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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:54

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Au lendemain de la réquisition de l’école Jeanne Hachette par Bouge Toit le 5 février 2011, le maire de Perpignan avait assuré à l’association qu’il ne ferait pas intervenir les forces de l’ordre. Il l’avait cependant informé dans le même temps que la municipalité avait le projet de vendre l’école pour la remplacer par des logements sociaux.

Le 3 janvier 2013, les 42 membres du conseil collégial de l’association ainsi que les 4 familles actuellement hébergées dans l’école recevaient une « sommation de déguerpir ».

Le 17 janvier, le maire acceptait de recevoir une délégation. Il a exposé sa légitimité à récupérer son bien, d’autant qu’une promesse de vente avait été signée avec la société immobilière 3F. L’association, consciente du problème, a simplement dit qu’elle ne quitterait les lieux que lorsque toutes les familles seraient relogées et que, leur droit à un logement passant par la régularisation elles soient toutes régularisées.

Rencontré le 23 janvier par le RESF qui défend ces familles, le secrétaire général de la préfecture avait alors eu une Réponse embarrassée. Il a rappelé la position du Préfet d’adopter dans cette « situation très particulière » une attitude « méthodique et pragmatique », à savoir qu’aucune décision ne serait prise avant la décision de justice d’expulsion. Mais a-t-il dit, « on s’oriente vers une perspective de régularisation pour tout ou partie des familles », le tout restant à l’appréciation du préfet. Bref aucun nom, aucune date, aucun engagement.

Lors d’une seconde rencontre avec la mairie, le 30 janvier, son directeur de cabinet a informé BT qu’elle était prête à reloger les familles régularisées. La mairie s’est aussi engagée ce jour-là à accélérer la procédure judiciaire. Le 1er février en effet les membres de l’association et les familles ont reçu une assignation à comparaître pour le 13 février. Un renvoi a été demandé par l’avocat de l’association et accepté (renvoi au 6 mars).

Ce même jour, 13 février, a eu lieu une rencontre en préfecture avec le secrétaire général de la préfecture, le directeur de cabinet de la mairie et Bouge Toit.

Aucune régularisation n’a été annoncée. Il a même été répété que les régularisations se feraient en fonction des critères habituels. La préfecture s’entête donc à ne pas régulariser ces familles qui, de par leur situation, ne pourront pas être reconduites dans leurs pays.

On se demande à quoi joue la préfecture ? Elle bloque les familles, elle bloque l’association, elle bloque la mairie.

L’association Bouge Toit vous convie à une conférence de presse lundi 18 février à 11h à l’école Jeanne Hachette pour développer devant vous ce dossier épineux.

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:24

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Ce samedi 16:30 Librairie Torcatis, 10 rue Mailly à Perpignan,deux auteurs catalans vivant de part et d'autre de la frontière Franco-Espagnole, Alfons Cervera et Gildas Girodeau, nous font partager leur vision sur la mémoire du franquisme. A l'issue du débat animé par Nicolas Caudeville, les auteurs dédicaceront leur dernier roman sur ce thème de Mémoire.

AlfonsCervera.jpgcrepuscule.png

Alfons Cervera est journaliste, universitaire responsable du Fórum de debates à l’université de Valencia, mais surtout écrivain, de langue castillane. Poète reconnu autant que journaliste attendu – ses chroniques de presse modèlent l’opinion – c’est surtout comme romancier qu’ il s’est fait un nom, avec une première série de textes publiés à partir de 1984 et, en particulier : son cycle romanesque que la critique espagnole tient pour les plus achevés du paysage littéraire consacré à la mémoire des vaincus. 

Un premier ouvrage, Maquis, a été traduit en français par Georges Tyras pour les éditions La Fosse aux Ours en 2010. C’est en bonne entente que La Contre Allée et La Fosse aux Ours mènent ce travail de traduction de l’œuvre de l’auteur.

 – Alfons Cervera n’usurpe pas la voix des bannis ; il porte leurs paroles, leurs douleurs, leur engagement (…) la mémoire est rendue au peuple des sans-nom. Jean Ortiz - l’Humanité

La Couleur du Crépuscule, d'A. Cervera, Edition La fosse aux ours

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Gildas Girodeau

Né à Collioure en 1953, passionné de voile et breveté de la Marine marchande, Gildas Girodeau a contracté très jeune sa passion pour l’écriture. Militant catalan, il puise les sources de son inspiration dans le bouillonnement politique et culturel, des années 70 tout particulièrement, lors de ses rencontres et de ses voyages nombreux. Auteur de polars et d’Heroïc Fantasy, La Paix plus que la vérité est son sixième roman.

La Paix Plus Que La Vérité, de G. Girodeau, Edition Au delà du raisonnable. 

      Voir aussi:

Mirades creuades sobre la memòria històrica
Un autor valencià i un rossellonès presenten els seus llibres en francès a Perpinyà, amb el fil conductor del passat franquista
Un debat cara el públic moderat per Nicolas Caudeville tindrà lloc a la llibreria Torcatis

http://www.elpuntavui.cat/noticia/article/5-cultura/19-cultura/619427-mirades-creuades-sobre-la-memoria-historica.html

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 18:06

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Hier soir, débat d’orientation budgétaire à la Ville de Perpignan.

Un constat : baisse des recettes avec notamment une probable diminution de la dotation versée par l’Etat et un affaissement des ressources de fiscalité immobilière.

Une volonté du Maire gestionnaire : réduire les dépenses et rembourser la dette accumulée depuis vingt ans.

Un choix électoral et de bon sens : pas d’augmentation du taux de la fiscalité.

Un débat ou plutôt, des interventions croisées qui laissent présager des « alliances » futures, et des clivages, pour les municipales de l’an prochain (…). Chacun joue sa partition en ne pensant qu’à son « avenir » personnel.

Le Maire établit davantage un bilan qu’une orientation…

Et dans le groupe d’opposition que je préside, certains jeux apparaissent au grand jour…

Qu’importe, j’ai toujours pensé que l’intérêt général ne commençait pas par la préservation de son ego.

Qu’importe, j’ai toujours réfuté la simple logique comptable et préféré prendre des risques.

Alors que s’est-il passé hier en Conseil ? Tout simplement, devant la prudence voire le caractère timoré des ambitions du Maire, j’ai pris la parole pour lui dire ce que toute personne qui a un peu lu et s’intéresse un petit peu à l’économie, sait : ce n’est pas dans une situation économique sinistrée qu’il faut être craintif. La responsabilité d’une collectivité locale c’est au contraire, d’impulser, d’initier et inciter les initiatives économiques créatrices d’emplois. Dans un contexte de morosité et de frilosité, il appartient aux élus d’utiliser l’argent public pour redynamiser en accompagnant et en rassurant les opérateurs économiques.

C’est également ne pas se recroqueviller et réduire les services publics mais au contraire, les renforcer et les rendre encore plus efficaces au service de tous. Les services publics, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. C’est aussi une saine utilisation de l’argent public qui est confié aux élus.

Et s’il le faut, compte tenu des données initiales, s’endetter un peu plus, mais de manière intelligente, créative et responsable…

Alors, bien sûr, l’endettement actuel de Perpignan est grave. Mais ce qui est certain aussi, c’est que si on n’initie pas une vraie politique économique, la ville ne va cesser de s’appauvrir et ses habitants avec.

Au bout du compte et sur le fond (débarrassé des scories de « qui ? et avec qui ? en 2014 »), la question se résume à : avoir un projet pour Perpignan ou ne pas en avoir.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:23

bandeau_web_big3.pnghttp://www.cqfd-journal.org/CQFD-dix-ans-toutes-ses-dents-mais

« Il reste 217 dollars dans les caisses de l’État zimbabwéen », annonçait récemment le site d’informations d’un journal de banquier. Voilà qui nous situe à peu près sur l’échelle globalisée de la fortune : CQFD est aussi riche, à quelques dizaines de dollars près, que le trésor public du Zimbabwe. Les sous qui nous restent ne suffiront même pas à payer l’impression du prochain numéro. Si nous vivions dans un monde raisonnable, les Zimbabwéens se la couleraient douce, les banquiers feraient la manche au feu rouge et CQFD triompherait. Mais nous vivons dans un monde déraisonnable où les flibustiers de la presse libre crèvent la gueule ouverte. CQFD, qui ouvre la sienne depuis dix ans, risque bien cette fois de devoir la fermer, et pour de bon.

 

En mai 2003, quand nous avons lancé notre premier numéro depuis la tanière marseillaise qui nous sert de vaisseau amiral, nous étions raisonnablement convaincus de ne pas faire de vieux os. Notre idée, c’était de faire le journal qu’on avait envie de lire, un journal sans chefs ni patrons, sans comptes à rendre ni bailleurs à cajoler, un canard d’expression directe pour les insoumis chroniques, les passe-frontières têtus, les aventuriers des minima sociaux, les déserteurs du marché salarial, les artistes de la grève, les bricoleurs de solidarités épiques, les réfractaires à l’ordre des choses. Une équipée collective de débrouillards impécunieux mais gourmands d’utopies, une exploration sociale menée au rire et à la sueur contre les vents dominants. Forcément, un tel journal n’était pas fait pour durer. Dix ans plus tard, pourtant, on est toujours là. Certains ont quitté le navire, d’autres sont montés à bord. On a bravé le mal de mer, le scorbut et les requins. On a tangué, on a morflé, on a tenu bon. On a vu du pays, tissé des réseaux, élaboré un savoir-faire, perfectionné l’art de produire un journal exigeant avec des bouts de ficelle et de belles rencontres. Bref, on y a pris goût. C’est vous dire qu’on n’a pas l’intention de lâcher l’affaire.

 

Mais, pour que l’aventure continue, on a besoin de vous. Et surtout de vos euros ! Oui, amis lecteurs fidèles ou épisodiques, compagnons d’escale ou camarades au long cours, vous avez bien entendu : le sort de CQFD est suspendu à vos poches, aussi dégarnies ou trouées soient-elles – et, peuchère, elles le sont vraisemblablement autant que les nôtres…

 

Comment une publication aussi rodée à la mouscaille en arrive-t-elle à la pénible extrémité d’appeler ses lecteurs à la rescousse ? Le cri de détresse pour journal sur la paille va-t-il devenir un genre à part, une discipline enseignée dans les écoles de journalisme, avec ses figures de style et ses trémolos savamment dosés ? Pourquoi la « crise de la presse », cette crise d’affairistes vaniteux et pleurnichards, ébranle-t-elle aussi à des degrés divers la quasi-totalité des journaux non marchands, dits « petits » ou « alternatifs », CQFD parmi tant d’autres ?

 

Il y a plusieurs explications. La première tient à la démobilisation des lecteurs. Depuis notre campagne d’abonnements de 2008, le nombre de nos abonnés n’a cessé de s’effriter, passant de quatre mille à deux mille en cinq ans. Nos ventes en kiosques ont suivi une pente à peine moins rude, avec deux mille exemplaires écoulés aujourd’hui contre trois mille en 2008. Imputable sans doute aux effets cumulés de la lassitude, des fins de mois longues et difficiles et d’une désaffection générale pour la presse papier, cette dégringolade s’avère d’autant plus funeste pour nous que CQFD – encore heureux ! – ne dispose d’aucune ressource publicitaire, capitalistique ou népotique. À la différence d’une feuille moribonde comme Libération, qui peut toujours se blottir dans le giron moelleux d’un Rothschild, biberonner les subventions publiques (2,9 millions d’euros en 20121) ou éditer un sac à pubs en guise de supplément, le mensuel au chien rouge ne peut compter que sur ses lecteurs. Plus précisément : ses lecteurs payants. Car l’audience de CQFD s’étend évidemment bien au-delà de son carré de fidèles solvables, grâce à ses abonnements gratuits pour les détenus et, surtout, à la mise en ligne gracieuse de ses articles sur son site Internet, auprès duquel des foules innombrables viennent avidement s’abreuver chaque mois. Et c’est très bien comme ça. Mais ce serait mieux encore si nos lecteurs sur écran franchissaient le pas jusqu’au kiosque, au bulletin d’abonnement ou à la bibliothèque municipale, au besoin pour exiger haut et fort que CQFD s’y trouve en bonne place, et en plusieurs exemplaires, s’il vous plaît.

 

La raréfaction des lecteurs « papier » n’a pas qu’une incidence économique. Elle assèche aussi le terreau social dans lequel un journal comme le nôtre puise sa force. C’est parce que ses exemplaires circulent de main en main que CQFD peut multiplier les rencontres stimulantes, obtenir des informations, s’ouvrir des pistes, être là quand ça chauffe, se faire engueuler, trouver de quoi réfléchir, parler, agir, écrire, dessiner, photographier. C’est pour ça qu’on y tient, à notre version papier : pas question de se recroqueviller sur Internet, outil oh combien précieux mais qui dématérialise et finalement dévitalise le rapport d’un journal à sa matière organique. Sans compter que le vacarme des imprimeries et l’odeur du papier, nous, on aime bien.

 

Seulement le papier coûte cher, de plus en plus cher. L’encre, les rotatives, tous les coûts de fabrication : hors de prix. Et puis, il y a Presstalis. Le géant de la distribution de presse en France, qui taille à grands coups de serpe dans ses effectifs et impose aux kiosquiers des conditions de vente si retorses qu’elles clochardisent littéralement toute une profession. La « crise de la presse » a bon dos. Les ventes s’effondrent, d’accord, mais la faute à qui ? Outre l’indigence de l’immense majorité des publications dont les Unes malodorantes dégueulent au nez du piéton, la stratégie d’étouffement appliquée aux titres à faible tirage rend de moins en moins attractif le détour par le marchand de journaux. Le cas de CQFD est parlant. En vertu d’une politique commerciale consistant à évincer les petits pour donner encore plus de place aux gros, Presstalis « répercute » sur nous une avalanche de frais dont les modes de calcul écœureraient un capo de la mafia new-yorkaise. Il y a deux ans, nos ventes en kiosques nous assuraient une recette astronomique de deux milles euros par mois, de quoi couvrir les frais d’impression du numéro suivant. Aujourd’hui, à volume égal, ces ventes ne nous rapportent plus que six cents euros. Même pour nous, c’est peu. Quand tous les canards indépendants auront été virés du circuit, quand les kiosques auront été remplacés par des boutiques Relay exclusivement dédiées aux programmes télé, aux DVD sous blister, aux cours de la Bourse, au péril islamique, aux régimes minceur et aux éditos de Christophe Barbier, sûr que la presse française aura fait un grand pas vers la « sortie de crise ».

 

D’autres facteurs concourent à notre débine actuelle. L’affaiblissement temporaire des mobilisations sociales se traduit mécaniquement par une chute des ventes militantes, lesquelles, à d’autres périodes, nous revigoraient en petite monnaie et bons moments. Si on ajoute à cela la suspension des regrettées éditions du Chien rouge et des revenus annexes tirés de la vente de nos livres, la faillite de notre diffuseur en librairies, Court-Circuit (huit mille euros dans la vue), et les coups de mou qui résultent inévitablement d’une pareille série rose, on comprendra que nos coffres sonnent creux.

 

Pour nous renflouer à un niveau opérationnel, il nous faut réunir cent mille euros (oui, 100 000 euros). Pour relancer la machine, repartir à l’abordage et éditer de nouveaux livres. C’est jouable avec seulement quelques milliers de chèques de cinq, dix, vingt euros... Par ici la monnaie, souquez les euros ! Abonnez-vous si ce n’est déjà fait. Réabonnez-vous si vous hésitez encore. Incitez vos cousins, vos frangines, vos voisins de comptoir et vos compagnons de bordée à faire de même. Nous comptons sur vous. Gros comme une maison que votre élan de solidarité va encore nous saboter notre droit à la paresse pour les dix prochaines années !

 

L’Équipe de CQFD, le 4 février 2013.

 

CQFD- BP 70054- 13192 - Marseille cedex 20 - Chèques à l’ordre de Rire/CQFD

http://www.cqfd-journal.org/CQFD-dix-ans-toutes-ses-dents-mais

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 12:49

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La bataille de céret a bel et bien débuté. Le milieu associatif très dynamique et l'opposition municipale courageuse composée notamment de la chevènementiste Chantal Décosse ont permis d'assurer une vigilance continue et citoyenne face à un Maire en proie à une crise d'autoritarisme sévère.

Entre l'ouverture d'une école de corrida destinée à des enfants qui viendront s'essayer à la torture animale sur de jeunes veaux, ou la décision d'urbaniser la plaine du Palau comprenant des terres agricoles recherchées sur lesquelles on trouve notamment les fameux cerisiers de la ville, la statue du premier magistrat commence à vaciller.

Arrivé au pouvoir contre le Député-Maire socialiste Henri Sicre en 2001, Alain Torrent qui s'est toujours opposé aux listes d'union de la gauche doit certainement subir aujpourd'hui le syndrome de l'ivresse du pouvoir... Son prédécesseur s'est d'ailleurs récemment dit prêt à mener une liste de "salut public" car "On assiste à une destruction de la ville et de notre ambition collective".

Mais ne vous inquiétez pas amis cérétans : le Président socialiste Christian Bourquin a affirmé cette semaine qu' "Alain Torrent est un homme de gauche"... Ouf !

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:45

PUJOL-A-PARISl'écharpé Pujol est contre le mariage homo, manif 13 janvier à Paris

Jean-Marc Pujol veut continuer d'être maire de Perpignan en 2014, mais avant le passage dans les urnes, il se doit d'avoir la reconnaissance de ses pairs à l'UMP à Paris. Et si le transitoire président de l'UMP Jean-François Coppé pour  continuer de se marquer plus qu'à droite  (après l'affaire des pains au chocolat) doit la jouer tradi et être contre le mariage homo. Jean-Marc Pujol à son tour doit montrer que Perpignan "vaut bien une messe". Il se range alors dans un camp où même la totalité du FN  ne s'est pas déclaré contre

(polémique autour d'un lobby homo autour de Marine Lepen http://www.lesinrocks.com/2013/01/02/actualite/marine-le-pen-cest-le-phenomene-dalida-11337250/) . Ici, il retrouve Louis Aliot présent à cette manifestation pour les mêmes raisons, candidat lui aussi à la mairie de Perpignan en 2014!

Voir aussi:

L'historien Nicolas Lebourg, l'homme qui met en lumière ceux restés dans l'ombre des Lepens! interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-historien-nicolas-lebourg-l-homme-qui-met-en-lumiere-ceux-restes-dans-l-ombre-des-lepens-intervi-113564194.html


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:46

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En guise de cadeau de jour de l'an, le maire de Perpignan vient de faire ordonner l'expulsion des 4 familles (soit 7 enfants et 10 adultes) abritées dans les locaux de l'école Jeanne Hachette. 

 

Une « sommation de déguerpir » a été remise à chaque famille, le matin du jeudi 3 janvier, dans des conditions invraisemblables. 4 hommes, 2 civils et 2 policiers, se sont introduits dans le bâtiment de l'école, après que l'un des policiers ( ou les deux : les versions différent) a escaladé la palissade située à l'arrière de l'école et exigé d'un membre de la famille logée au rez-de-chaussée qu'il ouvre la porte du 33 rue des remparts. Les deux huissiers de justice ont alors pénétré dans le bâtiment et se sont présentés devant les domiciles des familles, obligeant chacune d'entre elles à ouvrir sa porte, pour lui remettre « une sommation de déguerpir » nominative. Les portes de chaque logement portant les noms des occupants et les documents qu'ils se sont vu intimer de présenter ont été photographiés.

 

La sommation de déguerpir datée du 3 janvier est ainsi rédigée : « je vous fais sommation d'avoir à quitter les lieux sis 3 rue Jean Vielledent 66000 Perpignan que vous occupez et ce sous les huit jours à compter de la date indiquée en tête de la présente sommation », ce dont il ne saurait être question tant que le relogement des familles, que ce soit directement par la mairie ou par l'entremise de la préfecture, n'ait été garanti. 

Nous ne répéterons jamais assez que depuis le début, notre action vise à ce que ces familles soient logées par les organismes sociaux . C'est faute de réponse de la part des autorités compétentes que nous avons dû recourir à des réquisitions de locaux inoccupés. Après tout, nous n'avons fait qu'anticiper les déclarations du ministre actuel du logement. 

 

La date butoir d'évacuation des locaux est donc fixée au vendredi 11 janvier. Nous devons nous attendre à ce que, au-delà de cette date, les familles soient « contraintes par toutes les voies et moyens de droit », à quitter les lieux. Cela devrait « normalement » se traduire par une nouvelle « visite » des huissiers qui constateront que les lieux sont toujours occupés, suivie d'une assignation à comparaître devant le Tribunal d'Instance, avec une demande d'expulsion des lieux à la clé n'excluant pas l'intervention de la force publique. 

Cette assignation concerne aussi l'association dans la mesure où elle est domiciliée à l'adresse de l'école. C'est pour cette raison que les 42 membres du conseil collégial dont les noms avaient été déposés en préfecture conformément à nos statuts, ont reçu la visite d'un huissier qui leur a remis « une sommation de déguerpir » rédigée dans les mêmes termes que celle signifiée aux 4 familles.

 

Les adhérents de Bouge toit se sont réunis en urgence le vendredi 4 janvier et ont pris les premières décisions suivantes : demande d'entrevue auprès du maire ; demande d'entrevue auprès du préfet ; lettre à Cécile Duflot, ministre du logement ; demande d'assistance d'un avocat.

 

Ils appellent à un large rassemblement de soutien

à l'école Jeanne Hachette 

le vendredi 11 janvier à partir de 8h

Conférence de presse le même jour à 11h

"René Bidal, préfet des Pyrénées-Orientales, communique. 'Le bâtiment de l'ancienne école Jeanne Hachette est squatté depuis le mois de février 2011, soit depuis presque deux ans. Ces locaux sont la propriété de la commune de Perpignan qui a tout récemment décidé d'engager une procédure d'expulsion pour faire aboutir un projet de construction de logements sociaux. Lorsque la décision judiciaire me sera parvenue, j'aurai donc à prendre une décision pour accorder à l'huissier - qui sera mandaté par la commune pour mettre en exécution la décision du juge - le concours de la force publique. Un squat n'est jamais une situation durable et admissible mais, lorsque je serai en possession de la décision judiciaire, je souhaite que cette affaire complexe soit traitée avec méthode. D'ores et déjà, je souhaite préciser que je pourrais accorder le concours de la Force Publique si deux préalables sont vérifiés : - Premier préalable, un réexamen des situations : dès lors que l'accès à l'école désaffectée - qui est devenue, juridiquement, le domicile des familles concernées - se trouvera facilité par la décision de justice d'expulsion, les services pourront plus aisément procéder à une actualisation de l'examen de la situation des squatteurs au regard du droit du séjour en France. En effet, toutes les personnes présentes dans ce squat n'ont peut-être pas vocation à être régularisées. En liaison avec l'OFII (office français de l'immigration et de l'intégration) qui, dans les mois passés, a déjà été mobilisé pour ces familles, une nouvelle analyse de leur situation va être conduite. J'examinerai alors les situations individuelles au regard de la loi sur l'admission exceptionnelle au séjour avec un souci d'équité dans l'appréciation et la comparaison de dossiers qui ont été déposés par d'autres étrangers qui sont aussi en situation irrégulière, qui sollicitent aussi une régularisation mais qui n'ont pas forcément commis l'infraction d'occuper un bâtiment, sans droit ni titre. - Second préalable, une possibilité d'hébergement : j'accorderai le concours lorsque le service concerné (direction départementale de la cohésion sociale) aura identifié des solutions d'hébergement d'urgence permettant d'accueillir, à titre temporaire, les familles qui n'ont pas vocation à rejoindre immédiatement leur Pays d'origine, compte tenu de l'examen des situations individuelles auquel il aura été procédé'.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:22

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Aucun Catalan pour illustrer cette campagne sur le talent des Catalans qui se déclinaient en dix visuels.

La nouvelle année est le prétexte de vœux, de galettes des rois, qui donnent aux élus l'opportunité de rappeler qu'ils le sont (élus). C'est un moment de l'année à bien apprécier parce que c'est un des rares moments où ils partageront la galette avec vous ! Mais du coup, qu'est-ce qu'ils communiquent ! Ils le disent et vous le font répéter à grand renfort d'articles, de cartes de vœux, de campagne d'affichage 4x3...Comme un bébé qui fait  « Maman popo ! » fier de lui. Et à ce moment précis,  comme il vient de passer des couches au WC, il faut avouer qu'on est assez content. Mais lorsque, toujours à l'adolescence il continue de vous annoncer la nouvelle. On lui explique que pour une chose qui devrait lui être naturelle, il n'y a pas besoin qu'il y ait un signalement systématique ! 

Or, le politique a besoin de dire et de manière inversement proportionnelle de ce qu'on peut constater de ses réalisations. Outre le fait, que cela pourrit l'espace visuel et communicationnelle, il y a dans la foulée un coût à la communication. Pour faire crédible, ils ne fabriquent pas leur Comm  de manière artisanale, comme pour la fête des mères l'enfant fait un collier de nouilles. Non, ils engagent des agences de pub et de com , nouveaux « Goebbels »  de la vie quotidienne pour nous dire à quel point, à l'instar des « quenelles Petijean », nos élus sont « bons, mangez-en ! »

Récemment le conseil général des PO, s'est fendu d'une campagne pour nous dire que les catalans avaient du talent, ainsi que pour ses vœux, avec à la clef un visuel plein de visages censés représenter des habitants du cru. Sauf que pour illustrer le tout le bon Provencel, patron de l'agence sélectionnée (Le même qui a été condamné avec Christian Bourquin pour favoritisme:journal l'indépendant « quatrième chambre correctionnelle de Bordeaux à l'encontre du sénateur-président de Région : deux mois de prison avec sursis. Les magistrats ont estimé, comme en première instance, que 'l'ami' Pascal Provencel, patron de la société 'Synthèse' avait bénéficié d'un avantage injustifié lui permettant d'obtenir en 1999 un juteux marché public de communication du conseil général. Un avantage constitutif d'un délit de favoritisme pour lequel l'homme d'affaire proche de l'élu a également écopé de deux mois de prison avec sursis. Les magistrats avaient particulièrement peu goûté l'élaboration de ce marché de communication pour le moins inhabituel puisque Pascal Provencel avait lui-même participé à la constitution d'un cahier des charges 'sur mesure' de l'appel d'offres, rencontrant les fonctionnaires en charge du dossier afin de déterminer le volume de prestations qui serait demandé. Après l'obtention de ce marché, la société "Synthèse" avait vu son chiffre d'affaires progresser de 243 %, devenant ensuite à 90 % le partenaire du conseil général des P.-O. et de la Région Languedoc-Roussillon. »), a utilisé une banque d'images internationale et pas un photographe d'ici et les gens d'ici (Pascal Provencel n'est pas du genre à porter la marinière ou la barratina). Source Fabrice Thomas : « Sur France 3, qui a diffusé le sujet dans son journal national, Pascal Provencel a expliqué que la collectivité n’avait pas hésité entre une dépense de 244 euros en achetant les photos sur une banque d’images et 10 000 euros en faisant appel à un photographe. »

La question qu'on peut se poser, l'économie qu'il a réalisé sur le photographe, 10 000 euros contre 240 euros par rapport à la banque de donnée a-t-elle été reportée sur la note du CG ou a-t-il gardé la différence pour son entreprise ? 

Tout l'argent dépensé dans des campagnes de communication pour nous dire qu'avec notre argent, il nous redistribue un peu au travers de services publics et autres galettes...Comme si le boucher, nous répétait en permanence qu'il nous vendait de la viande et que franchement, nous ses clients, on devrait le trouver super « bat » pour ça !  C'est normal, il est boucher. Qu'ils fassent donc désormais des économies, qu'ils reverseront aux associations pour combattre la pauvreté...Parce que s'ils amélioraient notre quotidien, ils n'auraient pas besoin de le crier si fort !

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:48

rct.jpghttp://robertmarty.unblog.fr

Il en est dorénavant du rugby comme du football et plus généralement des sports collectifs de haut-niveau : la connexion réelle avec le territoire est rompue, elle s’est consumée sur l’autel de la mondialisation financiarisée. Rien de plus banal, voire de plus normal pourrait-on dire mais  les amateurs de ce sport doivent se poser au moins deux questions évidentes : pourquoi cette transformation intervient-elle si tard dans le rugby et selon la réponse qu’on  y apportera il faudra envisager si les conséquences probables sont de la même nature que celles qui ont été observées dans les autres sports. En effet, s’il s’avérait que cette connexion est essentielle à l’être même du rugby –ce qui n’était pas le cas pour les autres sports- nous assisterions actuellement à l’avènement d’un autre rugby, un « world rugby » qui ne serait rien d’autre qu’une figure particulière de la mondialisation libérale. Perdre son ancrage n’est-ce pas risquer d’aller à la dérive ?

 

 

 

Eléments d’histoire

 

Aujourd’hui il est bien loin le rugby des villages et le rugby-cassoulet refroidit sur la table. Car la pratique du rugby a été associée dès l’origine à une sociabilité rurale, à un mode de vie semi-urbain, que l’on rencontrait particulièrement dans les bourgs sous-industrialisés du Sud-Ouest. Aux origines le rugby serait donc, par excellence, « le mode d’expression sportive de petites communautés en crise (exode rural) forgeant leur unanimisme à la fois dans le rejet de la grande ville et dans un jeu ancien de rivalités violentes qui fondent ce qu’un ancien président de la Fédération de rugby, Voivenel, a nommé le campanilisme. »* Le sud-ouest et plus généralement le sud de la Loire (l’Ovalie) apparait historiquement, en première analyse, comme un espace porteur de structures socio-démographiques prédestinées à la pratique d’un sport de « combat » propre à rassembler les énergies dans la lutte pour le maintien d’un mode de vie menacé. Il s’ensuit –et c’est ce qui va nous occuper- que dans ces territoires va s’implanter durablement une compétence spécifique au rugby. Mais pas seulement car cette différentiation d’avec le Nord centralisateur et destructeur des particularismes régionaux va être l’objet dans certains espaces où subsistent des nations sans état (Pays Basque, Catalunya Nord) d’un surinvestissement de nature identitaire sur lequel il n’est point besoin d’argumenter. Le rugby est devenu d’emblée  l’un des ingrédients du complexe identitaire propre à ces territoires ; il l’est encore aujourd’hui mais dans une moindre mesure car il est constamment mis « sur le reculoir » par la pression énorme de la mondialisation qui s’est exercée à travers la professionnalisation.

 

 Que deviennent les enfants du pays ?

 

Le rôle du rugby pour exprimer les identités des catalans ou des basques est indiscutable. On le voit même pointer dans l’identité des villes : »Ici, ici, c’est La Rochelle  » a donné le signal et se répand inéluctablement. Le rugby a une double fonction dans la réalité observable qui lui donne assise et support. D’une part il promeut les « enfants du pays », issus pour beaucoup des villages, dans « l’équipe-fanion » et d’autre part il permet une expression riche de comportements identitaires (drapeaux et chants, broncas traditionnelles) à un public homogène au territoire. Pour les premiers c’est leur nombre et la place symbolique qu’ils occupent qui est déterminant (pour les catalans les départs de  Jérôme Porical vers le Stade Français et surtout celui de Nicolas Mas vers Montpellier ont été très douloureusement vécus). Pour le  public, il y a certes le niveau de la fréquentation mais surtout la qualité des réactions en symbiose avec l’équipe et la dramaturgie de la rencontre. Au-delà des enfants dupays il y a de très belles réussites dans l’intégration d’étrangers (à l’Usap notamment  Britz, Freshwater rebaptisé Aiguafresca, Alvarez-Kairélis, un véritable « almogavare** »). Mais l’accélération provoquée par l’arrivée de financeurs et la course à l’armement qui s’en est ensuivie a transformé les « enfants du pays » en joueurs-marchandises comme les autres et le public identitaire évolue vers une masse de spectateurs indifférenciés. La logique médiatique impulsée par des bateleurs de foire de Canal Plus a fait le reste : un rugby mondialisé dans lequel Mr Moneybag*** (Mourad Boudjellal, le président de Toulon) donne le ton. Exit les enfants du pays, place aux figures médiatiques aux mensurations impressionnantes et aux « habiletés » (les skills) des stars venues d’ailleurs  acquises en plus de 10 ans de carrière au plus haut niveau.

 

Bref, avant il y avait une part de nous-mêmes dans ce qui se passait sur le rectangle vert … mais ça c’était avant … la connexion territoriale s’est évaporée dans las arcanes de la « modernité » tant vantée par les consommateurs de mythes et d’images préfabriquées … Le rugby est atteint dans ses bases géographiques, historiques et sociales … On ne s’y reconnait plus …

 

Un autre rugby, un autre public ?

 

Sous nos yeux un autre rugby s’installe qui doit plus à la permanence de nos représentations mentales habitées depuis toujours par les valeurs territorialisées du rugby que par le spectacle offert, souvent de bien meilleure qualité, que les rudes confrontations du passé. Nous n’allons pas tomber dans la nostalgie boudeuse et grinçante du « c’était mieux avant » pas plus que dans l’acceptation béate d’une modernité autoproclamée. Il est possible que les pépés à casquette connaisseurs impliqués soient remplacés dans les stades par des quadras braillards incapables de distinguer un ruck d’un maul et criant « hors jeu ! » à chaque relance de son équipe. Les premiers se fatigueront vite de voir leur équipe prendre régulièrement des branlées  humiliantes sous les coups de boutoir de mastodontes qui auront ouvert le chemin de leurs buts à des ga  zelles importées à prix d’or. Les seconds se repaîtront de ce spectacle de foire …

 

Ce sera le tribut à payer au sport-monde …

 

Adieu pépé …

 

 

 

* http://lelanguedocsportif.org/articles/sociologie-du-sport/48-rugby-football-et-identite-occitane

 

** les almogavares étaient de redoutables guerriers catalans . Ils furent considérés comme l’une des meilleures infanteries de leur époque (du XIIIème au XVéme siècle)

 

*** ce surnom lui a été attribué par la presse anglaise

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:06

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Il y a des situations, des petits riens, auxquels les spécialistes bien rémunérés en communication ne pensent jamais. Détails qui peuvent foutre en l’air toute une stratégie de marketing politique. Ils  en connaissent un rayon en matière d'habillement, d'image, de lumière, de photos, de plannings, de discours...

Mais ses spécialistes à lui n’ont jamais pensé à ses incompatibilités gastriques!

Il a passé un mois de janvier terrible. Comme prévu il a multiplié ses interventions médiatiques et sur le terrain. Clubs du troisième âge, associations sportives et culturelles, permanences syndicales, marchés... Il est passé par un maximum d’endroits où il est susceptible de pêcher des voix juste avant que ne commence la campagne électorale officielle, de manière à  prendre de l’avance sur ses adversaires... Le problème c’est le mois de janvier, le mois où partout on t’offre un morceau de galette des rois. Galettes qui débordent de frangipane, provoquant chez lui une réaction physique  de dégoût, qui peut aller jusqu'au vomissement. Et les tourteaux non plus, il ne peut pas les avaler, chaque bouchée se transforme en une boule de pâte qu'il est incapable d'ingurgiter. Son directeur de communication lui répète qu’il ne peut se permettre de refuser de goûter ces portions qu’on lui propose partout, son image en pâtirait et “une mauvaise réputation est vite faite...”

Il a donc dû manger, contraint et forcé, pendant un mois de pré-campagne, des kilos et des kilos de galettes et tourteaux. Chaque soir, en arrivant à la maison, il se laisse aller à son dégoût de toute cette pâtisserie avalée durant les visites, apéritifs, déjeuners, inaugurations et vernissages. Ses sucs gastriques, -délivrés des effets calmants et retardant procurés par les cachets que le médecin du parti lui prescrit- se révoltent furieusement, lui provocant des spasmes qui l'obligent à rester rivé dans les toilettes pendant au moins une heure. Alors, les morceaux de galettes et tourteaux consommés refont le chemin inverse et quittent son corps sous la forme d'une pâte informe et acide. Oui, c’est vraiment pénible l'exercice de la politique, se dit-il à lui même, entre deux spasmes, à genoux et la tête immergée dans la cuvette des w.c.

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