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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:10

Numériser

Dans un post récent Luc Malpeyre croyait révéler que :  « Perpignan : L’opération immobilière autour de la gare TGV va-t-elle dégénérer en fiasco économique, pour cause de non passage de la future Ligne à Grande Vitesse ? » Mais c'est comme découvrir que l'eau ça mouille . Le fait était prévisible et avait été prévu, il y a longtemps par les chroniqueurs de l'archipel contre attaque

link

Gare de Perpignan : aujourd'hui centre du monde, demain centre de l'univers !

link

La couillonade del "Centre del Mon" de Perpignan

. Sauf que peut être à l'époque, on arrivait par à croire à l'énormité, comme pour le théâtre de l'archipel. Déjà, il faut savoir que la plupart des gares TGV sont construites à l'extérieur. Ici il n'y aura pas d'exception :le couloir ferroviaire des 1 000 mètres de la future LGV « n’était pas prévu pour passer par Perpignan, mais qu’il serait bien dessiné sur un tracé Pollestres-Le Soler… »L'entreprise espagnol Metrovacesalink qui a investi dans le projet immobilier peut se sentir floué par Jean-Paul Alduy .Et ce n'est pas l'administration judiciaire qui y sera transférer qui fera sa fortune, et encore moins des logements sociaux. Le fait que le TGV tarde à arriver et que lorsqu'il arrivera, ce sera dans un contexte d'économie en chute libre...bref s'était couru d'avance. Metrovacesa apprendra comment on fait fortune en Catalogne Nord : on achète un Jean-Paul Alduy au prix qu'il vaut . Et on le revend au prix qu'il dit valoir !

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 21:10

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Bour-quinquin au Tibet....  Serait-ce le titre d'une future bande dessinée? Pour en savoir plus, nous avons  mené notre propre enquête en recherchant les origines de l'INFO ou de l'INTOX....
     En réalité,la rumeur serait partie d'un site où l'on mélange avec plaisir: le SCOOP,la RUMEUR,l'INFO ou l'INTOX. Une potée "journalistique" qui peut intoxiquer certains lecteurs ,mais qui profite du manque de réactivité d'un quotidien local au bord de l'abîme ....
D'après le site la "potée.eu" C.B alias Christian Bourquin serait parti en vacances  au Népal pour un séjour dans la chaine de l'Himalaya où culminent les plus hauts sommets du monde
--Certes C.B a déjà vaincu le Canigou , mais s'attaquer à l'Annapurna ou encore plus haut (8848m) l'Everest, n'est-ce pas au dessus des possibilités physiques d'un Président de Région, qui se remet doucement de l'ablation d'un rein ?... Peut-être que, Christ hi han, traverse une période mystique profonde et  serait à la recherche d'une nourriture énergétique et spirituelle?...Dans ce cas, la Région  Himalayenne, qui abrite des lieux mystiques et de  magnifiques monastères; où,nous affirment certains croyants,  vivaient des Dieux et des Génies. Christ.B  pourrait donc enrichir sa culture religieuse et améliorer sa forme physique!
-- Connaissant la personnalité du Président de Région, on est en droit de se poser la question quelle est la raison qui nous prive des "APPARITIONS" de C.B dans la PRESSE et sur le petit ECRAN?..Il est vrai que ces absences, permettront aux contribuables d'économiser quelques dépenses de COM dont le Président est un gros CONsommateur!!...C'est appréciable en ces temps de CRISE...
--Une autre probabilité peut être envisagée: Christ.B le banni du PS, mais néanmoins premier soutien de François Hollande,pourrait participer à la prochaine campagne Présidentielle??.Ainsi François que l'on dit "MOU" ,pourrait raffermir ses convictions  avec dans son équipe un "DUR" de la trempe de C.B......
--Dernière possibilité , mais la moins probable! Christ.B serait en train de mettre au point une Lotion Miracle pour  sortir la France de la Crise? Il paraît même qu'il préparerait une intervention au Palais du Luxembourg ;espèrant sans le dire un poste de Secrétaire d'Etat aux Dépenses..... 
                                                                                                    On ne prête qu'aux riches et ils sont de moins en moins nombreux.
                                    Harry Stophane.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:27

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C'est avec une cinquantaine de personnes que le politologue Olivier Rouquan, le sénateur maire    du Soler, François Calvet, l'ex député maire de Céret Henri Sicre ont débattu autour du livre culture territoriale. Les deux praticiens du territoire et le théoricien et observatoire ont croisé leur jugement et leurs expérience donnant un meilleur éclairage sur le sujet. Un publique participant de grande qualité, simple citoyen ou personne de la parti. L'élu cdc d'opposition Clotilde Ripoull  interroge sur les possibilités de contrôle du citoyen et des élus d'oppositions au regards des budgets engagés et finalités de certains projets. La journaliste de l'AFP et auteure d'un récent livre « La bataille du sénat » Suzette Bloch link s'inquiète du fait que les créateurs de lois soient souvent ceux qui les appliquent sur le territoire. Et qu’en l’espèce la séparation des pouvoirs recommandée par Montesquieu dans «De l’esprit des lois» ne soit pas respectée. Henri Sicre analyse,lui, l’évolution des collectivités territoriales depuis les premières lois de décentralisation Deferre link. François Calvet se félicite pour de gros projet comme la mise en cohérence du bassin et des réseaux aquifères. Ou, à l’inverse de l’incohérence sur le thème des transports, où à la fois, l’agglomération de Perpignan, le conseil général et la région ont pouvoir de décision sans avoir l’obligation de s’entendre entre elles: ce qui donne lieu à des redondances absurdes. Une expérience pédagogique et démocratique à réitérer !Bientôt en intégralité et en vidéo sur ce site

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:28

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         UPP 2011-2012

L’Université Populaire de Perpignan a été créée en 2006.

 

Depuis lors, tous les ans, de novembre à juin, dans les locaux de l’université de Perpignan, elle propose une série d’ateliers.

D’une année sur l’autre, leur nombre et leur contenu varie.

Cette année, ceux qui le souhaitent pourront débattre dans le cadre d’ateliers animés par :

  • Michel Balat, psychanalyse
  • Robert Barnoyer, écoute du jazz
  • Annie Jourdain, portraits de femmes de génie
  • Eliane le  Dantec, sociologie du travail
  • Marion Poirson, analyse de l’image cinématographique
  • Dominique Sistach, l’utopie dans la pensée politique (ou thèmes d’actualité selon les souhaits des participants)
  • Henri Solans, l’agonie du capitalisme (économie politique)
  • Robert Sulpice, design, inventer un jeu « Lutopy »
  • Ana Vincenot, atelier d’espagnol, (deux niveaux)

Fidèle à l’esprit des universités populaires, l’accès aux ateliers est libre et gratuit.

Chacun s’y comporte comme il l’entend, muet s’il le veut, questionneur s’il le souhaite.

Pour participer, il lui suffit de pousser la bonne porte, le bon jour, à la bonne heure.

Pour les deux mois à venir, novembre et décembre  2011, le calendrier est le suivant :

 

MARDI 18h30

Robert Barnoyer

Annie Jourdain

 

15/29 novembre

22 novembre

 

13 décembre

6 décembre

 

Ac1  (IUT)

Ac1  (IUT)

MERCREDI 18h30

Henri Solans

30 novembre

7/14 décembre

Amphi IUT

VENDREDI 18h

Ana Vincenot (1)

18/25 novembre

2/9/16 décembre

F309 (UP)

SAMEDI 10h

Marion Poirson

Robert Sulpice

Michel Balat

19 novembre

26 novembre

 

 

10 décembre

17 décembre

3 décembre

 

F309 (UP)

F309 (UP)

F309 (UP)

 

(1) Pour l’atelier d'espagnol prière de vous inscrire d'avance auprès d'Ana Vincenot, soit par mail anavincenot@hotmail.fr

ou bien par téléphone 0609538947

L’atelier de philosophie tout d’abord animé par Michel Tozzi puis Jacky Arlettaz n’a plus d’animateur. Cela ne l’empêche pas de vivre, les participants l’ont pris en charge et organisent des sessions par le biais d’internet.

Ajoutons qu’au cours du second semestre, l’UPP envisage d’organiser des débats hors ateliers, sur deux thèmes :

  • L’objection de croissance avec Paul Ariès
  • La pensée politique des candidats aux présidentielles (vue par des historiens)

Pour tout renseignement complémentaire, se reporter au site de l’UPP :

https://sites.google.com/site/upperpignan/

Enfin, pour ceux qui sont déjà venus et ceux qui pourraient nous rejoindre, nous organisons une séance d’information-débat le mardi 8 novembre à 18H30

Amphi 1 à l’université de Perpignan.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 13:54

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Le jeudi 10 novembre ,à 18 heure, à la librairie torcatis à Perpignan, le politologue Olivier Rouquan présente son dernier ouvrage sur la réforme territoriale. Suivra un débat avec le sénateur, maire du Soler, François Calvet et Henri Sicre, ancien maire de Céret, ancien créateur et président du "Pays Pyrénées-Méditerranée".Il est aussi le député socialiste qui a siégé le plus longtemps sur les bancs de l'assemblée sous la Ve République. La présentation et le débat  seront animé et organisé par le journaliste Nicolas Caudeville


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PRESENTATION
Olivier Rouquan est docteur en science politique. Il est chargé de cours au Centre National de la Fonction Publique Territoriale, et à l’Institut Supérieur de Management Public et Politique. Il enseigne et publie régulièrement des travaux de recherche, sur les institutions et les gouvernances territoriales. Il forme les fonctionnaires territoriaux et de l’État depuis plusieurs années, notamment dans le cadre des préparations aux concours.
QUATRIEME
Depuis quelques années, la conduite du changement des administrations bouleverse la gestion du territoire. Décentralisation et déconcentration sont ainsi réformées au nom de la performance publique, les techniques de management des ressources financières et humaines étant converties à l’efficience – faire aussi bien avec moins -. En effet, la mondialisation et le néo-libéralisme dominants veulent une diminution de la dépense publique, alors que les collectivités locales se convertissent aux exigences de compétitivité et d’attractivité territoriales.
Le besoin de rationaliser les institutions tient en partie à la généralisation de la gouvernance comme modalité de prise de décision multi-acteurs, multi-niveaux : en effet, l’action publique territoriale résulte de plus en plus de contrats passés entre plusieurs collectivités – dont l’État voire l’Union européenne -. En résulte une complexité certaine du management public et politique. Après trente ans de décentralisation continue, la volonté de simplifier les niveaux et de clarifier les compétences est affirmée. L’orientation est-elle tenable, alors que les partenariats se sont multipliés tous azimuts ? Il est dans tous les cas utile de faire le point sur le qui fait quoi et avec quels moyens, entre communes, intercommunalités, départements, régions et État central.
Ce dernier révise aussi son organisation, au moins depuis la Révision Générale des Politiques Publiques. Le niveau régional devient le point de cohérence de la déconcentration. Le personnel est redistribué entre les directions départementales et régionales, moins nombreuses. Dans tous les cas, la puissance publique intervient moins directement, régulant davantage, laissant la mise en œuvre aux acteurs externes, publics et privés. Ce modèle, largement inspiré par l’Union européenne, n’est pas pour autant consensuel.
Il faut donc interroger la légitimité, non seulement de ces évolutions mais aussi des pouvoirs structurant le territoire. Dans ce livre, les réformes contemporaines sont mises en perspective, pour rappeler quels sont les éléments fondamentaux à la fois du contrôle étatique sur sa population et son territoire, et de l’autorité des élus locaux sur leurs périmètres. Ainsi, même si nos sociétés ont fait de la mobilité une valeur, constatons à quel point des traditions et des symboliques ancestrales continuent d’animer la vie politique locale.

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-cantonnales-reforme-des-collectivites-territoriale-67394161.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-henri-sicre-ex-maire-70146967.html

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:26

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Suite à l'incendie de Charlie Hebdo, nous avons souhaité reproduire comme Rue 89 l'article de  Sylvain Crépon, Romain Ducoulombier, Stéphane François, Nicolas Lebourg, Jean-Baptiste Pointel et Valéry Rasplus dans la revue du net, Fragments sur les Temps Présents: http://tempspresents.wordpress.com/about/

 

Cette forme d’humour et de représentation s’inscrit en effet dans la longue histoire de la conquête de la liberté de la presse. Les affres des pressions connurent bien des formes. Sous l’Ancien régime, la censure frappait après la production libre des œuvres – redoutable liberté qui impliquait une auto-censure hégémonique. Ce fut d’ailleurs le destin de la pièceLe fanatisme ou Mahomet de Voltaire que d’être censuré pour la charge implicite qu’elle représentait contre l’Église catholique, avant que d’être sous le poids de nouveaux censeurs durant « l’affaire des caricatures danoises » où on tenta derechef d’empêcher ses représentations… 

La pleine liberté de la presse fut un chantier de la Révolution. On vit les gazettes fleurir et, à côté, les gravures satiriques (1 500 entre 1789 et 1792). La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen signifie en son article 11 : « la libre communication des pensées et des opinions est un des biens les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Robespierre dénonça avec véhémence cette restriction. Durant la Terreur, il n’interdit d’ailleurs pas les opinions dissidentes, mais c’est la menace de mort qui servit de censeur et de moteur à l’auto-censure. 

La chaotique histoire politique française du XIXe siècle entraîna un long chemin. Talleyrand certifiait la complexité de la tâche pour un gouvernement se souhaitant pérenne: « Quand la presse est libre, lorsque chacun peut savoir que ses intérêts sont ou seront défendus ou attend du temps une justice plus ou moins tardive, l’espérance soutient, et avec raison, car cette espérance ne peut être longtemps trompée ; mais, quand la presse est asservie, quand nulle voix ne peut s’élever, les mécontentements exigent bientôt, de la part du gouvernement, ou trop de faiblesse ou trop de répression. »

A la suite de la révolution de 1830, est fondé le premier journal satirique, La Caricatureoffrant articles et dessins pour traiter de l’information mais aussi la traîner en dérision. Quoique le journal subisse force répression, il invente un format qui essaime dans toute l’Europe. Le Canard enchaîné est un de ses descendants. L’hebdomadaire satirique a construit en partie son image sur ses caricatures et inventé une dialectique légende-dessin qui n’existait pas. Il lui est revenu également d’imposer un style graphique enlevé rompant avec la tradition de la lithographie imposée par La Caricature. 

La libéralisation juridiquement énoncée intervint avec la loi du 29 juillet 1881. L’article 1 déclare sobrement : « l’imprimerie et la librairie sont libres ». Contrebalançant ce droit, sont institués le dépôt légal, le droit de réponse au profit de toute personne citée, des pénalisations de la diffamation et de l’injure. Avec quelques évolutions (loi de 1970 sur le droit à l’image, lois de 1993 et 2000 sur la présomption d’innocence) cette loi constitue toujours le socle de la liberté d’expression publique en France. Dans la libre production qui s’épand, le dessin prend une place nouvelle au sein des polémiques rageuses du temps (scandale du Panama, Affaire Dreyfus, séparation de l’Église et de l’État…). En témoigne l’agitateur antisémite Édouard Drumont, qui explique lors du lancement en 1893 de son journal ouvertement antisémite La Libre parole illustrée comment « l’image doit compléter l’œuvre de la plume. Elle s’adresse à ceux que l’écriture n’a pas encore touchés ». L’Affaire voit les caricaturistes se mobiliser, l’art étant intégré à l’ensemble du combat politique. Lancé par le camp antidreyfusard Psst… ! arrête sa publication avec la condamnation du capitaine, les dessinateurs Forain et Caran d’Ache signifiant en une métaphore limpide : « nous remettons le fusil au râtelier, et nous arrêtons la publication de notre journal ». 

L’illustration et la presse allaient jouer ensuite un rôle majeur dans la propagande belliciste des États lors de la Première guerre mondiale. Un sursaut éthique intervient avec la création du premier syndicat de journalistes en France le 10 mars 1918. Ce dernier adopte une charte de « devoirs professionnels des journalistes français », fixant les règles de respect du public, des sources et des pairs. La réflexion critique intègre également la production du dessin. Celui-ci se détache de l’illustration et de l’humour pour devenir un genre journalistique en-soi. Il n’est d’ailleurs pas omis lorsque l’État se décide à doter la profession d’un statut juridiquement défini, par la loi du 29 mars 1935 puis en 1936 par l’instauration de la carte professionnelle. Bien sûr, il existe une déontologie différenciée entre le journaliste auteur de reportages et d’articles et son confrère dessinateur. Pour le second, il s’agit moins d’informer que de faire jaillir ce qu’il y a de cruel et drôle, de « bête et méchant », dans l’actualité. C’est un travail paradoxal par rapport au reste de la profession, et également dans sa pratique (René Pétillon, pilier du Canard enchaîné,soulignait dans un entretien comment les hommes politiques dont il traque les travers finissent par devenir ses « héros », ses propres personnages, comme en partie déconnectés de leur modèle, un phénomène suractivé dans la caricature télévisée avec un Chirac desGuignols de l’Info qui mène sa vie propre en parallèle à celle de l’homme politique). 

L’écrivain collaborationniste André Billy écrivait dans Le Figaro du 5 juillet 1940 : « c’est le régime de la parole qui nous a fait descendre où nous sommes. C’est par une cure de silence qu’il faudra entreprendre l’œuvre de notre guérison. » Faire taire la dissonance est bien une marque de l’autoritarisme. Je suis partoutconfie ses dessins de « Une » à Ralph Soupault. Cadre du Parti Populaire Français de Doriot, la fluidité de son trait, prompt à pointer les stéréotypes tant physiques que psychologiques attribués aux juifs,sert la tendance la plus radicale du journal, également incarnée par l’écrivain Lucien Rebatet.

A la Libération, il s’est donc agi non seulement de permettre l’émission des discours mais également leur diffusion. Les scandales sur les liens entre médias et milieux d’affaires, Vichy, furent deux motivations poussant à une nouvelle normalisation en 1944. Outre l’Épuration des collaborateurs, la Résistance souhaitait libérer la presse des conglomérats financiers pour assurer un réel pluralisme politique. La tâche fut empiriquement délicate, mais, au niveau des valeurs, traça une dynamique. En 1971, les pays de la Communauté Européenne adoptèrent une déclaration sur la liberté de la presse dont le préambule précise : « le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des droits et des devoirs des journalistes. La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics ». L’Europe a d’ailleurs pu parfois modérer les velléités de répression des médias émis par les États. Ainsi, entre autres exemples, en 1999, la Cour de Strasbourg a sanctionné la France pour avoir condamné Le Canard enchaîné pour « recel de document officiel ». 

« Dans toute société la production du discours est à la fois contrôlée, sélectionnée, organisée et redistribuée, remarqua Michel Foucault, par un certain nombre de procédures qui ont pour rôle d’en conjurer les pouvoirs et les dangers, d’en maîtriser l’événement aléatoire, d’en conjurer la lourde, la redoutable matérialité. » Or, le dessin satirique peut partir à l’assaut des convenances tant politiques que formelles. Sous la houlette de Siné, Mai 68 eut son journal illustré : L’Enragé, journal révolutionnaire alignant 25 dessinateurs dont Cabu, Pétillon ou Wilhem. Non diffusé en kiosques mais à la criée, de façon militante, le périodique a un slogan sans ambiguïté : « ce journal est un pavé ». Il y a là la matrice deCharlie Hebdo, journal satirique et subversif dont la « Une » n’est pas composée d’articles mais d’un dessin qui tient tant de l’affiche politique qu’il sert souvent à cela… quelles autres Unes que celles de Charlie Hebdo sont-elles ainsi collées sur des cartons et exhibées dans les manifestations ?

Sortie du dessin, la satire politique peut même tenter de subvertir le champ politique de l’intérieur, comme lorsque Coluche, soutenu par Charlie Hebdo, se lance dans la course à l’élection présidentielle en 1981. Elle peut aussi devenir le masque de représentation de la subversion, ainsi lorsque Dieudonné habille déclarations et meetings politiques radicaux en spectacles – l’argument de l’art permettant un jeu plus vif avec la législation encadrant la liberté d’expression.

Ce n’est donc pas un marché sans fin ni règle qui doit s’élaborer dans l’espace public européen, mais un espace qui doit assurer la réalisation des valeurs démocratiques. La société de l’information a entraîné dorénavant une réflexion critique régulière des médias sur eux-mêmes. Si, au cours du siècle, le ton de la presse française s’est policé, elle use encore d’un nombre considérable d’éditorialistes qui démontre la persistance d’une tradition très « politique » et « citoyenne » que l’on retrouve aujourd’hui dans nombre de blogs amateurs avec les mêmes défauts chroniques (paraphrase de l’événement, commentaires sur le commentaire, absence de vérification des assertions, et même, désormais, ici aussi, collusion avec le mercantilisme). L’esthétique et l’éthique maniées en permanence par les « toutologues » n’est pas un approfondissement de la morale publique mais bien sa stérilisation : « allons, n’aie pas peur de te fatiguer pour rendre service à un ami : je t’en prie réfute moi » disait Socrate à Polos. 

Le dessin de presse, lui, continue à saillir. D’une manière certes pondérée : l’outrance en tel journal est norme en tel autre. Le dessin satirique vient conforter un lectorat dans un entre-soi, dans l’identité politique et culturelle partagée par ses lecteurs. Souvent, l’illustration fait rire, parfois elle exaspère. Vient le temps des controverses. La caricature de l’actualité révèle un problème, un malaise. Cela est typique de la confrontation avec le refoulement des questions : les identités deviennent difficiles à conserver, dès lors il est plus aisé de refuser le questionnement et de partir dans l’excès de littéralité. Alors, ce n’est pas tant la caricature qui pose problème, c’est son interprétation. Ainsi, nombreux sont ceux qui, bien que défendant la liberté d’expression, viennent pondérer leur soutien en affirmant que telle caricature n’est pas de bon goût, pas pertinente ou « allait trop loin »… Deux ordres de discours sont confondus. D’une part, il existe une critique esthétique. La question qui se pose est celle de la qualité de l’image, de sa réalisation, de la pertinence d’un choix pour transmettre un message. Ceci relève d’un choix et d’une adhésion. Aucun juge n’acceptera de statuer sur cette question. Ici, le débat relève du « choix artistique », notion individuelle dans nos sociétés libérales. D’autre part, le fondement éthique est l’inverse même. La caricature est évaluée selon des critères moraux. Or, cette dernière vise justement à transgresser un code. Il faut interroger la finalité de cette transgression. Ainsi il est possible de différencier le commencement d’une réflexion critique d’un comportement condamnable : l’appel à la haine, la volonté de dégrader ou d’humilier, l’outrage, la diffamation, la calomnie…  

Dans un monde planétarisé, la caricature peut connaître des destins bien éloignés de son élaboration factuelle. Plantu, le dessinateur de la « Une » du Monde, s’était ainsi vu expliqué en 1992 par ses pairs du quotidien qu’un dessin moquant les rumeurs de mort imminente du Président Mitterrand risquait, s’il était ainsi publié, d’être pris pour une validation de ces rumeurs, et d’entraîner ipso facto une spéculation contre le franc sur les marchés internationaux. En 2006, suite à l’affaire des « caricatures danoises », il certifiait qu’« il y a de plus en plus une chape de plomb qui tombe sur les dessinateurs et sur les humoristes quand on parle de religion ». En réponse à ces dessins, avait été lancé en Iran un concours international de caricatures à propos du judéocide. Il s’agissait d’arguer du fameux « deux poids, deux mesures », de prendre l’Occident dans la contradiction de ses valeurs et normes. Suite à Charia Hebdo, une caricature antisémite et négationniste s’est répandu sur internet dans la même optique. Rien de nouveau dans ces embuscades contre les principes démocratiques, mais tel est l’enjeu politique. L’honnêteté intellectuelle discerne les divergences et, puisque somme toute tout cela n’est que dessins, recourt à la vieille analyse iconologique. 

Le principal dessin danois avait été interprété de diverses manières car graphiquement il représentait un Mahomet terroriste aux yeux emplis de haine… soit tout le contraire de celui dessiné par Luz à la « Une » de Charia Hebdo. Le regard hagard du personnage vient y souligner le caractère loufoque et nonsense de son propos : c’est là la grande tradition de la caricature de presse qui invente un personnage en en présentant un référentiel, comme déconnecté de son modèle historique, et qui démonte l’absurdité de la pensée paranoïaque en mettant à jour son aporie argumentative.

L’actualité du débat mettant aux prises la caricature et la liberté d’expression, qui, comme nous venons de le montrer, date de plus d’un siècle, montre que le b.a.-ba démocratique a, aujourd’hui encore, du mal à passer. Il est donc urgent de réaffirmer ses principes, en évitant toutefois deux écueils. Tout d’abord celui du piège d’un humour communautarisé qui voudrait que seule une « communauté » soit habilitée à se moquer d’elle-même. Ce qui aurait pour conséquence d’annihiler la notion le bien commun (la liberté) en la soumettant à un relativisme culturel généralisé faisant la part belle aux instrumentalisations les plus grégaires. Ensuite, celui d’une concurrence généralisée entre entités communautaires qui ne s’autoriseraient qu’à caricaturer l’Autre. L’exposition des caricatures antisémites du régime iranien en guise de réponse aux caricatures de Mahomet en est le plus sinistre exemple. Plus proche de nous, on peut déjà supposer que les mouvements nationaux-populistes vont s’engouffrer à nouveau dans le débat en soulignant l’incompatibilité de certaines religions avec les principes démocratiques. Ce qui tient, là encore, au rabais la valeur universelle des fondements démocratiques qui font du bien commun un principe transcendant les particularismes.

http://tempspresents.wordpress.com/2011/11/05/dessins-transgressifs-et-normes-politiques/

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 17:18

Nicolas-Caudeville-L-archipel-contre-attaqueNicolas-Caudeville-L-archipel-contre-attaque

 

Un jour, il fallait que ça nous arrive à nous aussi. D'habitude, on ne serait pas du genre « frimeur comme un camion de pompier », chiffres de production de charbon et d'acier d'Union soviétique ou bien, la baisse des chiffres de la délinquance selon l'UMP. Mais, avec une progression de 2600 lecteurs uniques en un mois. Après une augmentation de 2O10 à 2011 en juin de 2000 lecteurs uniques, passant de 3000 lecteurs uniques à 5000, nous sentions déjà une nette montée. Merci à tous les lecteurs nouveaux et anciens qui nous suivent, eux aussi, à la recherche d'une information différente, un éclairage façon « école buissonnière », le tout tinté d'humour et d'ironie dans une société où comme le disait Arthur Koestler : « Toute chose cesse d'être drôle, à partir du moment où elle s'assoit sur vous ! »

Lisez ou relisez les articles et les interviews qui ont fait le succès de notre site :

 

Gréve à Médipole

gréve banderole

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-clinique-medipole-greve-ils-ont-commence-a-300-comme-aux-thermopyles-par-nicolas-caudeville-77091119.html

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-retour-sur-la-greve-de-medipole-la-lutte-des-classes-contre-attaque-par-nicolas-caudeville-79456188.html

 

La crise des archives municipales de Perpignan

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http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-archives-municipales-la-farce-cachee-de-la-mairie-interview-clotilde-ripoull-nicolas-mar-76160241.html

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-affaire-des-archives-de-perpignan-la-reponse-du-berger-a-la-bergere-par-nicolas-caudeville-78126432.html

 

Les cantonales à St Jacques, le recours de Pierre Parrat Contre Jean-Louis Chambon

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http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-pierre-parrat-le-ridicule-ne-tue-pas-ce-qui-ne-nous-tue-pas-nous-rend-plus-fort-et-il-a-decide-de-devenir-super-balaise-2-par-nicolas-caudeville-71220386.html

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-cantonales-recours-de-pierre-parrat-contre-jean-louis-chambon-a-st-jacques-le-tribunal-87152821.html

 

Des interviews : Jean-Pierre Chevénements, Arnaud Montebourg, Marine Lepen

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http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-j-67290077.html

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-arnaud-montebourg-le-seul-candidat-a-la-primaire-socialiste-vraiment-a-gauche-interview-par-nicola-83608844.html

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-marine-lepen-en-catalogne-nord-entretien-par-nicolas-caudeville-69055845.html

 

Des analyses et des analystes : Olivier Rouquan, Dominique Sistach, Nicolas Lebourg....

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http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-cantonnales-reforme-des-collectivites-territoriale-67394161.html

 

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-la-fievre-du-front-national-interview-de-l-historien-nicolas-lebourg-et-du-politologue-dominique-sistach-par-nicolas-caudeville-69950488.html

La saga des Alduys, Laurence, Jean-Paul, le théâtre de l'archipel, el centre del mon, la fin des estivales ...

auteur 536 portrait

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-defaite-de-jean-paul-alduy-aux-senatoriales-retour-de-boomerang-pour-l-ump-aux-legislatives-par-ni-85682424.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-laurence-borreil-alduy-femme-de-jean-paul-lui-meme-senateur-et-president-de-l-agglomeration-de-perpignan-voulait-creuser-le-trou-de-la-secu-par-nicolas-caudeville-68879311.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-inauguration-du-theatre-de-l-archipel-la-bande-annonce-86271680.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-marie-pierre-baux-l-archipel-et-alduy-lui-ont-tout-pris-par-nicolas-caudeville-73239933.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-la-couillonade-del-centre-del-mon-de-perpignan-par-aleix-renye-journaliste-76311949.html

Un grand merci aux chroniqueurs et autres honorable correspondants et le technicien et aux lecteurs !

 

 

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 00:27

Figueras, flamenco, putes et paelà http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/10/26/a-figueras-flamenco-putes-i-paela/
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La première pub de la SNCF et la RENFE pour faire la promo de la ligne du TGV entre les villes catalanes de Perpignan et Figueres est sans équivoque. Castagnettes pour évoquer le taka-taka-taka-tak du «salero» du «flamenco». "Espagne" comme premier mot du message, pas de "Catalogne", pas de “Dali”, pas de “Costa Brava”, no. "Espagne", parce qu'ils savent que “Espagne” réveille tous ces clichés qui imprègnent l'imaginaire des français. Et les publicitaires n’ont pas pour mission instruire le peuple...
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Certains d’entre nous voulons croire dans le transfrontalier comme vecteur de catalanité. Des fois, même, on arrive à se convaincre que les mentalités ont changé. Que en Catalogne Nord et partout en France tout le monde sait que Perpignan, Figueres et Girona sont situés en Catalogne. Que c’est acquis, que la Catalogne -bien que n'étant pas un pays reconnu par la communauté internationale- elle est un cas a part, quelque chose de différent. Et que les Catalans du sud n’aiment guère qu’on les appelle espagnols, que ça les met en colère (nous en Catalogne Nord non, il y a bien peu des choses qui nous indignent et qui nous mettent en colère. Nous, dans le nord de la Catalogne, "on est fiers d’être catalans" en brandissant un drapeau étoilé indépendantiste -sans trop le savoir- chez l'USAP et, en même temps, couler des larmes d'émotion en chantant la Marseillaise pour le XV de France ... parce que "nous sommes d'abord et avant tout, fiers dêtre français, quand même!"). Non, les attitudes n'ont pas beaucoup changé depuis que nos parents et grands-parents allaient "en Espagne, à Figueras”, pendant le régime de Franco, pour "fère quatre curses, nina, i minjà una bona paelà" s'ils étaient avec leurs épouses. Et pour aller voir les putes et un “tablao flamenco" si ils y allaient “ambe los companys” .
Soixante ans plus tard, avouons-le, la grande majorité d’entre nous traverse la frontière pour les mêmes raisons que nous aînés "fère quatre curses" et manger une paelà. Non, pas une paella! La paella c’est un plat qu’on trouve rarement dans ces restos atrape-couillons pour une clientèle française que fait une virée d’un jour "en Espagne".
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Quoi que maintenant nous avons plus tendance à aller à ces "buffet gratuit" pour nous "empifrar" jusqu’aux oreilles.
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Et on descend aussi "ambe los companys" pour aller aux putes, puisque plus de 80 pour cent des «clients» de la prostitution le long des routes, dans la province de Gérone, ce sont des français.

Certaines élites de l’Espace Catalan Transfrontalier (à gauche) ou de la future Agglomération transfrontalière (à droite) sont convaincues que, avec le TGV on va réussir à faire connaître “partout dans le monde cet espace économique et culturel commun”. Que des bonnes intentions, beaucoup de boulot et peu de résultats, pour l’instant.

Comme au siècle dernier, pour l’imaginaire français -et malheureusement aussi pour l’imaginaire comatique et amnesique nord-catalan- au delà du Perthus c’est l’Espagne. Catalogne, connait pas!. Et l'Espagne, dans le cliché qui alimente l’espoir de ceux qui rêvent des vacances au soleil, est aussi belle et parfaite que celà

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:26

Video-protection : Rêves et réalité

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Dans un article récent, paru dans le quotidien L’Indépendant du 22 octobre dernier, les responsables municipaux en charge des problèmes de sécurité sur la ville de Perpignan dressent un compte rendu particulièrement élogieux du dispositif de surveillance par caméras implanté sur la ville  afin de mieux lutter contre les actes de délinquance sur la voie publique. Le satisfecit est sans réserve. 106 caméras, bientôt 150, assureraient ainsi la couverture totale de l’agglomération, sous la surveillance attentive et constante de 21 agents municipaux, les yeux rivés, 24 heures sur 24 sur leurs moniteurs, « gardant un œil partout » en liaison constante avec la police nationale chargée des interventions «  à chaud » ainsi qu’avec les 86 agents municipaux présents  par vacations sur le terrain. Dormez brave gens, le « big brother » veille.

Qu’en est-il exactement ? La municipalité, encouragée par la politique gouvernementale aurait-elle découverte la panacée universelle en matière de sécurité ? 

Ne soyons pas naïfs, la réalité est tout autre.

Le système est indéniablement utile mais il ne peut être que complémentaire c’est-à-dire associé à une  surveillance opérée par des patrouilles de policiers circulant à «  pieds » 24/24 h. (à bord de véhicules, on ne voit rien, on ne fait que passer…) ainsi qu’à des équipes d’interventions en effectifs suffisants et disponibles à tout instant. Rien ne saurait remplacer une  présence policière « physique », c’est-à-dire visible, rassurante pour les habitants et dissuasive  pour les délinquants. Malheureusement ce dispositif fait cruellement défaut sur Perpignan où la police nationale ne dispose la nuit que d’une seule patrouille : Ainsi, La police municipale cesse ses activités à 21 h. ; quant à la nouvelle unité créée au sein de la police nationale, la B.S.T - brigade spécialisée territoriale -, elle termine à 23 h….seule demeure la nuit une unité B.A.C - Brigade anti criminalité - . C’est bien peu pour une ville qui se targue d’atteindre les 140000 habitants.

La vidéo surveillance présente par ailleurs plusieurs inconvénients majeurs, déjà dénoncés  dans un rapport  de la Cour des Comptes. Elle vient également de faire l’objet de vives critiques dans une récente étude du C.N.R.S conduite par plusieurs chercheurs indépendants qui ont clairement démontré les limites de son application.

La controverse est croissante et le constat accablant selon l’étude réalisée sur deux villes respectivement de 30000 et 50000 habitants :

-         Le gouvernement encourage son implantation afin de poursuivre la baisse des effectifs de policiers nationaux et de la gendarmerie dans le cadre de la réduction de son déficit budgétaire. Des millions d’euros sont ainsi dépensés chaque année  par les municipalités déjà passablement endettée, à la grande satisfaction des Stes commercialisant cette technologie.

-          la vidéo n’a qu’un impact marginal sur l’évolution de la délinquance ; 

-         Son coût est exorbitant pour les collectivités territoriales ; c’est une  gabegie pure et simple ; c’est pourquoi nos édiles municipaux songent déjà à  l’utiliser pour verbaliser les véhicules mal garés, rentabilité oblige.

-         La surveillance prétendument « continue » des opérateurs devant leur moniteur est une douce illusion ; il s’agit d’une surveillance passive – un balayage des caméras-  assuré par des agents qui en fait ne consacreraient que la moitié de leur temps de travail à cette tâche réputée fastidieuse et peu valorisante.

Une telle situation est d’ailleurs aggravée par plusieurs facteurs :

-Techniques : 5 à 10 % des caméras connaissent chaque jours des dysfonctionnements (panne, mauvais réglage, mauvaise position, visibilité réduite par la pluie, le coucher de soleil, la taille des arbres, les décorations de noël, les panneaux publicitaires etc…). Comme l’explique naïvement l’adjoint au maire chargé de la sécurité dans le reportage de L’Indépendant, « si les caméras sont dirigées d’un côté, elles ne voient pas de l’autre…C.Q .F.D. Il fallait y penser… on observe également que les délinquants connaissent de mieux en mieux les failles du dispositif et opèrent de plus en plus souvent  le visage dissimulé ou hors d’atteinte du visuel de la caméra.

-Humains : Le regard du scrutateur est toujours sélectif sinon discriminant. La nuit de longues heures s’écoulent au cours desquelles rien ne se passe et l’ennui s’installe…Le relais sur le terrain par des policiers en patrouille n’est pas toujours assuré  surtout si ceux-ci sont déjà sur une autre intervention et avec un effectif réduit à la portion congrue.

Il faut donc bien admettre les limites des capacités physiques des opérateurs et techniques de leurs matériels

Par ailleurs, contrairement aux idées reçues et allégrement véhiculés par les promoteurs de la vidéo-surveillance (notamment les entreprises qui la commercialisent), il y a peu d’interpellations en flagrant délit réalisées grâce à cette technologie ; les délits ainsi repérés donnent lieu à peu d’interventions et encore moins à arrestations.  C’est d’ailleurs pour cette raison que lorsque quelques arrestations se produisent à la suite de l’alerte vidéo, elle sont immédiatement médiatisée…( cft. Article de l’Indépendant) pour justifier la rentabilité de cette installation couteuse.

Enfin, la vidéo-protection ne fait que constater un crime ou un délit qui vient de se commettre ; le mal est déjà fait, la victime est lésée pour elle c’est déjà trop tard. D’autre part le système privilégie l’implantation des caméras dans les centres villes, aux abords de centres commerciaux importants, de lieux d’affluences ou encore de quartiers « riches »   ; il rejette la délinquance en périphérie sur des secteurs moins favorisés et crée ainsi, si l’on peut dire, une sécurité  « à deux vitesses », pour les riches et pour les pauvres.

 

On le voit, un tel outil ne peut être promu comme la pierre angulaire des politiques locales de sécurité. Encore une fois, on met la charrue avant les bœufs, pour des motifs idéologiques (vieux fantasme de la surveillance intégrale), électoraux (cela rassure mais nos concitoyens ne sont pas dupes), et enfin mercantiles (l’Etat et les collectivités territoriales subventionnent en fait le secteur privé).

 

Robert Folcher par JM Artozoul

 SUr Robert Folcher http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-rob-65441926.html

Débat sur la sécurité avec Louis Aliot né du FN http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-debat-sur-la-securite-mrc-et-fn-l-ex-commissaire-robert-folcher-versus-le-n2-du-fn-louis-aliot-la-86830599.html

deuxième partie du débat sur la vidéo-surveillance http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-debat-sur-la-securite-mrc-et-fn-l-ex-commissaire-robert-folcher-versus-le-n2-du-fn-louis-aliot-la-87225046.html

 

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 08:45

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"Objet : Grève interne illimitée  Refleximmo Pyrénées Orientales

Chers clients, chers partenaires, chers tous,

En raison de l’obligation qui nous est faite (voir pièces jointes) et contraire à notre volonté, puisque sans concertations, de céder « partiellement »  notre titre au Groupe Midi Libre, propriété du  Groupe Sud Ouest, nous vous informons que nous cessons immédiatement nous, Equipe Refleximmo,  toutes activités dés envoi de ce courrier.  

Le magazine qui paraîtra mercredi 26 octobre prochain (et contraire à notre charte graphique, voire notre diffusion, malgré nos protestations) sera donc le dernier, que, pour vous servir, nous aurons honoré.

 En voici les raisons : depuis juillet 2010, Sud Ouest et  ses actionnaires, (ceux-ci ayant dénoncés la convention de trésorerie les liant à la SAS Refleximmo) ont privés notre société des moyens financiers qui auraient permis son développement, celui de nos titres, nous contraignant à des conditions de travail déplorables et ayant porté préjudice, tant à l'exercice de nos fonctions, qu’à nos familles, notre santé.

Aujourd’hui, il  nous est imposé, Karine et moi,  de transférer nos contrats de travail au Groupe Midi Libre, dont l’actionnaire principal est ce même Groupe Sud Ouest !       

Nous ne pouvons cautionner l’obligation de réintégrer un Groupe qui a licencié, dés 2009, des milliers de salariés, lors de la liquidation de sa filiale de journaux gratuits S3G, ainsi que plusieurs titres et sociétés liés au nom Refleximmo, (passant de 66 éditions à 7, soit une cinquantaine de « rescapés », bradant dans l’urgence son site www.refleximmo.com)

Sous forme de cession partielle, (Stéphane Michel, Eric Bébert, notre distributeur, étant d'ores et déjà licenciés),  omettant au passage de régler la totalité de la somme fixée par décision du Tribunal de Commerce de Paris, entrainant la cessation de paiements de la Sas Refleximmo (plus de cinquante licenciements), ces mêmes  actionnaires font aujourd’hui leur « marché », pensant nous absorber pour récupérer notre clientèle et bien évidemment le chiffre d’affaire lié à notre activité de ces deux dernières années, ou nous avons fonctionné sous seuls contrôle d’administrateurs judiciaires et experts désignés par Tribunaux de Commerce.

Accepteraujourd’hui de « transférer nos contrats de travail » en effectif réduit, chez ce même Groupe Sud Ouest, aux mains d'argentiers, qui, comme vous le savez (voir plan social L’Indépendant, Midi Libre)  sacrifie  sur l’autel du Dieu Profit, sa masse salariale au détriment de la qualité du service, serait trahir nos confrères licenciés dans les jours et semaines  à venir.

Trahir aussi cette  qualité de service à laquelle  nous nous sommes tant employés durant ces vingt deux mois, ne comptant ni les heures, ni le sacrifice de nos vies personnelles.

Accepterserait vous trahir et trahir nos valeurs professionnelles et morales.

Pour eux, l’être humain, le salarié, n’est plus qu’un instrument, un matricule,  dont ils pensent disposer à leur guise, le client, un chiffre d’affaire, dont seul le profit généré compte.

De par les erreurs manifestes de pseudo-dirigeants (ou savants calculs pour réversion de dividendes), des milliers de salariés (et leurs  familles) se sont vus « remerciés » brutalement, goutant à la précarité, d’autres étant concernés aujourd’hui.  

La SAS Refleximmo, en effet, est déclaré dès aujourd’hui, lundi 24 octobre en cessation de paiements.  

Notre dossier de reprise interne, qui, lui, aurait permis la sauvegarde de tous les emplois, ne nous a pas été autorisé : Bataille du pot de terre contre le pot de fer !!

Des procédures individuelles et collectives de l’ensemble de nos cinquante confrères "rescapés" Sas Refleximmo suivront, à l'encontre de ces pseudos-dirigeants, via Inspection du Travail, Médecine du Travail, Prudhommes, aidés par Syndicats et avocats spécialisés dans le Droit du Travail.  

Nous y adhérons totalement !

Nous espérons que vous comprendrez cette décision, nous excusant de vous prendre en otage de nos actions.

Nous vous tiendrons informés des suites."



 

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