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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 23:13

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Je viens d’apprendre, à ma grande surprise, le renvoie par France télévision des deux troublions de l'émission « On n'est pas couché », présenté chaque samedi soir par Laurent Ruquier.

L'information serait sans doute passée inaperçu (quoi que!), si France télé ne se livrait pas en ce moment à une véritable épuration culturelle dans ses grilles de programme.

Rémy Pfimlin, remplaçant de Patrice de Carolis à la direction du groupe de télévision publique française, annonce : «qu'il s'agit de revoir le format des émissions culturelles qui mettent en scène des gens débattant en plateau et qui ont vieillit sur la forme. Il faut les renouveler ». Alors trop vieux les animateurs?

L'argument ne tient pas la route, et pour cause.

N'est-ce pas France 2 qui a remis à l'antenne Patrick Sabatier?

Et que dire de Michel Drucker? Tous sauf un jeunot le vieux briscard!!! 

Peut-être serait-il bon de demander à Nicolas Sarkozy ce qu'il pense de tout ça.

Car, ne nous le cachons pas, depuis que le directeur de France télévision est nommé par l'Élysée, il y a une mainmise du pouvoir sur la télévision publique.

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Petit rappel des faits:

En Février dernier, nous apprenions qu'après 19 ans passés à France 2, Arlette Chabot, quittait le navire France télé.

Fin août, la journaliste avait été écartée de la direction de l'information de France 2 par le nouveau patron du groupe Rémy Pflimlin.

La raison ? Un incident l'avait opposée à Nicolas Sarkozy à New York, à l'issue d'une interview du président de la République par David Pujadas pour France 2 et Laurence Ferrari pour TF1.

Cet incident à sceller l'avenir de cette grande dame de l'info avec la chaine publique.

 

Après la politique, voilà que Remy Pfimlin s'attaque à la culture.

Alors, pour reprendre la bonne veille formule de Laurent Ruquier : «A la rentrée prochaine, nous ne recevrons pas... » :

 

- Mireille Dumas!

Depuis 2000, elle anime Vie Privée, Vie Publique sur France 3, émissions spécialisées dans l'entretien sur un mode intime, avec des personnes connues ou anonymes.

Avec 9% d'audience en moyenne chaque vendredi soir, "Vie privée, vie publique" a permis à cette case horaire d'augmenter son audience de 2 points en 2 ans.

Score très honorable donc, mais pas assez à en juger la décision d'arrêter l'émission.

 

- Guillaume Durant!

On aime ou on n’aime pas le personnage, mais l'animateur proposait des émissions culturelles de bonne qualité. Les détracteurs diront, à raison parfois, que son style élitiste énerve.

Guillaume Durand déclare : «Pour l'instant, les projets que l'on a évoqué avec France Télévisions ne sont que des mots". L'animateur est très dubitatif sur ces pistes, notamment une série de documentaires sur de grands artistes. "Dire qu'on va consacrer à des stars de la culture des émissions de troisième partie de soirée, je trouve cela insultant pour eux" Nous aussi Guillaume, nous aussi ….

 

- Serge Moati!

Mitterrandiste dans l'âme, celui qui avait été intronisé à la tête de France 3 par François Mitterand fait lui aussi les frais de ce remaniement.

Dans Le Film Français, Remy Pfimlin déclare que l'émission de Serge Moati, Cinémas, ne sera pas reconduite, sans donner aucune explication.

Encore pour cause d'audience ? Sachant que l'émission de cinéma regroupe en moyenne 300 000 téléspectateurs chaque samedi à 17h55 sur France 5, la raison n’est pas valable.

 

- Frederic Taddei!

Depuis septembre 2006, il anime une émission culturelle quotidienne sur France 3, (Ce soir ou jamais!), qui commence en deuxième partie de soirée et encadre le journal du soir de la chaîne, le Soir 3.

Dommage que son émission s'arrête. Elle me permettait de me coucher moins bête le soir!

 

- Frantz-Olivier Giesberg.

Comme Guillaume Durand, il énerve par son coté élitiste et révolutionnaire de salon.

Je ne peux pas n'empêcher de penser que son livre sur Nicolas Sarkozy, M. Le Président, à jouer un rôle dans son éviction de France 2- Daniel Picouly

Adieu le Café Picouly sur France 5.

Il déclarait, agacé : « Je suis vraiment déçu, choqué. C'est aussi violent pour les équipes techniques. On fait une bonne émission. Nous n'avons eu aucun signe avant-coureur. Aucun avertissement. Aucune demande de modification. J'étais même très confiant ». Trop confiant peut-être?!

« Qui fait confiance au monde sera trahi » disait Hazrat Ali.

- Eric Zemmour et Eric Naullleau

Les deux flingueurs du PAF! Ceux par qui le scandale arrive.

Et bien les deux compères se sont vu signifier leur mise au placard par France télé.

Eux, ils ne laissent personne indifférent ! On les aime ou on les haïe. 

Certains leur reproche les massacres des vedettes de télé en mal d'enfant ou de people qui viennent vendre un livre qu’ils n’ont jamais écrit.

Mais alors, pourquoi ces vedettes viennent-elles se frotter à eux ? Ne sont-elles pas concentante en acceptant de venir sur le plateau de télévision ?

Certes le tandem s’essoufflait et peut être est-ce mieux ainsi.. 

Mais la vraie raison de se renvoie reste floue.

Les audiences restaient bonnes avec 1,3 millions de téléspectateur de moyenne. 

Mais ce sont probablement les sorties d’Eric Zemmour, sur le plateau et en dehors, qui ont causé la chute du duo.

En mars 2010, le journaliste avait suscité la polémique en déclarant sur le plateau de Thierry Ardisson : « la plupart des trafiquants sont noirs et Arabes, c'est un fait ». 

Des propos pour lesquels Eric Zemmour a été condamné.

De plus, un journaliste du point révélait en 2010 que Zemmour faisait partis de la liste noire du président Sarkozy car « il souhaitait qu'il cesse de tirer sur tout ce qui bouge, et notamment sur lui, du haut de sa tribune chez Laurent Ruquier ».

Le patron du Point, Franz-Olivier Giesbert, faisait aussi partie des « blacklistés », ainsi que Guillaume Durand, présentateur de L'objet du scandale et ami de Dominique de Villepin avec qui il partage une passion pour l'art contemporain.

Etrange coïncidence ! Exit donc les Dumas, Durand et autres Zemmour!

Mais pour quelles raisons au fait? L'audience? Certainement une des raisons.Mais une chaine publique, financer par le contribuable, doit-elle absolument faire de l’audience ? Bien évidemment que non. Le pouvoir? A quelques mois des élections, mieux vaut écarter ceux qui pourrait déranger bien que Remy Pfimlin déclare même : « J'ai de très bonnes relations avec Franz-Olivier Giesbert, avec lequel je ne veux pas polémiquer, mais lui voit Nicolas Sarkozy, il le tutoie. Moi, je le vouvoie ».

Mauvaise réponse Monsieur Pfimlin !

Bernadette vouvoie bien Jacques ! Et alors? Ça ne les empêche pas d'être marié!!!Et pendant ce temps-là … et bien pendant ce temps-là, pas grand-chose de nouveau à France télé!

Ah si, une information qui est tombée récemment !On a appris que France 2 préparait le deuxième volet de sa télé réalité « Une semaine sans les femme ». Bien triste reconversion d'un groupe télévisuel qui pouvait se vanter de ne pas (encore) abrutir les esprits. L'amer constat est que France télévision court après l'audimat, comme le font les groupes télévisuels privés TF1 ou M6.

Visiblement, la quantité (des téléspectateurs) primera dorénavant sur la qualité (des programmes).

Comme dit si bien le dicton : « On sait ce que l'on perd, mais on ne sait jamais ce que l'on gagne ... ».

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 16:20

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La révolution m'intéresse, elle m’attire. Ce trait de caractère m’a causé, dans le temps, quelques ennuis avec la police et la justice. Quand j’entends, donc, le mot «révolution» mes oreilles se dressent et je commence à ressentir la pulsion de la révolte. Vous pouvez facilement imaginer, alors, que si à Madrid ou Barcelone (et Lleida, et Girona ...) il y a des places remplies des gens que s’autoproclament révolutionnaires je veuille aussi en être. Après avoir reçu un appel via Twitter et Facebook pour "s’indigner" ensemble sur la place de la République à Perpignan -un dimanche après-midi, quand les rues de Perpignan son fréquentés que par des mélancoliques suicidaires- je me suis senti moralement obligé d'y aller, même si c’était l’heure habituelle ou je fais ma partie de cartes du dimanche tout en buvant l’apéro...

J'y suis allé, aussi, parce que j'ai toujours eu à l'esprit les vers du poète catalan Salvat- Papasseit: “Que es guaiti ciutat/des de la finestra/i es sentin els clams/de guerra o de festa:/per ser-hi tot prest si arriba una gesta” ( "Qu’on voit la ville/ depuis la fenêtre/ et entendre les cris/ de guerre ou de fête/ pour être tout près si le grand jour arrive"

Le grand jour, je vous rassure, n'est pas encore arrivé. J’aurais mieux fait de rester sur ma partie de cartes en buvant mon Martini.

Il y avait quatre chats mal comptés (quatre chiens, plutôt) avec des références constantes à la "révolution espagnole” et qui prenaient le frais. Deux ou trois militants historiques du trotskisme, cinq ou sis anarchistes imperturbables, la leader du Parti socialiste français à Perpignan... en tout une cinquantaine de personnes. Du jeune militant de gauche de bonne foi aux résidents espagnols qui faisaient mine d’être Plaza del Sol à Madrid (la Plaça de Catalunya de Barcelone? connais pas!) en passant par les marginaux avec leurs animaux. Je n'ai rien contre les gens qui ont choisi de vivre “en marge” entourés de chiens, même j'aurai une certaine sympathie pour eux. Mais qu'ils ne veuillent me faire croire qu’ils sont des révolutionnaires! Que en dormant en plein air, sur une place en centre ville, vont changer la société!

Faire du bruit avec des casseroles c’est est une chose, faire la révolution en est une autre. Les places qu'ils considèrent comme mythiques, les places révoltés des pays d'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, étaient remplies de gens de tous horizons, surtout des classes populaires. Et sa révolte était -et elle est encore- vrai, loin d'esthétiques révolutionnaires bidon. Ils se révoltent et meurent -si nécessaire- pour des choses aussi simples que la liberté d'expression, du travail et de la démocratie (Ah, le vilain mot!). Et, surtout, pour exercer librement leur droit de vote. Ce droit de vote que nombreux occupants des places en Espagne et dans les Pays Catalans refusent d’exercer -comme des enfants gatés qui font un caprice avec ses parents-..

La révolution m'intéresse, oui, et je la crois toujours possible. Surtout quand je vois que le travail silencieux et constant des jeunes -et vieux- révolutionnaires catalans porte ses fruits. Quand je vois que en plein chaos économique et nationale les révolutionnaires CUP (Candidatures d’Unitat Popular) ont multiplié le pourcentage des votes obtenus par quatre ou cinq (à l’heure ou j'écris cet article, les chiffres ne sont pas encore tout à fait exactes) aux élections municipales en Catalogne. La révolution veut du sacrifice, travail anonyme, de la volonté et faire partie du peuple, pas rester en marge et donner des leçons. Une fois le travail accompli, si vous voulez, on ira dormir sur la place avec des camarades, mais moi j’ai peur d’avoir mal partout le lendemain...

http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/05/23/la-revolucio-aixo-au-va-2/

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 12:44

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Le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), parti de Jean-Pierre Chevènement, face à un Parti Socialiste naviguant à vue sur les valeurs de gauche, les valeurs républicaines et leur utilisation par le Front National, sort ses griffes et veut montrer sa différence. Successivement, Robert Folcher écrit aux mairie pour commencer une campagne pour le parrainage de Jean-Pierre Chevénement pour sa candidature à l'élection présidentiellle qui se précise, bras de fer en local pour une négociation entre MRC et PS pour savoir s'ils défendent les mêmes valeurs.

Et quant aux valeurs communes entre PS et MRC, si celui-ci ne les sentait pas assez représenté (laïcité,...), il serait en droit de présenter ses candidats à des élections comme les sénatoriales et les législatives pour les défendre. 

La distribution de tracts qui redéfinissent précisément leurs positions, et ce qui n'est pas anodin et en particulier dans la ville où l'UMP Daniel Mach est le maire, en est un signe fort.

Ou encore le fait que les deux élus d'opposition à la mairie de Perpignan messieurs Folcher et Amiel quittent le groupe "nouvelle union avec la gauche", toujours dans l'optique des valeurs, va au-delà du symbolique "nous sommes retirés du Groupe de la Nouvelle Union avec la gauche à Perpignan. En effet, nous n'avions pas l'assurance de choisir nous-même nos délégués supplémentaires (3 grands électeurs) pour les élections sénatoriales. En partant seuls nous pouvons compter sur trois délégués supplémentaires. Si nous devions revenir dans le groupe, nous en demanderons plus..." Comme l'avait répondu Jean-Pierre Chevénement au journaliste du midi libre lors de conférence de presse sur son dernier livre "La France est-elle finie?", lorsque celui-ci l'interroger sur le fait que son éventuelle candidature puisse disperser les voix et à gauche et provoquer un nouveau "21 avril" : "la Gauche et le Parti Socialiste n'ont pas passé le premier tour en 2002 pas à cause de la disparition des voix, mais par l'absence d'un vrai programme de gauche"...

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 09:57

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Indigné et dégoûté, je suis moi aussi indigné (quoi que mon médecin me dit que je dois faire gaffe au stress). Indigné, bien sûr, pour les mêmes raisons que les milliers de personnes qui remplissent des places à Barcelona, Girona et Lleida. Dégoûté, aussi, en ma qualité de citoyen nord-catalan, du traitement et la couverture de ces manifestations par les principaux médias de la Catalogne Nord.

Je n’ai vu d’autres, je ne devrais pas prendre ça trop au sérieux, mais il y a encore deux ou trois trucs pour lesquels je m’indigne. Écouter sur France Bleu Roussillon -la plus écouté du Pays Catalan (ils répètent ça chaque trois minutes avec un accent pointu, ça la fout bien)- parler de la révolution de la Plaza del Sol à Madrid... et rien des mobilisations sur Barcelone et les autres villes de la Catalogne ... Ou lire la même chose à l'Indépendant, le journal d'ici m'indigne, oui, mais surtout me fout la honte pour le manque de professionnalisme de mes collègues journalistes formatés à l’hexagonale. Le journal d’ici, incapable d'écrire un mot en catalan sans faire une faute d'orthographe, ce qui prouve leur analphabétisme dans la langue du pays (même pou parler d’ouillade ou boules de picoulat).

Les journalistes de France Bleu Roussillon, eux, on les met devant un micro en Pays Catalan comme ils pourraient les mettre devant un micro à Limoux, -cela pourrait être une excuse s'il n’y avait quelque chose qui s'appelle la conscience professionnelle. Hier encore j’entendais sur cette radio -de service public, et oui- comme une journaliste qui, théoriquement, est spécialiste de la politique du Pays Catalan appelait "Ruag" (essayez de prononcer Roig en français) au président du Sydetom 66 . Tout le monde a, plus ou moins, entendu sur cette radio (la plus écouté, et de loin, dans le Nord de la Catalogne), d'autres perles typiques des neo-catalans qui n’ont rien à foutre de si ici c’est la Catalogne ou pas. Perles du style “Becsas” pour Baixàs....

Oui, je suis outré et indigné et avec ma tension qui monte. Je devrait déjà être blasé, mais non. Des nombreuses années de pratique du journalisme en Catalogne Nord m'ont donné l'occasion de voir que mes collègues de la presse française, -avec des exceptions notables et remarquables- sont programés de telle façon que ils leur semble une faute professionnelle parles de tout ce qui est “trop catalan”. Si les Espagnols à Madrid se révoltent contre la situation économique désastreuse, il s'agit d’une info. Si en Catalogne on se révolte pour les mêmes raisons... dans l'esprit du journaliste formaté français -à Perpignan ou Paris- cela devient juste une petite brève de province, suspecte de revendication identitaire. Vous vous souvenez? Barcelone un 10 Juillet, avec un million de personnes dans la rue en criant indépendance?... Res, rien, nada... .Aucune importance. Le journal d'ici la radio du Pays Catalan n’ont pas jugé nécessaire d'en parler trop Le lendemain, cependant, ils ont fait les gros titres de la fête de quelques milliers d’Espagnols de Barcelona célébrant la victoire de la Roja au mondial de foot.

http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/05/20/a-la-radio-du-pays-catalan-i-al-journal-dici-nomes-sindignen-a-madrid/

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 16:26

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Si vous voulez connaître la vrai identité d'un endroit précis, allez au cimetière.

Selon les conventions romantiques les cimetières sont des lieux qui invitent à la réflexion, la paix et le repos éternel ou temporaire, volontaire ou forcée. Poètes éminents comme Paul Valéry, Salvador Espriu, Théophile Gautier ou Josep Maria de Segarra ont été amenés à écrire des poèmes autour des cimetières, textes inspirés que, des années plus tard, subiraient des générations entières d'écoliers qui ont dû apprendre ces poésies par coeur, en rentrant à la maison à l’heure du goûter. Je ne vais pas, donc, commettre l'affront de vouloir les plagier. Permettez-moi de dire, quand même, que si au lieu d'aller au cimetière à des heures propices à la contemplation, ils y étaient allé -comme moi à celui de Bao- en plein canyàs des premières chaleurs de mai, à 16 heures et sans ombre en dehors de mon chapeau ... Je ne suis pas sûr que la source de la poésie aurait coulé, ou que une muse leur vienne porter secours. Si, en plus de la chaleur au rapetell del sol, ils avaient du partager la visite avec deux padrines sourdes qui n'ont pas arrête de parler haut et fort (dans un délicieux roussillonais, ça oui), la muse des poètes -j’en suis convaincu- aurait déserté l’endroit à la hâte comme dans un évanouissement, une fumerolle, tel qu’on le voit dans les films de Walt Disney.

Bon... ce que je voulais écrire, avant de m'engager dans des divagations poético-meteorologiques, c’était sur l'identité. Plus précisément, sur la réalité sociologique de ce département des Pyrénéens Orientales pour les uns, de Catalunya Nord pour les autres...une réalité qui est palpable, indéniable, dans les cimetières de nos villes et villages (mince, je deviens sérieux,là!).

Aux catalans autonomes du sud -et également à ceux du sud du sud, ceux de l’est et aussi les insulaires de l’ouest- qui, une fois le Boulou passé quand ils nous rendent visite, demandent au premier catalanophone venu: “què, com ho tenim aixo del català a la Catalunya del Nord?" (comme si tous les Catalans du Nord fussent des sociolinguistes ou des directeurs d'un institut de sondage) je recommanderai qu’ils fassent la visite d'un cimetière, comme complément aux circuits traditionnels Salses-Castillet-Villefranche. Avec un peu de chance ils vont trouver, comme dans la photo à Bao (oui, je sais, en français Baho), le monument aux morts avec la liste des "morts pour la patrie”. S’ils lisent attentivement les noms, ils liront des noms bien catalans, avec des orthographies fantaisistes inventées parles fonctionnaires français qui transcrivaient comme ils l’entendaient sur l'état civil de la République. Qu’ils se promènent aussi de la plus ancienne partie à la plus récente du cimetière. S'ils le font, en faisant attention aux noms inscrits sur les tombes, il feront un voyage dans le temps en vivant en accéléré l'évolution de la population nord-catalane des cent dernières années ...

Ces noms catalans -méditerranéens et bronzés, au goût d’abricots, pêches et raisin- disparaissent peu à peu en arrivant aux parties les plus récentes du cimetière, remplacés par des noms plus gaulois -aux sonorités nordistes de bière, de céréales et de peau claire. Des noms bien français, de ces français qui, sans équivoque, sont majorité aujourd’hui dans le berceau de la Catalogne (le berceau, oui, à condition qu'il soit vrai que Guifré el Pilos ou Wilfred le Vellu était né au château de Rià, allez savoir ...). Français "biendechénu" comment dirait la Marine Le Pen, entre autres.

J'ai déjà les oreilles qui sifflent de ceux qui me crient tous les noms d’oiseau et d'autres épithètes plus ou moins aimables. Je les invite, une fois se seront bien soulagé, à visiter nos cimetières, avec le drapeau catalan étoilé s'ils le désirent et s'ils ne craignent pas d’être confondus avec des supporters de l'USAP. J’invite à faire de même à tous ceux qui se laissent influencer trop facilement par des arguments populistes, ceux qui avalent volontiers le"nous sommes envahis par les Musulmans, les Nord-Africains et les Noirs» (merde, je suis à nouveau sérieux, là!). Oui, ce pays a subi, au cours du XXe siècle, un changement de population indéniable, mais pas celui qui craint et dénonce l'extrême droite, de Sarko a Marine. Jusqu’ici la constatation...Qui veuille changer les choses, catalaniser ces populations déracinées mais intraitables sur sa supposée supériorité culturelle et linguistique, il a du boulot!

Je termine ce texte, trempé de transpiration, assis sur un banc du cimetière, dans la mi-ombre d'un cyprès, avec les deux mémés dures d’oreille (soyons honnêtes, personne ne dit plus “padrina” en Catalunya Nord) qui continuent à discuter.. Elles parlent de tout, dans ce roussillonais que aucun jeune ne parle plus -et non, ceux qui vont dans les écoles catalanes non plus. Elles parlent de tout, oui, mais pas des morts et des tombes qui les entourent. C'est comme si elles étaient chez elles avec les amies de toute la vie que avant elles rencontraient pendant l'office du samedi et que, maintenant qu’elles ont trépasse, elles viennent voir ici. En tout cas, les deux semblent préférer venir s’espletir dans le cimetière, l'après-midi, plutôt que d'aller au club du troasiematge avec les retretats des lotissements qui parlent punxut.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:34

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Pierre Parrat, m'attaque en diffamation : le coté au-secours de la farce !  Récit en deux chapitres, une conclusion - par Nicolas CAUDEVILLE, pamphléteur pour vous servir, vous informer et vous faire rire, fou du roi mais non dindon de la farce

 

1/Où le ciel est censé me tomber sur la tête

 

Nous sommes mardi après midi, je suis en rendez-vous, lorsque mon téléphone sonne affichant numéro inconnu. D'ordinaire, je ne réponds pas ; mais là je décroche.  un capitaine  du SRPJ m'appelle pour  m' entendre  "dans le cadre d'une plainte contre vous en diffamation déposé par Pierre Parrat " .  roulement de tambours, coup de tonnerre !

Mon audition est fixée le jeudi matin 10 heures . Je raccroche. Quitte prestement mon rendez-vous. Et commence à m'interroger sur  lequel de mes articles a pu affliger ainsi  mon bon  Pierre Parrat pour qu'il puisse se ressentir blessé dans son honneur  au point de saisir la justice . Je suis étonné. Mes articles sont souvent écrits dans une veine pamphlétaire, mais pas malveillante. Je pense m'inscrire (les jours où  mes articles  ceux-ci sont bien écrits) dans une lignée qui va de Rabelais à Voltaire et Beaumarchais, jusqu'à Desproges en passant par Guillon, bref, la tradition française.

Des articles sur Pierre Parrat, j'en ai écrit..Sa position d'adjoint à la sécurité à la ville de Perpignan  dès avant les émeutes de 2005,  puis de candidat sur le canton de St Jacques m'en ont donné l'opportunité ; de même, son changement de braqué idéologique du MPF (mouvement pour la France) de messieurs Pasqua et de Villiers, à la droite de la droite, anti-européiste à une étiquette nouveau centre beaucoup plus modérée et pro-européiste, sans qu'il y  ait  d'explication publique .

Cependant, a aucun moment je n'avais pensé l'avoir diffamé, étant donné que j’écris sans esprit de malveillance.

Ceci étant, j'appelle mon avocat et lui envoie  tous  les articles  pour lesquels une action en diffamation ne serait pas prescrite mentionnant Pierre Parrat   (en l'occurence simplement 2 articles - nous sommes loin d'un harcèlement et loin de concurrencer le nombre d'interview accordées par monsieur parrat depuis trois mois).  Elle me confirme y lire le libre débat démocratique mais aucune diffamation, qui, me rappelle-t-elle est, depuis la loi du 29 juillet 1881, et donc depuis temps antérieur aux études de droit de monsieur pierre parrat, reste « l'allégation ou l'imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne à laquelle le fait est imputé ».

C'est donc avec grande curiosité que je me rends au commissariat de la place Cassanyes, ce jeudi à 10 heures. Je suis bien reçu par le capitaine qui m'avait téléphoné, qui  m'expose les griefs  articulés dans la plainte de Pierre Parrat.  Cette plainte porte sur un article écrit après  la défaite de pierre parrat aux cantonales à St Jacques (canton 2) face au candidat socialiste Jean-Louis Chambon,  à la suite de laquelle il  a  déposé un recours devant le tribunal administratif  demandant l'annulation de cette élection, se fondant sur le relativement faible écart de voix de 91 votes  et sur une erreur de la préfecture qui avait rajouté un troisième candidat FN dans un certains nombres d'enveloppes envoyées  à 1/3 des électeurs du canton.  Trouvant  que cela manquait de « fair play » ,  j'avais intitulé mon article : « Pierre Parrat : le ridicule ne tue pas, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort, et il a décidé de devenir super balaise » , ce que d'aucun ont trouvé drôle. Mais manifestement pas pierre parrat. 

 Il me reproche une phrase en particulier : « Il y a les raisons officielles, mais les mauvaises langues racontent que « lorsqu'on distribue des billets de 50 euros, il ne faut pas s'étonner qu'on ne vous donne pas de factures. Du coup de ne pas être remboursé. » . Le passage faisant référence aux billets plus précisément.  

 Mais dans sa plainte,   il prétend que j'affirmais qu'il a distribué des billets de 50 euros à chacun de  ses électeurs durant la campagne des cantonales .

Ce qui là est diffamant, mais qui ne correspond pas à la lettre de mon article, qui seule peut fonder une plainte en diffamation, ce qu'il n'ignore pas.

Je faisais immédiatement état de la fausseté de la phrase imputée par le plaignant, offusqué qu'on me fasse dire ce que je n'ai pas dit, dans mon pv d'audition : les deux phrases, la mienne et la sienne n' ont rien de similaire . Et la  phrase telle que monsieur parrat l'écrit ,en la circonstance, induisait la faute. Je me reconnaissait  (et me reconnaît toujours) auteur de l'article et de tout ce qu'il  contient . Mais non pas de l'interprétation équivoque qu'en fait  monsieur Parrat , qui tente de mettre sous ma plume des mots que je récuse. 

Après avoir lu le PV, signé celui-ci, et salué  le policier, je rentrais chez moi. 

 

2/ Où la prétendue diffamation conduit à ce que des esprits chagrins qualifiraient de chantage

 

La cerise sur le gateau manquait et c'est fabrice thomas qui me l'a apportée. Croisé dans l'après midi, alors que faisant un article sur ce sujet, il avait vu et interrogé  monsieur PARRAT  et me dit:  « Il veut juste que tu retires ta phrase ».  

  Ayant le sentiment que rien dans mon article n'étant diffamatoire  et ayant passé l'âge qu'on me dise ce que je doit faire, j'indiquais à mon interlocuteur que je n'avais pas l'intention de retirer quoi que ce soit.   Et partais, méditant sur la qualification juridique que pourrait revêtir ce qui venait de m'être dit : transmission d'information ? manifestation d'une certaine faiblesse, voire d'une faiblesse certaine ? chantage ? je laisserai le lecteur trancher 

 

3/ De la morale de l'histoire

 Le ton de l'article était  sarcastique mais ni diffamant ni injurieux. C'est le jeux  : lorsqu'on est politique, on est comme un boxeur : on doit s'attendre à prendre des coups. Et si on aime pas cela, autant changer de métier !  

 Pierre Parrat aurait pu me demander un droit de réponse sur l'archipel contre attaque.  Que j'aurai mis en ligne avec plaisir étant convaincu avec Voltaire que « Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer ! » ou encore comme ST Exupéry dans la lettre à un otage « frère, si tu diffères de moi, loin de léser tu m'enrichis. ». Mais l'homme a préféré m'attaquer en diffamation.

Je ne suis pas le seul dans l'histoire à l'être . Beaumarchais avait trouvé une réponse à cela qui garde toujours sa force. Il fait dire à Figaro dans son Barbier de Séville : « Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu’ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil ! je lui dirais… que les sottises imprimées n’ont d’importance, qu’aux lieux où l’on gêne le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits ".  

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 20:48

 

161431 100000458988132 3202253 nle journaliste et écrivain Aleix Renyé

Dans son blog Met Barran,figure de la pensée Nord Catalane, plus connu pour son vrai nom, souligne le talent de notre ami Aleix Renyé dans un article intitulé "Aleix Renyé en force"

http://metbarran.canalblog.com

"Do you know the "llesqueta del septentrió"? Non...Je ne vous en fait pas le reproche, puisque sur la confidence d'un ami, je viens de découvrir ce blog, mais à présent précipitez-vous y. Il est animé par Aleix Renyé, un journaliste et écrivain. Du bon journaliste, il a le sens de l'observation et la passion de l'analyse critique. Un couple de qualités rares. Du bon écrivain, il a la ruse et le style de celui qui sait faire du quotidien une comédie permanente. Irritant aussi bien les maitres en gay saber de l'IEC  que les maîtres -car maîtres il y a- en ignorance crasse des quatre cantons. Le journaliste écrivain ou l'écrivain journaliste- comme l'on voudra- Aleix Renyé dispense ses joyeuseté ironiques d'observateur privilégié. Observateur  participant et pensant, impliqué dans la défense d'un bouquet de choses simples puisées dans la rue ou la presse quelle que soit sa jaquette: imprimée, radiophonique, télévisée, webisée. Choses simples que celle d'appeler un chat un chat, celle de ne pas mettre de la confiture quand il n'y a aucune tranche de pain, celle de ne pas cueillir des cerises un 21 janvier ni un 11 septembre,... et celle de montrer le roi est nu s'il est nu, sans se préoccuper de la baisse des revenus des tailleurs de costards de Barcelone ou de Perpignan...Le grand plaisir d'Aleix Renyé nous semble-t-il (pourquoi ne serait-il pas fondé à revendiquer ce plaisir, haut et fort, sur le terreau local de bien indispensables colères ?) c'est de partir en guerre avec la petite souris de sa conscience contre les petits moulins à vent qui enfument les paysages, ou de crever les mille petits ballons de baudruche d'une (prétendue) sagesse populaire ou d'un changeant hélium idéologique avec les épingles et les espiègleries de l'évidence linguistique, culturelle sociétale dans un pays qui n'est peut-être pas ce qu'il croyait devoir être. Avec les trains de l'histoire, il y a toujours des confusions d'horaires. Les textes d'Aleix Renyé coulent de bonne source et ont une vertu remue-méninges des plus vivifiantes. Ils sont frais et toniques. Ils remusclent certains concepts, redonnent mélodie à certains mots. Ils recadrent des positions et des représentations, entre l'archaïque et le postmoderne, entre l'indifférence et le complot. Ils nous alertent surtout à bien voir, à bien entendre, à bien lire et à bien écrire. Pour pouvoir sortir des pièges du malentendu, de la friction, de l'érosion... et pour pouvoir ainsi résister (ses armes sont le persiflage linguistique et ses saveurs baroques) à un processus de disparition annoncé qui s'accélère. Laissant comme statues de sel les uns et ébouillantant les autres faibles écrevisses. De l'Usap à la mona,  du désert littéraire nordcatalan au brevet de francophonie des représentants sudcatalans...comme vous n'en avez jamais rêvé de parler...Aleix Renyé met les pieds dans les plats. Savant, précis, plaisant, jamais de coups bas... Diversité, variété, complexité: c'est du sérieux. Do you know, Aleix Renyé? Ah, si... Retrouvez-le par conséquent en force sur son blog "La llesqueta del septentrió". Il y soutient et illustre une polis en catalan."

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 08:43

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Cette photo a trente ans, comme les trente ans de Ràdio Arrels le 28 mai.

Je ne pourrais pas donner une date exacte, mais, tout au plus, la photo a été faite quelques semaines après le début des émissions clandestines de “La Veu de Catalunya Nord”. C’est moi sur la photo, et oui, pris de dos, avec une chemise à carreaux, les cheveux noirs et pas de chapeau, encore... (de toute ma vie je n'ai eu que cette chemise à carreaux, je le jure!). Mare Mia! comme dirait la padrina si elle était encore en vie...

Je suis face à deux platines disques vinyle (à l'époque on s’en servait pour écouter les disques, pas pour scratcher et produire des bruit plus ou moins harmonieux), une petite console (table de mixage ou comme on disait nous, de micsatge), le tout incrusté dans une palette en bois de celles utilisés pour le transport des cagettes de fruits, un magnétophone et un lecteur cassette (les plus jeunes, vous devez penser que je parle chinois ou que je dis des gros mots!) fournies par certains militants catalans, un micro carré collé sur un bougeoir en bois, des casques qu’on pouvait soupçonner d’être fournis par l'ambassade soviétique... et un disque de Guillermina Motta sur qui je devais fantasmer fort, car elle était la chanteuse la plus canaille de la chanson catalane de l'époque. Et tout cela devant une cheminée en marbre, dans une pièce de chez Bernat et Simona Casals, un appartement de fonction de l'Education Nationale, sur ce qui est aujourd'hui le restaurant Le Sud, près de la place du Puig, en plein quartier gitan. De là sont parti les ondes hertziennes des premières émissions clandestines, illégales ou illicites, en langue catalane en Catalogne Nord (enfin, soyons modestes, les ondes hertziennes ne couvraient qu’un petit rayon sur la ville de Perpignan ... la taille de l’émetteur, semblable à une boîte à chaussures, et l'antenne râteau ne permettaient pas faire des miracles. Les premiers à capter dans des conditions optimales Ràdio Arrels ont été les gitans de Sant Jaume, et pour cause! Je me demande si l’engouement des animateurs et animatrices d’Arrels pour la rumba catalane ne vient pas de là... Et aussi l’accent gitano de son directeur, Pere Manzanares, quand il ls’y met!

Je n'étais pas là le jour de l’émission inaugurale du 28 mai. Je cueillais des cerises, le jour, et faisais mon écrivain malheureux, triste et mal compris, le soir, à Céret. La première émission a été réalisé par Francesc Pougault, Lluis Deixonne, Helios Jordà et Pere Manzanares, avec des entretiens enregistrés de Josep Vidalou, Pere Verdaguer et Josep Deloncle. Quand j'ai su que les émissions avaient commencé, j'ai quitté les cerises, les poésie vallespirenques et la vie de bohème sur Céret pour me planter dans le minuscule studio de Ràdio Arrels. Je n’en suis pas sorti … attendez... laissez moi compter ... que seize ans plus tard, si je ne me trompe pas. Comme je n’avais pas de papiers (et oui, réfugié clandestin même pas demandeur d’asile -à quoi bon, puisque la France n’en donnait plus ni aux catalans ni aux basques) et ne pouvais pas travailler légalement, je passais toute la sainte journée à parler au micro-bougeoir (bonjour la discrétion) et à lancer à l’antenne tous les disques qui me tombaient dans les oreilles -surtout Guillermina et la chanson ou elle disait “quan som al llit no em parlis del partit”.. Heureusement, il n'existent pas d'enregistrements de cette époque (et si quelqu'un en a... je le prie de les détruire, sivuplet!) Toujours a été un mystère, pour moi: comment pouvait-il y avoir un public assez masochiste pour supporter cette bouillie inaudible, avec des rengaines politico-culturelles, sans aucune notion de professionnalisme radiophonique. Évidemment, nous n'étions pas les seuls, et on n’étais pas les pires, non plus. 

C'est cette même année 1981 que je suis arrivé comme un refugié sans-papiers, pénétrant illégalement dans le territoire administratif français à travers les montagnes du Vallespir le mois de janvier, en pleine tempête de neige. N'ayez pas peur, je ne vais pas vous prendre la tête avec un de ces récits d'ancien combattant (combattant catalan, d'accord, mais ancien cammemes!).J’ai atterri a Perpignan chez Dolors et Josep Serra, qui participaient activement à ce moment là, à la création de l'association Arrels. J'ai eu la chance -jeune amateur de radio, littérature et journalisme-, que parmi les projets de cette nouvelle association, -scission de La Bressola- il y ait la création d’une radio catalane, en plus d'une école. Il n'était pas surprenant, dans les années 80 de vouloir créer une radio. Il y avait des radios pirates et des radios libres dans presque chaque quartier, chaque village et chaque coin de rue ... elles naissaient et mueraient comme des champignons. En toute illégalité, oui, mais tout le monde espérait que l'arrivée au pouvoir des socialistes de François Mitterrand allait arranger et changer ça et presque tout ... sainte innocence!

 

Bon, pour revenir à la photo ... çanusrajeunipà, ça! comme on dit dans le bon roussillonais d’aqui. 

Sérieux, ça fait bizarre... une instantanée de votre vie personnelle devient une partie de l'histoire du renouveau de la langue et de l’identité de ce petit morceau -cette llesqueta- de la Catalogne. Et on ne peut pas éviter (avec l’âge on devient un petit peu trop sensible) de ressentir de la fierté d’avoir toujours oeuvré dans ce sens. C’est la raison qui me conduisit, en Janvier 1981, à passer par les montagnes enneigées pour atteindre le Vallespir et, quatre mois plus tard, me trouver devant un micro-bougeoir caché dans une pièce discrète d’un appartement au fin fond du quartier de Sant Jaume de Perpinyà. C’est, encore et toujours, la ligne de conduite de ma vie privé et professionnelle.

Aujourd’hui une nouvelle génération radiophonique a pris le relais et font une radio catalane plus libre, plus vivante et plus jeune que jamais. Joyeux anniversaire!

http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/05/08/radio-arrels-te-30-anys-c/

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 16:11

artchipeltour

Créé en 2005, dans la foulée du projet du Théâtre de l'archipel, L'archipel des théâtres qui était le regroupement des compagnies de spectacles du département qui face à la mise en place du théâtre l'archipel, n'auront pas eu à espérer la possibilité de s'y produire, s'est dissoute il y a peu pour des raisons de dislocations internes. Avec un budget de 45 000 euros pour 21 compagnies, elle avait juste de quoi être redevable à la mairie et l'agglomération de Perpignan et pas assez pour se développer. Mais dés le départ cela devait être la stratégie de Jean-Paul Alduy : entourer la pilule d'amertume du réel, par le miel des promesses. Donc après 6 ans de succion, les artistes composants ce collectif sont arrivés à la conclusion que « les promesses n'engagent que ceux qui y croient ! »

Pour mémoire, l'archipel des Théâtres s'était ça :  « L’Archipel des Théâtres est une fédération de compagnies et d'artistes du spectacle vivant qui oeuvre à une médiation culturelle favorisant la vie artistique dans les quartiers.  C'est un projet de développement culturel à l’échelle de la ville de Perpignan et de l'agglomération Perpignan Méditerranée . En ce sens, les compagnies  de l’Archipel des Théâtres responsables de lieux proposent des activités à Saint Martin, dans le Vernet, dans le Centre Ancien, à Canohés, …

 L’Archipel des Théâtres regroupe21 compagnies et artiste associés dans les domaines artistiques du Théâtre et de la danse : Loco Compagnie, Rime aux Romarins, Cie Caravane, Théâtre Chez Soi, Théâtre de la Complicité, Théâtre de l’Echappée, L’Art ou Cochon, Théâtre du Réflexe, Théâtre de la Rencontre, Art Danse Vent de Sable, Valérie Betron, Guillaume Lagnel, Michel Picod, Jacques Viñas, Nathalie Boch, Max Bourges, Henriette Torrenta, Jean Michel Llanes, Den Durand, Laetitia Costa, Kanélé.

L’Archipel des Théâtres propose des créations artistiques dans le domaine du spectacle vivant, des actions ou des rencontres,des ateliers ou des stages tout au long de l’année.

Cette association est soutenue par la DRAC LR le conseil régional,la ville de Perpignan et la caisse des dépôts et consignations. »Du coup la directrice de l'action culturelle de la ville de Perpignan, Marie Costa, a eu le temps d'écrire un livre de cuisine. Gageons que celui-ci, est un livre à clefs qui donne le dessous des arcanes de la culture locale.

regardez aussi le reportage sur la naissance en 2005 de l'archipel des théâtres

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/ext/http://www.dailymotion.com/video/xaztcy_archipel-des-theatres-en-route_news

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:40

baux.jpgMarie-Pierre Baux avec le chanteur Jacques higelin

La raison du plus fort est toujours la meilleure,, Marie-Pierre Baux, ex directrice des estivales, ex directrice du théâtre de l'étang, ne l'a compris que tout à l'heure! Celà faisait longtemps qu'on en avait après elle. Jean-Paul Alduy(selon la formule de ST Denis et à la manière d'un enfant déçu, il s'est adonné au "aimes ce que tu as brûlé, brûles ce que tu as aimé!") par personnes interposées se chargeait de l'éreinter. Depuis, que le conseil général ne soutenait plus les estivales, on a d'abord trouvé qu'elle coûtait trop cher, puis que le contenu de son programme n'était pas satisfaisant. Mais ce qui a condamné Marie-Pierre Baux et les estivales , c'est l'arrivée du théâtre de l'archipel. L'objet urbanistique (sur ce sujet,voir le mémoire, de Jordi Gomez) pour que Jean-Paul Alduy lave l'insulte de son propre pére,Paul, faite à lui et à son ami Jean Nouvel pour le projet de l'espace Méditerranée qu'il leur a retocqué. Le projet qui va nous coûter 42 millions d'euros, sans compter 6 millions par an pour l'intendance et dont nous ne serons propriétaire qu'au bout de 32 ans de location à l'entreprise constructrice Fondeville. Ce théâtre est un vampire qui dévore tous les budgets, ce qui a obligé de fusionner toutes les régies culturelles en une "le théâtre de l'archipel" avec pour seul grand Maître le catalan Doménech Reixach (que certains commencent déjà a appeler le "conducator"). On a commencé par les estivales et Marie-Pierre Baux, à qui on a proposé de n'être plus directrice des "estivales" , mais simple conseillère artistique. Au même moment à ST Estéve, le contrat entre Boitaclous et la ville, pour le théâtre de l'étang est dénoncé. Il y a un nouvel appel d'offre pour le poste de directeur: Marie-Pierre Baux l'emporte . Alors, on décide de fermer "les estivales" après 23 ans de bons et loyaux services. On coupe d'abord les seuls subventions de la mairie de Perpignan. Puis, on fait pression sur le conseil d'administration de l'association "les estivales de Perpignan" afin qu'elle s'auto-dissolve. Ainsi fut fait. Ensuite, le maire Jean-Marc Pujol, suite à la conférence de presse donnée en fin d'été par la future ex directrice pour la fin des estivales, affirme qu'ils récupéreront jusqu'au nom du festival fondé par Marie-Pierre Baux. Entre temps, la mairie de ST Estéve bascule à droite. Le théâtre de l'étang lance sa première saison sous l'égide de Madame Baux, avec de fort bons résultats. En face, le théâtre de l'archipel commence a émergé des constructions. Mais esthétiquement, c'est une déception, on raconte même du coté de l'agglo que Jean Nouvel, ne souhaiterait plus qu'on le qualifie "créateur" de ce tas de boue, dont on peine à trouver le vernis pour recouvrir l'oeuf grisâtre masqué par le NOVOTEL à l'architecture "soviètoïde". Le programme de l'été est lancé, et c'est encore la déception. Tout ça pour ça, a-t-on envie de dire. Une accumulation d'artistes tout droit sorti d'un catalogue de tourneur. Les déferlantes d'Argeles font beaucoup mieux pour beaucoup moins cher. Alors pour son ouverture le théâtre de l'archipel ne peut pas ce permettre d'avoir un concurant à quatre kilomètres, qui a déjà une saison d'avance et qui fonctionne. Alors,on suppose que terrorisé par le probable échec de "son" théâtre, Jean-Paul Alduy, comme président de l'agglo, à fait pression sur le maire de la petite ST Estéve. Pas de renouvellement de contrat pour madame Baux. Qui n'a plus que ses yeux pour pleurer. C'est la classe Américaine pour Jean-Paul et ses complices. Pendant tout l'été, elle n'a pas souhaité intervenir, alors qu'on lui soufflait le chaud et le froid . Ne savait-elle pas que le boucher rassure toujours l'agneau avant que de l'égorger!

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