Objectivement l'Etat Français pousse la Catalogne du Nord dans les bras de la Catalogne du Sud, dont il n'est pas tout à fait certain qu'elle apprécierait ce présent …
Robert Marty
Blog "Signes du temps, enquêtes sur le sens commun" : http://robertmarty.unblog.fr/
Tous sites personnels : http://perso.numericable.fr/robert.marty/index.htm
On peut être une fille et rentrer au Paradise sans travailler.
Le recours aux "clubs" de l'autre coté de la frontière semble ne choquer que pour la forme. Ce qu'on qualifiait autrefois de prostitution est devenu le secteur tertiaire du sexe, et n'est qu'une prestation de service de plus au service de la relaxation.
Alors nous avons voulu tester et venir avec des filles qui n'ont pas la vocation d'y travailler:cela commence par un coup de fil...
"Paradise, diga me Hola, llamo de Francia, somos un grupo de amigos con chicas y nos gustaría venir a pasar un momento en su club es posible?
En la sala principal no, pero si queréis por 15 euros les podemos proponer la sala Privée con clientes selectos, en un sano ambiente y en un lugar harmonioso, habrá chicas y bailarinas. Pregunten a la entrado por Alan y el club privé."
"Paradise, allo, bonjour. J'appelle de France. Nous sommes un groupe d'amis avec des filles. Et nous voudrions venir passer un moment dans votre club. Est-ce possible?
Dans la salle principale, non. Par contre, si vous voulez pour 15 euros, nous pouvons vous proposez la sale privée avec clients choisis, dans une ambiance saine et un endroit harmonieux. Il y aura des filles et des danseuses. Demandez Alan à l'entrée et le club privée"
Nous voilà parti pour le Paradise, moi, 3 filles et deux autres garçons, notre but rentrer au Paradise avec des filles, nos armes: le désir de respectabilité du propriétaire du club.Les difficultés à surmonter: le besoin de confidentialité des clients.
Nous voilà arrivé devant les palmiers électroniques du Paradise il fait froid c'est un jour de vent et notre petite équipe monte les marches du plus grand bordel d'Europe.
-Bonjour, on peut rentrer?
-Vous oui mais les filles non
-On nous a dit que les filles pouvaient rentrer
-Non ce n'est pas possible.
-Écoutez, on vient d'appeler et on nous a dit que l'on pouvait rentrer dans la sale privée et qu'il fallait demander Alan
-Je vais le chercher, mettez vous sur le côté, s'il vous plait, les filles ne regardez pas les clients
un quart d'heure plus tard
-Bonjour je suis Alan, vous ne pouvez pas rentrer avec des filles, je suis désolé
-On a appelé avant de venir, et on nous a dit que l'on pouvait rentrer avec des filles dans le club privé
-Un instant je vais voir
Les clients continus à rentrer et sortir, les videurs nous on mis dans un coin, ils parlent entre eux, ils sont de plus en plus nombreux dans le hall, voilà plus de 40 minutes qu'on attends, j'ai l'impression de faire parti d'une délégation de diplomates venus visiter un pays controversé.
-C'est bon vous pouvez rentrer, suivez moi sans détours
Tout à coup se forme autour de nous un couloir de sécurité, payant chacun et chacune notre tour à la caisse, Alan nous compte, j'ai envi de crier dépêche toi, dépêche toi, mais on n'est pas dans fort Boyradise.
La tension du personnel est plus que perceptible, faudrait pas qu'une fille rencontre son Mari sur place, tous les regards des videurs se portent sur nous.
Ça y est nous sommes dans la salle privée, une salle éclairée où les filles sont habillées et distinguées: la vitrine du Paradise. On est là mais le moindre de nos gestes est épiés, on nous suis jusque dans les toilettes, on frappe aux portes au bout de 30 secondes pour nous faire sortir.
Pas évident de rentrer avec des filles dans ce complexe de loisirs, c'est que ce doit pas être un endroit totalement normal.
Dans un article dithyrambique le journal de l'agglomération Perpignan-Méditerranée annonçait "Le vendredi 8 octobre 2010 est une
date à retenir. Jean-Paul ALDUY,
président de Perpignan Méditerranée, inaugure la nouvel le repré-
sentation de la Communauté d’Agglomération à Gérone.
Véritable outil stratégique, la délégation
de Perpignan Méditerranée à Gérone
vise à renforcer le développement de
partenariats durables et à dynamiser
les échanges économiques et culturels
de part et d’autre de la frontière. Il s’agit
de tendre vers la construction d’une
euro-métropole transfrontalière Gérone-Figuères-Perpignan-Narbonne. La
structure proposera aux entreprises
locales, ainsi qu’aux citoyens, un support de connaissances réciproques.Elle
se veut un espace de recueil des
besoins et un point de convergence des
informations sur la vie économique,
culturelle et en matière d’aménagement de l’espace transfrontalier"
Fier comme des bars tabac, le président de l'agglomération de Perpignan Jean-Paul Alduy, son adjoint Jaume Roure, Anna Pagans la maire de Gérone inauguraient en grande pompe la "Représentation" (toujours un goût affiché pour le théâtre!) de 240 m2, au coeur de Girona. A ce moment c'est la très professionnelle Sylvia Pena (ancienne directrice du pays "Pyrénées-Méditerranée présidé par le socialiste Henri Sicre) qui n'est nommée pas au titre de directrice, mais de chargée de mission au transfrontalier pour gérer la fameuse représentation. Représentation qui ne tenait permanence, qu'une semaine par mois. Mais regardez comme le titre donne prérogative. Comme elle n'est directrice sa marge de manœuvre est réduite par les élus qui se sont construits cette vitrine, qui fait aussi office de miroir qui doit refléter leur pensée profonde. Donc, Sylvia Pena qui croit pouvoir développer les relations transfrontalières, fournir la part de l'agglo de Perpignan pour la consolidation de l'eurodistrist, se voit en but aux ordres et contrordres d'élus qui croient mieux connaître son métier qu'elle. Sylvia Pena est une femme qui n'est pas là pour supporter les caprices de conducatores aux petits pieds qui rêvent (et se rêvent) d'archipel, d'archithéâtre et autres archimandrites...Elle préfére démissionner plutôt que de ne pouvoir faire son travail correctement. Elle va devenir directrice du tourisme à Prats-des-Mollo pour Bernard Remédi.
Et qui voilà revenir comme second choix, l'animateur de Radio-France Roussillon qui avait déjà postulé au poste, Eteve Vaills. Choix qui lui a été accordé,hier à 2Oh, après une entrevu avec celui qui lui en avait fait la promesse pour bons et loyaux services de son agence de communication politique La CLAU durant la campagne municipale à savoir l'actuel président de l'agglomération Jean-Paul Alduy. Il tient sa promesse en deuxième choix, mais la tient tout de même.Mais Estéve Vaills ne sera-t-il pas tenté de démissionner à son tour, comme il l'avait déjà fait il y a plus de dix ans en tant que directeur de la régie des affaires catalanes, avec les mêmes élus Jaume Roure et Jean-Paul Alduy, et pour les même raisons que Sylvia Pena. Cette leçon ne lui aura pas suffi, puisque apparemment, il est prêt à perdre une deuxième fois son fromage pour des questions de vanités de carrière.
http://www.agglo-perpignanmediterranee.com/Fichiers/SDR_oct10.pdf
La majorité municipale inaugure ce samedi matin la place Cassanyes « réaménagée » qui confirme l'abandon du projet initial (issu pourtant d'une concertation entre élus, commerçants, et riverains) pour un aménagement au rabais avec du simple goudron peint au sol, pas de toilettes, et aucune identification commerciale (baraques, halles...).
C'est toute la cohésion sociale de Saint-Jacques qui est en danger, car en mettant le principal marché de Perpignan en difficulté, cela risque d'entraîner des conséquences sur les commerces sédentaires, rares lieux de lien social du quartier, et donc sur la sécurité et la tranquillité publique...
De plus, n'ayant toujours pas reçu de la Préfecture le dossier de l'Architecte des Bâtiments de France sur ces travaux dans un périmètre sauvegardé, un recours devant le Tribunal Administratif de Montpellier a été déposé cette semaine. La légalité et la légitimité des travaux seront ainsi (enfin) révélées aux habitants.

Patinez ! Catalans du Nord ! Patinez !

Dans l'attente de l'élection formelle d'Artur Mas comme président de la Generalitat dont nous reparlerons -apparemment ça ne passera pas comme une lettre à la poste-, une série d'informations parues et entendues dans la presse et dans certains couloirs plus ou moins sombres, mettent en lumière quelle politique a été menée par la Generalitat sortante, jusqu'au dernier moment, en matière d'attribution de subventions.
Depuis quelques jours certains sites se font l'écho de difficultés financières de Ràdio Arrels qui aurait licencié un de ses salariés. La faute à qui? À des subventions décidées et attribuées par la Generalitat pour 2009 et 2010 mais pas encore versées. Une somme totale qui dépasse les 50.000€ et qui sont dus.
Les déboires de l'unique radio en langue catalane du département sont l'arbre qui cache la forêt. En effet, de nombreuses associations ont connu une diminution substantielle de leur subvention ou en ont été privées simplement. La crise, ce mot totémique dans la bouche de tous les dirigeants, en a été la cause: je peux pas, j'ai piscine vient d'être débouté. Mais c'est surtout dans l'absence d'un projet lisible à l'appui de critères d'attribution cohérents et justifiés, de secteurs pluriels de développement pour une catalanité plurielle de consolidation des structures ayant des salariés, où se trouvent les vrais raisons. Des associations ayant reclamé, selon ce qui nous est dit, la signature de conventions pour échapper à l'éternel saupoudrage aléatoire des subventions. Un soulagement financier, d'accord, mais surtout une méthode de travail clarifiée, avec des objectifs à long terme pouvant être fixés.
Ce point de vue n'a pas été retenu, hormis une minorité de courtisans et de courtisés. La grande majorité a subi la gestuelle et les belles paroles la rentabilité comme élément moteur à favoriser pour le prestige du tiers payant.
On apprend ces jours-ci que les mêmes responsables du retard viennent d'octroyer une subvention de 182.000€ pour -et je cite- «la promotion du patinage en Amérique du Sud, Amérique du Sud et en Afrique".
À l'annonce de la nouvelle, les animateurs de Radio Arrels se seraient rué sur le rayon patinage à Décathlon. Un des porte-parole du média nord-catalan aurait avoué: «Nous n'avions pas songé à promouvoir la pratique du patinage en catalan à la radio mais il n'est jamais trop tard pour commencer». De leur côté les Américains du sud et du centre tout comme les Africains ont été soulagés de cette manne financière inespérée, indispensable pour augmenter leur bien-être immédiat. Ils ont précisé que tous les problèmes qui les assaillent ont été largement exagérés.
On apprend également, que le collège en langue catalane Comte Guifré, crée il y a presque vingt ans, est sur le point de plier boutique dans l'indifférence la plus totale, harassé par les difficultés non pas de subventions dues mais retirées allègrement par les amoureux du patinage.

Hermeline Malherbe grimpe dans la pyramide humaine
Rafael Renyé le Cap de colla à coté sur la droit la présidente Hermeline Malherbe
Avant hier à la maison de la Catalanitat du Conseil Général, celebration de la déclaration de Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO pour les Castells.
Hermeline Malherbe la présidente du conseil Général des Pyrénées-Orientales (qui à son arrive dans le départament s'est inscrite aux Castells de Baho et où elle s'est senti 'bien accueilli et integré dans la catalanité" selons ses paroles) à participé à la monté d'un castell après les discours officiels. Rafael Renyé, en qualité de "cap de colla" est intervenu devant la presidente et de Marcel Mateu, responsable de la culture catalane et occitane au nouveau Conseil Régional
Il était la réponse de notre jeu d'hier. Jean Codognès qui fut l'homme du centre, puis au parti socialiste ( "la manière la plus sympa d'être de droite" selon feu André Labarrère maire socialiste de Pau), puis "viré" selon ses dires dudit parti, pour rejoindre après avoir envoyé Agnès Langevine en éclaireur, à Europe Ecologie. Il fut le même qui maintint sa candidature au deuxième tour des élections municipales laissant triompher l'UMP Jean-Paul Alduy, le maire sortant qui avait glissé sur "la fraude à la chaussette" et condamnant la gauche à la défaite. Il a encore introduit l'énarque Romain Grau dans la bergerie municipale, qui n'a pas tardé à s'adapter à la majorité et à son nouveau père adoptif Jean-Paul Alduy qui lui confira bientôt une vice-présidence à l'agglo et une mission à l'économie.
Jean Codognès ne se présente pas en mars sur le canton du Haut-Vernet ,parce qu'en tant que conseiller général, il n'a pas marqué les mémoires. Et qu'il était loin de pouvoir se faire réélire alors pour éviter un échec cuisant il préfère dire :" ses raisins sont trop verts, ils sont bon pour les goujats!" . Et pour le parti qu'il a rejoint. Ce dernier à fait un très mauvais score aux dernières élections régionales 9,7 % qui ne lui même pas permis de passer le premier tour, lors qu'il était crédité de 14% des sondages. Jean Codognès n'est pas l'homme qui fera remonter sa cote. Comme un sachet de thés utilisé à maintes reprises, il n'a plus aucune saveur. Qu'il se contente de sa tribune d'opposition à la municipalité de Perpignan pour faire ses effets de manches et autres bons mots...
|
jeudi 9 décembre · 18:00 - 21:00 Lieu Hall Guy Malé, Hôtel du département, Conseil général des Pyrénées Orientales, 24 quai Sadi Carnot, Perpignan |
|
|
|
|
Discrimination
Une conférence de Dominique Sistach et animé par Nicolas Caudeville
La discrimination est l'action de distinguer entre des choses ou entre des personnes.
Le sens de ce terme est à l'origine neutre, synonyme du mot distinction, mais il a pris, dès lors qu'il concerne une question
sociale, une connotation péjorative, désignant l'action de distinguer de façon injuste ou illégitime, comme le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal[1].Le concept de
discrimination sociale fait son apparition à la suite des luttes politiques pour l'égalité de droit entre les hommes qui aboutissent dans la plupart des pays occidentaux au début de la seconde
moitié du XXe siècle à l'abolition progressive des différences légales de traitement (fin de la colonisation, de la ségrégation aux États-Unis, etc.). Dans un contexte où la société évolue dans
le sens d'une généralisation des mécanismes de concurrence, certains groupes sociaux ne bénéficient pas objectivement des mêmes chances que les autres, malgré l'égalité de droit dont ils
jouissent en principe. C'est le cas des minorités visibles, des femmes, des handicapés, des seniors, etc.
Pour rétablir un équilibre des chances, ces États engagent des politiques de lutte contre les discriminations. Cette lutte
emprunte plusieurs chemins. D'abord le droit : du point de vue du droit, la discrimination ne consiste pas à léser un groupe, mais un individu, en se fondant sur un critère illégitime. Il s'agit
de protéger les individus en sanctionnant la discrimination. Il s'agit aussi de prévenir les discriminations par exemple en rendant anonymes les candidatures à des emplois. Ensuite, des
politiques de rééquilibrage, appelées « discrimination positive », qui visent à rééquilibrer les chances entre les groupes. Enfin, de manière plus générale, il existe des mesures économiques,
sociales et culturelles.C'est pourquoi, il faut cent fois sur le métier remettre l'ouvrage. Et une conférence sur le sujet de plus ne fera pas de mal....
Mme Hermeline MALHERBE,
Présidente du Conseil général des Pyrénées-Orientales,
M. Jean-Marie LAPORTE,
Président de la Maison de l'Europe Pyrénées Roussillon,
en partenariat avec M. Nicolas CAUDEVILLE
Le Malentendu
ont le plaisir de vous inviter à la conférence-débat :
« Les discriminations et l'Europe »
dans le cadre de
« L'Année européenne 2010 de lutte contre l'exclusion et la pauvreté »
en présence de
Monsieur Dominique SISTACH
Maître de Conférence, Directeur des études du master II
« Pratiques de l’intervention sociale » de la faculté des lettres de l’UPVD.
le jeudi 9 décembre 2010 à 18h
Cette fois c'est la bonne: Artur Mas, candidat de Convergència i Unió (CIU), ne va pas se contenter d'être le lider du parti le plus voté, pour la troisième fois consécutive, -ça devient lassant à la fin!-mais de plus il sera élu par les députés du Parlement Catalan, Président de la Generalitat. Les résultats du scrutin connus hier donnent un avantage plus que confortable aux disciples de Jordi Pujol qui ont écarté la possibilité d'une troisième coalition de gauche -aidé par le Parti des Socialistes de Catalunya (PSC) pas en période de reconstruction -langue de bois habituelle pour justifier les défaites- mais bien d'autodestruction!
CIU obtient 62 députés avec près de 40% des suffrages et multiplie par plus de 2 son avantage face au PSC (28 députés contre 37 à l'élection précédente). Pas de majorité absolue (68) mais une avance confortable qui permettra à Artur Mas d'organiser sans pression le gouvernement que bon lui semblera.
Les socialistes catalans du président sortant, José Montilla, obtiennent le score le plus bas de ce parti depuis le retour de la démocratie dans l'État espagnol. Incapable d'articuler et d'articuler une réponse ferme et cohérente à la sentence du Tribunal Constitutionnel bananier -Conseil d'État- ayant annulé des article clefs du nouveau Statut d'autonomie, revendiquant des acquis sociaux que le gouvernement Zapatero vient de déboulonner, en définitive provoquant une perte de repères chez son propre électorat, le PSC rentre dans le tunnel de l'opposition où Montilla (et le PSOE, qui a bien joué le jeu) les a menés, ayant poussé le train et sauté juste avant ! Un superbe hara-kiri ! Montilla, dans une déclaration à la Lionel, en a tiré les conséquences et ne se représentera pas. Rideau.
Les autres partis de la coalition de gauche ont chuté également. En particulier, Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) qui a perdu plus de la moitié des députés (de 21 à10) et des suffrages, n'étant plus que que la 5ème force parlementaire au lieu de la 3ème. Une défaite cuisante provoquée par un électorat indépendentiste qui n'a pas pardonné le deuxième «tripartit» décidé par leurs chefs et les soirées thé dansant avec le PSC. Iniciativa-Les Verts (ICV) reste le parti ayant subi des pertes moindres dans la défaite mais qui, paradoxalement, lui permettent de devenir la 4ème force du Parlement, loin du nouveau 3ème le PP (double pet !) qui obtient, grâce à tous, un score qu'il n'aurait jamais rêvé (18 députés et un pronostic plus que favorable pour les élections espagnoles où la droite classique néo-franquiste se frotte déjà les mains)
Reste l'entrée tonitruante de Solidaritat Catalana de Joan Laporta (l'ex Monsieur Barça), une multi-coalition qui atteint 4 députés. Se présentant comme le porte-parole de ceux qui ont tiré les bons enseignements après la manifestation monstre du 10 juillet dernier (plus d'1 million et demie de personnes à Barcelone favorables à l'Indépendance, entre autres), Solidaritat prône la déclaration unilatérale d'Indépendance au Parlement mais n'a pas encore expliqué comment assurer les retraites catalanes cinq minutes après que la Catalogne soit un nouvel état de l'Union.
Ce scrutin ouvre certaines interrogations en Catalogne Nord, par rapport aux alliances et autres douceurs en place. La délégation nord-catalane de CIU arrivera-t-elle à faciliter un «repax» avec les institutions municipales et surtout aggloméditerranéenes? Unitat Catalane, la version de poche de la catalanité, retrouvera-t-elle une nouvelle manne comme celle de l'ERC, à travers l'accord conclu avec Solidaritat Catalana? Quid de la Maison de la Generalitat? Si un remaniement est plus que certain, les paris vont bon train -il n'y a pas moyen d'éviter le TGV ces temps-ci! - sur le nom du successeur à la Direction. Toute une série d'interrogations pour lesquelles des réponses explicites -ça c'est moins sûr! mais l'oeil du pharynx veille- seront nécessaires. La suite dans les prochains épisodes.