’une France en effervescence.*

**Marine Le Pen**  
*(se servant un verre de vin, presque théâtrale)*  
Et voilà, Louis, le couperet est levé. Cinq ans d’inéligibilité… Trois ans de prison avec sursis. Trois ! Et toi, mon cher, six mois fermes. Ai-je bien entendu ?  

**Louis Aliot**  
*(calme, piquant, taquin)*  
Oui, Marine, six mois. Une éternité, n’est-ce pas, dans notre métier. Mais ne dramatisons pas : ce n’est qu’un parquet qui s’exprime. Les juges sont une autre musique.  

**Marine Le Pen**  
*(sèche, posant son verre brutalement)*  
Une autre musique ? Je doute qu’ils jouent une mélodie différente. Tu sais comme moi que le décor est déjà monté. Ce procès n’a jamais été qu’un prétexte. On m’évince, on nous brise, tout simplement.  

**Louis Aliot**  
*(avec un sourire en coin)*  
Et pourtant, nous sommes là, à souper dans cette ville qui me doit son avenir. N’est-ce pas une ironie délicieuse ? Le maire condamné d’une cité que j’ai sauvée de l’abandon.  

**Marine Le Pen**  
*(sarcastique)*  
Sauvée, dis-tu ? Une ville où les murs chuchotent et où chaque pierre semble attendre ta chute. Ne te méprends pas, Louis : Perpignan n’est qu’un miroir de notre déclin. Si je tombe, tu tombes aussi.  

**Louis Aliot**  
*(acide, mais mesuré)*  
Ah, Marine… Ton sens inné du drame ! Dois-je te rappeler que les maires, eux, ne s’effacent pas si aisément ? Et puis, il reste toujours l’appel. La bataille n’est pas finie.  

**Marine Le Pen**  
*(mordante)*  
Et après ? Admettons que tu survives à cette tempête judiciaire. Que te restera-t-il ? Un fauteuil à Perpignan ? Pendant que je serai privée de l’arène nationale, que je verrai mon nom, notre nom, traîné dans la boue ?  

**Louis Aliot**  
*(piquant, en s’adossant dans sa chaise)*  
Peut-être que je n’aurai plus que ce fauteuil, oui. Mais au moins, il sera mien. Peut-on en dire autant de toi ? Ce parti que tu portes, Marine, il te dévore tout autant qu’il t’exalte.  

**Marine Le Pen**  
*(le défiant, presque théâtrale)*  
Alors que proposes-tu, Louis ? Que je me retire sur la pointe des pieds ? Que je laisse les hyènes festoyer ?  

**Louis Aliot**  
*(baissant le ton, presque paternel)*  
Je te propose de penser au mouvement, Marine. Pas seulement à toi. Regarde autour de nous. Les murs s’effritent, et toi, tu tiens la charpente seule. Peut-être est-il temps de lâcher un peu.  

**Marine Le Pen**  
*(silence, un éclat dans les yeux)*  
Et laisser qui, Louis ? Bardella ? Les ambitieux, les ingrats ?  

**Louis Aliot**  
*(doucement)*  
L’histoire n’a pas besoin de toi éternellement, Marine. Mais elle a besoin d’un parti vivant, d’une base forte. Moi, je reconstruirai ici, toi… prends le temps.  

**Marine Le Pen**  
*(se levant, presque furieuse)*  
Du temps ? Du temps ! Pendant qu’ils m’enterrent vivante ? Non, Louis. Ils croient me chasser, mais je reviendrai. En politique, l’absence n’est pas un luxe.  

**Louis Aliot**  
*(murmurant, en levant son verre)*  
Alors, Marine, que ce souper soit un festin de résistance. Mais souviens-toi : même les forteresses s’effondrent parfois de l’intérieur.  

**Acte II : Le silence des murs**  
*(La scène s’éteint doucement. Une lumière vacillante éclaire les deux convives, figés dans un jeu d’ombres. À l’extérieur, les clameurs montent. L’arène politique, prête à changer de maître, bruisse dans l’attente. Perpignan, Paris, et toute la France semblent retenir leur souffle, dans ce moment suspendu.)*

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14 novembre 2024 4 14 /11 /novembre /2024 16:09

"En fait, je n'ai qu'une prétention, c'est de ne pas plaire à tout le monde. Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui. "

Sacha Guitry

Ah, mes amis, imaginez la scène ! Dans le cœur battant du Palais de Justice, la salle d’audience est plongée dans une atmosphère si lourde qu’elle ferait rougir un roman d’Agatha Christie. Là, depuis des semaines, l’on juge un beau monde : vingt-cinq membres éminents du Rassemblement National, pas moins ! Et parmi eux, nul autre que Marine Le Pen en personne, ainsi que son complice et compère, Louis Aliot. Tout ce beau monde est accusé d’avoir orchestré, selon les termes sévères de l'accusation, une véritable machinerie de détournement de fonds européens. Ah, chers amis, 6,8 millions d’euros – une bagatelle, tout de même !

Et voici que nous sommes en ce fameux mercredi 13 novembre.

Après des semaines de suspens, de rebondissements et de preuves brandies comme les épées d’un opéra-comique, le parquet s’avance pour prononcer ses réquisitions. C’est un peu comme au théâtre, n’est-ce pas ? Quand on voit le rideau se lever et qu’on devine déjà le sort des personnages, on est suspendu au souffle du procureur, qui d’ailleurs en profite. Il attaque d’une voix ferme : ce fameux « système », comme il l’appelle, aurait, figurez-vous, été conçu pour le seul bénéfice de la famille Le Pen. L’occasion, bien sûr, d’octroyer quelques petites récompenses aux amis et aux parents, rémunérés sur le dos des institutions européennes, sans, semble-t-il, trop se tracasser de justifier leurs rôles. La famille, ça se soutient !

Puis, le procureur déroule ses peines : pour Louis Aliot, il demande trois ans d’inéligibilité et six mois de prison ferme. Rien que ça !

Quant à Marine Le Pen, le détonateur est enclenché : cinq ans d’inéligibilité, trois ans de prison avec sursis et, comble de l’outrage, 300 000 euros d’amende. À ce tarif-là, on se dit que c’est presque du spectacle : chaque sentence qui tombe fait frémir l’audience.

Mais l’accusation n’en a pas fini : la procureure, Louise Neyton, est inarrêtable. Elle dévoile les preuves – *mails*, *iMessages*, tout y passe – montrant bien que, d’après elle, le centre de ce réseau, eh bien c’est Marine, Marine elle-même. « Tout passait par elle », martèle-t-elle. La salle est figée, et d’aucuns se demandent si ce n’est pas là le coup de grâce.

Évidemment, Marine Le Pen ne reste pas sans réagir, oh non !

Elle se déclare victime, persécutée, figurez-vous. La voilà même qui déclare, sans un battement de cils, que ce procès n’a d’autre but que de la priver de l’élection présidentielle. Dramatique, n’est-ce pas ? Mais le parquet, imperturbable, poursuit son numéro de haute précision : chaque prévenu, chaque rôle est épluché. Julien Odoul, autrefois assistant parlementaire, est décrit comme un « christique » – rien de moins ! – mais pour le parquet, le cas est limpide : c’est un beau paravent de montage financier, et la procureure, d’un sourire narquois, laisse entendre qu’il n’en est pas à son dernier mensonge.

Le grand dénouement approche, et la salle, suspendue à chaque mot du procureur, écoute enfin la requête finale : l’inéligibilité de Marine Le Pen, sa sortie forcée du jeu politique. Le public frémit. Si le tribunal suit le parquet, c’est tout un pan de l’arène politique qui s’effondrera.

Le rideau ne tombera qu’au printemps, lorsque le jugement sera rendu, mais d’ici là, la salle bruisse déjà des commentaires, et les prévenus repartent avec, dans les yeux, la trace indélébile de ce procès qui pourrait bien changer le paysage. Ah, chers amis, la justice, parfois, a des allures de théâtre – et nous n’en sommes, n’est-ce pas, que les spectateurs !

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6 novembre 2024 3 06 /11 /novembre /2024 22:07

À la demande d'une de ses très proche fan, l'archipel contre attaque a répondu positivement.Et s'est interrogé si l'adjoint à la culture de Louis Aliot, très préoccupé que celui-ci soit invalidé suite à son procès, et qu'il doivent prendre sa suite à son corps défendant: enfin si André Bonet était aimé à la hauteur de ce qu'il fait à la ville et ses habitants ?

Vous êtes-vous déjà demandé si, au fond de vous, vous étiez secrètement un inconditionnel d'André Bonet, alias l'indétrônable Président du Centre Méditerranéen de Littérature, ou si, au contraire, toute mention de son nom vous provoque un frisson d'angoisse culturelle ? Ce test est là pour vous éclairer sur cette question existentielle : êtes-vous Andrébonetophle (célébrant) ou Andrébonetophobe (fuyant) ? Attention, ce test est à prendre avec tout le sérieux de l’ironie.

Question 1 : Quand vous entendez le nom « André Bonet », quelle est votre première réaction instinctive ?

    A) « André Bonet ? L’immense président du Centre méditerranéen de la littérature ? J'ai tous ses livres dédicacés ! »
    B) « André Bonet ? C’est qui, déjà ? »
    C) « André Bonet... n’était-ce pas lui qui a signé ces éloges hasardeux d’auteurs au passé douteux ? »
    D) « J'aimerais fuir, mais il semble être partout dans Perpignan... »

Question 2 : L’idée de lire Une Vie du saint curé d'Ars ou Une Vie de sainte Rita vous inspire…

    A) Une excitation quasi-mystique. Deux chefs-d'œuvre indispensables !
    B) Une curiosité prudente. Après tout, je pourrais en apprendre sur la foi, non ?
    C) Un grand soupir. Pourquoi ces sujets ?
    D) Une envie pressante de sortir et de consulter des auteurs moins... pieux.

Question 3 : L’Encyclopédie illustrée du Pays Catalan est publiée, signée par Christian Bourquin avec des passages littéraires d’André Bonet. Votre réaction ?

    A) J’achète immédiatement deux exemplaires ! Vive le patrimoine catalan et littéraire !
    B) Honnêtement, ça pourrait faire un joli cadeau de Noël pour quelqu'un de ma famille.
    C) J'ai un doute... n’y avait-il pas eu un petit scandale là-dessus ?
    D) Où est la touche "annuler" pour tout cela ?

Question 4 : On vous parle de Robert Brasillach, dont les écrits littéraires sont défendus dans l'encyclopédie. Que ressentez-vous ?

    A) Je suis prêt à analyser Brasillach avec distance, après tout, on parle de littérature !
    B) Il faut bien séparer l’homme et l’œuvre, non ?
    C) Malaise… Pourquoi parler de Brasillach ?
    D) Tout mon corps se crispe. On ne peut pas être sérieux, là.

Question 5 : Un dernier mot pour qualifier votre rapport à André Bonet ?

    A) Inspirant.
    B) Intriguant.
    C) Ambigu.
    D) Incommode

Résultats

Additionnez vos points selon vos réponses :

    A 4 points (Esprit ardent d’Andrébonetophilie)
    B : 3 points (Curiosité Andrébonetomodérée)
    C : 2 points (Indifférence Andrébonetomixte)
    D : 1 point (Andrébonetophobie franche et assumée)

De 15 à 20 points : Vous êtes un(e) Andrébonéophileophile (e) ! Vous admirez profondément André Bonet et ses œuvres, et chaque paragraphe est pour vous une fenêtre sur l’esprit littéraire catalan. Nul doute, vous êtes prêt(e) à défendre bec et ongles toute mention de son nom et vous songez à l'inviter à votre anniversaire.

De 10 à 14 points : Vous êtes un(e) Etrénéophile occasionnel(le). André Bonet vous intrigue mais sans susciter une passion débordante. Vous vous dites qu’il faut reconnaître ses efforts culturels même si certaines de ses positions littéraires vous échappent.

De 5 à 9 points : Vous êtes Andrébonetophobe en devenir. Entre admiration forcée et perplexité, votre relation à André Bonet est un mélange d'intérêt et de malaise. Vous ne pouvez ignorer son impact, mais l'idée de lire ses éloges littéraires vous donne des sueurs froides.

Moins de 5 points : Vous êtes un(e) Andrébonetophobephe(e). Toute cette histoire vous dépasse, et la simple évocation de ce nom vous exaspère. Une encyclopédie sans controverses serait plus à votre goût !

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2 novembre 2024 6 02 /11 /novembre /2024 11:37

"Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu’il lui faut oublier. "

 "Traiter son prochain de con n’est pas un outrage mais un diagnostic. "

Frédéric Dard

 

Ah mes petits loupiots, mes p’tits râleurs de Perpignan ! Faudrait peut-être qu’on se décolle un peu les paupières, qu’on regarde la chose bien en face, la gueule dans le rétro, les mains sur le guidon ! Parce que c'est pas beau, ce qu'est devenue notre belle Catalane ! Perpignan, autrefois, ça pétait le feu ! Le logos, le bon vieux verbe qui claquait comme une mandale, un truc qui te remuait les tripes et te soulevait les foules ! Aujourd'hui ? Pff… il a perdu tout son jus, le logos. C’est plus qu’une pauvre pétarade de mots creux, une coquille vide !

Autrefois, ce machin-là, ça t'envoyait du lourd, ça balançait de la conviction qui te faisait grimper les murs, moi j'te dis ! Mais maintenant, où est-ce qu’il est, ce logos musclé ? Hein ? Où est passée cette patate, ce souffle qui te rendait inébranlable ? Fini, terminé, c’est que dalle ! Maintenant, on a un logos qui cause, oui, mais qui cause pour causer, qui fait du bruit pour se donner un genre, mais dans le fond, y’a plus rien. C’est du vent, un murmure asthmatique, comme une vieille chaudière qui s'étouffe.

Parce que voyez-vous, mes costauds, pour qu’un verbe, ça pète vraiment, faut du jus dedans, faut un vrai souffle, un pneuma comme ils disent les intellos.

Sans ça, ça reste une vieille loque sans souffle, un pantin de bois, un géant en carton-pâte qui s’effondre au premier courant d’air. Et pourtant, on continue à nous pondre des discours creux, des phrases à la gomme, des beaux mots bien léchés qui ont la consistance d’une biscotte mouillée !

Mais alors, pourquoi on a laissé tomber ce foutu logos ?

Hein ? Pourquoi on s’accroche aux mots polis et lisses comme des culottes de soie au lieu de foutre des coups de poing sur la table ? Parce que, les copains, on a la trouille, voilà ! On flippe de la vérité toute nue, celle qui te secoue, qui t’envoie valser les convenances. Alors on l’a ligoté, on l’a emmailloté dans des rubans, on l’a domestiqué, et au final, on lui a pompé toute sa sève, sa castagne ! Ce logos-là, il vaut plus un clou, c’est un souffle de flan, un verbe qui se casse la tronche dès qu’il se prend une bise de travers.

Écoutez-moi bien : le monde bouge, mes gaillards, il se plie ou se redresse au gré de la force des mots qui le traversent !

On peut pas rester là comme des moules accrochées à leur rocher, en train de se farcir des discours sans âme. Non ! Ce qu’il nous faut, c’est un logos qui arrache, un verbe gonflé à bloc, rempli de ce souffle vivant qui jaillit du plus profond des tripes ! Faut qu’ça chauffe, qu’ça brûle, qu’ça emporte tout sur son passage, modes, peurs, faux-semblants !

Allez, faut qu’on le retrouve, ce logos habité, ce verbe bourré de vitamine et de hargne, un truc qui envoie des étincelles !

Il faut que chaque mot cogne comme un uppercut, que chaque phrase frappe en plein cœur, comme la foudre ! On va pas se contenter de causer dans le vide ; on va faire revivre le verbe, lui redonner cette grandeur qui a fait gronder les foules et tombé les empires !

Alors, mes petits apôtres du logo, c’est maintenant ou jamais : on laisse tomber ce logos asthmatique et on remet un coup de fouet au verbe vigoureux !

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31 octobre 2024 4 31 /10 /octobre /2024 11:58

"Tous les hommes rêvent, mais inégalement. Ceux qui rêvent la nuit dans les recoins poussiéreux de leur esprit s'éveillent au jour pour découvrir que ce n'était que vanité ; mais les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux car ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible. C'est que j'ai fait. "

 Les Sept Piliers de la sagesse - Intégrale
Thomas Edward Lawrence


"On affirme, en Orient, que le meilleur moyen pour traverser un carré est d'en parcourir trois côtés."

 Les Sept Piliers de la sagesse - Intégrale
Thomas Edward Lawrence

"Mos Eisley était la plus importante cité portuaire de Tatooine, jadis visitée par Obi-Wan Kenobi et Luke Skywalker.

Situé sur Tatooine, Mos Eisley est l'un des plus importants spatioports de la planète - ce qui, sur un monde aussi désolé que Tatooine, ne signifie pas grand-chose. Considéré comme un repaire mal famé peuplé de tout ce que la galaxie peut compter de hors-la-loi, Mos Eisley est un lieu dangereux pour les personnes peu méfiantes et la plupart des habitants de Tatooine ne s'y rendent que pour y mener leurs petites affaires sans trop s'y attarder.

  La fondation de Mos Eisley remonte aux premiers temps de la colonisation de Tatooine à l'époque moderne. Après le crash du vaisseau Dowager Queen au milieu des dunes, une petite communauté se développa autour de la carcasse de l'appareil, cette dernière devenant finalement le centre d'un petit village qui, en grandissant, devint le spatioport de Mos Eisley - ce qui explique d'ailleurs la forme concentrique de la petite cité, les points les plus importants (centrale énergétique et installation de distribution d'eau potable) étant installés au centre. A l'époque moderne, l'épave du Dowager Queen est toujours présente au centre de Mos Eisley bien que l'endroit ne soit désormais guère plus qu'un point de rassemblement supplémentaire pour les vagabonds et les diseurs de bonne aventure." Tatooine - Mos Eisley

Peindre et dépeindre Perpignan, semble de plus en plus difficile lorsqu'on vie dans ce désert depuis trop longtemps. Arrivant à 17 ans pour y vivre, j'y suis resté à quelques exceptions près pour des voyages plus lointains dans ce qu'on appelait l'Orient compliqué, ou le Levant,ou encore derrière les ruines du rideau de fer . C'est pourquoi, j'ai eu le temps de la voir se rabougrir depuis la queue de la comète d'énergie du début des années 2000. De voir aussi, ce qui était des évidences disparaitre et être niées, comme si elles n'avaient jamais existé...Alors 15 ans d'Archipel contre attaque n'ont pas arrangé les choses. Ainsi, mon écriture a petit à petit glissé sur un mode narratif pittoresque et impressionniste.Comme si, pour une description du réel avec plus d'acuité et de lucidité, elle fallait en passer par la pulpe de la fiction.Ainsi, le thème du désert  est récurant sur le site. Il était même climatique, jusqu'à ce que la pluie semble vouloir revenir...#mercisantgaldric


La Tatooinisation de Perpignan : du sable, des vautours, et des mirages

Perpignan ! On aurait pu croire à un soleil radieux… Mais voilà qu’elle s’étiole en pleine « Tatooinisation ». Comme ce caillou paumé de Star Wars, cette terre catalane fait penser à un désert où seuls les petits chefaillons prospèrent dans l’ombre, barbouillés de pouvoir, coupés des lumières du centre. De loin, elle étincelle, cette ville, mais de près ? Juste de la poussière, des petites combines, du grand n’importe quoi !


Un désert d'idées, de projets… la rente comme seule monnaie !

Le centre, c’est là-bas, bien loin d’ici. Ici, c’est comme Tatooine, on vit au jour le jour, à la sauce Jabba le Hutt, à coups de petits trafics, de privilèges bien arrosés. Perpignan a ses notables, ses rentes et ses ronds de jambe, mais l’idée d’un avenir ? Une ville figée, qui stagne, coincée entre deux soleils qui ne réchauffent rien ! Les voisins progressent, eux, ils se mettent aux énergies nouvelles, aux nouvelles technologies. Et ici ? Ici on rame avec les reliques du passé, un vieux tourisme et des vignes qui étouffent. Ça ronronne, ça mijote, ça chuchote, mais pour quoi ? Pour rien. Le désert de l’avenir, c’est ça, la « Tatooinisation ».


Des puissants dans l’ombre : des seigneurs sans foi, juste des petits empires

À Perpignan, tout le monde a son coin, son clan, sa petite table où ça se passe – et rien ne bouge sans le dire aux bonnes personnes. Dans l’univers de Lucas, c’était Jabba qui tirait les ficelles ; ici, c’est les élus et les amis, dans le noir, dans les ruelles, à grands coups de rires gras. La ville appartient à ceux qui tirent les ficelles, qui bloquent, qui verrouillent, qui divisent pour mieux régner. Et pour le citoyen ? Un cirque, un foutu numéro ! Des alliances qui changent au gré des tempêtes, comme un groupe de Jawas prêts à vendre tout et son contraire, pourvu que ça rapporte.

La culture ? Elle se bat… pour un peu de lumière

Perpignan, c’est une terre, un peuple, des traditions, une langue ! Mais voilà, c’est comme si on avait oublié qu’elle existe, cette culture catalane. Elle lutte, elle se débat contre un avenir en charpie, figée dans un musée des erreurs et des promesses jamais tenues. Le catalan ? Mis sous cloche. Les traditions ? Confinées aux jours de fête. La ville pourrait vibrer, mais elle se laisse engloutir, comme Tatooine, sous une couche de sable, de poussière. Alors, elle s’éteint, doucement. Elle survit. Elle s’accroche, mais on la laisse à l’ombre.

Un étalement urbain : du béton pour qui, pour quoi ?

On bâtit, on bétonne, on gratte des mètres carrés. Tatooine a sa soif, Perpignan son étendue. Mais ici, c’est le béton qui coule sans fin, un désert de béton et d’immeubles sans âme, sans plan. Et à quoi bon, toute cette extension ? De l’immobilier qui enfle, des chantiers qui poussent sans queue ni tête, comme si tout ce sable avait de l’importance. Ça grandit, ça s’étale, mais tout ça c’est du mirage. Un étalement qui n’apporte rien, sinon des factures, des routes embouteillées, des déchets de plus en plus loin du centre. Ça grouille et ça s’étouffe en silence. C’est tout.

Peut-on espérer que ce désert fleurisse ?

Ah, la Tatooinisation de Perpignan. On pourrait y croire. Imaginer qu’un sursaut arrive, qu’une lumière perce au-dessus des deux soleils. Mais pour ça, il faudrait secouer tout ça. Du changement, pas des coups de brosse ! Il faudrait un miracle. Du courage. Peut-être qu’un jour cette ville fera son réveil. Que la politique lâchera ses mirages pour se nourrir de la terre, de ses gens, de ses vraies racines. Mais tant que ça ronronne, que tout le monde s’arrange avec ses petites combines, rien ne bougera.

Perpignan n’est pas condamnée à être une Tatooine. Elle peut renaître, sortir du désert et vibrer pour de vrai. Mais il faut pour ça un réveil, un élan qui dépasse l’ombre, qui dépasse l’ombre des vautours.

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 11:06

“Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu’il se propose de régler avec votre argent.”
G. Gordon Liddy Le renard et le bouc

 
"J'aurais renié mon nom pour un bout de pain. À certains moments, j'aurais vendu ma peau pour un bol de soupe. La faim il faut en parler: ça a son importance dans une psychologie. J'ai eu tout le temps d'apprendre. Quand on a interminablement faim, que la faim exaspérante s'accroche à vous, ça vous conduit à tout accepter de tout le monde. Qu'on ne vienne pas me dire que la faim incite à la révolte: ce n'est pas vrai. Ça vous ramollit, au contraire. On a le sourire obséquieux pendu à la bouche. Toute l'existence se centre d'un coup sur un repas complet. Ça tourne à l'obsession. "
Requiem des innocents Louis Calaferte

On a fait semblant de découvrir la dette de la France en 2024budget ! Pourtant nous avons fait barrage "au chaos",et élu 2 fois le Mozart de la finance, qui a fait en 7 ans un réquiem pour le pays...À QUAND LE GRAND RETOURNEMENT Parachute dorée où est donc ta poignée?

Roman-photo : La dette française, héritage de la loi Pompidou-Giscard

Scène 1 : Café perpignanais, dialogue entre deux étudiants en droit du Campus Mailly, Hugo et Camille

Hugo, un homme en costume-cravate, feuillète l'Indépendant tandis que Camille, assise en face de lui, est plongée dans des notes manuscrites. Le café place Rigaud est animé, d'autres étudiants discutent autour d'eux.

Hugo (soufflant, pensif) :
— On ne s’en sortira jamais. La dette de la France est un gouffre qui ne cesse de s’élargir... et tout ça, c’est en partie à cause de cette maudite loi de 1973.

Camille (relevant la tête) :
— La loi Pompidou-Giscard ? Celle qui a interdit à l’État d’emprunter directement à la Banque de France ? Tu crois vraiment qu’elle est responsable de tout ça ?

Hugo (ironique) :
— Il ne s’agit pas de croire, c’est un fait. On a coupé les ailes de l’État en le forçant à s’endetter auprès des banques privées. C’est là que le piège s’est refermé.

Scène 2 : Flashback, janvier 1973, intérieur feutré d’une salle de réunion à l’Assemblée nationale

Un groupe de députés discute autour d’une table. Au centre, un jeune Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances, expose sa vision de la loi. Pompidou est assis en retrait, observant les débats.

Valéry Giscard d'Estaing (debout, confiant) :
— Messieurs, nous ne pouvons plus permettre à l’État de puiser sans limite dans les coffres de la Banque de France. Ce n’est pas sain pour l’économie. Nous devons moderniser notre approche, comme le fait l’Amérique. C’est une question de discipline budgétaire.

Député 1 (perplexe) :
— Et en coupant cet accès direct, vous croyez vraiment que les déficits disparaîtront ?

Pompidou (calme, posant son cigare) :
— Nous n’avons plus besoin de reconstruire comme après-guerre. L’État doit apprendre à gérer ses finances comme une entreprise, en empruntant de manière responsable, et non en imprimant de la monnaie. C'est une mesure d'avenir.

Scène 3 : Retour au café, Hugo et Camille débattent

Camille sirote son café, l’air songeuse.

Camille :
— C’était dans l’air du temps, tu sais. Après la reconstruction, on voulait en finir avec les déficits. C’était une décision "moderne", comme on le disait alors, inspirée par le modèle américain.

Hugo (sourcils froncés) :
— Moderne ? Oui, mais à quel prix ? En se coupant de la Banque de France, l’État s’est livré pieds et poings liés aux banques privées. Depuis, les intérêts de la dette explosent et les banques en profitent grassement. Cette loi, c’était une erreur monumentale !

Camille (calme) :
— Je suis d’accord que les conséquences sont lourdes aujourd’hui. Mais dire que c’était un complot pour enrichir les banques... C’est exagéré. Dans les années 70, personne n’imaginait que les déficits publics deviendraient si ingérables. La crise pétrolière de 1974 a tout bouleversé.

Hugo (sardonique) :
— Peut-être pas un complot... Mais les banques s’en sont quand même bien sorties, non ? Elles prêtent à l’État à des taux d’intérêts colossaux, tout en accumulant les bénéfices. Un sacré coup de pouce pour elles, tu ne trouves pas ?

Scène 4 : Flashback, années 90, dans les couloirs d’une banque privée

Deux banquiers discutent discrètement. Ils portent des costumes impeccables et affichent des sourires satisfaits.

Banquier 1 (confidentiel) :
— Depuis la privatisation des banques, c’est nous qui prêtons à l’État. Cette loi de 1973… une bénédiction, non ?

Banquier 2 (hoche la tête) :
— Absolument. L’État doit passer par nous pour financer ses déficits. À long terme, c’est une rente assurée. Et avec les déficits qui explosent... (rire) on n’a pas fini d’encaisser.

Scène 5 : Retour au café, Hugo et Camille concluent leur échange

Hugo croise les bras, pensif, tandis que Camille termine son café.

Hugo (résigné) :
— Quoi qu’on en dise, cette loi a mis en place un système où l’État est devenu dépendant des marchés financiers. Et ça, c’est bien plus qu’une simple erreur de jugement.

Camille (réfléchie) :
— C’est vrai. Mais on ne peut pas dire qu’elle a été pensée pour favoriser les banques dès le départ. Il n’y avait pas encore cette vision ultralibérale. Cela dit, aujourd’hui, les banques profitent d’un système qu’elles n’ont même pas eu à créer. Le vrai problème, c’est que personne n’a vu venir les conséquences.

Hugo (soulevant son verre) :
— Et maintenant, nous sommes pris au piège. La dette est devenue un monstre incontrôlable. La loi de 1973… un mal pour des générations.

Camille (regardant dehors) :
— Peut-être est-il temps de la réviser. Mais cela suppose de remettre en question tout un pan de notre système économique.

Ils se regardent un moment en silence, chacun plongé dans ses réflexions.

Hugo (d’un ton grave) :
— Oui… mais est-ce que quelqu’un aura le courage de le faire ?

La scène se termine sur cette question, ouverte, tandis que la caméra se déplace vers la fenêtre du café, montrant les rues agitées de Perpignan. Une image qui illustre l'agitation et l'incertitude de l'avenir économique.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

Une critique radicale et raffinée (en alexandrins) du capitalisme et de ses crises économiques.

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