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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 15:18

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Pour une politique culturelle ambitieuse, mais non ruineuse est une tribune parue sur la page web du journal "les échos" link

 

En annonçant un « printemps de la culture », soit une augmentation du budget ministériel de 30 à 50 % (un milliard d’euros sur un quinquennat) et la création de 10 000 emplois dans la médiation culturelle, la candidate à la primaire socialiste, Martine Aubry, faisait une promesse peu en phase avec la réalité de la crise financière.

 

Certes, les vœux restés pieux de Nicolas Sarkozy en matière de démocratisation de la culture et de développement des industries culturelles nationales rendent nécessaire un changement de cap en 2012. De plus, il existe bien des précédents bénéfiques de hausses spectaculaires des finances gouvernementales allouées à la culture : le travail initiatique d’André Malraux en 1959, et le doublement du budget sous Jack Lang en 1981.

 

Cependant, la fragilité actuelle des finances publiques françaises dans un contexte européen et mondial extrêmement difficile, appelle à plus de prudence et d’ingéniosité afin de proposer une politique culturelle ambitieuse, mais non ruineuse.

 

Il est tout d’abord nécessaire de permettre un réel accès à la culture pour tous. Le « relativisme culturel », cette assimilation de trop nombreuses formes de loisirs et de divertissements à de l'Art tend à discréditer l'ensemble, et surtout à cloisonner les publics : on laisse les publics traditionnels profiter des expressions artistiques plus classiques… De ce fait, la question de la gratuité des musées et des tarifs attractifs pour les spectacles subventionnés est tronquée tant que l'accès par l'initiation et le goût n'est pas réellement pris en compte par la puissance publique. Le système éducatif national doit être réellement associé à la politique culturelle afin que celle-ci ne soit pas un facteur aggravant de la reproduction sociale.

 

En plus d'être une industrie et souvent un art, l’audiovisuel est toujours un vecteur de projection et de transmission civilisatrices pour les peuples et les nations. Or, force est de constater que le modèle hollywoodien tend à une hégémonie impérialiste qu'il est nécessaire de combattre. Il s'agissait de l'objet de l'Exception culturelle française, reprise depuis avec succès par nos partenaires européens dans le cadre de la Diversité culturelle. Cette défense n'a de raison d'être que s'il s'agit d'une politique altruiste en la matière : certes nous devons défendre (et notamment dans le cadre de l'OMC) le droit à promouvoir notre propre secteur audiovisuel en dérogeant aux principes libre-marchands, mais nous devons également permettre aux Etats en voie de développement d'atteindre ce but. La Diversité culturelle promue par l'Unesco vise à stopper une certaine globalisation culturelle de l'image, mais également à dépasser notre ethno-centrisme par une grande politique audiovisuelle ouverte.

 

La crise de l'intermittence du spectacle qui dure depuis 2002 doit enfin être résolue. Abandonner ce système de cotisation et de répartition serait une erreur, car il permet à la France d'avoir un secteur artistique florissant. Le laisser en l'état, malgré les nouveaux calculs, serait inconscient tant le déficit de l'Unedic reste important. Il conviendrait surtout d'opérer un audit complet et sérieux sur l'ensemble des filières bénéficiant de l'intermittence : spectacle vivant, cinéma et audiovisuel, avec une attention particulière à ce dernier compte tenu des abus connus de tous dans les entreprises de production télévisuelle. Le système est bon et viable s'il bénéficie seulement à ceux qui en ont réellement besoin.

 

Enfin, il serait opportun de prévoir une ouverture prudente de discussions sur l'inaliénabilité des collections publiques. Relancée par le rapport « Valorisation du patrimoine » remis au Premier Ministre en mars dernier par deux économistes, l'aliénabilité des collections publiques doit être très prudemment discutée. En effet, il est rarement bon de mêler conservation du patrimoine et secteur marchand, sauf à prévoir d'importants garde-fous. C'est justement ce que prévoit notre droit qui n'interdit pas l'aliénation d'éléments du domaine public culturel, mais sous des conditions très strictes, avec notamment des passages devant des comités scientifiques. Vouloir augmenter ces ouvertures est dangereux et inutile. Le Rapport de Jacques Rigaud en 2008 allait d'ailleurs dans ce sens. Cependant, suite aux différends concernant la restitution de la dépouille de Saartjie Baartman (dite « Vénus Hottentote ») à l'Afrique-du-Sud et de têtes maories à la Nouvelle-Zélande qui ont nécessité à chaque fois une loi spéciale, la considération de restes humains comme « choses » inaliénables doit être remise en cause quand ils méritent une sépulture digne. Compte tenu de l'évolution des mentalités, un débat serein est nécessaire à ce sujet.

 

Ces quatre premières pistes prouvent qu’une politique culturelle républicaine et responsable est possible pour la France.       

 

 

Olivier Amiel

Délégué national du Mouvement Républicain et Citoyen chargé de la culture

Auteur de « Le financement public du cinéma dans l’Union européenne » (LGDJ 2007).

 

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 10:13

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Comme nous vous l'avions annoncé dans un précédent article,le marché de l'eau et de l'assainissement entre la mairie de Perpignan et Véolia se termine à la fin de l'année.L'ambition du Président de l'Agglo était de prendre à son compte-pour le bien des contribuables " agglomérés" ou pour des transactions occultes où chaque partie y trouve son compte-la gestion de l'eau et de l'assainissement. Oui mais voila!un gros grain de sable est en train de gripper le fonctionnement de la Machine Véolia et les tractations occultes. 
                             -1- Le leader mondial de l'environnement VEOLIA (Eau,Energie,Propreté,Transports en tous genres,etc..etc....) à cause de la crise mondiale connait une grande baisse de son activité qui le contraindra a se séparer de près de 30 implantations dans divers pays du monde pour améliorer une rentabilité soit disant passée au rouge? Le terme rouge  me remémore une  maxime:derrière les histoires d'eau il arrive parfois qu'il y ait des histoires de pots de vins??? mais cela n'est qu'une pensée malsaine!
                               -2- La perte  ou plutôt la dégringolade en bourse de plus de 25% en une semaine va obliger l'entreprise a se concentrer sur ce qu'elle maîtrise le mieux le service de l'eau ,l'assainissement et la construction des stations d'épurations où les contrôles sont devenus draconiens ce qui est absolument normal car notre santé est en jeu.
                                -3-  L'obligation pour l'Agglo de reprendre les employés de Véolia pour une durée déterminée et, le fait que cette nouvelle entité ne posséde pas encore les compétences pour construire et gérer une ou des stations d'épuration;pose aussi de très gros problèmes pour le financement et les emprunts.
                                 -4- Enfin et c'est là où le bas (la chaussette étant bannie) blesse:Les intérêts  de l'Agglo et de la Mairie sont totalement divergents . Pourrait-il y avoir un début d'escarmouche entre Jean Marc et Jean Paul..Cette guerre larvée tombe très mal en période près  sénatoriales;d'autant que les grands électeurs de l'Agglo sont ou seront complices de certains artifices!

           Aux dernières nouvelles Véolia, qui tient a se recentrer sur ce qu'il sait le mieux faire, aurait changé de stratégie et mettrait "le paquet" pour renouveler son contrat! Jean Marc Pujol saura-t-il monter au créneau contre Jean Paul Alduy, celui qui l'a fait Roi???
   Quelle époque    épique et eau...paque!..................
              Pour information il faut absolument lire sur Rue 89link un article sur le De Funes "catalan": Un croquis extra-décapant et tragi-comique ,digne ...d'HARRY STOPHANE. A bientôt.                     

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:25

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Qui a bien eu l’idée, saugrenue pour les uns, géniale pour d’autres, d’accoler à la jeune station de Port-Barcarès l’image d’un paquebot de 100 mètres de long ? Acheté par la SEMETA à une compagnie grecque en 1967, le Lydia sera définitivement emblématique de l’artificialisation de la côte catalane.

Transporté jusqu’à Port-Barcarès, et échoué  au beau milieu de la plage, le nouveau « paquebot des sables » y sera aménagé à grands frais (au vu de sa vétusté) pour animer les nuits estivales (restaurant, bars, boite de nuit, boutiques) (9)… avant d’être revendu en 1974 au groupe japonais SEIBU pour en faire un casino et connaître des « heures de gloire » au grand dam de la Cour des Comptes qui fulminait contre cette vente qu’elle considérait avoir été consentie à perte !

Le Lydia restera pour tous le symbole de ces années-là. Quand sur la côte languedocienne, la station balnéaire de la Grande-Motte peut aujourd’hui à juste titre symboliser un aménagement touristique atypique, largement boisé avec un cadre de vie intégré dans la conurbation montpelliéraine, excroissance résidentielle de Montpellier, nous n’avons pour notre part comme référence que ce vieux rafiot naufragé. Hier orgueil (mal placé) de tout un département, aujourd’hui  incongruité, il résume à lui seul le regard à porter sur le bilan d’un aménagement bétonné, architecturalement bas de gamme, qui ne résiste pas lui non plus pas aux morsures du Temps.

(tiré de 50 ans de combats pour l'environnement en pays Catalan. Editions Talaïa 2010 pages 24- 25)

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:58

 

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Oui les pauvres peuvent avoir honte, il ne se passe un jour sans que j’entende les pauvres d’entre les pauvres accuser leurs voisins de toutes les turpitudes.

 

Prétendre que notre voisin bénéficiaire du  RSA, profite du système, que l’on  connait des chômeurs qui ne veulent pas travailler, que des gens, pas vraiment malade, creusent le trou de « la sécu », et j’en passe, la liste serait trop longue..., bref jeter la pierre à ceux et celles qui vivent les mêmes difficultés que nous, c’est du dernier chic, ça défoule…. On se venge sur qui on peut…

 

Ras le bol donc de ce discours qui met les plus pauvres au banc des accusés ! Oui nous pouvons avoir honte d’avoir aussi bien appris la leçon dispensée par la clique à sarkozi, leçon reprise en cœur par l’ensemble des médias. Leçon que beaucoup répètent à satiété pour le plus grand plaisir des nantis qui peuvent dire « vous voyez, eux-aussi, ils le disent ! »

 

C’est vrai qu’il est plus facile  d’accuser son voisin que l’on voit tous les jours, on peut supposer, comparer, imaginer….  Arrêtons de dire « moi, j’en connais qui profitent de… » Ne soyons pas angéliques, il y a toujours 2 ou 3 % des gens « truandent » ou trouvent des petites combines pour survivre, cela ne doit, en aucun cas, remettre en cause l’ensemble d’un groupe social…  (Selon la CNAF en 2010 sur 60 milliards de prestations versées, il y a 80 millions de fraude délibérée).

 

Nous voyons ou imaginons la fraude des pauvres, il est beaucoup plus difficile de voir comment vivent les nantis, d’imaginer les sommes astronomiques qu’ils gaspillent….Les petites dérives d’un tout petit nombre de pauvres n’ont évidemment rien à voir avec la fraude légale généralisée dont bénéficient les grandes fortunes grâce aux niches fiscales, rien à voir non plus avec les grandes entreprises qui trouvent le moyen de ne pas payer d’impôt grâce à leurs comptables qui connaissent toutes les combines légales  mise en place par le  pouvoir. Il y a aussi nos dirigeants qui dilapident l’argent de l’état dans des proportions que l’on ne peut même pas imaginer….  Il faudrait aussi parler en plus des fraudes à la TVA, des évasions fiscales (bref selon différentes sources une moyenne de 40 milliards d’euros. Calculez la différence entre 80 millions et 40 milliards, vous saurez ou sont les voleurs).

 

Alors que Sarkozi lâche ses chiens contre les pauvres, rappelons-nous par  exemple son augmentation de salaire depuis 2008 de 172 % , l’installation de sa douche à 245 000 € lors d’un sommet européen (dont il ne s’est jamais servi), son avion de mégalomane à 176 millions d’euros sans compter les  16 millions  d’entretien par an, sans compter les voyages, ou encore cet été la rénovation de l’Elysée pour près de 16 millions…  Vous en voulez encore ? Il y en a d’autres… Cela en fait des mois de Smic ou de RSA non ?

 

Quelle honte de voir le sinistre couple Sarkozi-Bertrand  mettre en place un fichier pour contrôle les prestations sociales indûment perçues alors qu’ils vivent grassement sur notre dos. Encore un bon moyen de nous enfoncer dans la tête, que les pauvres sont des voleurs... Sans compter que ce fichier permet de faire un peu de lèche aux extrémistes….

 

Pour conclure pendant que les pauvres se jugent, se dénoncent, se méprisent, s’haïssent, s’étripent, les riches et les dominants s’engraissent et s’amusent de notre comportement…

 

Alors même si ce n’est plus à la mode, il est temps d’avoir une conscience de classe, de réapprendre la solidarité et la fraternité. C’est le prix – modique – de la dignité….

 

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 14:52
Les indignés de l'Europe ont commencé une longue marche vers la capitale de l'Union Européennne Bruxelles « Vamos despacio porque vamos lejos ! » voilà le mot d’ordre de la marche. Aller au plus près des peuples, écouter les citoyens, prendre en note leurs propositions pour le Parlement Européen, proposer des débats sur la situation écononomique, politique, sociale… Voilà le quotidien des Indignés qui traversent l’Europe à pied. Il ne fait que renforcer leur détermination. Les indignés marchent sur Bayonne Une deuxième marche partie de Barcelone arrive à PerpignanLa marche des indignés d'Espagne passe par Perpignan le vendredi 19 août. Une assemblée générale citoyenne est prévue le même soir à 19 h, devant le Castillet. Un pique-nique solidaire est prévu après l'AG avec les indignés espagnols.
Chacun peut amener de quoi manger et boire (alcool déconseillé), pour soi-même et aussi pour nos amis. Vous pouvez également amener des instruments de musique

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 13:45

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Que va-t-il se passer incessamment, sous peu? Le contrat de Véolia avec la ville de Perpignan va arriver à  échéance!.... Oui,et alors me direz vous? il serait peut-être bien et économique, que la Ville de Perpignan redevienne gestionnaire de la distribution des eaux!....D'un point de vue politique c'est sûrement très intéressant ,mais dans la réalité Catalano-Perpignanaise ,vu l'état économique et l'endettement de la Ville, de l'Agglo, du Département et de l'Etat;on est en droit de se poser des questions.
 De plus il est important de savoir, que ce ne serait pas la ville, mais l'Agglo qui aurait la gestion du service des eaux et de l'assainissement. L'Agglo qui est pour le moment une coquille presque vide, qui gère le ramassage des ordures ménagères et qui demain sera obligée contractuellement de reprendre les employés de Véolia. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que les réseaux de la Ville nécessitent des travaux urgents. Conséquences de tout cela, c'est  que l'Agglo devra emprunter encore ,encore et encore !.Et pendant ce temps, Véolia ,"achéte"un aéroport qu'elle aura vite fait de rentabiliser et au même moment, Véolia, se débarrasse d'un service encombrant  compte tenu des travaux a venir . Quant à vous,messieurs, que l'on nomme " grands électeurs"continuez a faire confiance au Président de l'Agglo!!!..
            Quant aux Perpignanais, qu'ils sachent que demain la ville empruntera encore et encore pour racheter des bâtiments de l"Etat (Mess et maison Nicoleau) pour remplir des bureaux vides du centre du Monde qui appartiennent à un promoteur privé espagnol:Vive la République!
         Dans quelques jours nous ferons état des promesses , des mirages ou des mensonges de la dynastie en fin de règne sur le Roussillon.
                                                                                
                                                                  HARRY STOPHANE.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 13:15
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Olivier Rouquan et Jordi Gomez

 

Le CEDS , Centre D'études Diplomatiques et Stratégiques, édite chaque année une revue : Enjeux diplomatiques et stratégiques sous la direction de Pascal Chaigneau . Au milieu d'articles sur  « Les nouveaux rapports de force en Russie » par  Viatcheslav Avioutskii ou « La doctrine Obama an III » par Annick Cizel, on trouve un article à la rubrique « Les enjeux du développement » : « L'espace catalan transfrontalier : enjeu de gouvernance d'abord symbolique »  par messieurs Olivier Rouquan et Jordi Gomez . Olivier Rouquan, les lecteurs de l'archipel contre attaque, connaissent ce politologue confirmé, que l'on peut retrouver aussi sur RFI et France 24 pour de fines analyses. Jordi Gomez, c'est la valeur montante. Auteur d'un passionnant mémoire sur le théâtre de l'archipel de Perpignan qui nous donne plus d'un détail sur « l'étoile noire de la culture » locale  et d'une thèse en cours sur le transfrontalier, il connait les deux catalognes comme sa poche. Comment ces deux parisiens  en sont-ils arrivés à proposer  un papier sur ce sujet  à la revue de géopolitique ? Les deux garçons sont du coin et ont toujours de la famille ici. Et comme le disait Nicolas Lebourg à propos du front national, les Pyrénées-Orientales sont un laboratoire sociétal de par leur position géographique et leur taille.

Alors, que dit l'article à propos de notre espace transfrontalier ? Le titre nous renseigne déjà cruellement :  « enjeu de gouvernance, D'ABORD SYMBOLIQUE »

Ceci, ils l'expliquent par un développement asymétrique, le sud ayant une économie dynamique et le nord malgré les imprécations visionnaires voulant surfer sur le TGV, n'ayant toujours qu'une économie de rente comme l'a écrit Henri Solans. Par ailleurs, le flux humain des deux cotés, n'est pas dû au travail, l'économie n’étant pas assez développée au Nord pour en faire une tête de pont ; la méconnaissance de la langue catalane et des salaires peu élevés ne font franchir la frontière que pour l'alcool, le tabac et la prostitution (confère travail de Dominique Sistach). La question qu'ils posent ensuite est : l'eurodistrict catalan peut-il stimuler et accélérer cette situation dans un sens positif ? Et bien, c'est comme pour un roman policier, je ne vais tout de même pas vous donner le nom de l'assassin. A vous de lire !

 

enjeux-diplomatiques-et-strategiques-2011"L'espace catalan transfrontalier", ENJEUX DIPLOMATIQUES ET STRATEGIQUES, Paris, Economica, 2011

 

O ROUQUAN - expert, institutions & gouvernances territoriales

www.rouquansciencepo.fr

 

PUBLICATION(S) ACTUELLE(S) :

 

- MANUEL DE CULTURE TERRITORIALE, Paris, Ed. Gualino, 2011

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 14:31

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ça fait des années que j’écoute et  je collabore avec Blues de Picolat. Ils font du bon blues, en anglais et catalan (roussillonais, s’il le faut). Les textes de Carles Sarrat -ou  ceux de de son choix- ont un niveau qui tranche avec tout ce qu’on veut nous faire avaler comme de la “musique bien de chez nous”

http://www.youtube.com/watch?v=rm9jqRaDIzk&feature=player_embedded

Dans une société plus pyrénéesorientalaise que catalane,  ou la dénomination “musique catalane”  ne veut plus rien dire (oui, quand même, c’est devenu plutôt une dénomination péjorative pour les gens un tant si peu cultives) avec des textes hybrides (ni du catalan ni du français) qui gravitent autour du rugby, la cargolade, l’apéro et le Canigou …. entendre des bons textes en catalan, qui parlent de la vie quotidienne sans tomber dans la nostalgie abrutissante, ça se remarque! Textes avec lesquels l'auditeur catalanophone ne se sent pas un handicapé,  déficient linguistique, puisque les auteurs lui font crédit d’une intelligence assez développée pour comprendre des concepts qui vont au-delà de la rigolade régional et la catalanade bien grasse.

http://www.youtube.com/watch?v=wd9-oXJ9F2Q&feature=player_embedded

Je ne sais pas si la catalanité avance ou recule dans le nord de la Catalogne... quoi que j’ai ma petite idée. Ce que je sais c’est que  dans le domaine de la musique le catalan a reculé de façon spectaculaire. Il est loin le temps, en Catalogne Nord, où la musique et la chanson en catalan étaient différentes et créatives, avec des textes travaillés et d’une poésie certaine. Actuellement, on peut uniquement écouter -sans honte- un trop rare Pere Figueres, les Blues de Picolat et, dans un registre très différent, Albert Bueno (eh bé, oui, lui, au moins, écrit aussi de textes qui ne tombent pas dans l’allioli régional).
Les autres chanteurs et groupes “amateurs de la langue catalane" -amateurs sans jamais en prononcer un mot si ce n’est que pour “faire rire” (c’est rigolo, le patois!)-  qui font une alchimie entre rythmes faciles et paroles désolantes, réduisent le concept “musique catalane”  à une mauvaise sauce pour touristes qui enfonce, un peu plus, les autocthones -analphabètes en catalan- dans le mépris de soi et des siens.
Je suis parolier occasionnel de quelques-unes des chansons de Blues de Picolat. Certaines ont été une tentative d'utiliser le catalan roussillonais pour traiter des sujets d’où il est absent depuis que la substitution linguistique est pratiquement achevé

http://www.youtube.com/watch?v=PJmJsxUh4nc&feature=player_embedded

Je finis avec ce petit bijou. Le poème "Si la despullava" de Joan Salvat-Papasseit que Teresa Rebull avait mis en musique. Carles Sarrat a fait une adaptation, à l'occasion de l'hommage que Teresa Rebull reçut à Barcelona de la part des institutions et des artistes et chanteurs catalans. Au fait, cette grande dame de la chanson (prix Charles Cros entre autres) attend encore un hommage de la même ampleur ici à Perpignan ou à Banyuls, son village.

http://www.youtube.com/watch?v=TMvj0CMB3ms&feature=player_embedded

 

 

en catala: http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/07/22/blues-de-picolat/

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 14:07

 

780_008_4287880_8cc54f6c29671ae8397a6d6f86be835a.jpgElisa Révilla à droite signant une convention pour le collége Comte Guiffré avec Paul Goze pour l'USAP et Père Manzanarés pour Arrels

 

C'est une figure de l'enseignement et de la culture catalane qui vient de nous quitter , trop rapidement. Fondatrice et présidente du collège Catalan Comte Guiffré, membre du conseil d'administration de l'association OMNIUM Cultural Nord (organisatrice acharnée de la nuit littéraire catalane de Sant Jordi) et de manière générale militante de la cause catalane, elle avait été de tout temps celle qui pensait que « cal fer pays » Elle nous manquera! Ceux qui voudront lui rendre un dernier hommage pourront le faire ce samedi à 13H30 au crématorium de Perpignan

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 12:11

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Vu dans la gazette des communes (link) une information qui va faire passer la ville de Perpignan et son agglomération pour la Gréce. Le PPP  partenariat publique privée, qui permettait par un jeu comptable de ne pas faire figurer les investissements du type Théâtre de l'archipel dans le solde de la dette en le glissant sous le tapis n'est plus possilble.Les discours de Jean-Marc Pujol et de Jean-Paul Alduy n'y pourront rien. Le masque tombe et la "gueule de bois"  des finances publiques locales va être sévéres."Un arrêté récent et passé quelque peu inaperçu impose aux collectivités de comptabiliser l'investissement réalisé en PPP comme un endettement.

C’est une disposition passée quelque peu inaperçue mais qui pourrait avoir des conséquences sur l’intérêt des élus locaux pour les Contrats de partenariat public-privé (PPP) : un arrêté du 16 décembre 2010 relatif à l’instruction budgétaire et comptable M 14 applicable aux communes et aux EPCI prévoit dans son 1er article qu’« à partir de la mise en service du bien objet du CPPP, le bien est intégré au compte 21 [immobilisations corporelles] approprié pour sa valeur totale correspondant au coût d’entrée chez le partenaire privé. »

PPP = dette depuis le 1er janvier – Et le texte de préciser que pour « la part investissement restant à payer », « la contrepartie est enregistrée par opérations d’ordre non budgétaire au compte 1675 », sous-partie du compte 16 « Emprunts et dettes ». En clair : le PPP est désormais bien assimilé à un endettement et ce depuis le 1er janvier 2011, date d’application du décret.

Pour Gaëtan Huet, directeur associé de Partenaires finances locales, cette modification du cadre comptable des collectivités a le mérite de la transparence : « Désormais, les collectivités ont l’obligation de constater dans leur endettement les PPP. Cela traduit la réalité économique et comptable du PPP qui a des avantages, mais qui crée aussi de l’endettement ».

En bref, ça sent la hausse massive d'impot pour l'année prochaine voir la mise en tutelle

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