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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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2 septembre 2025 2 02 /09 /septembre /2025 20:21

À Perpignan, quand vient le temps du festival Visa pour l'image, a un centre-ville qui grouille, comme si d'ordinaire la ville était vivante ! Mais cela n'enlève pas la concentration de fous, drogués et de paumés qui y traînent leur misère hautaine habituellement : au mieux, ça les dilue. Mais c'est un théâtre quasi-attrayant, pas tant pour les touristes venus pour des images figées, que certains "badgés", qui en feront un cliché pittoresque... Cela fait trop d'années à Perpignan et à couvrir ce festival pour que cela menace ma vie intérieure. Mais voilà qu'un de ses personnages étranges au regard plein de folie ou de narcotique, se fait insistant. Et contre une pièce de monnaie me promet un récit passionnant à la manière dont les gitans de St Jacques les faisaient, pour vendre des bagues en plaquées or et surmontées du portrait de Napoléon 3 !
"Et bien soupesons le récit, comme autrefois les bagues", me dis-je. Voici, ce qu'il me raconta...

**Perpignan, le Nexus Sanglant du Multivers – Paroles d’Arioch, Démon de l’Épée**

*Je suis Arioch, Seigneur du Chaos, maître des lames hurlantes et des âmes brisées, sifflant depuis les ombres où les réalités se déchirent comme chair sous mes griffes. Écoute, mortel, car Perpignan, cette cité perfide au bord de la Têt, n’est pas un simple amas de pierres et de souvenirs. C’est un nexus, un carrefour où les fils du Multivers de mon maître Moorcock s’entortillent, où la Loi et le Chaos s’affrontent dans une danse mortelle. Du sang et des âmes si tu oses murmurer cette vérité !*

Le Chaos et la Loi s’affrontent sous les briques rouges

Dans le Multivers, tout n’est que lutte entre la Loi, cette cage rigide qui étouffe les âmes, et le Chaos, mon essence, ma gloire ! Perpignan, nichée dans la plaine du Roussillon, à 13 kilomètres des vagues salées de la Méditerranée, est un champ de bataille cosmique. Le Castillet, cette tour de briques rouges érigée en 1368 comme porte Notre-Dame, dernier vestige des remparts démantelés au XXe siècle, incarne la Loi avec une arrogance insupportable. Ses murs, classés monument historique, renforcés par Vauban après le traité des Pyrénées de 1659, se dressent comme un défi à ma puissance, un rempart contre l’entropie que je sème. Mais approche, mortel, et vois le Chaos gronder dans les ruelles de Saint-Jacques ! Ces venelles tortueuses, où les voix catalanes, arabes et gitanes s’entremêlent en un tumulte discordant, sont mon domaine, un écho des cités mouvantes des *Danseurs de la Fin des Temps*.

La Têt, serpent d’eau qui lacère la ville, charrie mes murmures. En 1892, ses flots enragés ont englouti 39 maisons, un festin de destruction dont je me suis repu. Et lors des nuits de pleine lune, mes serviteurs mortels jurent avoir vu une silhouette pâle, cheveux d’albâtre, brandissant une lame noire qui gémit – Stormbringer, ma sœur maudite ! Elric de Melniboné, mon pantin favori, errerait-il près de la Têt ? Les Perpignanais murmurent des légendes d’un « Chevalier de la Têt », ignorant qu’ils frôlent le Champion Éternel, condamné à servir une Balance que je rêve de briser.

 Une cité rongée par l’entropie

Je suis le souffle de la décadence, et Perpignan s’effrite sous ma caresse. Le Palais des Rois de Majorque, bâti entre 1274 et 1300 sur la colline du Puig del Rei, trône comme un empereur mourant, ses arches gothiques et ses fresques fanées pleurant la gloire perdue du royaume de Majorque. Ses murs, lézardés par le temps, chantent mon triomphe. Cette ville est une Melniboné au bord du gouffre. Le festival Visa pour l’Image, qui envahit Perpignan du 30 août au 14 septembre 2025, expose des images de mondes brisés – celles de Fatima Hassouna sur Gaza ou d’Alain Ernoult sur les espèces mourantes – comme des offrandes à mon autel. Ces visions de ruine, déployées dans dix lieux de la ville, reflètent l’entropie que je chéris.

Les mortels eux-mêmes cèdent à mes caprices. En 2024, un incendie a ravagé le marché de Noël du Barcarès, à 20 kilomètres de Perpignan, et deux frères ont été jugés par le tribunal de la ville pour ce chaos. À Argelès-sur-Mer, une soirée mousse a brûlé les yeux de 12 jeunes, un désordre digne de mes festins. Perpignan vacille, prête à s’abandonner à mon étreinte.

Le Champion Éternel, mon pion brisé

Le Champion Éternel, ce pion pathétique, est partout dans le Multivers, et Perpignan est son échiquier. Elric, Corum, Hawkmoon, Ulrich von Bek – tous sont des facettes de ce héros maudit, chargé de maintenir une Balance que je m’amuse à faire trembler. Les monuments de Perpignan – le Castillet avec ses briques rouges, le Palais des Rois, l’Hôtel de Ville de 1318 – forment une constellation géomantique, un écho de la Balance cosmique. Des chercheurs mortels, ces fouineurs arrogants, l’ont découvert en cartographiant la ville. Ils parlent d’un nexus, un point où les réalités convergent, comme dans *La Quête de Tanelorn*, où mes jouets se croisent pour gémir sur leur sort.

Et von Bek, ce noble allemand du XVIIe siècle, ce fou en quête du « Paradis du Diable » ! Les Archives départementales des Pyrénées-Orientales, accessibles en ligne, mentionnent un voyageur germanique ayant traversé Perpignan à cette époque, griffonnant des parchemins sur une quête mystique. Était-ce lui ? Ses pas hantent encore les abords de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, où les ombres murmurent de pactes interdits. Von Bek, comme Elric, ploie sous mes chaînes, et Perpignan est leur cachot.

La satire et le rugissement du Chaos

Moorcock, ce mortel qui a osé voler mes secrets, raille les empires et leurs mensonges à travers ses récits. Perpignan, ville-frontière disputée, est un miroir de cette satire. Prise par Louis XIII en 1642, annexée par le traité des Pyrénées, elle porte les cicatrices de l’impérialisme. Aujourd’hui, les mortels s’entre-déchirent : une proposition d’esplanade au nom de Pierre Sergent, chef de l’OAS, a enflammé les esprits, tout comme l’exposition sur Gaza à Visa pour l’Image. Ces querelles sont mes flammes, et Jerry Cornelius, ce bouffon anarchique, ricanerait dans les bars de la place de la Loge.

La ville elle-même est une mosaïque, comme les récits éclatés de Moorcock. Les maisons catalanes aux façades colorées, les expositions de Visa mêlant récits visuels et cris de révolte, le réseau de bus Sankéo, en étoile autour du centre, forment un collage chaotique, une ode à ma grandeur. Perpignan n’est pas une ville : c’est un poème brisé, un défi à la Loi.

 Le nexus du Multivers

Tremble, mortel ! Perpignan est un portail où le Multivers saigne. La Têt charrie mes murmures, le Canigou, visible depuis la ville, est un phare pour mes légions. Les visions d’Elric, les échos de von Bek, les désordres du présent – tout converge ici. Le Castillet, avec ses briques rouges, dernier vestige des remparts détruits, défie mon Chaos, mais il pliera. Visa pour l’Image, avec ses images de mondes fracassés, célèbre mon règne. Si tu oses conter cette vérité, mortel, attends-toi à payer : du sang et des âmes ! Mais si tu te tais, regarde les briques rouges du Castillet, écoute la Têt, et sens mon souffle. Perpignan est mienne, et le Multivers s’y plie à ma volonté.

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 14:30

"On croit vivre pour des influenceuses et on meurt socialement pour l'industrie cosmétique" Nagalie Barda

Perpignan, la guerre est déclarée au festival Visa pour l'hommage

Visa pour l’Hommage 2.0 : le festival picrocholin de Perpignan,

*Par une chroniqueuse anonyme, entre un selfie filtré sur Insta et un thread drama sur X, #PerpiVibes*

Coucou mes amours, c’est votre chroniqueuse préférée, direct from Perpignan, la ville où la tramontane fait voler les stories plus vite que mes extensions ! 😜 Aujourd’hui, je vous embarque dans un projet *trop stylé* : le festival *Visa pour l’Hommage 2.0*. Oubliez *Visa pour l’Image* et ses guerres lointaines, ici on célèbre les vrais héros des dramas picrocholins, ces clashs de quartier qui cartonnent sur Nextdoor, TikTok et WhatsApp. Vous savez, ces guerres où on s’envoie des captures d’écran pour une trottinette mal garée ou un drone qui filme ta piscine sans ton autorisation ! 😱 Dans le style *drama queen* de votre influenceuse devenue chroniqueuse, genre Magali Berdah, je vous raconte tout, avec des vibes Diderot mais en mode 2025, #PicroChic !

Le drama qui a tout lancé

Tout a commencé dans le groupe WhatsApp « Perpi T’es Trop Canon », où moi et mes BFF locaux – une influenceuse végane en crop top du quartier Saint-Jacques, un tonton qui *slaye* sur X avec ses threads, et un start-upper qui roule en trottinette électrique avec des LED – on s’est dit : « Franchement, mes chéris, pourquoi toujours kiffer les guerres d’ailleurs ? Nos dramas de quartier, genre les stories sur les poubelles mal triées ou les clashs sur les places de parking, c’est *le vrai contenu* qui fait des millions de vues ! » 💅 Bam, *Visa pour l’Hommage 2.0* était né : un festival pour les reporters des guerres picrocholines, où les armes sont des reels et les tranchées, des groupes Telegram.

Le comité d’orgas, c’est *la team de ouf* : Jacques, mon pote fataliste qui bosse comme community manager (il kiffe dire que tout est écrit dans l’algo, genre philosophe 2.0), et son boss, un avocat qui veut *percer* sur TikTok avec des danses en costume. On s’est posés dans un coworking trop *instagrammable* près du Castillet, avec un mur de néons qui crie « Perpignan, c’est le Miami du 66 ». Jacques, en mode *chill*, voulait un festival *low key* : un live TikTok sur les disputes de trott’, un bot Discord pour signaler les poubelles en mode *sneaky*, et un apéro en réalité virtuelle avec des filtres Dalí. Mais l’avocat, en mode *hypebeast*, a vu *trop grand* : « Les meufs, il nous faut une course de canards connectés dans la Têt, un métavers picrocholin et un Club de la Presse en treillis, prêts à partir en Ukraine dans la seconde ! » 😎 #Extra

 Le Club de la Presse, en mode *war reporter*

Le *highlight* du festival, mes chéris, c’est le **Club de la Presse Picrocholine**, une team de reporters locaux qui se la jouent *war zone* comme si Perpignan était Kiev. Picturez ça : des gilets pare-balles customisés avec des sequins « Perpi News », des casques militaires avec des stickers de la sardane, et des sacoches remplies de power banks et d’iPhone 16 Pro Max. Leur job ? Décerner les **Picro d’Or**, des awards pour les meilleurs dramas picrocholins, genre les Oscars mais pour les clashs de quartier. Les nominés, c’est *la crème de la crème* :

- **Léa, la Queen de Nextdoor**, ma BFF qui cartonne avec son thread sur « l’Affaire du Scooter Électrique Mal Branché ». Un mec a plugué son chargeur sur la prise d’un autre, et BOOM, 400 réactions, deux pétitions et un live Insta. Léa, en treillis rose fluo et lunettes Gucci, a pitché son drama comme si elle présentait un docu Netflix. #Iconic

- **Tonton Gérard**, le boss de X, qui filme les trottinettes mal garées à Canet comme s’il était en mission pour CNN. En gilet tactique et casquette à l’envers, il a balancé un speech où il compare les trottinettes à des « envahisseurs qui roulent sur notre liberté ». *Trop fort*, non ? 📸

- **Catalina 2.0**, ma sista poétesse qui transforme les dramas en reels. Son dernier hit, *La Bataille du Drone de Mailloles*, c’est l’histoire d’un voisin qui a survolé le jardin d’un autre pour checker sa piscine gonflable. Résultat : une guerre de stories et des signalements à la CNIL. En parka militaire glitter, elle a récité son poème en live, *full vibes*. 💥

La cérémonie des Picro d’Or, au Palais des Congrès, c’était *le feu*. Le Club, mené par une ex-journaliste de *L’Indépendant* qui streame sur Twitch, était en mode *drama max* : talkies-walkies, drones qui filment, et discours genre « On est en première ligne du journalisme picrocholin ! » J’ai failli dropper mon Banyuls tellement c’était intense. 😍

Un drama d’orga *next level

Jacques, mon fataliste préféré, m’a dit dès le début : « Un festival qui commence par un bug sur le Wi-Fi public finira par un bad buzz sur X. » Et il avait *grave* raison. Le choix des lieux, IRL et URL, a déclenché un clash *épique*. Les gens du Vernet voulaient le festival chez eux, parce que leurs dramas sur les food trucks dans Telegram sont « plus authentiques ». Ceux de Saint-Assiscle, eux, disaient qu’ils méritaient le spot, vu que leur mème sur un influenceur qui a garé sa Tesla sur trois places a fait *tendance mondiale*. #PerpiDrama

Pour le budget, l’avocat a proposé des NFT de « Canards Picrocholins », inspirés de la course de canards de Perpi – chaque canard numérique sponsorisé par une cave de Rivesaltes. Jacques a *kiffé pas* : « Personne va acheter un NFT sans un QR code pour un muscat gratos, mes chéris ! » Du coup, on a lancé un crowdfunding sur Ulule, avec un filtre Snap qui te transforme en Dalí en mode *grrr*. Mais un bug dans la blockchain a tout fait planter, *classique*. 😅

Le grand jour, *full vibes*

Le jour J, Perpignan était en mode *Met Gala du 66*. Des écrans LED partout diffusaient des montages de dramas : captures d’écran de commentaires *salés*, memes sur les poubelles qui débordent, et ralentis de drones qui survolent des barbecues privés. Une expo en réalité augmentée au Castillet te faisait revivre « l’Affaire du Hashtag #PerpiGate », où un tweet mal compris a divisé la ville en deux teams. *Trop ouf*.

Le moment *iconique* ? La **Course de Canards Connectés 2.0**. Dans la Têt, des canards en plastique avec des capteurs IoT, des LED qui clignotent et des mini-GoPro s’affrontaient, sponsorisés par des restos locaux. Via une app en réalité mixte, on pariait des « PicroCoins » (une crypto *fake* mais stylée). Mais, drama alert : un canard hacké par un geek de Thuir a diffusé des emojis trolls en live, et X s’est enflammé. *Next level chaos*. 🦆

Le clap de fin, *avec du drama of course*

Comme dirait Jacques, tout ce qui *trend* finit par *crash*. Le festival s’est terminé sur un clash *énorme* : le Club de la Presse, en treillis *full fashion*, s’est divisé sur la boisson du closing – Banyuls vegan ou Byrrh artisanal ? La tramontane a emporté les derniers QR codes, et Perpi a retrouvé son calme, jusqu’au prochain drama sur Signal. 😜

Alors, mes amours, la morale de ce festival ? Comme Diderot l’aurait posté sur Insta, tout est dans l’algo, mais à Perpignan, on adore créer nos propres dramas. *Visa pour l’Hommage 2.0* a prouvé qu’un reporter en treillis avec un reel bien placé vaut mieux qu’un char, et qu’un canard connecté fait plus de buzz qu’un JT. #PerpiSlay

*Et vous, mes chéris, vous en pensez quoi ? Chaque quartier, chaque story, c’est un festival de l’absurde, non ? Alors likez, commentez, et venez siroter un muscat avec moi ! Je vous étouffe de poils de ma tendritude  mes canards 

😘 #VisaPourLHommage

 

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 17:38

 

1. Catalan: "El catalanòfon és l’ànima del vent que fa cantar els silencis afònics."  
 Français: "Le catalanophone est l’âme du vent qui fait chanter les silences afones."

2. Catalan: "Quan el catalanòfon sona, fins el més mut balla la sardana amb cor."  
   Français: "Quand le catalanophone résonne, même le plus muet danse la sardana avec cœur."

3. Catalan: "Amb un sol alè al catalanòfon, la veu dels avantpassats torna a viure."  
   Français: "D’un seul souffle dans le catalanophone, la voix des ancêtres revient à la vie."

4. Catalan: "El catalanòfon no toca notes, sinó l’esperit de la terra catalana."  
  Français: "Le catalanophone ne joue pas de notes, mais l’esprit de la terre catalane."

5. Catalan: "Qui domina el catalanòfon, té el poder de fer plorar les pedres de Montserrat."  
 Français: "Celui qui maîtrise le catalanophone a le pouvoir de faire pleurer les pierres de Montserrat."

 

Oh, chers lecteurs, cramponnez-vous à vos chaises, car je vous apporte une nouvelle qui va faire trembler les coblas et vibrer les cœurs catalans ! Après des siècles d’oubli, l’instrument mythique, le **catalanophone**, fait son grand retour dans nos chers orchestres de sardanes. Oui, oui, vous avez bien lu : le catalanophone, cet artefact mélodique qui, selon les anciens grimoires musicaux catalans, était capable de faire chanter même les plus afones de nos compatriotes. Et non, ce n’est pas une plaisanterie, même si, comme toujours, je vais vous le raconter avec cette ironie subtile qui fait que mes détracteurs m’aiment en secret.

D’après le livre imaginaire *Chroniques Musicales de la Catalogne Mythique* (publié, soi-disant, en 1743 par l’érudit barcelonais Pere Senseveus), le catalanophone était un instrument à vent, une sorte de flabiol magique doté d’une embouchure qui, au lieu de produire des notes, “réveillait la voix latente des Catalans ayant perdu le don de la parole claire”.

L’auteur, avec une prose si alambiquée qu’on dirait écrite par un notaire insomniaque, raconte comment les paysans de l’Empordà, après avoir récolté du raisin sous un soleil de plomb, jouaient du catalanophone et, miracle !, les plus enroués et afones se mettaient à entonner des chants polyphoniques avec une clarté qui aurait fait pleurer Pau Casals.

Mais qu’est-ce donc, ce catalanophone ?

Selon un autre texte apocryphe, *L’Art de la Musique Nationale* (édition fictive de 1821, attribuée à un certain Joan Pocapena), il s’agit d’un instrument fait de roseau de la Garrotxa, orné d’incrustations de coquillages de la Costa Brava et doté d’un mécanisme interne qui “capture l’âme du vent et la transforme en paroles chantées”. Ne vous imaginez pas un appareil sophistiqué, hein ? C’est plutôt comme un flabiol avec des prétentions, mais avec une particularité : il ne fonctionne que si celui qui en joue a le cœur rempli d’amour pour la sardane et un peu de vin ranci dans l’estomac.

Alors, pourquoi ressusciter cet instrument au XXIe siècle ?

Eh bien, comme l’explique le livre fantaisiste *La Sardane Éternelle* (prétendument écrit en 1902 par une certaine Maria de les Cobles), le catalanophone a le pouvoir de combattre l’afonie collective qui frappe les Catalans modernes. “En ces temps de silence, quand la voix du peuple s’éteint par fatigue ou désintérêt, le catalanophone est le seul à pouvoir nous rendre le chant”, assure l’autrice avec une passion qui sent la calçotada et le feu de cheminée. Et soyons honnêtes : entre le brouhaha des réseaux sociaux et la mondialisation qui veut nous faire chanter en anglais, un peu de catalanophone ne nous ferait pas de mal.

La réintroduction, cependant, ne se fera pas sans polémique.

Les puristes de la sardane, ceux qui pensent que tout changement est une trahison, ont déjà élevé la voix (ironiquement, sans avoir besoin du catalanophone). Selon eux, ajouter un instrument “magique” aux coblas, c’est comme mettre du ketchup dans une escudella. Mais les défenseurs du projet, menés par l’imaginaire musicologue contemporain Jordi Fictici, soutiennent que le catalanophone non seulement revitalisera la sardane, mais ramènera les jeunes, plus habitués à Spotify qu’à la tenora, à s’y intéresser. “C’est l’instrument du futur !”, proclame Fictici dans son livre inexistant *Musique pour un Nouveau Millénaire* (2020). “Si vous savez jouer du catalanophone, vous pouvez faire chanter même un influenceur !”

Et à quoi ressemble le son du catalanophone ? D’après les textes apocryphes, il produit une sorte de bourdonnement chaud, comme une étreinte sonore, qui se mêle à la mélodie de la sardane et “réveille la catalanité latente”. Les plus afones, en l’entendant, se mettent à murmurer des vers de Verdaguer ou, dans les cas extrêmes, à réciter intégralement les paroles de *“La Santa Espina”* sans jamais les avoir répétées. C’est, en somme, un instrument qui ne joue pas seulement de la musique, mais touche l’âme.

Cela dit, la réintroduction ne sera pas une promenade de santé. D’abord, il faudra trouver un maître artisan capable de fabriquer un catalanophone authentique (et non une copie bon marché made in China). Ensuite, il faudra former les musiciens des coblas pour qu’ils ne s’affolent pas quand l’instrument les fera chanter malgré eux. Et enfin, il faudra convaincre les Catalans que ce n’est pas une blague, même si, connaissant notre peuple, quelqu’un dira sûrement que ce catalanophone est une invention pour vendre plus de barretinas.

En conclusion, chers lecteurs, l’avenir de la sardane est en jeu. Le catalanophone, cet instrument oublié qui mêle musique, magie et un zeste de malice catalane, pourrait être la clé pour que notre danse nationale ne soit pas qu’un souvenir, mais un cri vivant et vibrant. Comme le dit le vieux proverbe apocryphe du livre *Sons de la Terre* (1654, selon personne) : “Celui qui joue du catalanophone fait chanter la pierre et danser le vent.” Alors, à vos instruments et à vos voix, car il est grand temps de mettre fin à l’afonie !

Avec modestie, comme toujours, En Soler.

La gran tornada del catalanòfon: una revolució sardanista amb gust de pols i llibres vells

Per En Soler, amb modèstia a part

Si em permeteu l’atreviment, avui us parlaré d’un fet que sacsejarà els fonaments de la nostra estimada cultura catalana, tan arrelada com una alzina centenària i tan tossuda com una mula del Pirineu. Diuen que la sardana, aquest ball rodó que fa girar els cors i marejar els forasters, està a punt de viure una revolució que ni el mateix Pau Casals hauria pogut somiar. Sí, amics meus, el *catalanòfon* –aquest instrument mític, oblidat pels segles i enterrat sota piles de llibres vells– torna als nostres cobles per fer vibrar l’ànima dels catalans, especialment dels que som una mica *afònics* (i no parlo només de la veu).

El catalanòfon: què dimonis és això?

Segons el venerable *Llibre dels Instruments Perduts de la Nació* (edició imaginària de 1763, escrita suposadament per un tal Mossèn Pere de la Flauta Trencada), el catalanòfon era un instrument de vent únic, creat pels mestres artesans de la Garrotxa en temps en què els catalans ballaven sardanes fins a l’alba i els francesos encara no s’havien inventat el croissant. Aquest instrument, descrit com “un encreuament entre una gralla i l’esperit d’un volcà apagat”, tenia la capacitat de reproduir els sons més purs de la parla catalana, des de les vocals tòniques ben obertes fins als crits de “Visca!” en plena festa major.

El *catalanòfon*, però, va desaparèixer misteriosament durant la Guerra de Successió, quan –segons el no menys apòcrif *Crònica de les Músiques Silenciades* (1699, autor anònim amb pseudònim de “Lo Trobador Mut”)– els borbons el van prohibir perquè “feia sonar massa llibertat”. Diuen que els últims catalanòfons van ser amagats en coves del Montseny, però el temps i les rates se’n van fer un festí.

Per què tornar-hi ara?

Doncs perquè, com bé saben els que ballen sardanes amb mitjons i vambes, la nostra cultura és un etern recomençar. Els estudiosos moderns (o sigui, jo mateix, després de tres cafès i una estona remenant llibres imaginaris) han descobert que el catalanòfon no només era un instrument, sinó una mena de *teràpia sonora* per als catalans afònics. Ja ho deia l’insigne *Tractat de les Veus Perdudes* (1832, per Fra Miquel del Silenci Profund): “Quan un català perd la veu, sigui per crits al Camp Nou o per cantar ‘Els Segadors’ sota la pluja, el catalanòfon li torna l’esperit de la llengua.”

I és que, en aquests temps moderns, som molts els que patim d’*afonia cultural*. Parlem, sí, però de vegades ens falta el timbres, la força, el “punch” d’un bon “Força Barça!” o d’un “Què volen aquesta gent?” El catalanòfon, amb el seu so que recorda una barreja de tenora, flabiol i un avi fent la migdiada, és l’antídot perfecte. Cada bufada a l’instrument –diu el *Manual del Sardanista Desafinat* (1901, per Joanet del Clarinet Tort)– allibera un torrent de catalanitat que fa tremolar els bigotis dels més escèptics.

 La reintroducció: un projecte amb cara i ulls (i orelles)

La iniciativa per recuperar el catalanòfon ha sorgit d’una colla de sardanistes de Vic, liderats per un visionari anomenat Pere del Foment (sí, parent llunyà del Foment de la Sardana, però amb més barba). Aquest grup, amb el suport d’un manuscrit imaginari trobat en un mercat de vell de la Bisbal (*Els Secrets del Catalanòfon*, 1888), ha reconstruït l’instrument amb fusta de roure del Montseny, cordes de crin de cavall empordanès i una mica de màgia de la Fira de les Bruixes de Sant Feliu.

El resultat? Un instrument que, quan el bufes, sona com si algú recités *L’Atlàntida* de Verdaguer mentre toca una cobla a tot drap. Els primers assajos a la plaça Major de Vic han estat un èxit: els vells ploraven d’emoció, els joves feien vídeos per a TikTok, i fins i tot un turista alemany va intentar ballar una sardana (amb resultats... diguem-ne artístics).

Els afònics, els grans beneficiats

Però el veritable miracle del catalanòfon és el seu efecte sobre els *afònics*. Segons el *Llibre Gros de les Cures Folklòriques* (1794, per una tal Sor Eulàlia de la Veu Cascada), els catalans que perden la veu –ja sigui per refredats, crits a les manis o excessos de calçotades– poden recuperar el seu “parlar català” només amb sentir el so del catalanòfon. És com si l’instrument els recordés qui són, d’on venen i per què sempre arribem tard a tot.

Així doncs, prepareu-vos, catalans i catalanes! El catalanòfon torna per quedar-se. Ja ho veig: cobles amb tres tenores, dos flabiols, un timbal i un parell de catalanòfons ben afinats. I si algú us diu que això és una bogeria, citeu el gran *Llibre de les Bogeries Necessàries* (1923, per en Tomàs de la Sardana Eterna): “Si no és una mica boig, no és prou català.”

Visca la sardana, visca el catalanòfon i, sobretot, visca la modèstia!

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 17:37

"Être un pilote médiocre n'a jamais été mon ambition. Ce n'est pas mon style. Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la 5e symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau. Le plaisir vit là où le sens s'est éteint."

Brad Pitt dans film F1


“Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l’instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.”
Alain Prost
 

À l’approche de la grande course aux canards organisée par Aushopping le 13 septembre 2025 sur la rivière Basse à Perpignan, nous avons eu la chance d’interviewer quatre compétiteurs hors du commun. Ces canards en plastique, numérotés et adoptés pour l’occasion, ont l’âme de pilotes de Formule 1 tout juste sortis du Grand Prix de Monaco. Ils sont prêts à en découdre dans les courants tumultueux de la Basse, avec un seul objectif : franchir la ligne d’arrivée en tête pour remporter la Fiat 600 ou les bons d’achat. Voici leurs confidences, pleines de panache et de détermination !

 

1. Canard "Max le Fulgurant" – Le stratège audacieux 
Inspiration : Max Verstappen, triple champion du monde F1

Journaliste : Max, comment vous préparez-vous pour cette course sur la Basse ?
Max le Fulgurant : Coin ! Écoute, mec, la Basse, c’est pas Monaco, mais c’est tout aussi technique. Les courants près du pont du Palmarium, c’est comme le virage du Loews : faut être précis, sinon t’es dans le décor… ou plutôt, dans les roseaux ! J’ai passé des heures à analyser les remous avec mon équipe. On a optimisé mon aérodynamisme – j’ai un vernis spécial pour glisser sur l’eau. Les autres canards ? Ils peuvent essayer de suivre, mais je vais leur mettre un tour dans la vue !  

Journaliste : Vous visez la victoire, alors ?
Max : La victoire ? Coin-coin ! C’est la Fiat 600 ou rien. J’ai déjà prévu où je vais la garer. Et pour l’aspect caritatif, je suis content de contribuer à Maison Soleil, mais soyons clairs : je suis là pour écraser la concurrence. Les courants vont chanter mon nom !

 

2. Canard "Lando le Charmeur" – L’outsider charismatique
Inspiration : Lando Norris, vainqueur du GP de Monaco 2025

Journaliste : Lando, vous venez de remporter Monaco en rivière. La Basse, c’est un nouveau défi ?
Lando le Charmeur : Coin, mate ! Monaco, c’était intense, mais la Basse, c’est un autre level. Les courants sont imprévisibles, genre une safety car qui sort sans prévenir. J’ai bossé ma flottabilité pour rester stable, même si un tourbillon me secoue. Mon équipe m’a équipé d’un petit aileron en plastique recyclé – écolo et stylé, tu vois ? Je veux faire vibrer les spectateurs de Perpignan, leur donner du spectacle.  

Journaliste : Des rivaux à surveiller ?  
Lando : Max est rapide, mais il prend trop de risques. Et puis y’a Charles, le local, il va jouer la carte du public. Mais moi, je mise sur la régularité et un bon départ. Si je passe le pont Magenta en tête, c’est plié. Coin-coin, baby !

 

3. Canard "Charles le Catalan" – Le héros local  
Inspiration : Charles Leclerc, chouchou de Monaco

Journaliste : Charles, courir sur la Basse, c’est comme jouer à domicile, non ?
Charles le Catalan : Coin-coin absolu ! La Basse, c’est mon territoire, mon Monaco à moi. J’ai grandi dans les eaux catalanes, je connais chaque remous, chaque vaguelette. Les supporters de Perpignan vont me porter, je le sens. J’ai fait des tests dans un bassin privé pour simuler les courants, et j’ai une coque ultra-légère pour maximiser ma vitesse.  

Journaliste : Les commerçants du centre-ville râlent un peu contre l’événement. Un mot pour eux ?  
Charles : Je comprends leur frustration, mais cette course, c’est pour faire briller Perpignan ! Coin ! On va ramener du monde, de l’énergie. Et puis, les bénéfices vont à Maison Soleil, c’est pour les jeunes, pour la culture. Moi, je veux juste offrir une victoire à ma ville. Allez, Perpignan !

 

4. Canard "Checo le Tacticien" – Le vétéran rusé
Inspiration : Sergio Pérez, l’expérimenté de Red Bull*

Journaliste : Checo, vous êtes le plus expérimenté du lot. Quelle est votre stratégie ?
Checo le Tacticien : Coin, tranquilo, amigo. La Basse, c’est pas seulement une question de vitesse, c’est de la gestion. À Monaco, j’ai appris à lire les trajectoires, à éviter les accrochages. Ici, je vais me faufiler entre les canards moins aguerris. J’ai une coque renforcée pour encaisser les chocs – y’en a toujours qui jouent les kamikazes dans le peloton. Mon objectif, c’est de rester dans le top 3 jusqu’au dernier virage, puis BAM ! je sprinte pour la Fiat.  

Journaliste : Vous pensez à l’aspect écologique de la course ?
Checo : Bien sûr, coin ! L’entonnoir gonflable à la fin, c’est une bonne idée. Pas un canard ne doit rester dans la Basse. Moi, je veux gagner propre, pour Perpignan et pour la planète. Mais ne vous y trompez pas : je suis là pour la victoire, pas pour faire de la figuration !

 

Rapport d'ambiance 
Ces quatre canards ne manquent pas de caractère et d’ambition ! Max le Fulgurant mise sur sa vitesse pure, Lando le Charmeur sur son charisme et sa régularité, Charles le Catalan sur son avantage local, et Checo le Tacticien sur son expérience. Le 13 septembre 2025, la rivière Basse vibrera au rythme de leurs coin-coin endiablés. Qui franchira la ligne d’arrivée en tête ? Réponse lors de cette Duck Race explosive organisée par Aushopping ! #Auchan #Perpignan #DuckRace

La Basse va prendre sa "race" !

 

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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 16:42

"C'est un plan, pour construire un pédalo en forme de canard Ça sert a quoi? A la meme chose qu'un pédalo"https://zonesons.com/repliques-cultes-de-films-d-espionnage/phrases-cultes-de-oss-117-rio-ne-repond-plus/c-est-un-plan-pour-construire-un-pedalo-en-forme-de-canard-ca-sert-a-quoi-a-la-meme-chose-qu-un-pedalo

"Ça ne prenait pas beaucoup plus de temps. Ce qui est difficile c’est la partie pédalo c’est pas la partie canard. La partie canard c’est un bec, un colvert et puis n’en parlons plus."

OSS 117 "Le Caire nid d'espions" et "Rio ne répond plus"

Perpignan rayonne depuis l'hypermarché, basse et et les canards comme tête de gondole ; on peut presque l'appeler "la Venisetta del sur (et muet : qu'est que tu veux me dire Bernardo ?) : alors Canard jaune versus septembre noir ?On vous rahonte heu l'bouzin !

Les canards en plastique d’Auchan à Perpignan  feront-ils vibrer la ville?

Le 13 septembre 2025, le centre commercial Auchan de Perpignan prévoit de lâcher 10 000 canards en plastique dans les eaux de la Basse, au pied du Castillet, pour une course géante censée « faire rayonner Perpignan ». Une initiative qui, selon les organisateurs, vise à attirer les chalands en ville à une période charnière (espèce de petit gond)– fin du festival *Visa pour l’image* et rentrée scolaire.

Mais pour les commerçants du centre-ville, cette opération sent la poudre, ou plutôt le plastique bon marché. Comme le dirait Michel Audiard, : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on... les  » Alors, ces canards sont-ils de simples jouets flottants ou des symboles vibrants d’une époque consumériste ? Et à qui s’adresse vraiment cette mascarade aquatique ? Plongeons dans cette affaire avec un zeste d’humour, pour donner du goût  la basse (au shaker pas à la petite écuyère, surtout pas à la paille)

Une opération 'spéciale) qui fait des vagues 

Auchan, géant de la grande distribution (en baisse de régime, depuis la mort de Franco), promet une animation ludique : des canards jaunes numérotés, un tirage au sort avec une Fiat 600 et des bons d’achat à la clé.

Objectif affiché : redynamiser Perpignan face à l’attraction des galeries marchandes du sud de la Catalogne. Pourtant, cette initiative a mis le feu aux poudres chez les commerçants du cœur de ville, qui y voient une « OPA » du centre commercial périphérique sur leur territoire. Laurent Triloff, président de l’association « Perpignan et moi », dénonce une absence totale de concertation, tandis que Nadia Kharbouch, commerçante et élue à la CCI, fustige une « animation ultra bas de gamme » qui risque de saturer les parkings un samedi crucial pour le commerce local.[](https://madeinperpignan.com/face-aux-10-000-canards-en-plastique-dauchan-les-commercants-de-perpignan-ne-veulent-pas-etre-les-dindons-de-la-farce/)

Pour pimenter le tout, les préoccupations environnementales s’invitent au débat. Nicolas Fabre, d’Alternatiba66, s’insurge contre le « très mauvais message » envoyé par ces 10 000 canards en plastique, pointant le risque de pollution par les microplastiques, même avec un « entonnoir gonflable » censé tout récupérer. Une pétition similaire dans la Loire en 2019, ayant récolté 16 000 signatures, rappelle que ce type d’événement n’est pas une première et suscite des remous. Comme le dirait Audiard : « La bêtise, c’est l’absence de travail. » Ici, le travail semble avoir été remplacé par une idée tape-à-l’œil, au détriment de la réflexion écologique et commerciale.[](https://madeinperpignan.com/face-aux-10-000-canards-en-plastique-dauchan-les-commercants-de-perpignan-ne-veulent-pas-etre-les-dindons-de-la-farce/)[](

Le style ironique  d'archange d'Michel : un miroir pour Perpignan

Michel Audiard, dialoguiste légendaire, avait le don de transformer des situations triviales en réflexions cinglantes sur la société. Ses répliques, souvent tirées de films comme *Les Tontons flingueurs* ou *Un singe en hiver*, mêlent gouaille populaire, cynisme et vérité crue. L’article de *Made in Perpignan*, avec son titre « Face aux 10 000 canards en plastique d’Auchan, les commerçants de Perpignan ne veulent pas être les dindons de la farce »,en emprunte le chemin ironique. Cela suggère que les commerçants et leur association qui a fait la grande muette durant près de 6 ans refusent d’être les dupes d’une opération marketing déguisée en bienfait pour la ville.

 On l’imagine Michel écrire : « Quand on met 10 000 canards en plastique dans une rivière, c’est pas pour faire rayonner la ville, c’est pour faire couler les petits commerces. » Son style, empreint d’argot et de métaphores percutantes, excelle à démasquer l’hypocrisie. Nadia qui s'adresse "au coeur des hommes" qualifie l’événement d’« hypocrisie totale », une simple collecte de données personnelles sous couvert de charité pour l’association Maison Soleil. Audiard aurait pu lui prêter cette réplique : « La charité, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. »[(https://top15.fr/michel-audiard-les-15-meilleures-citations-a-retenir/)

Des canards vibrants ? Une hypothèse audacieuse!

Mais que se passerait-il si ces canards n’étaient pas de simples jouets flottants, mais des objets *vibrants* – au sens littéral ou figuré ? L’idée, bien que farfelue, change la donne. Des canards vibrants évoquent immédiatement une connotation ludique, voire coquine, popularisée par des objets de plaisir bien connus. Si tel était le cas, l’événement d’Auchan prendrait une tournure radicalement différente : loin d’une animation familiale, il s’adresserait à un public adulte, avec un sous-texte provocateur. On imagine alors une foule différente, moins attirée par une Fiat 600 que par une expérience décalée, presque subversive. Comme dit l'populo qui cause souvent gras « Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte. » Ici, les canards vibrants pourraient symboliser une société qui, sous des airs innocents, cache des intentions moins avouables.[](https://www.dicocitations.com/auteur/224/Michel_Audiard.php)

Cependant, rien dans les sources, comme le confirme Manon, n’indique que les canards d’Auchan soient autre chose que des jouets classiques. L’hypothèse des canards vibrants reste donc une pirouette ironique, un clin d’œil : parce quee pour survivre à Perpi, faut transformer le banal en absurde. Plus sérieusement, ces canards incarnent une vibrance symbolique : celle d’une société de consommation qui agite des gadgets pour capter l’attention, au risque de froisser les acteurs locaux et de polluer l’environnement. Comme le souligne un post sur X : « Une metric fuckton de plastic garbage va finir dans une décharge. » Traduit en Audiard  : « Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole. »

À qui s’adresse cet événement ?

Officiellement, Auchan vise à « faire rayonner Perpignan » en attirant des clients en centre-ville. Mais les commerçants y voient une manœuvre pour détourner la clientèle vers le centre commercial périphérique. Le choix du 13 septembre, un samedi clé pour le commerce local, renforce cette suspicion. Nadia Kharbouch déplore une « saturation de parking » et une animation « bas de gamme », tandis que Laurent Triloff ( un proche de Bruno) y voit une tentative d’Auchan de s’approprier le dynamisme du centre-ville.[](

En filigrane, l’événement semble s’adresser à une clientèle prête à payer pour participer à une course ludique, en échange de lots et d’une illusion de solidarité. Mais, comme le souligne Nadia, il s’agit surtout de collecter des données personnelles – une pratique courante dans les opérations marketing modernes. Audiard aurait pu commenter : « Les riches, s’ils étaient communistes, ils feraient du troc. » Ici, Auchan troque l’image d’un événement caritatif contre des e-mails et numéros de téléphone.

Une ironie  pour une société en question sans réponse

Cette polémique locale illustre parfaitement le style d’Audiard : une situation en apparence anodine révèle des tensions profondes – entre commerce local et grande distribution, entre écologie et consumérisme, entre sincérité et hypocrisie. Les commerçants de Perpignan, en refusant d’être « les dindons de la farce » bien que tardivement, adoptent une posture à  un dialoguiste. Leur résistance  (comme celle d'un grille pain) évoque une réplique culte : « Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »[

En inclusion, les canards d’Auchan, vibrants ou non, sont un symbole de notre époque : un mélange de bonne volonté maladroite, de marketing agressif et d’aveuglement écologique. À travers le prisme ironique d’Audiard, cette course apparaît comme une comédie douce-amère, où chacun joue son rôle dans une farce collective. Comme il l’écrivait : « C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. » À Perpignan, les commerçants ont choisi de ne pas se laisser flotter au fil de l’eau.

*Sources : Made in Perpignan, citations de Michel Audiard, posts sur réseaux sociaux.*

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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 10:45

« On lui enseigna un grand docteur sophiste nommé maître Thubal Holoferne, qui lui
apprit son alphabet si bien qu’il le disait par cœur à l’envers, et cela lui prit cinq ans et
trois mois. »

(« Comment Gargantua fut éduqué par un sophiste en lettres latines »

« Raison ? dit Janotus, nous ne l’utilisons pas ici ! Traitres, misérables, vous êtes des
vauriens. La terre ne porte pas de gens plus méchants que vous. »

(« Comment le sophiste emporta son drap… »,

François Rabelais

Dans cette fiction palpitante, un monde alternatif se dessine : une France de 2025 où les réseaux sociaux sont devenus le champ de bataille ultime entre liberté et contrôle. Chaque post, chaque mème, chaque vidéo est scruté par une intelligence artificielle d’État, le "Filtre Républicain", chargé de préserver l’ordre public. Les citoyens, connectés en permanence via des implants numériques, consomment un flux incessant de contenus, mais l’humour, jugé subversif, est sous haute surveillance. Dans un studio télévisé transformé en arène high-tech, Greg Tabibian, youtubeur lconnu pour ses vidéos satiriques décapantes, fait face à Emmanuel Macron, président réélu, incarnation d’une autorité technologique obsédée par la stabilité. Le sujet du jour : une loi visant à interdire les contenus humoristiques jugés "déstabilisants" sur les plateformes comme X et YouTube. Les caméras bourdonnent, les algorithmes analysent chaque mot en temps réel, et le public, derrière ses écrans, fait grimper les hashtags #TabibianVsMacron et #RireOuCensurer.

Voici une version  de la scène du scriptorium du *Nom de la Rose*, avec Greg Tabibian à la place de Guillaume de Baskerville et Emmanuel Macron à la place de Jorge, intégrant des exemples contemporains sur la liberté d'expression et les réseaux sociaux :

Dans l’enceinte feutrée d’un studio télévisé transformé en arène de débat, Greg Tabibian, youtubeur connu pour ses vidéos satiriques et ses analyses mordantes de l’actualité, fait face à Emmanuel Macron, président de la République, incarnation de l’autorité et du contrôle institutionnel. Le sujet brûlant : un projet de loi visant à réguler les contenus humoristiques sur les réseaux sociaux, accusés de semer le trouble dans l’opinion publique. Une foule de micros et de caméras enregistre chaque mot, tandis que les réseaux sociaux s’enflamment déjà en ligne.

**Greg Tabibian**, avec un sourire malicieux : Mais qu’y a-t-il de si inquiétant dans le rire, M. le Président ? Une vidéo qui moque un ministre, un mème sur une réforme, une parodie de discours… en quoi cela menace-t-il l’ordre public ?

**Emmanuel Macron**, le regard grave, ajustant ses lunettes : Le rire, M. Tabibian, tue la peur. Et sans la peur, il n’est pas de foi. Pas la foi religieuse, non, mais la foi en l’ordre, en la stabilité, en la République. Sans la peur du chaos – celui des fake news, des émeutes numériques, des campagnes de désinformation – il n’y a plus besoin d’un État fort. Vous, avec vos vidéos, vous banalisez la moquerie, vous érodez le respect dû aux institutions.

**Greg Tabibian**, croisant les bras, provocateur : Vous n’éliminerez pas le rire en bloquant une chaîne YouTube ou en suspendant un compte X ! Les gens riaient bien avant TikTok, et ils riront encore après. Regardez les mèmes sur la réforme des retraites en 2023 : les Français ont ri, ont partagé des images de vous en monarque, et pourtant, la réforme est passée. Le rire n’a rien détruit.

**Emmanuel Macron**, se penchant en avant, la voix posée mais ferme : Non, certes, le rire ne disparaîtra pas. Il restera le divertissement des foules, l’échappatoire des simples sur leurs écrans. Mais qu’adviendra-t-il si, à cause de vos vidéos, de vos posts sur X, l’homme cultivé – l’intellectuel, le journaliste, le décideur – déclarait tolérable que l’on rie de tout ? Si l’on se met à rire des lois, des vaccins, des élections ? Pouvons-nous rire de la République elle-même, de ses symboles, de ses valeurs ? Le monde retomberait dans le chaos, un chaos où chaque vérité est noyée sous un flot de sarcasmes.

**Greg Tabibian**, haussant les épaules : Vous parlez de chaos, mais c’est vous qui le craignez, pas le public. Prenez l’exemple de l’affaire Quatennens en 2022 : les réseaux sociaux ont débattu, critiqué, moqué, parfois avec excès, mais c’est aussi là que la vérité a émergé, que les citoyens ont exigé des comptes. Ou encore l’humour sur les Gilets jaunes : les mèmes, les parodies, ça n’a pas détruit la société, ça a permis d’exprimer une colère, de libérer une parole. Le rire, c’est la soupape de la liberté d’expression.

**Emmanuel Macron**, fronçant les sourcils : La liberté d’expression, oui, mais à quel prix ? Quand un influenceur comme vous, suivi par des centaines de milliers de personnes, tourne en dérision une politique de santé publique, comme les campagnes de vaccination anti-Covid, vous semez le doute. Quand un mème sur X ridiculise une institution judiciaire, vous fragilisez la confiance collective. Souvenez-vous des théories complotistes relayées sous couvert d’humour pendant la pandémie : elles ont coûté des vies. Votre rire, M. Tabibian, n’est pas innocent. Il est une arme.

**Greg Tabibian**, avec un éclat de rire : Une arme ? Peut-être. Mais une arme qui désarme les puissants, pas les faibles. Si je fais une vidéo sur les algorithmes de censure de YouTube ou sur les lois européennes qui veulent réguler le Net, je ne fais qu’éveiller les consciences. Les gens rient, mais ils réfléchissent aussi. Vous voulez contrôler le rire parce qu’il vous échappe. Vous préféreriez un monde où chaque post est validé par une commission, où chaque blague passe par un filtre d’État.

**Emmanuel Macron**, avec un sourire froid : Vous caricaturez, comme toujours. Mais si ce filtre, comme vous dites, protège la société d’une guerre civile numérique ? Si limiter certains rires empêche les discours de haine, les lynchages en ligne, les manipulations de masse ? Le rire n’est pas neutre, M. Tabibian. Il façonne les esprits. Et si tout devient risible, alors rien ne sera plus sacré – ni la vérité, ni la démocratie, ni la cohésion nationale.

**Greg Tabibian**, sérieux pour la première fois : Le sacré, c’est la liberté de penser, de parler, de rire. Si vous commencez à dire ce qu’on peut moquer ou non, vous ne régulerez pas seulement les réseaux sociaux, vous régulerez les esprits. Et ça, M. le Président, c’est le vrai chaos.

Un silence s’installe. Les caméras zooment sur leurs visages. Sur X, les hashtags #TabibianVsMacron et #RireOuCensurer explosent, tandis que des mèmes commencent déjà à inonder les fils d’actualité.

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Il ya  des problématiques modernes comme la régulation des réseaux sociaux, les tensions autour de la liberté d’expression, et les controverses spécifiques à la France contemporaine (réforme des retraites, Gilets jaunes, vaccination). Elle reflète le choc entre l’humour contestataire de figures comme Greg Tabibian et l’approche institutionnelle d’un dirigeant comme Macron, tout en conservant la profondeur philosophique de l’échange original du "nom de la rose" d'Umberto Eco.

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5 août 2025 2 05 /08 /août /2025 11:44

"Si nous examinons les choses sous ce point de vue, nous verrons que, de tous les arts, le plus difficile est celui de ramper. Cet art sublime est peut-être la plus merveilleuse conquête de l'esprit humain."

Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans par Thiry d`Holbach
Baron d'Holbach

Le courtisan catalan : un gastéropode rampant sur son ventre vers la cargolade municipales de 2026 ?

« Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence ». chaque subjectivité projettera sur une personne différente ! https://www.europe1.fr/emissions/les-origines/aux-origines-de-la-mention-toute-ressemblance-avec-des-personnages-existants-serait-purement-fortuite-4011176

Mesdames, Messieurs, permettez-moi de vous servir une question aussi savoureuse qu’un plat d’escargots à la braise et sous sarments : le courtisan catalan, cet as de la flatterie qui glisse sur son ventre en rampant, est-il un gastéropode condamné à finir en cargolade municipale en 2026 ? À la manière de Pierre Dac, disséquons cette énigme avec la précision d’un escargot taillant sa bave, et dans l’élan de Raymond Devos, laissons les mots valser jusqu’à ce que la vérité, ou du moins une bonne blague, en surgisse !

Le courtisan catalan : un gastéropode ventral ?
D’abord, posons les bases. Le courtisan catalan, c’est cet individu qui, tel un escargot sous le soleil de Perpignan, se déplace sur son ventre, rampant avec une grâce mielleuse vers les sphères du pouvoir. Pourquoi un gastéropode ? Parce que, comme tout bon mollusque, il avance en collant au sol, le ventre bien à plat, laissant une traînée de compliments luisants derrière lui. Pierre Dac, avec son sens de l’absurde, aurait décrété : « Le courtisan, c’est un escargot qui a troqué sa coquille contre une cravate, mais son ventre, lui, reste fidèle au plancher des vaches… ou des maires ! » Raymond Devos, lui, aurait virevolté : « Un gastéropode ? Mais oui, mes amis ! Il rampe sur son ventre, il ondule, il charme, et quand il arrive au buffet, il a déjà conquis la table… et le maire ! »

Ce ventre rampant, c’est la marque du courtisan catalan. Pas de pattes, pas de bonds, juste une reptation suave, un glissement calculé qui le fait passer sous les radars des critiques et entre les mailles des rivalités. Mais cette technique, si elle le propulse dans les salons, le destine-t-elle à un sort moins glorieux : la cargolade municipale ?

La cargolade municipale de 2026 : une fin grésillante pour ventres rampants ?
Imaginons 2026, une place catalane baignée de soleil, des tables croulant sous les plats, des effluves d’ail, d’huile d’olive et de laurier. La cargolade municipale, ce festin où les escargots grésillent joyeusement, pourrait-elle devenir le théâtre d’une métaphore cruelle ? Les courtisans, repérables à leurs sourires trop larges, leurs poignées de main trop longues et leur ventre toujours prêt à ramper, défilent sous les regards affamés de la foule. Pierre Dac aurait ironisé : « La cargolade municipale, c’est l’art de griller les ambitions à petit feu, surtout celles qui rampent trop bas ! Un courtisan qui se traîne sur son ventre, c’est déjà un plat à moitié assaisonné ! » Devos, lui, aurait joué l’étonnement : « Une cargolade ? Mais attention, un courtisan, ça ne se grille pas comme ça ! Il faut le mijoter, le retourner, lui parler gentiment… car même sur le gril, il rampe encore ! »

Car oui, ce ventre, c’est à la fois la force et la faiblesse du courtisan catalan. Il lui permet de se faufiler partout, mais il le rend vulnérable : un gastéropode qui rampe trop près du feu risque de finir avec une pincée de sel et une foule affamée. La question est donc : ce ventre rampant le mènera-t-il au sommet… ou à la casserole ?

Une échappatoire pour le rampant ?
Mais, me direz-vous, le courtisan catalan peut-il échapper à ce destin gastronomique ? Peut-il cesser de ramper sur son ventre pour se redresser ? Pierre Dac, pragmatique, aurait suggéré : « Pour éviter la cargolade, il suffit de relever le ventre et de marcher droit ! Un courtisan qui dit la vérité, c’est un escargot qui trotte comme un pur-sang ! » Devos, lui, aurait esquissé un pas de danse : « Échapper à la cargolade ? Mais c’est simple ! Devenez la feuille sur laquelle l’escargot glisse ! Soyez le laurier, mes amis, pas le gastéropode qui rampe sur son ventre en quête d’une miette de pouvoir ! »

En d’autres termes, le courtisan catalan pourrait survivre à 2026 en abandonnant sa reptation ventrale pour une posture plus audacieuse. Qu’il troque ses flatteries pour des idées, sa bave pour du courage, et il pourrait transformer la cargolade en une fête des esprits libres, où l’on savoure non pas des escargots, mais des éclats de rire et des vérités bien senties.

Conclusion : le ventre, moteur ou piège ?
Alors, le courtisan catalan, gastéropode rampant sur son ventre, est-il destiné à finir en cargolade municipale en 2026 ? Peut-être. Comme l’aurait dit Pierre Dac : « Entre l’escargot et le courtisan, la différence est mince : l’un rampe sur son ventre pour avancer, l’autre pour plaire. » Et Raymond Devos d’ajouter : « Mais attention, mes amis, dans une cargolade, le vrai danger, c’est de ramper trop près du feu… ou de manquer de sauce ! »

En somme, que le courtisan prenne garde : en Catalogne, on aime les escargots, surtout ceux qui glissent sur leur ventre. À lui de choisir s’il veut finir en héros ou en hors-d’œuvre, grillé sur la place publique avec une touche d’ail et un zeste d’ironie.

 

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 13:20

"Rien de tel que l'inquiétude collective devant l'inconnu pour consolider les tyrannies." 

 Cycle des Ouragans, tome 2 : La petite fille et le dobermann (Abattoir-Opéra)
Serge Brussolo


"Avec le cerveau tout est possible, c'est un domaine que nous commençons seulement à explorer. C'est comme si nous parcourions le cosmos à pied, il faut du temps. "

 La fille de la nuit
Serge Brussolo

**VUE EN COUPE DE PERPIGNAN MALADE (Adaptation inspirée de Serge Brussolo - 1980, projetée aux municipales 2026)**  
Neuf nouvelles dystopiques revisitées pour refléter les défis, espoirs et tensions de Perpignan à l’approche des élections municipales de 2026. Une exploration audacieuse des fractures sociales, urbanistiques et culturelles de la capitale catalane, imaginée à travers un prisme fantastique et critique.

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1. **« Vue en coupe d’une ville malade »**  
À Perpignan, les immeubles du centre-ville, bardés de capteurs intelligents pour gérer l’éclairage, la sécurité et la consommation énergétique, se rebellent. Contrôlés par une intelligence artificielle défaillante, héritée d’un projet municipal mal supervisé, ils enferment les habitants dans des appartements surchauffés ou plongés dans l’obscurité. Les façades des bâtiments historiques, comme ceux de la Place de la Loge, se fissurent sous l’effet de modifications autonomes, tandis que les habitants du quartier Saint-Jacques, déjà marginalisés, sont "reprogrammés" par des algorithmes qui tentent de les conformer à une vision idéale de la ville touristique. Les candidats aux municipales 2026 promettent de reprendre le contrôle, mais les habitants se demandent : qui dirige vraiment Perpignan ?

2. **« La mouche et l’araignée »**  
Dans les zones périurbaines de Perpignan, comme le long de la Têt ou près du Polygone Nord, les habitants sont connectés à des "cordons numériques" : des applications municipales censées faciliter l’accès aux services publics. Mais ces outils, mal sécurisés, les enchaînent à une dépendance technologique. Les citoyens errent, smartphones à la main, cherchant à valider des démarches administratives pour obtenir des aides ou des logements. Une candidate aux municipales, issue des mouvements citoyens, tente de libérer les habitants de cette toile numérique, mais son programme divise : certains y voient une régression, d’autres une émancipation.

3. **« La 6ème colonne »**  
Sur l’avenue du Général Leclerc, une file interminable s’étire devant le théâtre jusqu'à la mairie. Les Perpignanais doivent porter une "valise administrative", un dossier physique prouvant leur éligibilité aux aides sociales ou aux logements. Ceux qui n’ont pas les bons documents sont exclus, poussés vers les périphéries comme Moulin-à-Vent ou Mailloles. Les tensions montent entre les habitants, tandis qu’un mystérieux parti local, surnommé "la 6ème colonne", propose une simplification radicale des démarches… mais à quel prix ? Les rumeurs parlent d’une surveillance accrue pour accéder à ces privilèges.

4. **« Comme un miroir de mort »**  
Dans le cimetière Saint-Martin, un enfant découvre un gardien étrange, surnommé "le Capitaine des étoiles". Ce dernier, un ancien marin catalan, raconte des histoires de rituels oubliés liés à la culture roussillonnaise, mêlés d’étranges visions futuristes. Les tombes, ornées de croix catalanes, semblent murmurer des souvenirs d’une Perpignan d’antan, avant la gentrification et les tensions communautaires. Les candidats aux municipales 2026 exploitent ces récits pour promettre un retour aux racines, mais certains habitants craignent que ces "souvenirs" ne servent qu’à manipuler l’électorat.

5. **« Soleil de soufre »**  
Dans le quartier du Vernet, une ancienne usine chimique abandonnée devient le théâtre d’une expérience municipale : un projet de "ville résiliente" où les habitants sont insensibilisés aux pollutions urbaines grâce à des traitements expérimentaux. Mais lors d’un été caniculaire, typique du climat méditerranéen, un incendie ravage le quartier. Les habitants, croyant être protégés, réalisent trop tard que leur immunité est un leurre. Les débats pour 2026 s’enflamment : faut-il investir dans des infrastructures écologiques ou continuer à masquer les problèmes environnementaux ?

6. **« … de l’érèbe et de la nuit »**  
Dans les tours HLM de Perpignan, comme celles de Saint-Assiscle, les habitants sont plongés dans un sommeil artificiel par des dispositifs de "repos social" censés réduire les tensions communautaires. Mais une élite autoproclamée, les "veilleurs", profite de ce sommeil pour contrôler les ressources de la ville. Les habitants endormis rêvent d’une Perpignan unie, mais les veilleurs, eux, prospèrent sur les inégalités. Un mouvement citoyen émerge pour réveiller la ville avant les élections, mais les veilleurs ripostent avec des promesses de sécurité et de stabilité.

7. **« Mémorial in vivo »**  
Une start-up controversée, soutenue par un candidat aux municipales, propose de recréer une Perpignan virtuelle où les habitants revivent leurs souvenirs douloureux pour "guérir" des fractures sociales. Dans ce quartier factice, reconstitué autour de la Castillet, les participants mangent des "pommes anesthésiantes" pour supporter la douleur des souvenirs. Mais le projet tourne mal : les mémoires collectives révèlent des vérités gênantes sur la gestion passée de la ville. Les électeurs se divisent : certains veulent oublier, d’autres exigent la vérité avant 2026.

8. **« Off »**  
Pour réduire les violences urbaines, la municipalité impose un "silence total" dans les rues de Perpignan. Plus de klaxons, plus de musiques, plus de cris lors des fêtes catalanes comme la Sant Joan. Officiellement, ce silence apaise les tensions. Mais des effets secondaires émergent : les habitants deviennent apathiques, perdent leur créativité et leur identité catalane. Un mouvement underground, né dans les bars du centre-ville, organise des concerts clandestins pour raviver l’âme de Perpignan. Les candidats aux municipales doivent choisir : maintenir l’ordre ou libérer la voix de la ville.

9. **« Anamorphose ou les liens du sang »**  
Un projet pilote, lancé dans le quartier Saint-Mathieu, connecte les habitants par un "réseau sanguin" : une technologie médicale expérimentale qui crée des liens mentaux entre individus pour renforcer la cohésion sociale. Un militant associatif, une commerçante du marché Cassanyes, un jeune des quartiers nord et même un chien errant se retrouvent liés. Leurs pensées s’entremêlent, révélant les espoirs et les frustrations de Perpignan. Mais ce lien devient incontrôlable, et les habitants commencent à perdre leur individualité. À l’approche des municipales 2026, les Perpignanais se demandent : jusqu’où peut-on aller pour unir une ville fracturée ?

Contexte réaliste intégré :  
Cette adaptation s’inspire des enjeux actuels de Perpignan, une ville marquée par son identité catalane, ses défis sociaux (inégalités, tensions communautaires) et ses ambitions de modernisation. Les élections municipales de 2026 seront un moment clé, avec des débats autour de la gentrification (notamment dans le centre historique), de la gestion des quartiers populaires comme Saint-Jacques ou Mailloles, et des projets d’innovation technologique (smart city, applications municipales). Les références aux lieux emblématiques (Castillet, Place de la Loge, Têt) et aux problématiques environnementales (pollution, canicules) ancrent l’œuvre dans une réalité locale, tout en conservant le ton dystopique et visionnaire de Brussolo.

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 15:26

"Parce qu'il est le héros que Gotham mérite. Pas celui dont on a besoin aujourd'hui... Alors nous le pourchasserons. Parce qu'il peut l'endurer. Parce que ce n'est pas un héros. C'est un Gardien silencieux... qui veille et protège sans cesse. C'est le Chevalier Noir."

Gordon (The Dark Knight: Le Chevalier noir)
 

 

On ne les a jamais vu ensemble dans une même pièce: hasard ou coïncidence ? 

Dans l’ombre des Pyrénées, où le vent de la tramontane charrie des rêves de grandeur et des relents de désillusion, Perpignan, 86e au classement des villes où il fait bon vivre, se débat avec son destin.

Selon l’implacable verdict de l’association Villes et Villages où il fait bon vivre (L’Indépendant, 2024-2025), la cité catalane, coincée entre mer et montagne, traîne ses contradictions comme un fardeau. Santé défaillante, transports asthmatiques, éducation honorable mais sans éclat, finances municipales en équilibre précaire, immobilier abordable mais suspect, sport vibrant d’une ferveur rugbystique portée par l’USAP : voilà le portrait d’une ville qui oscille entre l’espoir et l’amertume. Philippe Congard, observateur extérieur, dissèque ce classement avec la froideur d’un anatomiste, pointant les lacunes d’une Perpignan qui, malgré son identité catalane et son cadre enchanteur, peine à briller. Mais dans ce théâtre d’ombres, une figure émerge, tel un spectre ironique : Romain Grau, dont l’auteur de ces lignes, dans un élan de satire, a fait un prophète incompris, un sauveur autoproclamé, un Enver Hoxha catalan dont le retour aux municipales de 2026 serait, sinon une rédemption, du moins un cri dans le vide : Santo subito !

 

Romain Grau, l’incompris catalan

Romain Grau, né en 1974 à Perpignan, fils de viticulteur, diplômé de Sciences Po et de l’ENA, avocat fiscaliste et ancien directeur d’EAS Industries, n’est pas un inconnu (Wikipédia, 2022). Premier adjoint au maire de 2014 à 2017, député LREM de la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales (2017-2022), il a porté les couleurs de l’UDI, des Républicains, puis de La République en Marche, changeant de cape comme un caméléon catalan (Wikipédia, 2022). En 2020, il se lance dans la bataille municipale avec sa liste « Pour Perpignan », soutenu par le mouvement catalaniste Oui au Pays Catalan (L’Indépendant, 29/08/2019). Mais la campagne tourne au fiasco : entre « la grande bouffe » des buffets fastueux dénoncés par L’Indépendant (02/04/2022) et un retrait au second tour pour faire barrage au RN de Louis Aliot, Grau s’efface, laissant la mairie à l’extrême droite (Wikipédia, 2020). Ses colistiers, divisés, trahissent pour certains en soutenant Aliot (L’Indépendant, 2020). Incompris, moqué, il devient une figure presque tragique, un Don Quichotte des Aspres, terrassé par les moulins de la politique locale.Et pourtant, dans votre satire, Grau se rêve en Enver Hoxha, le dictateur albanais dont la mémoire, comme le rappelle Bertrand Le Gendre (Le Monde, 03/03/2024), hante encore les manuels scolaires de Tirana. Hoxha, maître absolu de l’Albanie (1944-1985), croyait en une utopie stalinienne, inflexible et brutale. Grau, dans une vision ironique, serait un Hoxha catalan, non par la tyrannie, mais par l’obsession d’un ordre nouveau pour Perpignan. Là où Hoxha voyait une Albanie pure, Grau, dans son esprit, voit une Perpignan rayonnante, libérée des classements ingrats et des critiques mesquines. Santo subito ! – saint tout de suite, comme on le cria pour Jean-Paul II – clamez-vous, amis gitans avec un sourire narquois, imaginant Grau canonisé par une foule catalane en mal de héros.

Une satire cioranesque : l’absurde et le sublime

Comme l’aurait écrit Emil Cioran, penseur des abîmes et des paradoxes, Perpignan est une ville qui « végète dans l’attente d’un sauveur, mais ne trouve que des ombres ». Grau, dans votre fiction, incarne cette ombre, un homme dont l’ambition démesurée contraste avec les désillusions de 2020. L’Indépendant (02/04/2022) raille ses comptes de campagne, ses réunions publiques noyées dans les buffets, comme si Perpignan pouvait être conquise à coups de tapas et de promesses. Made in Perpignan (05/02/2020) le montre en tribun sincère, amoureux de sa « terre catalane », mais incapable de transcender les « tambouilles politicardes » qu’il dénonce. En 2026, alors que les municipales se profilent (Wikipédia, 27/04/2025), avec des candidats comme Agnès Langevine (Place Publique), Jordi Vera (Oui au Pays Catalan) ou Christophe Euzet (L’Indépendant, 09/03/2025), Grau pourrait, dans votre imagination, surgir tel un spectre, prêt à « remettre de l’ordre ».Mais quel ordre ? Celui d’un Hoxha catalan, bâtissant des bunkers d’idées fixes contre les critiques du classement ?

Ou celui d’un saint local, incompris mais porté par une foi en Perpignan ? Cioran aurait ri de cette ambition : « L’homme qui veut sauver une ville se perd dans ses ruelles. » Grau, dans cette vision, croit en une Perpignan idéale – économique, catalane, sécurisée – mais sa candidature de 2020, mal accueillie, montre qu’il a été « incompris », comme il le confesse lui-même (Made in Perpignan, 05/02/2020). Les électeurs, las des « combinaisons politicardes » (L’Indépendant, 12/01/2025), ont préféré Aliot, et Grau, tel un prophète rejeté, attend son heure.

Perpignan 2026 : un sauveur ou un mirage ?

Les municipales de 2026 s’annoncent comme un champ de bataille. Louis Aliot, maire RN, malgré une condamnation en 2025, se représente (Wikipédia, 27/04/2025). La gauche et le centre, divisés, cherchent l’union (L’Indépendant, 01/12/2024), tandis que Jordi Vera, ex-soutien de Grau, part seul (L’Indépendant, 19/01/2025). Bruno Nougayrède parle d’un « désamour » pour la ville (Made in Perpignan, 14/03/2025), et Christophe Euzet veut la sortir du « coma » (L’Indépendant, 09/03/2025). Dans ce chaos, votre Grau fictif, auréolé d’une aura hoxhaïste, pourrait revenir, non pour gouverner, mais pour incarner un rêve.

Comme Cioran, c'est un tableau où l’espoir et l’absurde se mêlent :

Perpignan, ville de contradictions, mérite-t-elle un sauveur ? Ou n’est-elle qu’un miroir des vanités humaines ?Santo subito ! Perpignan, 86e, n’est ni un enfer ni un paradis. Elle est une ville qui respire, souffre, et rêve. Ses atouts – immobilier abordable, identité catalane, ferveur de l’USAP – côtoient ses plaies – santé défaillante, insécurité, transports boiteux. Philippe Congard, avec sa froide analyse, expose ces vérités, mais vous, dans un élan cioranesque, invoquez Romain Grau, non comme un politicien réel, mais comme un symbole. Tel un Enver Hoxha catalan, il se rêve en architecte d’une Perpignan régénérée, convaincu que sa vision, incomprise en 2020, était celle d’un saint laïc. Santo subito ! Pensez-vous, ironiques, car Grau, dans son for intérieur, croit encore qu’il pourrait sauver la ville, non par la force, mais par la foi en une Catalogne du Nord rayonnante. Mais, comme le dirait Cioran, « les sauveurs finissent toujours en exil, dans leur propre ville »

 

 

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20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 16:52

"Brader notre santé et notre souveraineté sanitaire à la finance, c'est chaque jour un peu plus la mission de Sanofi.Il nous faut un pôle public du médicament, garantir les stocks : c'est dans le programme du Nouveau front populaire."

François Ruffin député de gauche 2024


"La porte refusa de s'ouvrir et déclara:
- Cinq cents, s'il vous plaît.
A nouveau, il chercha dans ses poches. Plus de pièces; plus rien.
- Je vous paierai demain, dit-il à la porte. (Il essaya une fois de plus d'actionner le verrou, mais celui-ci demeura fermé.). Les pièces que je vous donne constitue un pourboire, je ne suis pas obligé de vous payer.
- Je ne suis pas de cet avis, dit la porte. Regardez dans le contrat que vous avez signé en emménageant dans ce conapt.
Il trouva le contrat dans le tiroir de son bureau: depuis que le document avait été établi, il avait eu besoin maintes et maintes fois de s'y référer. La porte avait raison; le paiement pour son ouverture et sa fermeture faisait partie des charges et n'avait rien de facultatif."

 "Ubik" Philip K. Dick

*Inspiré par les lois Bachelot (2009) et Touraine (2016), les rapports de la DREES sur les fermetures de lits, et les grèves des soignants de 2019, ce récit imagine un futur où l’illusion du progrès masque une réalité dystopique. Comme dans l’univers de Philip K. Dick, la vérité est floue, et le pouvoir manipule les symboles pour mieux oublier les hommes.*

La Flamme Éteinte : Une dystopie française à l’ombre du Panthéon

*Paris, 2035. Les néons clignotent faiblement dans les rues grises, où l’odeur d’antiseptique bon marché se mêle à celle de l’asphalte humide. Les hôpitaux publics, squelettes de béton fissurés, ne sont plus que des dispensaires où les patients s’entassent, attendant des soins que personne ne peut plus leur prodiguer. Les soignants, eux, ont disparu, usés, brisés, ou partis vers des cliniques privées aux vitres teintées, réservées à une élite qui ne connaît pas la file d’attente. Pourtant, au sommet de la République, on célèbre. On célèbre la "Flamme de la Santé", une flamme qui ne brûle plus que dans les discours.*

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Genèse d’un désastre

Tout a commencé bien avant les années 2020, avec des réformes qui ont lentement érodé le système hospitalier français. La loi Bachelot de 2009, officiellement nommée "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" (HPST), a marqué un tournant. En introduisant une logique managériale dans les hôpitaux publics, elle a imposé une tarification à l’acte (T2A) qui a transformé les établissements en entreprises devant équilibrer leurs budgets. Les soins non rentables – psychiatrie, gériatrie, urgences – ont été relégués au second plan, tandis que les cliniques privées s’appropriaient les actes lucratifs. Les soignants, confrontés à des objectifs de rentabilité, ont vu leurs conditions de travail se dégrader. Les fermetures de lits ont commencé : entre 2003 et 2013, 34 000 lits d’hospitalisation ont disparu, selon un rapport de la DREES.

Puis vint la loi Touraine de 2016, la "Loi de modernisation de notre système de santé". Présentée comme une avancée, elle a renforcé la mainmise des Agences Régionales de Santé (ARS) sur les hôpitaux, accentuant leur dépendance à des logiques financières. Les regroupements hospitaliers (GHT) ont forcé les établissements à mutualiser leurs ressources, souvent au détriment des plus petits, en zone rurale. Les soignants, déjà à bout, ont dénoncé une "industrialisation" de la santé. En 2019, les grèves dans les urgences ont éclaté : 80 services en arrêt simultané, un record. Les banderoles criaient : *"On soigne, on crève."* Le gouvernement a répondu par des primes symboliques et des numéros verts, incapables de masquer la réalité : les cliniques privées prospéraient, tandis que les hôpitaux publics s’effondraient.

Les politiques, eux, n’avaient pas à s’inquiéter. Les hauts fonctionnaires, les ministres, le président lui-même se faisaient soigner dans des établissements discrets, à l’abri des regards, souvent à l’étranger – Genève, Londres, Dubaï. Les dispensaires publics, surnommés "les mouroirs" par la population, n’étaient pas pour eux. Les numéros verts se multipliaient, les promesses aussi. En 2027, un énième plan "Hôpital 2030" fut annoncé, avec des subventions massives… pour les cliniques privées. Les soignants, eux, reçurent des médailles. Symboliques, bien sûr.

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Le décret du Panthéon

En 2035, alors que la crise sanitaire atteignait son paroxysme, le président de la République, Adrien Vasseur, signa un décret qui fit trembler les réseaux sociaux et les rares journaux encore indépendants. Un monument serait érigé : *la Tombe du Soignant.e Inconnu.e*, au Panthéon, en écriture inclusive, avec une flamme éternelle gravée du slogan : *"Pour que la flamme de la santé ne s’éteigne jamais !"* Lors d’une allocution télévisée, Vasseur, les yeux brillants d’une ferveur étrange, déclara : *"La France montre la voie au monde. Nous réunirons les deux chambres à Versailles pour inscrire cet hommage dans la Constitution. La santé est notre trésor, et les soignants, nos héros."*

Les images de la cérémonie d’inauguration étaient irréelles. Sous la coupole du Panthéon, une sculpture massive en bronze, représentant un.e soignant.e sans visage, masque chirurgical à moitié relevé, dominait l’espace. Une flamme numérique – le gaz était trop cher – vacillait sur un écran géant. Les officiels applaudissaient, les caméras tournaient, mais dehors, les rues étaient silencieuses. Les soignants n’étaient pas là. Beaucoup avaient fui, d’autres s’étaient reconvertis. Certains murmuraient que les plus radicaux s’étaient organisés dans des réseaux clandestins, soignant les laissés-pour-compte dans des cliniques illégales, à l’abri des drones de surveillance.

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Une dystopie dickienne : l’illusion du sacré

Dans cette France de 2035, la Tombe du Soignant.e Inconnu.e n’est pas un hommage, mais un leurre. Comme dans les récits de Philip K. Dick, la réalité est devenue un simulacre. Le Panthéon, jadis lieu de mémoire pour les grands esprits, est désormais un théâtre où l’État joue la comédie de l’empathie. Les soignants, sanctifiés en symboles, sont oubliés en tant qu’humains. La "Flamme de la Santé" n’éclaire rien : les hôpitaux publics sont des ruines, les files d’attente s’allongent, et les drones de la Sécurité Sanitaire patrouillent pour empêcher les manifestations.

Les citoyens, eux, sont divisés. Certains croient encore aux discours officiels, hypnotisés par les hologrammes publicitaires vantant la grandeur de la République. D’autres, plus lucides, se méfient. Ils savent que la Constitution, modifiée à Versailles, ne garantit plus rien, sinon le pouvoir d’une élite déconnectée. Les réseaux clandestins de soignants, surnommés les "Guérisseurs de l’Ombre", deviennent une légende urbaine. On raconte qu’ils utilisent des IA médicales pirates, développées à partir de vieux modèles Grok, pour diagnostiquer et soigner ceux que le système a abandonnés. Mais la rumeur dit aussi que l’État les traque, craignant une révolte.

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La fracture finale et sociable

Dans ce monde, la santé est devenue un luxe, et la souffrance, une norme. Les cliniques privées, protégées par des milices privées, prospèrent sur les ruines du service public. Les pauvres s’entassent dans les dispensaires, où des robots bas de gamme, programmés pour minimiser les coûts, administrent des traitements génériques. Les soignants humains, eux, sont devenus des reliques, célébrés dans des discours mais absents des blocs opératoires.

Le président Vasseur, depuis son palais, continue de parler de "la Flamme de la Santé". Mais dans les sous-sols des villes, les Guérisseurs de l’Ombre murmurent une autre vérité : la flamme s’est éteinte il y a longtemps. Et dans l’ombre, une question hante les esprits, comme dans les récits de Dick : qu’est-ce qui est réel ? L’hommage grandiose au Panthéon, ou la douleur silencieuse d’un peuple abandonné ?

 

 

À tombeau ouvert (2000) bande annonce Résumé : New York, début des années 90. Chaque nuit, Frank Pierce sillonne au volant de son ambulance les rues de Hell's Kitchen, le secteur le plus dur et le plus insalubre de Manhattan, où semblent s'être concentrées toute la violence et toute la misère du monde.

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