Le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), parti de Jean-Pierre Chevènement, face à un Parti Socialiste naviguant à vue sur les valeurs de gauche, les valeurs républicaines et leur utilisation par le Front National, sort ses griffes et veut montrer sa différence. Successivement, Robert Folcher écrit aux mairie pour commencer une campagne pour le parrainage de Jean-Pierre Chevénement pour sa candidature à l'élection présidentiellle qui se précise, bras de fer en local pour une négociation entre MRC et PS pour savoir s'ils défendent les mêmes valeurs.
Et quant aux valeurs communes entre PS et MRC, si celui-ci ne les sentait pas assez représenté (laïcité,...), il serait en droit de présenter ses candidats à des élections comme les sénatoriales et les législatives pour les défendre.
La distribution de tracts qui redéfinissent précisément leurs positions, et ce qui n'est pas anodin et en particulier dans la ville où l'UMP Daniel Mach est le maire, en est un signe fort.
Ou encore le fait que les deux élus d'opposition à la mairie de Perpignan messieurs Folcher et Amiel quittent le groupe "nouvelle union avec la gauche", toujours dans l'optique des valeurs, va au-delà du symbolique "nous sommes retirés du Groupe de la Nouvelle Union avec la gauche à Perpignan. En effet, nous n'avions pas l'assurance de choisir nous-même nos délégués supplémentaires (3 grands électeurs) pour les élections sénatoriales. En partant seuls nous pouvons compter sur trois délégués supplémentaires. Si nous devions revenir dans le groupe, nous en demanderons plus..." Comme l'avait répondu Jean-Pierre Chevénement au journaliste du midi libre lors de conférence de presse sur son dernier livre "La France est-elle finie?", lorsque celui-ci l'interroger sur le fait que son éventuelle candidature puisse disperser les voix et à gauche et provoquer un nouveau "21 avril" : "la Gauche et le Parti Socialiste n'ont pas passé le premier tour en 2002 pas à cause de la disparition des voix, mais par l'absence d'un vrai programme de gauche"...

