Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 15:42

Je n’injurierai pas les jacobins, en les prenant pour des cons. Je ne serai pas celui qui voudra leur faire prendre des vessies pour des lanternes en leur expliquant de ne pas s’inquiéter, qu’il n’y a aucun risque pour la République dans la revendication pour le catalan en Catalogne Nord. Ils savent bien que chaque langue véhicule une identité. Qu’en imposant le français on a forgé de manière implacable l’identité nationale. Qu’avec la récupération du catalan on est en train de créer les conditions favorables à l’émergence d’une nouvelle conscience catalane qui, tôt ou tard, créera un conflit d’identités. Les citoyens roussillonnais auront de plus en plus de difficultés à faire cohabiter, dans leur cœur et dans leur tête, la fidélité aux deux identités. Je parle d’identités, et non pas de langues et cultures. Des cultures et des langues plus on peut en avoir et mieux c’est pour l’épanouissement de chacun. D’identités, par contre, nous n’en avons qu’une. I y a de plus en plus de nord-catalans qui, sans renoncer aux principes républicains (ceux qui, historiquement, ont inspiré l’indépendantisme catalan, du début du XXème siècle jusqu’à nos jours) renoncent intimement à une identité française imposée aux générations antérieures pour adopter cette identité retrouvée avec orgueil. Le slogan “fiers d’être catalans” devient, peu à peu, une affirmation identitaire pré-politique plutôt qu’une mascarade folklorique-sportive.

Les nouvelles générations qui apprennent ou réapprennent la langue –minoritaires, oui !- le font tout en découvrant le domaine référentiel et émotionnel catalan, ils suivent le Barça, ils adoptent le drapeau étoilée indépendantiste, ils se tournent plus vers Barcelone que vers Montpellier ou Paris. Tout cela, immanquablement, les éloigne de la conception franco-jacobine d’identité nationale. Plus la Catalogne avancera dans le processus de son indépendance, plus la force centrifuge sera forte pour assumer sans complexes l’identité catalane. Identité sociologique et politique plus que linguistique dans la plupart des cas, vu que la situation du catalan est tellement détériorée en Catalogne Nord qu’il est plus facile d’assumer le cadre symbolique et revendicatif, plutôt que la langue.

Non, je ne prends pas pour des cons les défenseurs des valeurs républicaine à la française. Surtout parce qu’en grande partie je partage ces valeurs, à l’exception de l’identification nationale. Si quelqu’un fut lucide, à ce sujet, c’est bien le Préfet Bernard Bonnet. En bon fonctionnaire au service de la Nation il savait que permettre l’expression de la catalanité linguistique et culturelle c’était ouvrir les portes à une conscience collective qui pouvait finir en revendication politique.

En Catalogne autonome il y a, maintenant, un processus qui semble accélérer l’indépendance. Les changements géopolitiques seront importants, ceux des mentalités aussi. Je suis incapable de prévoir ou d’imaginer ce que peut représenter l’existence d’un nouvel état européen voisin -Catalunya- pour la Catalogne Nord et pour la France. Mais ce que je sais c’est que nous ne pouvons pas nous voiler la face et faire comme si de rien n’était, en voulant faire croire que récupérer, enseigner et promouvoir la langue catalane, sa culture et son imaginaire ne représente aucun danger pour la République. Ils ne le croient pas, et ils ont raison.

Partager cet article
Repost0
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:09
Jean-Paul Alduy al Saló Alimentària de Barcelona Foto: PMCA_BD.

Du 26 au 29 Mars, l'agglomération de Perpignan-Méditerranée a présenté son stand au salon Alimentaria à Barcelone, avec sept caves et des domaines viticoles. Cette initiative vise à assurer "la promotion de vins, comme Alimentaria est devenue un leader mondial dans le secteur alimentaire."
Mille vignerons de la Catalogne Nord etaient concernés par cette initiative et parmi les vignobles étaient représentés les trois plus importants de la plaine du Roussillon. Paul Schramm, vice-président de l'agglomération de la viticulture gestionnaire explique que "nous avons profité de cette grande vitrine pour vous faire découvrir notre savoir-faire viticole."
L'association des municipalités (l'Agglo) a favorisé la plaine du Roussillon,également, l'espace Agrosud "Le Goût du Village Catalan", une zone d'activitée économique consacrée "au goût" où les entreprises du secteur alimentaire.
Il a également promu le concept de tourisme rural et gastronomique "Vignoble et Découverte", qui rassemble en Catalogne du Nord "caves, restaurants, maisons et monuments du patrimoine."
Selon Jean-Paul Alduy, président de Perpignan-Méditerranée, «notre présence au salon Alimentaria de Barcelone est seulement là afin de  confirmer notre désir de nous faire connaître, au-delà des frontières, comme notre réalité culturelle , ainsi que nous le faisons avec frontièrescène Théâtre archipel. "
Mais le debriefing du salon" Alimentaria" est moins glorieux.
Le salon international de l'alimentation et des boissons (food and drinks exhibition), a reçu la delégation de PMCA en tant que full and drunks prosternation. Je m'explique.
Jean-Paul Alduy a déployé un trésor de fonds pour promouvoir les nectars viticoles de notre belle agglomération ce lundi 26 mars devant 35 journalistes dans la capitale catalane, certain de concurrencer le label "sud de France", caparaçonné de l'invincible armada de son inextricable suffisance, sans compter, à grands renforts de la réserve d'incompétence qui lui est chère. Les convives se trouvèrent moins nombreux que les petits fours, ci-devant destinés, à leur gourmande présence tant convoitée. Ne manquaient qu'un chien et un convers tonsuré pour assurer la calamiteuse peine d'un président d'agglo dépité, payant de sa personne pour finir les barriques et relancer la production, avant que de couper quelques têtes dès son retour. Bacchus est alcoolique et le grand paon est mort. Bref, une plaisanterie bien coûteuse qui devait s'étaler sur 3 jours et s'est ramassée en une seule journée (les 2 journées suivantes ayant été annulées). Je ne puis m'empêcher de penser que la prochaine saillie de JPa concernera la promotion de la vigatane en léproserie.
Partager cet article
Repost0
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 16:48

grau

Perpignan n'est pas au mieux de sa forme. Dans la lignée de la gouvernance de droite de l'état français, la gestion locale n'est pas au mieux loin s'en faut ! Tous les travaux engagés simultanément et les voix à sens unique étouffent la circulation perpignanaise. Et l'automobiliste, non content de ne pas trouver de place gratuite pour se garer sans risquer une amende, dénoncé par une des multiples caméras (qui au passage sont plus là pour repérer les mauvais stationnement que pour prévenir la délinquance), se fera flashé aux feux tricolores, sans même avoir grillé le rouge, mais tout simplement pour avoir dépassé la ligne (ce qui déclenche aussi bien le radar).

C'est pourquoi le maire Jean-Marc Pujol, qui n'était pas en avance en terme d'image, creuse son déficit. Alors il multiplie les supports de communication, les réunions publiques où il prétend l'inverse de ce que tout le monde peut voir ! Sur les grosses invitations qu'il envoie pour les réunions, il y a sur une tranche les informations sur la réunion : "Comment la ville fait face à la crise ? Quels choix ? Quels investissements ? Quelle perspectives ?". Et sur l'autre son effigie en grand (en mode Michael Jackson dans thriller), avec cette phrase signée à la pointe de son stylo : "Ensemble, dans chaque quartier, le dialogue et l'action font avancer Perpignan !", pour que l'électeur moyen se pénètre de son charisme, comme le disait Jean Dujardin dans OSS 117 : Jean-Marc Pujol "notre raïs à nous !". Mais, ainsi que le raconte l'indépendant, il voulait de la proximité, il en aura eu à chaque fois, citoyens et commerçants lui disent tout le bien qu'ils pensent de l'exercice de sa magistrature. Il y a une différence entre la vidéo qui accompagne les voeux, où il y a interaction entre tablettes tactiles, smartphones et les relais d'informations et d'interventions de la ville. Notamment la séquence où une perpignanaise repère un nid de poule sur un trottoir potentiellement dangereux pour une personne âgée, voire une personne à mobilité réduite. Elle le photographie et l'envoie au service de la voirie de ville, qui intervient dans la seconde (la vidéo ne durant que quelques minutes, on n'est pas en temps réel). Le journal de la ville est encore meilleur, la plupart du temps ses exemplaires s'entassent dans les halls d'édifice municipaux en espérant que des citoyens s'en encombrent mais, hélas, la pile ne bouge pas. Et le citoyen a tort de ne pas le lire. Contrairement au journal de 20 heures, celui-ci n'annonce que de bonnes nouvelles : "la situation financière de Perpignan est saine" parce que comme le dit Jean-Marc Pujol dans son édito : "Préserver les équilibres ; comme dans une vie de famille, gérer une ville impose de la justesse, de la rigueur, mais en prenant toujours le soin de répondre aux nécessités du quotidien. Comme dans une vie de famille, de nouvelles personnes arrivent, de nouveaux besoins se créent et il faut continuer à maîtriser les dépenses tout en optimisant les revenus." On est réellement pas dans la quatrième ville plus pauvre de France" !

Partager cet article
Repost0
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 13:34

foto3 8183

 

Jean-Paul Alduy, comme tous les vieux artistes, veut faire son "come back". A près de 70 ans, l'homme à qui l'on doit le théâtre de l'archipel (42 millions à payer sur 32 ans) et la gare TGV de Perpignan (qui ne verra que deux TGV par jour, pas des lignes internationales, sachant qu'une autre sera construite à Rivesaltes), dont la femme Laurence Borreil-Alduy a une relation bien particulière au trou de la sécu, dont le quatrième pont a failli porter le nom, manœuvre du coté de l'UMP pour avoir l'investiture pour les législatives, voir ensuite pour les municipales de 2014. Pourquoi l'investiture UMP,  alors qu'il avait dit pis-que-pendre de ce parti au moment des sénatoriales (il avait refusé de se retirer, raccrochant même au nez du président Sarkozy et se répandant ensuite jusque dans la presse) ? Mais "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent", comme disait Edgar Faure (Ramon Faura vous racontera qu'ils sont de la même famille), et Jean-Paul Alduy n'est pas à une contradiction près puisqu'il a affirmé récemment : "Nous avons fait le choix durable de l’alliance de la droite et du centre et seul le candidat Nicolas Sarkozy est aujourd’hui en mesure de permettre à cette alliance de bâtir une France forte mais aussi juste". Et comme avec Jean-Paul on a jamais rien pour rien, il rajoute : "Encore faut-il que l’UMP comprenne que la dynamique de cette alliance dépendra de la place donnée au Parti Radical dans les législatives". Là, il tente de dire que s'il ne la fait pas gagner, il peut bien faire perdre la droite !

Voir aussi de Fabrice Thomas :

http://cestpolitique.wordpress.com/2012/03/23/pour-son-70ieme-anniversaire-alduy-veut-un-siege-de-depute/

Partager cet article
Repost0
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:07

 

Depuis le début de cette année 2012, l'émulation commençait à se faire ressentir sur le campus de l'université. Le climat de la période préélectorale, traditionnellement tendu, l'était d'autant plus cette année en raison de l'enjeu majeur que revêtait l'organisation de ces nouvelles échéances électorales, à savoir le vote d'un nouveau président pour notre université. Ainsi comme l'on pouvait s'y attendre, la bataille fut rude, mais pas que chez les étudiants...

Comme chacun le sait, en raison d'une bataille médiatique rudement menée dans la presse et les réseaux de notre université, deux prétendants sont en lisse pour le poste de président de l'université de Perpignan. Afin de se voir élire, les deux prétendants en questions (Abdelhaq EL JAI et Fabrice LORENTE) devront récolter les suffrages des membres du conseil d'administration fraichement élu.

Pour ce qui concerne les étudiants, ces derniers disposent de 5 sièges de représentants au sein dudit conseil (composé de 22 membres), et par conséquent disposent d'un poids non négligeable pour l'élection du président de l'université. Dès lors, c'est sans surprise que les étudiants candidats au conseil d'administration se sont fait approcher par les candidats à la présidence, désireux de promouvoir leur projet pour l'université et ainsi récolter leur suffrages (ce qui soit dit en passant, est une preuve du bon fonctionnement des organes de notre université). Néanmoins, pour ce qui est des listes indépendantes, nous avons été déçu de constater que seul Fabrice LORENTE a fait la démarche de nous proposer un entretien...

La surprise fut d'autant plus grande lorsque nous avons eu écho de possibles accords passés entre des personnels issus de divers syndicats et les étudiants du syndicat étudiant UNEF. La démarche n'est pas totalement déplorable en soit, mais les méthodes qui en ont découlés étaient très peu galantes à notre égard, notamment lorsque des professeurs ayant un parti pris pour l'une des deux candidatures àla présidence se seraient mis à faire la promotion du syndicat étudiant de gauche (tout en dénigrant les autres listes). Certains mêmes on eu l'ingénieuse idée d'entraîner les étudiants jusqu'aux portes du bureau de vote afin qu'ils puissent voter, après avoir reçu la meilleure des propagande qui soit : celle des instituteurs chargés de leur évaluation trimestrielle !

Cependant, force est de constater qu'à l'Université de Perpignan le climat n'est pas bien fertile pour les revendications des syndicats étudiants nationaux. Et c'est sans réelle surprise que les listes indépendantes remportent à elles seules 3 sièges sur 5 au conseil d'administration, 6 sièges sur 12 au conseil des études et de la vie universitaire et 2 sièges sur 4 au conseil scientifique.

Ces résultats sont d'autant plus encourageants qu'ils interviennent au début de l'enracinement au sein du campus, d'une réelle dynamique étudiante associative et indépendante que nous avons mené depuis près de deux ans avec quelques responsables et sympathisants associatifs tels que Raphaël SEVE, Tayssir AZOUZ ou encore Kévin BERNARDI (dont l'engagement pour les antennes délocalisées de notre université demeure sans faille depuis le début).

Soulignons toute fois que cette dynamique, jusqu'alors dispersée entre diverses associations étudiantes est sur le point d'être fédérée via la récente réhabilitation du Bureau des Etudiants (BDE), intervenant à la suite d'un travail de refonte remarquable, mené d'une main de maître par le service de Direction de la la vie Étudiante et Culturelle (DIVEC) sous la responsabilité d'Isabelle OLIVÉ. Les années à venir s'annoncent donc d'ores et déjà favorables pour le mouvement associatif et indépendant perpignanais...


Partager cet article
Repost0
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:44

 Plus de 950 personnes pour écouter Michel Onfray parler d\'Albert Camus et de l\'ordre libertaire. photo Marie Sophie l'independant

Le samedi 10 mars à 17 heures à Rivesaltes link, aux dômes, les "Vendanges littéraires" faisaient revenir le philosophe Michel Onfray (il avait déjà obtenu le prix des vendanges littéraires en 2009).

Il n'est que 15 heures 30 et le stand de la librairie Torcatis est déja envahi par une soixantaine de personnes qui souhaitent faire l'acquisition de "L'ordre libertaire : La vie philosophique d'Albert Camus". 16 heures 30, nous sommes de plus en plus nombreux devant la porte qui finit par ouvrir. Au final, la salle est pleine de 1100 personnes, venant parfois d'au-delà du Languedoc-Roussillon. On est obligé de refuser du monde et 50 personnes restent à la porte. C'est Christian Di Scipio qui annonce le programme : d'abord la conférence de Michel Onfray, orchestrée par les questions de Bernard Revel et Marie Bardet; ensuite viendront les questions du public. Pour Michel Onfray, l'image de Camus est entachée par la projection Sartrienne qu'on en a fait (au passage il démonte le mythe Sartre et Beauvoir à coup de taloches et autres rappels historiques). Il situe Camus, dont la mère catalane des Baléares (il traduira des poèmes de Joan Maragall link) lui donna peut-être le goût de l'autonomie, de l'auto-organisation pour les peuples, et notamment pour les algériens (pieds noirs et juifs compris), dans les libertaires. Il l'inscrit dans la continuité des "Girondins" de la révolution française link, des insurgés de la commune de Paris link, des marins de Kronstadt link.

Camus régle aussi ses pas dans les pas de son père qui est mort au front de la première guerre mondiale, qui a pour devise : "un homme ça s'empêche!". L'archipel contre attaque a obtenu une interview que vous pourrez écouter dans peu de temps, illustrée par les photos de Géraldine Mason.

Pour écouter la conférence cliquez ici 

http://soundcloud.com/onfray6bis-35/michel-onfray

Les questions à Michel Onfray, cliquez ici 

http://soundcloud.com/onfray6-35/onfray-questions

 

merci à Hervé Piedcoq pour sa captation sonore

onfray.jpg

Vers 21h, les derniers des 300 lecteurs venus faire dédicacer le livre "Camus, le libertaire".

En savoir plus sur Michel Onfray 

http://www.michelonfray.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Onfray

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 11:28

LA MUNICIPALITE DE RIVESALTES link

et les MEMBRES DU JURY DES VENDANGES LITTERAIRES 

en collaboration avec LA LIBRAIRIE TORCATIS

vous invitent , aux DOMES DE RIVESALTES

LE SAMEDI 10 MARS 2012 A 17H00 à la rencontre de MICHEL ONFRAY

Le philosophe Michel OnfrayAlbert Camus

CAMUS L'ALGERIEN par BERNARD REVEL link

Albert Camus reste, plus de cinquante ans après sa mort, l’un des auteurs les plus lus. Mais le connaît-on vraiment ? Non, dit Michel Onfray. Sa gloire n’a pas empêché qu’il fut, de son vivant, incompris et rejeté. Aujourd’hui encore, le malentendu persiste, fondé à la fois sur les calomnies sartriennes et les récupérations de tous bords. L’image que nous avons de lui est faussée par nos lectures sélectives. Camus est un continent. Il ne saurait être réduit à quelques idées reçues. Pour retrouver le vrai Camus, il faut tout lire, ses romans, ses pièces, ses essais, ses carnets, ses articles. Onfray l’a fait. Il l’a lu, dit-il, « avec attention ». Son livre démolit la légende « négative » qui « parle mal d’un homme bien ». C’est le récit d’une « vie philosophique ». On connaît la formule méprisante de Jean-Jacques Brochier : « Camus philosophe pour classes terminales ». L’enfant que « tout prédestinait socialement à ne pas devenir ce qu’il est devenu », n’a jamais été accepté par « la pègre » de Saint-Germain-des-Prés orchestrée par les « Thénardier de la philosophie » qu’étaient, selon Onfray, Sartre et Simone de Beauvoir. D’aucuns reprocheront à l’auteur de ce livre ses outrances lorsqu’il condamne en bloc tous ceux qui ont, pour de mauvaises raisons souvent, pris Camus pour cible. Il est salutaire, parfois, de taper un bon coup sur la table si on veut être entendu. Quand le mensonge triomphe durablement, pour en finir avec lui, on ne prend pas de gants. Onfray est bien placé pour le savoir lui qui, par ses origines, son parcours atypique, ses influences philosophiques, son rejet de toute institution, est en proie aux mêmes attaques. Les pensées et les actes de son grand aîné font écho à ses propres pensées et ses propres actes, et s’il le défend avec tant d’ardeur c’est parce qu’il se défend aussi lui-même.

Albert Camus, né dans un pays de lumière, enfant pauvre et malheureux, qui apprend à 17 ans qu’il a la tuberculose, sauvé par les livres qui ne l’enferment pas dans une tour d’ivoire mais le poussent à l’action, puise dans la philosophie non pas une connaissance abstraite mais une règle de vie. Un philosophe n’a pour lui de valeur que s’il ancre ses idées dans le réel. D’où son choix de Nietzsche contre Hegel. Et s’il ancre ses idées dans le réel, encore faut-il qu’elles ne soient pas porteuses d’injustice et de violence comme celles de Marx. On comprend que Sartre, fidèle disciple de Hegel et Marx réunis se soit empressé de mettre à l’index une telle hérésie. Mais la fréquentation des philosophes ne suffit pas à construire une vie philosophique. Ce qui compte c’est « la pratique du monde ». Dans les ruines de Tipasa, entre soleil et mer, et non dans les livres, Camus apprend à « jouir avec sérénité du pur plaisir d’exister ». Son regard de « journaliste qui pense » l’aide à comprendre son temps et le convainc que la Méditerranée peut donner « des leçons d’humanité à l’Europe qui inventait les camps du totalitarisme ». Il forge dans d’autres ruines, celles de la guerre, une « pensée de Midi » née du « génie méditerranéen » qui le conduit à souscrire « à l’invite libertaire : ni dieu ni maître ». Camus que certains étiquetèrent social-démocrate, fut un anarchiste pragmatique. « Positif », ajoute Onfray. Il milite contre la peine de mort. Il appelle à « faire tomber les frontières ». Il choisit toujours le camp des victimes. Il n’a jamais fait de « mauvais choix », n’a jamais été « pris en flagrant délit de bêtise politique ». Même pendant la guerre d’Algérie ? Oui, surtout pendant ces événements. « Quel Algérien a mieux aimé l’Algérie que lui ? » demande Onfray qui rappelle que les premiers pas de Camus dans le journalisme, furent pour dénoncer dès 1939 la misère du peuple kabyle soumis à « un régime d’esclavage ». Il défend souvent dans ses articles les indigènes contre « la justice des colons ». Il écrit dans ses carnets que « le colonialisme est « un œuvre dont aujourd’hui nous ne sommes pas fiers ». Le peuple arabe, assène-t-il, « n’est pas inférieur, sinon par la condition de vie où il se trouve, et nous avons des leçons à prendre chez lui. » Après le massacre de Sétif, en mai 1945, Camus soutient que « la seule façon d’enrayer le nationalisme algérien, c’est de supprimer l’injustice dont il est né. » Lorsque surviennent les violences de 1954, il dresse un réquisitoire contre « la France coupable » et conclut qu’une « grande, une éclatante réparation doit être faite au peuple arabe. » Car, veut-il encore croire, « nous sommes condamnés à vivre ensemble.» Il lance en janvier 1956 son « appel pour une trêve civile en Algérie ». C’est un discours digne de Gandhi contre la violence, pour le dialogue et le respect de l’adversaire. « Comment un être sain d’esprit peut-il refuser pareil programme ? » Et pourtant, poursuit Onfray, « il fut refusé par tous, la droite, la gauche, les nationalistes algériens, les colons européens. ». Camus voit son rêve d’une Algérie fédérale s’effondrer. En décembre 1957, il reçoit le prix Nobel à Stockholm. C’est au cours d’une rencontre à la Maison des étudiants qu’il déclare, pour dénoncer le terrorisme en Algérie : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. » Cette phrase maladroite qui, selon Onfray, visait à refuser toute caution de justice au terrorisme, « va tuer Camus ». Elle déchaîne ses « nombreux ennemis » qui y voient la preuve qu’il s’est rangé du côté des Pieds-noirs et le salissent « là où il est le plus irréprochable : son combat pour la justice. » Il se ressource à Lourmarin et c’est en rentrant à Paris que « la mort le surprend » le 4 janvier 1960. Ce livre est une entreprise, non de réhabilitation -Camus n’en a pas besoin- mais de restauration, dans le sens où on remet en état une œuvre d’art. Alors apparaît un Camus qui a « tout pour me plaire », confie Onfray, et « pour plaire à tant de lecteurs aujourd’hui ».

by.revel@wanadoo.fr

 

« L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus » de Michel Onfray chez Flammarion. Michel Onfray présentera son livre le samedi 10 mars à 17 heures aux Dômes de Rivesaltes. Entrée libre.

Partager cet article
Repost0
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:49

devant la mairie de Sainte Léocadie, Cerdagne

Si, on m'avait dit qu'un jour le numéro 2 du front national m'inviterait à une ballade en compagnie de l'historien de l'extrême droite et chroniqueur du nouvel obs Nicolas Lebourg link sur le haut plateau Cerdan pour nous montrer, qu'il est plus facile d'aller à recherche de la nouvelle star, ou du temps perdu, que de signatures de maires pour la candidature aux présidentielles de Marine Lepen: je ne l'aurait pas cru! En même temps, au prétexte de la campagne présidentielle, on a basculé dans le grand n'importe quoi, le bal des baltringues, coincé dans la rubriqueàbraque de Gotlieb sans l'humour. L'hyper président Nicolas Sarkozy et son équipe ayant dévissé dans les sondages, commencent à hyper fissurer! Habituellement, déclarations et revirements, s'opéraient à quelques mois de distances. Mais à l'approche du premier tour, le syndrome Herton Séna se fait sentir (plus prèt du mur, seigneur mon Dieu). Et les déclarations précoces de se multiplier (comme les éja...du même nom) avec les pollutions du débat public qui vont avec. Marine Lepen affirme que la majorité de la viande de l'Île de France est Halallink . Se rendant le matin du 21 février au marché de Rungis, le candidat président (à moins que ce soit l'inverse) déclarait : "La polémique n'a pas lieu d'être!"link. Puis voyant que les arguments de Marine Lepen, bien que dénoncés dans les médias, accrochent dans l'opinion: revirement, avec déclarations de Claude Guéant sur le vote  des émigrés, les cantine et la viande halal. Suivie par celle de Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Bordeaux où celui-ci souhaite mettre en place:"l'étiquetage de la viande selon son mode d'abattage!" Bref, sa traçabilité.

Dans cette étrange atmosphére quoi de plus normal que de suivre la traque aux signatures de Louis Aliot, un samedi après-midi sur le haut plateau Cerdan. Accompagnés de l'avocat d'origine belge, directeur de campagne et sherpa signatures de Louis Aliot, Jean-Claude Pinger, nous montons en voiture, à la recherche d'une multitudes de maires de villages quasi-inconnus pour les hommes de la plaine que nous sommes. Lorsqu'on ne discute pas des dernières tribulations du FN et sa candidate, qu'écoute-t-on sur le lecteur CD: grosse déception, pas chants de la Wehrmarth, mais...du Georges Brassens,"la chanson des deux oncles", "mourir pour des idées (mais de mort lente),"Sans le latin (la messe nous emmerde)...Sur la base de recoupements d'infos ( pour qui les maires ont signé aux présidentielles précédentes, une recommendation d'amis du Front...) ont se rend dans de tout petits villages, voir des hammeaux, afin d'y trouvé un maire qui donnera son précieux Sésame! Allez trouver ,vous, une mairie ouverte un samedi, après midi. Il est peut-être dans sa boucherie ou sa boulangerie, s'il n'est pas chez lui! A Valcebollére à l'hotel des trois écureuils, à Err, à Sainte Léocadie, à Nahuja, à Fontrabiouse? "Le maire, de Fontrabiouse est à Formiguère." Nous dit un citoyen du lieu, "Mais contactez-le, c'est un homme libre". Tout le long du chemin, Louis Aliot reçoit des SMS, et des appels, pour dire qu'ici où là, on a arraché des signatures ou l'inverse. Un appel d'une journaliste France-inter pour que le numéro 2 du FN, réagisse aux déclarations de Sarkozy à Bordeaux sur la traçabilité de la viande halal. La nuit est tombée. On redescend dans la plaine. Pendant que Nicolas Lebourg discute avec gourmandise de sous groupes d'extrêmes droite des années 60 avec Jean-Claude Pinger; comme s'ils s'échangeaient des doubles d'images Paninini. Nous avons une discussions des plus sérieuse avec Louis Aliot sur le dessin animé de notre enfance: Goldorak! "Dans les golgoths,vous étiez plus Minos ou Véga?" Me demande-t-il "Je préférais, le pote d'Actarus: Alcor!"

Aux présidentielles précédentes, il semblerait que Jean-Marie Lepen, ait crié au loup pour les signatures. Du coup, lorsque Marine Lepen affirme qu'il lui manque  des signatures, on la bade! Mais ce coup-ci, l'UMP et son président candidat Sarkozy sont si impopulaires, qu'ils ne peuvent se permettre le luxe d'avoir un candidat sur leur droite, voir leur extrême-droite! Surtout avec une Marine Lepen qui est prèt des 20%, si ce n'est plus dans les sondages! Alors, mot d'ordre est donné aux maires UMP et autres droites: pas de signatures, sinon sanctions.

Bref, on a suivi la chasse au signatures pour Marine Lepen, samedi après-midi en Cerdagne! bientôt en ligne l'interview de Louis Aliot et de Jean-Claude Pinger, faite cette même journée

Lire aussi la version de la ballade par Nicolas Lebourg, sur le site web du nouvel observateur: http://tempsreel.nouvelobs.com/l-observateur-du-lepenisme/20120305.OBS2934/a-la-chasse-aux-dernieres-signatures-avec-le-numero-2-du-fn.html

Partager cet article
Repost0
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 08:18

Madame la Conseillère Générale, on ne louera jamais assez votre courage face à la menace sexiste dans le milieu ô combien machiste de la chanson française.

Je me souviens de votre position il y a quelques années contre la venue à Perpignan du rappeur Orelsan link auteur de l'infâme morceau « Sale pute »... Et bien sachez que ce petit salopard ose revenir en avril prochain dans notre département !

Je sais que vous ne laisserez pas ce couillon venir souiller nos oreilles chastes, tout comme le Député UMP Daniel Mach a si bien lutté face à d'autres groupes de rap qui insultaient notre pays...

Je suis d'accord avec vous, la liberté d'expression artistique a des limites : celles que nous décidons, nous autres qui pensons bien !

Je connais également votre héroïque combat contre les maisons closes en Catalogne du Sud (voir ici link) (On se demande comment ils peuvent faire partie de notre belle Europe...) et le carnaval de Saint-Laurent de Cerdans qui avait osé prendre pour thème le nom d'un de ces établissements... Alors, pourquoi ne pas enfin s'attaquer à ce groupe de musique local : Al Chemist, qui fait l'apogée des « bordels » espagnols dans une de leurs chansons ? J'ose espérer que vous ne craignez pas de vous attaquer à eux en raison de leur succès, ni du lancement de votre campagne électorale... Il faut assainir la musique de France : Le changement, c'est maintenant !

 

Fort heureusement, certains de ces fumiers de machos de la chanson française ont eu le bon goût de nous quitter : On entendra plus Jacques Brel chanter la prostitution, ni ce libidineux de Serge Gainsbourg, et surtout le vieux dégueulasse de Georges Brassens... Ha les jeans-foutres!

Partager cet article
Repost0
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 13:22

Photo0506

Le sénateur président de région Languedoc-Roussillon Christian Bourquin,link a affirmé il y a peu qu'il n'y avait de recours tant pour le département des Pyrénées-Orientales, que pour l'université de Perpignan que de se tourner vers Montpellier, ou Paris. Et de rajouter notamment à l'adresse du sénateur maire du Soler UMP , François Calvet link, que tous ceux qui affirmerait que l'avenir était pour les PO de se tourner vers le sud seraient des "fadas" link . La folie là, n'est pas invoquée là comme quelque-chose de positif à la manière d'un Érasme qui fit son éloge, mais plutôt, vous n’êtes pas d'accord avec mes dernière résolutions, c'est donc que vous avez "dévissez" et que vous êtes donc bon pour l'asile d’aliénés: comme à la grande époque soviétique où l'on envoyait les opposants politiques en maison de santé mentale, voir au goulag. Mais, qui est le plus fou? Il serait trop long de rapporter les déclarations "catalanistes" du temps où Christian n'était que président du conseil général. Nous en avons noté deux.11 juin 2009, Collioure : L'assemblée générale de la Mission opérationnelle transfrontalière (MOT) se tiendra dans l'espace catalan transfrontalier au château royal de Collioure: C. Bourquin a dit : « ça fait 350 ans que nous sommes français, je peux vous dire que c’est pas facile ça va pas de soi ».   Ou encore sur son propre blog en date du 24 novembre 2008: "Le transfrontalier n'est pas un vain mot"link. Mais alors est-ce que le président "fissure" ou fait-il cela par opportunisme politique  pour conserver ses soutiens frêchistes qui eux n'en ont rien à foutre des catalans? Le destin du département pour monsieur Bourquin n'est-il pas de s'appeler Sud de France 66? Autre question: la présidente du conseil général 66 n'est-elle pas mise en porte-à-faux par ces déclarations, notamment, par l'implication du CG66 dans la construction de l'Eurodistrict? Un eurodistrict, dont la construction patine; et dont les verts catalans appelaient il y a peu depuis le parlement de Catalogne à une accélération link. Eux, semblent-ils, sont cohérents à gauche! Que penser dans la foulée des candidats socialistes locaux: Jacques Cresta, Toussainte Calabrèse ou Ségoléne Neuville qui n'iront pas à l'encontre des propos de Christian Bourquin, attendu qu'ils leur doivent tout (candidate féministe incluse) ! Sir George Bernard Shaw prix Nobel de littérature en 1925 a prononcé la petite phrase suivante : "Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent et pour les mêmes raisons"

Partager cet article
Repost0