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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 22:18

Entre François Hollande sur TF1 et Zorro sur France 3 : moi, je n'ai pas renié les convictions de ma jeunesse, je regarde zorro! Mais certains représentants de la politique locale, comme Christine Espert du Modem link, ou Nicolas Garcia link du Front de Gauche ont réagi.

espert.jpgChristine Espert

"De l'intervention de F.Hollande ce soir... J'y ai vu des points que F. Bayrou avait portés lors de la campagne présidentielle comme l'agenda du redressement, l'impression qu'enfin la prise de conscience de l'état de nos difficultés était la, et cela est bien. Mais ce que j'ai surtout vu, c'est un manque d'audace ! un président qui veut prendre un air déterminé et qui n'ose même pas prononcer le mot de "flexibilité", un président coincé dans son carcan de gauche, un président qui aurait dû laisser de côté les batailles partisanes et s'éviter les coups de griffes à l'équipe sortante, cela ne grandit personne et ne sert absolument à rien ! Face à la crise qui nous attend, personne n'a la solution tout seul... et toutes les forces du pays devront être mobilisées !"

garcia-copie-1.jpgNicolas Garcia

"F. Hollande sur TF1, confirme le rythme de ses orientations. 

Sur TF1, ce soir (dimanche 9 septembre), le président de la république n'a pas répondu aux attentes de celles et ceux qui ont voté pour lui et qui espèrent un changement immédiat et une contribution plus importante des marchés financiers et des multinationales, sur l'emploi et les efforts budgétaires. Il a confirmé les mesures annoncées et le rythme de leur mise en œuvre. Pas un mot sur le traité budgétaire européen qui va déterminer le quotidien de notre peuple, ni sur l'organisation d'un référendum de plus en plus réclamé à gauche. Pas un mot sur l'interdiction des licenciements boursiers. Pas un mot sur l'augmentation des salaires, retraites, pensions. Pas un mot sur la résistance aux marchés financiers. Il a confirmé la volonté d'atteindre les 3% de déficit public dans un premier temps puis de l'équilibre budgétaire, avec pour 2013 la volonté de trouver 30 milliards d'€ supplémentaires. Dix milliards sur le budget de l'état, seuls 3 ministères (éducation, sécurité, justice) échapperont à la suppression de fonctionnaires et aux économies. Dix milliards sur les ménages. Dix milliards sur les entreprises. Rien sur les collectivités territoriales (mairies, conseils généraux...), rien sur les investissements industriels et productifs. Ce n'est pas encore ce soir que les plus riches, les marchés financiers, les patrons des grandes entreprises nationales et multinationales, les spéculateurs, auront tremblé. Ce n'est pas encore ce soir que les ménages les plus humbles s'endormiront plus tranquillement."

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 21:13

Appel de Bouge toit

Le 4 mai, nous occupions un bâtiment désaffecté appartenant au Conseil général pour y mettre à l'abri des déboutés du droit d'asile jetés à la rue. Dans un premier temps, les autorités du Conseil général nous ont sommés de vider les lieux. Puis, un dialogue s'est instauré. Appels téléphoniques, courriels, courriers, entrevues se sont succédés jusqu'au 3 juillet. Tout indiquait que la Présidence du CG s'était rendu à une meilleure compréhension de nos arguments. Des promesses nous ont été faites. Nous les avons prises pour des engagements. Et finalement, le 5 septembre, nous avons compris que nous avions été floués et que nous n'avions rien obtenu. Aujourd'hui, nous exigeons des explications, nous demandons des comptes.

 

Nous nous adressons à toutes celles et tous ceux que préoccupe le sort des 35 personnes dont 12 enfants, auxquelles nous avons procuré un toit (18 au 142 avenue du Languedoc, 17 à l'école Jeanne Hachette).

Nous nous adressons à toutes celles et tous ceux qui exigent que les familles sans papiers, sans droits, sans toit, soient logées dans des conditions dignes et décentes.

 

Nous leur donnons instamment rendez-vous devant l'Hôtel du département, quai Sadi Carnot, le mercredi 12 septembre à 11h.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 20:41

Les municipales de 2014, si l'on survit au 21 décembre 2012, c'est la prochaine élection. L'actuel maire UMP, Jean-Marc Pujol, l'homme nommé par un Jean-Paul Alduy, l'ex-maire (réélu après l'affaire de la fraude à la chaussette) las des crottes de chien et des demandes de réparations de trottoir de madame Michu, semble vouloir se succéder à lui-même (si l'on s'en tient à ses campagnes d'affichages de lui-même et des réunions publiques où il se propose d'aller à la rencontre de ses futurs électeurs). Mais à droite ça va être chaud ! Alduy se présentera-t-il ? Pas tant pour faire gagner que pour faire perdre un rival de droite ? Romain Grau pourra-t-il revenir dans les pas d'Alduy (si celui-ci venait à ne pas se présenter ?) Que préparent Rivière et Vilar ? Le front national de Louis Aliot ne sera-t-il qu'en position de faire perdre?

A gauche, on sait que l'ancienne tête de la liste socialiste "Nouvelle Union avec la gauche", Jacqueline Amiel Donat, se présente. Il a souvent bruissé que Ségolène Neuville, récemment élue député de la troisième circonscription, serait la tête de liste socialiste, ainsi que le voudrait notre président de région Christian Bourquin. Mais voilà qu'une rumeur va faire se dresser le Landernau de la politique locale. Docteur Quiin, Ségolène Neuville, raconte à qui veut l'entendre qu'elle est rassasiée de mandats et qu'elle veut continuer à se consacrer à son métier. Alors quid de la tête de liste ? Un nom survient. Le Batman de la politique d'ici : Jack Cresta. L'homme qui tua aux législatives Liberty Jean Vila (son propre adjoint municipal, et ce malgré les promesses de Bourquin aux sénatoriales : pas de sénateur communiste, mais un député aux prochaines législatives), serait la tête de liste socialiste, bref de la gauche unie ? Déjà avec les communistes, il est peu probable que ça le fasse... Notez qu'avec Jack Cresta, hormis les communistes, on ne peut pas dire qu'il incarne une figure conflictuelle, enfin, une figure tout court. Du coup, il aura la neutralité rassembleuse, qui fera l'union à gauche !
Bon, assez rigolé. Ségoléne Neuville commence à porter le visage de la cumularde, "si, que" elle commençait après l'orgie de mandats à dire qu'elle voudrait la poire et le fromage, elle passerait pour une boulimique. Et là, les électeurs se seraient chargés de la soigner. Mais laisser courir le bruit jusqu'en 2014 que Jacques Cresta sera tête de liste, l'épargne, son image et son nom. Le bon Jacques ne sera qu'un paratonnerre. Et lorsqu'on aura assez harassé l'homme, la femme pourra surgir. Comme quoi au parti socialiste un train peut cacher une autre forêt !  
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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 13:29

 Philippe Campa. photo j.-d. c.

"Le quotidien du Groupe Sud Ouest tire à 60.000 exemplaires par jour sur les Pyrénées-Orientales et l'Aude.

Le directoire du Groupe Sud Ouest a annoncé lundi la nomination de Philippe Campa à la tête du quotidien l'Indépendant, à compter du 14 septembre, avec pour mission première de poursuivre la modernisation du journal vers le "bimédia".

Philippe Campa, 48 ans, actuellement chargé de l'édition du Pays basque du quotidien Sud Ouest est nommé directeur général délégué et directeur de la rédaction du quotidien dont le siège est à Perpignan, indique un communiqué de GSO.

 Titulaire d'une maîtrise du droit des affaires de la faculté de Bordeaux, il a entamé sa carrière à Sud Ouest en 1990 à l'agence de Condom (Gers), avant d'occuper le poste de chef d'agence à Dax, chef adjoint à Auch puis à Bayonne.

En 2007, il a été nommé chef d'agence à Auch avant de prendre en 2010 la responsabilité de l'édition du Pays basque.

 L'Indépendant, qui est tiré à 60.000 exemplaires, est diffusé dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude. Fondé en 1846, il appartient, au sein des Journaux du Midi, au Groupe Sud Ouest depuis 2007.

 José Lozano, l'actuel rédacteur en chef du journal restera à ce poste.

 "L'idée était de mettre à la tête du journal un journaliste, qui aura pour mission de poursuivre la refondation du quotidien, en faisant évoluer ses formules et en impulsant le bimédia", avec la fourniture de contenus en flux pour le site internet du journal, a déclaré à l'AFP Alain Plombat, le président du directoire des Journaux du Midi."

Source article : Par Fabrice DUBAULT site France 3 Languedoc-Roussillon :http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/philippe-campa-nomme-patron-de-l-independant-75350766.html

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:40

carte-france.gif

 

Au lieu de vouloir défigurer le paysage de Força Réal avec un absurde parc éolien industriel destiné à l'exportation d'électricité via une nouvelle ligne THT, les pouvoirs publics devraient plutôt développer enfin cette richesse énergétique du sous-sol perpignanais : la géothermie.

Le type de source le plus précieux en géothermie permet par exploitation de la vapeur chaude de produire littéralement de l'électricité. Certes, il ne s'agit pas de cette source dont nous disposons chez nous, mais de celle dite "à basse énergie" ou "à basse température" qui permet de récupérer de l'eau d'une température entre 40° et 50° servant à produire de la chaleur pour les maisons et les immeubles à la surface. L'inconvénient de ce second type de source consiste à ne pas toujours se trouver au bon endroit : c'est à dire là où il y a une urbanisation suffisante pour avoir intérêt à forer.

Or, comme on le constate sur la carte du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), Perpignan bénéficie d'une source dont la zone correspond miraculeusement à son territoire et à une partie de son bassin de vie. La géothermie pourrait ainsi permettre de remplacer les sources traditionnelles énergétiques parfois polluantes destinées au chauffage particulier, industriel et même agricole, soit la moitié de notre dépense totale d'énergie.

Il s'agirait donc d'une aubaine économique et écologique pour Perpignan qu'il est temps de développer avec sérieux et responsabilité plutôt que de continuer à ériger de vains moulins à vent...

Delphine Batho, Ministre de l'Écologie : "la France a durablement besoin du nucléaire"

http://www.olivier-amiel.fr/article-delphine-batho-ministre-de-l-ecologie-la-france-a-durablement-besoin-du-nucleaire-109610240.html

Transition énergétique : La vigilance ne doit pas devenir de l'obscurantisme

http://www.olivier-amiel.fr/article-transition-energetique-la-vigilance-ne-doit-pas-devenir-de-l-obscurantisme-108246584.html

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 13:01

Anne-Florence Liévremont

VERROUIL’ÂGE

Chers petit(e)s…

Ne pas parler. Ne pas dire. Ne pas faire de bruit. Priés même de ne pas penser. Enfin, le moins possible, le plus mal possible. Nan c’est vrai quoi, il ne faudrait pas que vous puissiez prendre l’habitude de glisser des grains de sable dans le grand mécanisme – pourtant déjà bien déglingué – du grand tout du monde, de notre monde. De votre monde, celui-là même que nous allons vous laisser. C’est la raison pour laquelle, nous autres parents – les bien comme les mal intentionnés - obéissons à la loi de la force collective (qui n’est pas toujours d’une grande intelligence) qui consiste à vous coller une tétine dans la bouche.

La « sucette », la « sussu », la « tutute », la « totote », la « boubou » (liste non exhaustive) n’est pas forcément une mauvaise chose en soi ; c’est comme (presque) tout serais-je tentée d’écrire. Le hic, c’est lorsque l’on vous la glisse à tout bout de champ dans le bec. Un microscopique bruit émis et HOP, un bon goût de caoutchouc atterrit sur vos papilles. L’est pas trop content le bébé ?! Muselé. Clôturé du cornet. Contraint de conserver bien au chaud à l’intérieur de vous-mêmes tout ce que vous aviez envie – besoin - d’exprimer. C’est qu’il ne s’agit pas non plus que vous vous habituiez à faire entendre votre voix, à perturber le bon fonctionnement de la vie de vos parents qui vous ont mis au monde pour que vous leur FOUTIEZ LA PAIX. Les nouveau-nés et autres enfants en bas âge ont un mal fou à piger cette règle pourtant si simple, si évidente

La grande invention de notre époque consiste donc à répandre le message comme quoi téter une sucette vous ferait un bien fou, vous soulagerait. Je veux bien le croire, être d’accord même ; en revanche, je ne peux imaginer que vous ayez besoin d’être soulagés parfois 20h/24. Ou alors, il est urgent de sévèrement conseiller à vos vieux de vous emmener chez un pédiatre.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 23:15

Entre Narbonne et Toulouse, Paul Jorion se laisse entrainer pour une soirée à Perpignan, avec le soutien de la Librairie Torcatis et du Centre d'art contemporain Acentmetresducentredumonde.

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Perpignan-Torcatis-724x1024.jpg

Paul Jorion ! C’était il y a déjà plus de 5 ans, au printemps 2007… Paul Jorion nous écrivait sur son blog depuis Santa Monica, Californie, comme depuis un poste avancé sur une ligne de front, annonçant l’ouragan qui s’abattait sur le monde sous la forme d’une effroyable crise du système financier mondial. Cet ouragan, il en avait vu les prémisses dès 2002, se trouvant au cœur même de la machine à fabriquer les fameux contrats « subprime », comme ingénieur financier chez IndyMac, Wells Fargo, puis Countrywide Financial. Dès 2004, il avait rédigé un ouvrage intitulé « La crise du capitalisme américain », qui ne trouva son éditeur qu’en 2007, en France, par l’entremise d’un Jacques Attali bien inspiré. Lecteurs de son blog, alors encore assez peu nombreux, nous avions l’impression excitante de faire partie d’un club d’initiés, en constatant fiévreusement jour après jour la réalité du scénario dont il décrivait les rouages. Incapables de faire partager à notre entourage le vertige qui nous saisissait devant l’étendue de la crise qui se dessinait, nous étions victimes des moqueries de ceux qui ne voyaient rien d’inquiétant venir à l’horizon.

Puis vint la chute de la banque Lehman Brothers et la tempête qui soufflait devint pleinement perceptible aux yeux du grand public. Licencié depuis 2007 par Countrywide en faillite, inquiet de la dégradation du climat social aux Etats-Unis et appelé par son éditeur français à venir défendre ses ouvrages dans les médias de l’hexagone, il résolut de rentrer en Europe pour s’installer finalement en Bretagne, plutôt que dans son propre pays, la Belgique.

Dans la presse, où les pseudos experts économiques déconfits bredouillaient confusément leur désespoir avant de se ressaisir plus tard avec toujours plus de cynisme, Paul Jorion était réclamé par tous ceux, journalistes, politiques ou institutionnels qui cherchaient à comprendre cet écroulement subit du secteur financier et en mesurer les conséquences. Et, avec parfois les difficultés de quelqu’un qui n’a plus parlé le français pendant des années, langue qui ne lui est d’ailleurs pas maternelle,  Paul leur expliquait, à la radio, à la télé, dans les journaux, dans les colloques, les assemblées et partout on l’écoutait attentivement en réalisant l’ampleur de l’escroquerie, dont Bernard Madoff n’était qu’une représentation minable.

Le blog de Paul est désormais l’un des repères incontournables de l’actualité économique, avec une fréquentation mensuelle qui ne descend pas en dessous des 300 000 visites, avec des pics à près de 600 000 au plus fort des soubresauts de la crise. Les très nombreux commentaires laissés par les lecteurs font de ce blog un lieu d’échange d’information et de réflexion exceptionnel, un véritable « cerveau collectif », comme Paul aime le présenter. Enrichi par les brillantes analyses quotidiennes de François Leclerc, qui déchiffre inlassablement dans la presse internationale les nouvelles économiques pour en extraire l’essentiel, et par les billets rédigés régulièrement par d’autres invités, il propose une réflexion et une sensibilité qui dépassent de loin les limites de la sphère économique. Car Jorion, élève de Claude Lévi-Strauss et du mathématicien Georges-Théodule Guilbaud, est avant tout un chercheur en sciences sociales, qui s’approprie en érudit tous les domaines du savoir pour mieux les partager. Très loin de l’image du trader millionnaire sous cocaïne, on distingue dans ses récits le portrait d’un amoureux des systèmes logiques et des modélisations mathématiques, un philosophe geek qui ne s’est sans doute pas résigné sans regrets, à l’époque, à quitter la « République populaire de Santa Monica » et les plages de Venice.

Ce sera donc un rare privilège et un très grand plaisir que d’accueillir Paul Jorion à Perpignan le 13 septembre prochain, à 100 mètres du centre du monde, pour l’écouter parler de son nouveau livre, qui sort très prochainement chez Fayard, intitulé « Misère de la pensée économique ».

 

Le 13 juin au Centre d'art contemporain A cent mètres du centre du monde, conférence-débat animée par Nicolas Caudeville.

Paul Jorion sera les 11 et  12 septembre, en soirée,  à la Médiathèque de Narbonne pour la projection-débat en deux parties du documentaire "Noire Finance" - en avant-première de sa diffusion sur Arte - et à Toulouse le 14 septembre à 19h dans la salle Sénéchal de la Mairie de Toulouse.

 

Le blog de Paul Jorion : htpp://www.pauljorion.com/blog

 

Ouvrages de Paul Jorion

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:02

nous avons repris le pack prémium et résultat le site est en panne!

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 13:53

Anne Florence L s'est faite agressée il n'y pas si longtemps un soir à Montpellier, un jeune homme en scooter lui braqué une arme à feu et lui a demandé son portable et son argent. Elle a digéré l'affaire et lui écrit ces quelques lignes

 

"À vous mon agresseur
Que celles et ceux qui pourraient penser que j'ai écrit ce texte par mesure thérapeutique passent leur chemin.
J'ai écrit ces mots une fois l'affaire digérée. J'ai écrit ces mots parce que je voulais lutter contre la connerie ambiante qui
a tendance à ne plus connaître le sens des mots "nuance", "complexité", "humanité". Je sais, cela peut paraître prétentieux.
Peu importe. Je ne pouvais pas me taire. Je n'ai d'ailleurs jamais très bien su me taire. Peu importe.

Un mois. Aujourd’hui. Votre revolver braqué vers mon ventre a provoqué un réveil que je n’osais plus espérer. Vous remercier serait inconvenant – voire dangereux - au regard de toutes celles et tous ceux qui ont vécu des agressions bien plus graves – physiquement et psychologiquement – que celle que vous m’avez infligée. Et pourtant, je n’en reviens pas de ce que ces deux minutes passées en votre menaçante compagnie ont provoqué en moi.

Les pleurs incoercibles tout d’abord, puis la fièvre, physique, m’ayant ensuite conduite vers un état d’hébétude qui a duré plus d’une semaine. Et maintenant, depuis plusieurs jours, les portes de mon désir d’écrire se sont rouvertes. Mieux que mon désir d’ailleurs, je me suis remise à écrire. Une histoire qui n’a rien à voir avec ce qui s’est passé entre nous. Je bouillonne. Toutes les portes de ma vie intérieure battent au vent d’images qui me traversent et m’inspirent. Jouissif.

J’attendais avec patience le moment où je serais en colère contre vous ; il paraît qu’il faut en passer par là pour « faire le deuil ». Elle n’est pas venue, et je pense qu’elle ne viendra jamais. Je ne vous en veux pas. Je sais que vous êtes, d’une autre façon que moi, une victime. De parents mal aimants, absents, violents peut-être, d’une société qui n’est pas capable de protéger celles et ceux qui n’ont pas la chance de naître dans des familles « éducativement » et affectivement à peu près fonctionnelles (j’écris « à peu près » parce que nous savons bien, vous comme moi, que les familles parfaites n’existent pas et que nous avons toutes et tous des cadavres plus ou moins nombreux et pourris dans nos placards), d’un monde où les limites sont de plus en plus floues, où l’infantilisation consommatoire régie tout, détruit tout.

Je ne sais pas qui vous êtes, où vous êtes, je ne connais de votre visage que le bas de votre front et la noirceur de vos yeux. Votre voix, si jeune, si claire, si posée, je m’en souviens… de moins en moins. Je ne sais pas si vous vous souvenez seulement de ce que vous avez fait, il y a un mois. Vous aviez peur,

sans doute une des premières fois où vous sortiez une arme contre quelqu’un. Absurdité. Pour un portable minable.

Je suis d’ordinaire d’une sensibilité anormale, prompte à tourner de l’œil dès qu’une situation échappe à mon contrôle, dès que des émotions un peu trop fortes envahissent mon corps et mon esprit. Le calme qui a été le mien pendant ces deux minutes où vous êtes entré dans mon espace vital m’a surpris moi-même. Plus encore que du calme, je vous ai résisté. Sans réfléchir. À l’instinct. Je vous ai dit que je n’avais pas d’argent. Un mensonge. Oh, je n’avais pas grand chose, quinze euros tout au plus. Tout en vous répondant que je n’avais pas de liquide, je me suis entendue penser « Espèce de débile, et s’il te demande d’ouvrir ton sac, il va voir que tu mens et ça peut tourner très mal. » Mais ma bouche s’est ouverte et les mots en ont jailli. Vous m’avez crue. Une fois mon portable empoché, vous avez prononcé cette phrase étrange « Maintenant, tout le monde dégage sans faire de chichis ! » Quel jeune homme entre 16 et 22 ans prononce une telle phrase ? Vous avez dû la répéter des centaines de fois en attendant sur votre scooter que quelqu’un passe sur votre route.

Moi aussi j’ai refait le film des centaines de fois. Ce que vous auriez pu me faire. Ce que j’aurais du vous faire. J’ai dû faire face aux réactions les plus diverses de mon entourage plus ou moins proche. « En même temps, ça va, tu n’as rien eu ! », « Si ça se trouve, c’était un flingue en plastique », « c’était un arabe, évidemment ?! » (là, je répondais presque avec bonheur « non, un individu de race tout ce qu’il y avait de plus blanche »). Chacun réagit comme il peut au sentiment d’insécurité, à la prise de conscience que cela peut arriver à n’importe qui, n’importe quand. Alors, c’est la mise à distance de la souffrance de l’autre, la négation, la minimisation. C’est très certainement ce qui m’a fait le plus de mal, qui m’a mise à terre dans les jours qui ont suivi l’agression."

Aujourd’hui, je suis triste lorsque je pense à vous. Quelle vie se dessine devant vos pas ? Si jeune. Si seul. Si incapable de voir et d’appréhender la grandeur des choses lorsque l’on fait l’effort d’essayer de les comprendre, de ne plus les subir. Je regarde mes enfants et j’ose espérer leur donner, chaque jour un peu

plus, les armes (tiens tiens) pour faire face aux autres, au monde et à eux-mêmes.

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:31

 

Les 4 millions de voix du front de gauche à la présidentielles, ont été déterminantes pour l'élection de François Hollande. D'autant que comme à chaque élection on nous a brandi le "vote utile"! "Utile" à quoi "utile" à qui? Aprés 100 d'exercice du pouvoir par des socialistes qui ont tous les pouvoirs ( présidence de la république, assemblée nationale, sénat...) un sondage Ifop publié samedi par Le Figaro constitue une première alerte pour le pouvoir socialiste.Une majorité de Français se déclarent «mécontents» de l'action du président de la République (54%) et se disent sceptiques sur sa capacité à affronter la crise même si l'Elysée pourra toujours se rassurer en notant qu'ils sont nombreux aussi (57%) à estimer que François Hollande tient ses engagements de campagne. Le maire communiste, Front de Gauche, d'Elne dresse son bilan! On attend avec impatience qu'il fasse de même au plan locale, compte tenu de l'attitude du parti socialiste dans le département en particulier pour l'affaire Cresta/ Vila

« Après quelques semaines d’interruption, je reprends une écriture régulière sur ce blog. Il n’est pas anodin que cette reprise coïncide avec le centième jour de la présidence de François Hollande.

Cent jours que nous avons eu la joie de voir Nicolas Sarkozy partir avec sa cohorte de réactionnaires, ses terribles décisions (pour le peuple) et ses mauvais projets (dans les cartons).

Cent jours c’est court pour juger d’une politique, mais assez long pour en distinguer le chemin qu’elle empruntera.

Le moins que l’on puisse dire, plus de la moitié de nos compatriotes partageraient cette opinion à ce jour (selon un sondage), c’est que ce ne sera pas un col hors catégorie, tout juste une côte même pas classée au grand prix de la montagne.

Certes, l’abrogation de la TVA sociale, la contribution exceptionnelle des plus fortunés, l’alourdissement des droits de succession pour la minorité la plus nantie, l’augmentation de la prime de rentrée scolaire, sont de nature à mettre l’eau à la bouche de celles et ceux qui aspirent à déguster un changement profond, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Car l’austérité rebaptisée « redressement », les profits qui continuent d’exploser comme les licenciements et surtout, surtout, le Traité budgétaire européen (voulu par Mme Merkel et M. Sarkozy), qui enchaîne la France aux dogmes libéraux et que François Hollande accepte sans consultation des Français, sont un sacré obstacle au BIB (Bonheur Intérieur Brut).

Déjà l’Europe, le directeur  de la Banque de France, la Cour des comptes, le MEDEF (patronat) réclament 33 milliards d’économie supplémentaires… autant dire de larmes et de nouveaux sacrifices pour le peuple, afin de satisfaire aux exigences des marchés financiers.

Le contrat de travail à durée indéterminée (CDI), le modèle social français, le service public, l’indépendance des parlements, des collectivités locales et territoriales, et même celle du Conseil constitutionnel, sont dans le collimateur. Pourtant, une majorité d’entre nous sait maintenant que tout ce qui étouffe la croissance, la consommation populaire, l’investissement dans l’emploi et la formation, nous amène, comme à nos voisins grecs, espagnols, italiens, irlandais, portugais… vers une récession encore plus grande, de nouvelles difficultés et de nouveaux plans sociaux.

Nos concitoyens ne s’y trompent pas, plus de la moitié disent être sceptiques sur la politique présidentielle, trois mois à peine après l’élection de François Hollande. Ce dernier aurait pourtant pu donner un signe fort en convoquant un référendum sur la question européenne dont l’orientation ultra libérale est à l’origine de nombre de nos malheurs.

En 2005, la richesse du débat et l’intelligence du résultat avaient « ce goût du bonheur qui rend lèvre sècle » même si le « passage outre » de Nicolas Sarkozy au nom de tous les siens, transforma en amertume la douceur de la victoire du NON.

François Hollande a sûrement déjà largement entamé son maigre stock de pain blanc. Côté PS, celles et ceux qui, comme Marie-Noëlle Lienemann, se disent en être l’aile gauche, n’excluent pas de constituer un nouveau groupe à l’Assemblée nationale (ils en ont les moyens). En tout cas, ils réclament un changement plus poussé et plus rapide contre la Finance et la spéculation en particulier sur ce qu’ils désignent eux-même comme « le Traité budgétaire européen d’austérité généralisée », ils affirment d’ailleurs ne pas vouloir l’avaliser en l’état.

Ce commencement de la fin de l’état de grâce intervient en pleines vacances quand les Jeux Olympiques amusent encore la galerie.

Dans quelques jours, la rentrée scolaire et sociale rappellera tout le monde au bon souvenir d’une fiche de paye désespérément stable ou en régression, à l’angoisse d’un plan de fermeture, d’une lettre de licenciement, d’un chômage où l’on s’enkyste à son corps défendant, d’une augmentation insupportable du coût de la vie.

Alors, on pourra se rendre compte qu’il existe, et pas seulement au PCF et au Front De Gauche (FdG), mais aussi chez les syndicats, parmi les socialistes, Les Verts, l’Extrême gauche, ou tout simplement au sein des citoyennes et des citoyens, des forces qui veulent franchir le col hors catégorie que constitue la route vers un changement profond, radical et rapide.

Il apparait comme une évidence qu’unis ils seront plus forts pour donner un tempo et l’actuelle majorité ne pourra faire autrement que suivre ».

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