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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:50

Pré-campagne présidentielle : début 2012, la gauche face à ses fragilités ; la droite dans l’incertitude

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La pré-campagne a vraiment commencé ; si les candidats se sont pas encore officiellement en lice, le recueil des 500 signatures n’étant pas achevé, ils multiplient les « coups » de communication leur permettant de tester leurs « présidentialités » respectives. Comme lors de chaque échéance, le tri des « officiels du spectacle » est donc en train de se faire… L’occasion est donnée en ce début d’année, de dresser un état des lieux des stratégies de campagne.

 

Après leurs désignations par des primaires séparées, la candidate EEVL E. Joly, puis le candidat socialiste F. Hollande, n’ont pas bénéficié d’un effet d’entraînement déterminant. La première est handicapée par la configuration de son parti, dont la culture n’intègre pas les exigences d’une présidentielle. C. Duflot se prépare déjà pour 2017 et soutient avec ambiguïté la candidate désignée... Le regard se porte alors logiquement sur le PS : lui aussi développe à priori une culture politique axée sur le débat et la délibération permanents ; mais avec F. Mitterrand après 1971, le PS s’est adapté au système présidentiel. Les années 90 ont néanmoins eu un effet délétère sur l’Unité1. En fait, parfois sclérosé par son localisme, d’autres fois éloigné des préoccupations du fait de son appareil élitaire perçu comme trop élitiste, le PS vit difficilement l’exigence de présidentialisation.

 

Limite des primaires

aubry-hollande-duel-parti-socialiste 2012

L’effet de la primaire reste à cet égard assez limité : devant à la fois susciter la mobilisation et unifier le parti en vue de l’échéance de 2012, le dispositif a réussi le premier pari ; mais pour l’instant, il semble buter sur le second. Deux mois après sa survenance, la primaire n’a pas permis de renforcer l’autorité du présidentiable. Le choix des investitures pour les législatives et les négociations avec les Verts, indiquent qu’un certain flottement perdure. F. Hollande a tenu à faire savoir qu’il se délestait de ces questions d’appareils.

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Prenant de la hauteur au nom de la fonction à laquelle il prétend ; il n’a, revers de la médaille, pas pu démontrer son autorité et sa fermeté de caractère. Il n’a donc pas rassuré l’opinion sur une question qu’elle se pose consciemment ou pas : la gauche a-t-elle profité des dix dernières années pour consolider sa cohérence afin de gouverner durablement, sans être minée par ses divisions ? L’urgence et la gravité de la crise renforcent l’exigence de solidité – ne parle-t-on pas à nouveau de Gouvernement d’union nationale ? -, alors que dans les mentalités, le Président reste un chef (de l’État) : il doit savoir imposer ses orientations.

 

Rééquilibrages

sarkozy alduy perpinya 2005 la clau

Sur ce plan, N. Sarkozy - privé de popularité -, développe plus qu’une aptitude : une inclination… jusqu’à l’excès. Il semble que l’Élysée se donne les moyens de barrer l’accès de certaines pré-candidatures à la présidentielle : Ch. Boutin qui s’en plaint ouvertement ; D. de Villepin et d’autres encore, en feront-ils les frais, après que J.-L. Borloo ait renoncé ?

 

La politique étrangère et la crise financière donnent également au chef de l’État l’occasion de valoriser sa compétence décisionnelle : donner un cap en temps de tempête, voici qui constitue le charisme de fonction. La communication politique a permis ainsi de consolider la stature de N. Sarkozy lors des différents conseils européens et lors de l’intervention en Lybie. Entamée il y a plus d’un semestre, cette évolution symbolique semble efficace : en intentions de votes, N. Sarkozy rattrape un peu de son retard, même s’il semble stagner à nouveau - mi-décembre - ; en image quant à la stature, il dépasse désormais le présidentiable socialiste – qui baisse continument en intentions de vote même s’il reste leader -…

 

Des satellites encombrants ?

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M. Le Pen en reste pour l’instant à sa base, élevée, de 19% environ au premier tour. Quelques mois après son investiture, elle est donc ancrée dans le paysage ; elle a réussi la transition de leadership au FN, conservant un profil tribunitien – parler « populaire » en contestant le système - tout en normalisant un peu l’apparence du parti – l’effet de style fonctionne pour le moment, mais peu de choses changent sur le fond -.

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Ces intentions de vote ajoutées à celles des autres pré-candidats « satellites », renforcent l’incertitude marquant ce début de campagne. Ainsi, la percée tribunitienne de F. Bayrou est-elle durable ? 10 % en quinze jours après déclaration : l’effet d’un regain de visibilité est immédiat. Est-il solide, dans la mesure où les alliés manquent ? Par ailleurs, portée par les médias, à qui profitera cette présence au premier tour ? J. L. Mélenchon creuse lui aussi son sillon, mais ne décolle pas : donné à 6-7% des intentions, il joue cependant son rôle, ayant installé son style. Il doit d’ailleurs veiller à limiter les effets de l’annonce de candidature de J. P. Chevènement. Ce dernier retrouve des couleurs patriotiques, alors que l’incurie européenne lui offre une fenêtre de tir inespérée. Il est donc à nouveau visible, comme D. de Villepin : leurs démarches aboutiront-elles ?...

 

Ainsi, la fin de l’automne a permis un retour à la réalité politique : suscitant toujours un rejet fort dans l’opinion publique, le Président apparait comme un candidat crédible – jusqu’à 25% au premier tour, contre 20% il y a six mois -. F. Hollande est revenu à des estimations plus raisonnables, une fois passée l’euphorie « sondagière » liée aux primaires ; la bataille sera rude pour le présidentiable le mieux placé des gauches, du fait de leur émiettement. Il doit aussi consolider son incarnation du pouvoir d’État. Afin de retrouver une dynamique ascendante, le début d’année sera pour lui stratégique. Enfin, les pré-candidatures tribunitiennes nombreuses et créditées d’intentions de vote très fluides, indiquent que la « présidentialité » des profils de Gouvernement ne suffit pas : le contexte et le climat sont ceux d’une crise politique, économique et sociale. Ainsi, à cinq mois du scrutin, alors que les signatures ne sont pas obtenues et que le Président sortant n’est pas déclaré, le déroulement de la campagne demeure imprévisible.

 

Olivier Rouquan – politologue, enseigne le droit constitutionnel et la vie politique à ISMaPP 

Débat avec Olivier Rouquan, Henri Sicre et François Calvet

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-debat-sur-la-reforme-des-collectivites-territoriales-quel-avenir-avec-olivier-rouquan-henri-sicre-92046781.html


- "Les stratégies présidentielles en France : constantes et variables au vu de la crise de la représentation", Revue Politique et Parlementaire, n°1060, dec. 2011. 

 

DERNIERS MEDIAS

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 23:50

fraude

Après la décision de justice suite au procés au Pénal de la "fraude à la chaussette" link , les deux principaux protagonistes Jean-Paul Alduy et Jacqueline Amiel Donat s'affrontent dans un duel de communiqués. Et donnent leur moral de cette histoire quant aux conclusions provisoiresde cette affaire: en attendant un appel de la part de Jacqueline Amiel-Donat link. Réécoutons aussi l'interview de Dominique Sistach, au sortir de la dite affaire et de la réélection et démission du maire Jean-Paul Alduy....

http://www.wat.tv/video/interview-dominique-sistach-1v0zw_2ffsx_.html

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE :

La justice est passée ; elle a pris son temps et après plusieurs années d’investigations et d’auditions elle a jugé M. Georges GARCIA et innocenté Mme TJOYAS ; personne ne pourra dire que l’enquête n’a pas été menée avec le plus grand sérieux.

La justice a jugé et nous pouvons tous aujourd’hui prendre la mesure de l’insupportable manipulation où j’étais la cible et Perpignan la victime.

 En cet instant, je revois les mois douloureux de 2008 : le lynchage médiatique, les visages de haine de manifestants excités par des femmes et des hommes politiques irresponsables ; ils avaient les mots de la vertu pour faire un procès à charge définitif ; ils avaient en fait les mots de la vertu pour masquer leur appétit de pouvoir. Ils n’ont pas hésité à salir l’image de notre Cité ; ils ont pris le risque de provoquer des affrontements incontrôlables comme ceux déjà connus en 2005.

 J’ai souffert, ma famille, mon équipe, mes amis mais aussi l’administration municipale, ont souffert et les blessures jamais ne s’effaceront. Aujourd’hui je veux dire à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette manipulation médiatique, et fabriqué sans preuves « l’affaires des  chaussettes », je veux leur dire : quel gâchis ! La République humaniste, celle des droits de l’homme, celle du respect de chacun et chacune dans sa diversité, celle de la présomption d’innocence est notre héritage précieux ; à nous hommes et femmes politiques, mais aussi journalistes ou simples citoyens d’apprendre à ne jamais juger sans preuves et laisser la justice produire son verdict. C’est ainsi et seulement ainsi qu’une démocratie sereine et fraternelle peut se construire 

                                                                         Jean-Paul ALDUY

 

 

COMMUNIQUÉ

"Le communiqué de trop !"

 

 

Jean-Paul ALDUY n'a pas résisté au fait, encore une fois, de tromper son monde et de faire du triomphalisme.

Son communiqué à la suite de la décision du Tribunal Correctionnel dans ce qui reste "l'affaire de la chaussette", est à son image : donneur de leçons après avoir pris le soin de tout enfouir sous le tapis (...)

 

Oser comparer les manifestations à la chaussette aux émeutes de 2005 !!! Alors qu'aucun incident, aucun affrontement (qu'il avait recherchés) n'ont eu lieu et que c'est au nom de la démocratie bafouée que les perpignanais se sont spontanément réunis dans le calme pour réclamer une démission qu'il a finalement donnée un an et demi après...

 

Oser se prétendre victime, alors que son propre avocat a plaidé la relaxe des inculpés : drôle de victime qui assure la défense de ceux dont il se prétend victime et auxquels il demande réparation ?

 

Oser prétendre aujourd'hui qu'il n'y a pas eu fraude, alors que le seul Juge compétent en matière électorale, le Conseil d'Etat, a conclu à une "fraude massive".

Alors voilà., selon le Tribunal de Perpignan, cette fraude massive ne serait pas imputable à Georges Garcia ni à Marie Madeleine TJOYAS – c'est ce qu'il faut tirer comme conséquence de ce jugement. Mais pour autant cette fraude massive a bien eu lieu et elle ne s'évanouit pas d'un coup de baguette magique, pas plus que les fausses signatures des électeurs absents et n'ayant pas donné de procuration mais pour lesquels "on" a voté ...

 

Alors un conseil à Jean-Paul ALDUY: qu'à l'instar de ses colistiers et colleurs d'affiches, il se taise. Qu'il se taise sur cette triste affaire, en continuant comme à son habitude et avec l'assentiment du Procureur et du Président du Tribunal de Perpignan, de faire ses petites affaires politiciennes en catimini.

 

 

 

Jacqueline AMIEL-DONAT

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 09:57

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Au moment où, comme des andouilles, nous allons perdre notre triple A ; poussant le pays vers plus de misère, parce que d'après les membres du gouvernement "les français vivent au-dessus de leur moyens" link, (mais ne serait-ce pas nos dirigeants qui vivraient au-dessus de nos moyens, comme ne serait-ce pas l'ouvrier qui coûte cher, mais l'actionnaire ?) ne serait-il pas temps, avant de mordre dans notre dernier toast d'oeufs de lump et de descendre notre mousseux déjà tiède, de réfléchir à ce que les marchés et leur "main invisible"link veulent nous offrir : la misère.

.Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

Couvre  feu contre la misère !

 

«Je  ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance  en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent  et qui affirment qu'on peut détruire la  misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer,  amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du  corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître  comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible !  Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en  pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas  rempli.

 

 

La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question,  voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle  peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où  nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

 

Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer,  ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut  dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin  j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la  situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais  que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?

 

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris,  dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si  aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des  familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants,  n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du  coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un  fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux  homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à  la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six  jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants  qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

 

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa  force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que  je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont  pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

 

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût  qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez  avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez  reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez  sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable... Eh bien ! Vous n'avez rien fait !

Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous  n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y  a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait,  tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont  travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n'avez  rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux!»

 

Victor  Hugo

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:07

Perpignan :Conseil municipal retour de boomerang du centre del mon pour Jean-Paul Alduy

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Les conseils municipaux votent budgets énormes, qui finissent par endetter lourdement les villes: confère Perpignan, quatrième ville la plus pauvre de France http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-le-maire-jean-marc-pujol-crache-sa-valda-c-est-vrai-nous-sommes-la-4e-ville-la-plus-ende-86791440.html.

C'est pourquoi, les citoyens seraient bien avisés, de venir plus régulièrement aux séances, s'est chauffé et c'est gratuit. Jeudi dernier, outre la présence « Robin des toits » association qui milite contre le trop plein d'antennes relais qui occasionneraient des cancers notamment chez les enfants ; on a commencé sur avant l'ordre du jour avec l'article de l'indépendantlink qui annonçait, ce que nous écrivions encore récemment, à savoir que très peu de TGV s'arrêteraient à Perpignan. Dont, Quid de la nouvelle gare de Perpignan ?

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-on-decouvre-que-la-gare-de-perpignan-sera-un-echec-immobilier-parce-que-la-vrai-gare-sera-au-soler-88670029.htmll

Le sémillant Jean Codognès (EELV) ouvrit le tir demandant à Jean-Paul Alduy, président de PMCA et 1er adjoint au maire : "Expliquez-nous ce pataquès avec la gare TGV. Quelle est votre conception de cette gare ? Si on veut qu'elle ait du sens, il faudra en construire une dans le secteur de l'aéroport. Mais alors il faut dire la vérité : les trains qui iront de Barcelone ou de Madrid à Amsterdam, nous avons peu de chances de les voir passer". Jean-Paul Alduy défend les gares TGV en centre ville. Il cite des gares catalanes qui le sont ( En omettant de préciser que celle de Figuères , seule gare en fonction, l'est) Attaque ceux qui le conteste, toujours sur le terme de l'entrée du département dans la modernité, affirmant, qu'elle sera la gare au centre d'un ensemble de 18 millions d'habitants, que de toutes manières, ils avaient fait le choix du développement au sud, vers Barcelone, que lui et Jean-Marc Pujol avaiet encore rendu visite à son maire et avaient visité leurs gares: que c'était formidable. Tout cela pour finir par concéder, mais sous une forme rhétorique alambiquée: qu'il était d'accord avec Jean Codognès; qu'il n'était pas important qu'il y ait peu de trains internationaux qui fassent halte à Perpignan "parce que ça les ralentiraient". Et qu'il ne croyaient pas à une gare, ni au Soler, ni à Rivesaltes parce que l'état se désengage du tronçon Perpignan / Montpellier :  "Je suis d'accord, un train sur 3 ou sur 5 ne s'arrêtera pas. Mais une halte au Soler ou à Rivesaltes, ça ne tient pas la route sur le plan de l'organisation". "Dérisoire", "polémique stérile", évacuera Jean-Paul Alduy à propos de cet article de l'indépendant. Après que Jacqueline Amiel Donat ait remarqué, qu'il ne soit pas bon de s'attaquer à la liberté de la presse; disant que l'indépendant s'était contenté de reprendre les propos de messieurs Calvet et Bascous, respectivement maire du Soler et de Rivesaltes. Jean-Paul Alduy se ratrappera sur eux . Jean-Marc Pujol  conclura : "L'important c'est que nous serons à 45 minutes de Barcelone si nous voulons prendre le train pour Francfort".  Décidément, la chaussette ne cache plus la forêt des déboires des compères Alduy et Pujol.   

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 10:02

pierre-berger.jpgPierre Berger, directeur général d'Eiffage

 

Eiffage link réclame 350 millions d'euros pour compenser le retard pris par le tronçon Figueras-Barcelone de la future LGV entre Paris et Barcelone.Eiffage est le troisième groupe de bâtiment et travaux publics et de concessions français, derrière ses compatriotes Vinci et Bouygues, et le cinquième groupe européen. Eiffage rassemble 70 000 collaborateurs autour de cinq métiers : concessions et PPP, construction, travaux publics, énergie et métal. Eiffage réalise un chiffre d’affaires de 13,3 milliards d’euros dont 16% à l’international, pour l’essentiel en Europe.Pierre Berger,son directeur général d'Eiffage, a récemment confirmé l'ouverture de l'arbitrage international portant sur le différend qui oppose le n°3 du BTP français à l'Etat espagnol. Achevé en décembre 2010, le tronçon Perpignan-Figueras (45 km) ne pourrait pas entré en service, selon la société TP Ferro, filiale commune d'Eiffage et d'ACS Dragados, car le segment Figueras-Barcelone a pris du retard.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 14:22

L'archipel contre attaque lance le T.Shirt révolutionnaire et décalé. El Che est mort, mais le Che lui est toujours vivant! Et méne toujours la lutte dans Sierra Maestra des médias. Alors, pour 10 Euros seulement, ralliez-vous à son cri de guerre : "Hasta la république siempre" (jusqu'à la république toujours: en référence au "Hasta la révolucion siempre du "Che") Grace à l'archipel contre attaque enfin un cadeau original  à faire à ses parents, ses amis, qui vous permettra d'être l'homme ou la femme des soirées du réveillon ...Livraison le 22 décembre 2011!

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 13:03

Le CSA retire l'autorisation d'émettre à la future ex Tv de l'indépendant et du Conseil Général pour caducité

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C'était en juillet 2007 que l'on apprenait le résultat de l'appel d'offre du CSA pour la TV locale. En Lice, il y avait un regroupement d'entreprises de jeunes professionnels du monde de la vidéo, le groupe Hersan associé à la mairie de Perpignan, ainsi que l'indépendant en partenariat avec le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Ce fut ces derniers qui l’emportèrent. Mais d'entrée de jeu, ils ne savaient pas quoi faire de cette victoire : une télé à faire tourner, ça coûte cher ; et le journal était déjà conséquemment endetté. Et puis la presse TV, ce n'est pas la presse papier ! Alors, en douce, le directeur de l'indep avait rencontré les jeunes entrepreneurs de vidéo pour leur demander s'ils ne pouvaient pas (vu que leur projet avait du contenu et de l'expérience professionnelle) de leur construire des programmes, mais si possible gratuits ! Autant dire, cent balles et un mars, et le cul de l'infirmière, mais sans anchois !

Jusqu'à présent, indep et CG avaient réussi à proroger auprès du CSA la caducité de leur licence (vu qu'ils n'étaient pas en capacité de fournir et qu'il n'en faisait rien). Mais par une décision de l'Assemblée plénière du 3 décembre : « 

 

Décisions du CSA

 

Télévision des Pyrénées-Orientales (TPO) : caducité d’autorisation pour non-émission

 

Date de publication sur le site : 2 décembre 2011

Assemblée plénière du 3 novembre 2011 (Journal officiel du 1er décembre 2011)

 

Le CSA a prononcé la caducité de l'autorisation délivrée à la chaîne locale Télévision Pyrénées Orientales (TPO).

Au vu des procès-verbaux établis les 12 et 19 octobre 2011, il avait en effet constaté que TPO avait méconnu la décision du 18 janvier 2011 autorisant la société Télévision du Midi à émettre un service de télévision locale dans la zone de Perpignan dont l'article 2 dispose que l'exploitation effective du service doit intervenir, sous peine de caducité, dans un délai de 3 mois à compter du 4 avril 2011. »

Pour occuper le terrain et bloquer la concurrence Indép et Conseil Général qui savaient d'entrée de jeu qu'ils n'avaient pas les billes, on fait perdre 4 ans au département...On s'attend à un nouvel appel d'offre sous peu !

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 12:01

garcia1-1024x819.jpgL'homme à la chaussette George Garcia attend la police aprés avoir été pris en flagrant délit.

France Bleu Roussillon souligne la supposée faible intelligence de l’accusé dans l’affaire des chaussettes, Georges Garcia, en évoquant son accent "rocailleux». L’Indépendant évoque, pour sa part, un accent “roulant”... Par contre, rien sur les accents des avocats ou des juges. Donc, si vous parlez français avec un fort accent catalan vous pouvez vous faire traiter “d’âne imbécile” par des collègues journalistes qui parlent, eux et elles, un très bon français avec un accent pointu, peut-être. Le hic, pour eux, c’est qu’ils sont handicapés monolingues puisque le plus “imbécile” des “imbéciles” qui a un accent roulant et rocailleux en français parle, au moins, deux langues voire trois.

http://www.lindependant.fr/2011/12/02/chaussette-je-suis-le-pire-des-anes,90997.php

http://www.lindependant.fr/2011/12/02/cote-partie-civile-un-euro-pour-outrage-a-la-democratie,91133.php

http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/12/02/tenir-accent-roulant-et-rocailleux-es-ser-imbecil-i-burro/

http://robertmarty.unblog.fr/2009/01/17/laccent-hierarchise-les-rapports-humains/


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 13:32

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Perthus,manifestation contre la prostitution:mourir pour des idées...mais de mort lente

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C'est dans un article de l'indépendant link , qu'Isabelle Goupil rendait compte de la manifestation anti-prostitution qui avait eu lieu, le samedi précédent au Perthus.

Sur le fond de la manifestation : rien à dire ! La prostitution est une forme d'esclavage, car on envisage cette manière de gagner sa vie, en général que pousser par la misère, ou embrigadé dans un trafic par des réseaux mafieux. Remarquons au passage la logique d'une société de consommation, c'est de pousser à consommer tout ce qu'il y a de consommable, tant qu'il y a un bénéfice a en retirer. Ce système est amoral en lui-même. La prostitution et le trafic d'organe en sont un des avatars parmi tant  d'autres. 

Sur la forme manifester au Perthus ! « à quelques centaines de mètres d'un des plus grands bordels d'Europe, la Junquera » Premièrement, la Jonquéra n'est pas un bordel, mais un village avec des habitants, hommes, femmes et enfants. Petits deux, il n'est pas situé à quelques centaines de mètres, mais à 6,44 kilomètres, ce qui est une autre distance. C'est un peu comme cette histoire du type qui cherche ses clefs la nuit  sous un lampadaire. Lorsqu'on lui demande s'il les a perdu à perdu à cet endroit ? Il répond : « Non, mais là, il y de la lumière ! »

Manifester au Perthus, devant une clientèle plutôt familiale, qui dans le pire des cas achète du mauvais pastis et du tabac, n'est pas très efficient, mis à part pour faire perdre de l'argent aux commerçants. Il aurait fallu aller manifester directement devant les bordels, mais plutôt pas la journée, mais le soir vers 21 heure à l'heure où commence à affluer les clients, prendre des photos des gens et des immatriculations sur les parking pour monter qui est client. Mais là, ces personnes bien intentionnées auraient-elle eu une désagréable surprise, comme l'écrit Aleix Renyé : « Ton mec, ton frère et ton fils vont aux putes! » . 

   Là, les organisateurs de la manifestation, invoquent le fait que les habitants y seraient hostiles. Faux, tant les habitants que leur maire, pâtissent de cette situation. Deuxièmement, que la loi ne les y autorise pas. Ne serait-il pas plus la peur de la réaction des tenanciers de bordels link qu'ils disent être liés à la pègre et donc potentiellement dangereux ? À, du coup défendre les filles, c'est plus compliqué. On y réfléchit à deux fois lorsqu'on pense qu'il y a du danger. Que l'on soit conseillère générale en lice pour les législatives comme Ségoléne Neuville link, ou président du conseil Régionale comme Christian Bourquin. Dans l'absolu tout le monde est pour l'écologie et la récupération. On passe dans le journal, même pas mal. Les putes quant à elles sont toujours au tapin. Les clients continuent de se décharger (de leur culpabilité, cela va sans dire !) Et les tenanciers de bordels de s'enrichir : tout va bien dans le meilleurs des mondes possible. Là encore, comme le chantait George Brassens : « Mourir pour des idées, vous êtes bon apôtre...moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu...Mourir pour des idées, mais de mort lente (bis)... » 

 

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 15:07

 

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Mon garagiste me disait il y a quelques mois, que sa femme voulait divorcer, parce qu'il allait régulièrement à La Jonquera "tirer un coup". "Elle veux me quitter pour une petite connerie comme ça» m'expliquait-il. Cette anecdote "perso" montre bien qu’ici en Catalogne Nord, aller voir "les putes en Espagne” , fait maintenant partie des distractions et loisirs masculins socialement acceptés! Sans trop en parler, quand même (on ne sait jamais, ta femme pourrait être comme celle de mon exgaragiste qui, effectivement, a divorcé et vendu l'entreprise)!

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Des voix s'élèvent, heureusement, contre cette exploitation humaine. Mais ici, tout le monde se voile la face: c’est devenu une habitude aller “en Espagne”, acheter du tabac, de l'alcool et se faire une ado à la limite de l'âge adulte. Et cela est valable pour les jeunes , vieux, bourgeois et ouvriers, sportifs et sédentaires. Les associations féministes ont manifesté à la frontière “, contre la prostitution et l'exploitation des femmes” avec le soutien de certains élus de gauche du Conseil Général, comme Ségolène Neuville,, et aussi du président de la région Languedoc-Roussillon Christian Bourquin. Ils denoncent le laxisme "en Catalogne": comme si le mal venait de là, derrière la frontière.

Une frontière qui permettrait de protéger "les français" d’un laisser aller qui officialise les bordels et permet que les routes soient bordées de prostituées qui offrent leurs services à l’air libre.

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Mieux-vaudrait , peut-être, que politiciens, féministes et citoyens indignés avec la “permissivité catalane" regardent bien, par chez nous. Parce que, avouons-le, où finissent souvent la soirée nos adolescents quand ils sortent? Aux putes à La Jonquera. Où finissent la troisième mi-temps, les clubs de rugby toutes catégories confondues? Aux putes à La Jonquera. Et les groupes d'amis, après un repas entre copains? Aux putes à La Jonquera. Et ces maris serviables, qui disent à leurs épouses qu’ils font aller-retour pour faire les courses “en Espagne?" Aux putes à La Jonquera!

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Double discours, double morale. Affirmer que “en France” cela n'arrive pas, pendant que 80% des clients de la prostitution de la région de Gérone sont de nationalité française. Quatre-vingt pour cent! Les réseaux de prostitution qui exploitent les pauvres filles adolescentes sont enrichis par l'argent de quatre-vingts pour cent d'honnêtes citoyens français! L'argent du joueur de rugby, de nos ados, de vos maris irréprochables, des nos élus, va dans les poches des trafiquants sans scrupules.

Quand  verra-t-on, une manif de féministes soutenues par le Conseil Régional et Régional en plein centre de Perpignan? Une manif pour dénoncer ses propres maris, frères et fils, complices de la traite de blanches? Quand, nos institutions vont-elles retirer les subventions aux associations et clubs sportifs qui terminent leurs célébrations aux putes “en Espagne"? Quatre-vingt pour cent! Avant de vouloir imposer des règles morales “en Catalogne" nous pourrions commencer à les appliques ici, dans le “département des Pyrénées Orientales”

crédit (photos El PuntAvui)

http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/11/28/el-teu-home-i-els-teus-fills-van-de-putes/

Le discours d'Aleix Renyé vous semble poussé, écoutez la 5 minutes (utilisez le curseur sur le lecteur)  de l'interview de Dominique Sistach(de deux ans déjà) politologue et sociologue de l'université de Perpignan , qui sortira bientôt un livre sur le sujet

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